Articles du bulletin

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3222 résultats

  • Communication scientifique

    Métastases hépatiques des cancers colorectaux. Détection et bilan d’extension par l’imagerie

    Liver metastases from colorectal cancer. Detection and staging with imaging

    L’imagerie des métastases hépatiques est primordiale pour la détection, le bilan d’extension et la surveillance thérapeutique de la maladie. Bien que toutes les méthodes (échographie, TDM, IRM, TEP) aient leurs avantages propres, il apparaît que l’échographie est la meilleure méthode pour la détection des tumeurs chez des patients ayant un risque faible, et que la TDM est d’une meilleure sensibilité, donc préférable chez des sujets à haut risque, malgré ses inconvénients (produit de contraste, irradiation, coût). De plus la TDM, surtout depuis que les appareils multibarrette sont utilisés en routine, permet un bilan d’extension très complet en une seule séance. La TDM est donc l’outil de référence pour le bilan d’extension de la maladie. Elle est suffisante quand la diffusion est certaine. Quand les métastases hépatiques sont isolées, elle sert de base à la discussion multidisciplinaire qui décide des orientations thérapeutiques, (chirurgie d’emblée ou après traitement néo-adjuvant, chimiothérapie). Dans le cas où la chirurgie est une éventualité, d’autres explorations plus spécialisées peuvent se discuter, comme le portoscanner, ou plutôt l’IRM avec injection de produits de contraste à fixation hépatique spécifique, ou encore la TEP. La surveillance ultérieure repose sur la TDM.

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  • Communication scientifique

    Apport de la radiologie interventionnelle dans le traitement des métastases hépatiques des cancers colorectaux (Embolisation portale préopératoire — Radiofréquence percutanée)

    Interventional radiology in the treatment of liver metastases from colorectal cancer (preoperative portal vein embolization — percutaneous radiofrequency ablation)

    L’embolisation sélective des branches portales d’une partie du foie induit une hypertrophie des segments hépatiques dont les branches portes sont laissées perméables. Cette technique permet de proposer des résections hépatiques à des patients dont le volume du futur foie restant (FFR) était initialement insuffisant, et ceci en hypertrophiant préalablement ce FFR. Il s’agit de patients dont le FFR est inférieur à 25 % du volume total, ou inférieur à 40 % en cas d’hépatopathie sous jacente. Le geste rend possible une hypertrophie de 81 fi 47 % du FFR après un délai d’environ 1 mois. Les suites opératoires, et la survie des malades opérés après chirurgie volumétriquement préparée par embolisation portale ne sont pas significativement différentes de celles des malades chez qui fut réalisée une résection hépatique classique. La radiofréquence est une technique récente de destruction physique des tumeurs hépatiques. Une aiguille électrode est mise en place dans la tumeur sous guidage de l’imagerie, après abord percutané ou per-opératoire, afin d’y émettre un courant alternatif de 400 à 500 KHz, à même d’échauffer localement les tissus proches de l’électrode par friction ionique et d’obtenir une thermocoagulation locale. La diffusion rapide de cette technique relativement nouvelle est due à la conjonction d’une efficacité locale qui semble élevée (destruction d’environ 90 % des tumeurs hépatiques primitives ou secondaires de petite taille) et d’une invasivité faible. Bien que la destruction des tumeurs hépatiques par radiofréquence suscite de grands espoirs, l’absence de bénéfice démontré pour cette technique en terme de survie, fait qu’elle doit être aujourd’hui réservée à des patients dont les tumeurs ne sont pas resécables.

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  • Communication scientifique

    Marqueurs moléculaires des métastases hépatiques de cancers colorectaux : premiers résultats et perspectives

    Molecular markers of colorectal cancers and liver metastasis : present usage and perspectives

    L’allélotypage de cancers colorectaux et de métastases hépatiques est réalisé depuis 1996 au CHU de Strasbourg par une collaboration entre chirurgiens, anatomo-pathologistes et biologistes moléculaires. La caractérisation moléculaire des prélèvements tumoraux comparés au tissu sain à distance et aux leucocytes permet de proposer un profil à risque chez des patients dont la tumeur est classée A/B1 et de sélectionner des tumeurs pouvant permettre d’identifier les différentes voies de cancérisation. L’allélotypage de métastases hépatiques de cancers colorectaux montre la présence d’un nombre très élevé de régions chromosomiques remaniées. Des remaniements présents exclusivement soit dans la tumeur initiale soit dans une métastase hépatique démontrent l’existence de clones cellulaires tumoraux ayant évolué parallèlement. L’existence de remaniements affectant indépendamment l’un ou l’autre des chromosomes parentaux permet de proposer que des structures chromosomiques seraient sensibles aux mécanismes d’instabilité chromosomique. L’identification des régions très fréquemment simultanément réarrangées doit permettre de proposer un ensemble restreint de cibles thérapeutiques qui agiraient simultanément sur la grande majorité des tumeurs.

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  • Communication scientifique

    Progrès dans la chirurgie d’exérèse des métastases hépatiques des cancers colorectaux

    Progress in liver resection for colorectal liver metastases

    La résection hépatique est le seul traitement à visée curative offrant un espoir de survie à long terme (25 à 40 % à 5 ans) aux patients présentant des métastases hépatiques de cancers colorectaux. La résection hépatique est effectuée avec une mortalité et une morbidité faibles. Toutefois seulement 10 à 20 % des patients peuvent bénéficier de cette option thérapeutique et 80 à 90 % reçoivent un traitement palliatif. Le développement de nouvelles technologies a permis, dans le cadre de stratégies thérapeutiques multidisciplinaires innovantes, d’augmenter le nombre de patients pouvant bénéficier d’une résection curative de leurs métastases hépatiques. Ces stratégies permettent d’obtenir des résultats similaires à ceux observés après résection hépatique pour des métastases résécables d’emblée. Notre expérience globale porte sur 438 patients opérés pour métastases hépatiques de 1987 à 2002. La mortalité globale est de 1,1 % et la morbidité de 26 %. La survie actuarielle à 5 ans est de 29,6 %, et de 20,1 % à 10 ans

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  • Communication scientifique

    La chimiothérapie à visée curative avant (néoadjuvante), ou après (adjuvante) la chirurgie des métastases hépatiques des cancers colorectaux

    Adjuvant and neoadjuvant chemotherapy for patients with resectable liver metastases from colorectal cancer

    Après résection chirurgicale complète de métastases hépatiques de cancers colorectaux, le risque de récidive est de l’ordre de 50 à 75 % à 5 ans. Une chimiothérapie complémentaire pré- ou post-opératoire pourrait diminuer le risque de récidive mais son bénéfice n’est pas démontré. Les essais ayant évalué une chimiothérapie adjuvante systémique par 5FU-acide folinique parfois associée à une chimiothérapie intra-artérielle hépatique, peu nombreux et de puissance limitée, sont pour la plupart négatifs. Il est recommandé d’inclure les patients dans les essais thérapeutiques en cours. Hors essai, une chimiothérapie adjuvante de type LV5FU2 pendant 6 mois est une option raisonnable (accord professionnel). En cas de progression hépatique pendant ou immédiatement après une chimiothérapie adjuvante réalisée après l’exérèse d’une tumeur primitive, une chimiothérapie adjuvante après résection complète des lésions hépatiques doit être discutée (accord professionnel). Une chimiothérapie néo adjuvante n’est pas recommandée hors essai si les métastases sont resécables d’emblée mais peut-être discutée en cas de resécabilité ‘‘ limite ’’ et/ou s’il existe des critères carcinologiques péjoratifs (accord professionnel). Chez les patients dont l’exérèse des métastases hépatiques a été facilitée ou rendue possible par une chimiothérapie d’induction, la reprise de cette chimiothérapie en post-opératoire doit être discutée (accord professionnel).

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  • Communication scientifique

    Thérapie génique dans le traitement des métastases hépatiques de cancers colorectaux

    Gene therapy for colorectal liver metastases

    Au début des années 1990, la thérapie génique est apparue comme une nouvelle modalité thérapeutique pour de nombreux cancers incluant les métastases des cancers colorectaux. Dix ans plus tard, l’enthousiasme initial a été tempéré notamment à la suite de la mort d’un patient recevant une thérapie génique basée sur l’adénovirus en Pennsylvanie. Plus récemment, une leucémie a été mise en évidence chez un enfant traité par thérapie génique pour un syndrome d’immunodéficience sévère. Ces constatations sonnent-elles le glas de la thérapie génique ? Dans cet exposé, nous évaluerons la place de la thérapie génique dans le traitement des métastases hépatiques d’origine colorectale et nous décrirons quelle approche nous semble la plus appropriée afin d’obtenir un succès chez ces patients. Plusieurs études publiées dans ce domaine seront citées. En définitive, bien que la thérapie génique n’ait pas démontré son efficacité chez les patients porteurs de métastases hépatiques des cancers colorectaux, elle pourrait constituer une voie d’avenir.

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  • Communication scientifique

    Avancées récentes dans la prise en charge des métastases hépatiques des cancers colorectaux

    Management of liver metastases from colorectal cancer : new promises

    Pendant longtemps, les malades atteints de métastases hépatiques d’un cancer colorectal étaient considérés comme incurables. Au cours des 30 dernières années, les progrès de la chirurgie et de la chimiothérapie ont permis d’améliorer considérablement la prise en charge de ces patients. Actuellement, la résection chirurgicale est encore le seul traitement des métastases hépatiques pouvant permettre d’obtenir une survie à long terme acceptable, voire une guérison définitive dans un certain nombre de cas. Cependant, seule une minorité des malades, du fait de la dissémination de leurs lésions, peut bénéficier d’une chirurgie à visée curative et par ailleurs, après résection hépatique, une récidive est observée dans deux tiers des cas. Cependant, des progrès ont été réalisés au cours des dernières années pour permettre, d’une part d’augmenter le nombre de patients pouvant bénéficier d’une chirurgie d’exérèse à visée curative, et d’autre part de diminuer le risque de récidive après résection hépatique. En particulier la chimiothérapie pré-opératoire, par la réduction tumorale qu’elle entraîne, et de nouvelles techniques chirurgicales comme l’embolisation portale pré- opératoire et la destruction locale par la cryothérapie ou la radiofréquence, permettent, maintenant, dans un certain nombre de cas, le traitement à visée curative de métastases hépatiques considérées initialement comme non résécables. Enfin, des nouveaux protocoles de chimiothérapie ont été développés pour diminuer le risque de récidive après résection hépatique.

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  • Communication scientifique

    Épidémiologie des cancers de l’enfant

    Epidemiology of cancer in childhood

    Les connaissances épidémiologiques des cancers de l’enfant reposent sur une méthodologie stricte basée sur l’activation de registres de population spécifiques et des études cas témoins et de cohortes. L’épidémiologie descriptive est un outil de surveillance et de santé publique, tandis que l’épidémiologie analytique contribue à préciser le rôle des facteurs génétiques et environnementaux, ainsi que leur interaction. Les données recueillies concourent indirectement à améliorer la prise en charge de l’enfant malade et à une meilleure compréhension de la cancérogenèse.

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  • Communication scientifique

    Progrès thérapeutiques dans les leucémies aiguës lymphoblastiques et les lymphomes stade IV de type Burkitt chez l’enfant

    Improved outcome in children with stage IV Burkitt’s lymphoma and FAB L3 acute lymphoblastic leukemia

    Les lymphomes de stade IV selon la classification de Murphy (envahissement de la moelle osseuse et/ou du système nerveux central) et les leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL) de type Burkitt ou LAL L3, ont vu leur pronostic radicalement transformé au cours de ces 20 dernières années grâce à une chimiothérapie très intensive et de courte durée. À la fin des années 1970, les lymphomes de Burkitt avec un envahissement partiel de la moelle osseuse avaient une chance de guérison de l’ordre de 30 %. Les formes leucémiques, ou avec un envahissement méningé, étaient habituellement mortelles. La Société Française d’Oncologie Pédiatrique fut l’un des principaux leaders internationaux pour la recherche thérapeutique relative à ces affections avec l’élaboration des protocoles successifs LMB conduisant en 1996 à un essai international multicentrique randomisé incluant la France, le RoyaumeUni et les États-Unis. À ce jour, la survie sans événement de l’ensemble des lymphomes stade IV et des LAL de type Burkitt est supérieure à 85 % : proche de 80 % dans les formes avec atteinte neuroméningée et de 90 % dans les autres formes. Les rechutes, toujours précoces et de pronostic catastrophique, constituent un enjeu pour les années à venir.

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  • Rapport

    Sur la situation actuelle de la profession d’ophtalmologiste

    Ophtalmological profession : the current situation

    La démographie décroissante des ophtalmologistes va provoquer un changement à court terme du mode d’exercice de la profession. Les besoins de soins — glaucome, diabète, dégénérescence maculaire liée à l’âge — ne sont déjà pas suffisamment assurés, pas plus que le dépistage des troubles visuels de l’enfant et cette déficience va s’aggraver dans l’avenir du fait de l’allongement de la durée de la vie. Pour pallier ces difficultés une partie des actes techniques doit être transférée aux orthoptistes, collaborateurs naturels des ophtalmologistes, sous la responsabilité de ceux-ci. L’Académie nationale de médecine recommande, outre l’augmentation du nombre d’ophtalmologistes en formation et l’accroissement de celui des orthoptistes, la collaboration étroite entre ces deux professions et la création de réseaux de soins.

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  • Rapport

    Recommandations pour améliorer l’évaluation et le contrôle des dispositifs médicaux

    Recommendations for medical device assesment and follow-up improvement

    Ensemble très hétérogène, les dispositifs médicaux (DM) sont soumis à une réglementation fondée sur trois concepts : — le marquage CE, organisé à l’échelle européenne, qui subordonne la mise sur le marché à la démonstration préalable de la sécurité et des performances des DM, — l’évaluation du service rendu ou de son amélioration par ces DM, qui conditionne la prise en charge par l’Assurance Maladie en France, — et enfin la matériovigilance, organisée également au niveau national, qui permet la détection des failles de conception ou de fabrication et celle des anomalies de fonctionnement ou de vieillissement. Ce système récent a pour points forts d’être fondé sur une législation européenne développée et un référentiel, et d’aborder l’ensemble des dispositifs malgré leur diversité. Il présente cependant plusieurs faiblesses : — les organismes notifiés habilités à délivrer le marquage CE sont inégaux en moyens et en exigences ; — la banque de données européenne sur les DM n’est pas encore opérationnelle ; — les essais précliniques sont souvent limités à un minimum, notamment pour tout ce qui a trait au vieillissement des matériaux et des dispositifs sur banc physique ou après implantation chez l’animal ; — les essais cliniques de marquage CE sont parfois abusivement remplacés par un dossier d’analyse de la littérature ; — l’essai clinique randomisé, développé pour l’évaluation des médicaments, est mal adapté aux DM. Des méthodes spécifiques d’évaluation des dispositifs médicaux doivent être développées et enseignées ; — le suivi des DM après leur mise sur le marché, qui est en principe obligatoire, a un faible retour. Un tel suivi pourrait détecter précocement les cas qui relèvent de la matériovigilance, et éviter ainsi la diffusion de DM non sûrs ; — l’évaluation du service rendu apporté par un DM, n’est pas suffisamment dissociée des procédures de prise en charge, et devrait être effectuée avec une méthodologie adaptée aux DM ; — la matériovigilance est difficile à mettre en œuvre parce que le dossier de conception des DM et des risques encourus n’est pas simple à expertiser et qu’il n’existe pas de structure de coordination au plan international. Les recommandations de l’Académie concernent : — la recherche méthodologique qui doit être développée dans les domaines suivants : analyse de risque, essais précliniques et cliniques, évaluation du service médical rendu et évaluation des coûts des DM ; — la formation à la méthodologie et à la pratique de l’évaluation des DM ; — le développement du suivi après mise sur le marché ; — l’évaluation du service rendu qui devrait être dissociée de celle des coûts et de la prise en charge, organisée au niveau européen et confiée à des professionnels représentatifs des secteurs public et privé, indépendants et rémunérés ; — la matériovigilance qui devrait prendre en compte les problèmes d’ensemble des produits de même catégorie, permettre un examen rétrospectif de l’analyse de risque et du dossier de conception des DM, et enfin être coordonnée au niveau européen ; — le vieillissement et l’obsolescence : les DM devraient être soumis à une évaluation périodique concernant l’ensemble des produits de même catégorie et prenant en compte l’évolution des techniques.

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  • Communication scientifique

    Troubles psychiques et neuropsychologiques dans la sclérose en plaques

    Psychics and neuropsychologics troubles in multiple sclerosis

    Les troubles psychiques et les perturbations neuropsychologiques dans la sclérose en plaques concernent au moins 60 % des patients. Connus depuis longtemps, ils doivent être revisités à la lueur d’une abondante littérature parfois ancienne et surtout être réévalués grâce à l’examen neurologique, à l’entretien psychiatrique, aux tests neuropsychologiques et à leur confrontation aux examens complémentaires, en particulier à l’imagerie par résonance magnétique. À partir d’une étude originale de 22 patients comparés à 22 sujets témoins appariés et d’une revue de la littérature les auteurs admettent la notion d’une démence particulière à la sclérose en plaques qui peut être appelée « démence sous corticale de la substance blanche » ; la détérioration paraît ainsi corrélée à la charge lésionnelle mais aussi à l’atrophie cérébrale et à celle du corps calleux. La meilleure connaissance de ces troubles permet une meilleure prise en compte et un traitement plus efficace, en particulier par l’interféron bêta indiqué dès les phases précoces de la maladie.

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  • Communication scientifique

    Le phénomène de remyélinisation dans la sclérose en plaques

    Multiple sclerosis and central nervous system remyelination

    La sclérose en plaques est une affection inflammatoire et démyélinisante du système nerveux central. Les traitements de fond (immuno-modulateurs, immunosuppresseurs) ciblent le processus inflammatoire et n’ont qu’une efficacité partielle. La remyélinisation spontanée des lésions devient le plus souvent insuffisante après quelques années d’évolution de la maladie. Les causes de cette faillite sont multiples : elles associent des altérations axonales, un défaut des cellules myélinisantes et une dysrégulation de l’environnement cellulaire au sein de la plaque de démyélinisation. Une meilleure connaissance de ces différents mécanismes devrait ouvrir des voies thérapeutiques innovantes de réparation myélinique.

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  • Communication scientifique

    Effets indésirables médicamenteux observés dans des Services d’Accueil et d’Urgences français (Etude prospective de l’APNET et propositions pour des mesures préventives)

    Adverse drug events observed in French primary care and emergency units (prospective study of APNET and proposals for prevention)

    L’importance de la pathologie médicamenteuse comme cause d’hospitalisation est un problème majeur de Santé Publique. Notre étude a consisté à recueillir systématiquement toutes les observations d’effets indésirables médicamenteux pendant deux semaines (la première en juin 99 et la seconde en décembre 99) dans 10 Services d’Accueil et d’Urgences (SAU) de 10 Centres Hospitaliers : 5 Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) et 5 Centres Hospitaliers non universitaires (CH). Sur un total de 1 937 patients admis aux 10 SAU pendant ces deux périodes, nous avons retenu les 1 562 patients ayant pris au moins 1 médicament au cours de la semaine précédente. Parmi eux, 328 (21 % ; intervalle de confiance à 95 % : 19 %-23 %) avaient consulté en raison d’un effet indésirable médicamenteux (EIM). Le sex-ratio était le même dans les deux groupes, avec et sans EIM (1,04 vs 1,02 ; P = 0,83). Les patients avec EIM étaient globalement plus âgés que ceux sans EIM (63,5 vs 54,8 ans, P < 0,0001) et avaient un score de gravité plus élevé (P = 0,019). La proportion de malades traités par au moins 2 médicaments était plus élevée dans le groupe avec EIM que dans le groupe sans EIM (90,9 % vs 75,0 % P < 0,001). De même, le nombre moyen de médicaments consommés était significativement plus élevé chez les patients avec EIM que chez ceux sans EIM (5,17 vs 3,82 ; P < 0,0001). Les symptômes d’EIM les plus fréquemment observés furent digestifs (n = 53 : 16,2 %), neurologiques (n = 52 : 15,9 %), cardiovasculaires (n = 49 : 14, 9 %) et à type de malaises (n = 49 : 14, 9 %). Au total, 410 médicaments furent incriminés dans la survenue des 328 EIM. Les psychotropes (n = 84 : 20, 5 %), les diurétiques (n = 48 : 11,7 %), les anticoagulants (n = 38 : 9,3 %), d’autres médicaments cardiovasculaires (n = 63 : 15,4 %), les antalgiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (n = 57 : 13,9 %) furent les classes médicamenteuses les plus fréquemment incriminées. Dans 106 cas (37,9 %), l’EIM fut considéré comme évitable en raison d’un mauvais usage du médicament.

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  • Communication scientifique

    Données récentes sur la physiopathologie des hyperthyroïdies

    Pathogenesis of Hyperthyroïdism

    À la suite du clonage du récepteur de la TSH des progrès importants ont été accomplis dans la compréhension de la physiopathologie des hyperthyroïdies. Les études génétiques portant sur les cas familiaux de la maladie de Basedow ont permis d’éliminer le récepteur de la TSH en tant que gène candidat et de décrire plusieurs loci où sont probablement localisés certains gènes favorisant la survenue de la maladie. La purification du récepteur natif de la TSH a autorisé l’étude directe et la caractérisation des auto anticorps dirigés contre cet antigène. Dans les hyperthyroïdies non auto-immunes l’implication des mutations activatrices du récepteur de la TSH et de la sous unité α de la protéine Gs a été décrite.

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  • Information

    Le corps de Luys

    Corpus Luysii

    En 1865, Jules Luys (1828-1897) décrit la « bandelette accessoire de l’olive supérieure » (du noyau rouge). En 1877, A. Forel en complète la description et donne le nom de Corpus Luysii (CL) à cette formation grise sous thalamique. En 1927, Pierre Martin attribue l’hémiballisme à la destruction du CL et précise la fonction du noyau, entrevue par Luys comme un élément du contrôle de la motricité. Les nouvelles techniques de stimulation de ce noyau dans le traitement de la maladie de Parkinson, ouvraient au CL une troisième vie si, à son nom, on n’avait pas substitué celui de nucleus subthalamicus . Jules Luys, bon anatomiste, un des pionniers en France du microscope et de la photographie, ruina sa réputation par ses divagations sur l’hystérie et l’hypnose qui permettait « l’action des médicaments à distance », « l’emmagasinement de certaines activités cérébrales dans une couronne aimantée » et la mise en évidence des « effluves cérébrales ».

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  • Rapport

    Sur la demande d’autorisation d’exploiter, en tant qu’eau minérale naturelle, telle qu’elle se présente à l’émergence, l’eau du captage « des Coustats » situé sur la commune de Génos (Hautes-Pyrénées)

    An application to market as a natural mineral water, when getting out, water from boring « des Coustats » in the commune of Gènos (Hautes Pyrénées)

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  • Communiqué

    Exposition aux rayons ultraviolets A artificiels à des fins esthétiques

    Artificial ultraviolets exposure for aesthetic reasons

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  • Communiqué

    Sur les problèmes de prescription médicamenteuse

    About the problems of drug prescription

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  • Communiqué

    Maladie de Parkinson — Recommandations

    Parkinson disease — Recommendations

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  • Communication scientifique

    du Président de l’Académie nationale de médecine

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  • Communication scientifique

    du Président de l’Académie nationale de médecine du Brésil

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  • Communication scientifique

    du Président de l’Académie nationale de chirurgie

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  • Communication scientifique

    Chirurgie de la silhouette

    Body contouring surgery

    Le désir d’une silhouette idéale est universellement partagé. La chirurgie s’adresse aux déformations mammaires (hypertrophie, ptose, insuffisance de développement, gynécomastie, reconstruction mammaire…), aux anomalies de la paroi abdominale (lipodystrophie, hernie, cicatrices chirurgicales, déformations post-obésité) ainsi qu’à d’autres désordres esthétiques qui seront passés en revue.

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  • Communication scientifique

    Orientations nouvelles dans le traitement chirurgical de l’hyperparathyroïdisme primaire

    News trends in the surgical treatment of primary hyperparathyroidism

    Le traitement chirurgical de l’hyperparathyroïdisme primaire (HPT I), qui comportait une exploration des principaux sites parathyroïdiens par cervicotomie bilatérale, s’est enrichi au cours des dix dernières années de techniques ayant pour but de réduire l’acte opératoire : l’abord unilatéral par voie ouverte sous anesthésie locale (AUAL) ou l’exérèse vidéoendoscopique sous anesthésie générale (EVE). Le développement de ces deux techniques, réservées à 50 % environ des HPT I du fait de contre-indications, s’est appuyé sur les constatations suivantes : l’HPT I est dû à un adénome unique dans 85 % des cas ; celui-ci peut être détecté par échographie ou scintigraphie faites isolément ou associées ; le succès de l’opération peut être contrôlé par le dosage peropératoire de la parathormone. La guérison de l’HPT I est obtenue dans 95 à 98 % des cas. D’après notre expérience, la simplicité de la technique, le nombre élevé de patients opérés sous AUAL avec succès lui donnent une place privilégiée.

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  • Communication scientifique

    Traitement du cancer de la prostate par brachythérapie en temps réel

    Brachytherapy in real time for prostate carcinoma

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  • Communication scientifique

    Analyse critique de la voie laparoscopique en chirurgie colo-rectale basée sur une expérience personnelle de 613 interventions

    Critical analysis of the laparoscopic approach to colo-rectal surgery based on a personal experience of 613 operations

    Les débuts de la chirurgie laparoscopique colo-rectale, après une période d’enthousiasme toutefois tempérée par les difficultés techniques prévisibles, ont ensuite été freinés à la suite de publications mettant en garde les chirurgiens sur le risque de métastases sur les orifices de trocarts. Néanmoins le développement de cette chirurgie se poursuivait pour les affections bénignes du côlon permettant ainsi l’acquisition d’un savoir-faire chirurgical. Celui-ci pouvait dès lors s’appliquer, pour certaines équipes expertes, au traitement du cancer sans montrer d’éléments péjoratifs qu’il s’agisse de récidives loco-régionales ou du taux de survie à 5 ans. Ces données devront cependant être confirmées par des essais multicentriques actuellement en cours dans plusieurs pays. Les avantages de la laparoscopie en termes de confort postopératoire ayant été largement démontrés, il apparaît, pour ce qui est des affections colo-rectales, que la morbidité et la mortalité de cette chirurgie s’avèrent au moins égales à celles de la chirurgie à ciel ouvert. Ces bons résultats sont cependant subordonnés à une formation qui se révèle relativement longue. À partir d’une expérience de 613 malades opérés par laparoscopie, les auteurs soulignent les particularités de cette chirurgie dont l’essor est prévisible et justifié . Mots-clés : Chirurgie colo-rectale. Peritoneoscopie.

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  • Communication scientifique

    Le traitement chirurgical des anévrismes intracrâniens

    Surgical therapy for intracranial aneurysms

    À partir d’une série de 900 cas, l’évolution du traitement des anévrismes intracrâniens, de l’ère purement neurochirurgicale jusqu’au développement des techniques endo-vasculaires, est retracée.

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  • Communication scientifique

    L’instrumentation rachidienne, source de progrès, mais aussi révélatrice d’écueils

    Spinal Instrumentation Improvements, Failures, Hope for the future

    Il est certain que l’essor de l’instrumentation et de l’ostéosynthèse rachidienne au cours des 30 dernières années a été source de grands progrès. D’abord pour le malade lui-même et son confort en supprimant, dans la majorité des cas, la nécessité d’une immobilisation externe par plâtre ou corset en postopératoire grâce à la rigidité et la fiabilité des montages, ce qui a eu pour conséquence que les malades adultes jusque-là réticents à porter plâtre ou corset en postopératoire pendant de longs mois ont pu être opérés. Le second progrès est venu du fait qu’avec ces méthodes modernes la correction des déformations ou la stabilisation des lésions traumatiques, tumorales ou dégénératives, s’est appuyée sur une véritable action tridimensionnelle. Les écueils sont apparus en raison même de ces progrès : d’abord dans les indications opératoires qui se sont étendues tout naturellement à des désordres parfois purement esthétiques relativement mineurs ou en fonction du désir de la population de plus en plus âgée, de continuer une vie active, voire sportive, ce qui a fait prendre des risques supplémentaires, parfois vitaux, pour ces malades ; ensuite, du fait que la stratégie de ces méthodes de plus en plus puissantes n’était basée que sur l’observation de cas voisins et non sur les caractéristiques propres de l’individu. C’est pourquoi des cas de déséquilibre postopératoire immédiat ou secondaire ont été observés avec une plus grande fréquence. D’où la nécessité d’envisager quelques solutions pour l’avenir : d’abord la simulation préopératoire de l’intervention grâce aux reconstructions 3D à l’ordinateur, en tenant compte de la morphologie tridimensionnelle, mais aussi des caractéristiques personnelles, permettant de déterminer les limites d’arthrodèse et le dosage de la correction en fonction des exigences mécaniques et tissulaires sus et sous-jacentes à la lésion ; ensuite évidemment le contrôle peropératoire 3D des actes de correction effectués et la mesure de ceux-ci pour les ajuster si besoin en fonction de la stratégie opératoire ; enfin, les remplacements arthroplastiques de l’unité fonctionnelle rachidienne avec les exigences mécaniques, mais surtout biologiques qui en découlent. Tout cela a pu être effectué grâce aux progrès de l’anesthésie réanimation, de la prévention et du contrôle de plus en plus efficace de l’infection opératoire.

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  • Communication scientifique

    La Loi du 19 Ventôse an XI, texte fondateur et expédient provisoire

    The law of 19 Ventose year XI, fundamental law and temporary makeshift

    À la fin de l’Ancien Régime, Fourcroy fait le lien entre Vicq d’Azyr et Colombier qui usent leur santé à tenter de réformer la médecine tombée en pleine confusion. Mais tous deux meurent. Tout désormais passe par Fourcroy qui, le 10 mars 1803 (19 Ventôse an XI), fait voter une loi réorganisant l’ensemble de la profession. Cette loi, dont c’est le bicentenaire, demeure d’actualité pour l’essentiel : nul ne peut désormais exercer la médecine ou la chirurgie sans avoir été reçu docteur. Sauf dans les campagnes déshéritées où les « officiers de santé » créés comme palliatif pratiquent avec un bonheur inégal jusqu’en 1892.

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  • Communication scientifique

    Opérabilité des méningiomes intracrâniens

    Operability of intracranial meningiomas

    Les méningiomes intracrâniens représentent une des lésions les plus accessibles à un traitement neurochirurgical. Leur exérèse complète n’est cependant pas toujours possible du fait de la complexité de certains de leurs rapports anatomiques ou en raison de problèmes d’ordre général. À partir d’une série personnelle de 500 cas, les limites de la chirurgie sont envisagées ; dans un premier groupe, où l’exérèse peut être radicale, peuvent être rangés les méningiomes de la convexité, para-sagittaux, de la partie antérieure de la base du crâne ; seule l’insertion durale doit parfois être laissée en place. Le problème est tout différent pour les lésions développées au contact des axes vasculaires de la base (carotide interne et ses branches de bifurcation) ou du tronc basilaire. Il ne faut pas, dans ces cas, vouloir réaliser une ablation totale qui comporterait des risques fonctionnels importants. En présence d’un reliquat, une surveillance clinico-radiologique sera nécessaire pour décider d’un éventuel traitement radiothérapique complémentaire. Un troisième groupe est représenté par les lésions où l’intérêt de l’exérèse est discutable. C’est le cas des méningiomes asymptomatiques découverts de façon fortuite, et celui des méningiomes peu évolutifs du sujet âgé.

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  • Communication scientifique

    Réanimation chirurgicale des membres supérieurs dans la tétraplégie traumatique

    Surgical rehabilitation of the upper limbs in tetraplegia

    Les patients victimes d’une tétraplégie traumatique présentent une paralysie complète des membres inférieurs et partielle des membres supérieurs, cette dernière étant responsable d’une limitation fonctionnelle parfois considérable. Depuis une vingtaine d’années on a entrepris d’améliorer la fonction de leurs membres supérieurs par des interventions chirurgicales basées essentiellement sur les transferts tendineux. Les auteurs rapportent leur expérience de ce type d’intervention portant sur 69 patients tétraplégiques opérés en 12 ans, soit 188 interventions de réanimation des membres supérieurs. Cette chirurgie a valorisé la fonction des membres supérieurs opérés dans tous les cas, aucune aggravation n’a été observée, et les patients ont été dans la majorité des cas satisfaits.

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  • Communiqué

    Les thromboses artérielles et veineuses

    Arterial and venous thrombosis

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  • Communication scientifique

    Évolution du concept de maladie mitochondriale

    Updating the concept of mitochondrial disease

    Le concept de maladie mitochondriale est né en 1962 avec la description d’un patient présentant un syndrome d’hypermétabolisme sans dysthyroïdie rapporté à une perte du couplage oxydation-phosphorylation mitochondriale. Dans les 25 ans qui ont suivi, grâce à l’usage routinier dans l’étude histo-pathologique des biopsies musculaires de la technique de Gomori et Engel, colorant en rouge les mitochondries anormales, de nombreuses maladies, principalement myopathies ou encéphalomyopathies, ont été réunies par la présence de fibres rouges déchiquetées ou en anglais « ragged red » (RRF). La mise en évidence en 1988 de mutations dans le génome mitochondrial a imposé le concept de maladies mitochondriales à transmission maternelle et les recherches dans ce domaine ont connu une croissance exponentielle. Depuis 1990, nombreuses ont été les mutations identifiées laissant souvent le clinicien dépité par la difficulté à diagnostiquer de multiples syndromes hétérogènes et à identifier des corrélations phénotype-génotype. La grande complexité du système et la répartition ubiquitaire des mitochondries dans l’ensemble des cellules de l’organisme expliquent en partie la variété clinique d’expression. Plus récemment, de nombreux gènes nucléaires ont également été mis en cause, non seulement des gènes de structure mais aussi des gènes de régulation et les interrelations croisées entre les deux génomes commencent à être mieux comprises. Le concept de mitochondriopathie n’a cessé d’évoluer au cours de la décennie vers une médecine mitochondriale si on y inclut les atteintes mitochondriales acquises et iatrogènes, ainsi que le rôle capital que jouent les mitochondries dans les mécanismes fondamentaux de la vie cellulaire. Ici ne sont considérées que les maladies mitochondriales par déficits fonctionnels génétiques de la chaîne respiratoire où les connaissances ont progressé particulièrement rapidement.

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  • Communication scientifique

    Éthique et expérimentation animale. Les comités d’éthique en France et à l’étranger

    Ethics and animal experiments. Ethical committees in France and foreign countries

    Les objectifs, les caractéristiques, la structure et le fonctionnement des comités d’éthique appliqués à l’expérimentation animale en France et à l’étranger sont présentés dans leurs généralités. Quatre notions majeures sont soulignées : intégration du concept de respect de l’animal, compétence, ouverture, communication.

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  • Communication scientifique

    État et assurance maladie

    State and health insurance

    Les relations entre l’État et l’assurance maladie traversent une crise institutionnelle et financière qui vient de conduire le Gouvernement à se prononcer en faveur d’une nouvelle gouvernance du système de santé et d’assurance maladie. La crise institutionnelle tient à la confusion des rôles respectifs de l’État et des partenaires sociaux. La démocratie sociale voulue par le plan français de 1945 et l’autonomie de gestion de la branche de l’assurance maladie instituée par les ordonnances de 1967 ont échoué. Le paritarisme de gestion (syndicats et MEDEF) a volé en éclats. L’État a dû intervenir par défaut. La crise financière est mise en lumière par l’évolution de l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) qui figure dans la loi annuelle de financement de la sécurité sociale. La dérive des dépenses effectives par rapport à l’ONDAM voté est constante et s’aggrave. La problématique d’une réforme passe par le lien à établir entre la démocratie sociale à restaurer (les partenaires sociaux et conventionnels) et la démocratie politique (le Parlement et le Gouvernement) pour aboutir à une ‘‘ démocratie contractuelle ’’. Le Gouvernement a annoncé un ‘‘ ONDAM sincère et médicalisé ’’, ce qui suppose des outils établis en concertation. Le niveau régional pourrait devenir un échelon de régulation, avec un large conseil régional de santé. Enfin, une magistrature des comptes serait indispensable pour aller au-delà de l’aspect juridique et prendre en considération les retombées économiques de l’assurance maladie. Le rôle et les attributions de la commission des comptes de la sécurité sociale devraient être renforcés en ce sens.

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  • Communiqué

    Le souci de l’environnement et le développement durable, une indispensable complémentarité

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  • Communication scientifique

    Déchets et sécurité sanitaire. Evolutions et perspectives

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  • Communication scientifique

    Intérêt de la biopsie nerveuse pour le diagnostic des formes atypiques de polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique : 8 cas

    Diagnostic value of nerve biopsy for atypical chronic inflammatory demyelinating polyneuropathy : 8 cases

    L’objectif de ce travail a été d’étudier l’intérêt de la biopsie nerveuse pour identifier le maximum de patients atteints de Polyradiculonévrite Inflammatoire Démyélinisante Chronique (PDIC). Les critères électrophysiologiques très spécifiques de l’Académie Américaine de Neurologie semblent actuellement trop restrictifs ; nous pensons donc qu’un nombre supplémentaire de patients pourrait bénéficier d’un traitement qui, jusque-là, ne lui est pas proposé. En 2001, le groupe INCAT (‘‘ Inflammatory Neuropathy Cause and Treatment ’’) a suggéré des critères électrophysiologiques de PDIC augmentant la sensibilité de leur détection sans perte significative de spécificité. Au cours des 3 dernières années, janvier 1999 à décembre 2001, nous avons classé 44 malades en 2 catégories : ceux présentant les critères de l’AAN (12 cas), alors que pour les autres, le diagnostic de PDIC était pourtant suspecté cliniquement (32 cas) ; parmi ces 32 cas, 24 avaient les critères électrophysiologiques du groupe INCAT. Huit patients suspects de PDIC ne répondaient donc à aucun des critères électrophysiologiques actuellement admis. Tous les patients ont bénéficié d’un ou plusieurs examens cliniques et électrophysiologiques, ainsi que d’études biologiques et génétiques si nécessaire, pour exclure toute autre cause de neuropathie. Une biopsie nerveuse qui a été incluse dans la paraffine et l’épon pour examens en microscopie optique et électronique a également été réalisée systématiquement. Pour tous les cas, l’examen histologique a permis de mettre en évidence des signes de sévérité variable, mais tous en faveur du diagnostic de PDIC (en accord avec les critères histologiques de l’AAN de 1991). Donc pour 8 patients dont le diagnostic clinique et/ou électrophysiologique de PDIC ne pouvait être retenu avec certitude, la biopsie nerveuse a permis de l’affirmer. Parmi ces 8 malades, 6 ont été traités et 5 ont répondu aux traitements immunomodulateurs habituellement proposés. Sans la biopsie nerveuse, il est très probable qu’ils n’auraient pas été traités du fait d’un profil électrophysiologique non conforme, en particulier à cause d’une atteinte axonale sévère souvent interprétée dans de tels cas comme primitive. Ces constatations suggèrent qu’un nombre significatif de patients ne sont pas reconnus comme ayant une PDIC.

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  • Communication scientifique

    Traitement intensif du myélome multiple

    High dose therapy in multiple myeloma

    Les traitements intensifs par autogreffe de cellules souches hématopoïétiques (ACSH) ont été très largement utilisés ces 15 dernières années dans le myélome multiple (MM). L’essai IFM90 a montré que l’autogreffe de moelle osseuse est supérieure à la chimiothérapie conventionnelle en termes de taux de réponse, survie sans événement, survie globale. Plusieurs autres essais randomisés confirment que l’ACSH augmente le taux de rémission complète et le taux de survie sans événement. Cependant, le bénéfice en terme de survie globale n’est pas toujours significatif car l’ACSH peut aussi être proposée au moment de la rechute après chimiothérapie conventionnelle. L’ACSH paraît donc être le traitement de choix pour les malades les plus jeunes. De nombreuses questions restent posées (traitement de conditionnement, nature du greffon, impact des doubles autogreffes, rôle du traitement d’entretien, résultat de l’ACSH chez les malades plus âgés ou avec une atteinte rénale). L’analyse des facteurs pronostiques montre qu’un taux bas de β 2 microglobuline et l’absence d’anomalie du chromosome 13 sont corrélés à une meilleure survie. Les malades avec un taux élevé de β 2 microglobuline et des anomalies du chromosome 13 ont un mauvais pronostic, même après double ACSH. La greffe de moelle osseuse allogénique ne peut être proposée qu’à un petit nombre de malades ayant un donneur HLA identique. Les publications initiales ont montré un taux de décès toxiques élevé et aucun avantage par rapport à l’ACSH en terme de survie. Mais l’allogreffe est probablement le seul traitement curateur et la possibilité d’obtenir des rémissions complètes après injection de lymphocytes du donneur chez les malades rechutant après allogreffe étaye le concept d’un effet immunologique graft versus myeloma . Les objectifs des études actuelles sont de réduire le taux de mortalité toxique par une réalisation plus précoce de la greffe, une meilleure sélection des malades, une meilleure prophylaxie de la réaction du greffon contre l’hôte et l’utilisation de traitements de conditionnement non myéloablatifs.

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  • Communication scientifique

    Contrôle nerveux central de l’érection

    Central neuronal regulation of penile erection

    L’érection résulte de l’activation d’un centre médullaire segmentaire constitué de deux niveaux : un étage effecteur proérectile représenté par les noyaux de la moelle sacrée qui sont à l’origine des voies efférentes végétatives, parasympathiques destinées au pénis et des voies efférentes somatiques destinées aux muscles striés périnéaux. Par ailleurs, puisque le tonus sympathique est responsable de la flaccidité de la verge en contractant les artérioles terminales du pénis et les cellules musculaires lisses du tissu érectile, des noyaux sympathiques thoracolombaires participent aux mécanismes qui vont être responsables de la levée de ce tonus, afin de permettre l’efficacité complète des mécanismes proérectiles. Cet étage effecteur est assujetti à un niveau segmentaire d’intégration : les réseaux d’interneurones qui parce que nourris des informations afférentes d’origine périphérique véhiculées par les fibres végétatives et somatiques issues de la sphère génitale et périnéale, sont capables d’organiser une réponse érectile réflexe. Ce centre médullaire est toutefois sous la dépendance d’influences suprasegmentaires descendantes dont les plus directes sont issues de la région bulbopontique et de l’hypothalamus (noyau paraventriculaire et aire préoptique médiane). Ces structures sont vraisemblablement impliquées pour déclencher l’érection dans le cadre des réponses intégrées de l’organisme qui caractérisent le comportement sexuel. En recevant également les informations ascendantes issues de la sphère génitale, elles peuvent en assurer le renforcement. La mise en évidence de médiateurs impliqués à certains niveaux de la circuiterie est évoquée.

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  • Rapport

    Sur la demande d’autorisation d’exploiter, en tant qu’eau minérale naturelle, telle qu’elle se présente à l’émergence et après transport à distance, l’eau des captages « Les Cuirassiers » et « St Arbogast » situés sur la commune de Morsbronn-les-Bains (Bas-Rhin)

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  • Communication scientifique

    Hétérogénéité de la maladie de Parkinson

    Parkinson’s disease is an heterogeneous disorder

    La maladie de Parkinson représentait une unité clinique apparemment indivisible. L’identification de trois gènes et de plusieurs loci associés à différentes formes familiales de maladie de Parkinson, démontre que la maladie est hétérogène. La découverte de mutations de différentes protéines, α -synucléine, parkine, UCH-L1 a permis d’identifier leur rôle dans les mécanismes de la mort des neurones dopaminergiques et de proposer des hypothèses physiopathologiques nouvelles. Une refonte de la classification des autres syndromes parkinsoniens, diagnostics différentiels de la maladie de Parkinson, s’est opérée dans un même temps et a donné naissance aux deux grands groupes des « α -synucléinopathies » et des « taupathies ». Une nouvelle terminologie prendra en compte les apports de la clinique, de la biologie et de la génétique, à l’origine de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques.

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  • Communication scientifique

    Le corps de Lewy, marqueur abusif de la maladie de Parkinson ?

    The Lewy body : an inadequate marker of Parkinson’s disease ?

    Le corps de Lewy est une inclusion, d’une dizaine de microns de diamètre, localisée dans le péricaryon neuronal. Un halo clair entoure son cœur éosinophile dans le tronc cérébral ; il fait défaut lorsque l’inclusion intéresse un neurone du cortex cérébral. De multiples protéines ont été identifiées dans le corps de Lewy, parmi lesquelles les 3 isoformes de neurofilaments, l’ubiquitine et des sous-unités du protéasome. C’est plus récemment que l’alphasynucléine, une protéine présynaptique, a été reconnue comme son constituant principal. L’immunohistochimie de l’alpha-synucléine a permis de confirmer, ou parfois de découvrir, que le corps de Lewy ne constituait qu’une partie de la pathologie. En effet, cette protéine ne s’accumule pas seulement dans le corps cellulaire mais aussi dans des prolongements nerveux dilatés (les ‘‘ prolongements de Lewy ’’). Corps et prolongements de Lewy sont trouvés dans de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique : les ganglions stellaires, les plexus cardiaque et entérique, les noyaux pigmentés du tronc cérébral, le noyau basal de Meynert, l’amygdale temporale, le secteur CA2-3 de l’hippocampe, les noyaux limbiques du thalamus, la circonvolution hippocampique et cingulaire, l’insula et l’isocortex. Les maladies à corps de Lewy comportent au moins 3 syndromes cliniques dont les frontières ne sont pas étanches. Dans la maladie de Parkinson, les corps et prolongements de Lewy sont principalement situés dans le tronc cérébral. L’atteinte du cortex cérébral est limitée. Dans la démence de la maladie de Parkinson, les troubles cognitifs surviennent plus d’un an après les symptômes moteurs. Des corps de Lewy sont trouvés dans le tronc cérébral ; ils sont nombreux dans le cortex cérébral. Les lésions de la maladie d’Alzheimer (principalement les plaques séniles) sont fréquemment associées. Les mêmes observations pathologiques peuvent être faites dans la démence à corps de Lewy où les troubles intellectuels sont précoces, souvent initiaux.

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  • Communication scientifique

    Imagerie cérébrale et motricité dans la maladie de Parkinson

    Brain imaging and motor function in Parkinson’s disease

    Les anomalies motrices de la maladie de Parkinson sont multiples. Les méthodes d’imagerie fonctionnelle modernes ont permis une meilleure compréhension des mécanismes sousjacents. Le rôle de l’hypoactivité de certaines aires corticales frontales, en particulier l’aire motrice supplémentaire et le cortex dorso latéral préfrontal a été mis en évidence par plusieurs études. Une meilleure activation de ces aires est retrouvée sous l’effet des médicaments dopaminergiques ou des procédures chirurgicales qui améliorent la motricité. Les anomalies de fonctionnement des ganglions de la base et, en particulier, l’excès d’inhibition de la voie thalamo-corticale par le pallidum interne chez les patients parkinsoniens, sont probablement largement responsables de ces anomalies d’activation corticale. Un excès d’activité est trouvé au niveau d’autres aires corticales en particulier pariétale et prémotrice, il joue probablement un rôle compensateur.

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  • Communication scientifique

    Apport thérapeutique et physiopathologique de la stimulation des structures cérébrales profondes dans la maladie de Parkinson

    Therapeutic and physiopathogenic contributions of Deep Brain Stimulation in Parkinson’s Disease

    La neurochirurgie fonctionnelle lésionnelle, qui au cours de la première moitié du XX e siècle, a constitué le principal traitement des formes avancées de la maladie de Parkinson et en particulier du tremblement, associait l’efficacité spectaculaire du geste opératoire, surtout sur le tremblement, à des complications parfois non totalement régressives et d’autant plus sévères que l’intervention était bilatérale, pouvant conduire à des déficits neurocognitifs ou à des troubles de la parole. Ceci, associé à l’efficacité de la dopamine, avait été à l’origine de la disparition quasi complète de cette chirurgie à partir des années 60 à 80. Le retour à la neurochirurgie fonctionnelle, nécessité par les dyskinésies, a été en grande partie possible du fait de la mise au point de techniques à morbidité réduite, telle que la stimulation à haute fréquence (SHF). Celle-ci a été appliquée d’abord au noyau thalamique ventral intermé- diaire Vim et la faible morbidité de la méthode a été démontrée par la possibilité de faire, sur un grand nombre de malades, des interventions bilatérales sans complications. En 1990, la démonstration dans le cadre de la recherche fondamentale du rôle du noyau subthalamique (NST) comme élément clé de la régulation du mouvement, a suggéré son inscription sur la liste des cibles, malgré le risque d’hémiballisme que cette structure présente quand elle est lésée par une hémorragie, en raison même de la bonne tolérance de la SHF comme méthode chirurgicale. Celle-ci a rapidement montré sa remarquable efficacité sur l’ensemble des symptômes de la maladie de Parkinson, et du fait de la réduction des doses de traitements dopaminergiques ainsi permise, sa capacité à réduire, indirectement, l’intensité des dyskinésies. Si l’efficacité de la méthode est maintenant démontrée ainsi que la stabilité des résultats à long terme, le mécanisme de son action reste pour une part incompris. De surcroît les hypothèses physiopathologiques permettent d’évoquer la possibilité d’un effet neuropro* Membre correspondant de l’Académie nationale de médecine. Tirés-à-part : Professeur Alim Louis BENABID, Pavillon B, CHU Albert Michalon — 38043 Grenoble. Article reçu le 16 janvier 2003, accepté le 20 janvier 2003. tecteur de cette stimulation, ce qui reste néanmoins à établir clairement tant au plan expérimental que lors des applications cliniques.

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  • Communication scientifique

    Conclusions

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  • Communication scientifique

    Syndrome de Turner et mosaïcisme

    Turner’s syndrome and mosaicism

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  • Communication scientifique

    La reconstruction mammaire par lambeau musculo-cutané du grand droit : analyse de 234 cas

    Breast reconstruction using pedicled rectus abdominis myocutaneous flap : a study of 234 patients

    Le lambeau musculo-cutané pédiculé du grand droit constitue une forme très achevée de reconstruction mammaire. À condition d’en poser attentivement les indications et d’en maîtriser parfaitement la technique, le taux de complications devient très faible (9 interventions sur 234 cas : 3,8 %). Les auteurs insistent sur un point, important à leurs yeux, de la technique : la préparation vasculaire préalable qui améliore le flux artériel et le retour veineux du pédicule mammaire interne. Le taux élevé de bons résultats et de satisfaction des patientes — 84 % dans la série rapportée — place ce mode de reconstruction comme la méthode de choix chez des patientes présentant divers types de cancers et plus particulièrement des cancers diffus débutant ou lorsque se fera sentir la nécessité d’une mammectomie prophylactique.

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  • Rapport

    Sur la demande d’autorisation d’exploiter, en tant qu’eau minérale naturelle, à l’émergence et après transport à distance, l’eau du captage « Lomega » situé sur la commune de Jonzac (Charente Maritime)

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