Articles du bulletin

Depuis 2019 le Bulletin est édité en collaboration avec Elsevier-Masson. Les rapports de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. L'accès aux autres textes peut être obtenu sur le site Em-Consulte. Pour soumettre un article, merci de consulter nos instructions aux auteurs.



3222 résultats

  • Information

    Compte rendu de rencontres Deuxième symposium franco-chinois transdisciplinaire sur les maladies infectieuses, de Wuhan (Chine), 29-31 octobre 2012

    Lire la suite >
  • Rapport

    Assistance médicale à la procréation en prison

    Assisted reproductive technology in prison

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Séance dédiée aux neuropathies amyloïdes héréditaires. Présentation

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les polyneuropathies amyloïdes : aspects biochimiques et génétiques

    Amyloid polyneuropathies — Biochemical and genetic aspects

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Les polyneuropathies amyloïdes familiales sont parmi les plus fréquentes des amyloses héréditaires. Ce sont des maladies graves, le plus souvent fatales et dont la transmission est
    autosomique dominante. Des mutations dans quatre gènes peuvent en être responsables, il
    s’agit des gènes codant la transthyrétine, l’apolipoprotéine A1, la gelsoline et la béta-2- microglobuline.Latransthyrétine est un tétramère, composé de quatre sous-unités identiques associées de façon non covalente. Elle possède des sites de fixation pour la thyroxine (T4) et pour la retinol-binding protein (RBP).Àce jour plus de cent vingt variations de séquence du gène de la transthyrétine ont été caractérisées, et 80 %d’entre elles sont décritescommeétant pathogènes. La mutation induit une déstabilisation du tétramère libérant des monomères de transthyrétinemutée qui se replient de manière anormale et s’agrègent en fibrilles amyloides insolubles. Le spectre des mutations est très variable d’un pays à l’autre, la mutation Val30Met étant présente chez 95 %des patients portugais et suédois, alors qu’en France nous observons une très forte hétérogénéité mutationnelle. L’âge d’apparition de la maladie et le tableau clinique varient en fonction de nombreux facteurs, notamment du type de mutation.
    Les autres facteurs pouvant expliquer cette variabilité ne sont pas encore complètement élucidés.
    La structure tridimensionnelle de la forme normale, et d’une dizaine de formesmutées de la transthyrétine, est maintenant connue ce qui permet ainsi de mieux comprendre les effets délétères des mutations. Une meilleure compréhension du mécanisme de la constitution du dépôt amyloïde a ainsi conduit au développement de nouvelles molécules empêchant la déstabilisation du tétramère de la transthyrétine. On peut espérer que dans quelques années ces molécules remplaceront la transplantation hépatique qui est actuellement le seul traitement.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Neuropathies amyloïdes héréditaires : aspects thérapeutiques

    Familial amyloid polyneuropathies: therapeutic issues

    David Adams déclare avoir reçu des honoraires de Pfizer pour participation à des symposiums et des honoraires d’Alnylam et d’ISIS en tant que consultant. Marie Théaudin déclare avoir reçu des honoraires de Pfizer pour participation à un symposium. Cécile Cauquil déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le traitement des neuropathies amyloïdes héréditaires (NAH) à transthyrétine (TTR) justifie une prise en charge pluridisciplinaire, en premier lieu neurologique et cardiologique.
    Il comprend des traitements spécifiques, pour bloquer l’amyloïdogénèse systémique, des traitements symptomatiques des manifestations neuropathiques et des traitements ciblés des organes touchés par l’amylose (coeur, yeux, reins). Le traitement spécifique de référence des
    NAH-TTR met30 est la transplantation hépatique (TH) qui permet de supprimer la
    principale source de TTR mutée, de stopper la progression de la neuropathie dans 70 % des
    cas à long terme et de doubler la médiane de survie. En cas d’insuffisance rénale ou cardiaque sévère, une double transplantation rein-foie ou coeur-foie peut se discuter. Le tafamidis (Vyndaqel® ; Pfizer) est un médicament stabilisateur du tétramère de TTR qui a montré dans des stades très précoces de NAH-TTR met30 des capacités à ralentir à court terme la progression de la neuropathie périphérique. Il est à proposer au stade I de la maladie (marche sans aide). Des médicaments de fond issus des biothechonologies sont à l’étude pour bloquer la production hépatique de TTR mutée et sauvage, délétère dans les formes tardives de NAH (> 50 ans) (ARN interférents, Oligonucléotides AntiSens) voire pour déterger les dépôts amyloïdes (anticorps monoclonaux anti-SAP). Ils devraient s’adresser, dans le cadre d’essais cliniques, et en cas d’échec ou de non indication du Vyndaqel® (stade II), en priorité aux patients les moins bons répondeurs à la TH, c’est-à-dire ceux ayant une forme tardive deNAHou unemutation non met30. Le bilan et la surveillance cardiaque sont fondamentaux car l’atteinte cardiaque est constante et responsable d’une part importante de mortalité.Leconseil génétique est très important. Il permet le dépistage familial, voire prénatal, des porteurs de mutation du gène de la transthyrétine, ce qui permet d’instaurer un suivi régulier des porteurs asymptomatiques de la mutation par des examens appropriés, afin de détecter le plus précocement possible le début de la maladie et débuter un traitement de fond.
    Lire la suite >
  • Communiqué

    Neuropathies amyloïdes héréditaires : aspects cliniques et neuropathologiques

    Familial amyloidotic polyneuropathies

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    La polyneuropathie amyloïde familiale liée à une mutation de la transthyrétine (TTR)
    (TTRFAP) est une neuropathie de transmission autosomale dominante, d’évolution fatale
    en moyenne dix ans après l’apparition des premiers symptômes. Cette affection est présente
    dans le monde entier, avec une plus grande fréquence pour la forme la plus habituelle
    Val30met au Portugal, en Suède et au Japon. De nombreuses variantes phénotypiques ont
    été décrites. TTRFAP doit être évoquée chez des malades souffrant d’une neuropathie
    axonale, d’évolution progressive et sans cause précisément déterminée, surtout si sont
    associées des perturbations liées à une atteinte du système nerveux autonome. D’autres cas
    dans la famille, sont souvent reconnus chez des malades dont les signes ont débuté autour de
    la trentaine, tandis que les formes de révélation tardive sont souvent sporadiques et il n’est
    donc pas rare que ces cas soient longtemps considérés comme souffrant d’une polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique. Une biopsie de nerf est souvent réalisée
    pour confirmer la présence de dépôts extracellulaires au sein du tissu interstitiel de l’espace
    endoneural. De tels dépôts peuvent aussi être trouvés dans le muscle, les glandes salivaires,
    la graisse abdominale confirmant qu’il s’agit d’une maladie polyviscérale. Il convient de
    souligner que des résultats négatifs de ces examens pathologiques ne peuvent faire éliminer
    avec certitude le diagnostic d’amylose. Dans tous les cas la recherche d’une mutation du gène
    TTR devra être pratiquée.

    Lire la suite >
  • Éloge

    Éloge de Louis Douste-Blazy (1921-2012)

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Troubles limites et personnalité « border-line » : comment les reconnaître et les traiter ?

    Borderline personality disorders: diagnosis and treatment

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Les troubles limites ou « border-line » correspondent à des états cliniques complexes qui combinent les traits de la personnalité border-line proprement dite avec des symptômes d’un très grand polymorphisme aboutissant à des tableaux cliniques intriqués qui induisent de très grandes difficultés diagnostiques et le plus souvent un très grand retard au diagnostic et à la mise en route du traitement. Toutes les classifications internationales s’accordent sur la présence de critères tels que : instabilité de l’identité et des relations affectives, présence envahissante de sentiments de vide et d’ennui, impulsivité pathologique. Leur prévalence est de 2 % avec un sex-ratio de deux à trois femmes pour un homme, incluant aussi bien les adolescents que les adultes avec un taux élevé de suicidalité, de risque addictif et de trouble du comportement alimentaire, et de passage à l’acte médico-légaux. L’histoire personnelle et les antécédents retrouvent fréquemment des traumas précoces au cours du développement, tels que séparations, pertes, agressions voire abus sexuels, maltraitance et carence affective. Les symptômes et signes subjectifs ont une importance toute particulière pour le diagnostic et pour la mise en place de l’alliance thérapeutique, ce qui exige une habileté et un entrainement particuliers pour développer les capacités d’empathie et une plus grande subtilité clinique. Les examens standardisés et semi-structurés sont utiles pour une évaluation complète et la détection de toutes les nombreuses comorbidités thymiques, anxieuses, addictives, voire la présence de symptômes psychotiques qui émaillent souvent l’évolution.
    Le modèle bio-psycho-social utilisé en psychiatrie permet de prendre en compte les multiples facteurs pathogéniques tels que trauma précoces, particularités tempéramentales voire dérégulations émotionnelles diverses, aussi bien que les facteurs de vulnérabilité psychosociale, neurobiologique (en particulier 5HT), ou encore d’origine génétique. Le traitement exige la meilleure coordination et combinaison possible entre les approches psychothérapiques et pharmacologiques tout en s’appuyant sur des possibilités d’intervention en urgence voire d’hospitalisation lors de situations critiques avec risque suicidaire ou décompensation d’allure délirante. L’évolution est souvent longue et chaotique mais le pronostic peut être assez favorable à condition d’avoir pu gérer correctement les principales complications de ces troubles au premier chef desquelles le suicide.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le progrès médical à la lumière de l’amélioration de la sécurité de l’angioplastie coronaire

    Medical progress exemplified by improvements in the safety coronary angioplasty

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    La forte diminution des complications de la procédure d’angioplastie coronaire constitue un modèle permettant d’individualiser une typologie du progrès médical contemporain. Le progrès par rupture est dû à l’initiative individuelle. Le progrès incrémentiel est le produit d’améliorations ponctuelles et anonymes. Les deux formes de progrès sont complémentaires. Elles avaient été déjà décrites par Claude Bernard en 1864.
    Lire la suite >
  • Information

    Les dépenses de santé

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Les dépenses de santé peuvent être assimilées aux dépenses de soins et biens médicaux. Leur montant s’élève à 175 milliards d’euros, financés par l’assurance maladie (77 %), les mutuelles ou les assurances complémentaires (14 %), et directement par les ménages (9 %). Ces dépenses, sont constituées par les hospitalisations (44 %), les soins extrahospitaliers médicaux, dentaires et para-médicaux (28 %), les médicaments (20 %) et quelques autres prestations (8 %). Leurs augmentations ont comme principales raisons le progrès médical et le vieillissement de la population. D’autres facteurs sont plus maîtrisables : l’offre de soins, le coût pour les patients, la formation et l’information du public, la formation des médecins prescripteurs. La France est le pays d’Europe qui consacre le plus fort pourcentage de son PIB aux dépenses de soins (9,2 %) alors qu’il se situe entre 7 % et 8 % en Suède, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, ce qui représente un différentiel d’environ 18 milliards. L’augmentation du coût des soins et biens médicaux est particulièrement marquée en France, même si elle s’est un peu atténuée en 2011. Il existe surtout un déséquilibre chronique entre le financement et les dépenses aboutissant à un déficit cumulé qui n’est pas loin d’atteindre 100 milliards. Dans un premier temps nous pouvons et nous devons gagner beaucoup en efficience. Ensuite, ou bien nous voulons préserver notre système de protection sociale et il sera nécessaire d’en réformer le financement, ou bien la priorité sera de maintenir son mode de financement et la protection sociale s’altérera peu à peu.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les nouveautés physiopathologiques à la base de la révolution thérapeutique des biothérapies dans les rhumatismes inflammatoires

    Pathophysiological advances underlying the biotherapeutic revolution in inflammatory rheumatism

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Des progrès spectaculaires ont été faits dans la physiopathologie de la polyarthrite rhumatoïde, des spondylarthrites et des connectivites ou maladies systémiques auto-immunes, progrès qui ont permis l’utilisation de nouveaux traitements biologiques dans ces trois groupes de maladies. Dans la polyarthrite rhumatoïde, la découverte des anticorps anticitrulline ou ACPA(anti-citrullinated peptide antibody), dont la spécificité est de 95 à 98 % et qui peuvent être présents avant le début de la maladie, a permis un diagnostic plus précoce et une compréhension nouvelle de la maladie. Les nouveautés physiopathologiques sur le rôle des cytokines (TNFα et IL-6), des lymphocytes B, de la co-stimulation des lymphocytes T ont permis des avancées thérapeutiques majeures. Dans les spondylarthrites, les inhibiteurs du TNFα sont efficaces. Dans le lupus et le syndrome de Gougerot Sjögren, les gènes stimulés par l’interferon de type 1 sont hyper exprimés de même que la cytokine BAFF (ou BLyS) activant les lymphocytes B. Ces découvertes physiopathologiques sont à la base de nouveautés thérapeutiques.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    L’apport et les indications des biothérapies dans les rhumatismes inflammatoires

    Indications and efficacy of biologics in inflammatory arthritis

    L’auteur déclare avoir reçu des honoraires des laboratories : Merck, Pfizer, Roche Chugai et UCB.

    L’amélioration très importante des connaissances sur la pathogénie des rhumatismes inflammatoires au cours des vingt dernières années et l’identification de cibles précises
    impliquées dans l’inflammation articulaire, a permis de développer des thérapeutiques
    ciblées pour le moment essentiellement d’origine biologique. Les anti-TNF ont été les premières biothérapies disponibles dans la polyarthrite rhumatoïde puis dans la spondylarthrite et le rhumatisme psoriasique. Secondairement, un anticorps anti-CD20 du lymphocyte B, (rituximab), l’abatacept, inhibiteur des voies de co-stimulation CD28-CD80/86 du lymphocyte T, et le tocilizumab, inhibiteur du récepteur de l’interleukine-6 ont été également autorisés dans la polyarthrite rhumatoïde. Ces biothérapies ont transformé la
    prise en charge et l’évolution à moyen et long terme des patients atteints de polyarthrite
    rhumatoïde et de spondyloarthrite. Les stratégies thérapeutiques des patients sont actuellement bien définies en fonction des critères d’activité et de sévérité de la maladie. Les sociétés internationales comme l’EULAR et l’ASAS ont émis des recommandations de stratégies précises et utiles pour la pratique courante.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Aspects médico-économiques de la polyarthrite rhumatoïde

    Medical and economic aspects of rheumatoid arthritis

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie chronique et invalidante. Sa prise en charge et son retentissement socio-professionnel explique qu’elle engendre des coûts importants, à la fois en termes de consommation de soins (coûts directs) et de perte de productivité (coûts indirects). Les principaux déterminants des coûts ont pendant longtemps été le handicap engendré par la maladie ainsi que les hospitalisations fréquentes (notamment pour le remplacement prothétique des articulations détruites). Depuis quelques années, les thérapeutiques médicamenteuses ont supplanté les hospitalisations. Ces thérapeutiques très efficaces ont permis de réduire la consommation de soins globale des patients souffrant de PR, avec notamment une diminution du recours aux prothèses articulaires. L’impact sur la perte de productivité est favorable sur les arrêts de travail, mais à ce jour, les biothérapies n’ont pas montré leur capacité à réduire la mise en invalidité des patients. De ce fait, leur rapport coût — efficacité reste élevé, ce qui soulève la question de leur prix.
    Lire la suite >
  • Information

    Les activités physiques et sportives — la santé — la société

    Physical activities and sport ; implications for health and society

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Des publications de plus en plus nombreuses viennent confirmer que pratiquer des Activités Physiques et Sportives (APS) tout au long de la vie augmente l’espérance de vie en bonne santé, retarde la dépendance, et constitue un complément thérapeutique efficace en luttant contre la sédentarité pour de nombreuses affections comme l’obésité et bien d’autres encore, sans oublier la prise en charge des sujets en situation d’handicap. Outre Atlantique, la sédentarité a été qualifiée de « Sedentary Death Syndrome » [SeDS]. Si les effets favorables de la pratique des APS étaient connus de longue date, les études statistiques appliquées à des populations importantes ont confirmé ce qui était souvent contesté au plan individuel.
    La connaissance du retentissement des APS sur les processus cellulaires, tissulaires et métaboliques s’est considérablement améliorée, et le domaine des APS n’est plus limité à une vision ludique de la vie, mais occupe désormais une large place, de l’organisme sain à la prise en charge du pathologique. Plus généralement, se consacrer à des APS offre aussi des ouvertures considérables dans les domaines du social, de l’éducatif et de l’intégration. Dès lors, notre société peut-elle refuser ou même négliger ces avantages ? Ce travail a pour objectif : 1) d’examiner rapidement les avantages d’une pratique « Régulière, Raisonnée, Raisonnable » des APS, en mettant en garde cependant contre les incidents qui pourraient
    survenir en cas d’excès ; 2) de rappeler la désaffection de la population française vis-à-vis des APS, et d’en analyser les causes ; 3) d’indiquer le volume d’activités qui offrirait les meilleurs bénéfices pour les moindres inconvénients ainsi que les moyens de parvenir à un équilibre satisfaisant ; 4) de proposer une organisation nouvelle impliquant les pouvoirs publics pour guider nos concitoyens vers une pratique si bénéfique pour l’organisme, voire incontournable pour le bien être de chacun. Toute la population doit trouver sa place dans ce programme sport pour la santé : le médecin doit transmettre ses connaissances, proposer des conférences de consensus et en surveiller leur application, le citoyen doit admettre que le maintien de sa santé appelle la poursuite d’APS pour son bien être, les pouvoirs publics doivent intervenir pour rendre prioritaire l’application d’un tel programme auprès de tous les sujets sans discrimination.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Indications et efficacité de la chirurgie prophylactique des cancers gynécologiques et digestifs avec prédisposition génétique

    Prophylactic surgery in common hereditary cancer syndromes

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    La chirurgie prophylactique s’intègre dans la stratégie de prise en charge des personnes à haut risque de cancer. Les indications de la chirurgie prophylactique sont définies en fonction de l’évaluation du risque tumoral, de l’organe cible concerné (et de son accessibilité à une chirurgie préventive), de la nature de la prédisposition génétique et des possibilités de surveillances alternatives. La chirurgie préventive est alors positionnée soit en option possible soit en recommandation. La mammectomie prophylactique bilatérale est actuellement retenue comme une option préventive chez les femmes à haut risque génétique de cancer du sein. La réduction du risque de cancer du sein est de l’ordre de 95 % pour les femmes porteuses d’une mutation d’un des gènes de prédisposition majeure BRCA1 ou BRCA2. L’annexectomie bilatérale prophylactique est par contre une recommandation femmes porteuses d’une mutation constitutionnelle de BRCA1 ou de BRCA2, réduisant le risque de cancer de l’ovaire mais également celui du sein (de l’ordre de 50 %).
    De même l’hystérectomie constitue une recommandation pour les femmes pour lesquelles une indication de chirurgie utérine est posée (fibrome) et présentant un syndrome de Lynch
    associé à l’identification d’unemutation constitutionnelle délétère d’un des gènes du système MMR. En ce qui concerne les cancers digestifs, des gestes de chirurgie préventive sont également discutés, soit au cas par cas dans le syndrome de Lynch en fonction de la présentation clinique, soit de façon plus formelle en particulier dans la polypose adénomateuse familiale ou dans les cancers gastriques diffus héréditaires. Malgré une efficacité élevée, la chirurgie préventive, qu’elle soit une option ou une recommandation dans la stratégie de prise en charge de personnes indemnes à haut risque de cancer, doit bénéficier d’une réflexion multidisciplinaire et d’un accompagnement psychologique de la personne compte tenu des répercussions physiques et psychologiques et/ou sociales.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La chirurgie prophylactique du cancer médullaire de la thyroïde

    Prophylactic thyroidectomy in medullary thyroid cancer

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Le cancer médullaire de la thyroïde (CMT) est génétiquement déterminé par une mutation du proto oncogène RET dans 30 à 35 % des cas. Cette mutation peut siéger sur différents exons situés sur le chromosome 10 et il existe une relation génotype-phénotype conditionnant l’âge de survenue du CMT. Il existe trois phénotypes regroupant les néoplasies endocriniennes multiples de type 2 (NEM 2 A et B) et les cancers médullaires isolés et familiaux (FMTC). Selon le génotype, trois groupes ont été individualisés : à très haut risque (niveau 3), à haut risque (niveau 2) et à risque plus faible (niveau 1). Il a été proposé une chirurgie à visée prophylactique dans les premiers mois de vie des sujets du niveau 3 et avant l’âge de cinq ans pour ceux du niveau 2. Les recommandations sont moins précises pour les sujets du niveau 1 pour lesquels le taux de calcitonine joue un rôle important dans la décision thérapeutique et où l’histoire familiale doit également être prise en compte. Notre expérience concerne seize sujets opérés dans un but prophylactique. Quel que soit la mutation, tous les enfants ont été guéris si le taux de calcitonine pré opératoire était normal.
    Cependant on constate, pour des raisons tenant essentiellement à un diagnostic tardif et une réticence familiale à accepter une thyroïdectomie chez le petit enfant, une prise en charge chirurgicale souvent plus tardive que ne le proposent les recommandations.
    Lire la suite >
  • Rapport

    Les adjuvants vaccinaux : quelle actualité en 2012 ?

    Vaccines adjuvants in 2012

    Les adjuvants restent indispensables à la plupart des vaccins, notamment les plus purifiés, ainsi qu’en toute probabilité aux vaccins du futur. Leur rôle est de stimuler les mécanismes de l’immunité innée afin d’activer les cellules qui produisent la réponse immunitaire adaptative. L’aluminium présent dans les adjuvants vaccinaux est sous une forme particulière répondant à des normes physico-chimiques très précises. Des recommandations officielles (OMS, FDA) ont fixé, à partir de l’expérimentation animale, des valeurs sécuritaires pour l’aluminium alimentaire : le taux minimal de risque ou MRL (minimal risk level ) a été fixé à 1 mg/Kg/jour. Les vaccins du calendrier vaccinal contiennent une dose d’aluminium réglementaire inférieure à 0,85 mg/dose. Un travail expérimental, utilisant de l’aluminium marqué, a montré que la quantité d’aluminium apportée par les vaccins injectés aux nourrissons dans le cadre du calendrier vaccinal demeure très inférieure à la dose de sécurité minimale définie pour l’alimentation. Même si de très faibles quantités d’aluminium se retrouvent dans le tissu cérébral, la relation lointaine entre aluminium et maladie d’Alzheimer fait débat depuis des décennies sans qu’aucune preuve n’ait pu être apportée. En particulier, chez les hémodialysés décédés d’encéphalopathie et chez l’animal d’expérience à qui on a injecté de l’aluminium, les lésions cérébrales ne sont pas celles de la maladie d’Alzheimer. Dans la myofasciite à macrophages, les troubles cognitifs publiés ne correspondent pas non plus à ceux de la maladie d’Alzheimer. Aucune preuve de toxicité neurologique imputable à l’aluminium de l’alimentation ou des vaccins n’a pu encore être fournie à ce jour. Les adjuvants non aluminiques nouveaux et/ou en cours d’investigation ne sont pas destinés à remplacer les sels d’aluminium, mais à permettre d’élaborer des vaccins nouveaux contre des maladies telles que le paludisme, l’infection à VIH, la tuberculose ou certains cancers. Les différents adjuvants ne sont pas interchangeables et demeurent spécifiques de tel ou tel vaccin. Pour ce qui concerne le phosphate de calcium, qu’on a proposé pour remplacer l’aluminium, les études d’efficacité ont donné des résultats variables, voire contradictoires. Le débat reste donc ouvert et des travaux supplémentaires seraient souhaitables. Si la recherche s’orientait vers le remplacement de l’aluminium dans les vaccins, la substitution ne pourrait se faire qu’après de longs et nombreux essais, contrôles, et études cliniques qui nécessiteraient plusieurs années (environ cinq à dix ans). L‘analyse détaillée des conditions nécessaires à la provocation d’une maladie auto-immune n’apporte aucune preuve à ce jour permettant d’incriminer les vaccins ou les adjuvants. Tout moratoire portant sur la non-utilisation des adjuvants aluminiques rendrait impossible, sans pourtant aucun argument probant, la majorité des vaccinations. La résurgence des maladies prévenues par ces vaccins entraînerait par contre, et de façon certaine, une morbidité très supérieure à celle, hypothétique, des maladies auto-immunes ou neurologiques imputées à la vaccination.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Resynchronisation électrique du coeur : passé, présent et futur

    Cardiac resynchronization : past, present and future

    Le Dr Daubert déclare avoir reçu des honoraires soit à titre personnel, soit au titre de son institution (Direction de la recherche clinique,CHURennes) comme orateur, consultant ou président/membre de comités scientifiques d’études cliniques, des sociétés EBR, ELA Médical, Medtronic Bakken Research Center (NL), Medtronic Inc et ST Jude Medical Le Dr Leclercq déclare avoir reçu des honoraires soit à titre personnel, soit au titre de son institution (Direction de la recherche clinique,CHURennes) comme orateur, consultant ou membre de comités scientifiques d’études cliniques, des sociétés Boston Scientific , Medtronic Inc, ST Jude Medical et Sorin Le Dr Mabo déclare avoir reçu des honoraires soit à titre personnel, soit au titre de son institution (Direction de la recherche clinique,CHU Rennes) comme orateur, consultant ou membre de comités scientifiques d’études cliniques, des sociétés Biotronik, Boston Scientific, Medtronic Inc, ST Jude Medical et Sorin.

    L’intérêt pour la désynchronisation et la resynchronisation cardiaque n’a cessé de croître au cours des trois décennies passées, permettant d’élargir le champ de la stimulation électrique à de nouvelles indications hémodynamiques en particulier dans l’insuffisance cardiaque. Les équipes françaises ont joué un rôle moteur dans la définition de ces nouveaux concepts tous nés de l’observation clinique, dans la conception des outils de resynchronisation en lien avec l’industrie, et dans leur évaluation clinique. Cette revue personnalisée se propose de faire la synthèse des connaissances récentes sur la resynchronisation électrique du coeur aux trois étages: atrial, atrio-ventriculaire et ventriculaire, et de dresser quelques perspectives d’avenir. Parmi ces concepts, certains ont pu être validés avec l’apport de preuves cliniques solides sur lesquelles ont pu se fonder les recommandations scientifiques. D’autres ont connu un sort moins heureux.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    L’insuffisance cardiaque et son traitement : un enjeu pour les systèmes de santé

    Management of heart failure : a challenge for healthcare systems

    L’auteur déclare avoir reçu des honoraires pour présentations orales, activités de conseil, membre du Comité exécutif d’essais cliniques de : Servier, Bristol Myers Squibb, Glaxo Smith Kline, Nile Therapeutics, Johnson et Johnson Astra Zeneca, Menarini, Sanofi Aventis, au cours des trois derniers mois.

    L’insuffisance cardiaque représente un fléau du fait de sa forte prévalence, des handicaps générés et de la lourde mortalité qui y est associée. De plus, cette pathologie se caractérise par des hospitalisations prolongées et répétées. Des progrès thérapeutiques majeurs ont été accomplis avec l’introduction de médicaments neuro-modulateurs incluant inhibiteurs de l’enzyme de conversion, bêtabloquants, antagonistes des récepteurs de l’angiotensine, antagonistes des récepteurs de l’aldostérone, et plus récemment avec l’ivabradine, agent bradycardisant pour le traitement de l’insuffisance cardiaque aiguë. En revanche, le traitement de l’insuffisance cardiaque aiguë et de l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée n’a pas progressé. De nouvelles voies thérapeutiques, tant pharmacologiques que non pharmacologiques, sont actuellement à l’étude afin de mieux lutter contre cette pathologie et d’améliorer la morbi-mortalité ou la qualité de vie.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Folates et programmation fœtale : rôle des mécanismes nutrigénomiques et épigénomiques

    Folates and fetal programming: role of epigenetics and epigenomics

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les folates jouent un rôle crucial dans la nutrition et dans les mécanismes épigénomiques en contribuant respectivement à la synthèse et l’échange de groupements monocarbones nécessaires à la synthèse ou la méthylation de l’ADN et de l’ARN et à la méthylation de transrégulateurs de l’expression génique. Les mécanismes épigénétiques liés aux folates sont illustrés par leurs effets sur la méthylation de l’ADN, le phénotype héréditaire des souris agouti, l’expression modifiée des gènes soumis à empreinte parentale tels que Igf2/H19 et l’influence synergique de facteurs environnementaux tels que la mycotoxine FB1 sur l’assemblage de l’hétérochromatine. La carence en donneurs de méthyles, et notamment en folates et vitamine B12, augmente le risque de malformations congénitales et produit des manifestations viscérales de la programmation fœtale, avec l’accumulation de lipides dans le foie et le coeur par dérégulation de la balance méthylation/acétylation de PGC1-α et une diminution de la déacétylase SIRT1. Elle conduit à la persistance des troubles cognitifs à travers l’altération plasticité et l’atrophie de l’hippocampe. Décrypter ces mécanismes aidera à comprendre les discordances entre les modèles expérimentaux et des études de population sur la supplémentation en folates.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Genèse de l’allergie alimentaire du nourrisson : possibilité d’une prophylaxie partielle

    Genesis of food allergy in infancy

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    La genèse de l’allergie alimentaire prend origine dans la polarisation Th2 du foetus. Chez le nourrisson atopique la balance vers une prédominance Th1 dans les premiers mois est défaillante. Les facteurs critiques orientant vers l’allergie alimentaire sont multiples.
    L’influence de la génétique connue par les études d’agrégation familiale indique le rôle de gènes candidats, de leurs polymorphismes et de leurs interactions avec l’environnement, concourant à la programmation foetale. Les modifications épigénétiques, héritables, adaptent rapidement l’organisme aux modifications environnementales et expliquent l’augmentation récente des allergies alimentaires et autres maladies atopiques. L’environnement atmosphérique comme la nutrition de la femme enceinte comportent des facteurs de risque. Chez le nourrisson, les conditions de naissance, des particularités du microbiote intestinal, l’âge de la diversification alimentaire, les expositions aux allergènes et polluants par ingestion, contact, inhalation contribuent à la prévalence de l’allergie alimentaire. Une prophylaxie partielle devient possible, nécessitant une information détaillée des familles à risque atopique pour leur descendance.
    Lire la suite >
  • Discours

    Attribution du titre de Membre honoris causa de l’Académie nationale de médecine au Professeur Jules Hoffmann

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Immunisation par les chimiothérapies anticancéreuses : le point en 2012

    Antitumoral immunization during cancer chemotherapy

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Le mécanisme d’action supposé de la plupart des traitements anticancéreux résulte d’une
    action cytotoxique directe sur les cellules tumorales. Dans un numéro de 2008 du Bulletin de l’Académie nationale de médecine, nous proposions une théorie alternative ou complémentaire fondée sur nos résultats expérimentaux selon laquelle le système immunitaire contribuerait à l’efficacité de certaines chimiothérapies et radiothérapies antitumorales. Notre travail a montré certains des mécanismes moléculaires de l’immunogénicité de la mort cellulaire induite par les agents thérapeutiques classiques. Ainsi, les signaux échangés entre la tumeur mourante et le système immunitaire conduiraient-ils à l’activation des lymphocytes T par les cellules dendritiques (CD). Nous avons décrypté l’importance du stress du réticulum endoplasmique qui permet la relocalisation de la calréticuline à la membrane plasmique de la cellule tumorale, contribuant ainsi à la phagocytose des corps apoptotiques par les CD. Nous rapportons ici qu’un second stress prémortem, l’autophagie, doit être déclenché pour permettre l’émission de l’ATP dans le milieu extracellulaire, générateur du recrutement des cellules présentatrices d’antigènes et de l’activation de l’inflammasome des CD pour la sécrétion d’IL-1β et la polarisation des lymphocytes T effecteurs. L’architecture de la tumeur se modifie après chimiothérapie efficace, permettant l’accumulation intratumorale séquentielle d’acteurs de l’immunité innée et acquise qui agiront de concert pour l’élimination des cellules tumorales. Ces résultats permettent de générer de nouveaux facteurs prédictifs de réponse aux anthracyclines et de nouvelles stratégies d’immunochimiothérapie
    Lire la suite >
  • Rapport

    Les nuisances sonores de voisinage dans l’habitat – analyse et maîtrise

    Home noise pollution due to neighborhood activities Analysis and control

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Si les nuisances sonores de voisinage dans l’habitat sont bien connues, leurs répercussions sur la santé s’avèrent souvent sous-estimées par l’opinion publique. Reflet de la société, les nuisances de voisinage ne peuvent être maîtrisées par la seule réglementation. Les maires jouent maintenant un rôle majeur dans cette maîtrise en recourant avant tout à l’éducation, à l’information et à la médiation tout en utilisant la réglementation à bon escient.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La biologie moderne, l’imagerie et la médecine légale : apports et limites dans l’étude des ossements

    Modern biology, imagery and forensic medicine : contributions and limitations in examination of skeletal remains

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt avec le contenu de cet article

    Le médecin légiste est souvent sollicité lors de la découverte d’ossements. De nombreuses
    informations peuvent en être tirées par une observation minutieuse qui permettra dans bien des cas d’affirmer leur origine humaine, d’apporter des éléments d’identification et, avec moins de certitude, de déterminer leur ancienneté. Les nouvelles techniques d’imagerie tri-dimensionnelle peuvent apporter des renseignements complémentaires en termes d’ostéométrie et de reconstruction faciale, alors que les techniques d’ostéochimie, en particulier l’étude des isotopes du carbone et de l’azote, stables ou radioactifs, renseigneront respectivement sur le régime alimentaire des défunts et sur l’ancienneté des ossements. Les analyses génétiques sur ADN ancien, en plein essor, servent à l’identification des ossements. L’ensemble des techniques modernes d’anthropologie, bien que peu réalisées dans un contexte judiciaire, sont néanmoins disponibles pour les cas les plus complexes.
    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les empreintes génétique en pratique judiciaire

    Legal implication of DNA profiling

    L’auteur déclare diriger le Laboratoire d’Hématologie Médico Légale qui effectue ce travail d’analyses des scellés judiciaires à la demande des Magistrats ou des Officiers de Police Judiciaire.

    Au cours de ces dernières années, les analyses ADN utilisées par la justice ont connu de nombreux développements : réduction du nombre des cellules nécessaires à l’analyse, méthodes d’extraction et de purification plus efficaces, méthodes de génotypage plus rapides. Ces analyses permettent aujourd’hui d’identifier rapidement un corps, une tache de sang, de sperme, de cellules épithéliales par comparaison avec des résultats issus d’une famille. Ces analyses sont effectuées uniquement dans le cadre d’une mission judiciaire.
    Lire la suite >
  • Rapport

    La lutte contre le dopage : un enjeu de santé publique

    The flight against doping : a public health challenge

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt avec le contenu de ce rapport

    Dans son rapport, l’Académie nationale de médecine identifie le dopage comme une tricherie qui est non seulement contraire à l’esprit du sport mais présente aussi des risques pour la santé des sportifs. L’existence du Code mondial anti-dopage (le « Code ») élaboré en 2003 et revu en 2009 constitue une démarche pertinente et harmonisée. L’Agence mondiale anti-dopage (AMA), créée en 2000, veille à la bonne application des règles du Code et coordonne la lutte contre le dopage en collaboration avec le Comité international olympique (CIO), les Fédération sportives internationales et nationales, les organisations nationales anti-dopage (en France l’AFLD). Le dopage sportif représente un réel problème de santé publique : de nombreuses études réalisées dans le monde montrent que 3 à 5 %des adolescents qui suivent un entraînement quotidien ont été déjà confrontés au dopage. Ce chiffre est certainement plus élevé chez les adultes.Malheureusement, la lutte contre le dopage se heurte à de nombreuses difficultés d’ordre scientifique, réglementaire et sociologique.
    Lire la suite >
  • Communiqué

    Diabète et précarité

    Diabetes and social deprivation

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de cet article

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Sur l’évolution actuelle du fonctionnement des hôpitaux publics

    Lire la suite >
  • Éloge

    Éloge de Pierre Juillet (1922-2009)

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Réflexions sur 2 000 transplantations cardiaques, expérience de La Pitié

    Analysis of 2 000 heart transplant, procedures at La Pitié hospital

    Depuis la première transplantation cardiaque, le 27 avril 1968, à la Pitié, 1 918 transplantions cardiaques ont été effectuées. Nous avons analysé les évolutions survenues durant plus de 40 ans en quatre périodes chronologiques : le groupe initial (53 patients), de 1968 à 1981, avec le traitement immunosuppresseur des débuts, la phase d’expansion (839 patients), de 1982 à 1992, correspondant à l’avènement de la ciclosporine, la phase de stabilisation (522 patients), de 1993 à 2003, en insistant sur la phase la plus récente de renouveau (504 patients), de 2004 à 2010. Cette période est fortement influencée par la création des super urgences nationales, l’utilisation de donneurs âgés, de greffons limites. En parallèle, la prise en charge des malades hyper immunisés est devenue une réalité ainsi que la large utilisation de l’ECMO tant en pré qu’en post transplantation. En parallèle, le manque de greffons incite à utiliser de plus en plus largement l’assistance circulatoire lourde en attente de transplantation, ce d’autant que le retour à domicile est possible.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Cardiomyopathie hypertrophique : aspects actuels et nouveautés

    Hypertrophic cardiomyopathy : current aspects and new developments

    La cardiomyopathie hypertrophique est une maladie myocardique caractérisée par une hypertrophie ventriculaire gauche sans cause apparente (c’est-à-dire en l’absence d’une hypertension artérielle sévère, d’une sténose valvulaire aortique…) Le diagnostic clinique repose sur l’imagerie cardiaque, habituellement l’échographie et de plus en plus la résonance magnétique nucléaire. La cardiomyopathie hypertrophique est la cause la plus fréquente de mort subite chez les jeunes, particulièrement lors des compétitions athlétiques. La majorité des patients reste asymptomatique durant la vie mais d’autres développent des signes d’insuffisance cardiaque, une fibrillation auriculaire et des accidents vasculaires cérébraux. C’est la maladie cardiovasculaire génétique la plus fréquente (à transmission autosomique dominante) avec une pénétrance et une expression variables, causée par des mutations des gènes codant les protéines sarcomériques cardiaques. Les conseils génétiques et la stratification du risque sont indispensables chez tous les patients. Le traitement médical avec les bêtabloqueurs ou le vérapamil améliore les symptômes mais ne modifie pas la progression de la maladie. Les patients ayant une obstruction systolique et des symptômes sévères ne répondant pas au traitement médical sont candidats à l’alcoolisation septale ou à la myectomie chirurgicale. L’approche actuelle est focalisée sur la prévention de la mort subite par le défibrillateur implantable indiqué chez les patients à haut risque.

    Lire la suite >
  • Communiqué

    La prescription des médicaments chez la personne âgée

    Drug prescription to elderly patients

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Inégalités de santé, inégalités de soins dans les territoires français

    Territorial and social healthcare inequalities in France

    Au cours de l’histoire, l’approche territoriale des questions de santé a occupé une place importante. Souvent conduite par les médecins eux-mêmes sous la forme d’observations, cette approche s’est progressivement effacée au cours du xx e siècle en raison du progrès clinique et en dépit de la poursuite de travaux de recherche. Pourtant, les inégalités territoriales de santé se sont maintenues et récemment approfondies en relation avec la crise sociale et économique. Cette situation est d’autant plus sensible en France, que l’égalité de traitement est la règle sur laquelle repose l’organisation du système de santé. La distance est un facteur important de renoncement aux soins. La concentration de la population dans les grandes aires urbaines et péri-urbaines implique d’apporter des solutions à la prise en charge de ceux qui en demeurent éloignés, géographiquement ou socialement. Le système de santé a pour justification d’aider ainsi la médecine à mieux s’exercer au profit de tous et d’abord de ceux qui en ont le plus besoin.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Diabète et précarité : enquête en Languedoc

    Diabetes and social deprivation

    Objectifs de l’enquête : — Préciser, au sein d’une population majoritairement précaire, la prévalence des diabètes déclarés, découverts et des hyperglycémies intermédiaires. — Analyser les divers aspects de la vie socio économique et alimentaire en fonction du degré de précarité évalué par le score EPICES. — Déterminer les conséquences de la précarité et de ses composantes socio économiques et alimentaires sur le dépistage du diabète, sur l’équilibre glycémique, le suivi, la prise en charge, le vécu de la maladie dans une population diabétique de type 2 (DT2). — Evaluer le bénéfice apporté par un réseau de soins en fonction du degré de précarité . Méthodologie : le degré de précarité a été évalué par le score EPICES (cinq paliers : Q1/Q3 non ou peu précaires, Q4 précaires, Q5 très précaires). Une série de paramètres ont été recueillis par l’examen clinique et par questionnement direct en ambulatoire chez 1686 sujets. Sur l’ensemble des sujets recrutés, ont été calculés ou mesurés le pourcentage de diabètes déclarés et découverts, d’hyperglycémies intermédiaires, d’anté- cédents de diabète gestationnel, de fumeurs, la tension artérielle (TA), l’indice de masse corporelle (IMC), le tour de taille (TT). Ces valeurs ont été comparées en fonction du degré de précarité. Les données socio économiques et alimentaires ont été recueillies chez 564 sujets représentatifs de la population générale (diabétiques déclarés ou découverts, hyperglycémies intermédiaires, témoins normo-glycémiques). Les valeurs des divers paramètres socio économiques et alimentaires ont été comparées entre sujets non ou peu précaires et précaires. Dans la population des diabétiques déclarés (n = 163), de nombreuses données caractérisant le diabète ont été comparées entre précaires et non ou peu précaires. Les diabétiques du réseau de soins AUDIAB de Narbonne (n = 126) ont été comparés aux diabétiques hors réseau (n = 163) prenant en compte l’ensemble des sujets, puis, sélectivement les précaires et peu ou non précaires. L’exploitation statistique des données a recouru aux tests paramétriques usuels avec ajustement sur les facteurs de confusion et à une analyse multivariée lorsque cela était nécessaire. Résultats : 1 686 personnes diabétiques ou non ont été recrutées à Montpellier (1 648 dossiers exploitables) et 154 à Narbonne toutes diabétiques. Les sujets les plus précaires de la population montpelliéraine sont plus jeunes, majoritairement célibataires, de sexe masculin, fumeurs, avec un IMC supérieur à celui des non précaires. 163 sujets (8,1 %) ont déclaré être diabétiques. Avant 65 ans, le pourcentage de diabètes connus est plus élevé chez les précaires que chez les non ou peu précaires (6,9 % vs 4,4 %). Il en est de même pour les hyperglycé- mies intermédiaires (22,8 % chez les précaires avant 65 ans vs 19,5 % chez les non ou peu précaires), ces deux résultats s’inversant après 65 ans. Le pourcentage de diabètes découverts n’est pas différent entre précaires et non ou peu précaires. L’enquête socio économique et alimentaire confirme que la population la plus précaire est plus jeune, masculine, célibataire, avec un fort taux de tabagisme et un niveau d’instruction secondaire et universitaire supérieur à celui des non précaires plus âgés. Leur IMC et TT sont plus importants. Le groupe le plus précaire présente d’importantes différences avec le groupe des non ou peu précaires : fréquence des affections dentaires, difficultés socio économiques, alimentation carencée en poisson, viande, légumes verts, fruits, laitages et fromages et une surconsommation de féculents et de sodas sucrés, recours à l’aide alimentaire. Les conséquences de la précarité sur le diabète ont été étudiées chez 161 sujets DT2. Les diabétiques précaires comparés aux non ou peu précaires sont plus jeunes, plus souvent célibataires, de sexe masculin, fumeurs et avec un niveau d’instruction secondaire et universitaire plus élevé. Leur diabète a été plus rarement découvert par dépistage systématique, il est moins bien équilibré avec plus d’hypoglycémies, de comas et une HbA1c plus élevée. Ils présentent plus de problèmes podologiques et dentaires. Ils sont plus souvent sans régime ni traitement et sont moins souvent sous insuline. Ils consultent moins fréquemment le généraliste, le cardiologue, le dentiste et respectent moins souvent le contrôle biologique biannuel. Ils sont demandeurs d’éducation. Leurs conditions de vie socio économiques et alimentaires sont défavorables et le recours à l’aide alimentaire beaucoup plus fréquent que chez les non ou peu précaires avec des difficultés pour se déplacer. Les repas sont irréguliers et le grignotage fréquent. Le ressenti de leur maladie et leurs conditions de vie sont défavorables avec un important pourcentage d’états anxio-dépressifs à l’origine desquels la précarité joue un rôle déterminant sensibilisé par les hypoglycémies. La précarité et plusieurs de ses composants socio économiques contribuent à influencer défavorablement l’équilibre glycémique avec une relation démontrée entre le taux d’HbA1c et certains paramètres (étude multivariée).Le bénéfice apporté par un réseau de soins est probant quelque soit le degré de précarité.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Néphropathies chroniques et dialyse en Chine

    Chronic renal disease and dialysis in China

    En Chine, la prévalence des néphropathies chroniques (NC) est estimée à 10 %. Avec leurs complications cardio-vasculaires, elles sont devenues un problème majeur de santé publique. L’incidence des insuffisances rénales chroniques terminales est de l’ordre de 36 par million d’habitants. Le registre national de dialyse faisait état, en 2010, de 310 000 malades dialysés dont 11 000 pour la seule ville de Shanghai. L’âge moyen de ces malades y est de 56 ans et le sexe ratio H/F de 1,82. Une politique gouvernementale de prévention et de dépistage des NC se met en place.

    Lire la suite >
  • Information

    Le centre franco-chinois de formation à la médecine d’urgence et de catastrophe (CFCFMUC). Un exemple de coopération entre la France et la Chine

    The sino-french emergency and disaster medicine training center

    Durant les quatre années précédant les jeux olympiques (JO) de Pékin, une coopération inter-hospitalière entre Paris (Assistance Publique — Hôpitaux de Paris ; AP-HP) et Pékin (Bureau de la Santé), soutenue par un mécénat du groupe Total, a eu pour objectif l’amélioration des connaissances en médecine d’urgence de trente urgentistes chinois. Le succès de cette coopération incita à la rendre pérenne en créant en 2008 le Centre FrancoChinois de Formation à la Médecine d’Urgence et de Catastrophe de Pékin. Ce Centre, dont la vocation première est de dispenser des formations de haut niveau aux médecins urgentistes de la capitale, se dota en 2010 d’un simulateur médical de haute fidélité de dernière génération dont la méthode pédagogique s’impose désormais comme un moyen efficace de formation des équipes médicales. Le but de cet article est de montrer les résultats positifs, diplomatiques et pédagogiques, de cette expérience.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Introduction

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Histologie et biologie moléculaire des GIST

    Histology and molecular biology of GIST

    Les tumeurs stromales gastrointestinales (GIST) sont les sarcomes les plus fréquents, mais étaient très largement méconnus avant le début de ce millénaire. Elles dérivent de cellules interstitielles de Cajal, et se développent tout le long du tractus digestif. Elles sont caracté- risées par une expression très fréquente de KIT (CD117), et de DOG-1 découvert plus récemment par analyse du transcriptome. Des mutations activatrices des récepteurs de type tyrosine kinase KIT ou PDGFRA sont observées dans 85 % des GIST. Plus de centcinquante types de mutations différentes ont été décrites, et la majorité sont localisées sur l’exon 11 de KIT. La détection de ces mutations peut être utile pour confirmer le diagnostic et évaluer le pronostic. Les mutations sont également prédictives de la réponse au traitement. En effet la présence d’une duplication de l’exon 9 de KIT est une indication à un doublement de la posologie de l’imatinib dans les GIST métastatiques. De plus les GIST ayant une mutation de type p.D842V de PDGFRA sont résistantes à ce traitement. Cet article décrit les principales caractéristiques anatomo-cliniques des GIST, en insistant sur les importants apports de l’étude de ces tumeurs dans le domaine de la cancérologie.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Tumeurs stromales gastro-intestinales : caractéristiques cliniques et diagnostic

    Gastrointestinal stromal tumors : clinical features and diagnosis

    Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) sont des tumeurs rares, généralement sporadiques, localisées le plus souvent dans l’estomac ou le grêle. Le mode de révélation le plus fréquent est un saignement digestif. Dans 20 % des cas environ leur découverte est fortuite. Pour les GIST de diamètre limité, l’endoscopie, et l’écho-endoscopie quand elle est possible, sont généralement les examens permettant d’évoquer le diagnostic. En cas de GIST volumineuse, le diagnostic est généralement évoqué sur le scanner du fait des particularités radiologiques des GIST. Une cytoponction est possible pour affirmer le diagnostic de GIST, mais doit être discutée au cas par cas en fonction du contexte clinique.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Actualisation des indications chirurgicales des tumeurs stromales gastrointestinales

    New surgical approaches to localized and advanced gastrointestinal stromal tumors (GIST)

    La prise en charge des tumeurs stromales gastro-intestinales (GISTs) a été complètement modifiée par l’introduction de l’Imatinib qui a transformé l’évolution des formes métastatiques. Les indications et les règles chirurgicales des formes primitives localisées ne sont que peu modifiées, récemment nuancées en fonction de la topographie tumorale. Dans ces présentations localisées, trois études randomisées ont été effectuées évaluant le bénéfice potentiel d’un traitement adjuvant par Imatinib. Deux ont été publiées avec des résultats positifs en faveur du traitement adjuvant des hauts risques : l’étude ACOSOG Z9001, qui montre un bénéfice sur la survie sans progression avec un an d’Imatinib adjuvant, et plus récemment l’étude germano-scandinave (AIO-SSG) qui montre à la fois un bénéfice sur la survie sans progression et sur la survie globale pour les patients qui on reçu trois ans d’Imatinib en adjuvant. À l’opposé de ces formes primitives localisées, les formes cliniques situées aux extrêmes évolutifs de cette pathologie posent des problèmes thérapeutiques nouveaux et croissants sur le plan des indications chirurgicales. D’une part les toutes petites lésions de découverte fortuite, et d’autre part les métastases hépatiques ou péritonéales traitées par les anti-tyrosines kinases de toutes générations.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le traitement médical des GIST : du palliatif au curatif

    Medical therapy of GIST : from palliative to curative treatment

    Depuis la découverte de l’efficacité remarquable de l’Imatinib dans les GIST métastatiques à la fin du dernier millénaire, des dizaines d’études ont fait avancer nos connaissances sur la prise en charge de cette pathologie. Grâce à cet inhibiteur de tyrosine kinases, des progrès considérables ont été accomplis en une douzaine d’années, que ce soit dans la définition et la classification de ces tumeurs, dans la compréhension de leurs mécanismes moléculaires et dans la prise en charge thérapeutique des patients atteints de cette néoplasie rare. Le traitement des GIST constitue désormais en 2012 un modèle de thérapie ciblée en Oncologie. Plus de 90 % des patients traités par Imatinib en situation de rechute bénéficient de cette thérapie ciblée en première ligne de traitement et leur médiane de survie est de 60 mois (18 mois avant l’ère de l’Imatinib). Cette révolution thérapeutique a transformé le devenir des patients métastatiques. Elle a conduit à reconsidérer les attitudes médicales et chirurgicales et la durée de la prise en charge de ces patients qui pour la majorité d’entre eux vivent normalement avec une maladie résiduelle dormante. L’Imatinib ne doit pas être interrompu et poursuivi jusqu’à progression ou intolérance. Les premières études publiées en situation adjuvante montrent que l’administration de l’Imatinib pendant un an après l’exérèse des GIST localisées réduit de 70 % le taux de récidive chez les patients présentant un risque significatif de rechute. Administré pendant trois années consécutives l’Imatinib a même un impact significatif sur la survie des patients traités. Malgré ces résultats, la durée optimale de l’Imatinib en situation adjuvante reste encore à définir puisque les patients rechutant après l’arrêt de ce dernier gardent une sensibilité remarquable de l’Imatinib lors de sa réintroduction. A coté de l’Imatinib et du sunitinib qui a également démontré son efficacité en situation métastatique, plusieurs autres inhibiteurs de tyrosine kinases sont en cours de développement. Le couplage de ces derniers avec le profil moléculaire des différents GIST sont des pistes prometteuses pour l’avenir. Les avancées successives observées dans les GIST ont ouvert des perspectives considérables dans d’autres pathologies tumorales.

    Lire la suite >
  • Rapport

    Prise en charge pré-hospitalière des urgences vitales de l’adulte en pratique civile

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de ce rapport.

    Lire la suite >
  • Rapport

    Statut vitaminique, rôle extra osseux et besoins quotidiens en vitamine D

    Vitamin D : status, daily requirements and role in extraosseous processes

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le
    contenu de cet article

    Lire la suite >
  • Éloge

    Éloge de Hubert Bouissou (1920-2011)

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Présentation

    Lire la suite >
  • Rapport

    12-05 Prise en charge pré-hospitalière des urgences vitales de l’adulte en pratique civile

    Pre-hospital management of adults with life-threatening emergencies

    Les situations qui mettent en jeu dans l’immédiat, à court terme, la vie des patients sont régies en France par l’organisation du ‘‘ Secours à personne ’’ et celle de l’aide médicale urgente. Succès indéniable, cette prise en charge pré-hospitalière de l’urgence vitale repose sur un trépied spécifique : point de recueil unique des appels, régulation médicale et médicalisation précoce sur place. Sont décrits les multiples acteurs qui interviennent et le parcours de la personne en détresse. En matière d’urgence vitale, le patient doit être amené directement, le plus rapidement possible dans la structure hospitalière de référence dévolue à la pathologie qu’il présente. Cette ‘‘ filière du suraigu ’’ concerne l’urgence traumatologique (polytraumatologie et/ou l’hémorragie non contrôlée, les traumatismes de la moelle épinière), les hémorragies de la délivrance, les urgences médicales vitales telles les cardiopathies ischémiques, l’arrêt cardiaque — la ‘‘ mort subite ’’, l’isché- mie cérébrale aiguë et sa conséquence l’infarctus cérébral, certaines situations de détresse respiratoire aiguë (accident anaphylactique sévère, inhalation de corps étrangers, électrocution, asphyxie par noyade, overdose chez les toxicomanes, certaines intoxications) et les pathologies relevant en première intention de l’oxygénothérapie hyperbare (accident de plongée sous-marine, intoxications aigues au monoxyde de carbone ou par fumée d’incendie). L’identification des dysfonctionnements à l’origine de retard, voire de manquement dans la prise en charge des situations d’urgence concerne un retard dans la prise en charge initiale, une médicalisation inadaptée, une mauvaise orientation hospitalière. Ils renvoient à la question de l’égalité des chances pour tous, compte tenu de la diversité du territoire national au plan de la géographie et de la répartition de la population. Les objectifs à atteindre pour améliorer l’efficacité du système sont définis tels : l’amélioration des coordinations fonctionnelles, la mise en place d’un maillage territorial des structures d’urgence, la réduction des inégalités d’accès aux soins d’urgence, le développement des actions de formation aux premiers secours pour le plus grand nombre. Dix propositions ont été retenues par l’Académie nationale de médecine, en termes d’organisation et de moyens.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Mise en condition de survie des blessés en opération extérieure : procédure et expérience à partir du terrain afghan

    Conditions for the survival of combat casualties in overseas operations : procedure and experience from the Afghan out-of-hospital theater

    Les conflits récents ont amené le service de santé des armées français à préciser la mise en condition de survie des blessés de guerre en opération extérieure. La majorité d’entre eux est victime de blessures par explosion et un contrôle précoce de l’hémorragie est le moyen principal d’améliorer la survie. Une procédure appelée « Sauvetage au Combat » est enseignée pour la mise en condition de survie de ces blessés. Elle est appliquée depuis quelques années sur le terrain afghan.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Urgences primaires : prise en charge des urgences vasculaires cérébrales ischémiques

    Primary emergencies : management of acute ischemic stroke

    La démarche diagnostique en urgence face à un accident vasculaire cérébral (AVC) consiste à : — identifier l’AVC sur les notions de déficit neurologique focal brutal et d’emblée maximal fournies par l’interrogatoire et l’examen clinique ; — en préciser la nature isché- mique ou hémorragique par l’IRM ou le scanner ; — en préciser le mode évolutif par l’interrogatoire et l’examen clinique ; et — en déterminer la cause. Dans tous les AVC (ischémiques ou hémorragiques) la thérapeutique repose sur : — des mesures générales (traiter une urgence vitale, assurer le maintien des paramètres physiologiques sauf la pression artérielle, et prévenir les complications), — l’admission en unité neurovasculaire, — et plus rarement la chirurgie décompressive dans certaines hypertensions intracrâniennes. En outre, quand il s’agit d’une ischémie, d’autres thérapeutiques peuvent être indiquées : le rt-PA chez les patients admis dans les 4 à 5 heures en l’absence de contre indication, ou l’administration immédiate d’aspirine (160 à 300 mg) chez ceux qui ne sont pas éligibles pour le rt-PA, y compris en présence d’une fibrillation auriculaire. Ces mesures sont urgentes et nécessitent donc une filière d’admission optimale organisée par le centre 15.

     

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Au-delà du cœur, une sensibilisation nécessaire du public aux urgences vitales

    Beyond the heart : towards greater public awareness of life-threatening emergencies

    Plus que toute autre circonstance, les urgences vitales nécessitent une prise en charge rapide et appropriée. L’implication du public est bien souvent un déterminant essentiel du pronostic. En effet, la victime, elle-même, son entourage, ou un simple témoin spectateur fortuit, s’il a la bonne réaction peut potentialiser l’intervention des Services d’Urgences. La mort subite de l’adulte est l’un des domaines où l’implication du public a été mise le plus en exergue. En partant de cet exemple, l’objectif de cet article est d’analyser la possibilité d’extension de cette implication à d’autres urgences vitales et de décrire les effets qu’ils induisent dans le domaine de la santé publique et même de la société.

    Lire la suite >