Articles du bulletin

Depuis 2019 le Bulletin est édité en collaboration avec Elsevier-Masson. Les rapports de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. L'accès aux autres textes peut être obtenu sur le site Em-Consulte. Pour soumettre un article, merci de consulter nos instructions aux auteurs.



3091 résultats

  • Communication scientifique

    Place de la formation et de l’information dans le système de soins L’exemple de la borréliose de Lyme

    Place of training and information in the healthcare system The example of Lyme borreliosis

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La formation et l’information représentent deux exemples des différentes facettes qui font partie du système de soins. Elles s’adressent, l’une aux professionnels de santé, l’autre au grand public et sont d’autant plus importantes qu’elles concernent des sujets sensibles, souvent mal compris ou qui font malheureusement l’objet d’informations incomplètes ou erronées. Parmi les exemples les plus récents, il faut rappeler la vaccination ou la borréliose de Lyme. Afin d’illustrer l’importance de la diffusion de messages scientifiquement validés et médicalement clairs, nous proposons de développer les points essentiels et sensibles accompagnant la borréliose de Lyme.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le cancer, les espoirs et les dangers d’un mouvement rapide vers un modèle où le poids de la génétique constitutionnelle va en augmentant

    Genomic medicine in oncology, Hopes, limits and pitfalls

    François Eisinger liens avec Sanofi Aventis France, MSD France et Celgene, BMS. Ex-consultant pour Roche. Consultant pour Génome Québec.

    La mise à disposition des outils permettant la réalisation d’analyses génétiques fiables sur un grand nombre de gènes est souvent présentée comme une nouvelle révolution. En prenant l’exemple de la cancérologie, on peut anticiper des progrès plus moins importants dans le domaine de la prévention et du dépistage ou du traitement. Néanmoins les caractéristiques particulières de la génétique font qu’avec les espoirs d’optimisation des interventions viennent des craintes qu’il convient d’analyser.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Remplacement de la valve aortique par voie percutanée : les voies d’abord

    Percutaneous aortic valve replacement: various approaches

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le rétrécissement aortique calcifié (RAC) est la plus fréquente des valvulopathies au sein des pays industrialisés. Il atteint approximativement 2% de la population entre 70 et 80 ans, et 3 à 9 % après 80 ans. Le remplacement valvulaire aortique par voie percutanée est devenu la technique la plus utilisée dans le traitement de cette pathologie. La voie d’abord fémorale est la plus utilisée en raison de sa simplicité et de son efficacité. Cependant, dans 10 à 15% des cas, des sténoses sur les voies artérielles ilio-fémorales ne permettent pas l’utilisation de cette voie. Des voies alternatives ont été développées. La voie transapicale qui consiste à aborder chirurgicalement la pointe du cœur pour implanter de façon rétrograde la valve a été la première voie alternative. Elle a été largement abandonnée en raison de son taux élevé de complications. Les voies transaortique et sousclavière sont peu utilisées en raison de leur complexité. La voie carotidienne a été développée en France. La carotide primitive est abordée chirurgicalement ce qui permet la mise en place d’un désilet dans l’artère et le passage de la valve sur son système de largage. La valve est positionnée sous fluoroscopie. Les résultats préliminaires de cette technique sont encourageants ; elle permet un lever et une sortie précoces. Le développement de cette voie contribuera dans l’avenir à l’expansion des indications du remplacement valvulaire aortique par voie percutanée.

    Lire la suite >
  • Présentation ouvrage

    Le mal du dehors. L’influence de l’environnement sur la santé par Rémy Slama. Éditions Quae, 2017. Présentation par Philippe BOUCHARD

    Lire la suite >
  • Rapport

    Rapport 18-06. La demande d’une nouvelle orientation (rhumatologie) par l’établissement thermal de vals-les-bains

    Les rapporteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    Lire la suite >
  • Information

    Experts, expertises, et liens d’intérêt en médecine

    Experts, expertises, and conflict of interest

    M. Huguier, JP. Tillement, G. Milhaud n’ont pas de conflit d’intérêt avec le contenu de cette information. D. Houssin est membre du conseil d’administration de l’Autorité européenne de sécurité sanitaire.

    Un conflit d’intérêt a été défini comme une situation d’interférence entre une mission de service public et l’intérêt privé d’une personne qui concourt à l’exercice de cette mission. Initialement, la réflexion sur le sujet a surtout été orientée vers la sécurité sanitaire et l’indépendance de l’évaluation des risques et de leur gestion. La qualité d’expert est étroitement liée à l’expérience, aboutissant à l’assimilation des qualifications de spécialiste et d’expert. Il est alors presque inéluctable que l’expert médical ait eu ou ait un lien d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques et les fabricants  de dispositifs médicaux. Paradoxalement, alors que les exigences sur les liens d’intérêts des experts sont de plus en plus prégnantes, depuis quelques années le populisme scientifique et la suspicion généralisée vis-à-vis de toute décision ont abouti à contester les expertises. Les conflits d’intérêt ont été définis de façons de plus en plus pertinentes et précises qui ont entrainé une grande complexité des procédures et l’élimination inutile de candidats utiles. La collégialité de l’expertise minimise les risques que l’expertise soit entachée, mais expose à des influences prédominantes. L’indépendance de jugement et l’objectivité des experts peuvent et doivent être contrôlables et contrôlées par l’expertise méthodologique à partir de données factuelles et de leurs niveaux de preuve. De façon générale, c’est à l’organisme qui sollicite les experts de se garder des marges de manœuvre suffisantes pour déterminer des règles de comportement qui leur paraissaient adaptées aux questions particulières qui se posent. Le rôle d’expertise des Académies par l’indépendance de ses membres, leur pluridisciplinarité, leur déclaration de liens d’intérêt pourraient aujourd’hui en faire des instances privilégiées d’expertise.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    DocaMED : Application numérique d’enseignement et de documentation sur les médicaments et leurs indications thérapeutiques

    DocaMED: Numeric application for teaching and documentation on medicines and their therapeutic indications

    P. Lechat déclare être co-fondateur de la société DocaMED.

    DocaMED est une application numérique de documentation et d’enseignement sur les médicaments et leurs indications thérapeutiques. Pour chaque indication thérapeutique, les médicaments ayant l’autorisation de mise sur le marché dans l’indication et commercialisés en France sont présentés selon la classification anatomique-thérapeutique-chimique (ATC) de l’OMS. La fiche de chaque médicament donne accès à son résumé des caractéristiques du produit (RCP), à la notice d’information aux patients, à l’avis de la commission de transparence, aux conditions de prescription et délivrance ainsi qu’à leur prix et niveau de remboursement par l’assurance maladie. Pour chaque indication thérapeutique sont fournies des ressources documentaires incluant les autorisations temporaires d’utilisation (ATU), les recommandations thérapeutiques, les revues Cochrane, les propriétés pharmacologiques et les ruptures d’approvisionnement des médicaments concernés. La base DocaMED, indépendante vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique, est mise à jour chaque semaine en lien avec les données produites et validées par les autorités de santé et accessibles sur les sites web de la base de données publique sur les médicaments, de l’agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM), de la haute autorité de santé (HAS) et de l’agence européenne du médicament.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Syndrome catatonique de l’enfant et de l’adolescent: une pathologie rare fréquemment associée à une cause organique

    Catatonic syndrome in child and adolescent: a rare condition with frequent underlying organic condition

    Le syndrome catatonique est un syndrome psychomoteur rare chez l’enfant et l’adolescent. Bien que sa présentation soit proche de celle de l’adulte, certains symptômes sont importants chez l’enfant et l’adolescent (par exemple les signes de régression au plan du développement). Les pathologies psychiatriques associées sont les mêmes que celles retrouvées chez l’adulte. Néanmoins, on retrouve plus souvent une schizophrénie qu’un trouble de l’humeur, et on a souvent des antécédents de trouble du neurodéveloppement. La morbidité et la mortalité sont parmi les pires rencontrées en psychiatrie de l’enfant. Une pathologie organique sous-jacente est très fréquente (jusque 20 % des cas), et sa recherche doit être systématique car elle peut conduire à un traitement spécifique (par exemple traitements immunosuppresseurs en cas de maladie auto-immune). Les traitements symptomatiques (posologies élevées de benzodiazépines et electro-convulsivo-thérapie, ECT) sont aussi efficaces que chez l’adulte, mais doivent être mieux connus des cliniciens psychiatres d’enfant qui hésitent à les utiliser.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Place des substituts de l’os dans les pertes de substances osseuses

    What bone substitutes for what bone loss

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les pertes de substance osseuse, fréquentes en orthopédie et traumatologie, ont de multiples étiologies. Le chirurgien a de nombreuses possibilités pour les combler dont les substituts osseux. Il en existe plusieurs familles, la plupart d’origine synthétique. Le choix du mode de comblement se fait selon de nombreux critères parmi lesquels l’étiologie, l’état local, le volume à combler, l’âge du patient… Il dépend également des avantages et inconvénients du substitut selon la famille à laquelle il appartient. Les céramiques de phosphate de calcium représentent la principale famille de substitut osseux. Elles ont différentes formes et tailles (granulés, formes géométriques…) Leur principale propriété est la bioactivité qui permet des échanges avec les cellules, tissus et fluides environnants. Elles possèdent une macroporosité qui permet un envahissement cellulaire et osseux. Les ciments phosphocalciques ont l’avantage d’être injectables sous forme liquide, éventuellement en percutané. La prise et le durcissement se font in situ en quelques minutes. Les substituts à base de nanocristaux d’hydroxyapatite comportent des nanocristaux identiques à ceux de l’os et possèdent une bioactivité particulière. Ils sont injectables mais ne durcissent pas in situ. Les allogreffes ayant fait l’objet d’une sécurisation microbiologique évitent tout risque infectieux tout en conservant l’essentiel des propriétés de l’os spongieux. Elles sont maintenant plus utilisées que les allogreffes cryoconservées. Il appartient au chirurgien de bien connaître les propriétés, avantages et inconvénients de chacune des familles de substitut et de faire l’analyse de la perte osseuse avant de décider de son mode de comblement. Une série personnelle de 28 comblements osseux pour tumeur osseuse bénigne illustre cette mise au point.

    Lire la suite >
  • Présentation ouvrage

    Jacques Rouëssé. Le Bien-Aimé se meurt. Louis XV, le malade et ses médecins. Éditions Fiacre, 2018.

    Lire la suite >
  • Présentation ouvrage

    L’Homme glial : une révolution dans les sciences du cerveau par Yves Agid et Pierre Magistretti. Éditions Odile Jacob, 2018.

    Lire la suite >
  • Éloge

    Éloge de M. Christian CABROL (1925-2017)

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Pollution de l’air et baisse de la biodiversité : quels enjeux pour le patient allergique ?

    Air pollution and biodiversity loss: what are the concerns for the allergic patient?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Au cours des dernières décennies, la prévalence de l’asthme et des allergies a doublé. Cette élévation du nombre d’asthmatiques et d’allergiques est due à des causes environnementales ; les modifications génétiques nécessitant des périodes plus longues pour se produire. Les facteurs de risque environnementaux peuvent cependant agir sur les marques épigénétiques et ainsi bloquer la fonctionnalité des gènes, parfois même les rendre inopérants. La pollution atmosphérique et la perte de biodiversité sont parmi les facteurs environnementaux le plus souvent évoqués pour expliquer cette augmentation. Depuis une cinquantaine d’années la pollution atmosphérique de l’intérieur et de l’extérieur a augmenté notamment en raison de l’urbanisation. De plus en plus de données expérimentales et épidémiologiques de populations relient celles-ci non seulement à l’aggravation mais aussi au développement de l’asthme et des allergies. En même temps, on a assisté à une perte de biodiversité, ce qui peut affecter la capacité immunomodulatrice de l’intestin et des poumons, et ainsi faciliter le développement de la réponse allergique dans ces organes comme commencent à le montrer des données récentes. Des actions sont possibles pour lutter contre ces deux facteurs. Cependant, c’est par la prise en compte simultanée des différentes expositions par une approche exposomique au cours de la vie en vue de la mise en œuvre d’une prévention personnalisée que la progression des allergies pourra être arrêtée.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Nouveaux phénotypes et endotypes des maladies allergiques respiratoires

    New phenotypes and endotypes of allergy-related respiratory conditions

    L’hétérogénéité de l’asthme et des maladies allergiques dans l’enfance est caractérisée par de multiples phénotypes liés à des mécanismes physiopathologiques différents qui caractérisent les endotypes. Les sensibilisations allergéniques multiples et précoces sont associées à un risque plus élevé d’exacerbations d’asthme. Le risque de persistance de l’asthme à l’âge adulte est un phénotype d’asthme sévère notamment à début précoce avec co-morbiditées allergiques multiples et/ou avec mauvaise fonction respiratoire. A l’inverse, l’inflammation des voies respiratoires à neutrophile n’est pas fréquente chez les enfants souffrant d’asthme et n’est pas stable au cours du temps.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Allergologie aujourd’hui. Un livre blanc pour enseignement et pratiques

    Allergology today. A white paper for teaching and practising

    Les allergies respiratoires sévères sont une problématique majeure de santé publique. Quasiment inexistantes dans les années 80, les formes sévères se développent aujourd’hui de manière inquiétante. Trop souvent sous estimées et assimilées à des pathologies bénignes, elles ont pourtant des répercussions majeures d’un point de vue social et économique. Avec une exposition croissante de la population aux polluants environnementaux, cette problématique se pose avec d’autant plus d’insistance et nécessite la mise en œuvre d’un plan d’action national. Après la création en 2017 de la spécialité universitaire « Allergologie », il est maintenant temps de structurer l’offre, des soins primaires aux soins tertiaires. Le livre blanc rédigé par la Fédération Française d’Allergologie et soutenu par la Fédération Française de Pneumologie ambitionne de susciter une prise de conscience globale, tant de la part des pouvoirs publics et des professionnels de santé que du grand public, sur les conséquences d’une maladie trop souvent banalisée voire méconnue. Défendre l’accès des patients allergiques respiratoires sévères aux meilleurs soins est l’affaire de tous.

    Lire la suite >
  • Conférence invitée

    Bilan et perspectives de la réforme de l’État dans le secteur de la santé (1996-2018)

    Lire la suite >
  • Rapport

    Rapport 18-04. La place de la France dans les essais cliniques à promotion industrielle

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêts avec le sujet abordé.

    La place de la France dans la réalisation des essais cliniques à promotion industrielle recule depuis 10 ans. Les raisons en sont multiples : 1 /une diminution de l’offre thérapeutique française liée à un recul de l’industrie pharmaceutique française qui n’a pas pris à temps le virage des biotechnologies, à la difficulté des Biotechs à atteindre une taille critique et des Medtechs à créer des leaders de taille mondiale.2 / des lourdeurs administratives  entrainant un retard des réponses de l’ANSM et des CPP aux procédures d’essais cliniques. 3/ une capacité d’inclusion insuffisante dans les délais impartis.4 /une démotivation des investigateurs. A l’issue de ses auditions, le groupe de travail de l’Académie Nationale de Médecine formule des pistes de réflexion et  une série de propositions pour permettre à la France de retrouver son attractivité dans un domaine capital  de l’innovation médicale pour le bien des patients.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Editorial de la séance dédiée : « Résultats à long terme des grandes prothèses articulaires des membres »

    Les auteurs déclarent n'avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de cet article.

    Chaque année plusieurs centaines de milliers d’arthroplasties sont posées en France. Leur nombre a augmenté de 39 % en 10 ans (219 826 en 2006 versus 305 780 en 2017), soit environ 2 % de la population des plus de 50 ans. La durée de vie de ces implants articulaires a considérablement augmenté a moyen et long terme avec un taux de reprises avec nouvelle implantation de moins de 10 % en 10 ans (2006-2017). Les principales articulations intéressées sont en 2017 : la hanche (166 839), suivie du genou en forte augmentation (117 706), puis de l’épaule (18 225).

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les prothèses totales de hanche

    Total hip arthroplasties

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Chaque année, environ 140 000 patients subissent une arthroplastie totale de la hanche (THA). Ceci est considéré comme une intervention médicale sûre et efficace pour restaurer la fonctionnalité de la hanche et retrouver une mobilité indolore chez les patients souffrant d’arthrose. Le nombre de personnes opérées ou devant être réopérées devrait augmenter en raison du vieillissement de la population et de la diminution de l’âge moyen à la première opération. Les prothèses de hanche sont des produits d’ingénierie biomédicale innovants et de haute qualité. Alors qu’ils sont normalement conçus pour durer 20 ans ou plus, leur durée de vie peut être limitée par l’usure, ou d’autres complications. Le résultat clinique à long terme de la prothèse dépend de facteurs liés au type de prothèse, de l’état de santé du patient et de ses activités physiques postopératoires, et dépend également de l’expertise et de la pratique du chirurgien. Il est probable que le coût sociétal croissant des maladies musculo-squelettiques ne pourra être géré que par une technologie médicale améliorée mais aussi compte tenu de la demande croissante par des mesures adéquates qui devraient être prises pour réduire la demande de chirurgie de révision.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Résultats à long terme des prothèses du genou

    Long term results of total knee arthroplasties

    Les auteurs déclarent les conflits d’intérêt suivants : Mr Sébastien Lustig : consultant Amplitude, Groupe Lepine, Smith Nephew, Stryker, Medacta, Depuy Synthes ; Support institutionnel : Amplitude, Corin. Mme Cécile Batailler : Aucun. Mme Elvire Servien : consultante Corin ; Support institutionnel : Amplitude, Corin.

    Les données actuelles concernant les prothèses totales du genou retrouvent un nombre d’intervention en croissance continue. Ce chapitre présente les résultats actuels à long terme de cette intervention, aussi bien sur le plan de la survie des implants que sur l’aspect fonctionnel. L’influence du chirurgien, du patient et de la prothèse sur ces résultats sont évoqués, ainsi que les stratégies actuelles et futures pour essayer d’améliorer encore ces résultats.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les prothèses d’épaule : résultats à moyen et long terme

    Shoulder arthroplasties: mid and long term results

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt relation avec le contenu de cet article.

    La prothèse d’épaule est la troisième arthroplastie pratiquée derrière la prothèse totale de la hanche et du genou en chirurgie orthopédique et traumatologique. Deux types d’implant sont à notre disposition : la prothèse totale anatomique et la prothèse inversée. La prothèse totale anatomique reproduit au mieux l’anatomie de l’épaule et est utilisée pour traiter les affections dégénératives et certaines fractures. Les résultats obtenus sont bons à court et moyen termes (5 à 10 ans), avec un score fonctionnel de Constant d’environ 95 %. À long terme, au-delà de 15 ans, la situation se dégrade en raison principalement d’un descellement du composant glénoïdien. Les pistes suivies actuellement pour améliorer la survie de cette arthroplastie et l’amélioration des matériaux et du design de la glène prothétique et de la technique de pose par l’utilisation de la navigation, de la planification numérique ou encore des ancillaires de pose dédiés au patient. La prothèse inversée d’épaule est une invention française du professeur Paul Grammont qui a révolutionné le traitement des omarthroses excentrées par grande rupture de la coiffe des rotateurs, des fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus de la personne âgée. Néanmoins son taux de complication reste élevé, supérieur à 10 % et la survie de cet implant : Les résultats à long terme, à plus de 10 ans et plus restent bons, avec un score de Constant d’environ 70 % et un taux de survie de 95 % des prothèses inversées mises en place pour une omarthrose excentrée, de 88 % pour les séquelles de fracture et de 80 % dans les reprises. Les encoches du col de la scapula sont par contre très fréquentes (50 à 70 %) et menacent la tenue de l’implant glénoïdien (glénosphère) à très long terme. Les progrès sont attendus par l’aide informatique pour placer la métaglène en position optimale pour éviter ces encoches, en l’orientant et en le translatant vers le bas, en le latéralisant par greffe osseuse (bio-RSA) ou en utilisant des implants quasi sur mesure pour obtenir cette latéralisation mais aussi palier à une usure de la glène asymétrique ou à une perte de substance osseuse dans la chirurgie de reprise. Le but à atteindre est d’éloigner au maximum la prothèse humérale du col de la scapula.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Surveillance radiologique des grandes prothèses des membres

    Radiological monitoring of the major joint prostheses

    Les auteurs ne déclarent pas de lien d’intérêt.

    Les grandes prothèses des membres (épaule, hanche, genou) ont transformé la vie de millions de personnes. Comme tout assemblage de pièces mobiles, elles nécessitent un suivi. Quand leur fonctionnement est satisfaisant, un examen clinique et des radiographies simples à intervalle régulier suffisent. En cas de problème, les radiographies, malgré les renseignements nombreux et irremplaçables qu’elles fournissent, doivent être complétées par une imagerie en coupes. La présence de quantité importante de métal a longtemps constitué un obstacle majeur pour celles-ci. Depuis quelques années des progrès techniques en scanner (scanner biénergie, imagerie spectrale, algorithmes de réduction des artéfacts métalliques…) sont en train de changer profondément la donne. Cela est encore plus vrai en IRM, longtemps considérée comme impossible, compte tenu de l’intensité rédhibitoire des artéfacts. Des séquences anti-artéfacts métalliques efficaces de divers types sont actuellement disponibles, qui ouvrent la voie à une sémiologie nouvelle. Le but de ce travail est de faire le point, essentiellement sur ces nouvelles technologies et les nouveaux protocoles d’examen qui en découlent.

    Lire la suite >
  • Présentation ouvrage

    La médecine thermale — Données scientifiques par Patrice Queneau et Christian Roques. Éditions John Libbey Eurotext 2018.

    Lire la suite >
  • Chronique historique

    Les grands Académiciens lillois

    The great academicians of Lille

    L’organisation à Lille du 4 au 6 juin 2018 d‘une séance délocalisée de l’Académie nationale de médecine, pour la première fois de son histoire, est une occasion d’évoquer les grandes figures de la médecine lilloise, membres de l’Académie qui ont promu le renom de la faculté et apporté leur contribution aux travaux de l’Académie. Médecins et chirurgiens pour la plupart, pharmaciens, biologistes ou vétérinaires, ils ont eu un rayonnement particulier dans la formation, l’éveil de vocations, la création de fondations, organismes ou édifices hospitaliers ou universitaires. Ont été ici rassemblés sous le nom de « pastoriens » ceux dont l’action s’est inscrite dans la lignée de Louis Pasteur : son séjour lillois fut bref mais très déterminant. Il existe à Lille une tradition de très grands chirurgiens. D’autres académiciens ont été de grands médecins, dont la formation et l’action les ont rendus proches de leurs collègues parisiens, sans que soit reniée leur franche originalité.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le foetus et son environnement : rôle des professionnels pour préserver le capital santé des adultes de demain

    The first 1000 days of life: Role of healthcare providers to preserve the health capital of tomorrow’s adults

    Le « Capital Santé » de chaque individu est influencé par son environnement au cours des périodes critiques de la vie foetale ou de la petite enfance. Ce concept est connu sous le terme « Origines Développementales de la Santé et des Maladies » (Developmental Origins of Health and Disease —DOHaD). Une exposition à des toxiques comme les perturbateurs endocriniens, à un environnement nutritionnel et hormonal défavorable, à un stress « toxique », ou un déséquilibre du microbiote intestinal notamment par une antibiothérapie périnatale inappropriée sont associés à la survenue de pathologies métaboliques (obésité, hypertension, diabète de type 2), au développement de cancers, de maladies inflammatoires du tube digestif ou d’allergies, et peuvent conditionner le développement cognitif ou psychologique. D’autres facteurs de l’environnement foetal ont des effets protecteurs comme l’activité physique et la consommation d’acides gras de type oméga-3 pendant la grossesse. Les mécanismes en cause impliquent des modifications épigénétiques susceptibles de modifier l’expression des gènes à long terme, voire d’une génération à l’autre. L’objectif de cet article est de décrire l’impact de trois types de facteurs de l’environnement foetal susceptibles de programmer des maladies chez l’adulte : les facteurs associés au petit
    poids de naissance, les toxiques de l’environnement et le stress « toxique ».

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Quel est le poids des gènes dans l’obésité ?

    Obesity genes in obesity

    Philippe Froguel n’a aucun conflit d’intérêt d’aucune sorte.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Oxygène et cicatrisation

    Oxygen and wound healing

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La cicatrisation d’une plaie est un phénomène complexe nécessitant la participation coordonnée de plusieurs types cellulaires dans un processus intégré de détersion, d’angiogenèse et de réparation tissulaire. Depuis longtemps, le rôle essentiel de l’oxygène dans le déroulement normal de ce processus a été reconnu et l’hypoxie d’une plaie, identifiée comme un facteur majeur de retard de cicatrisation. Sans remettre en cause ces notions, il a été récemment proposé de voir également dans ce processus cicatriciel l’intervention de l’oxygène comme déclencheur de trois phénomènes biochimiques qualifiés de «  vagues ». En effet, à côté de la production énergétique permise par l’oxygène visant à satisfaire la demande accrue d’énergie nécessaire au processus de cicatrisation : défense antibactérienne, prolifération cellulaire, synthèse de collagène, l’oxygène joue aussi un rôle dans la signalisation cellulaire qui passe par la production d’intermédiaires biochimiques réactifs : radicaux libres de l’oxygène (RLO), oxydes nitriques (NO) et acide lactique. Ces trois intermédiaires biochimiques vont influencer chacun pour sa part les processus de chémotaxie/recrutement cellulaire et de régulation génique/synthèse des protéines qui sont impliqués dans le processus de cicatrisation. Un apport extérieur d’oxygène, tel que réalisé en oxygénothérapie hyperbare, agit à de nombreux niveaux qui tendent tous à amplifier les effets pro cicatrisants. L’effet bénéfique de l’oxygénothérapie hyperbare dans la prise en charge des retards de cicatrisation reçoit donc là une explication physiopathologique satisfaisante.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Émergence de la simple surveillance du cancer de prostate et des traitements partiels. Rôle clé de l’IRM

    Emergence of simple surveillance of prostate cancer and partial treatments. Key role of MRI. Prostate cancer: emergence of surveillance or partial therapy

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Depuis le début des années 2000, l’imagerie de la prostate par IRM a révolutionné le diagnostic et la stadification du cancer de la prostate au stade localisé. La performance élevée de l’IRM a conduit, au-delà de la meilleure détection de cancer par biopsie ciblée, à étudier 1- son utilisation pour décider ou non d’une biopsie en cas de PSA suspect, 2- de surveiller simplement par PSA des patients porteurs d’un micro-foyer non visible à l’IRM et à faible risque de progression 3- de traiter partiellement la prostate par ultra-sons focalisés en cas de tumeur visible à l’IRM, évitant les conséquences fonctionnelles du traitement de toute la prostate. Les résultats de ces études en 2018 ont montré que la stratégie d’IRM avant biopsie et uniquement de biopsie ciblée en cas de lésion à l’IRM était supérieure à celle des biopsies en cartographie standard chez les hommes présentant un risque de cancer de la prostate et n’ayant jamais eu de biopsie auparavant. L’indication de biopsie pourrait donc ne concerner que les seuls patients avec IRM suspecte. Pour les patients évalués initialement par IRM et traités par surveillance active, la cinétique du PSA semestriel est performante en tant que test diagnostic pour la progression tumorale sous surveillance active. Les biopsies systématiques actuellement recommandées au cours du suivi pourraient être évitées. Enfin l’hémi-ablation par ultra-sons focalisés est une option de traitement permettant une rémission pour 70 % des patients à 5 ans. Les patients avec récidive peuvent être traités par traitement standard de toute la prostate. L’IRM permet de diminuer le sur diagnostic et le sur traitement des cancers de prostate à faible risque de progression. Ce sont des arguments majeurs pour mieux défendre la politique de dépistage du cancer de prostate.

    Lire la suite >
  • Éditorial

    Les coûts des médicaments des cancers

    L’auteur n’a aucun conflit d’intérêt lié au contenu de cet article.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Modalités et déterminants de la fixation des prix des médicaments des cancers en France

    Prices of cancer drugs in France: pricing system and determining factors

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt avec le sujet traité.

    L’incidence des cancers en France a été estimée en 2017 à 400 000 patients pour une prévalence de 2,5 à 3 millions. Le coût global annuel de la prise en charge par l’assurance maladie des patients atteints de cancers est de l’ordre de 16,8 milliards d’euros dont 3,6 pour les seuls médicaments. La fixation des prix des médicaments est de la responsabilité du Comité Économique des Produits de Santé, après avis consultatif de la Commission de la transparence de la HAS sur le niveau de progrès thérapeutique (ASMR) qu’ils sont susceptibles d’induire par rapport aux traitements disponibles. Les prix initiaux des produits tiennent donc compte du prix sollicité par les entreprises, du niveau d’ASMR attribué mais aussi de la taille de la population cible et de la durée prévisible des traitements qui ne cesse de s’accroître. À l’exception des médicaments sous Autorisation Temporaire d’Utilisation, aucune limite définie de coût de traitement à ne pas dépasser par an et par patient n’est imposée en pratique. Au contraire, dans le cadre d’une spirale inflationniste de moins en moins maîtrisée, la réglementation veut que tout progrès thérapeutique soit récompensé par une augmentation de prix par rapport aux médicaments disponibles, ce qui induit un accroissement des coûts et risque de mettre en péril la soutenabilité du système. Assurer l’accès des patients aux traitements les plus innovants en rémunérant l’innovation à son juste prix et en assurant la soutenabilité des dépenses est effet le défi actuel. Sans compter que les dossiers des immunothérapies, systématiquement présentées comme des innovations de rupture, ne comportent pourtant que rarement des données de survie globale et n’obtiennent ainsi presque jamais d’ASMR de meilleur niveau que III, tandis que des résistances et des complications systémiques appelées « nouvelles maladies des immunothérapies » se font jour. Les Industriels revendiquent pourtant pour elles des prix très élevés, loin d’être toujours justifiés au regard de leurs performances. Une des difficultés techniques non encore en passe d’être résolue concerne la fixation des prix de ces nouveaux médicaments lorsqu’ils doivent être systématiquement prescrits en association.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le coût des anti-cancéreux : un défi pour les systèmes de santé des pays de l’OCDE

    Cost of anticancer drugs: a challenge for health systems of OCDE countries

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt avec le sujet traité. Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur, et non celles de l’OCDE ou de ses pays membres. L’auteur assume l’entière responsabilité d’éventuelles erreurs.

    Cet article présente les défis que pose aux systèmes de santé l’arrivée de nombreux médicaments anticancéreux, très onéreux, parfois pour des bénéfices cliniques mineurs. Il montre que les pratiques de prix pour ces produits rendent inopérants les principaux instruments mobilisés dans les processus de prix et remboursement du médicament. L’article présente enfin quelques données comparatives sur les prix, l’accès et l’utilisation des produits anticancéreux qui concordent pour confirmer que la France reste en bonne position concernant l’accès, l’utilisation et les prix de ces produits.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Enjeux et difficultés de la gestion des médicaments onéreux non intégrés dans la liste en sus pour un hôpital traitant des cancers

    La compréhension fine des mécanismes biologiques des cancers humains et le développement de thérapeutiques personnalisées basées sur de nouvelles classifications moléculaires et immunologiques de ces cancers progresse à un rythme rapide depuis plusieurs années. Le développement clinique des médicaments innovants, curatifs, évolue également rapidement dans ses méthodologies en s’adaptant aux fragmentations nosologiques qui résulte de ces progrès. Cependant le coût de ces thérapeutiques qui permettent une amélioration de la survie voire la guérison de maladies incurables met en difficulté financière les systèmes de santé. De nombreux médicaments de ces familles thérapeutiques ne font pas l’objet de prise en charge spécifique actuellement en France. Cet article discute les conséquences et les enjeux de cette situation inédite dans le domaine de la cancérologie clinique.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Prix et coûts des traitements anticancéreux : réalités, enjeux et perspectives

    Prices and costs of anticancer drugs: realities, issues and perspectives

    Les auteurs sont tous trois salariés de la fédération syndicale représentant l’industrie pharmaceutique en France (le LEEM).

    L’arrivée de vagues d’innovations thérapeutiques en oncologie interroge la rationalité des prix et la soutenabilité budgétaire des systèmes d’assurance maladie. Une analyse des traitements financés dans les hôpitaux français entre 2010 et 2016 apporte des éléments d’objectivation. La part budgétaire des traitements anticancéreux financés en sus des prestations d’hospitalisation est la même en 2016 qu’en 2010, le prix moyen pondéré est stable (12 318 €) depuis 2012, le prix à l’entrée sur le marché (18 658 €) a cru sensiblement mais cette croissance s’explique logiquement par l’augmentation du nombre d’innovations et la diminution des populations cibles. Les besoins de financement semblent à la portée des économies attendues dans les prochaines années mais les enjeux d’accès invitent à revisiter les critères de détermination des prix et à adapter les modalités de financement aux différents types d’innovation.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Conclusion de la séance dédiée : « Les coûts des médicaments des cancers »

    L’auteur n’a aucun conflit d’intérêt lié au contenu de cet article.

    Lire la suite >
  • Présentation ouvrage

    Santé : explosion programmée. Il faut agir maintenant ! par Patrick Bouet. Éditions de l’Observatoire 2018.

    Lire la suite >
  • Rapport

    Rapport 18-03. Efficacité et effets indésirables des statines : évidences et polémiques

    Efficacy and adverse effects of statins: controversies and evidences.

    Monsieur Julien BEZIN déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt seulement un financement public de recherches (Subvention de recherche par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM)
    Professeur Régis BORDET déclare avoir participé à des symposia et des comités de consultance pour les laboratoires Lundbeck, Otsuka, BMS, Sanofi, Novartis mais sans rapport avec les statines. Il a été conseiller scientifique de la société Genfit, sous couvert de son université et de son CHU. Il est impliqué dans un projet du FUI avec la société Theranexus, ainsi qu’un projet de recherche clinique sur la prévention secondaire des AVC, soutenu par le PHRC et la société Bayer. Il a coordonné un projet européen IMI soutenu par l’UE et l’EFPIA sur le développement des médicaments dans la maladie d’Alzheimer. Il a présidé le Centre National de Gestion des Produits de Santé (GIP public/privé) et a été président du conseil scientifique du think tank ‘Ateliers de Giens’. Il est président du conseil scientifique de la Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique. Il est conventionné avec l’ANSM et la DGOS via le financement du CRPV et du CEIP de Lille qu’il coordonne. Il a mené plusieurs travaux de recherche précliniques et cliniques étudiant l’effet des statines, dans le cadre académique, et pour un projet en lien avec les sociétés Genfit et Pfizer.
    Le Professeur Eric BRUCKERT déclare avoir mené des travaux de recherche ou participé à des activités de conseils avec les laboratoires MSD, Astra Zeneca, Amgen, Aegerion, Sanofi-Aventis-Regeneron, Danone, Unilever, Lilly, Genefit, Akcea, Chiesi-Unicure et Meda).
    Le Professeur Isabelle DURAND ZALESKI déclare être consultante chez Sanofi.
    Le Professeur Michel KOMAJDA (rapporteur) déclare avoir mené des travaux de recherche ou participé à des activités de conseils avec les laboratoires Servier, Novartis, MSD, BMS, Sanofi, Novo Nordisk.
    Le Professeur Didier LEYS déclare pour les 5 dernières années être Président du Comité de validation des évènements critiques de l’étude TST (financée par le PHRC national, Principal investigateur Professeur Amarenco, Paris), et absence d'autre lien en rapport avec les statines. En dehors du domaine concerné par cet article, est intervenu comme investigateur dans des études ou pour une activité de conseil auprès des laboratoires Astra-Zeneca, Sanofi-Aventis, BMS, Boehringer-Ingelheim, Bayer et Pfizer. Les contrats financiers ont été passés soit avec Adrinord, soit avec la délégation à la recherche du CHU de Lille (pas d’honoraires).
    Le Professeur Nicolas MOORE déclare, par la plateforme Bordeaux PharmacoEpi, qu’il dirige réaliser des études demandées par les autorités sanitaires, financées par les industriels du médicament, et à ce titre a pu travailler avec la plupart des laboratoires pharmaceutiques présents sur le marché Français. Aucune de ces études n’a concerné les statines, directement ou indirectement. A titre personnel, il lui arrive de donner des conseils de méthodes ou de stratégies d’évaluation post-AMM aux industriels, mais aucune n’a concerné les statines.
    Le Professeur Pierre François PLOUIN déclare n'avoir aucun lien d'intérêt en relation avec le contenu de cet article.
    Le Professeur Jocelyn RAUDE déclare avoir participé à des séminaires sur la crise de confiance dans les médicaments soutenus par une entreprise pharmaceutique (MSD)

    L’introduction des statines comme traitement des dyslipidémies a révolutionné  la prise en charge de cette pathologie et de multiples études randomisées et contrôlées ont confirmé que cette classe thérapeutique réduisait les évènements cardio-vasculaires majeurs en prévention secondaire et en prévention primaire. Cette classe de médicaments est actuellement recommandée par les recommandations internationales afin de réduire le risque cardio-vasculaire en diminuant le taux de LDL cholestérol circulant avec un niveau de preuve très élevé. Cependant une polémique récurrente a alimenté les interrogations de la population sur l’efficacité et l’innocuité des statines et conduit de nombreux patients à interrompre leur traitement. Ce rapport a pour but d’analyser de manière objective les preuves en faveur de l’efficacité, de l’efficience et des effets indésirables des traitements par statines, mais aussi d’étudier les raisons qui sous-tendent la polémique et les conséquences pour la population des arrêts intempestifs de traitement.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Myélome multiple : introduction

    Multiple Myeloma : introduction

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le myélome multiple est une affection néoplasique des plasmocytes médullaires responsables de la sécrétion clonale d’une immunoglobuline. C’est une pathologie peu fréquente des gens d’âge. Elle peut être précédée d’une étape prémyélomateuse sous forme d’une gammopathie monoclonale de signification indéterminée. L’histoire clinique et le déroulement prolongé d’un cas de myélome traité intensivement servira d’introduction aux exposés des différents orateurs.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Biologie du myélome multiple : utilité clinique

    Multiple myeloma biology: clinical utility

    Au cours des 15 dernières années, des améliorations très significatives de la survie globale ont été observées dans le myélome multiple (MM), principalement en raison de la disponibilité de nouveaux médicaments avec des mécanismes d’action variables. Cependant, ces améliorations ne bénéficient pas à tous les patients, et certains d’entre eux, définis comme à haut risque, affichent toujours une survie courte. Les facteurs de risque les plus importants sont les anomalies génétiques présentes dans les plasmocytes malins. Les caractéristiques de haut risque les plus importantes sont les del(17p), del(1p32), t(4;14) et gains 1q. L’évaluation de ces marqueurs est obligatoire au diagnostic et au moins à la première rechute, puisqu’il a été clairement démontré que l’association lénalidomide-dexaméthasone n’est pas vraiment efficace chez ces patients à haut risque. En revanche, une combinaison de triplets ajoutant un inhibiteur de protéasome ou un anticorps monoclonal au squelette lénalidomide-dexaméthasone améliore nettement la survie. Une autre façon d’améliorer le résultat serait de cibler spécifiquement les anomalies génétiques avec des inhibiteurs spécifiques. Le séquençage de plus de 1000 exomes de MM a encore révélé une énorme hétérogénéité. Les mutations les plus fréquentes impliquent les gènes KRAS et NRAS (20-25 % chacun). Cependant, à ce jour, aucun bon inhibiteur du RAS n’est disponible sur le plan clinique, ce qui empêche une thérapie ciblée. La seule cible pharmacologique réelle est la mutation V600E de BRAF. Malheureusement, cette mutation spécifique n’est présente que chez seulement 3% des patients. Enfin, il a été récemment rapporté une efficacité spécifique du venetoclax (BCL2-inhibiteur) chez les patients avec la translocation t(11;14), qui est retrouvée chez 20% des patients.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    De la radiographie standard à l’IRM corps entier : 30 ans de progrès en imagerie du myélome multiple

    From the radiographic skeletal survey to whole body MRI : 30 year-advances in imaging of multiple myeloma

    Les auteurs déclarent n'avoir aucun lien d'intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le myélome multiple (MM) est un cancer hématologique caractérisé par la prolifération clonale de plasmocytes au sein de la moelle osseuse. C’est la forme la plus grave des dyscrasies plasmocytaires dont les complications – hypercalcémie, insuffisance rénale, anémie et lésions osseuses lytiques – sont graves et justifient la prise en charge thérapeutique. L’imagerie des lésions osseuses est un élément cardinal au diagnostic, à la stadification, à l’étude de la réponse au traitement et à l’évaluation pronostique des patients atteints de MM. Historiquement, le bilan radiographique squelettique (BRS), couvrant l’ensemble du squelette axial, a été utilisé pour détecter des lésions osseuses. Avec le temps, de nouvelles techniques d’imagerie plus performantes que le BRS ont été évaluées. La tomodensitométrie (TDM) corps entier à basse dose supplante le BRS pour la détection de l’atteinte osseuse, mais ne permet guère l’évaluation de la réponse thérapeutique. L’IRM de la moelle osseuse, étudiant initialement le squelette axial pelvi-rachidien et plus récemment le corps entier, est une alternative attrayante. Au-delà de son caractère non irradiant, sa sensibilité pour la détection de l’atteinte médullaire, sa capacité à évaluer la réponse thérapeutique et sa valeur pronostique ont été démontrées. Mature, cette technique est incorporée dans les systèmes de stadification de la maladie par de nombreuses autorités scientifiques et systèmes de santé. Elle constitue avec la tomographie par émission de positons (TEP) – TDM au 18 fluorodéoxyglucose l’imagerie actuelle de choix du MM. Cet article illustre les progrès de la technique IRM au fil des trois dernières décennies et situe son rôle dans la prise en charge de patients atteints d’un MM.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Guérison du myélome multiple : un objectif envisageable à court terme ?

    Is curing myeloma feasible in the near future?

    L’auteur déclare des liens d’intérêt avec les compagnies pharmaceutiques Celgene, Janssen, Takeda, Amgen, Karyopharm

    Le myélome multiple est-il toujours une maladie incurable, et si oui, pour combien de temps encore ? C’est à cette question complexe que nous allons tenter d’apporter quelques éléments de réponse. Depuis le début des années 2000, la compréhension des mécanismes physiopathologiques de cette hémopathie s’est significativement améliorée, les critères de réponse au traitement se sont affinés, en lien notamment avec les progrès de l’imagerie médicale et l’évaluation de la maladie résiduelle après traitement, et surtout bien des médicaments innovants sont apparus, qui laissent entrevoir pour certains patients la perspective d’une maladie contrôlée sur le long terme, avec peut être un espoir de guérison.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Présentation de l’Association Française des Malades du Myélome Multiple (AF3M)

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Cet article vise à montrer que parallèlement aux progrès médicaux dont les malades du myélome ont bénéficié durant cette dernière décennie et ceux attendus pour les années à venir, l’Association Française des Malades du Myélome Multiple (AF3M) n’a pas manqué de les accompagner en soutenant activement la recherche, en mettant à disposition des malades et proches une information qui prenne en compte leurs attentes, en développant des projets innovants, en s’impliquant activement afin de permettre aux malades d’accéder plus rapidement aux nouveaux médicaments.

    Lire la suite >
  • Présentation ouvrage

    Oxford Textbook of Geriatric Medicine par Jean-Pierre Michel, B. Lynn Beattie, Finbarr C. Martin, Jeremy D. Walston. Editions Oxford University Press, 3ème edition, 2017.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le risque cardiovasculaire du diabétique : les évidences

    Cardiovascular risk of the diabetic patient; which evidence ?

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La prévention des complications cardiovasculaires du patient diabétique représente un objectif important pour le clinicien car les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des patients diabétiques, devant le cancer. Le risque de maladies cardiovasculaires est ainsi deux fois plus important pour les patients avec un diabète par rapport à la population non-diabétique d’âge équivalent. L’artériopathie des membres inférieurs est deux à trois fois plus fréquente chez le patient diabétique que chez le non-diabétique. En France, l’incidence de l’accident vasculaire cérébral (AVC) est supérieure à celle de l’infarctus du myocarde chez les patients diabétiques. Des données récentes sont en faveur d’un sur-risque relatif de mortalité comparable pour un patient diabétique de type 2 et un patient non-diabétique en prévention secondaire, soulignant le haut niveau de risque des individus diabétiques. De nombreuses études convergentes soulignent que le sur-risque relatif d’infarctus ou d’AVC associé au diabète est plus élevé chez les femmes que chez les hommes par comparaison à une population non-diabétique, ce qui suggère d’optimiser la prévention cardiovasculaire pour les femmes diabétiques.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le contrôle glycémique réduit il les complications cardiovasculaires du diabète de type 2 ?

    Does blood glucose control prevent macrovascular complications of type 2 diabetes ?

    Bernard Charbonnel has received fees for: Advisory Boards: AstraZeneca, Merck-Sharpe & Dohme, Novo-Nordisk, Sanofi. Speaker Bureau: AstraZeneca, Boehringer-Ingelheim, Lilly, Merck-Sharpe & Dohme, Novo-Nordisk, Sanofi, Takeda.

    Toutes les études d’observation montrent une forte corrélation entre le niveau d’HbA1c et le risque cardiovasculaire du diabète de type 2, mais il peut s’agir d’une association sans valeur de causalité en raison d’éventuels facteurs confondants, d’où l’importance des études d’intervention où on regarde si un strict contrôle glycémique, quels que soient les agents antidiabétiques utilisés pour l’obtenir, permet une prévention des complications cardiovasculaires par rapport à un contrôle glycémique moins strict. Quatre études ont posé cette question, UKPDS, ACCORD, ADVANCE et VADT. Aucune de ces études, prises individuellement, n’a montré un bénéfice statistiquement significatif du strict contrôle glycémique mais la tendance était positive et devenait significative en moyenne après 5 à 10 ans de suivi, ce qui permet de conclure, dans les méta-analyses, à un bénéfice cardiovasculaire vraisemblable du strict contrôle glycémique même si le niveau de preuve est faible et si il faut attendre un certain temps pour que ce bénéfice se manifeste. Enfin, tous les antidiabétiques ne sont pas équivalents vis-à-vis du risque cardiovasculaire, certains, dans les antidiabétiques modernes, ayant démontré un bénéfice surajouté à celui qu’on peut attendre de la réduction glycémique.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Diabète et insuffisance cardiaque : données épidémiologiques et implications thérapeutiques

    Diabetes mellitus and heart failure: epidemiology and therapeutic implications

    Michel Komajda déclare avoir des activités d’orateur ou de consultant avec les laboratoires SERVIER, NOVARTIS, SANOFI, MSD et NOVO NORDISK.

    L’association d’un diabète de type 2 et d’une insuffisance cardiaque est fréquente et induit un risque accru de mortalité intra-hospitalière ou extra-hospitalière et d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque. Le traitement de l’insuffisance cardiaque du patient diabétique n’est pas différent de celui préconisé chez le patient non diabétique mais le risque d’hyperkaliémie ou de détérioration de la fonction rénale est accru lors de l’utilisation des inhibiteurs du système rénine angiotensine aldostérone. La sécurité d’emploi des anciens médicaments antidiabétiques vis-à-vis du risque d’insuffisance cardiaque est mal connue en l’absence d’essais contrôlés randomisés. La metformine et l’insuline ne semblent pas associées à une augmentation de risque mais un doute subsiste pour les sulfamides hypoglycémiants. Le traitement du diabète du patient insuffisant cardiaque à fraction d’éjection altérée contre-indique l’utilisation des glitazones. La saxagliptine est associée à un sur risque d’insuffisance cardiaque mais non la sitagliptine. Un doute subsiste sur le risque induit par les analogues GLP1. Les inhibiteurs SGLT2 réduisent significativement le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque et sont actuellement testés dans cette dernière indication.

    Lire la suite >
  • Chronique historique

    Robert Debré (1882-1978) une vocation française

    Membre de l’Académie nationale de médecine (1933) et de l’Académie des Sciences (1961), Robert Debré fut un des principaux fondateurs de la Pédiatrie Française, le promoteur de la réforme hospitalo-universitaire (1958), le créateur du Centre international de l’enfance (1949), le récipiendaire d’un prix Nobel de la paix au titre de l’Unicef (1965). Il présidera l’Institut National d’Hygiène de 1946 à 1964, l’école de santé publique de Rennes (1960) et le Haut Comité contre l’alcoolisme (1954). Nous rapportons ici quelques éléments d’une vie guidée par l’honneur et la passion de servir.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Radiologie interventionnelle dans les métastases osseuses

    Les actes de radiologie interventionnelle dans les métastases osseuses peuvent être classés en techniques antalgiques et de consolidation d’une part et celles de destruction tumorale d’autre part. La cimentoplastie (vertébroplastie dans le cas du rachis) est la technique antalgique et de consolidation la plus commune. Elle est efficace dans les segments osseux soumis principalement à des contraintes en compression (vertèbres, cotyle). Dans les localisations osseuses comme les os longs, où des forces de cisaillement dominent, ou en cas d’instabilité, l’association avec la mise en place percutanée de vis, de tiges métalliques ou d’implants intra-osseux est nécessaire. Les techniques de destruction tumorale par méthode thermique (radiofréquence, cryothérapie), chimique (alcool) ou médicamenteuse (chimio-embolisation), s’adressent principalement aux cas de métastase unique. Ces actes de radiologie interventionnelle pratiqués à foyer fermé ont l’avantage de ne pas retarder la mise en route d’une radiothérapie ou d’une chimiothérapie.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Vésicules extra cellulaires : nouveaux agents thérapeutiques pour la réparation cardiaque ?

    Extracellular vesicles: new therapeutic agents for cardiac repair ?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Au cours des dernières années, la thérapie cellulaire a été progressivement reconnue comme une option thérapeutique dans de nombreuses et diverses pathologies. Toutefois, alors que le mécanisme d’action initialement présumé était un remplacement des cellules pathologiques du tissu ciblé par les cellules greffées, il est aujourd’hui communément admis que l’effet thérapeutique est principalement paracrine et donc médié par les facteurs sécrétés par les cellules et l’activation consécutive de voies de réparation endogènes. La plupart de ces facteurs sont regroupés dans les vésicules extra-cellulaires, nanoparticules produites par toutes les cellules de l’organisme et qui jouent un rôle clé dans la communication inter-cellulaire. De nombreux travaux ont ainsi montré que le bénéfice des cellules transplantées pouvait être reproduit par les vésicules qu’elles sécrètent, ouvrant ainsi la voie à un nouveau concept de thérapie a-cellulaire où les cellules ne sont plus transplantées directement mais servent uniquement in vitro à la production du sécrétome qui sous-tend leurs effets et deviendrait le produit thérapeutique administré au patient. Même si les problèmes translationnels à régler restent nombreux, les avantages pratiques de tels médicaments biologiques laissent supposer qu’ils trouveront une place dans l’arsenal des traitements visant à la réparation tissulaire.

    Lire la suite >
  • Éloge

    Éloge de Pierre RONDOT (1923-2017)

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Éditorial – Séance dédiée « Actualités du déficit intellectuel d’origine génétique »

    Lire la suite >