Articles du bulletin

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3222 résultats

  • Communication scientifique

    Syndrome du bébé secoué (SBS). Diagnostic et imagerie moderne

    Shaken baby syndrome. Diagnostic and modern imaging

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le syndrome du bébé secoué (SBS) atteint surtout le nourrisson âgé de moins de 8 mois. Le mécanisme causal est une secousse ou une salve de secousses violentes, souvent répétée dans le temps. Les présentations cliniques sont variées, aiguës ou froides. Le diagnostic repose sur des arguments anamnestiques (histoire fluctuante ou incohérente), cliniques, ophtalmologiques et radiologiques. La recherche exhaustive d’autres lésions traumatiques concomitantes ou antérieures (ecchymoses, lésions endobuccales, fractures, etc.) est systématique. Le fait de secouer entraîne des ruptures des veines-ponts, responsables d’un hématome sous-dural caractéristique, multifocal, diffus et prédominant au vertex. Le scanner cérébral en urgence permet le diagnostic de SBS. L’IRM est utile pour l’analyse fine du parenchyme cérébral et des veines-ponts rompues. Le principal diagnostic différentiel de SBS dès lors que des ruptures de veines-ponts sont présentes est le traumatisme accidentel à haute énergie cinétique. La datation des lésions concerne l’expertise médico-légale. La simple évocation du diagnostic de maltraitance doit conduire à l’hospitalisation immédiate de l’enfant dans un but de protection et pour la réalisation du bilan complet en imagerie : scanner cérébral complété si possible par une IRM, radiographies de haute définition de l’ensemble du squelette, échographie abdominale recommandée en France.

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  • Communication scientifique

    Accident vasculaire cérébral de l’enfant : épidémiologie, filières de prise en charge et spécificités pédiatriques

    Paediatric stroke: Epidemiology, acute stroke protocols, and paediatric specificities

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’AVC de l’enfant représente une pathologie grave aux conséquences importantes, sur le plan moteur, cognitif, scolaire et social. Les délais diagnostiques chez l’enfant sont aujourd’hui le frein majeur à l’optimisation de la prise en charge et à l’éligibilité aux traitements de recanalisation de phase aiguë. La mise en place de protocoles d’ « alerte AVC enfant » sur le modèle de ceux de l’adulte est un facteur majeur d’amélioration de cette prise en charge à la phase aiguë, nécessitant une collaboration entre les différents acteurs préhospitaliers et hospitaliers, pédiatriques et d’adultes. Régulation préhospitalière, accès direct à l’imagerie et formation des personnels permettent de mettre en place les traitements de phase aiguë tels que la thrombolyse et/ou la thrombectomie mécanique. Au-delà des premières heures, le suivi de ces enfants est crucial, car l’enfant récupère différemment de l’adulte et des séquelles peuvent « apparaître » à distance avec l’augmentation de la charge cognitive ou scolaire. La prise en charge rééducative est donc pluridisciplinaire, ajustée aux besoins et projets de l’enfant et de sa famille et réévaluée régulièrement.

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  • Communication scientifique

    AVC de l’enfant, imagerie diagnostique et thérapeutique

    Paediatric stroke, diagnostic and therapeutic imaging

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’accident vasculaire cérébral (AVC) pédiatrique affecte un millier d’enfants chaque année en France. Les objectifs de l’imagerie, l’IRM étant l’examen de phase aiguë à privilégier, sont d’établir un diagnostic précoce de l’existence et de la nature des lésions du parenchyme cérébral, de fournir une information précise sur l’état des structures artérielles, mais aussi de la perfusion cérébrale, afin de proposer la meilleure attitude thérapeutique. En cas d’AVC ischémique, faute d’essais thérapeutiques dédiés, le traitement recommandé chez l’adulte est souvent adapté chez l’enfant. Il peut comporter, jusque 24h après le début des symptômes, sur des critères d’imagerie précis et après une discussion pluridisciplinaire au cas par cas, l’extraction percutanée du thrombus occlusif (thrombectomie mécanique) d’une artère proximale. L’imagerie interventionnelle (neuroradiologie interventionnelle, NRI) doit également pouvoir proposer des solutions thérapeutiques en cas d’AVC hémorragique de l’enfant dont la rupture d’une malformation vasculaire cérébrale est responsable une fois sur deux. Identifiée en imagerie, la malformation responsable de l’AV, anévrisme ou MAV, devra être oblitérée dans les meilleurs délais (embolisation).

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  • Discours

    Proposition d’une distinction de l’Académie de médecine au Dr. Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix. Attribution du titre de Membre Honoris causa

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  • Éloge

    Éloge de Raymond Bastin (1914–2018)

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  • Communication scientifique

    Penser l’avenir de la pédopsychiatrie dans le monde : bilan de 4 années de présidence de l’International Association of Child and Adolescent Psychiatry and the Allied Professions (IACAPAP)

    Thinking the future of child and adolescent psychiatry across the world: Summary of 4 years of presidency of IACAPAP (International Association of Child and adolescent Psychiatry and the Allied Professions)

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Alors que les questions de santé mentale interpellent toutes les sociétés, la psychiatrie a toujours autant de mal à trouver sa place dans le système de soin, en particulier chez les enfants et les adolescents. Cette situation paradoxale vient d’un flou sémantique plus ou moins entretenu autour de trois concepts fondamentalement différents : la santé mentale, qui s’intéresse au bien-être ; le handicap, qui vise à mieux intégrer des sujets différents dans la société ; la psychiatrie, qui soigne des humains en rupture et en souffrance du fait de leur fonctionnement psychique. À l’évidence ces trois domaines doivent apprendre à travailler ensemble. Mais comme les trois brins d’une tresse, ils doivent d’abord être considérés séparément avant de les entrelacer. Le tout ne sera que plus solide.

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  • Communication scientifique

    HLA-B*5801 et réactions cutanées à l’allopurinol dans la population Kinh d’Ho Chi Minh Ville (Vietnam)

    HLA-B*5801 and cutaneous reactions to allopurinol in the Kinh population of Ho Chi Minh City (Vietnam)

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le but de cette étude prospective était d’identifier les facteurs de risque, incluant l’HLA-B*5801, de réactions cutanées sévères ou bénignes à l’allopurinol dans l’ethnie Kinh, majoritaire au Vietnam. Dix réactions sévères (syndromes de Lyell ou de Stevens-Johnson) furent identifiées dans les services de dermatologie d’Ho Chi Minh Ville (HCMV), 54 réactions bénignes dans ces même services et au centre médical Vien Gut (HCMV), spécialisé dans la prise en charge de la goutte, et 112 patients sans intolérance (pas de réaction dans les 3 mois suivant la dernière augmentation de posologie de l’allopurinol) furent recrutés au Vien Gut. Les données cliniques furent collectées de façon prospective et un typage HL* B5801 fut réalisé à l’aide du kit de détection PG5801 (Parmigene, Taiwan). L’HLA-B*85801, présent chez les 10 patients avec réaction sévère, a été trouvé très significativement (p<0,0001 ; odds ratio (OR) : 171 ; écart-type (ET) 95 % : 20 ; 7889) associé à ces accidents graves. Les autres facteurs de risque de réactions sévères rapportés dans la littérature (absence de goutte, sexe féminin, insuffisance rénale, hypertension artérielle, dyslipidémie, absence d’augmentation progressive de la posologie), mais pas la dose d’allopurinol, ont été confirmés. Pour les réactions bénignes, il n’y avait pas d’association à l’HLA*B5801. Seules l’absence d’augmentation progressive de l’allopurinol, l’hypertension artérielle et les dyslipémies leur étaient associées.

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  • Communication scientifique

    Hématologie et thérapie cellulaire. Historique de l’autogreffe de cellules souches hématopoïétiques : rôle actuel en hématologie. Nouveautés pour le traitement des leucémies aiguës myéloblastiques de l’adulte

    Autologous stem cell transplantation in hematology: Historical review and possible revival for the treatment of acute myelogenous leukemia

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’autogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) est une technique mise au point à l’hôpital Saint Antoine en 1976 pour pallier l’absence de possibilité d’allogreffe à l’époque chez plus de 75 % des patients qui ne disposaient pas de frères/sœurs géno-identiques et/ou étaient âgés de plus de 35 ans. Nos premiers travaux historiques ont porté sur la Cryo préservation des CSH. La technique de l’autogreffe consiste dans un premier temps à prélever à un moment propice des CSH à un patient atteint d’hémopathie maligne. Ces CSH sont congelées et conservées en phase gazeuse d’azote à –140dg C. Ultérieurement un traitement de poly chimiothérapie lourde avec ou sans radiothérapie peut ainsi être administré pour la consolidation lourde des hémopathies malignes en rémission. Ce traitement détruit l’hématopoïèse en place. La réinjection des CSH (le greffon) autologues permet de restaurer l’hématopoïèse. Dans l’ensemble, une consolidation lourde suivie d’autogreffe fait aujourd’hui systématiquement partie du traitement de première ligne pour les patients atteints de myélomes et de lymphomes du manteau âgés de moins de 70 ans. Elle fait également partie du traitement de rattrapage en seconde ligne pour les autres lymphomes, y compris la maladie de Hodgkin. Au total, 40 000 autogreffes sont réalisées chaque année dans le monde pour ces indications. L’utilisation de l’autogreffe dans le schéma thérapeutique des leucémies aiguës myéloblastiques est plus discutée : très utilisée de 1976 à 2000 pour les consolidations lourdes des rémissions chez les patients ne disposant pas de donneurs pour une greffe de CSH allogénique, les indications de l’autogreffe se sont réduites récemment du fait des améliorations considérables de l’allogreffe qui peut aujourd’hui faire appel à des donneurs alternatifs (donneurs non apparentés et haplo-identiques). Des améliorations importantes pour l’autogreffe sont toutefois récemment survenues, telles que (1) une meilleure définition des patients pouvant en bénéficier, (2) le recours à un conditionnement myéloablatif plus efficace avec la combinaison du busulfan intraveineux associé au melphalan à haute dose, (3) surtout une meilleure évaluation de la maladie résiduelle qui permet de consolider par chimiothérapie lourde et autogreffe les patients en rémission complète moléculaire. Enfin l’immunothérapie (anticorps monoclonaux et lymphocytes éduqués « CAR-T cells ») s’annonce comme un traitement de maintenance novateur pour prévenir les rechutes. La question actuelle est de savoir si une consolidation lourde suivie d’autogreffe peut fournir la plateforme idéale pour l’introduction d’une immunothérapie complémentaire et ainsi remplacer à terme dans certaines indications précises, l’allogreffe. Ceci mènerait à une meilleure qualité de vie en l’absence du risque de réaction du greffon contre l’hôte.

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  • Rapport

    Rapport 19-04. L’enfant, l’adolescent, la famille et les écrans. Appel à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques

    Préambule

    Depuis moins de trois décennies, une nouvelle science s’est développée, la science informatique. Une transformation profonde des sociétés et des rapports humains en résulte, désignée de façon globale comme la révolution numérique et qui peut prendre de multiples formes, concernant tous les âges de la vie. Longtemps, les écrans de cinéma puis de télévision ont été l’interface principale entre les sens du spectateur et la signification des images proposées à son regard. Aujourd’hui, les écrans du smartphone, de la tablette, de l’ordinateur, de la console de jeux, du casque de réalité virtuelle constituent l’interface principale avec l’immensité des contenus qu’ils mettent à disposition et qui se jouent derrière eux : réseaux sociaux, jeux, « applis » informatiques, photos et films, simulations, Internet. Le propos du présent Appel ne saurait être d’évoquer la totalité de ce qu’il est convenu d’appeler « le monde numérique », de ses enjeux, de ses vertus et de ses ombres : les écrans n’en sont que le point d’entrée, visible et omniprésent. C’est à ce titre que les trois Académies se saisissent de cette question, en portant une attention particulière à l’enfance et l’adolescence, dans la continuité de l’Avis émis par l’une d’entre elles en 2013.

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  • Communication scientifique

    L’évaluation des politiques de santé publique

    Evaluation of health policies by the French Court of auditors

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La Cour des comptes est compétente depuis la réforme constitutionnelle de 2008 pour effectuer des évaluations de politiques publiques. L’évaluation, qui est une mission distincte du contrôle, vise à apprécier l’impact d’une politique et à émettre un jugement sur la valeur de cette politique, au regard de ses effets constatés par rapport aux objectifs que les pouvoirs publics lui ont assignés. En matière de santé, ses évaluations récentes, qui ont porté sur les politiques concernant le tabac, les consommations nocives d’alcool, l’autisme ou la vaccination, reposent sur une procédure et une méthodologie spécifiques, fondée notamment sur l’association des parties prenantes à la démarche évaluative. Les mesures qui ont été prises par les pouvoirs publics pour faire suite aux recommandations de la Cour font apparaître des résultats contrastés de ces évaluations d’une politique à l’autre.

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  • Éditorial

    Le fer comme cible thérapeutique : nouveaux horizons

    Iron as a therapeutic target: New horizons

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  • Communication scientifique

    Nouvelle stratégie de neuroprotection basée sur la chélation conservatrice du fer dans la maladie de Parkinson

    New neuroprotective strategy based on conservative iron chelation in Parkinson's disease

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. David Devos a mené deux études pilotes académiques avec la défériprone fournie gratuitement par Apopharma (FAIRPARK-I and SAFE-FAIR-ALS-I). Il mène deux larges étude académiques promus par le CHU de Lille avec la défériprone fournie gratuitement par Apopharma (FAIRPARK-II [financée par la Commission européenne No 633190 du programme H2020] and FAIR-ALS-II [financé par le PHRC-N 2016]). Apopharma effectue son propre développement clinique de la défériprone avec deux études de phase II en cours et une phase III programmée dans la maladie de Parkinson.

    Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement neuroprotecteur permettant de réduire la progression de la maladie de Parkinson (MP). Au début du vingtième siècle, trois grandes caractéristiques neuropathologiques ont été décrites : la dégénérescence des neurones dopaminergiques, les corps de Lewy et l’accumulation en fer au niveau de la substance noire (SN). Cette accumulation en fer ainsi que sa grande toxicité ont été confirmées dans toutes les formes de MP. Par crainte d’induire une anémie, aucune stratégie thérapeutique basée sur la chélation du fer n’avait été développée chez l’humain. Cependant, grâce au concept de chélation conservatrice du fer, nous avons établi une nouvelle stratégie de neuroprotection utilisant la molécule prototype défériprone et mis en place des essais cliniques actuellement en phases II et III. La découverte récente d’un nouveau mécanisme de mort cellulaire programmée non apoptotique dépendante du fer, appelée ferroptose, qui prédomine dans la MP, permettrait à la fois d’expliquer le mécanisme d’action de la chélation du fer tout en ouvrant de nouvelles perspectives thérapeutiques de molécules anti-ferroptotiques.

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  • Communication scientifique

    Fer et cancers : l’exemple du cancer du sein

    Iron and cancers: The example of breast cancers

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le fer est un élément indispensable à de nombreux processus biologiques. L’homéostasie du fer est finement régulée dans les cellules saines mais subit des dérégulations dans les cellules tumorales hautement prolifératives afin de s’adapter à leurs besoins augmentés. Depuis plusieurs décennies, différentes approches ont été développées pour cibler le métabolisme du fer dans les hémopathies malignes et les tumeurs solides dans un but thérapeutique. Dans les cancers du sein, la privation en fer au moyen des chélateurs semble être l’approche la plus proche d’être transposée en pratique clinique, notamment car les chélateurs de fer sont des molécules dont la sécurité d’utilisation chez l’homme a déjà été démontrée dans leurs indications classiques de surcharge en fer. La combinaison des chélateurs avec la chimiothérapie potentialise les effets de la chimiothérapie et pourrait être un traitement particulièrement intéressant dans les cancers du sein triple-négatifs qui sont les plus agressifs et ne bénéficient actuellement d’aucune thérapie ciblée. D’autres approches pourraient aussi être intéressantes tels que les anticorps humanisés inhibiteurs ciblant le récepteur de la transferrine ou l’hepcidine.

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  • Communication scientifique

    Surcharges en fer génétiques : atypies de l’acéruloplasminémie héréditaire

    Genetic iron overload: Atypias of hereditary aceruloplasminemia

    Ce travail est soutenu par la Fondation Maladies Rares, l’Association Hémochromatose Ouest (AHO), la Fédération Française des Associations de Malades de l’Hémochromatose (FFAMH) et l’Association fer métaux essentiels recherche santé (AFeMERS).
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les connaissances obtenues dans les 20 dernières années ont permis de dresser un tableau compréhensible du métabolisme du fer, notamment du fait de la mise en évidence de protéines majeures permettant la circulation systémique du fer. Cependant, certaines pathologies rares du métabolisme du fer, dont l’acéruloplasminémie héréditaire (AH), pointent l’existence de mécanismes complémentaires potentiels encore non identifiés. L’AH est une pathologie génétique de transmission récessive liée à des mutations touchant le gène codant la céruloplasmine. Les mutations conduisent, du fait de la perte de l’activité ferroxidasique de la protéine, au développement d’une surcharge en fer parenchymateuse, touchant le foie, le pancréas, mais aussi, fait unique dans une pathologie de surcharge en fer systémique, le cerveau. La particularité du phénotype hépatosplénique et l’existence d’une surcharge en fer cérébrale rendent certainement compte de l’existence de mécanismes complémentaires concourant à la pathologie. Leur compréhension permettra de mieux prendre en charge ces patients et de disposer de nouvelles données pour la prise en charge d’autres pathologies dont celles au cours desquelles l’accumulation de fer dans le cerveau joue un rôle déterminant.

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  • Communiqué

    L’homéopathie en France : position de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de pharmacie

    Homeopathy in France : Opinion of the French National Academy of Medicine and the French National Academy of Pharmacy

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Un nouveau modèle animal d’étude du neuroblastome

    A novel tumoral model to study pediatric cancers

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les cancers de l’enfant sont très différents de ceux de l’adulte, en raison de l’origine des cellules qui subissent une transformation maligne, et aussi parce que l’organisme au sein desquels ils émergent est encore en construction et présente des caractéristiques propres à son état immature. La conception de nouveaux modèles tumoraux capables de restituer le contexte immature est un levier clé pour l’étude de ces cancers et le développement de stratégies thérapeutiques innovantes et adaptées aux enfants. Le neuroblastome (NB) est une tumeur emblématique du jeune enfant, la moitié des cas est diagnostiquée avant l’âge de deux ans. Ce cancer du système nerveux sympathique dérive d’une population transitoire de cellules embryonnaires, la crête neurale (CN). Les formes métastatiques, fréquentes et dévastatrices, sont détectées dès le diagnostic, reflétant un potentiel de dissémination particulièrement élevé de ce cancer. Ces caractéristiques limitent considérablement l’accès aux étapes précoces de la tumorigenèse neuroblastique et de la dissémination métastatique. La conception d’un modèle original, basé sur la greffe de cellules tumorales humaines dans un embryon aviaire, a permis de modéliser la pathologie neuroblastique, depuis la formation de la tumeur primaire dans les dérivés sympathico-adrénaux jusqu’à la formation de métastases distales. De nouvelles données sur le programme pro-métastatique du NB ont été obtenues par l’exploitation de ce modèle en combinaison avec des approches d’analyses moléculaires globales. Ces études apportent un éclairage sur les relations de lignage entre les NB et leur cellule d’origine et sur l’impact des programmes de développement de l’embryon sur la progression tumorale.

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  • Communication scientifique

    Préservation de la fertilité et de la féminité dans les cancers gynécologiques : l’exemple des cancers ovariens

    Fertility and feminity preservation in gynaecological cancers: From the “legitimate” claim to carcinological safety assessment

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’objectif essentiel de ces traitements dits « conservateurs » est de préserver la fertilité (ou la grossesse en cas de cancers diagnostiqué pendant la grossesse) sans pour autant augmenter la prise de risque carcinologique. Quel que soit le site initial de la tumeur, la validation carcinologique de cette stratégie nécessite plusieurs critères d’évaluation : une stadification clinique, radiologique et chirurgicale rigoureuse pour bien vérifier que la pathologie soit à un stade « réellement » initial ; une expertise anatomo-pathologique pour valider les critères histologiques qui vont être impactant sur le plan pronostique et enfin, une information de la patiente lui donnant une explication claire des implications éventuelles de cette stratégie (en cas de chirurgie conservatrice) lors de l’obtention éventuelle d’une grossesse et en appréciant ses attentes de ce traitement.

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  • Communication scientifique

    La santé des sportifs de haut niveau

    Health of elite athletes

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les sportifs de haut niveau, dont la qualité est réglementée en France, bénéficient d’une surveillance médicale réglementaire au regard de la pratique hors norme de leur activité sportive. Cette surveillance débute à leur intégration sur la liste de haut niveau et se déroule pendant toute leur carrière. Malgré les risques liés à cette pratique intensive, l’espérance de vie des sportifs olympiens est supérieure à celle de leurs contemporains. Lors de Jeux Olympiques, la délégation française dispose d’un encadrement médical constitué des médecins et masseur-kinésithérapeutes des équipes de France aidés par une équipe du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). L’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024 à Paris constitue un défi médical à relever pour la médecine en général et la médecine du sport en particulier. L’accueil de plusieurs milliers d’athlètes et leur encadrement et de millions de spectateurs et touristes nécessitera de mettre toutes les forces vives en action avec une parfaite coordination sur une période estivale. La qualité de la médecine française au point de vue humain, mais aussi technique nous permettra de relever ce challenge.

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  • Communication scientifique

    Les Jeux olympiques, la lutte contre le dopage et le maintien de l’équité

    The Olympic Games, fight against doping and equity maintenance

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le maintien de l’équité et le respect de l’éthique restent des sujets d’une grande actualité dans le sport de haut niveau. Le sport doit être pratiqué dans les meilleures conditions de sécurité, la victoire doit être accessible à tous, et ne souffrir d’aucune contestation ; c’est la raison pour laquelle le mouvement olympique s’est très tôt investi dans la lutte contre le dopage. La lutte contre le dopage s’est ensuite organisée, sur la base d’une entité internationale en charge d’édicter les règles et méthodes à utiliser, l’Agence mondiale antidopage. Des outils de détection directe et indirecte de substances interdites, dites dopantes, sont mis en œuvre en préparation et lors des contrôles organisés pendant les Jeux olympiques et paralympiques. La question de la prévalence réelle du dopage reste une question non encore résolue à ce jour, mais qui est essentielle pour juger de l’état sanitaire des sportifs. D’autres situations que le dopage sont susceptibles d’affecter l’équité dans le sport, comme la participation de sportifs transgenres aux compétitions, ainsi que les hyperandrogénies des athlètes féminines, ce qui justifie pleinement de définir des critères d’éligibilité stricts pour ces athlètes.

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  • Communication scientifique

    La femme olympienne

    Woman olympic athlete

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La femme olympienne est une sportive de haut niveau engagée dans la plus prestigieuse des compétitions. Sa féminité interagit avec sa recherche de performances. Ces interactions peuvent être soit physiologiques par sa volonté d’avoir une grossesse suivie d’un retour au plus haut niveau, soit pathologiques, les exigences de certains sports l’exposant à des atteintes spécifiques dont la « triade » de la sportive, les fractures de fatigue, voire les lésions du ligament croisé antérieur. L’environnement médical, familial et sportif de la femme olympienne est le garant de son épanouissement de femme, de mère et de championne sans impact sur sa santé physique et mentale.

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  • Communication scientifique

    Héritage santé des Jeux Olympiques

    Health-Legacy of the Olympic Games

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts

    Le Comité international olympique (CIO) souhaite promouvoir un héritage positif pour les villes et pays hôtes des Jeux Olympiques. L’héritage santé est un des aspects majeurs choisis par le Comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO Paris 2024). Il sera forcément le résultat d’une collaboration étroite entre l’État, la ville de Paris, la région Île-de-France et surtout le mouvement sportif. Un rôle capital revient donc au Comité national olympique et sportif français (CNOSF) : il a conçu un ouvrage, le Médicosport-santé©, diffusé à la grande majorité des médecins français par des fiches du Groupe VIDAL® et qui représente donc un outil essentiel pour la prescription d’activités physiques et sportives comme thérapeutique non médicamenteuse. La puissante incitation pour les activités physiques que représente la perspective des JO de 2024 sera sans doute un apport important à l’héritage santé attendu. C’est le sujet de cet article.

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  • Rapport

    Rapport 19-03. Analyse du plan « Ma Santé 2022, un engagement collectif » et propositions de l’Académie nationale de médecine

    Ambulatory care facilities, Non-hospital, Application, Medical informatics, Healthcare disparities, Hospital

    Dominique Bertrand : Conseiller médical du Centre National de Gestion.
    Daniel Bontoux : Aucun lien d’intérêt avec les points abordés dans ce rapport.
    Pierre-François Plouin : ancien chef du service à l’hôpital européen G Pompidou, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, ancien vice-président de la Commission de la transparence.
    François Richard : ancien chef de service et chef de pôle à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris ; participations aux travaux de réorganisation territoriale : Haute autorité de santé (HAS), Direction générale de l’offre de soins, Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France.
    Jacques Rouëssé : ancien directeur du centre anticancéreux René Huguenin de Saint-Cloud.

    L’Académie nationale de médecine a pris connaissance du plan « Ma santé 2022, un engagement collectif », proposé par le ministère des Solidarités et de la Santé, et en approuve les principales mesures. Le présent rapport résume l’analyse de l’Académie, formule des remarques portant sur plusieurs omissions, dont celle de la prévention, et propose neuf priorités portant notamment sur la réorganisation territoriale des soins, les nouveaux partenaires, la gouvernance hospitalière et l’apport du numérique.

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  • Éditorial

    Mieux contrôler mieux surveiller les dispositifs médicaux

    Better assessment and safety improvement for medical devices

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  • Communication scientifique

    Le cadre réglementaire des dispositifs médicaux

    The regulatory framework of medical devices

    La réglementation européenne qui encadre la mise sur le marché de la très grande diversité des dispositifs médicaux est en perpétuelle évolution depuis sa mise en œuvre en 1998. Ces produits de santé, qu’ils soient ou non remboursés, doivent faire l’objet, en amont de leur commercialisation d’une évaluation au regard d’exigences de sécurité et de performances dont notamment la démonstration d’un rapport bénéfice-risque favorable. Cette évaluation est vérifiée par un organisme notifié (ON), au cours d’un processus de certification de marquage CE spécifique (CE-médical) dont les modalités sont d’autant plus contraignantes que la classe de risque du DM est élevée. Une refonte totale de cette réglementation va être mise en place en mai 2020, au travers de la mise en application du nouveau règlement 2017/745. Cette évolution réglementaire majeure augmente les exigences en ce qui concerne le niveau de démonstration du rapport bénéfice-risque en particulier sur les attendus en matière d’investigations cliniques pré et post mise sur le marché, soit tout au long de la vie sur dispositif. Par ailleurs ce règlement renforce de nombreux autres aspects de cette réglementation dont notamment la transparence de l’information.

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  • Communication scientifique

    Évaluation des dispositifs médicaux par la Haute Autorité de santé

    Assessment of medical devices by the French National Authority for health

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les dispositifs médicaux (DM) sont nombreux, très hétérogènes avec un risque potentiel variable. Les DM marqués CE sollicitant une demande de remboursement sont évalués par la HAS suivant des modalités identiques s’il s’agit d’une inscription sous nom de marque en sus d’une prestation médicale ou à l’intérieur d’une prestation d’hospitalisation ou d’une inscription sur une ligne générique. Les modalités sont différentes pour la demande d’un forfait innovation. Dans la modalité la plus commune d’un dossier examiné par la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDIMTS) chargée de l’évaluation, l’avis final d’un dossier de DM répertorie : l’indication retenue, et si le service est suffisant le niveau de son amélioration par rapport à un comparateur de référence, la population cible et la durée d’inscription sur la liste des produits et prestations remboursables. Au-delà, le dossier doit être traité par le Comité économique avant que le ministre n’accorde définitivement l’inscription. En intégrant les défis actuels de l’ère numérique et l’accélération de l’évolution technologique, la HAS a pour mission d’accompagner l’innovation sans perdre de vue le principe de précaution avec pour objectif final d’améliorer la qualité de vie des patients et leur espérance de vie.

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  • Communication scientifique

    La surveillance des dispositifs médicaux

    Medical devices monitoring

    D. Martin est Directeur général de l’ANSM.

    La réglementation européenne des dispositifs médicaux (DM), dite de « marquage CE », mise en œuvre dans les années 90, confie aux autorités nationales la responsabilité de la surveillance des DM. Cela recouvre la centralisation des données de matériovigilance et leur évaluation, mais aussi les opérations de contrôles sur le marché. L’ensemble de ces actions donne lieu à de nombreuses mesures de police sanitaire à l’encontre de certains opérateurs et de certains dispositifs. Un nouveau règlement 2017/745 du 5 avril 2017 sera d’application obligatoire à tout nouveau dispositif en mai 2020. Ce règlement introduit de la transparence, plus de traçabilité, une meilleure évaluation clinique, ainsi que de nouveaux outils de surveillance des dispositifs sur le marché. Ce règlement appelle aussi de la part des États-membres de l’UE à prendre des mesures nationales d’accompagnement. L’ANSM se prépare de longue date à ces changements afin de continuer d’occuper une place de premier plan dans le concert européen au bénéfice des patients.

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  • Éloge

    Éloge de Jean-Étienne Touze (1949–2018)

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  • Communication scientifique

    Risque à 3 mois, 1 an et 5 ans des accidents ischémiques transitoires et infarctus cérébraux mineurs dans une cohorte contemporaine, multicentrique, multinationale, multicontinentale de 4879 patients

    Risk at 3 months, 1 year and 5 years of transient ischemic attacks and minor ischemic strokes in a multicentric, multinational and multicontinental contemporary cohort of 4879 patients

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Au cours des cinq dernières années, j’ai reçu des fonds de recherche de Sanofi, BMS et AstraZeneca (TIAregsitry.org), de Pfizer, AstraZeneca et Merck (Treat Stroke to Target trial), de Boston Scientific (WATCH-AF registry), du gouvernement français (PHRC Treat Stroke to Target (TST) trial et TST-PL.U.S.) ; des honoraires comme membre d’executive committee du SOCRATES trial (AstraZeneca), du programme SPIRE trials (Pfizer), du registre XANTUS (Bayer), du PROMINENT trial (Kowa company), comme membre du steering committee de l’ESUS trial (Bayer) et du PARFAIT trial (BMS), comme membre de l’endpoint committee du SUMMIT trial (GSK), comme membre du DSMB de l’ALPINE studies program (Fibrogen), et de l’essai SHINGPOON ; des honoraires de participation à des advisory boards de la part de Bayer, Pfizer, Amgen, Kowa, Boston Scientific, Edwards, Shing Poon, Gilead ; des honoraires comme orateur de la part de Bayer, Amgen, Pfizer, Sanofi.

    L’accident ischémique cérébral (ou rétinien) transitoire (AIT) et l’infarctus cérébral mineur (sans handicap) offrent l’opportunité d’éviter un nouvel AVC ischémique avec handicap si le patient est exploré aussi rapidement que possible pour détecter la cause et la traiter sans délai. Le risque est très élevé dans les 90 premiers jours, notamment dans les 10–20 premiers jours, puis a tendance à beaucoup diminuer, donnant l’impression d’un risque faible à long-terme. Ce risque à long-terme a été, cependant, peu étudié. Le registre TIAregistry.org avait pour objectif de déterminer le risque à court et long-terme de patients avec AIT ou infarctus cérébral mineur. Les patients ont été inclus consécutivement dans 61 unités neurovasculaires organisées pour la prise en charge des AIT en urgence, dans 21 pays en Europe, Moyen-Orient, Asie et Amérique Latine, aussitôt que possible et jusqu’à 7jours après l’épisode qualifiant, et suivis 5 ans. Le critère de jugement primaire était la survenue d’un AVC, infarctus du myocarde ou mort vasculaire. Au total, 4739 patients ont été inclus dont 80 % dans les 24heures suivant les premiers symptômes, dont 3847 ont été suivis 5 ans. En dépit d’une prise en charge thérapeutique optimale tout au long du suivi, le risque de récidive à 3 mois, 1 an, et 5 ans était de 4 %, 6,2 % [IC à 95 %, 5,5–7,0 %], et 12,9 % [IC à 95 %, 11,8–14,1 %], respectivement. La moitié de ce risque était observé la première année post-AIT/infarctus cérébral mineur, et la moitié entre 1 an et 5 ans. À 5 ans, le risque de décès toutes causes, de décès cardiovasculaire, d’hémorragie majeure et d’hémorragie intracrânienne étaient respectivement de 10,6 %, 2,7 %, 1,5 %, et 1,1 %. Le risque de récidive d’AVC fatal ou non était de 9,5 %. Le risque à 5 ans d’AVC avec handicap (mRS>1) était de 7,9 % [IC à 95 %, 7,1–8,9 %]. En conclusion, le risque vasculaire après un AIT ou un infarctus cérébral mineur est de 6,5 % à un an et de 13 % à 5 ans, et ce risque est maximal durant les premiers jours, puis s’accroît de façon continue jusqu’à 5 ans, et 60 % de ce risque concerne des AVC avec handicap significatif. De nouvelles mesures de prévention sont nécessaires pour diminuer ce risque.

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  • Communication scientifique

    Modification de la présentation clinique de la spondylodiscite tuberculeuse en Tunisie

    Clinical evolution of tuberculous spondylodiscitis in Tunisia

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La tuberculose encore fréquente dans les pays du sud connaît une recrudescence dans les pays développés. En Tunisie, son incidence annuelle est voisine de 3000 cas. La tuberculose rachidienne représente 50 à 60 % des tuberculoses ostéo-articulaires. Trois principales formes radiocliniques ont été décrites : la spondylodiscite tuberculeuse ou mal de Pott, la spondylite tuberculeuse et la tuberculose primitive de l’arc postérieur. Le diagnostic précoce de tuberculose rachidienne est devenu facile grâce aux progrès de l’imagerie et au développement des techniques de ponction biopsie disco-vertébrale. Le traitement des spondylodiscites tuberculeuses est essentiellement médical et doit durer au moins 9 à 12 mois. Les indications de la chirurgie se limitent aux déficits neurologiques et aux instabilités rachidiennes menaçantes, aux abcès paravertébraux volumineux résistants au traitement médical et aux cyphoses majeures.

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  • Communication scientifique

    Définition jurisprudentielle des infections nosocomiales, à l’appui de onze décisions du Conseil d’État

    Jurisprudential definition of nosocomial infections, in support of eleven decisions of the Conseil d’État

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’indemnisation des victimes d’infections nosocomiales repose sur les lois du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé et du 30 décembre 2002 relative à la responsabilité civile médicale. En l’absence d’une définition législative ou réglementaire, il est revenu à la jurisprudence de définir juridiquement les infections nosocomiales. Cette communication présente la jurisprudence administrative depuis ces lois avec les principales décisions du Conseil d’État et les cas cliniques à l’origine de ces décisions. La première définition juridique date d’une décision de 2013 : « à moins que la preuve d’une cause étrangère soit rapportée, seule une infection survenant au cours ou au décours d’une prise en charge et qui n’était ni présente, ni en incubation au début de la prise en charge peut être qualifiée de nosocomiale ». Le Conseil d’État a complété cette définition, en 2018, en ajoutant « sauf s’il est établi qu’elle a une autre origine que la prise en charge ». En l’absence d’une cause étrangère, le fait que l’infection apparaisse au cours d’une prise en charge ne suffit plus à la qualifier de nosocomiale.

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  • Présentation ouvrage

    Présentation du livre : Mantz JM. Pierres et poésie

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  • Éditorial

    Éditorial du Rédacteur en chef

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  • Communication scientifique

    Le déploiement de la télémédecine pour répondre aux enjeux du XXIe siècle : exemples d’expérimentation en Picardie

    The deployment of the telemedicine to answer the stakes in meet the challenges of the 21th century: Examples of experiments in Picardy

    Actuellement nous connaissons une modification profonde de l’organisation du système de santé et des pratiques des professionnels qui entraînent un certain nombre de préoccupations en matière d’accès aux soins. Face à ces incertitudes et interrogations, la télémédecine — comme pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication — apparaît être un levier incontournable pour garantir un accès aux soins pour tous en répondant, en partie, aux inégalités territoriales de santé comme en témoigne un certain nombre d’exemples locaux en Picardie. Toutefois pour permettre un déploiement efficient et à grande échelle il convient de lever l’ensemble des freins : responsabilité, financement de l’activité de télémédecine, numérique et accessibilité, etc., pour ne pas aggraver les inégalités territoriales de santé.

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  • Communication scientifique

    Prise en charge diagnostique et thérapeutique des uvéites

    Diagnostic and therapeutic management of uveitis

    Les uvéites sont des affections oculaires situées au carrefour de plusieurs spécialités médicales. Leur distribution étiologique est particulièrement variée depuis des affections auto-immunes limitées à l’œil ou associées à une maladie systémique et jusqu’à des maladies infectieuses dont certaines sont encore mal caractérisées. La fréquence des complications et le risque de cécité sont très importants à prendre en compte et imposent une discipline rigoureuse à l’ophtalmologiste qui doit mener à bien l’enquête étiologique en collaborant avec les collègues internistes, rhumatologues, infectiologues ou pédiatres et initier le traitement le plus efficace avant que les dégâts anatomiques ne grèvent le pronostic visuel. Les progrès récents dans le domaine du diagnostic microbiologique, de la biologie moléculaire ou de l’imagerie, d’une part, et en thérapeutiques innovantes basées sur les agents biologiques, d’autre part, ont permis de réduire significativement les conséquences de ces affections chez les patients tout en leur préservant une meilleure qualité de vie. Un effort important est actuellement réalisé pour mieux définir chaque entité nosologique et proposer une prise en charge personnalisée.

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  • Communication scientifique

    L’évolution des espèces à travers celle de leur génome – exemples des gènes impliqués dans la reproduction des mammifères

    The evolution of species through that of their genome – examples of genes involved in mammalian reproduction

    Les gènes impliqués dans la fonction de reproduction comptent parmi les gènes qui présentent une évolution particulièrement rapide, c’est-à-dire possédant des caractéristiques fonctionnelles différentes entre espèces proches. Cette évolution rapide peut se faire à travers la naissance de gènes chez les mammifères, comme c’est le cas de nombreux gènes d’expression exclusivement ovocytaire (KHDC1, NALP, etc.). Elle peut également se faire par mort de gènes par pseudogénisation (par transformation en un pseudo-gène bien que tous les pseudogènes n’aient pas les mêmes mécanismes de formation), comme les gènes codant les protéines de la zone pellucide, progressivement perdus au cours de l’évolution des vertébrés. Cette évolution peut également se réaliser par sélection positive, comme c’est le cas de gènes codant les Odorant Binding Proteins ou le récepteur GPR50 de la famille des gènes codant les récepteurs de la mélatonine. Nombre de ces évolutions sont très probablement apparues par hasard ; elles ont abouti à des modèles vivants adaptés à l’environnement du moment et ont été conservées. La description de l’ensemble de ces événements et des mécanismes moléculaires qui les sous-tendent sont autant de défis à relever dans les prochaines années, grâce notamment aux séquençages des génomes entiers et aux outils mathématiques dédiés à la phylogénie.

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  • Présentation ouvrage

    Présentation du livre : Germain M. Les sarcomes osseux chez l’enfant, une longue histoire. Paris : Ed. L’Harmattan, 2018

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  • Communiqué

    Proposition d’un traitement du paludisme par des feuilles d’Artemisia

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  • Éditorial

    La lutte contre l’antibiorésistance : une volonté politique

    The fight against antimicrobial resistance: A political will

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  • Communication scientifique

    Antibiorésistance : la situation en France et dans le monde

    Antimicrobial resistance is one of the main threats to public health in France and worldwide

    L’antibiorésistance est une des principales menaces pour la santé publique en France et dans le monde, car elle limite les possibilités de traitement des infections communautaires et est de nature à faire régresser les progrès de la médecine moderne rendus possibles par la prévention ou le traitement des infections associées aux soins. Si la situation en France peut être qualifiée de contrastée, avec de bons résultats dans la maîtrise des Staphylococcus aureus résistant à la méticilline ou des pneumocoques de sensibilité diminuée à la pénicilline, ces progrès restent lents et fragiles et sont contrebalancés par l’essor des entérobactéries résistantes aux céphalosporines de 3e génération et à l’émergence de celles résistantes aux carbapénèmes. Il existe en Europe un gradient nord-sud de l’antibiorésistance, avec des indicateurs généralement meilleurs en Europe du Nord. La situation dans le reste du monde reste imparfaitement documentée, mais les données disponibles témoignent de l’importance parfois majeure du problème dans la plupart des pays. Le contrôle et la prévention de l’antibiorésistance repose sur des règles d’hygiène permettant de limiter la transmission croisée des bactéries, sur le bon usage des antibiotiques et, pour certains pathogènes, sur la vaccination. Ces mesures sont urgentes et doivent être mises en œuvre dans chaque pays et de manière coordonnée au niveau international. Les données de surveillance doivent être disponibles et largement partagées : elles sont essentielles pour évaluer l’impact de ces mesures.

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  • Communication scientifique

    La transmission croisée dans la résistance aux antibiotiques : son contrôle dans les hôpitaux français

    Role of cross-transmission in resistance to antibiotics: Control procedures in French hospitals

    La résistance acquise aux antibiotiques est la conséquence directe de deux causes synergiques : l’utilisation massive d’antibiotiques qui entraîne la sélection des bactéries les plus résistantes (évolution darwinienne), et la dissémination des bactéries résistantes ainsi sélectionnées, par transmission au sein des populations humaines et animales (« transmission croisée »), et via l’environnement. Les programmes de lutte contre la résistance bactérienne doivent donc associer des mesures visant à contrôler la transmission croisée aux mesures visant à diminuer la consommation des antibiotiques. Des programmes de contrôle de la dissémination des bactéries multirésistantes ont été progressivement mis en place dans les hôpitaux de l’Assistance publique–hôpitaux de Paris (AP–HP) depuis 1993 puis dans l’ensemble des hôpitaux français depuis 1999. Ces programmes ont permis d’obtenir une forte diminution des taux de staphylocoques multirésistants et de garder très bas les taux de bactéries hautement résistantes émergentes : entérobactéries résistantes aux carbapénèmes (β-lactamines les plus récentes) par production de carbapénèmases et entérocoques résistants aux glycopeptides. Ces résultats ont été obtenus alors même que la consommation d’antibiotiques n’avait pas diminué de façon notable dans nos hôpitaux durant la période considérée montrant l’impact positif des mesures d’hygiène.

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  • Communication scientifique

    La recherche en stratégies antibactériennes : nouvelles pistes, nouveaux enjeux ?

    Research on antibacterial strategies: New tracks and challenges?

    À l’heure où l’arsenal thérapeutique antibactérien est de plus en plus menacé par l’émergence croissante des résistances, la recherche doit plus que jamais apporter des solutions. Dans un contexte, où la découverte de nouvelles molécules est difficile et où le marché économique des antibactériens est précaire, la recherche doit aujourd’hui faire face à de nouveaux enjeux et explorer des pistes innovantes pour les résoudre. Les principaux défis de la recherche en stratégies antibactériennes sont les suivants : (i) inscrire la recherche dans une démarche globale et coordonnée, (ii) développer de nouveaux antibiotiques ciblant des pathogènes prioritaires, (iii) sortir du « tout antibiotique » en développant des stratégies thérapeutiques innovantes (anticorps, peptides antimicrobiens, phages), (iv) développer des approches complémentaires ayant pour objectif de réduire l’utilisation des antibiotiques via des stratégies de prévention, de diagnostic ou de limitation de la persistance bactérienne, (v) soutenir la recherche et revitaliser le marché des antibactériens via de nouveaux outils économiques et (vi) faciliter et optimiser le processus de développement clinique. Tous ces enjeux appellent les chercheurs, développeurs, cliniciens, patients, vétérinaires et autorités politiques à travailler de concert et à opérer le changement de paradigme nécessaire pour lutter efficacement contre l’antibiorésistance.

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  • Rapport

    Rapport 19-02. L’hôpital public en crise : origines et propositions

    The public hospital in crisis: origins and proposals

    1- F.Michot : ancien chef du service de chirurgie digestive CHU de Rouen, ancien Président de la Conférence des Présidents du CNU Santé
    2- B.Launois : ancien Professeur de chirurgie, Université d’Adélaïde, Australie
    3- D. Bertrand : Conseiller médical au CNG
    4- J.Bringer : ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Montpellier-Nîmes, ancien Président de la CME du CHU de Montpellier
    5- L.Degos : ancien Président de la HAS
    6- JP. Olié : chef de service honoraire de l’hôpital Sainte Anne, membre du CNOM
    7- C.Thuillez : membre du Collège de la HAS, Président de la Commission de Transparence, ancien conseiller du Directeur Général de l’Offre de Soins, ancien Président de la Conférence des Doyens des Facultés de Médecine

    La crise est perceptible au sein de l’hôpital public depuis des mois et largement commentée par la presse et les médias audiovisuels. Cette crise est en réalité plus ancienne et, depuis une dizaine d’années, de nombreux rapports lui ont été consacrés ; réformer l’hôpital et plus globalement réformer le système de santé sont des objectifs réaffirmés de la prochaine loi santé. À partir de l’audition de trente-deux personnalités du monde de la santé, ce rapport analyse les origines de la crise de l’hôpital public : crise de perte de sens, crise financière, crise managériale et gouvernance, crise structurelle et organisationnelle, crise sociétale et sociale. Il décline ensuite des propositions concernant la gouvernance de l’hôpital, des nouvelles modalités de financement, la réinsertion de l’hôpital dans son environnement, la situation des personnels médicaux et soignants, la participation des patients et des citoyens et la place de l’université dans l’hôpital.

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  • Communication scientifique

    Génétique des anévrismes intracrâniens

    Genetics of intracranial aneurysm

    Les anévrismes intracrâniens (AIC) se définissent par une hernie acquise de la paroi artérielle survenant préférentiellement à une bifurcation artérielle avec une prédilection topographique caractéristique au niveau des vaisseaux de la base du crâne. La détection fortuite en scanner ou IRM d’un AIC est une situation fréquente, ces examens étant de plus en plus pratiqués. Les facteurs de risque modifiables de rupture d’AIC sont bien définis, et les antécédents familiaux d’AIC constituent le principal facteur de risque pour la présence d’AIC. De nombreuses affections héréditaires sont associées à la formation d’AIC, mais ces syndromes représentent moins de 1 % de l’ensemble des AIC. Aucun test diagnostique basé sur la génétique n’est actuellement disponible pour identifier les mutations et les patients qui présentent un risque plus élevé de développer des AIC. La détection de ces mutations permettrait une meilleure compréhension des voies moléculaires impliquées dans la formation et la rupture des AIC ainsi que le développement de thérapies ciblées.

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  • Communication scientifique

    La neuroradiologie interventionnelle en pathologie vasculaire cérébrale : état de l’art

    Interventional neuroradiology in cerebral vascular pathology: The state of the art

    La neuroradiologie interventionnelle (NRI) a été conçue dans les années 1960–1970, dans le but d’aider le geste neurochirurgical, par dévascularisation préopératoire des tumeurs hypervasculaires de la tête du cou et du rachis, d’où le nom initial et impropre d’embolisation. La gestation fut longue et incertaine, jonchée d’obstacles corporatistes et de critiques souvent non scientifiques, pour ne pas dire malhonnêtes. Tout au long de ce parcours difficile, le Pr. Pierre Lasjaunias a joué un rôle majeur en aidant au décryptage de la micro-anatomie des vaisseaux de la base du crâne et de leurs variantes anatomiques. L’arrivée en 1991 des coils à détachement électrolytique, pour le traitement des anévrismes cérébraux, a fait basculer la NRI vers une discipline à part entière, remplaçant au fur et à mesure de l’évolution des concepts et de la technologique, les indications thérapeutiques neurochirurgicales « traditionnelles ». Depuis l’année 2015 date de la publication de l’étude randomisée « Mr CLEAN », le traitement de l’accident vasculaire cérébral fait maintenant part intégrante de l’arsenal thérapeutique de la NRI. Le système nerveux central rejoint donc la magnifique histoire thérapeutique du cœur !

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  • Communication scientifique

    Ischémie cérébrale : la fin de la fatalité ?

    Ischaemic stroke: The end of fatality?

    État de la question

    Malgré les progrès majeurs de la prise en charge de l’ischémie cérébrale, un patient sur deux reste handicapé.
    Objectif
    Préciser les besoins non satisfaits et les pistes d’amélioration en partant de l’état actuel des connaissances.

    Résultats
    Les stratégies de prise en charge en phase aiguë de l’ischémie cérébrale validées par des essais randomisés comprennent la thrombolyse intraveineuse par recombinant tissue-plasminogen activator (rt-PA), la thrombectomie mécanique, l’aspirine en prévention des récidives précoces, la chirurgie décompressive dans les infarctus étendus de l’artère cérébrale moyenne ou du cervelet, et l’hospitalisation en unité neurovasculaire. Toutefois, les patients n’ont pas tous accès au traitement optimal : un patient sur deux n’a pas accès à une unité neurovasculaire en France, avec de grandes variations territoriales ; le taux de thrombolyses pour1000 ischémies cérébrales est très variables (142 en Europe, 92 en France, 249 dans le Nord-Pas-de-Calais avec des variations de 155 à 268 selon les arrondissements) ; le taux de thrombectomies pour1000 ischémies cérébrales est également variables (37 en Europe, 52,5 en France, 81 dans le Nord-Pas-de-Calais avec des variations de 36 à 108 selon les arrondissements). Les patients ayant accès au traitement optimal n’ont pas tous les mêmes résultats : dans l’étude du Nord-Pas de Calais, 41,9 % des patients ont un résultat favorable à 3 mois, mais ceux dont le domicile n’est pas dans la métropole de Lille ont des résultats significativement moins bons. L’analyse arrondissement par arrondissement montre que le délai n’est pas le seul facteur explicatif. Enfin, l’accès au traitement optimal ne garantit pas la guérison.

    Pistes d’amélioration
    Elles consistent à augmenter le nombre de patients ayant accès à une reperfusion (éducation, appel au 15, thrombolyse assistée par télémédecine avant arrivée en unité spécialisé, changement du paradigme de sélection des patients pour la thrombolyse, accessibilité dans des délais raisonnables à un centre de neuroradiologie interventionnelle. Parallèlement, d’autres stratégies de reperfusion sont à l’étude (combinaison rt-PA et anticoagulation, adjuvants, nouveaux agents thrombolytiques).

    Conclusion

    Les progrès majeurs de ces dernières années ne doivent pas faire perdre de vue que beaucoup de patients n’ont pas accès à un traitement optimal, et que ceux qui y ont accès restent handicapés 1 fois sur 2. Certaines pistes d’amélioration doivent être poursuivies sans perdre de vue l’intérêt crucial de la prévention.

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  • Communication scientifique

    Utilisation de longs ARN non codants vers un diagnostic urinaire du cancer de la prostate

    Long non-coding RNAs: towards urinary diagnosis for prostate cancer

    Avec près de 54 000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme et est la troisième cause de décès par cancer. De nos jours, le diagnostic précoce du cancer de la prostate se fait par un dosage sanguin du marqueur Prostate Specific Antigen (PSA) et un toucher rectal. Cependant, le diagnostic repose sur les biopsies prostatiques qui peuvent être sources d’infection (moins de 5 % de risque) et peuvent être négatives dans 55 % des cas. La recherche de nouveaux marqueurs plus robustes est donc nécessaire. Le séquençage haut débit du génome et du transcriptome humains combinés aux analyses bio-informatiques ont complètement changé la compréhension de l’organisation du génome. Il s’avère que seul 2 % du génome est transcrit en ARNm codant pour des protéines, 66 % synthétise des ARN non codants dont font partie les longs ARN non codants (lncRNA). Ces ARN, de plus de 200 nucléotides, sont spécifiques d’une cellule ou d’un tissu donné et peuvent avoir des fonctions oncogéniques ou suppressives de tumeurs. Ils peuvent également être des biomarqueurs diagnostiques, pronostiques et des cibles thérapeutiques en cancérologie. Parmi les différentes classes de lncRNA, les transcrits antisens (aslncRNA), codés par le brin d’ADN complémentaire à celui d’un ARN messager, sont les moins décrits. Nous avons identifié, par séquençage haut débit, de nombreux aslncRNA non annotés dont trois d’entre eux sont très significativement augmentés dans les tumeurs de prostate en comparaison à des tissus prostatiques normaux. Nos résultats ont été validés, par la technique d’hybridation (NanoString) sur une cohorte de 166 tumeurs et une étude préliminaire sur des urines de patients atteints de cancer de la prostate semble très prometteuse. Notre objectif est de développer un test urinaire spécifique, non invasif, précoce, rapide et robuste qui permettrait de diagnostiquer le cancer de la prostate ou d’orienter avec beaucoup plus de pertinence les patients vers des biopsies.

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  • Communication scientifique

    Le coût social des drogues licites et illicites en France

    Social cost of drugs in France

    Le coût social des drogues en France mesure le coût monétaire des conséquences de la consommation et du trafic des drogues légales (alcool et tabac) et illégales. Le coût social est composé du coût externe (valeur des vies humaines perdues, perte de la qualité de vie, pertes de production) et du coût pour les finances publiques (dépenses de prévention, répression et soins, économie de retraites non versées, et recettes des taxes prélevées sur l’alcool et le tabac). Les paramètres de calculs suivent les recommandations du Rapport Quinet en 2013 et les données sanitaires ont été collectées dans la littérature scientifique. Le « coût social » de l’alcool et celui du tabac sont proches de 120 milliards d’euros, suivi par les drogues illicites (8,7 milliards d’euros). Le coût social engendré par le tabac peut être rapproché des 13,4 millions de fumeurs et le coût social de l’alcool des 3,8 millions « d’usagers à risques d’alcool ». Les drogues illicites engendrent un faible « coût social » total, en comparaison de l’alcool et du tabac, parce qu’elles sont moins consommées. Le « coût externe » représente l’essentiel du « coût social » pour l’alcool, le tabac et les drogues illicites (respectivement 96,1 %, 86,4 % et 67,9 %). L’importance de cette composante s’explique par le nombre très important de vies perdues (respectivement environ 49 000, 79 000, 1600) et par la valeur de l’année de vie perdue (115 000 euros) qu’il est recommandé d’utiliser en France dans les calculs socioéconomiques. Le « coût externe » de l’alcool est 8 % plus élevé que celui du tabac bien que le nombre des décès par le tabac soit plus important que ceux engendrés par l’alcool. Cette différence s’explique par un âge moyen au décès plus jeune pour l’alcool que pour le tabac (63 ans vs 71 ans) et par le fait que de nombreux décès accidentels engendrés par l’alcool interviennent précocement. Le « coût des drogues pour les finances publiques » est élevé (1,0 % du PIB). Chaque année, l’État doit payer respectivement pour l’alcool, le tabac et les drogues illicites, 3,9 milliards, 13,8 milliards et 2,4 milliards d’euros. Ainsi, 33 % du déficit budgétaire français serait constitué par le poids négatif des drogues sur les finances publiques. Les recettes de taxation sont inférieures au « coût des soins » (respectivement 8,5 et 25,9 milliards d’euros). La taxation sur les alcools ne représente que 37 % du coût des soins des maladies engendrées par l’alcool tandis que les taxes sur le tabac sont également insuffisantes à couvrir le coût des soins engendrés par ce dernier et représentent 40 % des recettes de taxation.

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  • Communication scientifique

    Pollution et maladies cardiovasculaires

    Cardiovascular diseases and pollution

    L’effet de la pollution atmosphérique sur les maladies cardiovasculaire est maintenant bien établi. Les études récentes ont montré que l’exposition aux polluants externes en aigu comme à long terme, augmente la mortalité cardiovasculaire, le nombre d’accidents coronariens, d’insuffisances cardiaques, d’arrêts cardiaques, et certains troubles du rythme. Les polluants en cause sont essentiellement les NO, NO2, SO2, O3, CO et les particules fines (PM2,5 et PM10). Nous avons étudié l’effet de la pollution atmosphérique dans l’agglomération niçoise (NO, NO2, SO2, O3, PM2,5 et PM10) sur la fréquence d’admission aux urgences du CHU pour insuffisance cardiaque aiguë sur la période 2014, 2015, 2016. Nous n’avons pas trouvé de corrélation à l’exception d’une faible corrélation avec les PM2,5 sur 5 jours. La prévention passe, d’une part, sur le plan individuel, pas l’éducation thérapeutique et, d’autre part, sur le plan des nations, par une pression sur les gouvernements d’Europe pour que les seuils de l’OMS soient respectés.

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  • Chronique historique

    Ramond de Carbonnières (Strasbourg 1753 — Paris, 1827), bi-académicien et le thermalisme pyrénéen

    Ramond de Carbonnières (Strasbourg, France 1753 – Paris, France 1827), a Pyrenean's academician

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  • Éloge

    Éloge de Jacques Hureau (1930–2018)

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