Articles du bulletin

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3145 résultats

  • Présentation ouvrage

    L’immunothérapie des cancers. Histoire d’une révolution médicale, par Eric VIVIER et Marc DAËRON. Paris : Éditions Odile Jacob, 2019.

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  • Rapport

    Rapport 18-12. Les Prescriptions médicamenteuses hors AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) en France. Une clarification est indispensable

    Off-label drug use in France. A need for clarification

    Les membres du groupe de travail appartiennent aux Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie et n’ont aucun intérêt personnel dans les propositions issues de ce rapport.

    Composition du Groupe de travail. Académie nationale de médecine : Christian Chatelain, président pour 2018, Gilles Bouvenot (Président du Groupe), Yves Juillet, Patrice Queneau, Jean Sassard. Académie nationale de pharmacie : Jean-Loup Parier, président pour 2018, Alain Saint-Pierre (Secrétaire), Philippe Arnaud, Véronique Lamarque-Garnier, Marie-Paule Serre

    Les Académies nationales de médecine et de pharmacie rappellent leurs Recommandations conjointes du 20 octobre 2014: en matière de prescription médicamenteuse, le respect du libellé de l’Autorisation de mise sur le marché (AMM), tel que formulé dans le Résumé des Caractéristiques des Produits doit être la règle. Il existe toutefois deux grands types de prescriptions de médicaments hors AMM à bien distinguer: celles qui, injustifiables, nécessitent la poursuite et le renforcement des mesures en vigueur et celles qui, en revanche,  sont indispensables à une bonne prise en charge de certains patients (en particulier enfants, personnes âgées, femmes enceintes…): justifiables, elles devraient être reconnues comme telles, ce qui n’est pas toujours le cas, et bénéficier d’un statut approprié. Il importe en effet de prendre en considération un certain nombre de circonstances où le strict respect de l’AMM ne coïncide pas avec la meilleure prise en charge thérapeutique du patient, c’est-à-dire avec l’obligation déontologique et légale de lui procurer les meilleurs soins. Hormis le cas des prescriptions en milieu hospitalier où le prescripteur peut se référer à  d’éventuelles recommandations des Comités du médicament, il appartient en général au praticien de justifier par lui-même, au cas par cas la prescription hors AMM qu’il juge indispensable à l’état de son patient. C’est lui demander de faire une veille de la littérature et lui donner beaucoup de responsabilités. C’est pourquoi les recommandations présentées dans ce rapport ont été guidées par les trois idées-forces suivantes: a) comment optimiser, en la rationalisant, la prise en charge médicamenteuse de certains patients en situation très préoccupante d’impasse thérapeutique, b) comment aider le professionnel de santé, souvent isolé et désemparé dans ce type de situation, à prendre la décision la plus appropriée parce que la plus rationnelle au vu de la réglementation et des données validées de la littérature et c) comment favoriser la prise en charge justifiée de ces situations par l’Assurance maladie dans le cadre de la règle générale.

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  • Communication scientifique

    Histoire des anticorps thérapeutiques

    Les médicaments biologiques ciblés par la reconnaissance spécifique d’un antigène ont été de grands pourvoyeurs d’innovations thérapeutiques ces 130 dernières années. La sérothérapie, découverte en France en 1888 par Héricourt et Richet, en Allemagne en 1890 par Von Behring, ce qui lui a valu le premier prix Nobel de Médecine en 1901,a été immédiatement utilisée chez l’homme pour traiter la diphtérie par Von Behring a noël 1891 et par Emile Roux en 1894.Les anticorps polyclonaux ont été largement utilisés tout au long du XXe siècle pour prévenir ou traiter des maladies infectieuses (diphtérie, tétanos, rage),la sérothérapie anti tétanique permettant de sauver des centaines de milliers de vies durant la première guerre mondiale. En 1975, Kohler et Milstein ont publié une technique permettant de produire des anticorps monoclonaux, ce qui leur a valu le Prix Nobel de Médecine en 1984. Les anticorps thérapeutiques monoclonaux représentent actuellement la majorité des médicaments innovants et sont utilisés dans toutes les spécialités pour traiter les maladies inflammatoires, auto immunes, infectieuses, allergiques, pour prévenir le rejet de greffe… L’utilisation d’anticorps monoclonaux anti régulateurs inhibiteurs de la réponse immunitaire est en train de révolutionner l’immunothérapie du cancer en libérant la réponse immunitaire anti tumorale. Cette découverte a valu à Allison et à Honjo l’attribution du Prix Nobel de Médecine 2018.

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  • Communication scientifique

    Cibles des biothérapies au cours des maladies inflammatoires

    Targets of biotherapies in inflammatory diseases

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les mécanismes physiopathologiques des maladies inflammatoires font intervenir une contribution variable des lymphocytes T et B et des cytokines de d’inflammation TNF, IL-6 et IL-17. Parmi ces maladies différentes sur le plan clinique figurent des pathologies articulaires, polyarthrite rhumatoïde, rhumatisme psoriasique et spondylarthrite ankylosante ; cutanées comme le psoriasis ; digestives comme la maladie de Crohn. La recherche physiopathologique a montré les similitudes et les différences dans leurs mécanismes retrouvées lors des essais thérapeutiques avec différentes biothérapies. Le TNF est impliqué dans toutes ces maladies et ses inhibiteurs utilisés dans toutes. A l’inverse, le ciblage de l’IL-6 est indiqué uniquement dans la polyarthrite rhumatoïde et celui de l’IL-17 dans le psoriasis, le rhumatisme psoriasique et la spondylarthrite ankylosante. Les inhibiteurs de lymphocytes T et B sont utilisés principalement dans la polyarthrite rhumatoïde. Au sein de chaque maladie, il y a une aussi hétérogénéité de réponse aux biothérapies, qui justifie la recherche de biomarqueurs vers une médecine personnalisée.

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  • Communication scientifique

    Traitements biologiques des rhumatismes inflammatoires chroniques : résultats cliniques

    Biological treatments of chronic inflammatory rheumatic diseases: clinical results

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La polyarthrite rhumatoïde (PR), la spondyloarthrite (SPA) et le rhumatisme psoriasique (RP) constituent les rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) les plus fréquents et sévères. Le traitement de ces maladies a été considérablement amélioré au cours des deux dernières décennies par les traitements biologiques « de fond » (en anglais, biological disease-modifying antirheumatic drugs (bDMARDs)). En 2018, de nombreux  bDMARDs efficaces sont disponibles, ayant des cibles différentes en particulier les inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale (en anglais, tumor necrosis factor : TNF)(iTNF), le blocage de co-stimulation des lymphocytes T, l’inhibition du récepteur de l’interleukine 6 (IL-6),la déplétion des lymphocytes B,  dans la PR, ainsi que des médicaments biologiques ciblant l’interleukine 17 (IL-17), l’interleukine 12 (IL-12), l’interleukine 23 (IL-23) dans les RP et SPA. Le coût de ces bDMARDs est très élevé et a été récemment réduit par l’utilisation des médicaments biosimilaires (disponibles actuellement pour certains de ces médicaments). Malgré l’efficacité remarquable et la tolérance satisfaisante de ces bDMARDs, un nombre significatif de patients n’atteint pas l’objectif idéal de rémission clinique ou de « faible activité » de la maladie. Ceci justifie la poursuite des recherches fondamentales et cliniques pour le développement de nouveaux bDMARDs ou de médicaments synthétiques ciblés (en anglais, targeted synthetic DMARDs (tsDMARDs) ayant de nouvelles cibles thérapeutiques, une meilleure efficacité et tolérance, et un coût plus faible.

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  • Communication scientifique

    Thérapeutiques ciblées dans les maladies inflammatoires cutanées

    Targeted therapies in inflammatory skin diseases

    L’auteur déclare des activités d’investigateur, et des activités rémunérées de consultant, board d’expert, et orateur pour AbbVie, Almirall, Amgen, Biocad, Boehringer-Ingelheim, Celgene, Eli-Lilly, Janssen, Leo Pharma, Mylan, Novartis, Pfizer, Sun Pharma, UCB, et a bénéficié d’un soutien à la recherche par Pfizer.

    Au cours des dernières années, les avancées majeures dans la compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans les pathologies inflammatoires cutanées chroniques ont permis la mise au point de traitements ciblant un ou plusieurs axes de l’inflammation, menant à des progrès considérables en termes d’efficacité. La pathologie dermatologique qui a bénéficié le plus de ces innovations est le psoriasis en plaques dans sa
    forme sévère, indication qui a vu successivement l’arrivée sur le marché des inhibiteurs du TNF, puis de molécules inhibant l’interleukine-12 et   l’interleukine-23, et enfin les antiinterleukine 17. Plus récemment, le développement de biothérapies ciblant spécifiquement l’interleukine-23 permettre d’entrevoir des progrès supplémentaires dans le contrôle à long
    terme de la maladie. La dermatite atopique sévère de l’adulte est également concernée par ce développement, avec un ciblage préférentiel des réponses immunitaires de type 2, et la commercialisation prochaine du premier traitement biologique dans cette indication. À côté des molécules de nature biologique, des petites molécules immunosuppressives administrées par voie orale ont été développées dans le psoriasis, dont l’apremilast, seule molécule commercialisée à ce jour, contrairement aux inhibiteurs de janus kinases. Ces petites molécules sont en développement dans la dermatite atopique, le vitiligo et la pelade.

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  • Communication scientifique

    Effets endocriniens et métaboliques des immunothérapies anticancéreuses (d’après les recommandations de la Société française d’endocrinologie)

    Endocrine and metabolic effects of anticancer immunotherapies (according to the recommendations of the French Society of Endocrinology)

    Les auteurs ne déclarent aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les inhibiteurs du check point de l’immunorégulation font désormais partie de l’arsenal thérapeutique utilisable dans les tumeurs non guéries par la chirurgie comme les mélanomes, les cancers pulmonaires et rénaux métastatiques…. Leurs effets indésirables sur le système endocrinien sont parmi les plus fréquents, de présentation  trompeuse, invalidants et menaçants si leur origine est méconnue. Cette revue a pour intention de préciser les différents effets indésirables endocriniens et métaboliques liés aux immunothérapies anticancéreuses : thyropathies, hypophysites, surrénalites auto-immunes, diabète sucré souvent à forme fulminante. Elle s’efforce d’en préciser la fréquence, le mécanisme, la prise en charge, et la surveillance à la lumière des recommandations récemment formulées par la Société Française d’Endocrinologie et mises à la disposition des différentes spécialités. Elle indique que ces effets endocriniens indésirables ne contre-indiquent pas la prolongation de l’immunothérapie.

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  • Information

    Les biothérapies dans le traitement des rhumatismes inflammatoires chroniques de l’adulte : des prix et des coûts à surveiller. Invitation à une plus large réflexion sur les prix des médicaments.

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  • Éditorial

    Les jeunes chirurgiens et la recherche

    Surgical research and young surgeons.

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  • Communication scientifique

    Évaluation de la tolérance de l’utérus à une ischémie froide prolongée après auto-transplantation chez la brebis

    Les auteurs n’ont aucun conflit d’intérêt à déclarer.

    L’objectif de notre étude était d’évaluer la tolérance de l’utérus à une ischémie froide (IF) prolongée après auto-transplantation (ATU) chez la brebis. Quatorze ATU étaient réalisées au Laboratoire d’Analyses et de Recherches de Limoges entre Novembre 2015 et juin 2016 : 7 brebis transplantées après 3 heures d’IF et 7 brebis après 24 heures d’IF. Le transplant était évalué macroscopiquement à ≥J8. Une analyse histologique de l’utérus et du signal apoptotique (technique TUNEL et immunohistochimie de la caspase 3) était effectuée avant le prélèvement utérin (témoin), après 90 minutes de reperfusion et à ≥J8. Douze ATU étaient réalisées avec succès (12/14). Après 90 minutes de reperfusion, l’analyse histologique révélait une inflammation modérée de l’endomètre et de la séreuse utérine dans le groupe 3h d’IF, et une réaction inflammatoire importante dans le groupe 24 heures d’IF.  Aucun signal apoptotique significatif n’était observé dans les 2 groupes. Sept brebis étaient vivantes à J8. Deux utérus étaient macroscopiquement et histologiquement viables avec contractions utérines après 3h d’IF et 3 après 24h d’IF. Un utérus était nécrosé dans chaque groupe. L’utérus semble tolérer une IF prolongée avant sa transplantation. D’autres recherches sur le gros animal sont nécessaires pour confirmer ces premières données.

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  • Communication scientifique

    Décellularisation de greffons digitaux humains vascularisés : une approche sous-unitaire de l’ingénierie tissulaire de la main

    Decellularization of vascularized digital human grafts: a subunit approach to hand engineering

    Les auteurs déclarent l’absence de lien d’intérêt.

    La mutilation digitale, unitaire ou multiple, a un impact critique sur la fonctionnalité de la main avec une diminution importante de la qualité de vie des patients. La reconstruction échappe souvent aux techniques avancées d’autotransplantation, et l’allotransplantation est ici contre-indiquée. L’expérience en bio-ingénierie de la face humaine a suggéré cependant que l’application à des greffons digitaux de cette approche pouvait ouvrir une nouvelle alternative thérapeutique.

    Huit greffons humains de doigts longs ont été prélevés post mortem, avec leurs pédicules vasculaires, puis décellularisés avec succès par perfusion séquentielle de détergents et de solvant polaire. La déplétion cellulaire a été confirmée par histologie standard, avec diminution significative de l’ADN (95,3%, p<0.0001). La préservation structurelle de la matrice extra-cellulaire (MEC) a été étudiée qualitativement par histologie, par quantification de la densité osseuse, et par mesure des propriétés mécaniques de l’ensemble digital. Toutes les données obtenues se sont révélées comparables aux contrôles non décellularisés. In vitro, des fibroblastes cultivés sur les matrices ainsi obtenues ont conservé leur viabilité, avec une distribution homogène. In vivo, la reperfusion sur receveur porcin a montré la perméabilité vasculaire durant 3 heures d’observation. Nous avons ainsi pu démontrer la possibilité de produire des matrices acellulaires de greffons digitaux, préservant leur MEC et un arbre vasculaire transplantable, premier pas vers une greffe immuno-compatible et ses applications cliniques.

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  • Communication scientifique

    Modulation de l’absorption intestinale postprandiale du glucose après Roux-en-Y Gastric Bypass chez le miniporc

    Modulation of intestinal glucose absorption by Roux-en-Y Gastric Bypass in the minipig

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt.

    Le diabète de Type 2 (DT2) se caractérise par un défaut combiné de la sécrétion et de l’action de l’insuline. La chirurgie bariatrique et notamment le Roux-en-Y Gastric Bypass (RYGB) ont montré des effets bénéfiques spectaculaires sur le contrôle glycémique remettant en perspective la prise en charge médicale du DT2. L’exclusion gastroduodénale induite par le RYGB améliore le métabolisme glucidique indépendamment de la perte de poids. Par ailleurs, les modifications du flux biliaire semblent également jouer un rôle. Cependant, les mécanismes sous-jacents ne sont pas clairs. À l’aide d’un modèle de RYGB chez le miniporc, nous avons montré que l’absorption intestinale du glucose est diminuée dans l’anse alimentaire (AL) dépourvue de bile. L’absorption du glucose était restaurée dans l’AL par l’ajout de bile, et cet effet était inhibé lorsque le co-transporteur actif sodium glucose 1 (SGLT1) était bloqué par la phlorizine. L’expression de SGLT1 restait conservée dans l’AL, cependant la teneur dans la lumière de l’intestin en sodium était nettement diminuée. L’ajout de sodium dans l’AL provoquait le même effet que la bile sur l’absorption du glucose. Elle augmentait également l’excursion glycémique postprandiale chez le miniporc au cours d’un repas test vigile. Cette diminution de l’absorption intestinale du glucose après RYGB a été confirmée chez l’Homme. Nos résultats démontrent que l’exclusion biliaire affecte le métabolisme postprandial du glucose par la modulation des co-transporteurs intestinaux sodium / glucose.

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  • Communication scientifique

    Localisation de nodules pulmonaires en réalité augmentée grâce au Cone Beam Computed Tomography (CBCT) en vidéo-thoracoscopie

    Conflits d’intérêt : aucun

    Ce travail a pour but d’étudier l’efficacité du CBCT et de son utilisation en réalité augmentée pour localiser des nodules pulmonaires en vidéo-thoracoscopie.

    Matériels et Méthodes : Les patients inclus étaient âgés de plus de 18 ans. Ils devaient présenter des lésions pulmonaires uniques ou multiples d’une taille allant de 5 à 20 mm. Ces lésions étaient identifiées en préopératoire grâce à un scanner. La procédure, réalisée sous anesthésie générale, débutait par l’introduction des trocarts de chirurgie et la création d’un pneumothorax. Ensuite était réalisée une acquisition en CBCT. La segmentation était ensuite faite permettant d’obtenir une reconstruction 3D de la lésion. Puis, grâce à la réalisation de scopie sur laquelle était projetée la segmentation en réalité augmentée, le nodule était localisé pendant la vidéo-thoracoscopie.

    Résultats : De mars 2014 à juin 2018, 25 patients ont été inclus dans notre étude. L’âge moyen était de 63 ±11 ans [37 – 74 ans]. La taille moyenne des lésions était de 13 ± 5 mm [5  – 20 mm] et leur profondeur moyenne par rapport à la plèvre de 19 ±15mm (5 – 36 mm). La densité moyenne des lésions était de -5 ±170 HU [-650 – 250 HU]. Quinze patients ont subi un wedge, neuf patients un wedge suivi d’une lobectomie, et un patient une bi-lobectomie (après conversion en thoracotomie). Le temps opératoire moyen était de 106 ± 42 min [60 – 150 min]. Il a été possible de détecter le nodules et de réaliser la résection grâce à la scopie en réalité augmentée chez 24 patients ; un nodule n’a pas été détecté du fait d’un mauvais cadrage du CBCT. Le temps moyen de scopie était de 124 ±55s [24 – 204 s]. Le temps moyen entre l’incision cutanée et la localisation du nodule était de 12 ±4min [7 – 17 min].

    Conclusion : Ce travail se démarque des techniques actuelles de localisation par son utilisation uniquement per-opératoire en plus de l’utilisation de la réalité augmentée. Le CBCT est un outil efficace pour détecter et aider à la localisation de nodules pulmonaires en chirurgie par vidéo-thoracoscopie. Associé à la réalité augmentée, cet outil offre une avancée significative pour la vidéo-thoracoscopie et la résection de nodules centimétriques non palpables.

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  • Présentation ouvrage

    Frédéric Chopin (1810-1849) Un musicien de génie atteint d’une maladie rare, la mucoviscidose par Michel A. Germain

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  • Éditorial

    Pourquoi la pelvipérinéologie ?

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  • Communication scientifique

    La miction cognitive

    Cognitive Micturition

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La miction est un acte réflexe, essentiellement intégré dans la moelle sacrée, sous contrôle encéphalique via des voies de transmission médullaire. Le contrôle est double, à la fois somatique (contraction sphinctérienne volontaire) et végétatif, le système parasympathique sacré présidant à la contraction du détrusor et le système sympathique dorso-lombaire à la relaxation de ce muscle et à la contraction sphinctérienne. Les centres activateurs et inhibiteurs encéphaliques (frontaux et pontiques), permettent en sus de la régulation locale (transduction du signal par l’urothélium vésical), un cycle continence-miction harmonieux, avec un remplissage vésical sans élévation de pression et une miction facile, sans hypercontraction detrusorienne per-mictionnelle et complète sans résidu. Mais cette miction, en dehors des cas pathologiques procédant d’une déshinibition du réflexe mictionnel par lésions neurogènes médullaires ou encéphaliques, est toujours modulée, volontairement acceptée ou différée. L’intervention du sous-cortex dans le contrôle vésical rends compte de la modulation inconsciente de ce réflexe pouvant être alors exacerbé ou à l’inverse inhibé. C’est ainsi que des urgences mictionnelles psycho-comportementales, véritablement Pavloviennes, sont souvent observées en clinique (syndrome clef-serrure), de même que des impériosités psycho-sensorielles (audition d’eau ruisselante, temps froid, immersion des mains) ou psycho-émotionnelles (orgasme, frayeur, fou-rire). À l’inverse certaines inhibitions psycho-comportementales telle la parurésie, peuvent altérer le déclenchement du réflexe mictionnel.
    Les mécanismes attentionnels jouent un rôle majeur dans la perception, l’intégration et la modulation du besoin et donc de la réplétion vésicale, interférant ainsi dans le contrôle élémentaire cortico-protubérantiel du cycle continence-miction. Le concept de miction cognitive permet d’expliciter un certain nombre de comportements mictionnels, ou la miction n’est pas le fait de la nécessité manométrique et volumétrique de se réaliser, mais en
    réalité dictée par d’autres considérations sociales ou environnementales (miction d’opportunité).

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  • Communication scientifique

    Reconstruction après exentération pelvienne antérieure

    Reconstruction after anterior pelvic exenteration

    Les exentérations pelviennes (EP) antérieures pour cancer gynécologique sont réalisées le plus fréquemment en cas de récidive locale ou loco régionale pelvienne ainsi que pour des tumeurs localement évoluées, dans la grande majorité des cas après radiothérapie et curiethérapie. Les reconstructions pelviennes réalisées dans le même temps opératoire ont pour objectif de préserver au mieux les fonctions urinaires, digestives et si possible sexuelles tout en diminuant le risque de complications post opératoires et en préservant la meilleure qualité de vie possible. Les différents types de dérivation urinaire, de reconstruction vaginale et comblement pelvien sont présentés en exposant les morbidités liés à ces procédures et l’évolution des pratiques.

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  • Communication scientifique

    Endométriose pelvienne : de la résection à la préservation rectale

    Pelvic endometriosis: from colorectal resection to conservative surgery

    L’endométriose digestive est définie par une infiltration endométriosique de la musculeuse pariétale du tube digestif et affecte 8 % à 30 % des patientes porteuses d’endométriose. Les localisations rectales et de la charnière rectosigmoïdienne sont les plus fréquentes et représentent jusqu’à 90 % de l’ensemble de ces lésions. Deux approches chirurgicales existent dans la prise en charge de ces patientes que sont l’approche radicale et conservatrice.
    L’approche radicale a pour objectif la résection micro- et macroscopiquement complète des implants digestifs d’endométriose afin de réduire au minimum le risque de récidives digestives ; elle consiste à réaliser de manière systématique des résections colorectales segmentaires et expose à un risque de séquelles fonctionnelles. L’approche conservatrice vise à réaliser chaque fois que possible des exérèses sélectives afin d’éviter les séquelles fonctionnelles, mais nécessite un traitement hormonal postopératoire pour éviter les récidives. Il n’existe à ce jour, aucune étude permettant de recommander une stratégie plutôt que l’autre.

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  • Communication scientifique

    Les bases de données médicales et les innovations technologiques peuvent améliorer la pertinence du diagnostic précoce du cancer de la prostate

    The medical databases and the technological innovations can improve the relevance of the early diagnosis of the prostate cancer

    François Richard : aucun conflit d’intérêt
    Pierre Mozer : brevet sur système échographie avec fusion d’image (uro station).
    Raphaële Renard-Penna : conférences pour IPSEN , ASTELLAS, JANSSEN

    Le dépistage du cancer de la prostate est un sujet de controverse depuis 30 ans lié à des examens (Toucher rectal (TR) et Antigène spécifique prostatique (PSA) jusque-là insuffisants pour atteindre l’objectif difficile de traiter à temps les lésions agressives et inversement de ne pas favoriser le sur diagnostic et le sur traitement de lésions peu évolutives. La meilleure connaissance de ces risques grâce aux bases de données en santé et l’apparition d’examens plus performants avec les progrès considérables de l’imagerie permettent, grâce à de nouvelles séquences diagnostiques, de rendre plus pertinent le diagnostic précoce du cancer de la prostate.

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  • Autre

    Conclusion de la séance du 6 novembre 2018

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  • Communication scientifique

    Un deuxième souffle pour l’hypertension artérielle : propositions de la Société Française d’Hypertension Artérielle

    A second wind for Hypertension: Propositions from the French Society of Hypertension

    Depuis début 2017, Thierry Denolle déclare avoir reçu une aide pour son déplacement à l’ESH en juin 2017 de Servier et n’avoir pas reçu d’honoraires.

    Toutes les études épidémiologiques réalisées en France depuis 2007 montrent une stabilité ou même une diminution du nombre de patients hypertendus traités et contrôlés.

    La Société Française d’Hypertension Artérielle a lancé un travail afin d’analyser cette situation alarmante et proposer différentes actions afin d’améliorer la prise en charge de l’HTA en France. 37 médecins, chercheurs, pharmaciens, infirmiers et patients ont rédigé un document comportant 60 propositions réparties en 10 chapitres.

    Une prévention hygiéno-diététique dès l’école doit être favorisée en particulier dans les DOM-ROM. Une plus grande transparence des réseaux de soins locaux du médecin généraliste au centre spécialisé doit exister pour nos concitoyens associant plus infirmiers et pharmaciens. Une meilleure prise en charge de l’HTA passe aussi par le remboursement de la mesure ambulatoire de la pression artérielle, des appareils d’automesure et des combinaisons de 2 ou 3 antihypertenseurs. Les dosages d’antihypertenseurs doivent être disponibles afin d’améliorer l’observance. La formation des professionnels de santé doit être accentuée. Il faut favoriser la recherche fondamentale, clinique et en organisation de santé. Enfin, les techniques non médicamenteuses, la E santé et en particulier la télémédecine doivent être validées avant leur diffusion.

    Ces différentes propositions sont actuellement présentées aux autorités de santé.

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  • Communication scientifique

    Évolutions dans la prise en charge de l’HTA et des facteurs de risque cardio-vasculaire en France entre 2007 et 2017

    Trends in the use of cardiovascular prevention treatments in France between 2007 and 2017

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    La prise en charge de l’HTA et des facteurs de risque cardio-vasculaire constitue l’activité prédominante des professionnels de santé en France en particulier en soins primaires. Pour estimer la prise en charge de l‘HTA et des facteurs de risque les données obtenues par les enquêtes FLAHS (French League Against Hypertension Survey) ont été analysées. Dans les trois enquêtes réalisées en 2007, 2012 et 2017, l’indicateur retenu dans la population âgée de 35 ans et plus a été le pourcentage de la prescription de médicaments antihypertenseurs, de médicaments hypolipémiants , de médicaments antidiabétiques et d’un tabagisme actif. En 2007, la prévalence des sujets âgés de 35 ans et plus traités pour une HTA était de 32 % [IC 95, 30-34], ceux traités pour une dyslipidémie était de 22 % [IC 95, 21-23], ceux traités pour un diabète était de 8 % [IC 95, 7-9], ceux ayant un tabagisme actif de 19 % [IC 95, 18-20]. En 2017, les prévalences étaient respectivement de : 28 % [IC 95, 27-29], 17 % [IC 95, 16-18], 9 % [IC 95, 8-10] et 16 % [IC 95, 15-17]. Ces changements dont les causes sont multiples ont le potentiel de modifier défavorablement les indices de santé prédicteurs des maladies cardio-vasculaires dans la prochaine décennie en France.

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  • Communication scientifique

    La prévention de l’HTA en France métropolitaine et dans les DOM-ROM (Outre-mer) : agir ensemble sur notre environnement !

    Prevention of HBP in mainland France and French Overseas territories: working together on our environment!

    Déclaration d’intérêts : les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt avec ce chapitre.

    Dans sa stratégie nationale de santé pour les maladies hypertensives, la Société française d’HTA (www.sfhta.eu) propose des recommandations de prévention globale avec une correction des inégalités sociales et géographiques en intégrant les spécificités des DOM-ROM (recommandations 5 à 9). Il s’agit d’intégrer la prévention de l’HTA dans les actions générales de santé publique à enseigner dès la petite enfance, en accord avec les préconisations de la Fédération Française de Cardiologie (www.fedecardio.org) : la lutte contre la sédentarité, la pratique d’une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, l’absence de la première cigarette, la prévention du stress chronique en particulier au travail et de la dépression. Il est recommandé de prévoir un plan de lutte spécifique contre l’obésité en Outre-Mer et d’amener tous les professionnels de santé à renforcer le dépistage du surpoids et de l’obésité à tous âges. Il est nécessaire d’informer le patient hypertendu que l’hygiène de vie permet de renforcer l’efficacité du traitement voire de l’alléger. Il convient de favoriser le dépistage de l’HTA surtout en présence d’un contexte familial d’HTA ou de mauvaises conditions socio-économiques, notamment en Outre-mer. Le médecin traitant, le pharmacien et l’infirmier y ont leur place ainsi que les centres de santé au travail et les centres d’examens de santé de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.

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  • Communication scientifique

    Les imperfections actuelles des traitements antihypertenseurs et leur correction

    Current flaws in antihypertensive treatments and correction

    Theodora Bejan-Angoulvant et Pierre Boutouyrie déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article. Stephane Laurent déclare avoir reçu des honoraires des Laboratoires Menarini, Novartis, Recordati, Sanofi et Servier pour des activités d’investigateur d’essais cliniques et d’orateur/modérateur lors de congrès scientifiques, au cours des 5 dernières années.

    Il existe un paradoxe entre d’un côté le grand nombre de molécules disponibles et bon marché et la quasi-gratuité des médicaments et d’autre part leur sous-utilisation par inertie thérapeutique et inobservance. Nous souhaitons souligner ici certaines imperfections concernant les traitements antihypertenseurs en France et suggérer quelques moyens de les corriger. Cela concerne en premier lieu l’utilisation des génériques. Nous proposons la généralisation de la prescription DCI (Dénomination Commune Internationale) et l’utilisation par le patient d’un générique de la même marque tout au long de son traitement pour éviter toute erreur de prise et favoriser l’observance médicamenteuse. Le deuxième problème concerne les bithérapies fixes d’antihypertenseurs de première intention, insuffisamment prescrites malgré un niveau de preuve croissant alors que leur utilisation est maintenant recommandée par les sociétés savantes européennes. Il est nécessaire de sensibiliser les médecins et les patients, ainsi que les industriels du médicament à l’intérêt de contrôler rapidement l’hypertension. La troisième imperfection concerne l’absence de remboursement des combinaisons fixes triples d’antihypertenseurs, prescrites en deuxième intention. Les industriels du médicament devraient être encouragés à mettre en place des essais thérapeutiques randomisés qui prendraient en compte l’amélioration de l’observance à court et à long terme, la baisse de la pression artérielle et la réduction des complications cardiovasculaires, de manière à convaincre les membres de la Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) et obtenir ainsi un remboursement. Enfin, de manière plus spécifique, la prescription d’eplerenone devrait être autorisée et remboursée en cas d’HTA résistante sans hyperaldostéronisme primaire chez les patients intolérants à la spironolactone.

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  • Communication scientifique

    La recherche en hypertension artérielle en France

    Research in Hypertension in France

    Les auteurs déclarent l’absence de lien d’intérêt pour cet article.

    La France a depuis plus de 50 ans, une longue tradition de soins et de recherche dans le domaine de l’hypertension artérielle (HTA) à l’initiative de cliniciens chercheurs qui ont su réunir les centres de soins, des laboratoires expérimentaux et des unités de recherche clinique pour initier, soutenir et développer la recherche en HTA. Ces actions structurelles ont permis l’émergence d’une recherche significative puisque près de 20 % de la recherche cardiovasculaire est dédiée à l’HTA avec plus de 50 % des articles provenant de la région du Grand Paris, où la concentration des équipes reste la plus importante. Sur le plan qualitatif les 10 dernières années ont vues la progression du nombre d’articles indexées dans les revues le les plus prestigieuses (le top 0.25 %) permettant à la France de se classer au rang du Royaume Uni, ceci représente 1/3 de la production d’excellence des États-Unis.

    C’est essentiellement la structuration via les unités INSERM, CNRS et équipes universitaire, la création de réseaux d’excellence et le financement via les organismes de type ANR ou investissements d’avenir qui ont permis cette progression. Cet article fait l’état des lieux de la recherche dans le domaine de l’HTA et propose des pistes pour soutenir le développement de cette recherche.

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  • Communication scientifique

    Conclusion de la séance dédiée : « Évolution de la prise en charge de l’hypertension artérielle »

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  • Conférence invitée

    Qu’est-ce qu’une image médicale ? Considérations médico-économiques

    What is a Medical Image? A medical and economic viewpoint

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

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  • Communiqué

    Sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019

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  • Communication scientifique

    L’imagerie moléculaire en médecine nucléaire, du biomarqueur au théranostique

    Molecular imaging in nuclear medicine, from biomarkers to theranostics

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La médecine nucléaire par l’intermédiaire de ses instruments d’imagerie TEMP et TEP, et leurs intégrations progressives à une imagerie hybride morpho-fonctionnelle, participe de façon majeure aux évolutions de la médecine personnalisée en apportant des biomarqueurs quantitatifs des signatures moléculaires. Le radiomarquage confère des performances optimales en termes de sensibilité avec une détection sous-picomolaire après introduction d’une très faible quantité de traceurs, sans perturber l’environnement à explorer. Ces biomarqueurs se positionnent aujourd’hui pour sélectionner les patients, et aussi dans une perspective médico-économique pour guider, prédire, évaluer les traitements les plus appropriés, en fonction de la caractérisation individuelle des signatures moléculaires de la maladie et des lésions. Cette complexité moléculaire est étroitement liée au pronostic de la maladie, mais également aux traitements spécifiques développés pour être dirigés vers une même cible physiopathologique pour le diagnostic et le traitement, avec le concept de couples compagnons et de théranostiques. Ces différentes évolutions nécessiteront une évolution du modèle économique aujourd’hui dépassé par l’avènement d’explorations de plus en plus variées et complexes, et la persistance en France d’une tarification qualitativement unique dont la seule variable d’ajustement reste le nombre total d’examens TEP réalisés.

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  • Communication scientifique

    Imagerie métabolique et moléculaire : l’exemple des maladies neurodégénératives

    Functional and Molecular imaging: Neurodegenerative disorders as an example

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les avancées issues des biomarqueurs diagnostiques dans le champ des maladies neurodégénératives ont révolutionné la compréhension de l’histoire naturelle de ces affections chroniques, dont la charge lésionnelle évolue de manière insidieuse et progressive jusqu’à l’apparition des signes cliniques 15 à 20 ans plus tard. Non seulement, le diagnostic clinique s’appuie sur des données physiopathologiques in vivo mais également sur des cartographies lésionnelles permettant d’accéder au pronostic potentiel de déclin cognitif. Ces biomarqueurs se développent conjointement avec des médicaments ciblant les lésions cérébrales et pourront servir, une fois leur validation effective, d’outil de sélection des sujets à risque de déclin pour proposer des stratégies innovantes de prévention et de médecine personnalisée. Utilisés avec mesure et toujours en fonction de la question clinique, ces outils sont un gain de performance pour le diagnostic et le pronostic afin d’offrir aux patients et à leur famille une prise en soins de qualité. Une réflexion sur leur coût et leur accessibilité sur l’ensemble du territoire national doit être menée pour garantir l’équité d’accès aux soins et aux protocoles de recherche innovants aux patients qui le souhaitent.

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  • Communication scientifique

    Imagerie moléculaire de demain : quels biomarqueurs et pour quelle maladie ?

    Molecular imaging of tomorrow: which biomarkers and for which disease?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

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  • Présentation ouvrage

    Le désastre des toxicomanies en France par Jean Costentin. Édition Docis, 2018

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  • Communication scientifique

    Les rétrovirus endogènes porcins (PERV) : inactivation des gènes viraux par CRISPR-Cas9 et perspectives en xénogreffes

    The porcine endogenous retroviruses (PERV): gene inactivation by CRISPR-Cas9 and perspectives in xenotransplantation

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La présence dans le génome du porc de rétrovirus endogènes porcins, potentiellement transmissibles à l’homme, est l’un des obstacles au développement de techniques visant à utiliser des organes de porcs pour les greffer chez l’homme. Les rétrovirus endogènes porcins (PERV) appartiennent au genre gamma-rétrovirus et comprennent trois sous-types : PERV-A, -B et -C. Les virus PERV-A et -B infectent les cellules humaines in vitro. La technique d’ingénierie génétique CRISPR-Cas9 a récemment permis l’inactivation de gènes essentiels à la sortie des virus des cellules épithéliales de rein de porc in vitro et à la production de porcelets sans virus PERV infectieux. L’application de cette nouvelle technologie relance l’intérêt pour les xénogreffes d’organes de porc, et offre de nouvelles perspectives en recherche biomédicale.

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  • Communication scientifique

    Relecture centralisée du diagnostic histopathologique de lymphome. Résultats et perspectives d’une étude nationale à grande échelle

    Expert central review in lymphoma diagnosis. Results and perspectives of a large-scale national study

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le diagnostic histopathologique des lymphomes reste difficile par la richesse de la nosologie, la rareté de certaines maladies, la fréquente nécessité d’utiliser des marqueurs phénotypiques et/ou moléculaires. Pour évaluer l’impact clinique de la relecture des diagnostics de lymphome en France de manière prospective, nous avons mis en place un réseau de relecture national «réseau Lymphopath». De 2010 à 2016, 68 578 échantillons provenant de patients atteints de lymphome nouvellement diagnostiqué ou suspecté ont été examinés en temps réel par des experts nationaux en hématopathologie selon la classification de 2008 de l’OMS. Les changements entre les diagnostics initiaux et les diagnostics d’experts ont été classés en fonction de leur impact majeur ou mineur potentiel sur la prise en charge thérapeutique des patients. Un changement entre le diagnostic initial et le diagnostic final est survenu dans près de 20 % des cas, avec un impact estimé sur les soins aux patients dans 17 % des cas. Ce taux était significativement plus élevé pour les cas envoyés pour expertise avec un diagnostic proposé (40 % de discordance) que pour les cas envoyés avec un diagnostic formel (4 % de discordance). Les écarts les plus fréquents étaient des erreurs de classification dans les sous-types de lymphome (40 % du nombre total de discordances). Les changements entre les conditions lymphoïdes bénignes et malignes représentaient moins de 2 % des cas enregistrés. Notre étude fournit la plus grande description de la distribution des entités de lymphome dans un pays occidental et met en évidence comment l’examen d’experts contribue de manière significative à un diagnostic précis et à une prise en charge clinique optimale chez de nombreux patients. Il offre également la possibilité de collecter des échantillons de sous-groupes de lymphomes très rares et mal caractérisés. Plusieurs questions restent ouvertes sur la façon d’augmenter l’expertise des pathologistes initiaux (généralistes) grâce à des stratégies d’enseignement interactif (bibliothèque de cas) ou au développement de solutions numériques de reconnaissance d’images basées sur l’intelligence artificielle qui aideront le pathologiste à diagnostiquer plus précisément les tumeurs rares.

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  • Communication scientifique

    Cinquante ans de recherche sur les causes du suicide: où en sommes-nous ?

    Fifty years of research on the causes of suicide: where are we?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de l’article.

    Plus de huit cent mille personnes décèdent de suicide chaque année dans le monde et dix à vingt fois plus tentent de se suicider. Au cours des cinquante dernières années, des progrès notables mais insuffisants ont été réalisés dans notre connaissance des facteurs de risque suicidaire. Il est ainsi aujourd’hui admis que des facteurs de stress tels que les évènements de vie difficiles récents (problèmes interpersonnels par exemple) ou la maladie mentale augmentent le risque suicidaire chez des personnes vulnérables. Cette vulnérabilité peut être en lien avec des facteurs développementaux et génétiques telles que des maltraitances dans l’enfance ou une histoire familiale de suicide, des traits de personnalité comme la propension à l’agressivité et l’impulsivité, ou des traits biochimiques tels qu’un dysfonctionnement du système sérotoninergique ou une hyperréactivité de l’axe hypothalamo-hypophysaire. Des données récentes issues des neurosciences cognitives suggèrent en outre que certains déficits affectant la perception des signaux sociaux, la régulation de la douleur psychologique ou la prise de décision contribuent, à côté d’autres perturbations cognitives, au déclenchement de la crise suicidaire, puis au risque de passage à l’acte. Ces déficits ont été associés, chez des patients comme chez des apparentés, au dysfonctionnement d’un réseau de régions cérébrales incluant le cortex préfrontal dorsal et ventral, et certains noyaux sous-corticaux notamment. Ces résultats ouvrent des perspectives de redéfinition phénotypique et de prise en charge nouvelles de ces actes pluriels et complexes.

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  • Présentation ouvrage

    « Santé et intelligence artificielle » sous la direction de Bernard Nordlinger et Cédric Villani, CNRS Edition, Octobre 2018

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  • Rapport

    Rapport 18-11. Les douleurs chroniques en France. Recommandations de l’Académie nationale de médecine pour une meilleure prise en charge des malades

    Chronic pain in France. Recommendations of the French Academy of Medicine for better pain management of the patients

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    Près de 20 millions de français (environ 30 % de la population adulte) souffrent de douleurs chroniques rebelles aux traitements antalgiques conventionnels.

    La France a été l’un des premiers pays déterminés à lutter contre la douleur chronique, en mettant en place plusieurs plans gouvernementaux.

    Toutefois, l’état actuel fait apparaitre de réelles menaces sur la prise en charge des malades douloureux chroniques, en raison :

    -de départs prochains à la retraite de nombreux médecins spécialisés, qui avaient créé les “structures spécialisées douleur chronique” (SDC)

    – et de grandes difficultés de recrutement de leurs successeurs.

    L’Académie nationale de médecine émet les recommandations suivantes :

    1 – Consolider l’existence des 273 SDC pour les années à venir.

    2 – Désigner, au sein de chaque faculté de médecine, un « coordinateur universitaire douleur » rattaché à la sous-section « Thérapeutique-médecine de la douleur » du Conseil national des Universités ou à une des grandes disciplines universitaires concernant la douleur.

    3 – Veiller au renouvellement des équipes des SDC par :

    -des médecins ayant reçu une formation spécialisée transversale (FST) « Médecine de la douleur », en plus de leur Diplôme d’études spécialisées (DES) d’origine

    -d’autres soignants (infirmières, psychologues, physiothérapeutes…) ayant bénéficié d’une formation « douleur ».

    4- En plus de l’indispensable formation initiale de tous les médecins et soignants à la spécificité de la douleur chronique, faciliter l’accès à des formations complémentaires sur les nouvelles approches non médicamenteuses, technologiques et psycho-sociales.

    5 – Développer la recherche clinique et fondamentale translationnelle par la mise en place de choix stratégiques, politiques et organisationnels.

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  • Autre

    Présentation de l’association Française d’Urologie – AFU

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  • Autre

    Présentation de la séance de l’Académie nationale de médecine avec l’Association française d’urologie (AFU)

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  • Communication scientifique

    Les traitements instrumentaux de la lithiase réno-urétérale

    Instrumental treatment of renal-urinary lithiasis

    Liens d’intérêts : Storz, In Advance, Siemens, LMS, Rocamed, Boston Scientific, Coloplast, Wolf

    La lithiase urinaire est une des affections chroniques les plus fréquentes et concerne 10% de la population française. La majorité des calculs urinaires sont formés dans le haut appareil urinaire. Les calculs de petite taille, asymptomatiques, non compliqués et non évolutifs peuvent être surveillés. Dans les autres cas un traitement instrumental urologique est indiqué. Les traitements urologiques disponibles pour détruire les calculs sont la lithotritie extra-corporelle, l’urétéroscopie rigide et souple et la néphrolithotomie percutanée, par ordre d’agressivité croissante. Les énergies utilisées en pratique pour détruire les calculs sont les ondes de choc, l’énergie balistique pneumatique, le laser Holmium et les ultrasons. Les indications et les aspects techniques de ces techniques sont bien codifiés dans les recommandations du Comité Lithiase de l’Association Française d’Urologie et celles de l’Association Européenne d’Urologie. Ces techniques ont des taux de succès de plus de 80%. Les résultats de ces traitements peuvent être optimisés par une thérapie médicale expulsive, hors AMM en France, et la posturothérapie. Dans tous les cas, les calculs ou leurs fragments doivent avoir une analyse morpho-constitutionelle et en spectrophotométrie infrarouge. Tous les patients, même après un 1er évènement doivent avoir une évaluation et une prise en charge médicale métabolique et un suivi régulier et prolongé.

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  • Communication scientifique

    Apport de l’urodynamique et modalités thérapeutiques actuelles des troubles complexes de la continence et de la miction chez la femme

    Contribution of urodynamics and current therapeutic modalities of complex disorders of continence and micturition in women

    Les symptômes du bas appareil urinaire sont très fréquents chez la femme. Ils nécessitent une évaluation urodynamique venant en complément de l’interrogatoire et de l’examen clinique et incluant le catalogue mictionnel, le test de pesée des protections, la débitmétrie avec mesure du résidu post mictionnel par échographie, la cystomanométrie étudiant la phase de remplissage et de vidange vésicale et l’urétromanométrie. Toutefois, tous ces examens ne sont pas systématiques et vont dépendre de la situation clinique. Ils permettent de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques sous-jacents et ainsi d’adapter au mieux les traitements. Dans certains cas, en particulier dans le cadre des pathologies neurologiques, ils doivent être répétés à intervalle régulier durant toute la vie de la patiente.

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  • Présentation ouvrage

    « Santé et intelligence artificielle » sous la direction de Bernard Nordlinger et Cédric Villani, CNRS Edition, Octobre 2018

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  • Communication scientifique

    Les traitements par laser de l’hyperplasie bénigne de la prostate

    Liens d’intérêts : consultant pour EDAP-TMS, Storz, Bouchara-Recordati

    Le traitement chirurgical de l’hyperplasie bénigne de la prostate a connu ces dernières années un bouleversement avec l’arrivée de différents lasers. La résection trans-urétrale de la prostate (RTUP) et l’adénomectomie chirurgicale par voie haute (AVH) étaient les standards de prise en charge, pour respectivement les petites prostates (<80 cm3) et les grosses prostates (>80 cm3). Le laser a permis le développement de deux types de prise en charge de l’adénome : la vaporisation et l’énucléation. Les deux techniques sont endoscopiques, et, le choix entre les deux dépend du type de laser à disposition, et, des habitudes et de l’expérience de l’opérateur. Ces deux interventions permettent d’obtenir les mêmes résultats fonctionnels avec une morbidité péri-opératoire. La durée de sondage, la durée d’hospitalisation et les pertes sanguines sont diminuées, permettant même de pouvoir réaliser parfois ces interventions en chirurgie ambulatoire.

     

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  • Rapport

    Rapport 18-10. Arrêt cardiaque subit : pour une meilleure éducation du public

    Sudden Cardiac Arrest: For A Better Public Education

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    L’arrêt cardiaque extra-hospitalier représente un problème de santé publique majeur, avec plus de 40000 évènements chaque année en France. Moins de 10% des patients survivent. Les premières minutes de prise en charge sont cruciales, et une réanimation adaptée initiale plus systématique par le témoin, associant massage cardiaque externe et usage d’un défibrillateur, devrait permettre d’atteindre des taux de survie plus élevés. Un programme ambitieux et coordonné basé sur l’éducation de toute la population aux gestes qui sauvent, dès le jeune âge, est indispensable pour améliorer le pronostic. L’Académie Nationale de Médecine propose dans ce document une stratégie, identifiant quatre mesures essentielles pour une meilleure éducation de la population aux gestes qui sauvent.

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  • Communication scientifique

    Cellules CAR-T allogéniques (UCART)

    Allogeneic CAR T-Cells (UCART)

    M. Roman GALETTO déclare être salarié de CELLECTIS SA.

    Les cellules CAR-T sont des lymphocytes T exprimant des Récepteurs Antigéniques Chimériques (ou CARs), des récepteurs artificiels conçus pour reconnaître un antigène présent à la surface des cellules tumorales. Les cellules CAR-T exploitent ainsi la puissance du système immunitaire pour cibler et éradiquer les cellules cancéreuses. Des taux de rémission sans précédent ont été observés avec des cellules CAR-T ciblant l’antigène CD19 chez des patients atteints des leucémies à cellules B. Depuis, cette approche est considérée comme une avancée majeure dans l’immunothérapie des leucémies et de nombreuses cellules CAR-T ciblant d’autres antigènes tumoraux sont en cours de développement, de façon à étendre ces traitements à d’autres types de cancer, y compris les tumeurs solides. Les cellules CAR-T sont produites en général à partir de cellules isolées du patient à qui la thérapie est destinée (transfert autologue). Une alternative aux traitements autologues consiste à utiliser des cellules provenant de donneurs sains, et c’est grâce aux technologies de ciblage génique que l’on peut créer ces cellules CAR-T allogéniques. Les UCARTs (Universal CAR-Ts) sont des produits candidats fondés sur des cellules T ingéniérées via la technologie TALEN®, qui permet aux cellules T allogéniques d’être injectées à plusieurs patients afin qu’elles attaquent leur cellules cancéreuses sans attaquer l’hôte lui-même.

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  • Communication scientifique

    Règlementations applicables aux CAR-T cells: production et délivrance de ces immunothérapies innovantes au sein des établissements de santé français

    Plus de cinq ans après les premières publications Américaines rapportant un taux important de réponses cliniques dans des hémopathies lymphoïdes B de haut grade ou à un stade avancé, les équipes françaises peinent toujours à donner accès à ces traitements. L’un des obstacles – et pas le moindre – reste la mise en place d’une organisation respectant la réglementation Européenne concernant les médicaments de thérapies innovantes, ainsi que les exigences nationales. Nous revoyons ici ces aspects pour les deux scenarios possibles : les CAR-T cells préparés industriellement, et les CAR-T Cells produits comme des médicaments expérimentaux.

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  • Communication scientifique

    CAR-T cells et leucémies aiguës lymphoblastiques de l’enfant et de l’adulte

    CAR-T cells for childhood and adult Acute Lymphoblastic Leukemia

    Marie Emilie DOURTHE déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
    André BARUCHEL déclare avoir des liens d’intérêt avec NOVARTIS, CELGENE, SERVIER et est investigateur principal France d’un essai promu par KITE/GILEAD.

    Les CAR-T cells sont des lymphocytes T exprimant à leur surface un récepteur chimérique ciblant un antigène spécifique, combiné à un domaine de signalisation intracellulaire. Les CAR-T cells anti-CD19 ciblent ainsi l’antigène CD19, marqueur présent sur la plupart des cellules leucémiques B. Les leucémies aiguës lymphoblastiques B (LAL- B) chez l’enfant, malgré un taux de survie à 5 ans supérieur à 90 %, restent une des causes majeures de décès lié au cancer dans l’enfance. Chez l’adulte, la survie globale ne dépasse pas 60 %, celle des patients en rechute étant catastrophique. Dans les essais de phase I/II de CAR-T cells autologues réalisés chez des patients en deuxième rechute ou plus ou porteurs d’une maladie réfractaire, les taux de réponse au traitement vont de 60 % à 90 % permettant d’obtenir des rémissions complètes persistantes voire des guérisons. Ce «médicament vivant», manufacturé pour chaque patient, a obtenu une autorisation de mise sur le marché aux Etats Unis en 2017 puis en Europe en 2018. Empêcher l’évolution clonale, améliorer la production de ces cellules et la gestion de leurs effets secondaires à court et long terme, maitriser leur expansion et leur persistance dans l’organisme restent cependant des enjeux majeurs avant de pouvoir étendre les indications de cette thérapeutique innovante.

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  • Communiqué

    Maladies chroniques non transmissibles : prévention internationale

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêts avec le sujet abordé.

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  • Communication scientifique

    L’évolution du concept d’agent infectieux

    The evolution of the concept of infectious agent

    L’auteur n’a aucun lien d’intérêt.

    Les travaux expérimentaux de Louis Pasteur ont démontré le rôle des germes dans les maladies infectieuses. Ce concept a permis d’identifier de nombreux agents infectieux (bactéries, protozoaires, champignons, virus), chacun étant spécifique d’une maladie donnée. On a pu ainsi prévenir et combattre les maladies contagieuses par les vaccins et les médicaments anti-infectieux. Cela a entraîné une chute de la mortalité par infection et un essor démographique sans précédent de la population humaine. On a d’abord cru que le conflit entre un agent pathogène et un hôte entraînait une infection aiguë aboutissant à la guérison ou la mort. En réalité, cette interaction est beaucoup plus complexe et peut prendre un caractère chronique, un agent infectieux pouvant induire des cancers ou des affections inflammatoires chroniques. Récemment, de nouveaux agents infectieux ont été découverts, notamment les prions à l’origine de démences transmissibles et mortelles. Ces agents non conventionnels sont des protéines qui déclenchent une destruction des neurones en changeant leur conformation tridimensionnelle. Le fait que certaines démences à prions soient d’origine génétique montre une frontière ténue entre maladies transmissibles et maladies génétiques. Une autre surprise est venue du séquençage du génome humain : 45 % de notre patrimoine génétique est constitué d’éléments mobiles, principalement des rétrotransposons, qui sont des cicatrices d’infections virales très anciennes, fossiles de rétrovirus accumulés dans le génome des mammifères et des hominidés depuis des millions d’années. Ces rétrotransposons peuvent se mobiliser avec l’âge et s’insérer au hasard dans des gènes. On les a incriminés dans le processus de sénescence et dans certaines maladies génétiques. Ces découvertes montrent l’extraordinaire diversité des agents infectieux et de leurs manifestations pathologiques.

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  • Communication scientifique

    Microbiote et régénération de l’épithélium intestinal : des signaux cryptiques décryptés dans la crypte

    Microbiota and gut epithelial regeneration : decrypting cryptic signals in crypts

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La coévolution entre le microbiote intestinal et les mammifères a créé une symbiose mutualiste dans plusieurs processus physiologiques vitaux comme l’immunité, la nutrition et le métabolisme, la maturation du système nerveux. Nous montrons qu’elle a aussi établi les conditions d’une protection des cellules souches intestinales contre des agressions endogènes ou exogènes, préservant ainsi la régénération épithéliale dans des conditions pathologiques. La reconnaissance du muramyl-dipeptide (MDP) bactérien par le senseur cytosolique Nod2 exprimé à haut niveau dans les cellules souches est centrale dans ce mécanisme cytoprotecteur.

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