Articles du bulletin

Depuis 2019 le Bulletin est édité en collaboration avec Elsevier-Masson. Les rapports de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. L'accès aux autres textes peut être obtenu sur le site Em-Consulte. Pour soumettre un article, merci de consulter nos instructions aux auteurs.



3394 résultats

  • Communication scientifique

    Troubles psychiques et comportementaux de la maladie de Parkinson

    Psychological and behavioural disorders in Parkinson’s disease

    Au cours des dernières années, l’intérêt pour les troubles psycho-comportementaux des patients atteints de maladie de Parkinson s’est considérablement développé. Ces troubles entrent pour une bonne part dans l’altération de la qualité de la vie des malades et de leurs aidants. Syndromes dépressifs et anxieux, hallucinations et autres symptômes « psychotiques », apathie et troubles du contrôle des impulsions soulèvent de difficiles questions pathophysiologiques et font discuter la part des facteurs liés à une vulnérabilité prémorbide, à la maladie et à ses traitements pharmacologiques ou chirurgicaux. Les trop rares essais thérapeutiques contrôlés laissent souvent le clinicien en partie démuni devant ces troubles dont la prise en charge, conjointe avec un psychiatre, est souvent nécessaire.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Où en sommes-nous sur la physiopathologie de la maladie de Parkinson ?

    Pathophysiology of Parkinson’s disease : an update

    Au cours des vingt-cinq dernières années, la physiopathologie de la maladie de Parkinson a beaucoup évolué. Elle a bénéficié d’avancées faites par des physiologistes œuvrant dans trois grands domaines de recherches. Ainsi pour bien comprendre la nature et la diversité des symptômes exprimés dans cette maladie, il faut intégrer les connaissances cliniques sur ces symptômes aux connaissances sur : le rôle de la dopamine, l’organisation anatomique et fonctionnelle des ganglions de la base ainsi que sur les dysfonctionnements observés sur le modèle de singe intoxiqué au MPTP. Cet article passe en revue les principales découvertes dans ces domaines qui contribuent maintenant à mieux comprendre la physiopathologie de la Maladie de Parkinson.

    Lire la suite >
  • Éloge

    Éloge de Maurice-Alexandre Guéniot (1918-2008)

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Présentation

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La boxe, sport de combat, de la traumatologie à la prévention

    Boxing : traumatology and prevention

    En 1986, un chirurgien, par ailleurs boxeur amateur, soucieux de la santé des boxeurs et de leur avenir a pris contact avec le service de neuro-imagerie parisien pionnier en IRM. Une étude est mise en place qui s’étend sur vingt-cinq ans, en étroite collaboration avec la Fédération Française de Boxe. Dans une première série qui porte sur 52 boxeurs volontaires, 13 amateurs et 39 professionnels, au cours de laquelle l’IRM va peu à peu supplanter le scanner RX, dix facteurs de risque ont été mis en évidence dont le style du boxeur puisque chez 40 « stylistes » doués d’une bonne technique, on ne découvre qu’une seule atrophie corticale (4,5 %) alors que dans le groupe des « encaisseurs » on en découvre huit à des degrés divers (15 %). S’ensuit une modification du règlement de la Fédération Française de Boxe mettant en exergue la prévention. La deuxième série porte sur 247 boxeurs, 81 amateurs et 266 professionnels. Elle montre une nette amélioration puisque des lésions sont suspectées dans 14 cas dont 4 sont très probablement imputables à la boxe (1,35 %). La troisième et quatrième séries font partie d’un protocole appelé « Cerveau-boxe-avance en âge » (CBAA) qui rassemble 76 athlètes (11 avec KO) et 120 IRM, à acquisition et lecture IRM reproductibles (neuf séquences à 1,5 puis trois Tesla et scan RX). Les corrélations montrent que 11 % des amateurs et 38 % des professionnels ont des anomalies IRM imputables à la boxe (dont atrophies, zones de haut signal T2 vasculaires, deux saignements méningés post-KO). Le scan RX décèle une pathologie des sinus chez 13 % des amateurs et 19 % des professionnels. Les lésions aiguës et chroniques de la face et du cerveau sont rappelées et les mesures préventives détaillées (organisation des combats, rôle des arbitres et du médecin du ring, application du règlement fédéral de la Fédération Française de Boxe).

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La mort subite du sportif et sa prévention

    Sport-related sudden death and its prevention

    La mort subite des sportifs est un sujet très médiatisé. Elle est toutefois peu fréquente par comparaison avec le nombre de morts subites tout venant (1500 VS 40 000 par an en France). La mort subite liée au sport est le plus souvent liée à une pathologie cardiovasculaire ignorée ou sous estimée. Les étiologies à l’origine de cet évènement dramatique sont différentes suivant les tranches d’âge. Avant 35 ans de nombreuses pathologies peuvent être en cause et au tout premier rang les cardiomyopathies hypertrophiques et les cardiopathies arythmogènes du ventricule droit. Après 35 ans le tableau est dominé par les complications de l’athérome coronaire. La prévention passe d’abord par le dépistage mais qui reste imparfait. Chez un sujet atteint de pathologie cardiovasculaire à risque de mort subite, l’aptitude à la compétition et aux sports de haut niveau énergétique doit être adaptée selon les recommandations. La connaissance des « gestes qui sauvent » par les personnes encadrant les sportifs améliore le pronostic de ces évènements.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Traumatismes sportifs de l’enfance et de l’adolescence et leur prévention

    Sports injuries and their prevention in childhood and adolescence

    Les activités sportives de l’enfance et de l’adolescence sont à haut risque de traumatismes violents. Sur un mode chronique, des efforts répétitifs plus ou moins violents, sont responsables d’un véritable surmenage soit au niveau osseux (fractures de fatigue), soit au niveau des insertions tendineuses apophysaires (apophysoses et avulsions apophysaires). Certaines activités telles que la gymnastique à haut niveau sont responsables de lésions chez plus de 50 % des pratiquants par année. Des atteintes très spécifiques sont décrites au niveau du rachis et des poignets. La prévention est donc essentielle. Elle passe par l’éducation des jeunes sportifs en insistant d’une part sur le port de protections (casque, genouillères…) et d’autre part sur l’importance de l’entraînement et de la préparation physique.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Immunité et nouvelles voies thérapeutiques dans le mélanome

    Immnotherapy of melanoma

    L’immunothérapie du mélanome comprend l’immunothérapie non spécifique, la vaccination spécifique de l’antigène et l’immunothérapie adoptive. Cet article fait le point sur les progrès réalisés par ces différentes approches dans le mélanome et sur les enjeux des prochaines années. Aujourd’hui des réponses thérapeutiques sont obtenues par ces différentes approches dans le traitement du mélanome, mais elles demeurent encore trop peu nombreuses. Comprendre les mécanismes de l’immunotolérance qu’induit dans son environnement cette tumeur pour les combattre est tout l’enjeu du succès de ces traitements basés sur la stimulation du système immunitaire humain qui a un rôle clé dans le mélanome.

    Lire la suite >
  • Autre

    Réunion franco-tunisienne de l’Académie nationale de médecine à Tunis, 20-23 octobre 2010 (

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La mort subite cardiaque : un défi scientifique majeur

    Sudden cardiac death, a major scientific challenge

    La mort subite est responsable de la disparition de 350 000 individus adultes chaque année en Europe soit 1 000 par jour, équivalent à la mortalité cumulée des cancers les plus meurtriers (sein, poumon et colon-rectum). Cette hécatombe est malheureusement assimilée à une mort naturelle par ‘crise’ ou ‘arrêt’ cardiaque, voire une fatalité, sans conscience de son caractère évitable. En effet, la mort subite est dans 80 % des cas liée à un emballement extrême du rythme cardiaque, littéralement une tornade électrique appelée fibrillation ventriculaire, engendrée par des foyers ectopiques ultra rapides, ou la propagation d’ondes chaotiques. Cette arythmie foudroyante peut être liée à un infarctus mais frappe majoritairement des individus au cœur intact ou peu altéré, conférant un caractère ‘illégitime’ à ces décès. Des anomalies génétiques affectant les canaux ioniques, micro-générateurs électriques à la surface des cellules, sont présentes dans 10 % des cas. Les fibrillations ventriculaires entraînent le décès instantané de l’individu en l’absence de massage cardiaque et de choc électrique délivré par un défibrillateur. Le défibrillateur implantable a constitué une innovation majeure mais reste cependant une solution palliative. Les cellules-sources géné- rant les impulsions déclenchantes (étincelles) ont pour origine le tissu de Purkinje soit une fraction infime (2 %) de la masse cardiaque. Leur responsabilité prouvée par thermo ablation locale éliminant l’arythmie, permet d’identifier une nouvelle cible pharmacologique pour le traitement. L’identification des sujets vulnérables est la condition indispensable à la prévention des morts subites. Elle a pour postulat la préexistence d’une dysharmonie sous jacente des forces/champs électriques, qui à un seuil critique, provoquera la tornade électrique. La mise en évidence de cette dysharmonie repose notamment sur la conception de systèmes de cartographie individuelle à haute résolution, par imagerie fonctionnelle ou traitement extrême des signaux électriques cardiaques. Ces progrès nécessitent une recherche interdisciplinaire alliant les techniques d’imagerie et électrophysiologie, l’analyse mathématique des signaux, et la modélisation-simulation des multiples paramètres pré- sents. Elle constitue un défi scientifique majeur par la complexité et la dynamique des phénomènes et leur spécificité individuelle.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Arythmies ventriculaires, mort subite et insuffisance cardiaque

    Ventricular arrhythmias, sudden death and heart failure

    Malgré les progrès thérapeutiques actuels la mortalité est élevée dans l’insuffisance cardiaque atteignant pour les formes les plus graves, 20 % par an. Plus de 60 % des décès dans les dysfonctions ventriculaires gauches sont subits dus à une tachycardie ou fibrillation ventriculaire, 15 à 20 % à une bradyarythmie, 18 % environ à une défaillance irréversible de la pompe ventriculaire. Une dysfonction ventriculaire gauche sévère, avec une fraction d’éjection égale ou inférieure à 35 % comporte de nombreuses modifications structurales et fonctionnelles, substrats arythmogenes qui sont des facteurs de réntrées, d’automatismes anormaux. L’activation neuro hormonale délétère facilite les arythmies et prédispose à la mort subite. Les défibrillateurs automatiques (DAI) implantés en prévention secondaire ou primaire ont fait la preuve de leur efficacité réduisant la mortalité subite de plus de 50 %. Il est important d’évaluer chez un patient présentant une altération majeure de la fonction ventriculaire le risque arythmique et de sélectionner les patients qui tireront le plus grand bénéfice de ces dispositifs. Cette étude fondée sur notre expérience et l’analyse de la littérature fait le point sur la recherche de marqueurs de risque basée sur l’étude du système nerveux autonome (variabilité sinusale, sensibilité du baroréflexe) la dynamique de la repolarisation, la dispersion ventriculaire (alternance de T et dispersion de l’espace QT, turbulence de la fréquence cardiaque, les potentiels tardifs ventriculaires) de la stimulation ventriculaire programmée. La combinaison de ces marqueurs et des données étiologiques et cliniques peut permettre de définir les indications électives d’implantation de DAI et de stimulateurs qui associés au traitement médical optimal, ont réduit la mortalité globale et subite dans des études multicentriques randomisées.

    Lire la suite >
  • Rapport

    10-09 Santé des voyageurs sur des vols aériens de longue durée. Rôle du médecin traitant Health risks of long-distance air travel. Role of the general practitioner

    Le transport aérien semble évoluer vers la mise en service de vols long-courriers (douze à seize heures de vol), de grande capacité (jusqu’à 6 à 800 passagers) dont une plus grande proportion de sujets retraités, âgés, plus fragiles. Les conditions de vol sont généralement bien supportées quand les passagers sont en bonne santé et que les vols sont de brève durée. Au-delà de quelques heures, les incidents sont plus fréquents : 70 % des incidents au-delà de quatre heures de vol, pour 30 % lors des premières quatre heures. Tenant compte du principe de non discrimination, imposant aux compagnies d’accepter toutes les personnes se présentant à l’embarquement, sachant que le futur voyageur sain ou porteur d’antécédents médicaux, n’est pas informé des situations cliniques et risques parfois sévères encourus, consciente que les connaissances médicales du personnel de bord sont très élémentaires et que l’équipement médical d’un aéronef est actuellement limité, l’Académie nationale de médecine souhaite que la prise en charge médicale soit renforcée en particulier lors de vol long-courriers à grande capacité et propose : — que le futur voyageur soit informé au préalable des situations et risques encourus, par la mise à sa disposition d’un « guide du voyageur » ; — que le futur voyageur, sain ou porteur d’antécédents médicaux, soit engagé à recueillir toutes informations et conseils utiles, auprès de son médecin généraliste. Celui-ci, pas toujours informé de cette responsabilité, pourra se rapprocher des médecins des compagnies aériennes ou suivre le certificat Universitaire de Médecine Aéronautique et Spatiale, ouvert à tous les médecins ; — soutient la proposition de former, parmi le personnel de cabine, un « correspondant médical de bord », en mesure d’assurer aussi la liaison avec le centre de régulation médicale au sol (SAMU de Paris pour Air France) en particulier lors d’un éventuel déroutement, sous l’autorité du commandant de bord seul maître de toute décision ; — engage les compagnies et les constructeurs à prévoir un emplacement dédié à la prise en charge d’un passager ‘‘ malade ’’, dans le respect de la confidentialité et des soins, cet emplacement devant bénéficier de tous les équipements et moyens médicaux modernes, en particulier autour d’un poste de télémédecine.

    Lire la suite >
  • Information

    La chirurgie cardiaque en Chine en 2010

    Cardiac surgery in China in 2010

    La chirurgie cardiaque ne s’est véritablement développée en Chine que dans les trente dernières années. Elle reste actuellement à un niveau très inférieur aux besoins, d’autant que la prévalence des divers facteurs de risque de la maladie artérielle est, dans le pays, considérable. Elle est caractérisée aujourd’hui par la juxtaposition de quelques très grands centres à forte activité et d’une multitude de petits centres dont l’activité très réduite se limite aux interventions les plus simples. Cette situation évolue rapidement avec l’émergence de nombreux nouveaux centres, publics et privés, notamment dans les provinces sous médicalisées de l’Ouest du pays, un effort de formation considérable, le développement rapide d’une recherche clinique active et de centres de recherche spécialisés dédiés à l’application chez l’homme de thérapies innovantes (thérapie cellulaire et thérapie génique). Le mode de gouvernance des hôpitaux est original, faisant une large place au corps médical. L’accès à la chirurgie cardiaque pose encore problème, du fait des modalités de la prise en charge des soins, mais le développement rapide de l’assurance médicale privée devrait à court terme modifier la situation. Les efforts actuellement en cours et l’élévation du niveau de vie devraient changer à très court terme le panorama de la chirurgie cardiaque et de la cardiologie interventionnelle.

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Sur les eaux de distribution publique

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les accidents chez les adolescents et jeunes majeurs : une population de 350 sujets de 12 à 20 ans. Etude des circonstances de survenue et des facteurs de risque. Proposition concernant le risque de récidive à partir d’une échelle d’évaluation dite ECARR

    Accidents in a population of 350 adolescents and young adults : circumstances, risk factors and prediction of recurrence

    Problème de santé publique, l’accidentologie des adolescents et des jeunes adultes présente deux caractéristiques principales : une fréquence élevée des accidents due à une pratique sportive ; de nombreuses récidives. Les accidents de sport sont dans l’ensemble d’une relative bénignité, mais ils ont une incontestable propension à la récidive. En outre ces jeunes inscrits dans une pratique sportive ne présentent généralement pas de trait psychologique très différent de ce qu’on observe dans la population générale. Ces divers facteurs tendent à créer un effet de masque sur l’ensemble de l’accidentologie quand on se centre surtout sur les lésions somatiques occasionnées. En revanche, les autres types d’accidents, en particulier domestique et de circulation, semblent présenter des caractéristiques propres : ils occasionnent souvent des lésions plus graves mais surtout ils surviennent chez des individus qui présentent assez régulièrement des traits psychopathologiques perturbés (dépression, anxiété, troubles réactionnels à des évènements de vie négatifs, recherche de sensation). Or ces perturbations de nature psychopathologique sont fortement corrélées avec le risque de récidive ! Il apparait donc souhaitable de pouvoir mieux identifier ces jeunes à risque de récidive(s). Dans ce travail nos présentons une échelle d’évaluation du risque de récidive (ECARR), auto-questionnaire de passation très simple, permettant de mieux évaluer ce risque et par conséquent d’instaurer une prise en charge adaptée réservée à cette population mieux identifiée.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Examen dynamique du muscle élévateur de l’anus de la femme par modélisation vectorielle 3D IRM : étude préliminaire

    Dynamic study of the female levator ani muscle using MRI 3D vectorial modeling

    Le muscle élévateur de l’anus joue un rôle majeur dans la statique pelvienne de la femme. Il est à la base de physiopathologie des prolapsus et de l’incontinence urinaire d’effort. Les coupes obtenues par examen IRM permettent une étude anatomique in vivo servant de références pour les situations pathologiques. Le but de cette étude est d’analyser la dynamique de chaque faisceau sur des reconstructions 3D à partir de coupes IRM. Trois femmes volontaires nullipares âgées de 19 à 22 ans ont eu un examen IRM pelvien dynamique. Les coupes coronales ont été faites sur les sujets en décubitus, en position de repos, en retenue et en poussée. Les images ont été analysées par segmentation manuelle à partir des images sources. Les faisceaux pubo- et ilio-coccygien ont été reconstruit en 3D. Les changements volumétriques, les déplacements dynamiques ont été étudiés à partir de logiciel d’animation en 3D vectoriel. Chaque faisceau a une dynamique propre en comparaison avec la position de repos. Le faisceau pubo-coccygien médial, le plus épais s’allonge lors de la retenue rétrécissant le hiatus uro-génital, il s’allonge moins en position de poussée, ce qui correspond à une ouverture du hiatus uro-génital. Le faisceau ilio-coccygien est plus fin, plus étendu. Son dôme observé en position de repos voit son sommet se déplacer en dedans et vers le haut en position de retenue, en dehors et vers le bas en position de poussée. L’IRM permet d’étudier les structures musculaires anatomiques. Du fait de la difficulté de différenciation, seule une segmentation manuelle peut les isoler. Les sujets avaient une anatomie normale selon la classification morphologique de Singh 2003. Chaque faisceau de part sa position a un rôle particulier, le faisceau pubo-coccygien contribue au hamac supportant les organes pelviens, le faisceau ilio-coccygien joue un rôle d’amortisseur des poussées abdominales sur le plancher pelvien. En conclusion, l’étude en reconstruction 3D IRM permet d’avoir une vision globale du muscle élévateur de l’anus, ce qui retient l’attention c’est la faible amplitude des mouvements constituant bien le plancher sur lequel repose les organes pelviens.

    Lire la suite >
  • Rapport

    10-07 Réflexions relatives au rapport d’information no 2235 de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique

    Revision of French bioethics legislation

    À la parution du rapport d’information de la mission parlementaire consacré à la révision des lois de bioéthique, l’Académie nationale de médecine a jugé utile d’entreprendre une étude critique de ce rapport et, en particulier des 95 propositions qui sont avancées, afin de formuler à leur égard les points d’accord, des remarques, des propositions de rédaction plus appropriée sur certains points, ou des réserves. Chacun des chapitres de la Loi a été examiné: assistance médicale à la procréation, gestation pour le compte d’autrui, diagnostics ante natals, examen des caractéristiques génétiques, recherche sur les embryons humains et les cellules embryonnaires, brevetabilité des éléments et produits du corps humain, don d’organes et de tissus, le respect et l’identité du corps de la personne décédée, neurosciences, nanotechnologies et convergence des technologies. Les 95 propositions formulées par la Mission Parlementaire sont ainsi passées en revue dans le souci d’apporter au législateur, avec la plus large adhésion possible, la contribution de notre Institution.

    Lire la suite >
  • Rapport

    10-08 La prévention médicale de la récidive chez les délinquants sexuels Medical prevention of recidivism by sexual delinquents

    La prévention médicale de la récidive des délinquants sexuels a fait l’objet de nombreux débats. Cependant la considérable littérature scientifique consacrée à ce sujet a été peu évoquée et c’est elle que se propose d’analyser le présent rapport. De nombreuses publications montrent les limites de l’expertise de la dangerosité de ces sujets mais soulignent l’intérêt des méthodes dites actuarielles. Les traitements hormonaux et les psychothérapies n’ont qu’une efficacité limitée à moyen et long terme. Une politique de prévention de la récidive ne peut donc, dans l’état actuel de nos connaissances, s’appuyer de façon prédominante sur des approches médicales . * Constitué de : Mmes C. BERGOIGNAN-ESPER, A. MARCELLI, M.O. RÉTHOTÉ, MM. R. ARDAILLOU, E.E. BAULIEU, P. BOUCHARD, E.A. CABANIS, C. DREUX, J.J. HAUW, C. JAFFIOL, PH. JEANTEUR, J.Y. LE GALL, H. LÔO, E. MILGROM, R. MORNEX, J.P. NICOLAS, J.P. OLIÉ, H. ROCHEFORT, J.D. SRAER, B. SWYNGHEDAUW. Membres de l’Ordre des médecins : Docteur P. Cressard, Docteur F. Stefani. ** Membre de l’Académie nationale de médecine *** Membre correspondant de l’Académie nationale de médecine

    Lire la suite >
  • Information

    Assurance maladie. Un état des lieux

    French national health insurance. The current situation

    Un état des lieux de l’assurance maladie se justifierait par ses seuls problèmes économiques. Mais le limiter à cet aspect serait méconnaître les grands principes de solidarité, d’humanisme et de liberté auxquels les Français sont, à juste raison, très attachés. Les comparaisons européennes suggèrent cependant que notre système pourrait gagner en efficience sans nuire pour autant à l’état de santé de la population. L’assurance maladie permet à la totalité de la population d’accéder à des soins de très bonne qualité. La liberté d’installation et de prescription des médecins est quasi-totale. Les soins et biens médicaux contribuent à augmenter l’espérance de vie en France, 73 ans, seconde au monde après celle du Japon. Ils sont la source d’emploi pour un million de personnes. En revanche, les contrôles macro-économiques de la progression des dépenses ont échoué. Cela s’explique par le progrès médical et le vieillissement de la population, mais aussi par le consumérisme médical favorisé par une offre de soins qui n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui ainsi que par la prise en charge de plus en plus importante des dépenses par la collectivité et l’extension du tiers payant. De nombreuses mesures qui ont été proposées ont été de fausses bonnes mesures comme la tarification à l’activité ou la certification des établissements hospitaliers. D’autres

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Présentation

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Conférence invitée Prédisposition génétique à l’encéphalite herpétique chez l’enfant

    Genetic predisposition to herpetic meningo-encephalitis in children

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Génétique et sensibilité aux papillomavirus : le modèle de l’épidermodysplasie verruciforme

    Genetics and susceptibility to human papillomaviruses : epidermodysplasia verruciformis, a model disease

    Une grande variabilité interindividuelle caractérise l’issue des infections causées par les papillomavirus humains (HPV), quel que soit leur potentiel oncogène. Les facteurs géné- tiques et les mécanismes mis en jeu sont mal connus. Leur complexité est illustrée par l’épidermodysplasie verruciforme (EV), une génodermatose autosomique récessive rare, qui comporte un risque élevé de carcinome cutané. Cette maladie modèle reflète une sensibilité anormale aux bêtapapillomavirus, des virus ubiquitaires, comme HPV-5, associé aux cancers de l’EV. La majorité des cas est due à une mutation inactivant l’un ou l’autre des gènes apparentés, EVER1 et EVER2. Cette inactivation compense, très vraisemblablement, l’absence d’un gène viral (E5 ou E8) essentiel au pouvoir pathogène des papillomavirus. Les protéines E5 ou E8 interfèrent avec l’interaction des protéines EVER et d’un transporteur de zinc, ZnT1. L’EV constitue donc, vraisemblablement, un déficit primaire de l’immunité intrinsèque (constitutive) ou de l’immunité innée envers les bêtapapillomavirus, lié à une modulation de l’homéostasie du zinc au cours de l’infection des kératinocytes. Il reste à établir quels gènes jouent un rôle majeur dans les réponses antivirales, intrinsèques, innées, ou acquises, lors des infections par les autres papillomavirus humains, comme les HPV génitaux oncogènes.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Génétique humaine de la tuberculose

    Human genetics of tuberculosis

    La tuberculose, causée par Mycobacterium tuberculosis, est l’infection mycobactérienne la plus commune dans le monde et demeure un problème majeur de santé publique avec plus de huit millions de cas et deux millions de décès par an. Parmi l’ensemble des sujets infectés par M. tuberculosis, seule une minorité (environ 10 %) va développer une maladie clinique. Des interactions complexes entre des facteurs environnementaux (microbiens et non microbiens) et des facteurs liés à l’hôte (génétiques et non génétiques) influencent la réponse à l’infection par M. tuberculosis et rendent compte de l’absence de symptômes chez la majorité des individus infectés et du développement d’une tuberculose disséminée souvent chez l’enfant ou d’une tuberculose pulmonaire en général chez l’adulte pour une minorité des individus infectés. Il existe maintenant de très nombreux arguments montrant que cette variabilité dépend pour une large part de la susceptibilité/résistance génétiquement déterminée de l’hôte infecté. De très nombreuses études d’association avec de multiples gènes candidats ont été réalisées mais très peu ont été clairement reproduites ou confirmées, et les résultats les plus convaincants ont été obtenus avec certains allèles HLA de classe II et certains variants du gène NRAMP1 (Natural Resistance-Associated Macrophage Protein 1). Plus récemment, un premier gène majeur de prédisposition à la tuberculose a été identifié dans la région du chromosome 8q12-q13 par analyse de liaison génétique sur l’ensemble du génome. Alors que l’identification précise de ce gène est en cours, l’autre observation fascinante de ces dernières années a été la découverte que la tuberculose pouvait également relever d’une prédisposition mendélienne. Plusieurs enfants porteurs de déficits génétiques dans la voie de l’IL-12/23-IFN γ , en particulier ceux avec un défaut complet d’un des récepteurs de l’IL-12, IL12R β 1, ont présenté comme seul phénotype clinique une tuberculose. Au total, l’ensemble de ces études fournissent la preuve du concept d’un spectre continu de prédisposition génétique à la tuberculose, allant d’un contrôle monogénique simple à une hérédité polygénique complexe en passant par des effets intermédiaires de gène majeur. L’identification des facteurs génétiques prédisposant à la tuberculose est fondamentale pour comprendre la physiopathologie de cette maladie et permettre ainsi le développement de nouvelles stratégies vaccinales et thérapeutiques.

    Lire la suite >
  • Rapport

    10-10 Le secourisme en France. Panorama et perspectives

    First aid in France. Current situation and future perspectives

    La diffusion du secourisme qui vise à déléguer des tâches qui relèvent de la médecine dans le but de permettre la survie d’une victime dans l’attente de l’arrivée sur les lieux des secours organisés, notamment auprès du grand public, n’est pas en France au niveau des pays avancés. L’étude révèle l’état paradoxal du secourisme en France, dotée d’une école gratuite et obligatoire, de services de secours et de soins d’urgence originaux et performants, dont les citoyens restent trop souvent ignorants et passifs devant une situation d’urgence. Les causes en paraissent multiples : complexité des niveaux de formation et des réglementations, multiplication des tutelles administratives, engagement de la responsabilité du secouriste citoyen bénévole, pesanteur pédagogique, absence d’actualisation des connaissances pour le secourisme de base, etc. Huit propositions ont été retenues par l’Académie nationale de médecine : — Doter le secourisme de définitions légales : Ensemble des gestes de secours reconnus destinés, en situation d’urgence, à préserver l’intégrité physique et psychique d’une victime d’accident ou de maladie, notamment en attendant l’arrivée des secours organisés. — Adopter, comme dans de nombreux pays, une protection juridique du secouriste bénévole en exonérant ce dernier de toute responsabilité civile ou pénale dès lors qu’il porte secours en situation d’urgence, sauf faute lourde. — Renforcer le pilotage du secourisme en France afin d’assurer les missions de suivi numérique et de la qualité, de recherche théorique et pédagogique et d’un service de communication, capables d’assurer le support et la promotion du secourisme. — Améliorer les conditions d’accès en multipliant les situations d’obligation de forma tion (permis de conduire, examens scolaires et universitaires, responsabilité de groupe, pratiques à risques), en instaurant une aide financière pour certaines catégories de personnes, en généralisant la formation à l’école, aux armées, dans les entreprises. — Instaurer un parcours secouriste citoyen inscrivant le secourisme dans une perspective individuelle modulaire, progressive et intégrée, assurant l’actualisation et le perfectionnement des connaissances tout au long de la vie. — Assouplir les règles pédagogiques, raccourcir le temps de formation pour rendre le secourisme bénévole plus accessible, notamment en faisant appel aux techniques d’enseignement les plus modernes. — Autoriser aux secouristes professionnels l’emploi de matériels de monitorage ou de libération des voies aériennes supérieures, de certains médicaments de sauvetage. — Enfin placer le secourisme dans une perspective européenne, redonner une place à la prévention, renforcer et développer la composante éthique du secourisme. Accès à la citoyenneté et à l’altruisme, premier maillon de la chaîne de secours et de soins d’urgence capable de sauver des vies, pivot de la politique de sécurité civile et de santé publique, le secourisme est une cause nationale qui doit bénéficier d’une mobilisation politique et institutionnelle forte.

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Le conflit d’intérêt

    Lire la suite >
  • Information

    Historique de l’assurance maladie, de sa création à nos jours

    History of the French healthcare insurance system

    Alors que l’Assurance maladie traversait la crise la plus grave de son histoire tant dans son organisation que dans son financement le Conseil d’administration de l’Académie nationale de médecine a décidé de créer le groupe de travail sur l’avenir de l’assurance maladie dans sa séance du 26 mai 2003. Les membres du groupe de travail ont jeté un regard neuf sur l’assurance maladie en introduisant dans notre système de soins la dimension de la contrainte économique. Les soins et les besoins de santé remboursés par l’assurance maladie sont perçus par l’assuré social et le médecin, ordonnateur primaire des dépenses, comme gratuits. L’Académie a été la première instance qui se soit penchée sur l’origine du déficit des comptes de l’assurance maladie largement creusé par les prélèvements de l’Etat. En 2008 la Commission « assurance maladie » a été créée. Les déficits se sont accumulés creusant la dette, qui explose actuellement : les Français s’inquiètent enfin. En 2010 la sécurité sociale a un déficit prévu de 30,5 milliards d’euros dont 14,5 milliards pour l’assurance maladie dont les dépenses augmentent de 5 milliards par année. Le Président de la République a annoncé la création d’un groupe de travail sur le pilotage des dépenses de l’assurance maladie. La commission assurance maladie est convaincue qu’une réforme peut être réalisée en conservant les grands principes de notre système actuel : humanisme, liberté, responsabilité et solidarité. Ainsi sera préservé le caractère humaniste de la médecine française sur lequel l’Académie Nationale de Médecine a insisté à plusieurs reprises.

     

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Présentation

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    L’accompagnement des parents face à une mort annoncée en périnatalité : pour l’introduction d’une démarche de soins palliatifs en maternité et en néo-natalogie

    Dealing with parents facing imminent death of their neonate : introducing palliative care in maternity wards and neonatal intensive care units

    Dans le cadre du diagnostic anténatal d’une maladie potentiellement létale pour un enfant à naître, les parents se retrouvent pris dans une telle tourmente que l’interruption médicale de grossesse apparaît souvent comme la moins mauvaise des solutions. Pourtant l’approche de la mort et le deuil à venir laissent entrevoir une situation d’une grande complexité. Face à ce drame, un certain nombre de parents souhaite redonner du sens à leur fonction, en accompagnant leur bébé jusqu’à son décès. Une démarche de soins palliatifs peut alors s’appliquer dans ce contexte, en considérant le bébé à naître « comme un vivant parmi les vivants », la grossesse comme le premier chapitre de toute vie humaine et la mort comme un processus naturel. Cette démarche qui vient s’inscrire en maternité et en néonatologie implique une cohérence dans le temps des informations données aux parents et la mise en œuvre d’un projet de vie leur laissant une large place. Une procédure collégiale, ancrée sur le refus de l’obstination déraisonnable et la primauté du confort du bébé, permet de constituer un cadre porteur où chacun peut trouver sa place. Ces nouvelles demandes parentales méritent d’être comprises afin d’être bien accompagnées.

     

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Asphyxie périnatale et paralysie cérébrale : implications médico-légales

    Perinatal asphyxia and cerebral palsy : medicolegal implications

    Au cours des trente dernières années, la pratique obstétricale s’est notablement modifiée (monitorage fœtal systématique perpartum, augmentation importante du taux de césarienne,) dans le but de prévenir l’asphyxie périnatale et tout particulièrement sa fraction perpartum. Mais l’amélioration des paramètres néo-natals ne s’est pas accompagnée d’une évolution parallèle du taux de paralysie cérébrale qui est resté stable autour de 2 ‰ au cours des trente dernières années. De fait, les causes de la paralysie cérébrale sont très majoritairement anténatales, ce qui explique l’échec de la technologie perpartum censée prévenir ce risque, de même que celui de la césarienne préventive. A partir de l’analyse exhaustive de la littérature des trente dernières années, des critères ont été proposés pour pouvoir établir une éventuelle relation causale entre une asphyxie aiguë perpartum et une paralysie cérébrale : des études en population ont démontré que cette relation était très minoritaire. Mais l’obstétrique est une discipline qui est tout particulièrement soumise à une inflation des primes d’assurance pour faire face à une sinistralité néonatale, très souvent attribuée à une mauvaise gestion de l’accouchement, en particulier pour le cas de la paralysie cérébrale, à un défaut ou une réalisation trop tardive d’une césarienne. L’expertise périnatale judiciaire est encore trop souvent basée sur des notions devenues obsolètes. Une réforme de l’expertise s’impose mais sera probablement inefficiente tant qu’elle se contentera d’améliorer les problèmes uniquement structurels en amont de l’expertise. Le modèle américain, initié par les neurologues et adopté par de nombreuses disciplines s’avère séduisant pour tous, y compris avocats et magistrats : il consiste à vérifier le caractère éthique des expertises contestées par les parties qui les saisissent et à en tirer éventuellement des conséquences sur le plan professionnel.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Douleur fœtale : conséquences immédiates et à long terme

    Fetal pain : immediate and long term consequences

    De nombreuses situations sont potentiellement douloureuses pour le fœtus : malformations, gestes de médecine fœtale. Il est donc légitime de s’interroger sur la douleur fœtale. Les voies de la nociception sont fonctionnelles dès 26 semaines de grossesse. S’il est impossible de savoir ce que le fœtus ressent exactement, il est cependant essentiel de préciser les éventuelles conséquences immédiates et à long terme de ces stimulations nociceptives. Dès le début du deuxième trimestre, une réponse hémodynamique et endocrinienne au stress est observée lors des stimulations nociceptives. Chez l’animal, des conséquences à long terme sur l’axe corticotrope, la réponse ultérieure à la douleur et le comportement ont été mises en évidence après des stimulations nociceptives en période périnatale. Néanmoins, les données de l’expérimentation animale sont encore pauvres et il est nécessaire de poursuivre les travaux sur la douleur fœtale mais aussi sa prise en charge.

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Expositions aux rayons ultraviolets artificiels : leur danger n’est toujours pas suffisamment pris en compte.

    Lire la suite >
  • Éloge

    Éloge de Jean-Paul Binet (1924-2008)

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Présentation

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Système nerveux central, système nerveux périphériques : comment maintenir la frontière ?

    Krox20 inactivation in the PNS leads to CNS/PNS boundary transgression by central glia

    Les interfaces entre système nerveux central (SNC) et périphérique (SNP) constituent des frontières cellulaires, car elles délimitent des territoires contenant des populations neuronales et gliales différentes. En dépit de leur intérêt potentiel pour la médecine régénérative, les mécanismes qui confinent les oligodendrocytes et les astrocytes dans le SNC et les cellules de Schwann dans le SNP ne sont pas connus chez les mammifères. Afin d’analyser l’implication de la glie périphérique et de la myéline dans le maintien de la frontière SNC/SNP, nous avons utilisé des souris mutantes. Nous montrons que l’inactivation de Krox20/Egr2, un gène-maître de la régulation de la myélinisation dans les cellules de Schwann, aboutit à la transgression de la frontière SNC/SNP par les astrocytes et les oligodendrocytes et à la myélinisation des axones des racines nerveuses par les oligodendrocytes. Une telle migration n’a pas lieu avec la mutation TremblerJ, qui empêche la myélinisation du SNP sans affecter l’expression de Krox20. Ces résultats suggèrent donc que le maintien de la frontière SNC/SNP requière une fonction de Krox20 séparable du contrôle de la myélinisation. Nous avons également analysé un patient humain affecté d’une neuropathie congénitale amyélinisante, associée à l’absence de la protéine KROX20 dans les cellules de Schwann. Dans ce cas, les racines nerveuses sont envahies par des oligodendrocytes et des astrocytes. Ceci indique que les mécanismes qui gouvernent la transgression de la frontière SNC/SNP sont communs à l’homme et à la souris.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Sclérose en plaques : avancées thérapeutiques

    Multiple sclerosis : emerging treatments

    La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central, dont les lésions associent démyélinisation et atteinte axonale. Elle représente la première cause de handicap non traumatique du jeune adulte. Les traitements actuels sont les immunomodulateurs (interférons β , acetate de glatiramer), les immunosuppresseurs (mitoxantrone) et le natalizumab, anticorps monoclonal qui bloque la transmigration dans le système nerveux central des lymphocytes activés. De nombreuses molécules sont actuellement évaluées dans les formes rémittentes, avec des résultats encourageants. Cette efficacité est à mettre en balance avec la toxicité potentielle, notamment infectieuse. En revanche, aucun traitement n’a encore démontré d’efficacité sur la phase progressive de la maladie, dominée par une atteinte axonale en partie indépendante de l’inflammation.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Polyneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques : hétérogénéité clinique et difficultés thérapeutiques

    Chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy : clinical heterogeneity and therapeutic perspectives

    Les polyradiculonévrites inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) ont été rapportées pour la première fois en 1958 par Austin. Leur prévalence est de 3 à 7 pour 100 000 habitants, avec une nette prédominance masculine. L’équipe de Dyck à la Mayo Clinic a proposé en 1975 l’acronyme de « Chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy : CIDP », et individualisé deux formes évolutives : lentement progressive (environ deux-tiers des cas) et à rechutes (un tiers des cas). Depuis trente-cinq ans, les PIDC ont fait l’objet de très nombreux travaux qui ont permis de souligner la très grande hétérogénéité de leurs aspects cliniques, électrophysiologiques et neuropathologiques. Dans la forme typique, l’existence d’un déficit moteur prédominant sur les racines et sensitif proprioceptif, symé- trique des quatre membres avec aréflexie généralisée, l’hyperprotéinorachie et les anomalies de la conduction nerveuse motrice avec blocs de conduction à l’examen électrophysiologique, sont les principaux arguments du diagnostic. Récemment, une attention particulière a été portée aux formes sensitives pures avec ataxie qui nécessitent une stratégie diagnostique différente pouvant nécessiter de recourir à la biopsie neuro-musculaire. Le traitement de première intention fait appel aux corticoïdes, aux immunoglobulines polyvalentes intraveineuses à fortes doses et aux échanges plasmatiques. Le traitement au long cours est difficile en raison du caractère imprévisible de l’histoire naturelle et de la difficulté à conduire des essais contrôlés randomisés conduits avec différentes classes d’immunomodulateurs.

    Lire la suite >
  • Autre

    La mort subite de l’Empereur Jovien. Une enquête médico-légale, dix-sept siècles plus tard

    Sudden death of Emperor Jovian : a forensic enquiry 17 century later

    L’analyse des faits concernant la mort de l’empereur Jovien, tels qu’ils ont été rapportés par les historiens antiques, permet de tenir pour vraisemblable le diagnostic d’intoxication oxycarbonée aiguë.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Présentation

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Histoire des refus vaccinaux

    History of vaccine refusal

    L’histoire de la lutte des hommes contre les maladies infectieuses est ancienne. Elle a commencé avec les variolisations, probablement en Chine, au cours du e XVII siècle et dans le monde occidental, au début du e XVIII siècle. Comme toutes les nouveautés, elle a suscité de nombreuses oppositions basées sur des données, les unes valables, les autres, fort discutables ou carrément fausses. Les améliorations apportées aux méthodes de préventions par Edward Jenner puis par Louis Pasteur n’ont pas mis un terme aux oppositions pour des motifs : raisonnables, discutables, du domaine des convictions religieuses ou morales, de routine, pseudo-scientifiques, indirectes, ciblées sur de grands noms, illusoires, par emploi d’arguments douteux, sur bases de propos inutilement insultants.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Conséquences des oppositions vaccinales en France et en Europe. Comment maintenir une couverture vacinale efficace en 2010 ?

    Consequences of opposition to vaccination in France and Europe. How to maintain effective vaccine coverage in 2010 ?

    Les refus de vaccination ont pour principale conséquence l’insuffisance de la couverture vaccinale(CV). Le bénéfice collectif d’une vaccination n’est obtenu qu’au prix d’une CV efficace et maintenue. Son insuffisance conduit à la persistance des maladies et parfois à leur glissement vers l’âge adulte. C’est actuellement le cas de la rougeole en Europe où certains pays, dont la France, après de longues années de stagnation de leur CV, n’ont pas atteint la CV efficace de 95 % et sont le siège de foyers épidémiques, avec des complications graves touchant des adolescents et des adultes, atteignant aussi les nourrissons très jeunes non encore vaccinés. En France la CV de la vaccination hépatite B est également toujours très basse chez les nourrissons et les adolescents. Ces difficultés sont dues à la négligence du programme vaccinal et surtout à une opposition croissante aux vaccinations. Cette opposition provient de la peur des effets adverses des vaccins. Elle fut à l’origine en 1970 de la persistance de la coqueluche en Europe et de la réapparition de la diphtérie en 1990 en Russie. En 2010 la société occidentale remet en question la justification de certains vaccins de routine, n’en percevant plus le bénéfice pour les maladies disparues (polio, diphtérie) ou mal connues du public (hépatite B, infections à HPV). Les solutions envisagées pour la France passent par une refonte complète de la formation des soignants en vaccinologie et une information plus pertinente des personnes sur le rapport bénéfice-risque des vaccins. La récente polémique sur la vaccination de la grippe pandémique H1N1 a démontré que le public et les médias sont beaucoup plus sensibles aux inconvénients hypothétiques de la vaccination qu’à son avantage. Une réflexion éthique et politique s’impose conjointement pour parvenir à une prévention vaccinale moderne efficace et acceptable au XXIe siècle.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    L’avenir de l’obligation vaccinale : aspects juridiques

    The future of the obligation to be vaccinated : legal aspects

    Le droit ne doit pas être instrumentalisé en faveur ou contre l’obligation vaccinale : il est neutre sur ce point. Il donne aux pouvoirs publics une grande liberté de décision. Il leur revient de concilier la liberté des patients et l’intérêt de la santé publique et d’arbitrer entre l’obligation, la recommandation ou l’abstention. Mais dans tous les cas, il faut envisager les différentes responsabilités qui peuvent peser sur les patients (ou leurs parents), sur les vaccinateurs et sur les décideurs.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Demain, qui va prendre soin des personnes âgées ? Le taux de soutien aux très âgés

    Tomorrow, who will take care of the elderly ? The oldest old support ratio

    Le rapport que le Comité Consultatif National d’Éthique français a consacré au vieillissement, en 1998, observait : « L’espérance de vie de l’homme connaît depuis plusieurs décades la phase de croissance la plus rapide de toute l’histoire de toute l’humanité ». La situation de ceux qu’on appelle « les aidants naturels », sur lesquels reposaient autrefois, presque exclusivement, la prise en charge informelle en soins de leurs parents âgés. Les buts de cette présentation sont tout d’abord d’évaluer l’implication des aidants naturels (soins informels par la famille) dans les soins aux personnes très âgées et/ou dépendantes en France, puis d’envisager les difficultés numériques et qualitatives à venir afin de pouvoir au mieux anticiper quelques possibles solutions. Pour atteindre ces buts, les liens de dépendance intergénérationnelle sont rappelés de même que les différences entre âge chronologique et fonctionnel, affections de longue durée et dépendance pour les actes de la vie quotidienne. Le nombre des personnes dépendantes âgées de plus de 75 ans et leurs conditions actuelles de vie démontrent l’importance et l’intensité du travail (encore non reconnu) des aidants naturels, dont le nombre va décroître dans les prochaines décades. En France, le taux de support qui était en 1950 voisin de 45 potentiels aidants naturels pour une personne âgée de plus de 85 ans se réduira en 2050 aux alentours de cinq. Ce changement drastique des rapports entre classes d’âge aura des implications majeures. En effet, il n’est aujourd’hui plus contesté que le maintien à domicile demeure la meilleure réponse au respect de la dignité de la personne. Mais, si le maintien à domicile est la solution la plus économiquement valable, elle paraît bien devoir être aussi de plus en plus difficile à préserver. Parmi les possibles solutions à cet important défi de société, il importe de parfaitement intégrer l’extrême avance en âge dans l’ensemble du parcours de vie individuel, de reconnaître et soutenir le travail des aidants naturels, de maintenir des ressources adéquates en professionnels de santé travaillant dans la communauté, d’ assurer une formation adaptée tant aux aidants naturels qu’aux soignants professionnels et enfin de trouver des systèmes de soins novateurs et financièrement attractifs.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Paralysies laryngées unilatérales isolées de l’adulte : étude d’une cohorte de 591 patients pris en charge en centre hospitalo-universitaire

    Isolated unilateral laryngeal nerve paralysis in adults. An inception cohort of 591 patients managed in a French teaching hospital

    Analyse d’une cohorte de 591 patients adultes avec une paralysie laryngée unilatérale isolée suivis dans un service hospitalo-universitaire au décours des années 1990-2008. Analyse de la symptomatologie, des étiologies, du traitement et de l’évolution spontanée avec comparaison des données sur deux périodes successives (1990-2000 vs 2001-2008) en utilisant les tests du Chi et U de Mann et Whitney. La symptomatologie associait dysphonie, troubles 2 de la déglutition et troubles respiratoires notés respectivement dans 98,3 %, 34,8 % et 4,1 % des cas. L’étiologie de la paralysie était chirurgicale dans 65,1 % des cas et médicale non chirurgicale dans 21,1 % des cas avec une affection néoplasique sous-jacente notée dans 59,6 % des cas. Le plus fréquent des cancers était étant le cancer pulmonaire et 22 % de ces cancers étaient en traitement palliatif. La chirurgie thoraco-médiastinale tumorale et la chirurgie des glandes thyroïdes et parathyroïdes représentaient 79,4 % des étiologies chirurgicales. Les tumeurs malignes représentaient 76,8 % des étiologies non chirurgicales. Au sein du groupe des paralysies idiopathiques (13,8 % de la cohorte), la surveillance dépistait une tumeur maligne sur le trajet du nerf paralysé plusieurs mois après le début de la paralysie dans 3,7 % des cas. Au plan évolutif une remobilisation de l‘hémilarynx paralysé survenait dans 19,6 %. Ce taux variait de façon statistiquement significative en fonction de trous paramètres : l’existence d’une section du nerf, l’étiologie et le délai depuis le début de la symptomatologie. Le traitement réalisé était une médialisation laryngée et une rééducation orthophonique, respectivement dans 40,1 % et 59,9 % des cas. Le taux de succès actuel de la médialisation laryngée est de 90,3 %. Conclusion : Trois axes étiologiques prédominent dans notre cohorte: les tumeurs (en grande majorité cancéreuses et souvent à un stade palliatif), la chirurgie (avant tout thoraco-médiastinale et thyroïdienne) et les affections cardio-vasculaires (chirurgicales et non chirurgicales).Dans notre service, la médialisation laryngée est devenue un élément primordial de la prise en charge des patients avec une immobilité laryngée unilatérale isolée.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Quels enjeux thérapeutiques chez la personne âgée diabètique ?

    What therapeutic goals in the aged diabetic patients ?

    Le diabète des personnes âgées constitue un problème croissant de santé publique qui retentit en termes de qualité de vie et d’autonomie des patients. Malgré l’absence d’étude prospective, il est actuellement possible d’entrevoir quels objectifs thérapeutiques rechercher en fonction des patients. Ces objectifs sont déterminés à l’aide de l’évaluation diabétologique habituelle complétée par une évaluation gériatrique permettant notamment de préciser le degré de fragilité du patient. Alors que l’objectif glycémique pour un diabétique âgé en bonne santé est peu différent de celui du diabétique plus jeune, il doit être plus large chez les diabétiques âgés fragiles, notamment pour limiter le risque hypoglycémique et éviter des contraintes sans bénéfice potentiel pour le malade. Etant donné que les diabétiques âgés ont plus fréquemment des complications dégénératives plus graves, de même que d’autres facteurs de risque cardio-vasculaire, il est nécessaire de définir là aussi des objectifs individualisés prenant en compte, non seulement la maladie diabétique, mais aussi les conséquences du vieillissement. Cette démarche, préalable indispensable à l’utilisation appropriée des moyens thérapeutiques, doit être entreprise par une concertation multidisciplinaire.

    Lire la suite >
  • Autre

    Le strasbourgeois Charles-Adolphe Wurtz (1817-1884), Doyen de la Faculté de médecine de Paris, Président de l’Académie des sciences, et President de l’Académie de médecine

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La sécurisation du dossier médical partagé (DMP)

    Securing shared medical records

    Institué par la loi du 13 Août 2004, le dossier médical personnel avait pour but de « soigner mieux à un moindre coût ». Il devait, en effet, éviter des examens redondants ou des traitements incompatibles. Attribué à chaque bénéficiaire de l’assurance maladie, il aurait dû être mis en œuvre le 1er Janvier 2007. Diverses difficultés concernant notamment, la confidentialité des données médicales échangées, ont entraîné des reports successifs de sa date d’application. Six ans après sa création, devenu dossier médical partagé, il n’est toujours pas opérationnel. L’information actuelle fait le point entre théorie et réalité, et constate que des changements fondamentaux doivent être apportés à un projet initial trop ambitieux. Des solutions pratiques et peu coûteuses existent qui permettraient la création d’un dossier médical individuel sécurisé susceptible de recueillir le concours du corps médical et celui de l’ensemble de la population.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    L’apport des connaissances en médecine et santé au travail à l’ensemble de la population

    Contribution of occupational medicine to social medicine

    La médecine et santé au travail a toujours fait partie de la médecine sociale en s’intéressant à une population ciblée, celle qui a une activité professionnelle. La connaissance des maladies professionnelles a, dans de nombreux cas, aidé à la connaissance des risques environnementaux pouvant toucher d’autres parties de la population. C’est le cas de certains cancers, comme ceux qui sont liés aux poussières de bois, à l’amiante, au benzène, ou à des risques liés aux produits chimiques cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction. Une meilleure connaissance des risques engendrés par les résines époxydiques, les ciments, le formaldéhyde, le plomb ou le toluène ou d’autres agents chimiques permettent de mieux comprendre certaines pathologies de la population. La connaissance du mécanisme d’action des troubles musculo-squelettiques dûs au travail répétitif a permis de transmettre l’expérience professionnelle à d’autres domaines ; la reprise prudente et adaptée d’une activité semble être le meilleur traitement de fond. La charge mentale pathologique et ses conséquences en milieu de travail (suicides, dépressions…) conduit à une réflexion beaucoup plus générale sur les relations entre les êtres humains dans notre société. Le travail avec des réseaux multidisciplinaires permet de faire régulièrement le point des connaissances en médecine du travail applicables à la médecine sociale.

    Lire la suite >
  • Information

    L’Académie nationale de médecine en défense et illustration de l’humanisme médical

    The French National Academy of Medicine as a defender and an illustration of medical humanism

    L’humanisme médical, heureuse tradition de la médecine française, se trouve, comme l’humanisme lui-même, en péril, du fait d’évolutions multiples, mais surtout, depuis que le consumérisme a transformé le médecin en ‘‘ prestataire de soins ’’ et le malade lui-même en ‘‘ usager ’’ de ces soins (Denys Pellerin). En France, les nombreux constats entendus ou lus de dérives regrettables, témoignent d’errements issus de ces évolutions mal maîtrisées. Les menaces sur l’humanisme médical sont d’autant plus redoutables qu’elles sont multipolaires, émanées des évolutions de la société contemporaine, de l’exercice de la médecine et … des médecins eux-mêmes. L’environnement de la médecine a modifié mentalités et comportements, fait peser les contraintes financières, le principe de précaution expose à la judiciarisation de l’acte médical. L’évolution de la médecine associe la tendance à l’auto-suffisance de la (merveilleuse) technologie médicale, aux risques du mésusage des réseaux Internet. Le médecin lui-même, harassé de charges non médicales, mal préparé à l’écoute, tend à négliger la clinique, élément essentiel de l’art médical. Restaurer l’humanisme médical ne se fera pas sans une réforme profonde du contenu de l’enseignement de la médecine., rappelant les fondamentaux du choix et de l’exercice du médecin, et intégrant les bénéfices de la technologie médicale dans la clinique, qui ne se réduit pas à palper et ausculter, mais inclut un dialogue médecin-malade de qualité.

    Lire la suite >
  • Éloge

    Éloge de Bernard Glorion (1928-2007)

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Organisation topographique du corps calleux chez l’homme. Étude cartographique en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (f-IRM)

    Functional topography of the human corpus callosum

    Le concept de cartographie fonctionnelle du corps calleux (CC) est né des études lésionnelles chez l’homme et des recherches anatomiques chez les autres mammifères. Notre étude a pour but de décrire cette cartographie du CC humain obtenue pour la première fois in vivo et en utilisant une technique non invasive : l’Imagerie par Résonance Magnétique Fonctionnelle (f-IRM). Nous avons testé l’activation corticale et au niveau du CC par effet BOLD pendant la stimulation sensorielle (tactile, gustative, visuelle) et motrice sur 38 volontaires. Nous avons également évalué l’organisation axonale de la substance blanche au niveau du CC chez 16 de ces 38 volontaires en imagerie par tenseur de diffusion (DTI) et tractographie par tenseur de diffusion (DTT). La stimulation du goût comporte une activation de la partie antérieure du CC, l’activation motrice de sa partie centrale, la stimulation tactile de sa partie centrale et postérieure, et la stimulation visuelle celle du splenium du CC. La reconstruction par DTT des faisceaux du CC qui connectent les aires corticales primaires activées du goût, motrices, somato-sensorielles et de la vision, démontrent des corrélations anatomiques de l’activation fonctionnelle du CC avec des faisceaux qui empruntent le CC, respectivement au niveau du genou, du corps antérieur et postérieur et du splenium, en correspondance avec les sites d’activation fonctionnelle du CC détectés par effet BOLD. Ces données démontrent que la topographie fonctionnelle du CC peut être explorée pour la première fois in vivo chez l’homme par f-IRM, avec des perspectives d’application en la pratique clinique courante, surtout pour la planification des actes neurochirurgicaux.

    Lire la suite >