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Séance du 23 novembre 2010
Rapport
10-11 Mortalité maternelle et mortalité périnatale des enfants nés à terme en FranceMaternal and perinatal mortality of term deliveries in France
Pays nataliste exemplaire par le nombre annuel des naissances et son indice conjoncturel de fécondité, la France, à l’inverse, se situe au treizième rang par la mortalité maternelle et occupe la plus mauvaise place pour la mortalité périnatale. Préoccupée par ces chiffres de mortalité maternelle (8 à 10 pour 100 000 naissances vivantes), l’Académie nationale de médecine a fait un certain nombre de constats : disparités régionales, absence d’exhaustivité dans la connaissance de la
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Communiqué
Résurgence de l’ictère nucléaire ou encéphalopathie de la bilirubine Lire la suite >Séance du 16 novembre 2010
Communication scientifique
Présentation Lire la suite >Séance du 16 novembre 2010
Communication scientifique
La microarchitecture du tissu osseuxBone microarchitecture
Le capital osseux se constitue au cours de la vie par les mécanismes de modelage et de remodelage. Le tissu trabéculaire est constitué par un ensemble de travées (plaques et piliers) dont la répartition est hautement anisotrope : les travées se disposent parallèlement à la résultante des lignes de contraintes (Loi de Wolff). La microarchitecture trabéculaire apparaît conditionnée par les contraintes mécaniques qui s’exercent sur les pièces squelettiques. Cependant, peu de méthodes sont actuellement validées cliniquement pour apprécier et suivre l’évolution de la microarchitecture dans les ostéopathies. Les études les plus développées portent sur l’appréciation microarchitecturale par histomorphométrie osseuse grâce à l’utilisation de nouveaux algorithmes permettant d’apprécier en 2D différentes caractéristiques trabéculaires dont la connectivité. Plusieurs travaux ont montré que l’appréciation de la microarchitecture devait utiliser plusieurs techniques indépendantes. La microtomographie X (microCT), la micro IRM, le synchrotron permettent aussi de mesurer en 3D l’architecture trabéculaire de façon non destructive sur des prélèvements osseux. Cette revue décrit l’évolution des connaissances sur la microarchitecture osseuse, son rôle dans les maladies osseuses comme l’ostéoporose et les différentes méthodes d’évaluation histologique en 2D et en 3D.
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Communication scientifique
Optimisation de la prise en charge de l’ostéoporoseManagement of osteoporosis : room for improvment
Le but des traitements de l’ostéoporose est de prévenir la survenue ou la récidive des fractures. L’optimisation de la prise en charge passe par une meilleure détection des patientes les plus à risque, en particulier celles ayant déjà souffert de fracture. En l’absence de fracture l’identification des facteurs de risque, et l’estimation du risque fracturaire, par exemple par le FRAX, permettent de détecter les patientes pour lesquelles un traitement s’impose. Plusieurs traitements ont aujourd’hui démontré leur efficacité, et la persistance des traitements doit être vérifiée. Les mesures non pharmacologiques (adaptation du régime, exercice physique) font partie de l’adaptation individuelle du traitement.
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Communication scientifique
Nouveaux acteurs du remodelage osseux, rôle du système immunitaireNew actors in bone remodelling : a role for the immune system
Les processus de métabolisme osseux sont régulés de manière prédominante par les œstrogènes. Ils induisent l’expression ou l’activation de facteurs de transcription qui induisent à leur tour des modifications phénotypiques cellulaires qui concourent à l’équilibre entre formation et résorption osseuse. Le couplage entre ces deux versants du métabolisme osseux est dépendant du système RANK ligand / ostéoprotégérine. La régulation fine de ces activités cellulaires ainsi que la spécificité osseuse de la réponse à la carence oestrogénique impliquent les cellules de l’inflammation et notamment les lymphocytes T. Ces derniers sont activés par la carence en œstrogènes et participent à la production de cytokines proinflammatoires, en particulier le TNF α . Celui-ci stimule de manière directe et indirecte l’ostéoclastogénèse à travers la voie RANKL. Des mécanismes d’hyperactivité antigénique pourraient potentialiser cette activation lymphocytaire. D’autres cytokines notamment IL-1 et IL-7, participent à ces communications entre cellules de l’inflammation et ostéoclastes. Le TGF β mais aussi l’IFN γ , de manière complexe, interviennent dans ces voies de régulation multiples et redondantes. Les lymphocytes B peuvent également être impliqués en particulier après activation induite par l’IL-7. Beaucoup de ces résultats issus de l’expérimentation animale restent à démontrer chez l’humain. Ils n’en constituent pas moins un champ d’investigations large avec des implications thérapeutiques multiples d’autant que les évidences s’accumulent pour faire de l’ostéoporose post-ménopausique un des éléments du processus d’inflammation chronique a minima associé au vieillissement.
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Communication scientifique
Avancées thérapeutiques : nouvelles molécules, nouvelles stratégiesAdvances treatment of osteoporosis
Les traitements actuels de l’ostéoporose offrent aux praticiens un choix déjà important de médicaments efficaces. Néanmoins, il reste nécessaire de développer de nouvelles molécules pour diversifier encore les possibilités de traitement, notamment en terme de mécanisme physiopathologique d’action, pour gagner en efficacité dans la prévention des fractures et pour permettre des solutions de relais et l’évaluation de réelles stratégies de prise en charge thérapeutique au long cours de cette maladie chronique et invalidante. Les progrès en biologie du tissu osseux ont permis de découvrir de nouvelles cibles pour le traitement de la perte osseuse. Ces cibles sont la base du développement de nouveaux agents thérapeutiques inhibiteurs de la résorption osseuse par les ostéoclastes (anticorps anti-RANK ligand, inhibiteurs de la cathepsine K) ou ostéoformateurs par stimulation des ostéoblastes (anticorps anti sclérostine). Ces traitements du futur — futur proche pour l’anticorps antiRANK ligand — font entrer l’ostéoporose dans le domaine fascinant des agents biologiques ciblés ou « biothérapies », domaine qui a révolutionné le traitement de nombreuses maladies depuis une dizaine d’années.
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Information
Le point sur l’évolution du Dictionnaire de l’Académie nationale de médecine Lire la suite >Séance du 9 novembre 2010
Communication scientifique
Introduction Lire la suite >Séance du 9 novembre 2010
Communication scientifique
Épidémiologie des gastroentérites virales en France et en EuropeEpidemiology of viral gastroenteritis in France and in Europe
Malgré une surveillance permanente et continue des diarrhées aiguës sur le territoire français assurée par les médecins généralistes du réseau Sentinelles de l’Inserm depuis 1991, et la mise en place de systèmes de surveillance similaires ou des études en médecine générale dans d’autres pays d’Europe, notamment aux Pays-Bas, en Autriche et au Royaume-Uni, force est de constater que leur étiologie reste encore largement méconnue. Si des études cas-témoins conduites avec une recherche de virus dans les selles ont permis d’identifier un virus dans 35 à 40 % des cas et chez un faible nombre de témoins, en faveur d’un rôle causal probable de quatre virus principalement retrouvés lors des épidémies (rotavirus, calicivirus, astrovirus et adénovirus), dans plus de 60 % des cas la cause de ces diarrhées aigües hivernales ou estivales reste inconnue. Le rôle de virus actuellement peu ou pas recherchés comme les torovirus, picobirnavirus, picornavirus ou entérovirus 22 mériterait d’être précisé. Des recherches restent donc à conduire, notamment visant à l’identification plus étendue d’agents pathogènes potentiellement responsables, qu’ils soient viraux, bactériens, fongiques ou parasitaires, avant de pouvoir espérer prévenir et contrôler de manière efficace ces épidémies récurrentes en Europe, qui concernent de larges segments de la population. En France environ trois millions de personnes consultent en moyenne chaque année leur médecin généraliste pour un épisode de diarrhée aiguë (ce sont des patients de tous âges, bien que plus souvent des enfants). Si pour l’immense majorité des cas leur évolution favorable est spontanée en quelques jours, le coût sanitaire, social et économique de ces épidémies d’ampleur nationale est très élevé et justifierait une politique de prévention et de lutte plus ambitieuse à l’échelle de l’Europe,.
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Communication scientifique
Les virus des gastroentérites en France et en EuropeGastroenteritis viruses in France and Europe
Les gastroentérites virales sont principalement dues aux rotavirus et aux norovirus. Les rotavirus sont l’étiologie majeure des gastroentérites aiguës de l’enfant. La surveillance moléculaire des génotypes de rotavirus en France et en Europe a montré une variabilité temporelle et géographique. Les souches G1 et G9 étaient prédominantes suivies des G2, G3 et G4. Toutes ces souches étaient majoritairement associées à P [8] donnant une certaine stabilité aux combinaisons génotypiques qui peut assurer une efficacité du vaccin à court et moyen terme. Néanmoins, la présence de souches atypiques G12 et G8, susceptibles d’émerger dans l’avenir, nécessite de poursuivre la surveillance de ces virus. Les norovirus appartiennent à la famille des Caliciviridae. Ces virus à ARN présentent une grande diversité, on distingue cinq génogroupes divisés eux-mêmes en génotypes. A cette diversité s’ajoute une évolutivité génétique par recombinaison et surtout par mutation. De nouvelles souches sont responsables des vagues épidémiques régulièrement constatées.
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Communication scientifique
Gastroentérites virales des animaux domestiques et zoonosesViral gastroenteritis in domestic animals and zoonoses
Pendant longtemps les méthodes de diagnostic des diarrhées infectieuses ont été limitées aux bactéries et aux protozoaires et il a fallu les nouvelles techniques de la microscopie électronique et de la biologie moléculaire pour démontrer que les diarrhées pouvaient aussi reconnaître une origine virale chez l’Homme comme chez les animaux. En 1969, c’est chez le veau que l’utilisation de la microcopie électronique a permis d’identifier pour la première fois un virus responsable d’une diarrhée. Ce « réo-like virus » était un rotavirus et ce n’est que quatre années plus tard que l’on a découvert qu’il était aussi à l’origine des diarrhées sévères observées chez les jeunes enfants. A la même période les norovirus, en particulier le virus Norwalk humain, ont été découverts puis, selon les espèces, les coronavirus, les sapovirus, les pestivirus, les astrovirus, les adénovirus entéritiques, les torovirus, les picobirnavirus… Certains de ces virus rencontrés chez l’animal pourraient jouer un rôle zoonotique. Il s’agit principalement des rotavirus. Les rotavirus identifiés dans de nombreuses espèces animales sont généralement spécifiques de l’espèce hôte mais une transmission zoonotique est suggérée soit en raison de l’observation de cas de contaminations croisées, notamment par des reproductions expérimentales, soit par la comparaison des séquences génétiques montrant l’existence d’une parenté étroite entre certains rotavirus animaux et humains ou encore après la découverte, lors de la surveillance épidémiologique des rotaviroses humaines, de nouveaux génotypes qui s’avèrent d’origine animale. Quelques souches animales de norovirus, de sapovirus, de picobirnavirus ou d’astrovirus peuvent présenter des similitudes génétiques avec des souches humaines mais le risque de zoonose n’a jamais été démontré.
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Communication scientifique
La vaccination rotavirus en Europe en 2010Rotavirus vaccination in Europe in 2010
Le poids considérable des infections à rotavirus du nourrisson justifie une prévention vaccinale quel que soit le niveau socio-économique des pays. Deux vaccins rotavirus atténués ont obtenu une AMM européenne en 2006. Ils ont depuis, pleinement démontré sur leur terrain leur efficacité protectrice vis-à-vis des formes sévères de diarrhée à rotavirus chez le nourrisson et leur impact épidémiologique. Pourtant, peu de pays européens ont mis cette vaccination à leur calendrier vaccinal à ce jour. Cette apparente réticence des autorités sanitaires s’explique aujourd’hui en partie par le profil de tolérance de ces vaccins qui exposeraient à un très risque faible d’IIA mais surtout par leur rapport coût-efficacité qui varie de façon importante selon les pays.
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Communiqué
A propos des maisons de naissance Lire la suite >Séance du 26 octobre 2010
Éloge
Éloge de Jean Cauchoix (1912-2009) Lire la suite >Séance du 26 octobre 2010
Communication scientifique
Présentation Lire la suite >Séance du 26 octobre 2010
Communication scientifique
La création d’une transplantation trachéale vasculariséeTracheal allotransplantation after withdrawal of immuno-suppressive therapy
Cette conférence porte sur l’élaboration d’un programme clinique fondé sur la recherche. Le problème clinique que nous avons choisi d’étudier a été transféré au laboratoire, où la faisabilité de la transplantation trachéale a été démontrée, et nous sommes parvenus à répercuter les résultats sur le patient. Nos études ont abouti au premier cas d’allotransplantation trachéale vascularisée, qui a été publié cette année dans le ‘New England Journal of Medicine’. Nos travaux ont débuté en 1990 par l’identification d’anomalies laryngotrachéales qui étaient impossibles à réparer. Nous sommes partis de l’hypothèse que la solution à la réparation problématique des anomalies laryngo-trachéales peut être trouvée dans la nécessité de disposer de tissus de réparation présentant les caractéristiques combinées d’irrigation sanguine, de support cartilagineux et de revêtement muqueux. Ces caractéristiques des tissus résident également dans les voies respiratoires d’origine. La trachée est composée d’une trachée cartilagineuse de forme convexe et d’une trachée membraneuse postérieure aplatie. La trachée membraneuse contient le muscle trachéal, qui a pour fonction d’éviter un prolapsus de la trachée membraneuse dans le chenal respiratoire. La trachée cartilagineuse, qui forme le chenal respiratoire, est constituée d’anneaux cartilagineux incomplets. Les ligaments intercartilagineux sont nécessaires pour faire en sorte que le sang irrigue l’épithélium respiratoire. Le cartilage ne permet pas l’intégration des vaisseaux sanguins et est alimenté par diffusion à partir des vaisseaux sanguins environnants. Il s’agit de l’irrigation sanguine segmentaire de la trachée. Il est important de se rendre compte que les vaisseaux sanguins de la trachée sont trop petits pour l’anastomose microvasculaire, ce qui rend impossible la transplantation directe de la trachée avec une restauration de l’irrigation sanguine. Cet obstacle à la restauration de l’irrigation sanguine est un problème majeur. Nos travaux ont été axés sur des tentatives d’améliorer la vascularisation. Le premier domaine que nous avons pu étudier a été le concept de l’autotransplantation trachéale. L’autotransplantation trachéale est basée sur la revascularisation orthotopique de la paroi trachéale. L’autotransplantation trachéale peut être introduite dans la situation clinique pour réparer l’anomalie après la résection de la tumeur des cordes vocales. Les 4 cm supérieurs de la trachée cartilagineuse peuvent être utilisés pour réparer l’anomalie après la revascularisation orthotopique à l’aide d’un lambeau de fascia. Le tissu optimal pour l’enveloppe trachéale est fourni par le lambeau de l’avant-bras radial qui peut être transplanté vers le cou sur l’artère et la veine radiales. Le fascia peut alors être enveloppé autour des 4 cm supérieurs de la trachée cartilagineuse, et les vaisseaux radiaux peuvent être suturés sur les vaisseaux du cou par microchirurgie. Après deux semaines, le segment revascularisé de la trachée peut être utilisé pour restaurer l’anomalie laryngée complexe après ablation de la tumeur. L’autotransplantation trachéale s’est révélée possible sur le pédicule vasculaire nouvellement créé, qui est composé de l’artère et la veine radiales. Pour le moment, nous avons un groupe d’environ 60 patients qui ont subi une autotransplantation trachéale. Notre expérience en matière d’autotransplantation trachéale nous a conduits à effectuer des recherches dans le domaine de l’allotransplantation trachéale. Notre laboratoire a mené des expérimentations dans le domaine de l’allotransplantation trachéale. Nous avons découvert que les allogreffes trachéales pouvaient se revasculariser dans la position hétérotopique chez les lapins immunodéprimés. Dans l’allotransplantation, le segment transplanté est complètement avasculaire, et une revascularisation dans la position hétérotopique sera dès lors nécessaire. La revascularisation en dehors des voies aériennes est garantie parce que l’immobilité de la transplantation est extrêmement importante. Avec de tels antécédents expérimentaux, nous étions prêts à franchir le pas de l’allotransplantation clinique pour réparer les défauts trachéaux post-traumatiques de long segment. Le premier patient était une femme de 55 ans qui avait été impliquée dans un accident de voiture 25 ans avant la présentation. Nous avons tenté de revasculariser une allogreffe trachéale de 8 cm de long dans l’avant-bras de la receveuse. Toutefois, la trachée membraneuse a présenté une nécrose parce que le muscle trachéal n’a pas permis une revascularisation rapide de la muqueuse. La nécrose de la trachée membraneuse a été inattendue et s’est avéré être, à première vue, un événement décevant. Néanmoins, ce facteur est apparu comme une opportunité d’un retrait ultérieur de la médication immunosuppressive. De plus, la création d’une anomalie circonférentielle n’est pas nécessaire en cas de sténose d’un long segment. Après incision de la sténose, une partie postérieure demeure, de sorte que la transplantation de la trachée cartilagineuse est suffisante pour la restauration du chenal respiratoire. Ce concept de transplantation de la trachée cartilagineuse sera une opération sûre pour le patient et permettra de supprimer la médication immunosuppressive.
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Communication scientifique
L’ingéniérie cutanée pour le traitement des brûlures gravesSkin engineering for burns treatment
Les patients sévèrement brûlés ont besoin d’une couverture des plaies définitive et efficace. Les résultats thérapeutiques des brûlures massives ont été améliorés en utilisant des autogreffes d’épiderme de culture (CEA). En dépit de leur fragilité, des pourcentages de réussite de prise de greffe, du coût de ce traitement et la tendance à long terme à la contracture, cette technique chirurgicale a été développée dans quelques centres de traitement de brûlés. Les premières améliorations de cette technique ont été d’abord de combiner les CEA avec des substituts dermiques. Ces substituts de peau de culture permettent une couverture de la peau plus tôt et un résultat fonctionnel plus satisfaisant. Les secondes améliorations ont été de permettre la régénération de la peau en utilisant des cellules souches. Ces cellules souches ont la capacité, pour certaines de se différencier en kératinocytes et d’améliorer la réparation cutanée dans son ensemble. Les cellules souches mésenchymateuses peuvent, elles aussi, présenter un intérêt par leurs propriétés trophiques et ont été utilisées dans le traitement des brûlures graves radio-induites. La régénération de la peau et les techniques de l’ingénierie cutanée restent un défi complexe et offrent la possibilité de nouveaux traitements pour les patients sévèrement brûlés.
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Autre
Réunion franco-tunisienne de l’Académie nationale de médecine à Tunis, 20-23 octobre 2010 ( Lire la suite >Séance du 19 octobre 2010
Communication scientifique
Présentation du thème , Lire la suite >Séance du 19 octobre 2010
Communication scientifique
La dermatite atopique canineCanine atopic dermatitis
La dermatite atopique canine est une dermatose inflammatoire fréquente chez le chien, qui représente une dominante de la dermatologie vétérinaire. Elle est caractérisée par des signes cliniques typiques et toucherait jusqu’à 10 % des animaux âgés de un à trois ans. Son diagnostic est essentiellement clinique. Son traitement est complexe. Il s’agit d’un bon modèle potentiel de la dermatite atopique de l’homme, sur le plan de la pathogénie, de la clinique et des options thérapeutiques.
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Communication scientifique
Les lymphomes cutanés : bien identifier les différentes entités pour mieux les traiterEpitheliotropic lymphomas : better identification for improved treatment
Le mycosis fongoïde est le plus fréquent des lymphomes T cutanés. Les lymphomes apparentés au mycosis fongoïde sont le mycosis fongoïde folliculotrope avec ou sans mucinose, le lymphome pagétoïde et la chalazodermie granulomateuse. Le syndrome de Sézary est caractérisé par une érythrodermie prurigineuse, des adénopathies, des lymphocytes atypiques dans le sang et une évolution plus agressive. Les lymphomes B représentent 25 % des lymphomes cutanés. Les lymphomes des centres folliculaires sont les plus fré- quents. Ils touchent le plus souvent la tête et le tronc et ont une évolution favorable. Les lymphomes de la zone marginale, plus fréquents sur les membres et plus souvent multicentriques, ont également un bon pronostic. En revanche, les lymphomes B à grandes cellules des jambes et les lymphomes B à grandes cellules intravasculaires ont le plus souvent une évolution plus défavorable. La thérapeutique doit être adaptée à chaque cas et éviter les traitements inutilement agressifs dans les formes de bon pronostic.
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Communiqué
À propos des dangers des vaccins comportant un sel d’aluminium Lire la suite >Séance du 19 octobre 2010
Autre
Introduction Lire la suite >Séance du 12 octobre 2010
Communication scientifique
Présentation Lire la suite >Séance du 12 octobre 2010
Communication scientifique
La maladie de Parkinson, les traitements par stimulation : vingt ans d’expérienceStimulation therapies for Parkinson’s diseases : over the past two decades
Le traitement médical a dominé la scène thérapeutique à partir des années 60, grâce à l’invention de la levodopa. mais les dyskinésies qu’elle induit, en sont le revers de la médaille. La stimulation cérébrale à haute fréquence a rouvert le champ de la chirurgie, en offrant une alternative à morbidité minimale due à sa réversibilité. Elle s’est étendue à de nombreuses cibles (thalamus, pallidum interne, noyau subthalamique) et plus récemment au noyau pédonculopontin, excité grâce à une stimulation à basse fréquence. C’est l’efficacité du noyau subthalamique, suggéré par la recherche fondamentale, qui a assuré à la méthode sa place thérapeutique. De nouvelles cibles, également issues de la recherche, vont être évaluées par la recherche clinique. D’autres approches, notamment la thérapie génique, pourraient peut-être la remplacer ou la compléter.
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Communication scientifique
Évolution des connaissances sur le processus pathologique de la maladie de ParkinsonUpdate on the pathophysiology of Parkinson’disease
La lésion de la substantia nigra, au cours de la maladie de Parkinson, avait été soupçonnée dès la fin du 19e siècle par Brissaud, confirmée par Tretiakoff, mais négligée par Lewy. L’étude expérimentale du syndrome extrapyramidal provoqué par la réserpine conduisit Carlsson à découvrir le rôle de neuromédiateur joué par la dopamine, découverte qui aboutit rapidement au traitement par la L-DOPA. L’identification de la mutation du gène de l’alpha-synucléine chez quelques familles de maladie de Parkinson à transmission autosomique dominante fut suivie par la détection de la protéine dans les lésions. Elle est aujourd’hui reconnue comme le constituant principal des corps et des prolongements de Lewy. L’exceptionnelle sensibilité de l’immunohistochimie de l’alpha-synucléine contribua à mieux appréhender la diffusion des lésions dans ce qui fut appelé la maladie à corps de Lewy — un spectre pathologique qui couvre l’atteinte nerveuse périphérique celle du tronc cérébral dans la maladie de Parkinson, jusqu’aux lésions corticales de la démence à corps de Lewy. Le corps de Lewy lui-même ne semblent pas directement responsable des symptômes qui semble relever de la mort neuronale. La cause directe de la mort neuronale — anomalie métabolique provoquée par l’alpha-synucléine, saturation du système ubiquitineprotéasome, stress oxydatif — n’a pas encore été déterminée avec certitude. La mort cellulaire pourrait aussi être causée par des mécanismes extracellulaires comme l’inflammation ou la gliose.
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Communication scientifique
Troubles psychiques et comportementaux de la maladie de ParkinsonPsychological and behavioural disorders in Parkinson’s disease
Au cours des dernières années, l’intérêt pour les troubles psycho-comportementaux des patients atteints de maladie de Parkinson s’est considérablement développé. Ces troubles entrent pour une bonne part dans l’altération de la qualité de la vie des malades et de leurs aidants. Syndromes dépressifs et anxieux, hallucinations et autres symptômes « psychotiques », apathie et troubles du contrôle des impulsions soulèvent de difficiles questions pathophysiologiques et font discuter la part des facteurs liés à une vulnérabilité prémorbide, à la maladie et à ses traitements pharmacologiques ou chirurgicaux. Les trop rares essais thérapeutiques contrôlés laissent souvent le clinicien en partie démuni devant ces troubles dont la prise en charge, conjointe avec un psychiatre, est souvent nécessaire.
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Communication scientifique
Où en sommes-nous sur la physiopathologie de la maladie de Parkinson ?Pathophysiology of Parkinson’s disease : an update
Au cours des vingt-cinq dernières années, la physiopathologie de la maladie de Parkinson a beaucoup évolué. Elle a bénéficié d’avancées faites par des physiologistes œuvrant dans trois grands domaines de recherches. Ainsi pour bien comprendre la nature et la diversité des symptômes exprimés dans cette maladie, il faut intégrer les connaissances cliniques sur ces symptômes aux connaissances sur : le rôle de la dopamine, l’organisation anatomique et fonctionnelle des ganglions de la base ainsi que sur les dysfonctionnements observés sur le modèle de singe intoxiqué au MPTP. Cet article passe en revue les principales découvertes dans ces domaines qui contribuent maintenant à mieux comprendre la physiopathologie de la Maladie de Parkinson.
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Éloge
Éloge de Maurice-Alexandre Guéniot (1918-2008) Lire la suite >Séance du 5 octobre 2010
Communication scientifique
Présentation Lire la suite >Séance du 5 octobre 2010
Communication scientifique
La boxe, sport de combat, de la traumatologie à la préventionBoxing : traumatology and prevention
En 1986, un chirurgien, par ailleurs boxeur amateur, soucieux de la santé des boxeurs et de leur avenir a pris contact avec le service de neuro-imagerie parisien pionnier en IRM. Une étude est mise en place qui s’étend sur vingt-cinq ans, en étroite collaboration avec la Fédération Française de Boxe. Dans une première série qui porte sur 52 boxeurs volontaires, 13 amateurs et 39 professionnels, au cours de laquelle l’IRM va peu à peu supplanter le scanner RX, dix facteurs de risque ont été mis en évidence dont le style du boxeur puisque chez 40 « stylistes » doués d’une bonne technique, on ne découvre qu’une seule atrophie corticale (4,5 %) alors que dans le groupe des « encaisseurs » on en découvre huit à des degrés divers (15 %). S’ensuit une modification du règlement de la Fédération Française de Boxe mettant en exergue la prévention. La deuxième série porte sur 247 boxeurs, 81 amateurs et 266 professionnels. Elle montre une nette amélioration puisque des lésions sont suspectées dans 14 cas dont 4 sont très probablement imputables à la boxe (1,35 %). La troisième et quatrième séries font partie d’un protocole appelé « Cerveau-boxe-avance en âge » (CBAA) qui rassemble 76 athlètes (11 avec KO) et 120 IRM, à acquisition et lecture IRM reproductibles (neuf séquences à 1,5 puis trois Tesla et scan RX). Les corrélations montrent que 11 % des amateurs et 38 % des professionnels ont des anomalies IRM imputables à la boxe (dont atrophies, zones de haut signal T2 vasculaires, deux saignements méningés post-KO). Le scan RX décèle une pathologie des sinus chez 13 % des amateurs et 19 % des professionnels. Les lésions aiguës et chroniques de la face et du cerveau sont rappelées et les mesures préventives détaillées (organisation des combats, rôle des arbitres et du médecin du ring, application du règlement fédéral de la Fédération Française de Boxe).
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Communication scientifique
La mort subite du sportif et sa préventionSport-related sudden death and its prevention
La mort subite des sportifs est un sujet très médiatisé. Elle est toutefois peu fréquente par comparaison avec le nombre de morts subites tout venant (1500 VS 40 000 par an en France). La mort subite liée au sport est le plus souvent liée à une pathologie cardiovasculaire ignorée ou sous estimée. Les étiologies à l’origine de cet évènement dramatique sont différentes suivant les tranches d’âge. Avant 35 ans de nombreuses pathologies peuvent être en cause et au tout premier rang les cardiomyopathies hypertrophiques et les cardiopathies arythmogènes du ventricule droit. Après 35 ans le tableau est dominé par les complications de l’athérome coronaire. La prévention passe d’abord par le dépistage mais qui reste imparfait. Chez un sujet atteint de pathologie cardiovasculaire à risque de mort subite, l’aptitude à la compétition et aux sports de haut niveau énergétique doit être adaptée selon les recommandations. La connaissance des « gestes qui sauvent » par les personnes encadrant les sportifs améliore le pronostic de ces évènements.
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Communication scientifique
Traumatismes sportifs de l’enfance et de l’adolescence et leur préventionSports injuries and their prevention in childhood and adolescence
Les activités sportives de l’enfance et de l’adolescence sont à haut risque de traumatismes violents. Sur un mode chronique, des efforts répétitifs plus ou moins violents, sont responsables d’un véritable surmenage soit au niveau osseux (fractures de fatigue), soit au niveau des insertions tendineuses apophysaires (apophysoses et avulsions apophysaires). Certaines activités telles que la gymnastique à haut niveau sont responsables de lésions chez plus de 50 % des pratiquants par année. Des atteintes très spécifiques sont décrites au niveau du rachis et des poignets. La prévention est donc essentielle. Elle passe par l’éducation des jeunes sportifs en insistant d’une part sur le port de protections (casque, genouillères…) et d’autre part sur l’importance de l’entraînement et de la préparation physique.
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Communication scientifique
Immunité et nouvelles voies thérapeutiques dans le mélanomeImmnotherapy of melanoma
L’immunothérapie du mélanome comprend l’immunothérapie non spécifique, la vaccination spécifique de l’antigène et l’immunothérapie adoptive. Cet article fait le point sur les progrès réalisés par ces différentes approches dans le mélanome et sur les enjeux des prochaines années. Aujourd’hui des réponses thérapeutiques sont obtenues par ces différentes approches dans le traitement du mélanome, mais elles demeurent encore trop peu nombreuses. Comprendre les mécanismes de l’immunotolérance qu’induit dans son environnement cette tumeur pour les combattre est tout l’enjeu du succès de ces traitements basés sur la stimulation du système immunitaire humain qui a un rôle clé dans le mélanome.
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Autre
Réunion franco-tunisienne de l’Académie nationale de médecine à Tunis, 20-23 octobre 2010 ( Lire la suite >Séance du 29 juin 2010
Communication scientifique
La mort subite cardiaque : un défi scientifique majeurSudden cardiac death, a major scientific challenge
La mort subite est responsable de la disparition de 350 000 individus adultes chaque année en Europe soit 1 000 par jour, équivalent à la mortalité cumulée des cancers les plus meurtriers (sein, poumon et colon-rectum). Cette hécatombe est malheureusement assimilée à une mort naturelle par ‘crise’ ou ‘arrêt’ cardiaque, voire une fatalité, sans conscience de son caractère évitable. En effet, la mort subite est dans 80 % des cas liée à un emballement extrême du rythme cardiaque, littéralement une tornade électrique appelée fibrillation ventriculaire, engendrée par des foyers ectopiques ultra rapides, ou la propagation d’ondes chaotiques. Cette arythmie foudroyante peut être liée à un infarctus mais frappe majoritairement des individus au cœur intact ou peu altéré, conférant un caractère ‘illégitime’ à ces décès. Des anomalies génétiques affectant les canaux ioniques, micro-générateurs électriques à la surface des cellules, sont présentes dans 10 % des cas. Les fibrillations ventriculaires entraînent le décès instantané de l’individu en l’absence de massage cardiaque et de choc électrique délivré par un défibrillateur. Le défibrillateur implantable a constitué une innovation majeure mais reste cependant une solution palliative. Les cellules-sources géné- rant les impulsions déclenchantes (étincelles) ont pour origine le tissu de Purkinje soit une fraction infime (2 %) de la masse cardiaque. Leur responsabilité prouvée par thermo ablation locale éliminant l’arythmie, permet d’identifier une nouvelle cible pharmacologique pour le traitement. L’identification des sujets vulnérables est la condition indispensable à la prévention des morts subites. Elle a pour postulat la préexistence d’une dysharmonie sous jacente des forces/champs électriques, qui à un seuil critique, provoquera la tornade électrique. La mise en évidence de cette dysharmonie repose notamment sur la conception de systèmes de cartographie individuelle à haute résolution, par imagerie fonctionnelle ou traitement extrême des signaux électriques cardiaques. Ces progrès nécessitent une recherche interdisciplinaire alliant les techniques d’imagerie et électrophysiologie, l’analyse mathématique des signaux, et la modélisation-simulation des multiples paramètres pré- sents. Elle constitue un défi scientifique majeur par la complexité et la dynamique des phénomènes et leur spécificité individuelle.
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Communication scientifique
Arythmies ventriculaires, mort subite et insuffisance cardiaqueVentricular arrhythmias, sudden death and heart failure
Malgré les progrès thérapeutiques actuels la mortalité est élevée dans l’insuffisance cardiaque atteignant pour les formes les plus graves, 20 % par an. Plus de 60 % des décès dans les dysfonctions ventriculaires gauches sont subits dus à une tachycardie ou fibrillation ventriculaire, 15 à 20 % à une bradyarythmie, 18 % environ à une défaillance irréversible de la pompe ventriculaire. Une dysfonction ventriculaire gauche sévère, avec une fraction d’éjection égale ou inférieure à 35 % comporte de nombreuses modifications structurales et fonctionnelles, substrats arythmogenes qui sont des facteurs de réntrées, d’automatismes anormaux. L’activation neuro hormonale délétère facilite les arythmies et prédispose à la mort subite. Les défibrillateurs automatiques (DAI) implantés en prévention secondaire ou primaire ont fait la preuve de leur efficacité réduisant la mortalité subite de plus de 50 %. Il est important d’évaluer chez un patient présentant une altération majeure de la fonction ventriculaire le risque arythmique et de sélectionner les patients qui tireront le plus grand bénéfice de ces dispositifs. Cette étude fondée sur notre expérience et l’analyse de la littérature fait le point sur la recherche de marqueurs de risque basée sur l’étude du système nerveux autonome (variabilité sinusale, sensibilité du baroréflexe) la dynamique de la repolarisation, la dispersion ventriculaire (alternance de T et dispersion de l’espace QT, turbulence de la fréquence cardiaque, les potentiels tardifs ventriculaires) de la stimulation ventriculaire programmée. La combinaison de ces marqueurs et des données étiologiques et cliniques peut permettre de définir les indications électives d’implantation de DAI et de stimulateurs qui associés au traitement médical optimal, ont réduit la mortalité globale et subite dans des études multicentriques randomisées.
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Rapport
10-09 Santé des voyageurs sur des vols aériens de longue durée. Rôle du médecin traitant Health risks of long-distance air travel. Role of the general practitionerLe transport aérien semble évoluer vers la mise en service de vols long-courriers (douze à seize heures de vol), de grande capacité (jusqu’à 6 à 800 passagers) dont une plus grande proportion de sujets retraités, âgés, plus fragiles. Les conditions de vol sont généralement bien supportées quand les passagers sont en bonne santé et que les vols sont de brève durée. Au-delà de quelques heures, les incidents sont plus fréquents : 70 % des incidents au-delà de quatre heures de vol, pour 30 % lors des premières quatre heures. Tenant compte du principe de non discrimination, imposant aux compagnies d’accepter toutes les personnes se présentant à l’embarquement, sachant que le futur voyageur sain ou porteur d’antécédents médicaux, n’est pas informé des situations cliniques et risques parfois sévères encourus, consciente que les connaissances médicales du personnel de bord sont très élémentaires et que l’équipement médical d’un aéronef est actuellement limité, l’Académie nationale de médecine souhaite que la prise en charge médicale soit renforcée en particulier lors de vol long-courriers à grande capacité et propose : — que le futur voyageur soit informé au préalable des situations et risques encourus, par la mise à sa disposition d’un « guide du voyageur » ; — que le futur voyageur, sain ou porteur d’antécédents médicaux, soit engagé à recueillir toutes informations et conseils utiles, auprès de son médecin généraliste. Celui-ci, pas toujours informé de cette responsabilité, pourra se rapprocher des médecins des compagnies aériennes ou suivre le certificat Universitaire de Médecine Aéronautique et Spatiale, ouvert à tous les médecins ; — soutient la proposition de former, parmi le personnel de cabine, un « correspondant médical de bord », en mesure d’assurer aussi la liaison avec le centre de régulation médicale au sol (SAMU de Paris pour Air France) en particulier lors d’un éventuel déroutement, sous l’autorité du commandant de bord seul maître de toute décision ; — engage les compagnies et les constructeurs à prévoir un emplacement dédié à la prise en charge d’un passager ‘‘ malade ’’, dans le respect de la confidentialité et des soins, cet emplacement devant bénéficier de tous les équipements et moyens médicaux modernes, en particulier autour d’un poste de télémédecine.
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Information
La chirurgie cardiaque en Chine en 2010Cardiac surgery in China in 2010
La chirurgie cardiaque ne s’est véritablement développée en Chine que dans les trente dernières années. Elle reste actuellement à un niveau très inférieur aux besoins, d’autant que la prévalence des divers facteurs de risque de la maladie artérielle est, dans le pays, considérable. Elle est caractérisée aujourd’hui par la juxtaposition de quelques très grands centres à forte activité et d’une multitude de petits centres dont l’activité très réduite se limite aux interventions les plus simples. Cette situation évolue rapidement avec l’émergence de nombreux nouveaux centres, publics et privés, notamment dans les provinces sous médicalisées de l’Ouest du pays, un effort de formation considérable, le développement rapide d’une recherche clinique active et de centres de recherche spécialisés dédiés à l’application chez l’homme de thérapies innovantes (thérapie cellulaire et thérapie génique). Le mode de gouvernance des hôpitaux est original, faisant une large place au corps médical. L’accès à la chirurgie cardiaque pose encore problème, du fait des modalités de la prise en charge des soins, mais le développement rapide de l’assurance médicale privée devrait à court terme modifier la situation. Les efforts actuellement en cours et l’élévation du niveau de vie devraient changer à très court terme le panorama de la chirurgie cardiaque et de la cardiologie interventionnelle.
Séance du 29 juin 2010
Communiqué
Sur les eaux de distribution publique Lire la suite >Séance du 22 juin 2010
Communication scientifique
Les accidents chez les adolescents et jeunes majeurs : une population de 350 sujets de 12 à 20 ans. Etude des circonstances de survenue et des facteurs de risque. Proposition concernant le risque de récidive à partir d’une échelle d’évaluation dite ECARRAccidents in a population of 350 adolescents and young adults : circumstances, risk factors and prediction of recurrence
Problème de santé publique, l’accidentologie des adolescents et des jeunes adultes présente deux caractéristiques principales : une fréquence élevée des accidents due à une pratique sportive ; de nombreuses récidives. Les accidents de sport sont dans l’ensemble d’une relative bénignité, mais ils ont une incontestable propension à la récidive. En outre ces jeunes inscrits dans une pratique sportive ne présentent généralement pas de trait psychologique très différent de ce qu’on observe dans la population générale. Ces divers facteurs tendent à créer un effet de masque sur l’ensemble de l’accidentologie quand on se centre surtout sur les lésions somatiques occasionnées. En revanche, les autres types d’accidents, en particulier domestique et de circulation, semblent présenter des caractéristiques propres : ils occasionnent souvent des lésions plus graves mais surtout ils surviennent chez des individus qui présentent assez régulièrement des traits psychopathologiques perturbés (dépression, anxiété, troubles réactionnels à des évènements de vie négatifs, recherche de sensation). Or ces perturbations de nature psychopathologique sont fortement corrélées avec le risque de récidive ! Il apparait donc souhaitable de pouvoir mieux identifier ces jeunes à risque de récidive(s). Dans ce travail nos présentons une échelle d’évaluation du risque de récidive (ECARR), auto-questionnaire de passation très simple, permettant de mieux évaluer ce risque et par conséquent d’instaurer une prise en charge adaptée réservée à cette population mieux identifiée.
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Communication scientifique
Examen dynamique du muscle élévateur de l’anus de la femme par modélisation vectorielle 3D IRM : étude préliminaireDynamic study of the female levator ani muscle using MRI 3D vectorial modeling
Le muscle élévateur de l’anus joue un rôle majeur dans la statique pelvienne de la femme. Il est à la base de physiopathologie des prolapsus et de l’incontinence urinaire d’effort. Les coupes obtenues par examen IRM permettent une étude anatomique in vivo servant de références pour les situations pathologiques. Le but de cette étude est d’analyser la dynamique de chaque faisceau sur des reconstructions 3D à partir de coupes IRM. Trois femmes volontaires nullipares âgées de 19 à 22 ans ont eu un examen IRM pelvien dynamique. Les coupes coronales ont été faites sur les sujets en décubitus, en position de repos, en retenue et en poussée. Les images ont été analysées par segmentation manuelle à partir des images sources. Les faisceaux pubo- et ilio-coccygien ont été reconstruit en 3D. Les changements volumétriques, les déplacements dynamiques ont été étudiés à partir de logiciel d’animation en 3D vectoriel. Chaque faisceau a une dynamique propre en comparaison avec la position de repos. Le faisceau pubo-coccygien médial, le plus épais s’allonge lors de la retenue rétrécissant le hiatus uro-génital, il s’allonge moins en position de poussée, ce qui correspond à une ouverture du hiatus uro-génital. Le faisceau ilio-coccygien est plus fin, plus étendu. Son dôme observé en position de repos voit son sommet se déplacer en dedans et vers le haut en position de retenue, en dehors et vers le bas en position de poussée. L’IRM permet d’étudier les structures musculaires anatomiques. Du fait de la difficulté de différenciation, seule une segmentation manuelle peut les isoler. Les sujets avaient une anatomie normale selon la classification morphologique de Singh 2003. Chaque faisceau de part sa position a un rôle particulier, le faisceau pubo-coccygien contribue au hamac supportant les organes pelviens, le faisceau ilio-coccygien joue un rôle d’amortisseur des poussées abdominales sur le plancher pelvien. En conclusion, l’étude en reconstruction 3D IRM permet d’avoir une vision globale du muscle élévateur de l’anus, ce qui retient l’attention c’est la faible amplitude des mouvements constituant bien le plancher sur lequel repose les organes pelviens.
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Rapport
10-07 Réflexions relatives au rapport d’information no 2235 de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthiqueRevision of French bioethics legislation
À la parution du rapport d’information de la mission parlementaire consacré à la révision des lois de bioéthique, l’Académie nationale de médecine a jugé utile d’entreprendre une étude critique de ce rapport et, en particulier des 95 propositions qui sont avancées, afin de formuler à leur égard les points d’accord, des remarques, des propositions de rédaction plus appropriée sur certains points, ou des réserves. Chacun des chapitres de la Loi a été examiné: assistance médicale à la procréation, gestation pour le compte d’autrui, diagnostics ante natals, examen des caractéristiques génétiques, recherche sur les embryons humains et les cellules embryonnaires, brevetabilité des éléments et produits du corps humain, don d’organes et de tissus, le respect et l’identité du corps de la personne décédée, neurosciences, nanotechnologies et convergence des technologies. Les 95 propositions formulées par la Mission Parlementaire sont ainsi passées en revue dans le souci d’apporter au législateur, avec la plus large adhésion possible, la contribution de notre Institution.
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Rapport
10-08 La prévention médicale de la récidive chez les délinquants sexuels Medical prevention of recidivism by sexual delinquentsLa prévention médicale de la récidive des délinquants sexuels a fait l’objet de nombreux débats. Cependant la considérable littérature scientifique consacrée à ce sujet a été peu évoquée et c’est elle que se propose d’analyser le présent rapport. De nombreuses publications montrent les limites de l’expertise de la dangerosité de ces sujets mais soulignent l’intérêt des méthodes dites actuarielles. Les traitements hormonaux et les psychothérapies n’ont qu’une efficacité limitée à moyen et long terme. Une politique de prévention de la récidive ne peut donc, dans l’état actuel de nos connaissances, s’appuyer de façon prédominante sur des approches médicales . * Constitué de : Mmes C. BERGOIGNAN-ESPER, A. MARCELLI, M.O. RÉTHOTÉ, MM. R. ARDAILLOU, E.E. BAULIEU, P. BOUCHARD, E.A. CABANIS, C. DREUX, J.J. HAUW, C. JAFFIOL, PH. JEANTEUR, J.Y. LE GALL, H. LÔO, E. MILGROM, R. MORNEX, J.P. NICOLAS, J.P. OLIÉ, H. ROCHEFORT, J.D. SRAER, B. SWYNGHEDAUW. Membres de l’Ordre des médecins : Docteur P. Cressard, Docteur F. Stefani. ** Membre de l’Académie nationale de médecine *** Membre correspondant de l’Académie nationale de médecine
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Information
Assurance maladie. Un état des lieuxFrench national health insurance. The current situation
Un état des lieux de l’assurance maladie se justifierait par ses seuls problèmes économiques. Mais le limiter à cet aspect serait méconnaître les grands principes de solidarité, d’humanisme et de liberté auxquels les Français sont, à juste raison, très attachés. Les comparaisons européennes suggèrent cependant que notre système pourrait gagner en efficience sans nuire pour autant à l’état de santé de la population. L’assurance maladie permet à la totalité de la population d’accéder à des soins de très bonne qualité. La liberté d’installation et de prescription des médecins est quasi-totale. Les soins et biens médicaux contribuent à augmenter l’espérance de vie en France, 73 ans, seconde au monde après celle du Japon. Ils sont la source d’emploi pour un million de personnes. En revanche, les contrôles macro-économiques de la progression des dépenses ont échoué. Cela s’explique par le progrès médical et le vieillissement de la population, mais aussi par le consumérisme médical favorisé par une offre de soins qui n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui ainsi que par la prise en charge de plus en plus importante des dépenses par la collectivité et l’extension du tiers payant. De nombreuses mesures qui ont été proposées ont été de fausses bonnes mesures comme la tarification à l’activité ou la certification des établissements hospitaliers. D’autres
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Communication scientifique
Présentation Lire la suite >Séance du 8 juin 2010
Communication scientifique
Conférence invitée Prédisposition génétique à l’encéphalite herpétique chez l’enfantGenetic predisposition to herpetic meningo-encephalitis in children
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Communication scientifique
Génétique et sensibilité aux papillomavirus : le modèle de l’épidermodysplasie verruciformeGenetics and susceptibility to human papillomaviruses : epidermodysplasia verruciformis, a model disease
Une grande variabilité interindividuelle caractérise l’issue des infections causées par les papillomavirus humains (HPV), quel que soit leur potentiel oncogène. Les facteurs géné- tiques et les mécanismes mis en jeu sont mal connus. Leur complexité est illustrée par l’épidermodysplasie verruciforme (EV), une génodermatose autosomique récessive rare, qui comporte un risque élevé de carcinome cutané. Cette maladie modèle reflète une sensibilité anormale aux bêtapapillomavirus, des virus ubiquitaires, comme HPV-5, associé aux cancers de l’EV. La majorité des cas est due à une mutation inactivant l’un ou l’autre des gènes apparentés, EVER1 et EVER2. Cette inactivation compense, très vraisemblablement, l’absence d’un gène viral (E5 ou E8) essentiel au pouvoir pathogène des papillomavirus. Les protéines E5 ou E8 interfèrent avec l’interaction des protéines EVER et d’un transporteur de zinc, ZnT1. L’EV constitue donc, vraisemblablement, un déficit primaire de l’immunité intrinsèque (constitutive) ou de l’immunité innée envers les bêtapapillomavirus, lié à une modulation de l’homéostasie du zinc au cours de l’infection des kératinocytes. Il reste à établir quels gènes jouent un rôle majeur dans les réponses antivirales, intrinsèques, innées, ou acquises, lors des infections par les autres papillomavirus humains, comme les HPV génitaux oncogènes.
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Communication scientifique
Génétique humaine de la tuberculoseHuman genetics of tuberculosis
La tuberculose, causée par Mycobacterium tuberculosis, est l’infection mycobactérienne la plus commune dans le monde et demeure un problème majeur de santé publique avec plus de huit millions de cas et deux millions de décès par an. Parmi l’ensemble des sujets infectés par M. tuberculosis, seule une minorité (environ 10 %) va développer une maladie clinique. Des interactions complexes entre des facteurs environnementaux (microbiens et non microbiens) et des facteurs liés à l’hôte (génétiques et non génétiques) influencent la réponse à l’infection par M. tuberculosis et rendent compte de l’absence de symptômes chez la majorité des individus infectés et du développement d’une tuberculose disséminée souvent chez l’enfant ou d’une tuberculose pulmonaire en général chez l’adulte pour une minorité des individus infectés. Il existe maintenant de très nombreux arguments montrant que cette variabilité dépend pour une large part de la susceptibilité/résistance génétiquement déterminée de l’hôte infecté. De très nombreuses études d’association avec de multiples gènes candidats ont été réalisées mais très peu ont été clairement reproduites ou confirmées, et les résultats les plus convaincants ont été obtenus avec certains allèles HLA de classe II et certains variants du gène NRAMP1 (Natural Resistance-Associated Macrophage Protein 1). Plus récemment, un premier gène majeur de prédisposition à la tuberculose a été identifié dans la région du chromosome 8q12-q13 par analyse de liaison génétique sur l’ensemble du génome. Alors que l’identification précise de ce gène est en cours, l’autre observation fascinante de ces dernières années a été la découverte que la tuberculose pouvait également relever d’une prédisposition mendélienne. Plusieurs enfants porteurs de déficits génétiques dans la voie de l’IL-12/23-IFN γ , en particulier ceux avec un défaut complet d’un des récepteurs de l’IL-12, IL12R β 1, ont présenté comme seul phénotype clinique une tuberculose. Au total, l’ensemble de ces études fournissent la preuve du concept d’un spectre continu de prédisposition génétique à la tuberculose, allant d’un contrôle monogénique simple à une hérédité polygénique complexe en passant par des effets intermédiaires de gène majeur. L’identification des facteurs génétiques prédisposant à la tuberculose est fondamentale pour comprendre la physiopathologie de cette maladie et permettre ainsi le développement de nouvelles stratégies vaccinales et thérapeutiques.
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