Journal articles

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Instructions aux auteurs




4003 résultats

  • Communication scientifique

    L’intérêt du repérage des étapes du développement intersubjectif précoce pour le dépistage et l’intervention précoce dans les troubles neuro-développementaux

    The value of identifying stages of early intersubjective development for screening and early intervention in neurodevelopmental disorders

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les données récentes sur le développement psychologique entre 0 et 3 ans ont révolutionné nos conceptions de l’origine des troubles du développement et de la psychopathologie précoce. Ces avancées ont conduit à tenter de rendre plus précoce le dépistage des troubles du développement, conduisant à des essais de prévention et d’intervention précoce. Ce travail retrace les apports récents sur les capacités du nouveau-né et du jeune enfant, et sur les aspects théoriques les plus pertinents. La psychopathologie précoce s’éclaire à la lumière de la synchronisation entre l’enfant et des ‘caregivers’, de la sensibilité du bébé humain à la violation de ses attentes dans le cadre des interactions précoces, du rôle clef de la spirale transactionnelle initiale, et de l’interaction gène-environnement. Il souligne l’intérêt de l’identification d’une dimension développementale relativement méconnue, qui va du plaisir partagé dans la synchronisation entre parents et bébé au retrait relationnel clinique, et qui participe au développement intersubjectif. Le développement intersubjectif précoce reste encore peu exploré. Ses étapes sont le sourire social, vers 2 mois, l’accordage affectif et le début de l’attention conjointe vers 9 mois (‘Pointing’) et le début de la capacité de symbolisation et du « faire semblant » vers 18 mois. On sait encore mal comment la prématurité et le retard de croissance influencent ces étapes, ni de quelle manière chaque étape prédit la suivante. Une meilleure connaissance de ces données, par des mises en situation parents-enfant lors de suivis longitudinaux, guiderait une application préventive de la guidance interactive assistée par la vidéo. Cette guidance préventive reste encore peu testée dans le domaine des troubles neuro-développementaux, qu’il s’agisse de la prématurité ou du trouble autistique.

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  • Communiqué

    The French National Academy of Medicine recommends a six-week lockdown

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  • Rapport

    De l’obligation vaccinale contre la grippe chez tous les personnels soignants

    Mandatory influenza vaccination for all healthcare professionals

    Pr Jean-Pierre MICHEL déclare avoir un lien d’intérêt avec Pfizer.

    Pr Pierre Bégué, Pr Jean-François Delfraissy, Pr Elisabeth Elefant, Pr Yvon Lebranchu, Pr Rissane Ourabah, Mme E Prada-Bordenave, Pr Christine Rouzioux déclarent aucun conflit d’intérêt.

    Les deux dernières épidémies d’infections grippales ont été particulièrement intenses, entraînant de nombreuses consultations, hospitalisations et séjours en réanimation, en raison de la co-circulation inhabituelle des trois virus grippaux. Les nombreuses infections grippales nosocomiales rapportées relancent la question de la protection des patients par les soignants, dont la responsabilité ne peut être discutée. Les recommandations vaccinales contre la grippe sont trop peu suivies par les soignants, alors que l’efficacité des vaccins est bien démontrée, tant par la protection individuelle que collective, limitant aussi l’absentéisme dans les services cliniques qui peuvent être débordés en période épidémique.

    L’obligation vaccinale contre la grippe pour tous les personnels soignants, incluant tous les personnels en contacts avec des patients vulnérables à risque d’infection grippale mérite d’être analysée dans tous ses aspects. La question de cette obligation génère un débat et révèle des opinions diverses, voire des réticences. Cependant, les arguments cliniques et épidémiologiques, auxquels s’ajoutent la réflexion d’éthique médicale, soulignent la responsabilité médicale et la solidarité professionnelles inhérentes au rôle de soignant. Les aspects juridiques, rappelant les devoirs de l’État face à des mesures efficaces à instaurer, ainsi que la réduction des coûts pour la société constituent un faisceau d’arguments solides en faveur de l’efficacité de l’obligation vaccinale contre la grippe pour tous les personnels soignants.

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  • Rapport

    Dépistage, prévention et prise en charge de la Maladie Rénale Chronique

    Screening, prevention and management of Chronic Kidney Disease

    Liens d’intérêt concernant le contenu de ce rapport :
    Ziad Massy déclare avoir reçu des subventions pour CKD REIN et d'autres projets de recherche de la part d'Amgen, Baxter, Fresenius Medical Care, GlaxoSmithKline, Merck Sharp and Dohme-Chibret, Sanofi-Genzyme, Lilly, Otsuka, Astra Zeneca, Vifor et du gouvernement français, ainsi que des honoraires et des subventions à des œuvres caritatives de la part Boehringer Ingelheim et NovoNordisk sans lien direct avec le contenu de ce travail.
    Luc Frimat déclare avoir reçu des honoraires pour une activité de conseil : VIFOR, ASCENDIS et SOBI, pour l'achat de matériel pour l'éducation thérapeutique : ASTELLAS sans lien direct avec le contenu de ce travail.
    Jean Michel Halimi déclare avoir reçu des honoraires : Alexion, Astra-Zeneca, Bayer, Boehringer Ingelheim France, Lilly, Novo Nordisk, Servier, Sobi, Vifor Fresenius.
    Bernard Bauduceau déclare avoir reçu des honoraires pour des interventions ponctuelles (travaux scientifiques, activité de conseil, conférence ou colloque) de la part des laboratoires Abbott, Astra-Zeneca, Boehringer Ingelheim, GSK, Merck Sharp & Dohme, Novartis, Novo Nordisk, Pfizer, Eli Lilly.

    B.Stengel, P. Ronco, F. Vrtovsnik, T. Hauet, R. Ardaillou, D. Vasmant, J.Halimi déclarent aucun conflit d’intérêt.

    La maladie rénale chronique (MRC), définie par des anomalies de structure ou de fonction rénale > 3 mois, est fréquente et associée au risque de défaillance rénale et de maladie cardiovasculaire. Souvent silencieuse et considérée inéluctable, la progression de la MRC peut aujourd’hui être ralentie par de nouvelles molécules à visée cardio- et néphroprotectrice, inhibiteurs du SGLT-2 et analogues du GLP-1, qui changent le pronostic incitant à revoir la stratégie de prévention. Le rapport de l’ANM vise à améliorer le dépistage de la MRC et le parcours de soins post-dépistage, et à proposer des modalités d’évaluation.

    • Le dépistage s’adresse aux personnes à risque, incluant les enfants et les femmes enceintes ; le RAC (rapport albuminurie/créatininurie) et le DFG (débit de filtration glomérulaire) estimé sont rendus par le laboratoire avec un score de risque rénal (S2R).
    • Le suivi post-dépistage requiert la collaboration de divers professionnels de santé, la coordination étant assurée par le médecin généraliste ; le S2R est l’outil-clé pour identifier les personnes nécessitant un avis néphrologique ; le DMP peut faciliter le partage d’information ; le pharmacien peut contribuer à prévenir la iatrogénie.
    • La formation initiale des étudiants et continue des médecins est essentielle pour une approche de santé publique de la MRC et sa prise en charge précoce ; sensibiliser la population au risque de la MRC est également souhaitable.
    • L’évaluation de cette stratégie nécessite le développement d’une base de données chainant les données de laboratoire au système national des données de santé (SNDS).
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  • Rapport

    LE SOMMEIL DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT

    CHILD AND ADOLESCENT SLEEP

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien ni conflit d’intérêt

    Le sommeil est un élément essentiel du développement physique, cognitif et émotionnel de l’enfant et de l’adolescent. Chez l’enfant, un sommeil suffisant et régulier soutient l’apprentissage, la concentration et l’équilibre émotionnel. À l’inverse, un manque de sommeil entraîne irritabilité, troubles de l’humeur, difficultés d’attention et comportements impulsifs ou hyperactifs, souvent liés à une somnolence diurne excessive.
    Les causes du déficit de sommeil sont multiples et intimement liées au mode de vie moderne. L’exposition excessive aux écrans, la diminution de l’activité physique, une alimentation déséquilibrée et des horaires irréguliers perturbent profondément le rythme veille-sommeil. Chez les adolescents, le décalage de phase – tendance biologique à s’endormir et se réveiller plus tard – accentue cette privation, provoquant fatigue, baisse des performances scolaires et difficultés relationnelles. Par ailleurs, certaines pathologies spécifiques, telles que l’insomnie, le syndrome d’apnées obstructives du sommeil, la narcolepsie et autres hypersomnolences, contribuent à aggraver la somnolence diurne. Ces troubles demeurent souvent sous-diagnostiqués malgré leurs effets délétères sur la santé physique et mentale. Les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement, comme le TDAH ou les troubles du spectre de l’autisme, sont particulièrement vulnérables, leurs difficultés de sommeil renforçant leurs troubles comportementaux et cognitifs. Enfin, le sommeil joue un rôle essentiel sur le plan de la chrono-pharmacologie et dans l’aggravation de différentes pathologies, somatiques ou psychiques.
    La prévention et l’éducation jouent un rôle crucial pour préserver un sommeil de qualité. Il est nécessaire d’informer les enfants/adolescents, les parents, les enseignants et les professionnels de santé sur les besoins de sommeil selon l’âge, de maintenir la sieste à l’école maternelle, de limiter l’usage des écrans le soir et de dépister précocement les troubles. L’Académie recommande ainsi d’intégrer le suivi du sommeil dans le carnet de santé dès la naissance, de sensibiliser la population à travers des campagnes nationales et d’inclure l’éducation au sommeil dans les programmes scolaires. Enfin, la feuille de route interministérielle 2025-2026, inscrite dans la Grande Cause Nationale « Santé mentale », vise à améliorer la prévention, la formation et l’accès aux soins, reconnaissant ainsi le sommeil comme un pilier majeur de la santé publique, au même titre que la nutrition et l’activité physique.

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  • Communication scientifique

    Modèles dérivés de patients pour les maladies chroniques hépatiques et les cancers du foie : vers une médecine de précision

    Patient-derived models for chronic liver diseases and cancer and precision medicine

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les maladies chroniques hépatiques et les cancers du foie sont des problèmes de santé publique mondiale pour lesquels les stratégies thérapeutiques restent partiellement insatisfaisantes. Le manque de modèles pertinents reproduisant la complexité et l’hétérogénéité de ces maladies a ralenti le développement de nouveaux traitements. À l’heure où la réduction des modèles animaux est devenue une préoccupation dans le domaine scientifique, les modèles issus du patient sont devenus des outils essentiels dans la recherche translationnelle. En outre, les sphéroïdes et les organoïdes permettent d’étudier le développement de la maladie, de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques et d’évaluer l’efficacité de nouveaux traitements. Cette revue décrit ces modèles, allant de la culture de cellules du patient en 2D aux modèles en 3D et leurs applications en exposant leurs limites et avantages pour une médecine plus personnalisée.

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  • Communication scientifique

    Rôle du système cholinergique intra-striatal dans la physiopathologie des dystonies

    Role of the intra-striatal cholinergic system in the pathophysiology of dystonias

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La dystonie est un mouvement anormal caractérisé par des contractions musculaires soutenues à l’origine de mouvements répétitifs et/ou de postures anormales. Des arguments cliniques chez l’homme et expérimentaux chez le rongeur suggèrent qu’il puisse exister une hyperactivité du système cholinergique intra-striatal chez les patients dystoniques. Afin de démontrer cette hypothèse, nous avons mené deux types d’expériences. Dans un premier temps, nous avons mis au point un modèle de dystonie chez le primate sub-humain en réalisant des infusions chroniques d’agoniste cholinergique (oxotremorin) au sein du putamen. Les enregistrements électrophysiologiques réalisés du côté controlatéral à la dystonie, montraient une nette diminution de l’activité neuronale au niveau des pallidum externe (GPe) et interne (GPi) plaidant pour un dysfonctionnement des deux voies striato-pallidales directe et indirecte dans la physiopathologie de la maladie. Dans un second temps, nous avons étudié la fixation du transporteur de l’acétylcholine (VAChT) en PET-scan dans deux populations de sujets (patients présentant une dystonie génétique de type DYT1 et sujet témoins appariés) en utilisant un marqueur spécifique (18F-FEOBV). Nous avons observé que la fixation du traceur était diminuée au niveau du putamen postérieur chez les patients. En incluant l’âge des sujets dans l’analyse, seuls les patients jeunes (< 46 ans) présentaient des anomalies de fixation au niveau du striatum. Ces résultats montrent l’implication majeure du système cholinergique striatal dans la physiopathologie de la dystonie et les processus de plasticité de ces récepteurs au cours de l’évolution de la maladie. Ils ouvrent potentiellement de nouvelles perspectives thérapeutiques en suggérant le développement d’agonistes muscariniques plus spécifiques pour le traitement des dystonies.

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  • Communication scientifique

    Épidémiologie de l’infertilité en France et dans le monde

    Epidemiology of infertility in France and worldwide

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’infertilité constitue un enjeu croissant de santé publique, tant en France qu’à l’échelle mondiale. Environ un couple sur huit consulte pour difficulté à concevoir en France, tandis que l’OMS estime à 17,5 % la part de la population adulte mondiale concernée au cours de sa vie. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte de baisse continue de la fécondité, illustrée en France par un indicateur conjoncturel de fécondité passé de 2,00 à 1,62 enfants par femme entre 2010 et 2024. Les causes de l’infertilité sont multifactorielles : âge avancé de la parentalité, troubles ovulatoires, endométriose, altération de la spermatogenèse, facteurs environnementaux (polluants, perturbateurs endocriniens) et modes de vie (obésité, tabagisme, stress). Si les traitements (AMP, FIV, ICSI) se développent, leur accès reste inégal selon les pays et les profils socio-économiques. En France, bien que le remboursement public soit large, les délais d’accès s’allongent et la demande explose depuis l’élargissement législatif de 2021, particulièrement les demandes de préservation de la fertilité d’indication sociétale. Ce constat appelle une réponse globale : améliorer la formation des professionnels, développer la prévention (notamment autour de l’âge et de l’environnement), renforcer l’information des couples, et soutenir la recherche. L’enjeu est double : garantir l’équité d’accès aux soins et enrayer le recul démographique dans un contexte où la fertilité devient un déterminant majeur de la résilience sociale (exprimée comme l’aptitude collective à faire face aux perturbations tout en maintenant une stabilité sociale et des solidarités actives). La mise en œuvre d’une stratégie de prévention et de santé publique apparaît désormais indispensable.

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  • Éditorial

    Les enjeux éthiques de l’aide à mourir des malades mentaux

    The ethical challenges of assisted dying in patients with mental illness

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    Organ donation: a vital priority for public health

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Rapport

    Rapport 26-03. Photographie et vidéo médicales, éléments essentiels du dossier médical, des soins, de l’enseignement et de la recherche

    Medical photography and video recording, essential elements for medical records, patient care, teaching and research

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt autres que scientifiques avec le sujet du rapport

    La photographie (et vidéo) médicale (PVM) est par définition “la captation d’images de l’enveloppe corporelle externe, ou de cavités anatomiques accessibles de l’extérieur ou de plaies traumatiques ou chirurgicales, sans dispositif interposé ». La PVM n’est pas inscrite « nominalement » dans les listes institutionnelles décrivant la composition du dossier médical du patient (DMP). Elle est pourtant indispensable, quotidienne et recommandée dans de nombreuses spécialités et situations médicales. C’est un outil incontournable du diagnostic, du suivi, de la coordination des soins, des avis à distance et de la documentation médico-légale. Ce rapport a pour objectif de préciser le statut de la PVM, son organisation, son utilisation et sa sécurisation. Il analyse les usages dans les établissements hospitaliers et la pratique libérale. Les sources ont inclus les recommandations indiquant de réaliser des PVM (HAS, fiches techniques de la Classification Commune des Actes Médicaux, Sociétés savantes… etc.) et les pratiques des spécialités.  Il existe une grande hétérogénéité organisationnelle liée au déficit de laboratoires, à la raréfaction des photographes médicaux et/ou des personnes dédiées, à l’usage massif des smartphones, à la dispersion des données, et à l’intégration insuffisante dans les dossiers patients informatisés (DPI). Les solutions dépendent du volume d’images et des protocoles de soins et reposent, selon les cas, sur des appareils photos dédiés, des laboratoires aménagés, des référents formés dont le photographe médical, l’intégration au système d’information hospitalier, des applications sécurisées et certifiées. La PVM doit être reconnue comme une donnée médicale à part entière, soumise aux mêmes règles que les autres données de santé (Règlement général sur la protection des données (RGPD), Loi informatique et libertés (LIL), secret médical, accès des patients à leur dossier). La sécurisation et la valorisation de la PVM nécessitent un engagement fort des institutions et des directions d’établissements afin de garantir la qualité, la traçabilité, un stockage certifié, une conformité réglementaire. En pratique libérale les mêmes exigences de qualité et sécurité s’imposent, bien que les moyens techniques et organisationnels diffèrent. Dans tous les cas il est indispensable d’améliorer les moyens humains et techniques dédiés, la reconnaissance dans le DPI, la valorisation financière et l’harmonisation entre secteurs public et privé.  La valeur pédagogique de la PVM est reconnue. Son utilisation pour l’enseignement et la recherche impose des règles dont un consentement écrit spécifique et une anonymisation. Ces éléments soulignent l’urgence d’une réponse institutionnelle coordonnée, articulée autour des directions d’établissement et des instances nationales. Sept recommandations sont formulées au sujet de la PVM : 1. Reconnaissance officielle dans le dossier médical. 2. Application du cadre juridique commun aux données de santé numériques. 3. Dotation en moyens humains et techniques adaptés. 4. Valorisation institutionnelle. 5. Reconnaissance du métier de photographe médical. 6. Formation initiale et continue des médecins et odontologistes. 7. Encadrement de l’utilisation dans l’enseignement et la recherche.

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  • Communiqué

    The proposed law on assisted dying

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    The need for an objective evaluation of non-conventional – healthcare practices

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    The French Academy of Medicine press release on climate and health in the Mediterranean environment

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    L’ANM soutient la déclaration de l’Institut Pasteur face aux attaques de l’administration américaine contre la médecine

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communication scientifique

    Fragilité et cardiologie interventionnelle : quelles sont les limites ?

    Frailty and interventional cardiology: What are the limits?

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    Le pronostic de l’athérosclérose coronaire a été amélioré essentiellement par la prévention primaire et secondaire, et par les progrès des techniques de l’angioplastie coronaire transluminale percutanée (ATL). Depuis 20 ans, en raison du vieillissement de la population, l’ATC est réalisée chez des sujets de plus en plus âgés. Ces patients sont plus fragiles, avec des comorbidités fréquentes. Ils sont le plus souvent exclus des études randomisées et il n’existe pas de consensus sur l’évaluation du bénéfice risque de la revascularisation coronaire dans cette population. L’évaluation de la fragilité peut se faire par des scores simples complétés éventuellement par une évaluation plus spécialisée. Dans les syndromes coronaires chroniques, l’ATL a pour but d’améliorer la qualité de vie. L’évaluation de la fragilité doit faire partie du bilan et de la décision thérapeutique. Dans les syndromes coronaires aigus, il est difficile voire impossible d’évaluer la fragilité en raison de l’urgence, d’où l’intérêt d’une évaluation préalable, systématique à partir de 70 ans, accessible par le dossier médical commun. Un renforcement de la collaboration entre cardiologues et gériatres, une meilleure prise de conscience chez les cardiologues interventionnels des problèmes liés à la fragilité, un enseignement pour médecins et paramédicaux sur l’évaluation de la fragilité par des scores simples, et une évaluation systématique annuelle à partir de 70 ans peuvent conduire à une meilleure prise en charge de cette population à risque.

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  • Communication scientifique

    Le sperme est-il un indicateur de la santé globale de l’homme ?

    Is semen an indicator of a man's overall health?

    Déclaration de liens d’intérêts :
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La spermatogenèse est une fonction sensible à de multiples facteurs et vers les années 1980–90 l’hypothèse que le sperme, le spermatozoïde étant une cellule facile à obtenir, pouvait être un indicateur de santé publique fut émise. Depuis les années 2000, l’étude de grandes cohortes d’hommes ayant effectué une analyse des caractéristiques de leur sperme et le croisement de ces données avec les données de registres de santé a permis d’apporter un éclairage à cette hypothèse. Ce travail présente ces études et discute des possibles liens entre qualité du sperme humain et santé globale de l’homme. Comparés aux hommes ayant une production de spermatozoïdes normale, les hommes présentant des caractéristiques du sperme altérées semblent avoir un risque augmenté de morbidité et de mortalité ainsi qu’une espérance de vie réduite. Bien que d’autres travaux soient encore nécessaires pour préciser ces liens, les résultats de ces études renforcent l’hypothèse initiale et permettent de souligner l’importance de considérer l’homme ayant une qualité altérée du sperme comme une personne à risque pour sa santé. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire d’avoir un regard nouveau sur ces hommes et de leur proposer un suivi et des attitudes préventives de santé.

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  • Communication scientifique

    Ratio paramédical au nombre de patients ou de lits – Analyse et discussion des méthodes de dimensionnement des activités de soins

    Ratio of nurses (RNs) per bed or per patient. Analysis and discussion about methods for paramedical staffing levels

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le nombre d’infirmières(ers) (IDE) par lit ou par patient, ou ratio soignant (RS), est corrélé au risque de morbimortalité (MM) des patients dans les unités de soins. Une revue de la littérature montre qu’il n’y a pas de chiffre seuil de RS universellement reconnu, même par type de pathologie ou d’hôpitaux. Si en soins critiques le ratio oscille entre 1 infirmière(er) pour 1 à 2 malades selon les pays, en médecine ou chirurgie les ratios constatés varient de 2-4 malades à plus de 12 selon les activités, les pays, les hôpitaux sans qu’on puisse dégager un point de bascule de MM reconnu. D’autres indicateurs de besoin en effectifs, temps de travail au lit du patient ou par 24 h par patient, charge en soins, par infirmière ou par unité, peuvent aussi construire un RS fixé à priori par unité ou adapté en temps réel. D’autres indicateurs comportant les personnels paramédicaux non-infirmiers, les types d’horaires de travail utilisés, la typologie des programmes de soins en équipe, la notion de « familiarity », les risques d’absentéisme ou de burn-out doivent être pris en compte pour un dimensionnement paramédical qui n’aggrave pas le risque d’excès de MM ou de dysfonctionnement (sous réserve d’une exhaustivité des maquettes à 100 %). A partir de ces indicateurs, un travail par les professionnels paramédicaux, médicaux et managériaux, doit être formalisé par activité pour chiffrer des fourchettes acceptables et révisables de RS en termes de sécurité, qualité, fluidité et soutenabilité du dimensionnement paramédical par unité et groupes d’unité.

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  • Communication scientifique

    Les anomalies oculaires congénitales multiples du cheval comme modèle en pathologie comparative

    Multiple congenital ocular anomalies in horses: A comparative medicine approach

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    Certaines affections congénitales du segment antérieur de l’œil sont décrites chez l’homme et sont regroupées sous le terme de dysgénésies du segment antérieur. Dans l’espèce équine, des anomalies oculaires congénitales ont été découvertes chez le cheval des montagnes rocheuses, puis caractérisées chez le cheval Comtois sur le plan clinique, échographique, histologique, épidémiologique et génétique. Elles présentent certains points comparables à celles rapportées chez l’homme et en font donc, pour partie, un champ d’étude en ophtalmologie comparative.

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  • Communication scientifique

    Physiopathologie de la zone épileptogène : décharge de haute fréquence et inhibition

    Pathophysiology of the epileptogenic zone: High-frequency activity and inhibition

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    La chirurgie de l’épilepsie pharmacorésistante repose sur la localisation précise de la zone épileptogène (ZE). La stéréo-électroencéphalographie (SEEG), développée en France puis internationalement, permet d’enregistrer des crises directement dans le cerveau. Contrairement à l’électrocorticographie (ECoG), la SEEG révèle des décharges de haute fréquence (HFO, 80–200 Hz) au début des crises, notamment dans les épilepsies néocorticales (ex. dysplasies corticales focales). Ces décharges de haute fréquence sont aujourd’hui considérées comme un marqueur de la ZE. Cependant, Les HFO pathologiques (liées à l’épilepsie) sont difficiles à distinguer des HFO physiologiques (liées à des activités cognitives). La ZE est définie par la synchronisation initiale de décharges rapides, souvent précédées de pointes pré-ictales et accompagnées d’un aplatissement du signal SEEG (suppression des basses fréquences). Un motif temps-fréquence caractéristique de la ZE a été identifié, combinant : (i) pointes pré-ictales, (ii) activité rapide en bande étroite (haut-gamma, 80–150 Hz), (iii) suppression des basses fréquences. Ce motif est homogène quelle que soit l’étiologie et corrélé au succès chirurgical. L’hypothèse physiopathologique nouvelle est celle d’un rôle clé de l’inhibition. Les décharges rapides refléteraient l’activité synchronisée d’interneurones GABAergiques inhibiteurs péri-somatiques, entraînant une hyperpolarisation des cellules pyramidales (expliquant la suppression des basses fréquences). La fin de la décharge rapide s’accompagne d’un rebond post-inhibiteur (PIR) excitateur. Cette hypothèse a reçu une confirmation clinique récente dans les crises du cortex moteur. Elle est soutenue par des modèles computationnels et des enregistrements par microélectrodes chez l’animal et chez l’homme.

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  • Communication scientifique

    La prévention algorithmique : état des lieux et perspective

    The algorithmic prevention: State of the knowledge and perspective

    Déclaration de liens d’intérêts :
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La prévention algorithmique peut se définir selon trois critères : (i) une collecte de données sur des facteurs génétiques, socio-économiques et comportementaux d’un citoyen ou d’un patient ; (ii) une prédiction par des traitements algorithmiques des risques de survenue de la maladie ou de complications ; (iii) et un suivi personnalisé pour prévenir ce qui peut l’être. Cette nouvelle forme de prévention s’applique autant à la prévention primaire (avant la survenue de la maladie) qu’aux préventions secondaires (lors de l’apparition des premiers symptômes) et tertiaires (avant l’apparition de complications d’une maladie). Elle s’observe dans différents domaines depuis quelques années : oncologie, neurologie, santé mentale, gériatrie, risque épidémique infectieux, notamment. Bien que les évidences soient encore modestes, deux tendances se dégagent: la satisfaction des personnes engagées dans les programmes, et un moindre recours à l’hospitalisation dans le cas de la prévention tertiaire. Plusieurs défis doivent être surmontés avant d’envisager une éventuelle généralisation: ceux qui ont trait aux données, leur collecte et leur traitement, et ceux qui entourent le développement de ces programmes de prévention, à savoir les conséquences sur l’organisation du système de soins et de la protection sociale. Notamment, se posent des questions d’adoption tant par les médecins que par les patients. En dépit de ces réserves, la prévention algorithmique semble devoir tenir un rôle dans le futur, sa complémentarité avec les approches classiques, en population générale, apparaissant de plus en plus nécessaire.

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  • Chronique historique

    Adélaïde Hautval (1906–1988) Médecin psychiatre Juste parmi les Nations (1965)

    Adélaïde Hautval (1906–1988) Psychiatrist Righteous among the Nations (1965)

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Rapport

    Rapport 26-02. L’entrée dans les études et l’attractivité des métiers de la pharmacie

    Access to pharmacy studies and the appeal of pharmacy careers

    Les auteurs du rapport déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt.

    Depuis la réforme d’entrée dans les études de santé PASS/LAS mise en place en 2020, des places restent vacantes en deuxième année des études de Pharmacie. Les causes sont multiples : défaut d’attractivité par méconnaissance des multiples métiers de la Pharmacie, perte de visibilité et de lisibilité de l’accès aux études, ce qui avait déjà été observé lors de la mise en place d’une première année commune dans les études de santé (PACES) en 2010. Le schéma d’organisation PASS/LAS est apparu trop complexe et finalement peu efficace pour atteindre l’objectif fixé de diversification sociale et de formation des étudiants entrant en santé. Le groupe de travail bi-académique a cherché à analyser finement les causes de la désaffection des études de pharmacie, par une analyse à la fois quantitative et qualitative de l’entrée dans le cursus de Pharmacie. Neuf recommandations d’évolution du système PASS/LAS sont proposées dans ce rapport, qui doivent alimenter la réflexion nationale en cours pour une nouvelle réforme d’entrée dans les études de santé, attendue pour la rentrée universitaire 2026-2027.

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  • Communiqué

    For a regionalized medical internship

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  • Rapport

    Rapport 26-01. Apport de l’intelligence artificielle en imagerie médicale

    Contribution of artificial intelligence in medical imaging

    Les auteurs du rapport déclarent :
    Jean-Denis LAREDO : Consultant Gleamer, Start-up d’intelligence artificielle en Imagerie médicale
    Nathalie LASSAU :
    - partenaire du Projet France 2030 « Oncology Assistant AI » porté par Guerbet
    - co-inventeur de brevet avec Guerbet (produits de contraste et applications d’intelligence artificielle)
    - co-auteur d’articles avec Guerbet (produits de contraste et applications d’intelligence artificielle)
    - co-auteur d’articles avec Avicenn, Start-up d’intelligence artificielle en Imagerie médicale
    Valérie Vilgrain :
    Consulting fees and Board member :
    •Canon Medical (Fabricant d’appareils d’imagerie médicale et d’applications d’intelligence artificielle)
    •Guerbet (produits de contraste et applications d’intelligence artificielle)
    •Siemens Healthinners (Fabricant d’appareils d’imagerie médicale et d’applications d’intelligence artificielle)
    •Bayer (produits de contraste et applications d’intelligence artificielle)
    •Bracco (produits de contraste et applications d’intelligence artificielle)
    ISS : Guerbet (produits de contraste et applications d’intelligence artificielle)
    Industry/academic project :
    •Siemens Healthinners (Fabricant d’appareils d’imagerie médicale et d’applications d’intelligence artificielle)
    •Pixyl Start-up d’intelligence artificielle en Imagerie
    Catherine Adamsbaum, Cécile Badoual, Vincent Delmas, Denis Le Bihan, Charles-Henri Malbert
    Arnold Migus, Gérard Morvan, Maria Argyropoulou, Jacques Hubert, Jacques Marescaux déclarent n'avoir aucun lien ni conflit d'intérêt avec le sujet traité.

    L’intelligence artificielle (IA) impacte fortement la médecine et particulièrement la radiologie. L’IA a la capacité de fournir jour et nuit une aide au radiologue ou au médecin clinicien dans l’interprétation diagnostique des images radiologiques en limitant les risques d’erreur, d’inattention ou de méconnaissance et de faciliter la décision médicale. L’IA permet aussi d’améliorer la qualité des images, de segmenter des zones d’intérêt et d’effectuer des mesures. Les applications de l’IA en imagerie comportent de nombreuses limites et risques qu’il est nécessaire de prévenir : les performances d’un algorithme dépendent de la qualité des données qui ont servi à l’entraîner. Les domaines de compétence et les champs d’application d’une application d’IA donnée sont dépendants de son « apprentissage » et sont très étroits. Elles ne doivent pas être utilisées hors de ce cadre. Leurs performances ne sont pas extrapolables à des populations différentes de celles qui ont servi à son apprentissage ou dans un environnement nouveau. Les fabricants d’application d’IA doivent respecter une charte de responsabilité garantissant la qualité des applications. Une utilisation non conforme et l’absence de validation de ses résultats par un médecin font courir un risque au patient. Les structures d’imagerie doivent localement, et à leur échelle, veiller au maintien des performances des applications d’IA, à l’absence de dérive, au recensement et à la communication aux constructeurs de ses erreurs, et à la protection des données des patients. La compréhension du potentiel de l’outil IA en imagerie, mais également de ses biais, de ses limites, de ses risques, de la nécessité de son actualisation continue et des questions éthiques que son usage pose, doit faire partie intégrante de la formation initiale et continue des professionnels de santé.

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  • Communication scientifique

    Physiopathologie de la migraine

    Pathophysiology of migraine

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Cédric Gollion (C.G.) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Lundbeck, Pfizer, Abbvie, Novartis, Teva, Lilly, Orkyn, Orion, Organon. C.G. déclare avoir été investigateur d’études conduites par Lundbeck et Bayer. CG déclare avoir reçu un prix de recherche de la SETD/fondation APICIL 2021 et de l’IHS Clinical and Basic Science Headache Research Fellowship Award 2021. C.G. est membre du board editorial de Cephalalgia.
    Lou Grangeon (L.G.) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie et Lundbeck.
    Caroline Roos (C.R.) avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie, Lundbeck, Lilly, Pfizer. CR déclare avoir reçu un soutien pour des congrès par SOS Oxygène, Lundbeck et Teva. CR déclare avoir été investigateur d’études conduites par Abbvie, Ipsen, Lilly, Lundbeck et Biohaven.
    Anne Ducros (A.D.) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie, Lundbeck, Lilly, Pfizer, Teva, SOS Oxygène. A.D. déclare avoir reçu un soutien financier pour la recherche de Pfizer. A.D. est éditrice associée de Cephalalgia.

    La migraine est une maladie neurologique fréquente et invalidante, sous-tendue par une physiopathologie complexe faisant appel à des multiples interactions entre le système nerveux périphérique et central, les structures vasculaires et des voies moléculaires spécifiques. Loin d’être une simple céphalée, elle résulte d’une cascade complexe d’événements neurobiologiques encore imparfaitement élucidés. Cette revue se propose de présenter les avancées récentes sur les connaissances des mécanismes de la crise de migraine, impliquant les neurotransmetteurs neurovasculaires, les circuits hypothalamiques et des phénomènes corticaux. La découverte du rôle crucial du calcitonin gene-related peptide (CGRP) dans la céphalée migraineuse a permis le développement de thérapeutiques spécifiques très efficaces. Comprendre comment s’orchestre la survenue d’une crise de migraine permet de mieux la soigner et de saisir pourquoi la migraine demeure l’un des défis majeurs de la neurologie moderne.

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    Le traitement de la migraine chez l’adulte

    The treatment of migraine in adults

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Anne Ducros (AD) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie, Lundbeck, Lilly, Pfizer, Teva, SOS Oxygène ; et avoir reçu un grant pour la recherche de Pfizer. AD est éditrice associée de Cephalalgia.
    Cédric Gollion (CG) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Lundbeck, Pfizer, Abbvie, Novartis, Teva, Lilly, Orkyn, Orion, Organon. CG déclare avoir été investigateur d’études conduites par Lundbeck et Bayer. CG déclare avoir reçu un prix de recherche de la SETD/fondation APICIL 2021 et de l’IHS clinical and basic science headache research fellowship award 2021. CG est membre du board editorial de Cephalalgia.
    Caroline Roos (CR) avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie, Lundbeck, Lilly, Pfizer. CR déclare avoir reçu un soutien pour des congrès par SOS Oxygène, Lundbeck et Teva. CR déclare avoir été investigateur d’études conduites par Abbvie, Ipsen, Lilly, Lundbeck et Biohaven.
    Lou Grangeon (LG) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie et Lundbeck.

    La migraine est une pathologie neurologique invalidante dont le traitement combine un traitement des crises pour chaque patient, un traitement de fond pour ceux ayant des migraines plurimensuelles, des règles hygiéno-diététiques avec régularité des rythmes physiologiques et le traitement des éventuelles comorbidités notamment la dépression. Les traitements oraux classiques restent recommandés en première intention, que ce soit les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les triptans pour la crise, et les traitements non spécifiques bêtabloquants, antiépileptiques ou antidépresseurs en traitement de fond. Ces traitements de fond classiques ont une efficacité limitée et des effets indésirables fréquents. Heureusement, une révolution thérapeutique s’est opérée depuis 2018 avec la mise à disposition des anticorps ciblant le CGRP et des gépants, qui offrent aux migraineux de nouvelles options efficaces, bien tolérées et personnalisables, répondant aux limites des traitements traditionnels. Malgré ces progrès, de nombreux patients doivent insister pour être pris au sérieux. En France, seuls 15 % des migraineux ont une prise en charge satisfaisante.

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    Hypotension intracrânienne spontanée

    Spontaneous intracranial hypotension

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Caroline Roos (CR) avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie, Lundbeck, Lilly, Pfizer. CR déclare avoir reçu un soutien pour des congrès par SOS Oxygène, Lundbeck et Teva. CR déclare avoir été investigateur d’études conduites par Abbvie, Ipsen, Lilly, Lundbeck et Biohaven.
    Cédric Gollion (CG) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Lundbeck, Pfizer, Abbvie, Novartis, Teva, Lilly, Orkyn, Orion, Organon. CG déclare avoir été investigateur d’études conduites par Lundbeck et Bayer. CG déclare avoir reçu un prix de recherche de la SETD/fondation APICIL 2021 et de l’IHS clinical and basic science headache research fellowship award 2021. CG est membre du board editorial de Cephalalgia.
    Lou Grangeon (LG) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie et Lundbeck.
    Anne Ducros (AD) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie, Lundbeck, Lilly, Pfizer, Teva, SOS Oxygène. AD déclare avoir reçu un soutien financier pour la recherche de Pfizer. AD est éditrice associée de Cephalalgia.

    L’hypotension intracrânienne spontanée (HIS) constitue une cause rare mais probablement sous-diagnostiquée de céphalée secondaire. Elle résulte d’une hypovolémie du liquide cérébrospinal (LCS), liée à une brèche durale ou une fistule LCS-veine. Le tableau clinique typique associe une céphalée orthostatique à des douleurs cervicales, des nausées et vomissements et, souvent, des manifestations cochléo-vestibulaires. De nombreuses présentations cliniques ont été rapportées ces dernières années, reflétant l’hétérogénéité du syndrome. L’HIS peut conduire à des tableaux sévères, en lien ou non avec une complication (hématomes sous-duraux, thrombose veineuse cérébrale). L’imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale avec injection de gadolinium retrouve des signes spécifiques dont la prise de contraste des pachyméninges est la plus caractéristique, Parfois, les anomalies sont moins marquées et le calcul du score de Berne aide au diagnostic. L’IRM médullaire T2 Fat Saturation (T2 FAT SAT) constitue une méthode non invasive de choix pour la détection de fuites de LCS, en identifiant des signes directs ou indirects de brèche durale. Le blood patch épidural lombaire demeure le traitement de première intention, réalisé avec un volume sanguin adapté et suivi d’un décubitus prolongé. En cas d’échec, une recherche étiologique sera réalisée avec des techniques invasives pour aboutir à un traitement ciblé, notamment chirurgical ou interventionnel.

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    Hypertension intracrânienne idiopathique, la malnommée – un concept évolutif

    Idiopathic intracranial hypertension – A misnamed and evolving concept

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Lou Grangeon (L.G.) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie et Lundbeck.
    Cédric Gollion (CG) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Lundbeck, Pfizer, Abbvie, Novartis, Teva, Lilly, Orkyn, Orion, Organon. C.G. déclare avoir été investigateur d’études conduites par Lundbeck et Bayer. C.G. déclare avoir reçu un prix de recherche de la SETD/fondation APICIL 2021 et de l’ IHS clinical and basic science headache research fellowship award 2021. C.G. est membre du board editorial de Cephalalgia.
    Anne Ducros (A.D.) déclare avoir reçu des compensations financières pour des boards ou des conférences par Abbvie, Lundbeck, Lilly, Pfizer, Teva, SOS Oxygène. A.D. déclare avoir reçu un soutien financier pour la recherche de Pfizer. A.D. est éditrice associée de Cephalalgia.

    L’hypertension intracrânienne idiopathique (HII), longtemps désignée sous les termes de pseudotumor cerebri ou d’« hypertension intracrânienne bénigne », illustre l’évolution d’un concept longtemps défini par l’exclusion d’une cause identifiable vers une entité à mécanisme veineux précis. Loin d’être bénigne, cette affection touche principalement les femmes jeunes en surpoids et constitue une cause majeure de cécité évitable. Les avancées récentes en imagerie, notamment l’IRM veineuse, ont permis d’identifier chez plus de 90 % des patientes une sténose bilatérale des sinus transverses. Cette découverte a permis une meilleure compréhension physiopathologique et ouvre la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques. La prise en charge repose d’abord sur la perte pondérale, seul traitement étiologique reconnu, et sur l’acétazolamide, qui réduit la production de LCR. En cas d’échec ou de menace visuelle, les techniques neurochirurgicales traditionnelles (dérivation ventriculo-péritonéale et fenestration de la gaine du nerf optique) demeurent efficaces mais exposent à des taux de révision élevés. Depuis deux décennies, le stenting veineux des sinus transverses s’est imposé comme une approche causale visant à rétablir le flux veineux. Les grandes séries rétrospectives rapportent plus de 80 % d’amélioration clinique, une normalisation du gradient trans-sténotique et moins de 2 % de complications majeures. Trois essais contrôlés randomisés, DIVE-IIN EARLY , DIVE-IIN LATE (France) et IIH Intervention (Royaume-Uni), sont en cours pour déterminer la place exacte du stenting dans l’algorithme thérapeutique de l’HII. Ces résultats sont attendus comme un tournant majeur pour la prise en charge future de cette affection longtemps considérée comme « idiopathique ».

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    Les microtubes tumoraux dans les gliomes : mécanismes, implications dans le développement tumoral et perspectives de recherche

    Tumor microtubes in gliomas: Mechanisms, implications in tumor development, and research perspectives

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les gliomes de haut grade, en particulier les glioblastomes (GBM), figurent parmi les tumeurs cérébrales primitives les plus agressives, caractérisées par une récidive inévitable et un pronostic sombre malgré les stratégies thérapeutiques multimodales actuelles. Des études récentes ont mis en évidence le rôle crucial de protrusions membranaires spécialisées appelées microtubes tumoraux (MT), qui interconnectent les cellules gliales tumorales en réseaux multicellulaires robustes. Ces MT permettent une communication intercellulaire directe via des jonctions communicantes, facilitant l’échange d’ions et de petites molécules, et contribuant significativement à la progression tumorale, à la résistance thérapeutique, à l’invasion et à la récidive. Alors que les tunneling nanotubes (TNT), structures plus courtes et transitoires également observées dans les gliomes, ont été clairement démontrés capables de transférer des organites et des microARNs (miRs), l’implication potentielle des MT dans le transfert de miRs reste à confirmer expérimentalement. Les miRs sont de petits ARN non codants qui régulent l’expression génique post-transcriptionnelle et jouent un rôle clé dans l’oncogenèse des gliomes, influençant la prolifération, l’invasion et la résistance thérapeutique. Cette revue synthétise les avancées récentes concernant la structure, les fonctions et les implications cliniques des MT dans les gliomes, en mettant particulièrement l’accent sur leur rôle potentiel dans le transfert intercellulaire de miRs. Nous discutons des lacunes actuelles dans les connaissances et soulignons la nécessité d’études expérimentales rigoureuses sur le transfert de miRs médié par les MT. Une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques, incluant des stratégies visant à perturber les réseaux basés sur les MT ou à exploiter les MT comme vecteurs innovants pour la délivrance ciblée de miRs thérapeutiques dans la niche tumorale.

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  • Communication scientifique

    L’information en santé est la meilleure arme pour lutter contre la désinformation

    Health information is the best weapon in the fight against health misinformation

    Déclaration de liens d’intérêts :
    HM est rédacteur du blog Revues et Intégrité ( www.redactionmedicale.fr/ ).
    LG déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
    MM : président du groupe communication de la Société française de pharmacologie et thérapeutique, pas de lien avec l’industrie pharmaceutique en rapport avec cet article. Cet article a été soumis avant que deux des auteurs ne soient missionnés par le ministre de la Santé pour une mission dont le rapport, rendu public le 5 janvier 2026, est intitulé : « Information en santé. Bilan des forces et des faiblesses Recommandations pour une stratégie nationale d’information et de lutte contre la désinformation en santé ».

    La manipulation de l’opinion est un enjeu de pouvoir ancien ; la désinformation en santé est exacerbée par les réseaux sociaux et le manque d’éducation scientifique, menant à des comportements dangereux. Il faut distinguer la mésinformation (fausse, non intentionnelle), la désinformation (fausse, intentionnelle, pour manipuler) et la mal-information (vraie mais utilisée pour nuire). Ces informations s’opposent aux données probantes de la science. Selon le ‘Global Risks Report’, la désinformation est le premier risque mondial jusqu’en 2027. Ses motivations sont complexes, allant du gain financier à l’érosion de la confiance dans les institutions. Pour contrer ce phénomène, l’approche D.E.F.I.S. est proposée : (1) détection et diagnostic : nécessité d’outils pour anticiper les infodémies, avec une veille active et la modération des contenus, notamment via le Règlement européen sur les services numériques. L’intelligence artificielle générative pose de nouveaux défis pour la diffusion d’informations fiables ; (2) éducation : améliorer la littératie en santé et l’esprit critique dès le plus jeune âge, en apprenant à distinguer faits et opinions et à gérer les émotions qui peuvent altérer le jugement ; (3) formation : développer les compétences en vulgarisation et communication scientifique des professionnels de santé et des chercheurs ; (4) information : diffuser des informations fiables et accessibles par des sources officielles comme Sante.fr ou les sociétés savantes, tout en comprenant les mécanismes psychologiques de l’acceptation ou du rejet des informations ; (5) sanctions : renforcer l’application des lois existantes contre le charlatanisme et responsabiliser les plateformes numériques. L’inaction n’étant pas une option, une coordination et une visibilité accrues des nombreuses initiatives existantes sont impératives pour lutter efficacement contre la désinformation.

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  • Communication scientifique

    Expertise scientifique, débat public et décisions de sécurité sanitaire

    Scientific expertise, public debate, and health safety decision-making

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les décisions en matière de sécurité sanitaire reposent sur l’expertise scientifique, mais leur impact dépend de leur compréhension et de leur acceptation par l’ensemble de la société. Cet article, issu des travaux du Conseil scientifique (CS) de l’ANSM, examine les conditions qui favorisent une meilleure appropriation de ces décisions par le public. Il met en lumière les tensions entre la production de connaissances, leur synthèse, les exigences politiques et les attentes sociales, notamment dans les contextes de crises sanitaires qui peuvent exacerber les incertitudes et leur perception. La transparence ne suffit pas par elle-même. Elle doit être accompagnée d’une communication claire sur l’incertitude inhérente aux données scientifiques. Deux axes de réflexion sont ainsi proposés: renforcer la visibilité et la crédibilité de la parole scientifique dans l’espace public, et mieux comprendre les perceptions citoyennes. L’article insiste également sur l’intérêt d’un dialogue plus précoce et étroit entre expertise scientifique et société, appuyé sur les sciences sociales et une éducation aux savoirs scientifiques.

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  • Communication scientifique

    Hypothyroïdie congénitale et pollution : comment l’IA et le Big Data transforment la détection des signaux épidémiques

    Congenital hypothyroidism and pollution: How AI and Big Data are transforming epidemic signal detection

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Objectif
    Étudier comment l’intégration des données massives (Big Data) de santé (Système National des Données de Santé [SNDS] et données des Centres Régionaux de Dépistage Néonatal [CRDN]) et environnementales (Système d’Information en Santé-Environnement sur les Eaux, SISE-Eaux et Cartothèque de la Qualité de l’Air) permet d’explorer les associations entre pollution environnementale et hypothyroïdie congénitale, et de détecter précocement des signaux épidémiques à grande échelle.

    Méthodes
    Ce travail de synthèse s’appuie sur trois études publiées par notre équipe. Le premier analyse les tendances spatiales et temporelles de l’incidence de l’hypothyroïdie congénitale et acquise en France entre 2014 et 2019 grâce au SNDS, base médico-administrative couvrant l’ensemble de la population française. Le second évalue, à l’échelle régionale (Picardie), l’association entre les concentrations de TSH néonatale et l’exposition prénatale à divers polluants de l’air et de l’eau, via un croisement entre données de dépistage néonatal et données environnementales locales. Le troisième examine, à l’échelle nationale, le lien entre exposition prénatale à certains polluants (perchlorate, nitrates, PM) et la survenue de l’hypothyroïdie congénitale à partir d’une cohorte issue du SNDS.

    Résultats
    Les analyses mettent en évidence une association entre plusieurs polluants environnementaux et des anomalies de la fonction thyroïdienne néonatale. L’exploitation conjointe du SNDS et de données environnementales massives permet une détection fine de signaux épidémiques émergents sur l’ensemble du territoire.

    Conclusions
    L’intégration des données massives de santé et d’environnement ouvre de nouvelles perspectives pour la surveillance épidémiologique automatisée et la compréhension des liens entre pollution et maladies thyroïdiennes.

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  • Communication scientifique

    Cannabis et mort inattendue du nourrisson : que révèlent les cheveux ?

    Cannabis and sudden infant death: What does a hair test indicate?

    Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts.

    Objectif
    Le syndrome de mort inattendue du nourrisson (MIN) demeure une cause majeure de mortalité infantile. Cette étude explore la présence de cannabinoïdes dans les cheveux de nourrissons décédés de manière soudaine et inexpliquée, afin d’évaluer une possible exposition au cannabis. L’analyse capillaire permet de détecter une exposition prolongée, fournissant des informations précieuses sur l’environnement toxique de l’enfant.

    Méthodes
    Une analyse toxicologique des cheveux a été menée chez 15 enfants (27 jours à 24 mois), décédés dans un contexte de MIN entre 2017 et 2025. Lorsque disponibles, les échantillons de sang, d’urine et de contenu gastrique ont également été analysés. Après décontamination, les marqueurs du cannabis (THC, CBN, CBD) ont été recherchés dans les cheveux.

    Résultats
    14 des 15 enfants présentaient des concentrations détectables de cannabinoïdes dans les cheveux : THC (< 5 à 9097 pg/mg), CBN (13 à 1348 pg/mg), CBD ( < 5 à 2800 pg/mg). Les autres matrices étaient négatives pour le cannabis. Ces résultats indiquent une forte prévalence d’exposition au cannabis. Cependant, la différenciation entre absorption systémique, contamination externe et exposition prénatale reste complexe, en raison de la porosité capillaire accrue chez les très jeunes enfants et des variations biologiques de cette population.

    Conclusion
    L’étude met en évidence une exposition au cannabis chez les nourrissons décédés dans un contexte de MIN, soulignant l’importance de l’environnement domestique comme facteur de risque. La complexité de l’interprétation toxicologique capillaire chez les très jeunes enfants nécessite prudence dans l’interprétation des résultats, en particulier pour les implications médico-légales.

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  • Rapport

    Rapport 25-14. Approche clinique de la longévité en bonne santé

    The clinical approach to healthy longevity

    Les auteurs du rapport déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt.

    Nous passerons en moyenne près de 30 % de notre vie après 60 ans. Cet allongement de l’espérance de vie constitue une opportunité majeure, à condition qu’il ne soit pas associé à la dépendance. La géroscience ouvre de nouvelles perspectives pour promouvoir le vieillissement en bonne santé.

    L’objectif de ce rapport de l’Académie nationale de médecine est de définir les fondements d’une approche clinique de la Longévité en déterminant ce qu’il est nécessaire et raisonnable de proposer afin de favoriser un vieillissement en bonne santé selon la définition de l’OMS (c’est-à-dire pouvoir continuer à faire ce qui est important pour chacun d’entre nous).

     

    Ce modèle clinique de la longévité en bonne Santé repose sur les 3 recommandations suivantes:

    • 1) maintenir la capacité intrinsèque et les fonctions (en lien avec les recommandations de l’OMS),
    • 2) mettre en place une couverture vaccinale optimale, évaluer les risques et proposer un diagnostic précoce des principales pathologies liées à l’âge (cardiovasculaires, métaboliques, cancers, neurodégénératives…) en adéquation avec les recommandations des sociétés savantes, de l’ANM et de l’HAS.

    3) développer la recherche en géroscience (mesure de l’âge biologique et nouvelles thérapies). L’objectif est de favoriser la recherche clinique et d’implémenter dans la pratique les avancées de la géroscience quand elles seront validées (ce qui n’est pas encore le cas de nos jours).

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  • Communication scientifique

    Impact de l’évaluation gériatrique dans la décision thérapeutique du sujet âgé atteint de cancer

    Impact of geriatric assessment on therapeutic decision in elderly patients with cancer

    Introduction
    L’évaluation gériatrique étudie le sujet âgé dans sa globalité afin de déterminer son type de vieillissement et sa capacité à faire face ou pas à un traitement antinéoplasique.

    Objectif
    L’objectif était de rechercher l’influence de l’évaluation gériatrique sur la prise de décision thérapeutique.

    Méthode
    Deux cents patients âgés de 65 ans et plus atteints de néoplasies pulmonaires et digestives ont bénéficié d’une évaluation gériatrique globale (EGG). La stratégie thérapeutique a été décidée sans les résultats de l’évaluation gériatrique, nous avons comptabilisé les changements de décision thérapeutique suite à cette évaluation. Une analyse univariée et multivariée a identifié les facteurs associés aux modifications de décisions thérapeutiques.

    Résultats
    La moyenne d’âge était de 74,3±6,2. L’échantillon était composé dans 33,5 % de cancers colorectaux. Au total, 45,5 % des patients étaient en OMS1 ; 45,5 % des patients avaient un G8≤14. La moitié des patients avait 1 à 3 dépendances aux activités de la vie quotidienne et 34,5 % 1 à 2 dépendances aux activités instrumentales de la vie quotidienne. Un total de 28,5 % avait un déficit cognitif modéré ; 47,5 % étaient en dénutrition avérée ; 15,5 % des patients étaient fragiles ; 24,5 % des décisions ont été modifiées, en intensification thérapeutique dans 63,2 % et 36,8 % en réduction de l’intensité thérapeutique. Les changements de décisions thérapeutiques étaient corrélés en analyse univariée avec l’âge et les dépendances aux ADL.

    Conclusions
    L’EGG a un impact sur la décision thérapeutique des patients âgés atteints de cancer. Les changements de décisions thérapeutiques étaient corrélés avec l’âge, l’indice de performance et les dépendances aux ADL.

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  • Communication scientifique

    Lésions focales du cartilage articulaire : possibilités thérapeutiques actuelles et perspectives

    Cartilage lesions: Current treatment and perspectives

    Déclaration de liens d’intérêts :
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le cartilage, tissu conjonctif spécialisé d’origine mésenchymateuse qui recouvre les extrémités osseuses au niveau des articulations a des propriétés biomécaniques remarquables qui assurent un parfait glissement des surfaces articulaires sous des contraintes majeures. Ces propriétés biomécaniques sont liées à l’hydrophilie spécifique des protéoglycanes de la matrice extracellulaire. Une des particularités de ce tissu est qu’il ne se restaure pas lorsqu’il est lésé, la cicatrisation évoluant vers un tissu fibreux ou fibrocartilagineux sans valeur fonctionnelle, source potentielle de dégénérescence arthrosique. Le cartilage peut présenter différents types lésionnels : les lésions sans perte de substance, avec perte de substance cartilagineuse, les lésions ostéochondrales. Chacune d’entre elles évolue de façon particulière. La stratégique thérapeutique face à une lésion chondrale ou ostéochondrale varie en fonction de nombreux critères. Les techniques de stimulation de l’os sous-chondral qui favorisent un blastème de régénération qui évoluera vers une métaplasie chondroïde, sont faciles à mettre en œuvre. Le forage de type Pridie est maintenant remplacé par les techniques de microfractures moins agressives réalisables sous arthroscopie. La refixation ostéochondrale doit être privilégiée lorsqu’elle est possible. Les autogreffes ostéochondrales en mosaïque amènent un tissu cartilagineux correspondant à l’unité fonctionnelle cartilage–os sous-chondral en lieu et place de la lésion au prix d’une morbidité modérée. Cependant il n’y a pas d’intégration véritable entre le cartilage périphérique et celui de l’autogreffe. Les allogreffes ostéochondrales sont d’utilisation marginale. La thérapie cellulaire par transplantation de chondrocyte ou de cellules souches a connu diverses évolutions techniques. Sa mise en œuvre est conditionnée par l’accès à un laboratoire capable de traiter la biopsie cartilagineuse et d’effectuer les cultures tri-dimensionnelles sur un support matriciel ou au sein d’une matrice macromoléculaire. Ces techniques de bio-ingénierie, à ce jour ne permettent pas encore d’obtenir une réparation cartilagineuse ad integrum malgré de multiples recherches expérimentales qui sont pourtant prometteuses. Elles restent néanmoins les voies thérapeutiques les plus intéressantes pour l’avenir. Enfin, au rebours des traitements biologiques, le remplacement de la perte de substance par un bouton prothétique métallique connaît un développement tout à fait limité.

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  • Communication scientifique

    Lupus cutané, dépression et anxiété

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    Les troubles psychiatriques ou neuropsychiatriques sont fréquemment décrits chez les patients souffrant de lupus érythémateux systémique. La littérature concernant le lupus strictement cutané est plus limitée. Les rares articles sur le sujet sont récents et rapportent tous une prévalence accrue de la dépression et de l’anxiété, qu’il s’agisse de symptômes ou des troubles diagnostiqués. Plusieurs mécanismes peuvent favoriser le développement de troubles dépressifs et anxieux. Tout d’abord, le lupus cutané lui-même affecte la qualité de vie, le sommeil et l’estime de soi. De plus, comme dans d’autres maladies inflammatoires chroniques, l’inflammation pourrait jouer un rôle. L’association de troubles dépressifs et anxieux avec le lupus cutané, fréquente, nécessite d’être explorée systématiquement. En cas de symptômes dépressifs ou anxieux, un diagnostic précis des troubles psychiatriques doit être recherché et une prise en charge proposée si besoin. De plus, la présence de symptômes anxieux doit être considérée comme un signe d’alerte nécessitant d’être vigilant quant à la survenue de troubles psychiatriques ultérieurs chez ces patients.

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  • Communication scientifique

    Obésité maternelle pendant la grossesse et devenir de l’enfant : un problème de santé publique sous-estimé

    Maternal obesity during pregnancy and child outcome: An underestimated public health issue

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    De plus en plus de femmes débutent leur grossesse en situation d’obésité. Le diabète et une prise de poids gestationnel excessive sont souvent associés. Ces perturbations métaboliques et nutritionnelles modifient la physiologie placentaire et l’environnement du fœtus avec des conséquences sur son développement. L’analyse de la littérature montre que nouveau-né de mère en situation d’obésité présente, entre autres, un risque augmenté de mortalité périnatale, de malformations et d’excès de croissance. Plus tard, l’enfant est lui-même exposé à un risque élevé d’obésité, de complications cardio-métaboliques et d’anomalies du neurodéveloppement. Des interventions pour l’amélioration de la nutrition et l’augmentation de l’activité physique pendant la grossesse n’ont pas fait la preuve de leur efficacité pour réduire les risques chez l’enfant, ni la chirurgie bariatrique avant la grossesse. Seul l’allaitement maternel a un effet bénéfique sur la santé de l’enfant à plus long terme. Cette situation représente un enjeu majeur de santé publique et doit être considérée comme une priorité dans les politiques de prévention.

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  • Discours

    Allocution de bilan de présidence pour l’année 2025

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Discours

    Allocution de Présidence pour l’année 2026

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Conférence invitée

    Le trait, la tache et la trace : le corps dans la peinture et la calligraphie en Chine

    Brushstroke, Inkblot, and Trace: The body in Chinese painting and calligraphy

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Conférence invitée

    Le triptyque microbiote–immunité–cerveau dans l’inflammation et la cognition

    The microbiota–immunity–brain tryptic in inflammation and cognition

    Déclaration de liens d’intérêts :
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le microbiote est activement impliqué dans le développement et la régulation du système immunitaire, ainsi que dans la régulation de certaines fonctions du cerveau. La véritable complexité, et la beauté, de ces interactions se révèlent sous le microscope d’une analyse intégrée des échanges entre ces différents compartiments. Ici, je rapporte brièvement, dans un premier temps, nos observations sur l’empreinte immunitaire néonatale induite par le microbiote, empreinte qui détermine la réactivité du système immunitaire à long terme, et ainsi, la susceptibilité de l’individu aux maladies inflammatoires. Dans un deuxième temps, je décris l’influence que le microbiote exerce sur l’état mental et le comportement alimentaire, ainsi que son impact indirect, via le système immunitaire, sur la résilience mentale. Ces résultats sont le fruit d’une recherche transdisciplinaire qui propose une vision holistique de la maladie inflammatoire chronique et de ses conséquences sur le cerveau.

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  • Éloge

    Éloge du professeur Jean-Paul Bounhoure (1933–2024)

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Rapport

    Rapport 25-13. La sobriété dans le soin – principe civique de solidarité

    Sobriety in care – Principle of civic solidarity

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    De nombreux facteurs contribuent à ce que le soin soit devenu un bien de consommation dont on peut abuser : ainsi, la surmédicalisation, l’extra-médicalisation et d’autres facteurs contributifs, concourent à stimuler l’offre et la demande de soins entre convenance, facilité et mercantilisme. La sobriété en soins, à l’opposé de la privation, est un mode d’exercice médical et soignant et de consommation des soins qui privilégie la pertinence et la qualité à la quantité. La surmédicalisation résulte de la rencontre de la propension à prescrire pour rassurer, de façon réflexe ou systématique, et de l’attente addictive de la prescription comme solution à toute plainte. L’extra-médicalisation participe au consumérisme en induisant une prescription qui intègre le champ du bien-être, du confort, des aspirations sociétales et parfois de la compensation d’un vécu social. La fascination pour l’innovation, la promotion pharmaceutique et biotechnologique, certains modes d’exercice de la médecine avec l’intrusion de la financiarisation outrancière stimulent la consommation en soins.

    Les conséquences de ces déviances consuméristes du système de santé sont multiples : le risque iatrogène, l’inéquité des soins, l’impact environnemental avec des retombées écologiques qui ne peuvent être négligées, un insoutenabilité économique qui ne saurait être occultée. L’efficacité de la gestion administrative en strates doit, elle aussi, être évaluée au filtre d’un questionnement éthique sur ses conséquences en termes d’autonomie/responsabilité des professionnels du soin, de bienfaisance/efficacité/pertinence, de non-malfaisance et d’équité des décisions.

    Sur la base de ce constat, l’Académie Nationale de Médecine émet des recommandations destinées aux citoyens et usagers du système de santé, aux professionnels de santé, aux institutions chargées de l’organisation, de la gestion et du financement des soins et aux industriels des produits de santé. Il en va d’un impératif civique de sauvegarde de notre système de solidarité nationale.

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  • Communiqué

    L’Académie nationale de médecine recommande l’obligation de la vaccination contre la grippe pour les professionnels de soins et les résidents en EHPAD

    The French National Academy of Medicine recommends mandatory influenza vaccination for healthcare professionals and residents in nursing homes

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    The prevention of cerebral concussions related to sports practices must be strengthened

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    Artificial intelligence and medical responsibility

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communication scientifique

    Quelles conséquences pour la femme d’une réponse inflammatoire sexuée ?

    Sex-related differences in inflammatory response: Implications for female health?

    Déclaration de liens d’intérêts :
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les femmes présentent, tout au long de la vie, une meilleure survie que les hommes, phénomène observé dès la période néonatale. Si des facteurs comportementaux et environnementaux sont souvent invoqués, ils n’expliquent qu’une partie des différences observées. Les données épidémiologiques et expérimentales montrent de manière constante une immunoréactivité plus élevée chez les femelles, tant chez les humains que dans les modèles animaux, conduisant à une meilleure résistance aux agressions infectieuses aiguës. Les réponses inflammatoires — cellules innées, cytokines, anticorps — semblent plus rapides (mobilisation de départ et retour à l’équilibre) ou plus efficaces dans le sexe féminin, et pourraient contribuer à leur avantage pronostique lors d’infections sévères. Cette supériorité n’est toutefois pas universelle : dans les maladies inflammatoires chroniques, lorsque le processus inflammatoire persiste sans retour à l’homéostasie, les femmes présentent souvent un pronostic plus défavorable, comme observé dans l’asthme sévère, la mucoviscidose ou les connectivites. L’étude de cohortes pédiatriques prépubères montre déjà, avant toute influence hormonale marquée, des différences significatives de marqueurs inflammatoires selon le sexe, suggérant un rôle important des déterminants génétiques, notamment du chromosome X. Cependant ces pathologies chroniques sont beaucoup moins fréquentes que les aiguës et n’ont pas un effet de population déterminant sur l’espérance de vie, meilleure chez la femme. La mise au point discute les mécanismes potentiels — hormones sexuelles, facteurs génétiques, expression différentielle de gènes de l’immunité — et les implications cliniques pour la prise en charge des maladies aiguës et chroniques selon le sexe. Une meilleure compréhension de l’inflammation sexuée ouvre la voie à des stratégies thérapeutiques adaptées au sexe et à l’âge.

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  • Communication scientifique

    Formes juvéniles et pédiatriques de sclérose latérale amyotrophique : une urgence diagnostique

    Juvenile and pediatric forms of amyotrophic lateral sclerosis: A diagnostic emergency

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    Les maladies du motoneurone de l’enfant sont dominées par l’amyotrophie spinale infantile liée à une délétion homozygote du gène SMN1 alors que la sclérose latérale amyotrophique est la plus fréquente des maladies du motoneurone de l’adulte. La forme juvénile de SLA débute, par définition, avant l’âge de 25 ans, mais elle reste anecdotique comme en témoigne le faible nombre de publications qui y est consacré. Des formes pédiatriques, débutant avant 15 ans, sont également décrites, et font l’objet de plusieurs publications récentes de cas isolés ou de courtes séries. Ces cas sont très souvent diagnostiqués tardivement en raison du dogme selon lequel la SLA est une maladie de l’adulte, et parce que leur phénotype dépasse le système motoneuronal. Le diagnostic est porté le plus souvent grâce à l’analyse génétique qui révèle une mutation du gène FUS, un des principaux gènes liés à la SLA. Le principal objectif de cette revue est de faire une mise au point sur la SLA pédiatrique et notamment sur les formes avec mutation FUS car un traitement potentiellement efficace est actuellement en développement.

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