Journal articles

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3394 résultats

  • Communiqué

    Facing medical deserts: a citizen medical service

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  • Communiqué

    Réintégrer les soignants non vaccinés contre la Covid-19 reste une mauvaise option

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  • Rapport

    Accidentologie des trottinettes électriques

    E-scooter accidents

    Avec l’expansion de l’offre de location des trottinettes électriques, l’accidentologie liée à leur utilisation est devenue un problème sanitaire majeur. Les facteurs de risque de cette nouvelle pratique de la micro-mobilité urbaine sont liés notamment à la conception des engins, au comportement des conducteurs, à l’état des voiries et au partage de l’espace public. Pour réduire le nombre d’accidents la première mesure réside dans le respect de la réglementation existante ; encore faut-il également envisager des avancées dans la conception des engins, en termes de sécurité, des règles de prévention pour les conducteurs, comportant formation et protection renforcée, ainsi qu’une réflexion sur le partage de l’espace public dans les centres urbains.

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  • Communiqué

    Covid-19 is still there, the flu is back, let’s protect ourselves!

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  • Rapport

    Rapport 22-12. La Biologie Médicale en France : évolutions et enjeux.

    Laboratory Medicine in France : developments and challenges

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt

    La Biologie Médicale est un maillon essentiel de la prise en charge des patients, tant pour le diagnostic et le suivi des maladies que pour certaines avancées thérapeutiques. Elle est toutefois, depuis quelques années, confrontée à des questions fondamentales concernant son avenir. Le présent rapport s’inscrit dans le prolongement de celui publié en 2018 par les Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie et ne fait malheureusement que conforter une forte dégradation à tous les niveaux. Les pouvoirs publics n’assument pas leur rôle de régulateur, permettant ainsi que la financiarisation à outrance de la Biologie Médicale s’amplifie considérablement et conduise à des regroupements démesurés des Laboratoires de Biologie Médicale (LBM), destructeurs et sources de risques sanitaires. Le résultat est que les LBM de ville, dont on connait déjà la mauvaise répartition territoriale, deviennent progressivement de simples sites de prélèvement, les patients se retrouvant alors seuls, souvent angoissés, avec leurs résultats transmis par internet sans interprétation. Par ailleurs, bien que les progrès dans le domaine de la Biologie Médicale soient incroyables et devraient constituer un pôle d’attractivité majeur pour les jeunes, la désaffection de la discipline est totale et inquiétante. Enfin, l’innovation, dans le cadre des progrès technologiques actuels : dispositifs connectés, intelligence artificielle et mégadonnées (big data), représente un enjeu majeur pour l’avenir. Là encore rien n’est fait, ou presque, alors que les chantiers sont immenses. Après ces constatations alarmantes, le rapport se terminera par une série de recommandations visant à optimiser l’entrée des LBM dans une nouvelle ère.

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  • Rapport

    Rapport 22-11. Prise en charge en urgence dans les unités neurovasculaires des personnes ayant un accident vasculaire cérébral

    Emergency care in neurovascular units for people with stroke

    Les auteurs n’ont pas de lien d’intérêt en rapport avec ce travail.

    État de la question: les unités neuro-vasculaires (UNV) augmentent la proportion de survivants indépendants après un accident vasculaire cérébral (AVC).

    Objectifs: évaluer la prise en charge en UNV, identifier les dysfonctionnements, et les pistes d’amélioration.

    Méthodologie: nous avons (i) consulté la littérature scientifique, les recommandations, les rapports et enquêtes antérieurs, et les textes réglementaires; (ii) mené une enquête sur le fonctionnement des UNV françaises, comparé les régions entre elles, et la France à l’Allemagne et l’Italie; et (iii) auditionné des personnalités qualifiées.

    Résultats: nous avons identifié les dysfonctionnements suivants, responsables de 5 000 décès ou dépendances évitables par an: déficit en nombre de lits de soins intensifs neurovasculaires avec des inégalités territoriales, fragilité de nombreuses UNV par manque de personnel, déficit en nombre de centres de thrombectomie, absence de mesures d’accréditation, absence fréquente de procédures écrites de prise en charge, difficultés d’accès aux moyens d’exploration dans quelques centres, délais intra-hospitaliers excessifs, et insuffisance d’évaluation des pratiques.

     

    Recommandations: (i) créer 75 lits de soins intensifs neurovasculaires, (ii) privilégier l’extension d’unités existantes à la création de nouvelles unités, sauf sans les régions sous dotées; (iii) organiser la filière par territoires avec environ 3 UNV dont une avec thrombectomie pour 1,2 million d’habitants; (iv) augmenter le nombre de neurologues et de “neuro-interventionalistes” en formation pour répondre à la permanence des soins; (v) adapter les effectifs paramédicaux aux spécificités des patients présentant un AVC; (vi) mettre en place une procédure d’accréditation des UNV.

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  • Communiqué

    From Covid-19 to monkeypox, variation on the theme of zoonose

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  • Éditorial

    La conscience dans l’échelle des vertébrés. Je suis, donc je pense

    Consciousness in the vertebrate scale. I am, therefore I think

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Les traitements par ARN interférents et par oligonucléotides antisens actuellement disponibles en France : une mise au point

    Interfering RNA and antisense oligonucleotide treatments currently available in France: An update

    *L’auteur déclare des liens ponctuels (conseils en développement) avec : GSK, Sanofi, Vifor Pharma, Sage Therapeutics, Steba Biotech, Alnylan, TesaroBio France, Insmed, GenSight.

    L’arrivée des vaccins anti Covid-19 à ARN en 2020 ne doit pas occulter le fait que nous disposons déjà depuis plusieurs années de traitements à base d’ARN interférents ou d’oligonucléotides antisens dans un certain nombre de maladies rares de pronostic très sombre telles que l’amylose à transthyrétine, la porphyrie hépatique aiguë, l’hyperoxalurie primitive, l’amyotrophie spinale ou l’hyperchylomicronémie familiale. Si leurs performances, à l’inverse de celles des vaccins, ne sont pour l’instant qualifiées que de progrès thérapeutiques modérés dans les stratégies thérapeutiques opposées à ces maladies, il y a lieu de tenir compte du fait que leur évaluation initiale a été pénalisée par un certain nombre de facteurs défavorables : des essais de petits effectifs, des modalités thérapeutiques à affiner, le manque de recul, sur leurs effets à long terme mais surtout le choix du moment de l’instauration du traitement dans l’évolution naturelle de la maladie. Ce choix n’est pas anodin car l’on imagine mal que les produits utilisés puissent, au-delà d’une simple stabilisation de la maladie installée, permettre sa régression dès lors que certaines lésions constituées sont irréversibles. C’est pourquoi leur mise en œuvre très précoce, éventuellement fondée sur un dépistage génétique, est une piste à saisir dans l’intérêt des patients. Mais, dans le contexte concurrentiel des innovations dans le domaine, ARN interférents et oligonucléotides antisens devront compter avec les thérapies géniques et l’édition du génome par la technique CRISPR-Cas 9.

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  • Rapport

    Rapport 22-10. Anatomie à l’heure du numérique

    Anatomy at digital era

    Liens d’intérêt : néant

    L’anatomie est une discipline essentielle pour le médecin, quel que soit le stade de sa formation d’initiale à continue et tout au long de son exercice. Le numérique est un nouvel outil complémentaire de ceux utiles à l’enseignement et l’apprentissage ; c’est un outil puissant pour l’application de l’anatomie à tous les aspects de la médecine. Il facilite l’interaction entre les anatomistes et les cliniciens, l’interactivité entre les enseignants et les étudiants. Les progrès technologiques en médecine apportent la preuve de la nécessité actuelle d’un savoir anatomique.

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  • Communiqué

    Vaccination against the human papillomavirus (HPV): France is far behind other countries

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  • Présentation ouvrage

    Présentation du livre : J. Battin. Ramond de Carbonnière, savant des lumières, inventeur des Pyrénées. Éditions Fiacre (2021)

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  • Éditorial

    La formation des opérateurs du XXIe siècle

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communiqué

    A real risk of medical device shortage

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  • Rapport

    Rapport 22-09. Perception du risque médicamenteux par le public et rôle des médias

    Perception of medication risk by the public and role of the media

    Des enquêtes d’opinion montrent régulièrement que, dans leur grande majorité, les français ont une perception positive de l’efficacité et de la sécurité d’emploi des médicaments, y compris des vaccins. La défiance ou l’hostilité à leur égard ne sont le fait que d’une petite minorité de la population, mais active et bruyante sur les réseaux sociaux ainsi que dans les médias et surévaluée par les médias et les pouvoirs publics. Pourtant, la pandémie due au SARS-CoV-2 (Covid 19) a confirmé combien la perception du risque médicamenteux par le public est instable, parfois peu rationnelle, combien sont nombreux et complexes les déterminants de cette perception et quel rôle de caisse de résonance des peurs du public ont pu jouer les médias. On peut y voir en filigrane la tendance générale de notre société qui est d’accorder la primauté au risque, au détriment du bénéfice, dans l’appréciation d’une innovation technologique. L’arbre du risque cache souvent la forêt de l’efficacité.

    Cette polarisation des esprits sur les risques, associée à une surestimation des faibles probabilités, témoigne de l’imprégnation de nos mœurs par l’idéologie de la précaution.  A quoi s’ajoutent des facteurs de distorsion tels que le préjugé naturaliste, le relativisme culturel et l’extension planétaire des réseaux sociaux qui répandent dans l’instantanéité de fausses informations plus virales et mieux mémorisées que les vraies, entravant la communication fondée sur les données de la science. Favoriser la juste perception du risque médicamenteux impose de rappeler à la fois les bénéfices, les risques liés à l’action, mais aussi ceux liés à l’inaction ; de tenir le plus grand compte de l’évolutivité des connaissances ; de clarifier les messages institutionnels en les rendant les plus factuels possibles ; de limiter le nombre des émetteurs publics en vue d’aboutir à une plus grande cohérence de leurs messages ; d’avoir la franchise de dire parfois qu’on ne sait pas, la médecine s’exerçant par nature en contexte d’incertitude.

    L’Académie en appelle à une politique pédagogique ambitieuse auprès des jeunes : une formation à l’esprit critique et une acquisition des bases de la culture du risque médicamenteux devraient être instaurées dès le collège. Elle estime en outre que le public est en droit d’attendre des médias une information de qualité, prudente, contrôlée et indépendante des rumeurs, en faisant appel à des experts indiscutables et en privilégiant les données objectives par rapport aux témoignages subjectifs fondés sur des expériences individuelles.

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  • Présentation ouvrage

    Présentation du livre : M. Germain. La reconstruction du nez : une longue histoire chirurgicale. L’Harmattan, Paris (2021)

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Chronique historique

    Cent ans de la Société de chirurgie d’Uruguay : l’influence de l’école française

    One hundred years of the Uruguayan Surgical Society: The influence of the French school

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éditorial

    SARS-COV2, variants, membranes et physique fondamentale

    SARS-COV2, variants, membranes and basic physics

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éditorial

    Tant de violence ignorée par la communauté internationale

    So much violence ignored by the international community

    Aucun lien d'intérêt

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  • Communication scientifique

    Cardiomyopathies aux anthracyclines : détection des patients à risque (résultats de l’observatoire national OFECPACA)

    Anthracyclines cardiotoxicity: Detection of patients with cardiovascular risk factors (results of the OFECPACA national observatory)

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La cardiotoxicité liée à la chimiothérapie est en augmentation du fait, d’une part, du vieillissement de la population et, d’autre part, d’une meilleure efficacité du traitement anticancéreux. Les anthracyclines représentent la base du traitement dans de nombreux cancers solides et hématologiques. La toxicité cardiaque aboutit à une cardiomyopathie hypokinétique. De nombreux traitements associés et/ou adjuvants favorisent l’atteinte cardiaque. Il en est de même de la radiothérapie associée. La fréquence dépend du type d’anthracyclines, de la dose et des facteurs de risque de cardiotoxicité des patients à savoir des antécédents cardiovasculaires et/ou facteurs de risque cardiovasculaires. Il est important de détecter précocement cette cardiotoxicité permettant de mettre en place un traitement efficace rapidement. En collaboration avec le groupe insuffisance cardiaque et cardiomyopathie de la Société française de cardiologie, nous avons mis en place un registre national d’évaluation de l’état cardiovasculaire des patients programmés pour une chimiothérapie aux anthracyclines associés ou non à un traitement par le trastuzumab (OFECPACA). Cinq centres ont participé à l’étude (Grenoble, Marseille, Bordeaux, Lyon, Nice). Deux cent dix-huit patients ont été inclus (72 % femmes, âge moyen 66 ans). En ce qui concerne les antécédents cardiovasculaires, on dénombre 9 % de patients avec une coronaropathie, 7 % avec insuffisants cardiaques, 5 % avec des antécédents de troubles du rythme. Pour les facteurs de risque cardiovasculaires, on enregistre 48 % de patients avec HTA, 26 % avec hypercholestérolémie, 26 % de diabétiques, et 32 % de surpoids ou obésité. À l’échocardiographie, 4 % des patients avaient une FEVG inférieure à 50 % et, sur le plan biologique, 10 % des patients avaient une valeur de la troponine supérieure à la limite supérieure du laboratoire. En conclusion, ces résultats soulignent l’intérêt de développer des centres d’oncocardiologie avec des équipes multidisciplinaires afin d’optimiser la prise en charge des patients nécessitant une chimiothérapie potentiellement cardiotoxique.

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  • Communication scientifique

    La protéine HIP/PAP/REG3A : une protéine avec de multiples activités biologiques et un candidat médicament

    The HIP/PAP/REG3A protein: A molecule with multiple biological activities and a candidate therapeutical drug

    Executive Chairman The Healthy Aging Company.

    La protéine « Human Regenerating Islet-Derived Protein 3α » (REG3A), également nommée « Hepatocarcinoma-Intestine-Pancreas » (HIP) ou pancreatitis associated protein (PAP) est un peptide antimicrobien sécrété par les cellules de Paneth ; c’est également un facteur de survie, de régénération et de différentiation de plusieurs types cellulaires ; elle est impliquée dans la régulation des métabolismes glucidiques et lipidiques et module la composition du microbiote intestinal ; HIP/PAP/REG3A a été impliquée dans des pathologies concernant de nombreux tissus : foie, intestin, pancréas, poumon, cœur, peau, système nerveux central et périphérique.

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  • Communication scientifique

    (Bien)faits et méfaits des compléments alimentaires

    Features and harms of dietary supplements

    LC est actionnaire fondateur de Citrage SAS (société fondée sous l’égide de l’Université Paris-Descartes et incubée au sein de Paris Biotech Santé).
    Au cours des 3 dernières années, LC a reçu des honoraires de : Nutrisens Médical, Citrage, Nestlé Health Science, Les Sources du Pestin, K’Noe Groupe Get et de l’International Council on Amino Acid Science pour des activités de conseil, de Metex Noovistago pour faire une conférence, de Totale Santé SA et de l’International Glutamate Technical Committee pour la rédaction d’articles.

    Par définition, un complément alimentaire est une denrée alimentaire dont le but est de compléter le régime alimentaire normal. Mais les motivations du grand public à consommer ce type de produits dépassent largement ce cadre : ces produits sont utilisés pour être plus beau, rester jeune et en bonne santé, pour prévenir une pathologie, pour se réapproprier sa maladie. La réglementation européenne, transposée dans le droit français, définit différents types d’allégations (nutritionnelle, de santé, de réduction du risque de maladies) dont certaines sont source de confusion avec le médicament. Les compléments alimentaires peuvent être utiles dans certaines situations particulières au cours du cycle de la vie (ex : acide folique chez la femme prévoyant une maternité, vitamine D chez la personne âgée…). Mais ils peuvent provoquer des effets secondaires, voire une véritable perte de chance, en rapport avec leur mésusage, un surdosage, leur association entre eux ou avec des médicaments, leur mauvaise qualité, une confusion entre différentes espèces dans le cas des plantes, la présence de substances masquées et illicites au sein du produit. Ces problèmes se rencontrent principalement pour des produits vendus sur internet. D’où l’importance du dispositif de nutrivigilance auquel les professionnels de santé devraient adhérer plus fortement. Certaines molécules, plantes et extraits de plantes autorisés dans les compléments alimentaires ne devraient pas l’être et la liste positive relative aux plantes doit être urgemment révisée. Enfin, les médecins, les pharmaciens et les diététiciens devraient être mieux formés à l’encadrement de l’utilisation de ces produits.

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  • Rapport

    Rapport 22-07. Le traitement du cancer demain : Place de la chirurgie et des chirurgiens

    Les auteurs n’ont pas de conflits d’intérêt sur le sujet.

    Le cancer est une des principales causes de mortalité en France. Les nouvelles méthodes de prise en charge pluridisciplinaire des cancers ont bousculé la place de la chirurgie. Cette dernière mérite d’être analysée au vu de la réforme du 3e cycle des études médicales qui a modifié la formation des chirurgiens. La chirurgie elle-même s’est transformée avec 3 tendances : une désescalade chirurgicale au niveau tumoral et ganglionnaire, l’apparition de techniques « interventionnelles » dont les opérateurs peuvent être issus des filières médicales ou chirurgicales et une amélioration de la qualité de vie des patients avec une diminution des séquelles de la chirurgie. Une adaptation des chirurgiens et de leurs pratiques à ces évolutions est indispensable. Le chirurgien « oncologue » doit être un chirurgien opérant les cancers de sa spécialité connaissant également l’oncologie pour être capable de discuter avec les oncologues médicaux au cours des RCP indispensables à la bonne prise en charge des patients. Un contrôle de la formation initiale des chirurgiens est effectué au niveau de chaque DES de spécialités mais une formation continue est nécessaire avec une certification répétée au cours de l’exercice dans laquelle doit être intégrée une valence oncologique. Cette valence pourrait être une validation ordinale. A côté de cette qualification des chirurgiens « oncologues », l’instauration de seuils d’activité pour les services traitant les cancers est justifiée mais la nécessité d’un contrôle de la qualité de l’ensemble de la prise en charge tout au long du parcours de soins est indispensable. Le meilleur moyen de ce contrôle est la constitution de registres chirurgicaux pour chaque cancer. Enfin la garantie d’une telle prise en charge chirurgicale ne peut se faire que par un excellent maillage territorial tenant compte de la gradation des soins en chirurgie carcinologique et d’une répartition publique-privée avec un contrôle qualitatif identique.

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  • Communiqué

    Animal reservoir of SARS-CoV-2: a threat to humans?

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  • Communication scientifique

    Évaluation de la recherche et publications scientifiques : quantité ou qualité ?

    Research evaluation and scientific publications: Quantity or quality?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’évaluation est un garant du bon fonctionnement et de l’intégrité de la recherche scientifique. Au fil des années, une tendance forte au développement d’indicateurs quantitatifs a émergé, très souvent fondée sur l’utilisation de paramètres mis au point dans un autre but. C’est le cas, notamment, du facteur d’impact (FI) des journaux scientifiques ou, en France, dans le système hospitalier, du score SIGAPS. Ces indicateurs présentent de nombreux biais qui faussent le processus d’évaluation scientifique, que ce soient des recrutements et des promotions des chercheurs, l’évaluation des laboratoires, l’obtention de contrats de recherche ou l’attribution de prix scientifiques. Dans ce contexte, a été élaborée, il y a une dizaine d’années, la déclaration DORA (declaration on research assessment) qui énonce les principes d’une évaluation juste. Celle-ci repose sur l’examen qualitatif des travaux des chercheurs à travers l’analyse d’un petit nombre d’articles scientifiques choisi par le chercheur, l’échange avec celui-ci et l’évaluation de l’impact de ces recherches, tout en évitant de recourir aux indicateurs quantitatifs (FI, indice de citation, facteur H, etc.). Cette déclaration a été adoptée par un grand nombre d’instances scientifiques internationales et françaises. Il importe que ces principes soient de fait mis en œuvre.

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