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933 résultats

  • Communiqué

    La prévention des commotions cérébrales liées aux pratiques sportives doit être renforcée

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    Intelligence artificielle et responsabilité médicale

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    Zones à faible émission (ZFE) : ne pas oublier l’impact sur la santé

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communication scientifique

    Les jouets et objets connectés à des assistants conversationnels menacent la santé mentale des enfants et des adolescents

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    Pourquoi il ne faut pas taxer l’utilisation d’animaux à des fins de recherche expérimentales

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    Position conjointe de la Conférence des Doyennes et des Doyens de Médecine, de France Universités et de l’Académie nationale de médecine : Proposition de Projet de Loi Numéro 1981 dite « PPL Imbert », votée au Sénat le 20/10/2025

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  • Communiqué

    Hydrochlorothiazide et cancers cutanés : prévenir avant tout !

    Les auteurs déclarent n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    Robotic surgery: for quality training and equitable access

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  • Rapport

    Intelligence artificielle et responsabilité médicale. Quels enjeux ?

    Artificial Intelligence and medical liability. What are the issues ?

    Les auteurs du rapport déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt.

    L’intelligence artificielle (IA) révolutionne le domaine médical, offrant des avancées indéniables pour le diagnostic, le traitement et le suivi du patient. L’exercice professionnel est très encadré, pour garantir la qualité et la sécurité des soins. Ce rapport présente les conséquences de l’utilisation de l’IA par les médecins sur leur responsabilité. De nouvelles obligations naissent de la législation française : code de la santé publique, code de déontologie médicale, loi « informatique et libertés » (1978), loi relative à la bioéthique du 3 août 2021, auxquels s’ajoutent la transposition en droit français de la règlementation de l’Union européenne (UE), notamment, le « Règlement général de protection des données » (RGPD, 2018), le règlement européen sur l’IA (RIA) (« EU AI ACT ») adopté le 13/6/2024 par le parlement européen. Ce dernier texte met l’accent sur les obligations respectives et le partage éventuel de responsabilité entre le « fournisseur » du dispositif utilisant l’IA (développeur, concepteur, fabricant, …) et le « déployeur », qui est le professionnel de santé face à la « personne affectée » (le patient) mettant en cause les conséquences de l’utilisation de l’IA.
    L’information délivrée par le médecin à son patient et la relation qui se noue entre eux dans le cadre de l’utilisation de ces nouvelles technologies est la pièce maitresse de la responsabilité médicale (article L-4001-3 du CSP).
    Aucune décision de justice concernant l’utilisation de l’IA dans le domaine médical n’existe à ce jour (juridictions judiciaires, administratives, disciplinaires, ou commission de règlement amiable). Toutefois la mise en application, en cours, de la réglementation européenne comme française, conduira sans aucun doute à faire évoluer la législation. Le RIA entrera complétement en vigueur le 2 aout 2027.

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  • Rapport

    Rapport 25-11. La natalité en France : mythes et réalités de la crise démographique française. Les Français ont-ils le nombre d’enfants qu’ils désirent ?

    The birth rate in France : Myths and realities of the French demographic crisis Do the French have the number of children they want ?

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien ni conflit d’intérêt

    La France, comme de nombreux pays développés, connaît un recul durable de la natalité. En 2024, malgré un solde naturel encore positif (+17 000), les naissances continuent de diminuer, atteignant un niveau historiquement bas, avec un indice conjoncturel de fécondité de 1,59 enfant par femme, le plus faible depuis un siècle. Cette tendance reflète un vieillissement généralisé de la population, couplé à un report important des maternités vers un âge plus avancé (31 ans en moyenne contre 26,5 ans dans les années 1970). La fécondité après 40 ans progresse, mais ne compense pas le recul global. Les raisons sont multiples. Médicalement, l’infertilité touche environ 15% des couples, souvent aggravée par l’âge croissant des projets parentaux. Si l’Assistance Médicale à la Procréation constitue une réponse, son efficacité diminue avec l’âge, son accès est inégal, et les délais sont souvent dissuasifs. La hausse de la mortalité néonatale et la saturation des services de néonatologie illustrent une crise des moyens hospitaliers. Sociologiquement, l’instabilité économique, le chômage, la crise du logement et les incertitudes géopolitiques ou environnementales freinent les intentions de parentalité. L’éco-anxiété, particulièrement marquée chez les jeunes femmes, alimente le doute sur la pertinence d’avoir des enfants. Dans ce contexte, le modèle familial évolue : recul du mariage, hausse de la monoparentalité, naissance hors union, recul du désir d’enfants nombreux, voire de tout enfant. Pourtant, le nombre d’enfants souhaités reste en moyenne de 2,27 : un écart significatif persiste donc entre désir et réalité. Politiquement, les dispositifs actuels sont jugés inadaptés. Les aides sont complexes, parfois conditionnées aux ressources, les modes de garde sont saturés, le congé parental peu attractif pour les pères. La baisse des investissements publics (de 3,6 % à 2,2 % du PIB entre 2017 et 2021) compromet l’efficacité d’une politique familiale historiquement ambitieuse. La génération née entre 2000 et 2012, issue d’un mini-rebond de natalité représente un espoir de redressement. À l’horizon 2030-2040, elle représentera une cohorte nombreuse d’individus en âge de procréer. Si les conditions sont réunies – emploi stable, logement accessible, égalité femmes-hommes réelle, soutien à la parentalité, prise en compte de l’éco-anxiété – cette génération pourrait inverser la tendance. Elle cristallise un espoir : celui d’un renouveau démographique possible, à condition de comprendre ses aspirations profondes et de répondre à ses doutes. Ce pari nécessite un projet politique cohérent, intergénérationnel et transversal. Le rapport insiste sur un nécessaire changement de paradigme : réformer en profondeur les politiques familiales, renforcer l’accès aux soins de reproduction, garantir une garde d’enfants universelle et stable, et intégrer les dimensions écologiques dans les choix de société. La baisse de la natalité n’est pas encore une fatalité, mais un signal d’alerte exigeant une réponse ambitieuse, adaptée aux réalités contemporaines et centrée sur la confiance à redonner à la jeunesse.

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  • Communiqué de presse

    The Castle of the Insanes (Le Chateau des Insensés) by Paola Pigani

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  • Communiqué

    Birth rate: understanding the decline, removing the obstacles, restoring confidence among younger generations

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  • Communiqué

    Mental health: don’t lose sight of medical issues

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  • Communiqué

    Covid-19: There is still time to vaccinate people most at risk. Let’s protect them!

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  • Rapport

    Rapport 25-10. Les pénuries en médecins spécialistes, hors médecine générale. Pour une territorialisation, de la formation initiale à l’organisation du système de santé

    Shortages of specialist physicians, excluding general medicine Towards a territorial approach, from initial training to the organization of the health system

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien ni conflit d’intérêt.

    La pénurie en médecins spécialistes est une réalité vécue au quotidien très négativement par les Français. Très inégalement répartie sur le territoire national, et fonction des spécialités, cette pénurie est en relation avec quatre phénomènes : un nombre encore insuffisant de spécialistes formés, eu égard aux besoins d’une population vieillissante et à la démographie médicale, une organisation des soins largement fondée sur l’offre et non sur une approche populationnelle, une répartition dans les territoires très déséquilibrée et insuffisamment adaptée aux réalités sanitaires locales, une prise en compte insuffisante des facteurs d’attractivité avec un impact particulièrement préoccupant pour l’exercice libéral.

    Le groupe de travail a auditionné un nombre important de parties prenantes en les réunissant sous forme d’ateliers de travail consacrés aux principales difficultés rencontrées. Il a concentré ses interrogations sur les mesures pratiques qui pourraient améliorer la situation actuelle. Ainsi des recommandations ont-elles été élaborées sur :

    –      la planification des besoins en formation et son organisation en développant une universitarisation territoriale pour l’enseignement théorique et les stages,

    –      l’organisation des soins et les évolutions à apporter en facilitant le décloisonnement du système de santé et en assouplissant les conditions d’exercice tout en prenant en compte les nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle (IA),

    –      la prise en compte des enjeux de l’aménagement du territoire en intégrant le rôle des collectivités locales et du territoire à l’échelon local et régional, en coordination avec les services de l’état (Agences Régionales de Santé),

    –      le développement des facteurs d’attractivité territoriale incitant les jeunes spécialistes à faire le choix d’une installation locale.

    Compte tenu de la complexité et de la diversité des situations locales, une amélioration pratique des pénuries constatées ne pourra être obtenue que grâce à une gestion régionale intégrée adaptée à la situation constatée.

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  • Communiqué

    Eye kerato-pigmentation: a growing trend that is not without risks

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  • Rapport

    Rapport 25-09. Handicaps moteurs, sensoriels, et parentalité

    Motor, sensory disabilities and parenthood

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien ni conflit d’intérêt.

    Si la prise en charge médicale des personnes handicapées a connu des progrès considérables depuis la loi « handicap » de 2005, des difficultés certaines persistent en ce qui concerne les soins gynécologiques et andrologiques, la vie affective, la sexualité et la parentalité. Ce travail, limité aux handicaps moteurs et sensoriels, permet de faire le point de la situation en France et de formuler des propositions d’amélioration.

     

    Les dispositifs existants permettant le suivi et le dépistage gynécologique doivent être maintenus et soutenus. Une coordination plus étroite entre les dispositifs et acteurs existants est souhaitable, afin d’en améliorer la lisibilité, l’efficacité et de réduire les inégalités territoriales. Ce rôle de coordination pourrait être assuré par les Dispositifs Spécifiques Régionaux en Périnatalité.

    Concernant la parentalité, il est fondamental d’anticiper les projets de grossesse, de repérer les difficultés médicales, matérielles et sociales prévisibles, au cours d’une consultation multidisciplinaire préconceptionnelle. Celle-ci devra envisager toutes les étapes de la prise en soins (y compris, si nécessaire, assistance médicale à la procréation (AMP) et diagnostic prénatal). Les conséquences du handicap sur la fertilité masculine doivent être évoquées très tôt, même en l’absence de projet de paternité.

    Le suivi de la grossesse et l’accouchement doivent être effectués par une équipe multidisciplinaire expérimentée, dans un établissement organisé pour l’accueil des personnes en situation de handicap. Des consultations médico-psycho-sociales permettront d’optimiser l’accompagnement et de préparer le retour à domicile. La désignation d’un référent « handicap » dans chaque établissement permettra de jouer un rôle facilitant.

    L’Académie Nationale de Médecine formule des recommandations concernant non seulement l’organisation des soins mais aussi la formation des personnels soignants.

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  • Communiqué

    Vaccinating pregnant women against respiratory diseases: No more hesitation

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  • Communiqué de presse

    The French Academy of Medicine announces the names of the three finalists for its Literary Prize – 2025 Edition

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  • Communiqué

    Organ xenotransplantation: a long-standing ambition now promising

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  • Rapport

    Rapport 25-08. Handicaps sévères de l’enfant, passage à l’âge adulte. Améliorer le parcours de santé afin d’accomplir ses projets de vie.

    Transition to adulthood for children with severe disabilities : Improving their health care pathway to accomplish their life projects

    L’adolescent, puis le jeune adulte en situation de handicaps sévères, présente une double vulnérabilité, celle de ses handicaps et celle de l’adolescence, période à risques dont ceux de comorbidités psychiques. Or, il est confronté au changement complet des équipes médicales, avec une spécialisation accrue et un changement de la relation médecin – patient ainsi que d’établissement médicosocial de vie qui lui sont imposés.

    Il y a ainsi, pour cet adulte en construction et pour ses parents, des risques graves de rupture de soins, de détresse psychologique et de rupture du parcours éducatif.

    Les questions traitées par ce rapport sont celles des enfants en situation de handicaps sévères, définis par le recours indispensable à une aide humaine pour leur autonomie au moins une partie du temps : paralysies cérébrales, troubles du spectre de l’autisme, maladies neuro-musculaires, troubles du développement intellectuel et polyhandicaps.

    Les points communs entre toutes ces situations, apparemment si différentes, sont nombreux et permettent de proposer des recommandations : considérer que l’âge n’est pas le seul facteur déterminant de la transition ; faciliter l’accès aux établissements médicaux sociaux pour adultes par une simplification de leur financement, anticiper et coordonner le processus ; fonder le projet sur les compétences et les potentialités de la personne en s’appuyant sur des évaluations précoces, tracées, actualisées, détaillées et renouvelées ; prendre en compte la double vulnérabilité de la personne ; promouvoir la communication entre tous les acteurs.

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  • Communiqué

    Debate on assisted dying: distinguishing between euthanasia and assisted suicide

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  • Rapport

    Rapport 25-07. Les xénogreffes d’organes, de tissus et de cellules : un plan xénogreffe est nécessaire en France

    Organ, tissue and cell xenografts: France needs a xenograftplan

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt.

    La pénurie croissante de greffons et les progrès de la biologie moléculaire ont remis en lumière l’intérêt des xénogreffes de porcs génétiquement modifiés. Les résultats encourageants des premières xénogreffes réalisées chez l’Homme depuis 2021 aux Etats Unis et en Chine ont incité le groupe de travail à identifier les étapes à franchir pour faire bénéficier les patients français de cette innovation de rupture. Si les obstacles immunologiques, infectieux, physiologiques, réglementaires, éthiques et sociétaux sont nombreux, ils sont tous surmontables. Aussi, pour éviter  un décrochage de la France en Transplantation et, plus globalement, en sciences biomédicales, l’Académie nationale de Médecine appelle à la mise en place d’urgence d’un plan Xénogreffes et recommande : 1- d’investir massivement dans la recherche fondamentale, en particulier dans l’identification des mécanismes des rejets dans lesquels la France dispose d’une expertise internationalement reconnue.2- de créer en France ou en Europe des porcs transgéniques basés sur l’analyse de ces mécanismes.3- de créer une ferme « pharmaceutique » capable d’élever ces porcs transgéniques.4- d’élaborer les règles de bonne pratique complétant la loi de 1998 permettant la production et de distribution de ces organes.5- de définir un cadre éthique et sociétal pour utiliser ces organes pour que leur utilisation soit une chance nouvelle pour les patients.

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  • Avis

    Avis inter-académique. Amélioration de l’évaluation des projets utilisant des animaux à des fins scientifiques

    Improving the assessment of projects using animals for scientific purposes

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  • Communiqué

    Severe accidents due to collisions between skiers

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  • Communiqué

    Legalizing “recreational” cannabis use would cause serious public health problems

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  • Communiqué de presse

    Epidemiological surveillance of zoonoses and prevention of the risks of dangerous virus manipulation in laboratories Recommendations of the French Academy of Medicine, without any controversy

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  • Rapport

    Rapport 25-06. De l’origine du SARS-CoV-2 aux risques de zoonoses et de manipulations dangereuses de virus

    From the Origin of SARS-CoV-2 to the Risks of Zoonoses and Dangerous Virus Manipulation

    Christine ROUZIOUX, Patrick BERCHE, Patrice BINDER, François BRICAIRE, Yves BUISSON, Bernard CHARPENTIER, Etienne DECROLY ne déclarent aucun lien ni conflit d’intérêt ; Jean-François DELFRAISSY déclare être Président actuellement du Comité consultation national d’éthique et ancien Président du Conseil scientifique covid-19 auprès du gouvernement.

    Cinq ans après le début de la pandémie de COVID-19, l’origine du virus SARS-CoV-2 reste une énigme. L’hypothèse de l’origine naturelle est opposée à celle d’un virus manipulé dans un laboratoire à Wuhan en Chine, point de départ de la pandémie. Connaître l’histoire de la pandémie permet une analyse des risques. Les risques zoonotiques restent majeurs et persistent voire augmentent ; il est donc nécessaire d’établir des recommandations en matière de surveillance épidémiologique.  Les risques liés aux manipulations génétiques de virus sont également croissant et il faut sensibiliser les chercheurs et les étudiants face à leurs responsabilités scientifiques et éthiques liées à la finalité de leurs travaux et face aux risques d’accidents/incidents de laboratoire. Le contexte actuel de développement technologique en biologie incluant l’IA peut induire de graves conséquences en l’absence de contrôle et de réflexion sur leurs impacts possibles, notamment sur en matière de biosécurité.

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  • Communiqué

    CAR-T cells targeting GD2: a hope for children with neuroblastoma

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  • Communiqué

    Treatment of solid cancers with cell-based therapies: a hope that is becoming a reality

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  • Communiqué

    Recent US measures: harmful consequences for global health and international medical research

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  • Rapport

    Rapport 25-05. Vaccination des femmes enceintes: répondre aux enjeux actuels

    Vaccination during pregnancy: addressing the challenges

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt

    La vaccination pendant la grossesse est désormais un outil important de prévention pour protéger la mère et/ou le nouveau-né et le jeune nourrisson contre des maladies potentiellement graves. Elle s’inscrit dans une stratégie globale de prévention pour la femme et pour l’enfant à naître qui commence avant la grossesse et se poursuit en post-partum en vue d’une grossesse ultérieure, en complément de l’hygiène et des gestes barrière.

    Actuellement en France, quatre vaccinations sont recommandées aux femmes enceintes, à chaque grossesse contre la coqueluche et de façon saisonnière contre la grippe, la Covid-19 et plus récemment contre le virus respiratoire syncytial (VRS), en alternative à l’immunothérapie passive du nouveau-né. L’efficacité et la tolérance sont clairement démontrées pour chacun de ces vaccins. Face au constat d’une couverture

    vaccinale insuffisante chez les femmes enceintes, l’objectif du présent rapport est d’analyser les obstacles afin de proposer des mesures pour améliorer la prévention vaccinale dans le contexte de la grossesse.

    Le premier motif de non-vaccination des femmes enceintes est l’absence de proposition par les professionnels de santé. Les autres facteurs sont la peur d’effets défavorables pour le bébé, l’absence de crainte de la maladie, et la méfiance envers les vaccins. La principale motivation des mères pour se vacciner est de protéger l’enfant à naître.

    Ainsi, pour améliorer la protection vaccinale, les mesures à prendre doivent toucher à la fois les professionnels de santé, les pouvoirs publics et la population.

    L’Académie nationale de médecine rappelle que la vaccination est une mission prioritaire de santé publique. Elle recommande : 1) d’inscrire les vaccinations dans le suivi prénatal usuel, en fournissant à chaque femme enceinte une information claire, cohérente et individualisée, en respectant son autonomie ; 2) de rendre la vaccination facilement accessible à toutes les femmes enceintes dans des lieux diversifiés : maternités, cabinets de médecins et de sages-femmes, PMI, pharmacies et assurer la coordination avec le carnet de vaccination numérique; 3) de former et de mobiliser les professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des femmes enceintes, et mener des actions dans les régions où la vaccination est la plus faible ; 4) de développer la recherche en vaccinologie adaptée à la grossesse ; 5) d’analyser périodiquement l’évolution des pratiques et des couvertures vaccinales.

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  • Avis

    Avis. Monoxyde de carbone, tabac et femme enceinte

    Carbon monoxide, tobacco and pregnant women

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  • Communiqué de presse

    Notice of the French Academy of Medicine regarding non-European Union Diploma Practitioners (PADHUE)

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  • Communiqué

    How to better manage cardiovascular risk factors in the elderly ?

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  • Rapport

    Rapport 25-04. La formation médicale initiale

    Medical initial training

    Les auteurs du rapport déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt.

    L’évolution rapide des sciences et des technologies médicales impose aux universités une adaptation constante pour former efficacement les futurs médecins. En 2025 la médecine ne se limite plus aux disciplines traditionnelles : de nouvelles spécialités émergent, comme la médecine de proximité, l’infectiologie ou la médecine interventionnelle, entraînant une diversification et une surspécialisation des pratiques.

    Si l’université transmet un savoir scientifique et médical, elle ne prépare pas les étudiants à l’exercice réel du métier. Les stages hospitaliers ne couvrent pas tous les aspects de la profession, notamment la gestion quotidienne du cabinet et la coordination avec d’autres professionnels de santé.

    Les réformes successives des études médicales, notamment le passage de la PACES au système PASS/LAS, s’avèrent des échecs expliquant la fuite massive des étudiants à l’étranger pour se former.

    L’académie de médecine propose de : simplifier, raccourcir, professionnaliser, humaniser et apprendre à partager, impliquant les transformations suivantes :

    – créer une Licence santé (3 ans) commune aux professions médicales ;

    – un Master médecine (2 ans) suivi des EDN + ecos ouvrant à l’internat ;

    – un Doctorat en médecine (4 ou 5 ans ) selon les spécialités (desc).

    Elle précise l’urgence à : introduire ou augmenter le temps de formation concernant l’économie de santé, l’organisation du système de santé, les sciences numériques et la cybersécurité, l’art de l’écoute et du partage, les techniques de management.

    Elle propose de :

    – Généraliser les facultés de santé à toutes les universités concernées.

    – D’établir un oral sous la forme d’un entretien pour les étudiants ayant réussi leur examen écrit de première année.

    – Augmenter le service sanitaire, par des stages de découverte et débuter le Contrat d’engagement de service public (CESP) dès la 2° année.

    – Supprimer le classement des ECOS.

    – Introduire un entretien en fin de deuxième cycle (motivation, orientation) et régionaliser une partie de l’internat.

    – Accroître les moyens matériels et humains dans les UFR, CHU et autres structures de formation.

    – Proposer un clinicat de deux ans renouvelable en fin de cursus pour ceux souhaitant poursuivre une carrière hospitalo-universitaire.

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  • Communiqué de presse

    The French Academy of Medicine publishes its report on the determinants and impacts of food quality on human nutrition and health

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  • Rapport

    Rapport 25-03. Les effets néfastes retardés du sport intensif. Partie 1 : les commotions cérébrales dans le sport

    The delayed effects of intensive sport. Part 1: Concussions in sport

    Les auteurs ne déclarent aucun lien d’intérêt.

    Les commotions cérébrales (CC) représentent 5 à 9 % de tous les traumatismes liés à la pratique du sport, mais avec une grande variabilité suivant le type de sport. Compte tenu des politiques mises en place afin de développer la pratique du sport amateur et de loisir, il est fort probable que ces données de prévalence soient très largement sous-estimées.

    De nombreux arguments épidémiologiques existent pour considérer que les CC peuvent être à l’origine de maladies neurodégénératives, encéphalopathie chronique traumatique, sclérose latérale amyotrophique ou maladie d’Alzheimer. Il en est de même pour les impacts crâniens sous-commotionnels dont la répétition à l’entrainement ou en compétition est à l’origine d’une mortalité par sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie d’Alzheimer plus importante que dans la population générale.

    C’est la raison pour laquelle la mise en place de stratégies de prévention est essentielle afin de réduire le risque de développement de ces pathologies neurodégénératives. De telles stratégies doivent reposer à la fois sur une amélioration des équipements de protection (casques, protections intra-buccales dans certains sports), une meilleure préparation physique et technique des sportifs et l’adaptation de règlements sportifs.

    Du côté médical, une meilleure sensibilisation des professionnels de santé à la reconnaissance des CC, à leur diagnostic précoce, à la mise en place de programmes adaptés de récupération des fonctions neurologiques (en utilisant les ressources de télémédecine) et à l’application de critères stricts de retour en compétition sont indispensables pour réduire les effets à long terme des CC. Enfin, la formation des cadres sportifs non-professionnels de santé à la reconnaissance de signes suspects de CC tient une place importante pour la prévention des effets à long-terme des CC répétées.

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  • Rapport

    Rapport 25-02. Prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire des personnes âgées de 75 ans et plus

    Management of cardiovascular risk factors in people aged 75 and over

    Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de morbidité et de mortalité chez les sujets âgés de 75 ans et plus, en raison des altérations structurelles et fonctionnelles du cœur et des vaisseaux liées à l’âge, ainsi que de l’exposition cumulative aux facteurs de risque cardiovasculaire. Cette population présente une très forte croissance démographique ainsi qu’une hétérogénéité importante au niveau de l’état de santé et des capacités fonctionnelles : c’est à partir de cet âge qu’un pourcentage important de sujets présentent une fragilité croissante avec un déclin important des capacités physiques et mentales, et de plus en plus de maladies chroniques. Les sujets âgés les plus fragiles sont souvent à très haut risque de complications cardiovasculaires graves, et nécessitent donc des traitements médicamenteux préventifs et curatifs ; cependant, cette même population étant la plus vulnérable aux effets indésirables des traitements, cela peut conduire à des stratégies médicamenteuses moins agressives.

    L’objectif de ce rapport est de contribuer à une prise en charge personnalisée, coordonnée et holistique des facteurs de risque cardiovasculaire chez les sujets âgés de 75 ans et plus en fonction de leur niveau de fragilité et de leur état fonctionnel, et non de leur âge chronologique, afin d’éviter un surtraitement des plus fragiles, ou un sous-traitement des plus robustes.

    Le groupe de travail de l’Académie, créé en Mars 2024 et composé de 14 membres, a rédigé ce rapport après avoir auditionné 14 experts.

    Ce rapport souligne l’importance du dépistage systématique de la fragilité et des capacités fonctionnelles des personnes âgées pour l’évaluation du rapport bénéfice/risque des différentes stratégies de prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire (FdR CV). La généralisation de cette approche innovante nécessite une formation de tous les professionnels de santé en contact avec des patients âgés aux notions gériatriques de base, et en particulier aux méthodes de dépistage des capacités fonctionnelles et de la fragilité.  Le rapport insiste également sur l’intérêt de la décroissance thérapeutique chez les plus fragiles, chez qui les effets indésirables des traitements sont les plus fréquents et les plus graves. L’intervention de professionnels de santé et l’utilisation de nouvelles technologies peuvent aider au suivi du contrôle des FdR CV et à la diminution des erreurs de la prise médicamenteuse. Ce rapport met également l’accent sur la nécessité d’améliorer la prise en charge des résidents d’EHPAD à haut risque CV en proposant l’intervention d’équipes mobiles externes qui pourront suivre de façon régulière l’évolution de leur état clinique. Enfin, il est urgent de promouvoir des études cliniques de qualité en y incluant les patients âgés fragiles qui en sont actuellement le plus souvent exclus.

    Les recommandations proposées s’adressent aux autorités politiques, aux universités, aux médecins et autres professionnels de santé, ainsi qu’aux patients et leurs aidants. Une action commune de tous ces acteurs est nécessaire afin de faire rentrer la sensibilisation et les pratiques gériatriques dans la vie quotidienne.

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  • Communiqué

    Vaccinating seniors: a neglected prevention duty

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  • Communiqué

    Early diagnosis and preventive treatments for the progression of renal fibrosis

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  • Communiqué de presse

    Partners serving science : The Parliamentary Office for the Evaluation of Scientific and Technological Choices, the Academy of Sciences and the French National Academy of Medicine open the second phase of their partnership

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  • Communiqué

    When obesity becomes a disease

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  • Rapport

    Rapport 25-01. L’inégalité de prise en charge de l’infarctus du myocarde chez les femmes en France

    Inequality in the management of myocardial infarction in Women in France

    Les auteurs du rapport déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt

    Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Des registres nationaux ont démontré une inégalité dans la prise en charge de l’infarctus du myocarde chez la femme entrainant une surmortalité. L’objectif de ce rapport est de sensibiliser la population et l’ensemble des acteurs de santé à cette problématique cruciale et de formuler 4 recommandations concrètes pour améliorer la prévention, le diagnostic, la gestion et surtout le pronostic de cette maladie chez la femme.

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  • Communiqué

    Confidentiality of ethical assessment in the context of animal use for scientific purposes

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  • Rapport

    Rapport 24-13. La culture générale, pilier d’une médecine humaniste

    General knowledge as the mainstay of an humanist medicine

    Les auteurs ne déclarent aucun lien ni conflit d’intérêt.

    La déshumanisation de la médecine de soins, amplement démontrée, a partie liée avec le déclin de la culture générale et un enseignement trop centré sur les matières scientifiques à caractère universel. Les objectifs visant à développer le sentiment empathique chez les médecins en formation, doivent être fondés sur la stimulation de l’intérêt pour la culture générale et, notamment, sur l’incitation à la lecture et l’interprétation d’œuvres d’art pictural.  Dans cet esprit, il paraît nécessaire de mettre en place, dans chaque faculté de médecine, un « Département de Philosophie et Pédagogie de la Santé » dirigé par un philosophe de profession, afin de créer un véritable accompagnement culturel des étudiants, tout au long de leur cursus, dans le but ultime d’améliorer la relation médecin-patient et, partant, de restituer la dimension humaine du soin.

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  • Communiqué

    “VISCERAL AND CRANIAL” OSTEOPATHY IN NEWBORNS : A QUESTIONABLE PRACTICE

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  • Communiqué

    Learning surgery in humans still depends on the use of some big animals

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  • Rapport

    Rapport 24-12. Déterminants et impacts de la qualité sanitaire de l’alimentation sur la nutrition et la santé humaines

    Determinants and impacts of food safety on human nutrition and health

    Absence de conflit d’intérêt – pour tous les auteurs du rapport

    Les composés potentiellement toxiques de l’alimentation font l’objet de de larges débats contradictoires pour leurs effets sur la santé. Ils regroupent les xénobiotiques provenant de la pollution et des traitements de l’agriculture, les mycotoxines et les additifs utilisés dans la transformation des aliments. Le marché agroalimentaire européen est soumis à des réglementations plus contraignantes que les marchés américains et asiatiques, avec cependant une ouverture de plus en plus grande à la mondialisation des échanges. Un groupe de travail (GT) a auditionné des experts et acteurs du domaine pour approfondir trois questions : quels sont les enseignements et les limites de la toxicologie alimentaire? La traçabilité des sources et des modes de productions est-elle une réponse à l’enjeu de sécurité alimentaire face à la mondialisation ? Les labels de qualité alimentaire sont-ils suffisants pour assurer une information objective du consommateur sur la prévention du risque?  Le GT constate une politique très volontariste de la France en matière d’affichage de la qualité qui contraste notablement avec l’insuffisance de contrôle du respect des règlementations européenne et nationale. Le GT a retenu 6 recommandations : 1- Inscrire le droit à l’alimentation dans le Droit français et européen pour garantir un accès à une alimentation saine, sûre, digne et durable. 2- Reconnaître une exception agro-alimentaire, notamment dans le cadre des échanges commerciaux. 3- Renforcer la fréquence des contrôles par l’Etat, avec l’obligation de contrôles élargies pour les gros acteurs de l’industrie agro-alimentaires. 4- Instaurer une réglementation et des mesures assurant au consommateur un accès aux produits avec label AB équivalent à l’accès aux productions conventionnelles. 5- Soumettre les produits transformés et ultra transformés à une obligation de contrôles en fin de chaine de production. 6 – Interdire l’utilisation non réglementée de composés chimiques non évalués par les agences européennes par application du principe de précaution.

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  • Rapport

    Rapport 24-11. Offre de soins en cancérologie adulte

    Adult cancer care

    Les auteurs ne déclarent pas de conflits d’intérêts

    La fréquence des cancers en France a doublé depuis trente ans. Malgré une organisation très structurée, il existe des difficultés et des inégalités territoriales de prise en charge tout au long du parcours de soins. Concernant la prévention, une analyse des besoins avec la recherche des populations concernées, une planification des offres et une évaluation des résultats sont indispensables. Les réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) doivent être inter établissements évitant des décisions « monolithiques » et facilitant l’accès aux techniques innovantes, aux protocoles de recherche clinique et aux RCP de recours. La caractéristique génomique des tumeurs est indispensable et repose sur la détection d’anomalies du génome effectuée de façon ciblée (test compagnon) ou de préférence d’une manière plus globale (séquençage haut débit : NGS). Une interaction entre pathologiste et biologiste moléculaire est indispensable avec des comptes rendus unifiés et standardisés. Pour la chirurgie pour lesquels des seuils d’activité et une gradation de soins ont été définis, la radiothérapie où une forfaitisation tarifaire par traitement, identique entre le public et le privé est en cours de mise en place et l’oncologie médicale, il est indispensable de créer des parcours territoriaux de soins équilibrés avec un engagement opposable entres centres de référence et centres de proximité.  Une politique nationale incitant aux métiers orientés vers la cancérologie doit être largement proposée avec une qualification spécifique des chirurgiens oncologues et une amélioration des parcours professionnels pour les personnels paramédicaux. Les soins de support doivent débuter dès la prise en charge avec une articulation hôpital-ville

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