Articles du bulletin

Depuis 2019 le Bulletin est édité en collaboration avec Elsevier-Masson. Les rapports de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. L'accès aux autres textes peut être obtenu sur le site Em-Consulte. Pour soumettre un article, merci de consulter nos instructions aux auteurs.



3049 résultats

  • Communiqué

    Faut-il modifier les gestes barrière face à l’irruption de variants du SARS-CoV-2 ?

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Infection à VIH et vaccination anti-SARS-Cov2

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Élargir le délai entre les deux injections de vaccin contre la Covid-19 : quels risques pour quels avantages ?

    Extending the time between the two injections of the Covid-19 vaccine: what risks for what benefits?

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  • Communiqué

    Vaccination anti-Covid19 : il n’est plus temps d’attendre

    Vaccination against Covid: no longer time to wait

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  • Communiqué

    Quel consentement à la vaccination contre la Covid-19 pour les personnes âgées résidant en établissements?

    What consent to vaccination against Covid-19 for elderly people living in institutions?

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Impact de la pandémie de Covid-19 sur les violences domestiques

    Impact of the Covid-19 pandemic on domestic violence

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  • Discours

    Le pouvoir médical

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Vaccination contre la Covid-19, pourquoi hésiter ?

    Vaccination against Covid-19, why hesitate?

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Respecter les gestes barrières sans sacrifier ses mains

    Respecting barrier gestures without sacrificing his/her hands

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  • Communication scientifique

    Plaquettes sanguines de culture : état de l’art

    Cultured platelets

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les plaquettes sanguines sont des éléments anucléés du sang. D’un diamètre de 2 à 3μm, ce sont les plus petits éléments figurés du sang. Alors que leur rôle principal est d’arrêter ou prévenir les saignements, elles sont également impliquées dans d’autres fonctions, comme l’immunité, l’inflammation ou la progression tumorale. L’essor des biotechnologies et les connaissances acquises sur les mécanismes qui régulent la biogénèse des plaquettes permettent aujourd’hui d’envisager la production de plaquettes de culture. Dès lors, ce type de produit pourrait avoir sa place pour relever un certain nombre de défis transfusionnels comme l’allo-immunisation ou les états réfractaires. Cependant les rendements de culture restent faibles et de nombreux obstacles doivent encore être franchis avant d’envisager une application en transfusion. Cet article recense les arguments qui motivent la production de plaquettes de culture à visée transfusionnelle et récapitule les principales avancées dans le domaine tout en soulignant ses limites.

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  • Communication scientifique

    Du laboratoire à l’usage clinique : le défi de la production de plaquettes in vitro

    From the bench to the clinic: The challenge of translating platelet production in vitro

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Bouet a été financée par le National Institute for Health Research, UK ; Ghevaert et Foster par le National Health Service Blood and Transplant, UK ; Mookerjee par le Wellcome Trust. Les données ont été générées et analysées en utilisant les financements provenant des financeurs mentionnés précédemment et ont été incorporées dans cet article.

    La transfusion de plaquettes, aujourd’hui totalement dépendante des dons des bénévoles, constitue un besoin vital permanent pour tous les patients thrombo-cytopéniques suite à un trauma, une chirurgie ou des suites d’une pathologie (particulièrement le cancer). La production de plaquettes in vitro représente une avancée et une solution technologique et scientifique majeure qui permettrait de pallier des problématiques logistiques (approvisionnement, stockage, etc.) et médicales (compatibilité, biosécurité). L’émergence et la concrétisation de cette innovation vont de pair avec une maîtrise totale et harmonisée entre les laboratoires du contrôle de la qualité des plaquettes produites in vitro, ainsi que leur efficacité et leur biosécurité pour un usage clinique.

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  • Éditorial

    Maladies émergentes : médecins et vétérinaires en première ligne pour une seule santé

    Emerging diseases: Doctors and veterinarians on the front line for a single health

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Arboviroses émergentes : fièvre West Nile, fièvre catarrhale ovine et virus Schmallenberg

    Emerging vectorial diseases: West Nile fever, Bluetongue and Schmallenberg

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’augmentation des échanges internationaux, au cours de ces trente dernières années, les modifications climatiques engendrées par la révolution industrielle, les perturbations des écosystèmes, … sont quelques-uns des facteurs susceptibles d’expliquer la dynamique d’émergence de maladies dans les régions du monde où elles n’étaient pas présentes. Ainsi en 1999, le virus West Nile a été introduit sur le continent américain où il s’est disséminé à grand vitesse. Aux États-Unis, 2 381 décès et plus de 25 000 formes neuro-invasives ont été enregistrés chez l’Homme de 1999 à 2019. Dans le domaine des maladies animales, deux virus ont défrayé la chronique en Europe : le virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) et le virus Schmallenberg (SBV). Le virus de la FCO, jusqu’alors absent d’Europe a été introduit en 1999. De nombreux sérotypes (1, 2, 4,6, 8, 9, 25, 27) ont depuis cette date, été identifiés dans l’Union Européenne. Le virus Schmallenberg, quant à lui, a été identifié en 2011 dans le nord de l’Allemagne et a rapidement diffusé sur tout le continent. Ce virus n’avait jamais été identifié dans le monde jusqu’à alors. Ces trois virus (WNV, FCO et SBV) sont transmis par des arthropodes vecteurs (moustiques et culicoïdes). Ces émergences illustrent bien les défis auxquels nos pays seront confrontés dans les années à venir, en santé publique, humaine et vétérinaire.

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  • Communication scientifique

    Nouveaux aspects de la lutte contre la rage

    New aspects of rabies control

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La rage est encore aujourd’hui responsable d’environ 60 000 décès humains par an, principalement dans les populations démunies en Afrique et en Asie. Pourtant, depuis le développement du premier vaccin par Louis Pasteur, il y a 130 ans, les mesures prophylactiques se sont considérablement améliorées et allégées. Elles sont désormais composées du vaccin associé à des immunoglobulines antirabiques d’origine équine ou humaine purifiées. Mais, d’une manière générale, les protocoles de prophylaxie post-exposition sont longs et coûteux et les immunoglobulines, qui servent à la sérothérapie associée, sont chères et peu accessibles dans les pays en voie de développement. Enfin, la rage chez l’Homme reste incurable lorsque les symptômes apparaissent, voire même lorsque les patients sont pris en charge trop tardivement pendant la période d’incubation. Dans ces deux cas, des approches, qui laissent espérer un changement de paradigme au bénéfice des populations exposées, ont été développées. Enfin, les campagnes de vaccination antirabique de masse des chiens, qui constituent la mesure de prévention de la rage chez l’Homme la plus efficace et la moins coûteuse, se heurtent à des difficultés d’implémentation et présentent, parfois, une efficacité modérée. À ce titre, l’identification et l’analyse des moteurs épidémiologiques, conditionnant la circulation du virus dans les populations canines, permettent de mieux comprendre les points clés du contrôle qui doivent être associés à ces campagnes.

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  • Communication scientifique

    De nouvelles habitudes alimentaires, de nouveaux risques parasitaires : l’exemple du poisson

    New eating habits, new parasitic risks: The example of fish

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Introduction

    Il y a une vingtaine d’années l’explosion massive de restaurants « japonais » servant du poisson cru a popularisé de nouvelles habitudes culinaires en France. Parallèlement, les consommateurs ont pris pour habitude de préparer eux-mêmes, à domicile, des plats à base de poissons crus ou marinés. En conséquence, la mise en évidence de larves de vers parasites vivants dans la chair de poisson crue est fréquente et une source d’inquiétude pour les professionnels ou les cuisiniers amateurs. Parfois, ces vers sont recrachés ou extirpés après fibroscopie chez des patients ayant présenté de violentes douleurs épigastriques rapidement après consommation de poissons crus. L’objectif de cet article est de faire le point sur les principales parasitoses transmises à l’Homme par la consommation de poisson cru en France.

    Méthodes

    Cet article est basé sur l’expérience personnelle des auteurs, sur des références bibliographiques choisies préférentiellement dans la littérature française et sur les résultats du programme de recherche Fish Parasites (ANR).

    Résultats

    De 2011 à 2014, l’action Fish-Parasites (ANR) a évalué la prévalence du parasitisme chez des poissons de mer et d’eau douce appartenant à 29 espèces. Environ 57 % des poissons de mer étaient parasités par des Anisakidae. Des larves de Dibothriocephalus latus ont été retrouvées dans les brochets, perches et lottes du lac Léman, mais chez aucun des poissons examinés des lacs d’Annecy ou du Bourget. En ce qui concerne l’anisakidose humaine, une enquête rétrospective a été réalisée sur les années 2010 à 2014 auprès de tous les laboratoires hospitalo-universitaires de parasitologie de France. Trente-sept cas d’anisakidose ont pu être répertoriés dont 18 cas d’anisakidose allergique. Six cas supplémentaires d’allergie sévère aux Anisakidae ont été rapportés au réseau national d’allergovigilance sur cette même période.

    Conclusions

    Malgré l’augmentation de la consommation de poissons crus, et par rapport à des études antérieures, les cas d’anisakidose diminuent, mais leur potentiel allergisant est en augmentation. L’incidence de la dibothriocéphalose, après une certaine tendance à l’émergence sur les bords du lac Léman il y a une vingtaine d’années, est actuellement en diminution, mais des cas sporadiques d’importation sont toujours rapportés. Des actions auprès des professionnels (enquête, mise à disposition d’éléments d’information et de communication) et des programmes de recherche sur la maîtrise du risque lié aux parasites sont poursuivis et ont abouti à une mise à jour de l’instruction technique de la Direction générale de l’alimentation sur la maîtrise du risque parasitaire chez les poissons.

     

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  • Communication scientifique

    Problèmes de santé publique liés à la consommation de fruits de mer

    Public health issues associated with seafood consumption

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les produits alimentaires tirés de la mer pourraient être une solution pour faire face à la demande alimentaire mondiale qui sera multipliée par deux d’ici 2050. Les fruits de mer englobent une grande variété d’organismes marins comestibles, à l’exception des poissons et des mammifères. Il s’agit des mollusques, crustacés, échinodermes et algues. Comme tout aliment, les fruits de mer peuvent comporter des dangers transmis à l’Homme par la voie alimentaire, qui ont une incidence sur la santé du consommateur. Ces dangers sont à la fois biologiques (virus, bactéries, parasites) et chimiques (toxines, allergènes, substances chimiques, microplastiques). L’exposition des populations à ces dangers par la consommation de fruits de mer s’explique notamment par leur mode de production et les habitudes de leur consommation. Tout d’abord, la qualité sanitaire des fruits de mer reflète la qualité du milieu aquatique dans lequel ils sont prélevés, qui peut être contaminé par différentes pollutions (fécales ou chimiques, chroniques ou accidentelles). Ensuite, les produits sont manipulés, souvent traités sans emploi d’additifs ou de conservateurs chimiques, et finalement distribués sans autre moyen de conservation que la réfrigération ou la congélation. Enfin, les habitudes alimentaires de ces produits favorisent l’exposition à certains dangers. La sécurité sanitaire de ces produits doit être intégrée tout au long de la chaîne alimentaire, sous la responsabilité partagée par tous les acteurs de la filière de production. La sécurité sanitaire des fruits de mer apparaît comme un enjeu de santé publique émergent de portée mondiale, car la mer ne s’arrête pas aux frontières.

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  • Éditorial

    Crise de la Covid-19 et Académie nationale de médecine

    Covid-19 crisis and National Academy of Medicine

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éditorial

    Reconnaître l’exercice médical du management : quelques enseignements de l’étranger

    Acknowledging leadership as a constituent of medical practice: An international outlook

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éditorial

    Vous avez dit retraite…?

    How do you feel about retirement…?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts

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  • Communication scientifique

    La culture de plaquettes à partir de cellules souches pluripotentes induites

    Novel platelet pharming using human induced pluripotent stem cells

    K.E. a soumis des brevets liés aux travaux des références [16, 18, 33, 42, 44, 69]. K.E. est un co-fondateur de Megakaryon Corporation. Les intérêts de K.E. ont été investigués et sont gérés par l’université de Kyoto en accord avec ses règles de conflits d’intérêts.

    En raison des limitations de texte, plusieurs études ayant néanmoins grandement participé à l’avancement de la production de plaquette ex vivo n’ont pas pu être mentionnées. Les auteurs s’excusent de ces omissions.

    La production in vitro de plaquettes offre une opportunité de résoudre les problèmes liés aux limitations d’approvisionnement et à la sécurité des dons de produits dérivés du sang. Les cellules souches pluripotentes induites – ou iPSC – sont une source idéale pour la production de cellules à des fins de thérapies régénératives. Nous avons précédemment établi avec succès une lignée mégacaryocytaire immortalisée à partir d’iPSC. Celle-ci possède une capacité de prolifération fiable. Par ailleurs, il est possible de les cryoconserver. Elle est donc une source adaptée de cellules primaires pour la production de plaquettes suivant les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF). Dans le même temps, la capacité améliorée des bioréacteurs à reproduire certaines conditions physiologiques, telle que la turbulence, de pair avec la découverte de molécules favorisant la thrombopoïèse, a contribué à l’accomplissement de la production de plaquettes en quantité et qualité suffisantes pour répondre aux besoins cliniques. La production de plaquettes à partir de cellules iPS s’étend aussi aux patients en état de réfraction allo-immune, par la production de plaquettes autologues ou dont on a génétiquement manipulé l’expression des Antigènes des Leucocytes Humains (HLA) et des Antigènes Plaquettaires Humain (HPA). Considérant ces avancées fondamentales, les plaquettes iPSC avec expression des HLA modifiées se présentent comme un potentiel produit de transfusion universel. Dans cette revue, nous souhaitons apporter une vue d’ensemble de la production in vitro de plaquettes à partir de cellules iPS, et de son possible potentiel transformatif, d’importance capitale dans le domaine de la transfusion des produits sanguins.

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  • Communication scientifique

    L’usage récréatif du cannabis : des effets aux méfaits. Données épidémiologiques

    Recreational use of cannabis: From effects to harm. Epidemiological data

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    À l’heure où l’usage médical de la plante « cannabis dit thérapeutique » est pratiquement acté dans notre pays, l’ouverture à son usage récréatif constitue la suite logique, à l’image de la chronologie toujours suivie dans tous les pays. En effet, ceux qui ont légalisé la drogue – le végétal – ont auparavant approuvé son emploi en thérapeutique, étape de « justification » qui semble incontournable. Il nous a donc paru opportun de rappeler les effets et les méfaits de la drogue dans le cadre de son usage récréatif. Les enquêtes en population générale réalisées en France depuis 25 ans par Santé publique France et l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, permettent de suivre l’évolution de la consommation de substances psychoactives. Une attention toute particulière est portée aux usages de cannabis qui, dans un contexte de large diffusion depuis un quart de siècle n’ont cessé de progresser parmi les jeunes générations, mais également parmi les adultes plus âgés. La France est le pays européen dont la prévalence de consommation de cannabis est la plus élevée chez les jeunes et les adultes. En 25 ans, sa diffusion n’a cessé de s’étendre et le taux d’expérimentation a été pratiquement multiplié par 4. Estimé à 12,7 % en 1992, il atteint 44,8 % en 2017. De surcroît, en 2017, ce sont 25 % des usagers dans l’année de 18 à 64 ans qui présentent un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance. Ce chiffre est inquiétant car il est en progression constante, il affecte 3 % des 18–64 ans, soit un peu plus d’un million de personnes.

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  • Communication scientifique

    Conduites addictives : faits cliniques

    Addictive behaviors: Clinical facts

    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Malgré les fréquentes comorbidités psychiatriques, le trouble de l’usage de substance doit être appréhendé comme une pathologie autonome par ses déterminants, sa sémiologie et ses modalités évolutives spontanées ou sous traitement. De multiples produits de synthèse sont désormais accessibles via internet : associé à la créativité des chimistes cela a participé à l’émergence de pratiques inédites allant du chemsex au purple drank. Les conduites addictives résultent d’un ensemble de facteurs individuels (vulnérabilités biologique et psychique) et contextuels (disponibilité et banalisation du toxique dans l’environnement). Les pathologies mentales autres sont des facteurs de vulnérabilité à la pathologie addictive, tout comme les conduites addictives peuvent révéler une pathologie émotionnelle ou psychotique. Le médecin se doit d’entendre l’impuissance du malade face au besoin irrépressible de consommer (craving) et proposer une thérapeutique qui peut être chimique (y compris traitement de substitution) et psychologique. Dans la majorité des cas, un accompagnement social s’impose pour corriger les effets désocialisants du trouble de l’usage de substances ou des comportements addictifs.

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  • Communication scientifique

    Cannabis et neurodéveloppement

    Neurodevelopment and cannabis

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Le développement cérébral est un phénomène complexe, qui s’étend de la vie fœtale à l’adolescence, pendant laquelle la maturation cérébrale suit une série d’événements ordonnés incluant des périodes critiques de plasticité. Le cerveau est particulièrement sensible à l’environnement pendant ces remaniements. Le système endocannabinoïde participe directement et indirectement à ces processus de plasticité et de maturation. Le delta-9-tetrahydrocanabinol, principal composant psychoactif du cannabis, diffuse dans le placenta, le lait maternel et le cerveau. Il interagit avec le système endocannabinoïde, notamment par l’activation des récepteurs aux cannabinoïdes 1 CB1R, ce qui peut entraîner des altérations du neurodéveloppement et du fonctionnement des circuits neuronaux. Par conséquent, l’exposition au cannabis in utero, en période périnatale ainsi qu’à l’adolescence est susceptible d’entraîner des perturbations de la maturation cérébrale dont les conséquences, sur le plan cognitif, psychotique et addictif, persistent bien au-delà de la période d’exposition. Plusieurs facteurs modulent le risque de telles complications mais les études réalisées sur des modèles animaux ainsi que chez l’homme ont montré qu’une exposition durant les phases critiques, en particulier durant la phase de développement périnatal et à l’adolescence, constitue en soi un facteur de risque. Les données actuelles incitent à diffuser une information objective aux jeunes, pour prévenir et limiter les consommations précoces.

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  • Communication scientifique

    Les effets épigénétiques du cannabis/tétrahydrocannabinol

    Epigenetic effects of cannabis/tetrahydrocannabinol

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au COVID-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    La diffusion, sur un mode quasi pandémique, du cannabis chez les adolescents et adultes jeunes, spécialement en France, justifie l’attention portée aux conséquences, non seulement aiguës, mais également différées de cette intoxication. Dans cette dernière éventualité interviennent des mécanismes épigénétiques. On rappellera d’abord différents types de modifications épigénétiques portant soit sur les histones de la chromatine, principalement des méthylations ou des acétylations, soit sur l’ADN, par méthylation des cytosines. Des modifications de ce type, suscitées par le tétrahydrocannabinol/THC du cannabis, peuvent intervenir, soit au niveau des gamètes avant la procréation, soit sur le fœtus pendant la gestation, soit à différents moments de la vie de l’individu. À certaine de ces modifications épigénétiques sont associés un accroissement de la vulnérabilité aux toxicomanies, impliquant les récepteurs D2 de la dopamine dans le noyau accumbens, une surexpression de la synthèse du précurseur des enképhalines, des modifications : des récepteurs CB1 des endocannabinoïdes, des récepteurs de l’acide glutamique, du GABA et de protéines impliquées dans la plasticité synaptique, etc. Des modifications épigénétiques peuvent aussi affecter : le système immunitaire ; les activités cognitives ; le développement d’affections psychiatriques en relation avec des perturbations de la maturation cérébrale. Les connaissances qui s’accumulent, à cet égard, vont à l’opposé de la banalisation ambiante du cannabis. Elles imposent d’alerter les pouvoirs publics et le public, spécialement les jeunes, sur les risques associés à la consommation de cette drogue.

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  • Communication scientifique

    Cannabis et cannabinoïdes de synthèse. À propos de leur détection biologique

    Testing for cannabis and synthetic cannabinoids in human specimens

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Parmi la soixantaine de cannabinoïdes présents dans le cannabis sativa indica on trouve essentiellement des terpénophénols, parmi lesquels figure le delta-9-trans tétrahydrocannabinol (Δ9-THC) qui constitue le principal produit psychoactif chez l’homme. Depuis une dizaine d’années, avec l’émergence du e-commerce et la recherche pharmaceutique sur des médicaments originaux, des dérivés synthétiques du Δ9-THC ont fait leur apparition. Ces molécules, sous le nom générique anglo-saxon de « spices », ont des structures chimiques très différentes, mais se lient toutes sur les mêmes récepteurs CB1 et CB2. Elles miment les effets du Δ9-THC, avec des effets pharmacologiques plus puissants, et donc des effets secondaires bien plus délétères et des durées d’action augmentées. L’usage de tous les cannabinoïdes est contrôlé, ce qui nécessite de disposer de méthodes analytiques performantes pour leur détection. L’objet de cette mini revue est de faire le point sur les possibilités actuelles de mise en évidence et de discuter, en fonction de la matrice biologique utilisée (sang, urine, salive, sueur, air expiré, cheveux) des avantages et des limitations de chaque approche.

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