Articles du bulletin

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3091 résultats

  • Communication scientifique

    Épidémiologie et mécanismes de la fibrillation atriale

    Epidemiology and mechanisms of atrial fibrillation

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’estimation du nombre de patients qui seront atteints de fibrillation atriale en 2030 en Europe est comprise entre 14 et 17 millions. Une personne sur quatre d’âge moyen en Europe aura développé cette arythmie à la fin de sa vie. Avec une prévalence aux alentours de 3 % chez l’adulte, cette prévalence augmente chez le sujet âgé, l’hypertendu, l’insuffisant cardiaque, le coronarien, le valvulaire, l’obèse l’insuffisant rénal et le diabétique. L’augmentation de prévalence peut être attribuée à la fois à une meilleure détection des formes silencieuses mais aussi au vieillissement de la population et à l’augmentation des conditions prédisposant à la fibrillation atriale. Concernant les mécanismes, la fibrillation atriale raccourcit la durée du potentiel d’action principalement par la sous-expression des courants entrants calciques et la surexpression de certains courants potassiques. Les sources focales au sein des veines pulmonaires peuvent déclencher la fibrillation atriale puisque leur suppression par ablation peut faire régresser l’arythmie. Ces mécanismes focaux peuvent inclure à la fois des activités déclenchées et de la rentrée locale. Les hypothèses de propagation d’ondes multiples ou de rotors ont été étayées par différents modèles à l’origine de la fibrillation atriale. Les sources focales peuvent aussi induire une propagation fibrillatoire qui vient obscurcir le mécanisme intime de la fibrillation. Enfin des facteurs extérieurs comme des pathologies cardiaques structurelles, l’hypertension peut-être le diabète mais également la fibrillation atriale elle-même peuvent induire un modelage structurel de l’atrium en activant le dépôt de tissu conjonctif et l’activation de fibroblastes. Ce remodelage structurel induit une dissociation électrique entre les faisceaux musculaires et des anomalies locales de conduction favorisant la perpétuation de l’arythmie. Chez certains patients ce remodelage structurel survient avant même les premiers épisodes de fibrillation atriale.

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  • Communication scientifique

    Traitement anticoagulant dans la fibrillation atriale

    Anticoagulant therapy in atrial fibrillation

    E.G. : interventions ponctuelles : activités de conseil pour Abbott, Microport, Medtronic, Bayer et Boston.

    Le traitement anticoagulant oral au long cours a bien démontré son bénéfice chez les patients avec fibrillation atriale (FA) et risque thromboembolique élevé. Depuis une dizaine d’année, l’arrivée sur le marché des anticoagulants oraux directs (AODs) a modifié considérablement la stratégie de prise en charge du risque thromboembolique. Ces traitements ont démontré un bénéfice vis-à-vis des AVK en termes de mortalité et de saignement majeurs (en particulier les hémorragies intracrâniennes) avec une efficacité sur le risque thromboembolique équivalente ou supérieure. Leur bénéfice clinique et leur facilité d’usage en ont fait le traitement de première intention dans la FA non valvulaire, y compris chez les patients fragiles et/ou âgés. Les AVK restent le traitement de référence dans la FA valvulaire. Cette revue fait le point sur les différents traitements anticoagulants disponibles dans la FA, leurs mécanismes d’action, les bonnes pratiques de prescription ainsi que leur bénéfice clinique et leurs conditions d’utilisation en vie réelle.

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  • Communication scientifique

    De nouvelles cibles thérapeutiques pour la guérison de l’hépatite chronique B

    New therapeutic targets for a chronic hepatitis B cure

    FV déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
    FZ : l’équipe INSERM de F. Zoulim a reçu des financements de recherche de Roche, Gilead, Janssen, et Evotec.

    Deux-cent cinquante-sept millions de personnes sont porteuses d’une hépatite chronique virale B (VHB) dont seulement 1,7 millions d’entre elles sont actuellement traitées. Chaque année, le VHB est responsable de 750 000 décès. Les traitements actuels permettent d’obtenir, dans la majorité des cas, une viro-suppression mais sans élimination virale. La persistance du génome viral sous la forme d’un mini-chromosome viral dans la cellule infectées (appelé ADNccc), la présence de formes intégrées au génome de l’hôte et l’épuisement des défenses immunitaires adaptatives expliquent ces difficultés à obtenir une élimination virale complète. L’objectif actuel est la guérison fonctionnelle. Pour atteindre cet objectif, grâce à l’amélioration des connaissances du cycle viral du VHB, plusieurs cibles thérapeutiques ont été identifiées. Les agents antiviraux directs sont représentés par les inhibiteurs d’entrée, les inhibiteurs de l’assemblage des capsides, des inhibiteurs de la sécrétion des AgHBs et les inhibiteurs des ARNs viraux. Des stratégies ciblant également directement l’ADNccc sont en cours de développement pour le dégrader ou le rendre inactif. Des stratégies d’immunothérapie pour la stimulation des réponses adaptatives et innées sont également en cours d’investigation. Ces stratégies sont à l’essai dans des modèles précliniques mais également dans de nombreux essais thérapeutiques. Les concepts actuels sont de combiner des stratégies de blocage de la réplication virale, de réduction de la charge antigénique, et de stimulation spécifique des réponses immunitaires antivirales. L’ensemble de ces efforts laisse entrevoir des avancées thérapeutiques prometteuses dans un avenir proche.

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  • Rapport

    Rapport 20-01. L’immigration en France : situation sanitaire et sociale

    Immigration in France: health and social situation

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts

    La situation sanitaire et sociale des demandeurs d’asile et des migrants en général est insuffisamment documentée en France, notamment en ce qui concerne les femmes enceintes, les enfants et les mineurs non accompagnés. Les personnes auditionnées ont conforté l’attention de l’Académie sur le retentissement sanitaire et social des souffrances traversées dans le pays d’origine, du déracinement tout au long du parcours migratoire, ainsi que sur les questions sanitaires et éthiques relatives à l’accueil sur le territoire français. Les problèmes de santé mentale figurent au premier plan des motifs de consultation. L’Académie formule huit recommandations à l’attention des pouvoirs publics.

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  • Éditorial

    Les hépatites C et B : bientôt la fin de l’hépatologie virale ?

    Hepatitis C and B: Soon the end of viral hepatology

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Les nouveaux enjeux de l’hépatite C : la dépister pour l’éradiquer

    New issues of hepatitis C: To detect it for elimination

    Board, invitation à des workshops ou à des congrès : AbbVie, Genfit, Gilead, Intercept, MSD.

    Participation à des essais cliniques en tant qu’investigateur principal ou co-investigateur : AbbVie, Galmed, Genfit, Gilead, Intercept, Janssen, MSD, Viking.

    L’OMS a fixé comme but l’élimination des hépatites B et C en 2030. En France, l’échéance a été annoncée pour l’hépatite C pour 2025. En raison des progrès des traitements, l’amélioration du dépistage est indispensable pour atteindre ce but. Les données de la littérature et les avis d’experts convergent pour recommander la stratégie associant au dépistage ciblé sur les personnes à risque, un dépistage généralisé à l’ensemble de la population et testant les trois virus VIH, VHB et VHC.

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  • Présentation ouvrage

    Poirier J. Psychonévroses et psychothérapie selon Jules Dejerine (1849–1917). Éditions FiacreBelgique (2019)

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  • Présentation ouvrage

    Debré P. Les révolutions de la biologie et la condition humaine. Éd. Odile JacobParis (2020)

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  • Communication scientifique

    Télémédecine : une solution d’avenir pour l’insuffisance cardiaque ?

    Telemedecine: apromising solution for heart failure?

    M. Desnos Alere, Sanofi (investigateur d’études et invitation aux congrès).
    P. Jourdain : Novartis, Roche, Wehealth, Boston Scientific.

    L’insuffisance cardiaque, malgré les progrès thérapeutiques considérables, reste une maladie fréquente, grave et coûteuse, notamment en raison des réhospitalisations très fréquentes et la télémédecine (pratique médicale à distance), grâce aux avancées majeures des technologies de l’information et de la communication, apparaît comme une solution prometteuse pour l’amélioration de sa prise en charge. La France reconnaît depuis dix ans cinq actes de télémédecine, dont la télésurveillance qui a été très étudiée dans la défaillance cardiaque, car elle permet de dépister précocement les signes avant-coureurs de décompensation et d’éviter ainsi, via une adaptation thérapeutique, une réadmission. La surveillance de multiples paramètres physiologiques, invasifs et non invasifs, est actuellement possible grâce à de nombreux outils (support téléphonique structuré, objets connectés à domicile, dispositifs médicaux implantables à visée thérapeutique ou diagnostique) avec des innovations continuelles (par exemple, objets connectés portables). Bien que le résultat de dizaines d’essais cliniques randomisés soit divergent (en raison notamment de la complexité de la surveillance à distance et de l’hétérogénéité des techniques employées), les différentes méta-analyses montrent un bénéfice médical et économique de la télésurveillance. C’est pourquoi en attendant les résultats des études en cours, en particulier en France, notre pays a mis en place pour la première fois, une expérience en vie réelle (programme ETAPES). Malgré les nombreuses questions non résolues, la télémédecine, associée aux progrès de l’intelligence artificielle, représente une potentialité énorme pour la prise en charge future de l’insuffisance cardiaque.

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  • Communication scientifique

    Télémédecine et accident vasculaire cérébral : « Rôle de la télémédecine dans les accidents vasculaires cérébraux »

    Telemedicine and stroke: Telestroke. “The role of telemedicine in stroke”

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les aspects de télémédecine concernant la prise en charge des patients avec un accident vasculaire cérébral (AVC) sont dénommés « téléAVC », et font partie intégrante de l’organisation de la filière de prise en charge depuis la mise en place du Plan national « AVC 2010–2014 ». Il permet une équité de prise en charge à tous les stades de la maladie en permettant un accès facilité à une unité neurovasculaire (UNV). Le téléAVC permet le partage d’informations, de compétences et de responsabilités entre praticiens lors de tous les actes de télémédecine (téléconsultation, téléexpertise, téléassistance et télésurveillance). La mise en place des outils de télémédecine nécessite un cahier de charges précis et des procédures définissant le rôle de chaque intervenant (urgentistes, radiologue, neurologues, etc.). Les modèles du téléAVC s’adaptent aux besoins de chaque territoire et selon les ressources disponibles (plateaux d’imagerie, service d’accueil d’urgences, UNV, unité de neuroradiologie interventionnel, etc.) en dessinant des organisations hospitalières graduées. Il est habituel de séparer les expériences de la phase aiguë, menées en préhospitalier ou en hospitalier (de l’appel au Centre 15, à l’envoi d’ambulance équipée de moyen vidéo, voire de scanner embarqué), de celles conduites dans la phase chronique. De même, les prises en charge peuvent être parcellaires (accès seulement à une thrombolyse), ou complètement intégrées organisant l’ensemble du parcours AVC. La majorité des expériences de téléAVC portent sur la prise en charge aiguë. Les études médicoéconomiques restent limitées. La télémédecine appliquée aux AVC contribue non seulement à l’effet de substitution du fait de ressources limitées, mais aussi à la diffusion des connaissances et des compétences pour une prise en charge optimale du bon patient, au bon moment, au bon endroit et avec des thérapeutiques adaptées. Le Télé-AVC est une réponse à une raréfaction des ressources médicales, une aide face à la technicité de prise en charge des patients AVC et participe ainsi à l’égalité à l’accès aux soins et à l’efficacité du système de soins.

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  • Communication scientifique

    L’impact du numérique dans la relation de soin : de considérations générales à l’application concrète de la télémédecine

    The impact of digital in the care relationship: From general considerations to the practical application of telemedicine

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’intrusion des technologies de l’information et de la communication dans la pratique de la médecine a généré plusieurs impacts : parmi lesquels la redéfinition spatio-temporelle de la relation de soin, l’identification de nouvelles responsabilités juridiques et l’émergence d’une responsabilisation du patient. Ces impacts donnent lieu à des réflexions juridiques et éthiques dont les premiers enjeux sont apparus lors du déploiement opérationnel de la télémédecine.

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  • Autre

    A nos lecteurs

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  • Éditorial

    Mieux vaut prévenir que guérir

    An ounce of prevention is worth a pound of cure

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  • Présentation ouvrage

    Lechevalier B. Le plaisir de la musique : une approche neuropsychologique. Odile JacobParis (2019)

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  • Éditorial

    Toxine botulique : indications émergentes dans le traitement de la douleur

    Botulinum toxin: Emerging indications in pain treatment

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Neurotoxine botulique : mécanismes moléculaires et cellulaires de son action sur le système nerveux

    Botulinum neurotoxin: Molecular and cellular mechanisms of its action on the nervous system

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les toxines botuliques sont des complexes de protéines formés d’une protéine neuroactive, la neurotoxine botulique (BoNT), et de protéines associées non toxiques. Toutes les indications médicales des toxines botuliques sont basées sur l’action inhibitrice de très longue durée de la BoNT sur la libération de neurotransmetteur. La BoNT est une protéine de 150kDa qui se lie aux terminaisons nerveuses, est internalisée dans celles-ci et bloque la machinerie d’exocytose des neurotransmetteurs. Selon son sérotype la BoNT clive d’une des trois protéines SNARE impliquées dans la fusion des vésicules synaptiques avec la membrane plasmique des terminaisons nerveuses, indistinctement du type de transmetteur qu’elles contiennent. La très forte sélectivité d’action de la BoNT pour les terminaisons des neurones est principalement due à sa liaison à des récepteurs (synaptotagmine ou SV2 selon le sérotype de BoNT) qui sont des protéines des vésicules synaptiques exposées en surface des terminaisons des neurones à l’occasion de l’exocytose des neurotransmetteurs. La BoNT ne peut pas franchir la barrière hémato-encéphalique. Ses effets sont majoritairement périphériques. Néanmoins, après une injection de BoNT en périphérie, une petite fraction de la neurotoxine capturée par les terminaisons nerveuses périphériques peut être transportée jusqu’aux corps cellulaires des neurones moteurs et sensitifs. La spécificité neuronale des BoNT en fait un outil thérapeutique utilisé dans de très nombreuses indications relevant de la médecine physique et de réadaptation, la neurologie, l’ophtalmologie, l’urologie et la prise en charge de la douleur.

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  • Communication scientifique

    Toxine botulinique A et douleurs neuropathiques

    Botulinum toxin A and neuropathic pain

    Depuis 3 ans, le Pr Attal a reçu des honoraires de Lilly, Novartis, Grunenthal, Sanofi MDS, MSD pour une activité de conseil ou des interventions dans des symposiums.

    La toxine botulique de type A est une neurotoxine puissante, largement utilisée pour le traitement des hyperactivités musculaires telles que la dystonie et la spasticité. Plusieurs essais cliniques randomisés contrôlés contre placebo ont fait état de son efficacité par voie sous-cutanée dans les douleurs neuropathiques périphériques et ce traitement a désormais une place dans l’arsenal thérapeutique de ces douleurs. Des études monocentriques en double aveugle contre placebo ont aussi retrouvé une efficacité la toxine botulinique A dans la névralgie faciale essentielle, mais ce traitement n’est pas encore recommandé officiellement dans cette indication. Cette revue narrative fait le point sur les mécanismes d’action, l’efficacité et la sécurité d’emploi de la toxine botulinique de type A ainsi que sa place dans l’arsenal thérapeutique de ses douleurs.

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  • Communication scientifique

    Toxine botulique de type A et migraine chronique : une revue des données récentes

    Botulinum toxin type A in chronic migraine: A review of recent data

    Interventions ponctuelles (activités de conseil pour Merz), conférences (invitations en qualité d’intervenant pour Merz et Allergan), prise en charge de frais de congrès (Merz).

    La migraine chronique est définie par la survenue depuis plus de trois mois, chez un migraineux connu, de plus de 15jours de céphalées par mois, dont huit jours de céphalées ayant des caractères migraineux, qu’il y ait abus médicamenteux ou pas. Dans cette affection grave par son retentissement social, économique et sur la qualité de vie, les ressources thérapeutiques sont limitées. La toxine botulique A est approuvée dans de nombreux pays pour traiter la migraine chronique, avec un niveau élevé de preuve. Les données récentes de la littérature ont confirmé l’efficacité et la bonne tolérance de ce traitement, qu’il s’agisse d’une méta-analyse Cochrane, et de deux larges études multicentriques de phase IV en vraie vie (études REPOSE et COMPEL). Les résultats des études concernant les céphalées par abus médicamenteux sont plus contradictoires. Des progrès ont également été faits récemment dans la compréhension du mode d’action de la toxine dans cette indication. La première hypothèse, dite transsuturale, suppose que la toxine botulique appliquée au voisinage des sutures du crâne est transportée de manière rétrograde vers les fibres nociceptives méningées sous-jacentes. La deuxième hypothèse suggère que la diminution de l’input nociceptif périphérique induite par la toxine permet de diminuer la sensibilisation centrale et la fréquence des migraines. La situation des migraineux chroniques en France est préoccupante, car le traitement par toxine botulique, efficace et bien toléré, n’y a pas l’autorisation de mise sur le marché, occasionnant une perte de chance des patients français par rapport aux patients des autres pays développés.

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  • Communication scientifique

    Inégalités sociales de santé. État des lieux, principes pour l’action

    Social inequalities in health: State of the knowledge, principles for action

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Cet article a été écrit à la suite du colloque du 22 janvier 2020 sur les inégalités sociales en santé. Il ne représente pas la position de l’Académie nationale de médecine, qui ne s’est pas prononcée sur les propositions qu’il contient et il n’engage que son auteur.

    Les inégalités de santé découlent des conditions dans lesquelles les personnes naissent, grandissent, sont éduquées, vivent, travaillent et vieillissent. Elles sont sociales, territotiales, environnementales et liées au genre. Leurs déterminants biologiques, sociaux, comportementaux et le faible recours à la prévention et aux services de santé les amplifient. Le niveau de revenus de l’ensemble de la population détermine en partie l’ampleur des inégalités de morbidité et de mortalité, ainsi que le niveau d’éducation, la position professionnelle, les comportements à risque. Les enfants et les femmes sont particulièrement sensibles aux conséquences des conditions de vie précaires sur leur santé. Les immigrés cumulent les désavantages sociaux et les difficultés d’accès aux systèmes de santé, expliquant leur grande vulnérabilité, en particulier dans le domaine de la santé mentale. Les stratégies de lutte pour la préservation de la bonne santé doivent concerner les populations les plus fragiles par des réformes économiques de redistribution fiscale ; des politiques des revenus et de protection sociale dirigées vers les enfants, les personnes fragiles, vulnérables, précaires ; d’amélioration du système éducatif par la prise en compte des inégalités sociales ; d’accès facilité aux services sociaux et sanitaires pour tous. Ces politiques doivent être d’un universalisme proportionné, pour permettre aux plus défavorisés de rattraper les catégories les plus favorisées, alors que le fossé entre les plus pauvres et les plus riches ne cesse de se creuser.

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  • Discours

    La médecine de la personne à l’épreuve de l’intelligence artificielle

    La révolution technologique pose la question d’une éventuelle rupture dans la pratique médicale. L’intelligence artificielle apporte une aide considérable au médecin. Pourtant la décision médicale reposera toujours sur l’appréciation des données par le médecin et le consentement du patient concerné dans sa singularité. L’humanisme hippocratique assurera le maintien de la permanence de la médecine de toujours.

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  • Communication scientifique

    Les journaux médicaux scientifiques en langue française face aux défis du XXIe siècle

    French language medical scientific journals facing XXIst century’ challenges

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Dans cette mise au point, les auteurs analysent les ressorts de l’évolution de la rédaction de l’article scientifique depuis la fin du XXe siècle et la transformation concomitante de la presse médicale scientifique. Avec ce double mécanisme, les journaux médicaux scientifiques en langue française sont à la croisée des chemins. Maintiendront-ils leur statut de revues scientifiques ? Évolueront-t-ils vers des organes de formation, de vulgarisation, de liaison entre membres de sociétés médicales, voire d’information dédiée à l’aide à la prise de décision en santé publique ? En les positionnant sur deux mondes, le bilinguisme français-anglais nous semble leur procurer une place incontournable au sein de la recherche scientifique du XXIe siècle, sans limiter leurs missions. Cette voie qui participe au maintien de l’enseignement médical de haut niveau en langue française et à la promotion de la Francophonie n’est pas sans écueils avec le virage vers l’accès libre, le développement des « preprints », l’apparition des plates-formes institutionnelles, les initiatives vertueuses pour une science ouverte et les mouvements qui nient l’importance des métiers des éditeurs et des sociétés savantes. Son succès repose, avant tout, sur le soutien des chercheurs et médecins de langue française.

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  • Chronique historique

    La chirurgie française et les deux académies

    French surgery and the two academies

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    La biopsie liquide : alternative ou complément à la biopsie tissulaire ?

    Liquid biopsy: Alternative or complement to tissue biopsy?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La biopsie liquide se définit comme le prélèvement d’un échantillon de sang ou d’un autre liquide biologique suivi de l’analyse des cellules anormales circulantes, des microvésicules (exosomes) libérées par ces cellules ou les tissus et des acides nucléiques libres circulants (ADN, ARN messager, microARN). Elle permet d’effectuer un ensemble de tests visant à détecter des mutations somatiques traduisant la présence d’un cancer ou chez la femme enceinte des mutations de l’ADN fœtal. En cancérologie, malgré de très nombreux travaux de recherche cherchant à évaluer la réponse au traitement, adapter celui-ci lors des résistances à la chimiothérapie, détecter une maladie résiduelle faisant prévoir une rechute, cette technique n’a pas permis sauf dans quelques cas particuliers, d’en faire un test de routine et la biopsie tissulaire reste indispensable.

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  • Communication scientifique

    Spécificités de la sclérose en plaques chez les Maghrébins : rôle des facteurs environnementaux et génétiques

    Specific characteristics of multiple sclerosis in North Africa: Role of genetic and environmental factors

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central d’étiologie auto-immune. Son phénotype et son évolution peuvent différer d’un patient à l’autre. L’épidémiologie et la présentation de la sclérose en plaques ont connu des modifications remarquables au cours des dernières décennies notamment dans les pays du Maghreb. Une augmentation de la prévalence et de l’incidence surtout chez la femme a été notée. Une sévérité particulière de la maladie a été décrite chez les patients d’origine maghrébine par rapport aux Caucasiens. Dans des études récentes, la progression du handicap, comparée entre les patients vivant en Afrique du Nord, les immigrants nord-africains et les Caucasiens, était plus sévère chez les patients d’origine nord-africaine. En outre, la sévérité de la maladie chez les Nord-Africains vivant en France, en particulier chez ceux de la deuxième génération, a été démontrée. En effet, l’évolution de la maladie serait due à une interaction complexe entre les facteurs génétiques et environnementaux. Au cours des dix dernières années, les chercheurs ont validé de nombreux facteurs génétiques et expositions environnementales qui augmentent la susceptibilité à la sclérose en plaques. L’allèle HLA-DRB1 * 15/01 a été associé à un risque plus important de développer la maladie. À la prédisposition génétique, s’ajoutent les facteurs environnementaux. L’infection par le virus de l’Epstein-Barr, le tabagisme, et l’alimentation étaient associés au phénotype de la maladie. Ainsi, Son hétérogénéité clinique pourrait résulter d’interactions gène-environnement. Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l’effet des facteurs environnementaux et génétiques sur la sclérose en plaques aux pays du Maghreb, afin d’établir les mécanismes en cause et étudier les stratégies préventives sous nos latitudes.

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  • Rapport

    Rapport 20-03. La lutte contre l’antibiorésistance dans la politique nationale de santé

    Public health policies to prevent antimicrobial resistance

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    Les antibiotiques et les progrès des vaccins et de l’hygiène ont fait chuter la mortalité liée aux maladies infectieuses. Cet acquis est menacé par la prescription incontrôlée d’antibiotiques, principale cause de la progression de la résistance bactérienne. Alors qu’en 2001 des campagnes d’information avaient permis de réduire la consommation communautaire d’antibiotiques de près de 25 %, leur consommation augmente depuis 2004, dépasse de 30 % la moyenne européenne et situe la France au 4e rang derrière la Grèce, la Roumanie et l’Espagne. Une régulation de la prescription doit être mise en œuvre sans délai, associée à des campagnes d’information visant les professionnels et le public. Préserver l’avenir des antibiotiques est une urgence qui doit s’intégrer dans les préoccupations de développement durable auxquelles nos concitoyens sont de plus en plus sensibles. L’Académie nationale de médecine recommande de faire de la lutte contre l’antibiorésistance une grande cause nationale ; de limiter le remboursement de l’antibiothérapie curative à sept jours, de généraliser l’aide à la prescription d’antibiotiques dans les établissements de santé et dans la communauté ; de renforcer la couverture vaccinale et les actions d’hygiène préventive ; enfin de promouvoir la recherche.

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  • Éditorial

    Joseph Babinski, l’homme caché derrière un signe

    Joseph Babinski, the man behind a sign

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  • Communication scientifique

    Paradigme et paradoxe de la coopération en « santé mondiale » : de la pandémie de sida à l’épidémie d’Ebola en Afrique subsaharienne

    Paradigm and paradox of “global health” cooperation: From the AIDS pandemic to the Ebola epidemic in sub-Saharan Africa

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’expression « santé mondiale » a des sources historiques précises, à l’origine du paradigme de la coopération sanitaire internationale en vigueur depuis plus de 20 ans. Le développement historique du concept est intrinsèquement lié à la pandémie du sida, notamment à son expansion en Afrique subsaharienne dans le milieu des années 1990, que les États-Unis érigent en question de sécurité internationale. Ceci permit au gouvernement américain de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies en 2000, et au Secrétaire général de cette institution de convoquer une Assemblée générale extraordinaire en 2001, dont la Résolution appelle à la création d’un « fonds VIH/sida et santé », et à la mobilisation financière des pays riches du G8, et des grandes fondations privées, réunis à Okinawa (2000) et à Gênes (2001). En pratique, sera établi en 2002 le Fonds mondial de lutte contre trois maladies seulement : le sida, la tuberculose et le paludisme. Pendant plus de vingt ans, les acteurs de l’aide internationale, dont la France, privilégieront en Afrique de l’Ouest, le financement du contrôle de ces trois maladies, aux dépens du renforcement des systèmes de santé dans leur ensemble. Dans un contexte de pénurie de soignants et de faiblesse de la surveillance épidémiologique, nous ne sommes pas surpris de voir émerger en 2014 pour la première fois en Afrique de l’Ouest, et rapidement se propager, une épidémie à virus Ebola, en Guinée, puis en Sierra Leone et au Libéria. D’une pandémie (sida) à une épidémie (Ebola), c’est le paradoxe que nous relevons lorsque nous analysons dans le temps les effets sur le terrain du paradigme de la coopération en « santé mondiale », dont les partenariats public-privés mondiaux ne s’intéressent en réalité qu’aux maladies infectieuses, tout en ignorant les systèmes de santé, et par là, c’est ici le paradoxe, facilite les conditions d’émergence et de propagation de nouvelles ou anciennes pathologies infectieuses, qui s’avèrent échapper au contrôle en dépit des montants très importants des financements alloués. À partir de cette analyse, nous proposons un réajustement des priorités de l’aide internationale dans le champ de la santé et du développement.

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  • Discours

    De qui sommes-nous les héritiers ?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Conférence invitée

    Espace et service de santé des armées

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  • Discours

    L’anatomie, alphabet de la médecine

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  • Communication scientifique

    Importance du cholestérol et de son traitement dans la prévention de l’AVC

    Importance of cholesterol and cholesterol-lowering in secondary stroke prevention

    Au cours des 5 dernières années, j’ai reçu des fonds de recherche de Sanofi, BMS et AstraZeneca (TIAregsitry.org), de Pfizer, AstraZeneca et Merck (Treat Stroke to Target trial), de Boston Scientific (WATCH-AF registry), du gouvernement français (PHRC Treat Stroke to Target [TST] trial et TST-PL.U.S.) ; des honoraires comme membre d’executive committee du SOCRATES trial (AstraZeneca), du programme SPIRE trials (Pfizer), du registre XANTUS (Bayer), du PROMINENT trial (Kowa company), comme membre du steering committee de l’ESUS trial (Bayer) et du PARFAIT trial (BMS), comme membre de l’endpoint committee du SUMMIT trial (GSK), comme membre du DSMB de l’ALPINE studies program (Fibrogen), et de l’essai SHINGPOON ; des honoraires de participation à des advisory boards de la part de Bayer, Pfizer, Amgen, Kowa, Boston Scientific, Edwards, Shing Poon, Gilead ; des honoraires comme orateur de la part de Bayer, Amgen, Pfizer, Sanofi.

    Prérequis
    Après un infarctus cérébral ou un accident ischémique transitoire d’origine athéroscléreuse, il est recommandé de prescrire un traitement par statine à forte dose. Il y a cependant une incertitude sur la cible de LDL cholestérol la plus appropriée à atteindre pour réduire le risque de récidive d’événement cardiovasculaire majeur après un AVC.

    Méthode
    Les patients qui avaient eu un infarctus cérébral dans les 3 mois précédents ou un AIT dans les 15jours précédents et qui avaient une maladie athéroscléreuse associée ont été randomisés pour une cible de LDL cholestérol inférieure à 0,7g/L (1,8mmol/L) ou une cible de 1,00±0,1g/L (2,5mmol/L), atteinte au moyen d’une statine seule ou de son association à l’ézétimibe. Le critère de jugement primaire était un critère composé de récidive d’infarctus cérébral ou d’AVC de type indéterminé, d’infarctus du myocarde, de nouveau symptômes coronaires nécessitant une hospitalisation et suivis d’une revascularisation coronaire urgente, d’un AIT suivi d’une revascularisation carotide urgente ou d’un décès vasculaire.

    Résultat
    Au total, 2860 patients ont été inclus, 1430 dans chaque groupe, avec un LDL cholestérol de base de 1,35g/L et ont été suivis durant 3,5 ans en médiane. Le niveau moyen de LDL cholestérol atteint a été de 0,65g/L et de 0,96g/L, respectivement. Un événement primaire est survenu chez 121 (8,5 %) patients dans le groupe qui devait atteindre moins de 0,7g/L, et 156 (10,9 %) dans le groupe 1,00±0,1g/L (hazard ratio ajusté 0,78 [intervalle de confiance à 95 %, 0,61 à 0,98], p=0,036). L’incidence des hémorragies intracrâniennes et des nouveaux diabètes diagnostiqués ne différait pas entre les groupes.

    Conclusions
    Après un AVC ischémique athéro-thrombotique, une cible de LDL cholestérol à moins de 0,7g/L réduit le risque d’événements cardiovasculaires comparativement à une cible de LDL cholestérol de 1,00±0,10g/L.

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  • Communication scientifique

    Médecine et société : l’exercice de la médecine de campagne dans le sud de la France il y a 150 ans et aujourd’hui

    Medicine and society: General medical practice in the south of France 150 years ago and today

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les archives d’un médecin de Mirepoix (Ariège) laissent apparaître, pour l’année 1869, 337jours travaillés dont 282jours de déplacements en campagne (8000km en voiture à cheval). Huit cent quatre-vingt-seize patients (387 en campagne), appartenant à 597 familles (306 en campagne) ont été pris en charge par 2108 actes médicaux (696 en campagne) : en moyenne, 2,4 actes médicaux par patient et par an et pour le médecin 6,3 actes par jour de travail. Quarante-huit fois des circonstances particulières ont été identifiées : chirurgie (5), traumatismes ostéo-articulaires (8), plaies (3), hernies (3), drainage d’abcès (3), ponctions (ascite : 10, hygroma 1), cathétérisme vésical (12), obstétricie (2) certificat médical (1). Six mille six cent vingt-sept FF d’honoraires facturés (1605 FF impayés — 100 familles). Les sociétés de secours mutuel ont payé 646 FF pour 104 patients (17 en campagne — 189 FF). Ces revenus représentent 11 fois le salaire annuel d’un ouvrier non qualifié et 6,5 fois le PIB par habitant. Les dépenses consistaient en alimentation (1361 FF), habillement (983 FF), déplacements (846 FF), assurances, impôts et intérêts (330 FF), personnel domestique (servante et cocher : 235 FF), chauffage et éclairage (88 FF). Les médecins actuels de l’Ariège traitent annuellement 1816 patients (5266 actes) pour des honoraires bruts de 143 464 € (8 fois le SMIC et 4 fois le PIB par habitant). Les dépenses du ménage sont constituées par l’alimentation (13 %), l’habillement (3 %), les déplacements (10 %), le logement et l’énergie (24 %).

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  • Communication scientifique

    L’exposome, un concept holistique et utile

    The exposome, a holistic and useful concept

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’exposome représente l’ensemble des expositions qui peuvent influencer la santé humaine tout au long de la vie. Il comprend les expositions physiques extérieures, le contexte psychologique et social et les régulations du milieu intérieur. Ce nouveau concept englobe en réalité l’ensemble des facteurs de risque d’origine non génétique. De nouvelles méthodologies (comme les méthodes analytiques, les biostatistiques et la bioinformatique) permettent d’aborder, du moins partiellement, les différentes composantes de l’exposome. L’étude de l’exposome implique une analyse intégrée des différents stress en tenant compte des effets à long terme et potentiellement multigénérationnels. Elle sera grandement facilitée par les progrès remarquables de l’épigénétique. Ce concept, à présent inscrit dans la loi santé, devrait avoir différents impacts en santé publique ; il permet une approche plus précise de la prévention y compris au niveau individuel, il devrait modifier les principes de la réglementation actuellement fondée sur une sectorisation par source ou par facteur de stress (air, eau, bruit, substances prises individuellement, etc.), et plus généralement susciter le développement de recherches multidisciplinaires et impacter ainsi nos approches pédagogiques.

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  • Rapport

    Rapport 19-13. Les biomarqueurs en psychiatrie

    Biomarkers in psychiatric disorders

    Les rapporteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    La psychiatrie demeurait une discipline quasi exclusivement clinique faute de marqueurs paracliniques confirmant ou infirmant le diagnostic ou l’évolution. La recherche a pourtant mis en évidence de possibles ou putatifs biomarqueurs sériques, du liquide cérébro-spinal, de neuroimagerie, d’électrophysiologie et de psychophysiologie cognitivo-comportementale et neuro-développementale.

    Ce rapport analyse les possibles biomarqueurs de pathologies majeures : troubles bipolaires, schizophrénies, conduites suicidaires, troubles du spectre de l’autisme, trouble obsessionnel compulsif, troubles du comportement alimentaire,  maladie d’Alzheimer.

    Les biomarqueurs révèlent des altérations structurelles ou fonctionnelles de nature génétique, épigénétique, conformationelle, neurobiologique (notamment des neurotransmetteurs), endocrinologique et immuno-psychiatrique. La plupart des affections psychiatriques s’accompagnent de dysfonctionnements plus ou moins sévères immuno-génétiques et immuno-infectieux. Comme dans toute pathologie d’évolution chronique, dans le domaine des maladies mentales, les biomarqueurs de l’inflammation méritent une attention particulière. L’avancée vers une médecine personnalisée permettra de mieux définir des stratégies de prévention, de dépistage (susceptibilité, vulnérabilité), de diagnostic, et de suivi thérapeutique pour ces pathologies dont les coûts, en France, représentent 8% des dépenses de santé.

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  • Éloge

    Éloge du Professeur François Denis (1941–2019)

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  • Communication scientifique

    Sahelanthropus tchadensis dit « Toumaï » : le plus ancien membre connu de notre tribu

    Sahelanthropus tchadensis nicknamed “Toumaï”: The earliest known Hominin

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Depuis 1994 la Mission paléoanthropologique franco-tchadienne (MPFT) fouille dans le désert du Djourab (Nord Tchad) où elle a d’abord mis au jour, en 1995, un nouvel Australopithèque dit « Abel » (3,5 Ma), le premier connu à l’ouest du Grand Rift Africain. En 2002 la MPFT décrit le plus ancien Hominini (la famille Humaine tribu sœur des Panini, les chimpanzés) Sahelanthropus tchadensis dit « Toumaï » (7 Ma) bipède par l’anatomie de son crâne tandis que la sédimentologie et l’assemblage faunique associé témoignent d’un paysage mosaïque composé de lacs, marécages, forêts, bosquets, savanes arborées et prairies herbeuses. Le crâne et la denture présentent une association unique de caractères primitifs et dérivés qui montrent clairement leur appartenance aux Hominini, et non aux grands singes africains, mais temporellement proche de leur dernier ancêtre commun. Ces plus anciens pré-humains avaient une répartition géographique non restreinte à l’Afrique orientale et australe mais plus large incluant au moins l’Afrique tropicale centrale et sahélienne.

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  • Communication scientifique

    Orrorin tugenensis et les origines de l’homme : une synthèse

    Orrorin tugenensis and the origins of man: A synthesis

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Ces vingt dernières années, de nombreuses découvertes africaines ont permis de mieux appréhender la question de l’émergence des hominidés (pris ici dans le terme restreint : famille regroupant les hommes actuels et leurs proches parents fossiles). S’il était encore admis en 2000 qu’un ancêtre ressemblant aux chimpanzés avait émergé il y a environ 4 à 5 millions d’années dans la corne de l’Afrique dans des milieux de savane plus ou moins sèche, la découverte dans les Collines Tugen (Kenya) d’Orrorin tugenensis, hominidé bipède vieux de 6 millions d’années, et l’étude des milieux associés contredit ces affirmations. En outre, des travaux récents suggèrent que cette émergence n’est pas forcément est africaine, ni même africaine, qu’elle est bien plus ancienne qu’on ne le pensait (10 Ma et peut-être plus) et que l’environnement était plus humide qu’il n’était suggéré.

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  • Communication scientifique

    Origine et expansion d’Homo sapiens

    The origin and expansion of Homo sapiens

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Homo sapiens est la seule espèce survivante d’une grande diversité de formes d’hominines du Pléistocène Moyen. Cette espèce au succès adaptatif remarquable a une origine africaine et s’est répandu en Eurasie durant le Pléistocène supérieur, d’abord dans les régions tropicales, puis plus tardivement dans les moyennes latitudes. Elle y a supplanté d’autres formes d’hominines, notamment les Néandertaliens et les Dénisoviens en les absorbant partiellement. Les formes les plus anciennes connues d’Hsapiens ont été découvertes à Jebel Irhoud, au Maroc et sont âgées de 300 000 ans. Elles présentent une mosaïque de caractères dérivés et primitifs. Les caractères dérivés intéressent notamment le système masticateur. Parmi les caractères primitifs, la morphologie endocrânienne se distingue de celle globulaire de l’homme actuel. Ces fossiles sont associés à un « Middle Stone Age » ancien représenté aussi en Afrique de l’est et du sud. Le Middle Stone Age ancien pourrait représenter un marqueur de l’expansion initiale de notre espèce. L’origine géographique d’Hsapiens a généralement été située en Afrique sub-saharienne mais aujourd’hui c’est plutôt un modèle d’origine panafricain et polycentrique qui est privilégié.

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  • Éditorial

    Impact sociétal de la maladie d’Alois Alzheimer

    Societal consequences of Alzheimer's disease

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées : approche parcours de vie

    Risk factors for Alzheimer's disease and related dementia: A lifecourse approach

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées sont dévastatrices pour l’individu et son entourage ; elles représentent également un énorme fardeau financier pour la société en général. L’âge est le principal facteur de risque, le risque doublant tous les 5 ans après l’âge de 65 ans. La recherche a clairement établi que des changements physiopathologiques se produisent durant les dix à 15 ans avant le diagnostic de la maladie. Cela a des implications pour la compréhension des facteurs de risque et de protection de la maladie, car la plupart des études longitudinales ont été mises en place chez les personnes de plus de 65 ans et le suivi de l’incidence de la maladie d’Alzheimer est souvent inférieur à dix ans. Ainsi, les résultats de telles études pourraient être biaisés par un phénomène de causalité inverse. Cette situation a conduit à des résultats disparates entre les différentes études et à des listes variées de facteurs de risque et de protection de la démence proposées par diverses directives publiées ces dernières années. Dans cet article, nous décrivons ces défis et proposons l’utilisation d’une approche du parcours de vie pour l’identification des facteurs de risque et de protection. Nous soulignons également la nécessité d’étendre la recherche sur les biomarqueurs aux biomarqueurs périphériques ; la protéomique en particulier, car les protéines reflètent des effets à la fois génétiques et environnementaux et sont potentiellement modifiables.

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  • Communication scientifique

    Les protéinopathies infectieuses de Parkinson et d’Alzheimer

    The infectious proteinopathies of Parkinson and Alzheimer

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’apparition de dépôts intra- ou extracellulaires de protéines dans le système nerveux central est le signe distinctif de plusieurs troubles neurodégénératifs progressifs chez l’homme. Les constituants protéiques de ces dépôts et les régions du cerveau touchées diffèrent d’un trouble neurodégénératif à un autre. Jusqu’à récemment, on pensait que le cercle vicieux constitué par l’agrégation de protéines, leur propagation/multiplication et l’accumulation dans le système nerveux central ce ces agrégats était l’apanage de la protéine prion PrP. De récentes données suggèrent que des agrégats de protéines constitués de protéines distinctes de la PrP se propagent et s’amplifient dans le système nerveux central, entraînant différentes maladies. La façon dont les agrégats de la protéine alpha-synucléine circulent entre les cellules, s’amplifient en recrutant de l’alpha-synucléine monomérique endogène et provoquent des synucléinopathies distinctes, n’est pas claire. Je passe en revue ici les preuves expérimentales à l’appui de la propagation des agrégats de l’alpha-synucléine à la manière des agrégats de la protéine prion PrP. Je décris également comment l’alpha-synucléine s’agrège. J’explique aussi comment l’agrégation de l’alpha-synucléine peut conduire à des synucléinopathies distinctes. Je conclus cette revue par une comparaison des propriétés de l’alpha-synucleine et de la protéine Tau dont l’agrégation est impliquée dans différentes tauopathies, dont la maladie d’Alzheimer.

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  • Communication scientifique

    Nouvelles techniques d’imagerie cérébrale, potentiel pour la maladie d’Alzheimer

    New neuroimaging techniques, potential for Alzheimer's disease

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La maladie d’Alzheimer se caractérise par la présence de lésions spécifiques, plaques séniles, dégénérescence neurofibrillaire, perte neuronale. Si la résolution atteinte par les méthodes de neuro-imagerie in vivo ne permettent pas encore de voir ces lésions, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet d’objectiver la perte de volume cérébral associée à la perte progressive des neurones, en particulier au niveau de l’hippocampe. La mesure de l’atrophie hippocampique, liée de la mémoire, permet de prédire la conversion de troubles cognitifs modérés en maladie d’Alzheimer à un stade précoce, mais n’est pas spécifique. Avec l’avènement de l’IRM à très haut champ magnétique et d’outils d’analyse dédiés, il devient possible de voir les couches et connections au sein de l’hippocampe, en particulier grâce à l’IRM de diffusion qui renseigne sur la microstructure du tissu neuronal. La tomographie par émission de positons (ligand PiB) permet d’objectiver la présence de dépôts amyloïdes Aβ. Sur le plan de la recherche, l’ensemble de ces méthodes d’imagerie, regroupées au sein d’études multicentriques dédiées (ADNI, plateforme française CATI), permet de mieux comprendre la maladie et ses mécanismes et donc de tester des approches thérapeutiques. À titre individuel, les méthodes de neuro-imagerie aident au diagnostic précoce, en amont de la conversion, et à suivre l’évolution de la maladie.

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  • Communication scientifique

    Les nouveaux traitements de la maladie d’Alzheimer

    New treatments for Alzheimer disease

    BV a recu des subventions de recherche et a participé à des comités scientifiques de Biogen, Lilly, JNJ, Merck, Roche, Cerulys et Grifols. L’autre auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La recherche d’un nouveau médicament pour la maladie d’Alzheimer (MA) est un processus complexe. Les essais cliniques évaluant les thérapies centrées sur la pathologie amyloïde (les anticorps monoclonaux et inhibiteurs de β-sécrétase principalement) sont jusqu’à présent négatifs à l’exception de l’annonce récente faite en octobre 2019 concernant l’efficacité clinique de l’aducanumab dans un essai clinique de phase III (étude EMERGE). Les pistes actuelles sont représentées par la prévention avec la mise en place notamment d’une intervention chez des sujets asymptomatiques sur le plan cognitif mais présentant un ou des biomarqueurs de la MA positifs, les traitements anti-Tau qui constituent une alternative crédible à la cible amyloïde dans la MA, et l’apport de la Géroscience pour mieux cibler les mécanismes impliqués dans le vieillissement cérébral et les pathologies neurodégénératives. Il apparaît aujourd’hui nécessaire de différencier les essais cliniques thérapeutiques s’adressant aux formes génétiques (autosomiques dominantes ou marqueurs de susceptibilité génétique comme APOE-4 par exemple) et les formes sporadiques multifactorielles mais dont le facteur de risque principal est l’âge.

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  • Présentation ouvrage

    Marec Y., Poisat J. Hôpitaux et médecine en guerre : de la création du service de santé militaire aux conflits contemporains. Presse universitaire de Rouen et du Havre (2019)

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  • Communication scientifique

    Différents degrés de sensibilité aux hormones thyroïdiennes

    Different grades of sensitivity to thyroid hormones

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Il est commun d’établir le diagnostic des dysfonctions thyroïdiennes sur des modifications de la thyrostimuline hypophysaire (TSH), et de les quantifier par le degré d’abaissement ou d’augmentation des concentrations de T4 et de T3 circulantes. Cette conception est mise en défaut lorsque des facteurs génétiques, voire pharmacologiques, déterminent des altérations de la sensibilité tissulaire à l’action des iodothyronines. La situation la moins rare est celle d’états de sécrétion inappropriée de TSH, responsables d’hyperhormonémie thyroïdienne familiale sans que ne s’expriment clairement de manifestations thyrotoxiques, en raison de la résistance des récepteurs bêta des iodothyronines. Les mutations du récepteur alpha sont responsables de sévères modifications du morphotype osseux et du comportement, alors que les concentrations de T4 et T3 et de TSH sont pratiquement normales, mais comportent une subtile majoration du rapport T3/T4. Le transporteur MCT8 est impliqué dans la pénétration de la T3 dans les structures fines neuronales ; des mutations de MCT8 ont permis de comprendre les états de déficience intellectuelle sévère liés à l’X correspondant à l’entité traditionnelle du syndrome d’Allan-Herndon-Dudley. D’autres situations résultant d’un défaut d’activation de T4 en T3, se révèlent par des retards de croissance et du développement intellectuel, des atteintes myopathiques, un déficit immunitaire, une azoospermie. Il existe aussi des états d’hypersensibilité aux hormones thyroïdiennes. Il faut apprendre à reconnaître ces situations dont la présentation clinique et/ou hormonale n’évoque a priori nullement un désordre thyroïdien. Il apparaît qu’elles ont des correspondances pharmacologiques et environnementales, notamment avec l’amiodarone, la dronédarone et certains perturbateurs endocriniens. Les pathologies liées aux modifications de la sensibilité hormonale élargissent considérablement le champ traditionnel de l’endocrinologie.

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  • Communication scientifique

    L’administration d’un agent thrombolytique peut-elle favoriser une hémorragie cérébrale en dehors de la zone ischémiée ?

    May thrombolytic therapy induce cerebral haemorrhages outside the ischaemic area?

    Didier Leys déclare ne pas avoir de liens d’intérêts. Pas d’actions ou d’intérêt dans des compagnies pharmaceutiques ou de matériel biomédical (à titre personnel ou pour les proches). Pas de déplacements pris en charge par l’industrie pharmaceutique ou les compagnies de matériel biomédical. Participation à des essais cliniques, des advisory boards, ou des symposia organisés par Pfizer/BMS, Astrazeneca, Boeringher-Ingelheim, Lundbeck, GSK, Bayer et Allergan (honoraires versés au CHU de Lille ou à Adrinord). Membre du conseil scientifique de l’Institut Servier (bénévole). Président du conseil scientifique de la fondation de recherche sur les accidents vasculaires cérébraux (bénévole). Vice-éditeur de l’European Stroke Journal de 2014 à 2019 (honoraires versés à Adrinord). Rédacteur en chef de l’European Journal of Neurology à partir de janvier 2020 (contrat financier en cours entre Adrinord et l’éditeur Wiley).
    Agathe Drelon déclare ne pas avoir de liens d’intérêts. Pas d’actions ou d’intérêt dans des compagnies pharmaceutiques ou de matériel biomédical (à titre personnel ou pour les proches). Pas de déplacements pris en charge par l’industrie pharmaceutique ou des compagnies de matériel biomédical.

    Introduction
    Une hémorragie intracérébrale (HIC) peut survenir lors d’un traitement thrombolytique prescrit pour une pathologie coronaire. Dans les thrombolyses pour ischémie cérébrale, 1 HIC sur 50 survient en dehors du territoire ischémié. Le mécanisme de ces HIC à distance (HIC-d) pourrait se rapprocher de celui des HIC observées en pathologie coronaire. Nous avons testé l’hypothèse selon laquelle une HIC-d se développe à partir d’une lésion sous-jacente identifiable sur l’imagerie par résonance magnétique (IRM) initiale.

    Méthode
    Nous avons colligé toutes les thrombolyses par rt-PA pour ischémie cérébrale effectuées sur une période de 9 ans, chez des patients majeurs et consentants. Les IRM initiales des patients ayant une HIC-d ont été relues.

    Résultats
    Une HIC-d a été identifiée chez 24 (2,5 %) des 944 patients ayant 41 HIC-d. L’HIC-d était lobaire chez 14 (58,3 %), profonde chez 7 (29,2 %) et mixte chez 3 (12,5 %). Dans 24 des 41 HIC-d (58,5 %) aucune lésion préalable n’a été identifiée. Dix-sept HIC-d (41,5 %) s’étaient développé sur une lésion préalable : 6 micro-saignements, 6 infarctus cérébraux anciens et 1 récent, et 4 anomalies de la substance blanche. Les facteurs indépendamment associés aux HIC-d étaient l’âge (adjOR 1,07 par année ; IC 95 % 1,03–1,12), la présence d’au moins 5 micro-saignements (adjOR 3,84 ; IC 95 % 1,01–14,56) et le siège lobaire des micro-saignements (adjOR 3,54 ; IC 95 % 1,22–10,26).

    Conclusion
    Toutes les lésions préexistantes identifiées sont de nature vasculaire, mais la moitié des cas reste inexpliquée. Des IRM à plus haut champs, avec des coupes fines et des séquences plus sensibles pourraient permettre d’identifier la cause des cas inexpliqués.

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  • Rapport

    Rapport 19-12. Audition fœtale et infection par le cytomégalovirus

    Fetal audition and cytomegalovirus infection

    Les rapporteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    Comme pour toutes les sensorialités chez l’humain, l’audition se met en place bien avant la naissance. Si l’organe périphérique cochléaire est prêt à fonctionner dès la 28° semaine de gestation, la maturation des centres sera plus lente et plus tardive : après une période hyperactive au cours des deux premières années de vie, elle se poursuivra plus lentement jusqu’à la puberté. Le fœtus est donc « entendant » et, à défaut de méthodes objectives pour quantifier ses performances, de très nombreuses études comportementales permettent d’analyser ses réactions à des sons de parole ou à la musique. Toutefois de nombreuses questions restent en suspens quant à l’usage réel qu’il fait de ses acquisitions auditives anténatales même si l’on peut suspecter ces « expériences auditives » d’être importantes pour le développement futur de l’enfant. Pour un nouveau-né sur 1000, cette audition est défaillante à la naissance et le dépistage systématique en maternité, désormais obligatoire en France, dont il faudrait toutefois s’assurer de son efficience sur tout le territoire, permet de proposer suffisamment tôt à l’enfant et ses parents les moyens d’accéder à l’oralisation. Les causes de ces surdités sont d’origine génétique dans deux tiers des cas environ et pour un tiers, en rapport avec une cause extrinsèque en particulier infectieuse, alors largement dominée par les infections materno-foetales à cytomégalovirus (CMV). Disposant depuis peu de moyens médicamenteux pour en contrer les effets délétères, il est l’heure de proposer un dépistage systématique de l’infection CMV chez les femmes enceintes en début de grossesse ainsi que chez le nouveau-né voire in utero en cas d’infection maternelle au cours du premier trimestre de la grossesse, tout autant qu’organiser la prévention de l’infection et son enseignement chez les professionnels de santé.

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  • Communication scientifique

    Douleur et mécanismes inconscients

    Pain and subconscious mechanisms

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’enregistrement des réponses cérébrales à une douleur expérimentale, chez des patients épileptiques avec des électrodes implantées dans différentes zones de la matrice douleur, plaide pour des réponses précoces préconscientes : les réponses insulaires postérieures et amygdaliennes avant 200ms précèdent les réponses conscientes de la matrice douleur. On peut aussi enregistrer des réponses insulaires postérieures à la projection d’images infraliminaires exprimant la douleur alors que le sujet ne perçoit pas consciemment l’image. La réponse douloureuse subjective peut être manipulée par le contexte temporel ou empathique de l’expérience, sans que le sujet soit conscient de cette variation de contexte. Dans le conditionnement à une douleur répétée, beaucoup de comportements automatiques dépendent de phénomènes préconscients sous contrôle de l’amygdale. Ainsi la douleur expérimentale aide à comprendre les mécanismes préconscients des comportements émotionnels en particulier ceux dépendant de l’amygdale dont on sait le rôle dans le stress post traumatique.

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  • Autre

    Symposium organisé conjointement par l’Académie Royale de médecine de Belgique et la chaire J.A. de Sève de recherche en nutrition de Montréal (Québec), 6 et 7 novembre 2019 à Bruxelles

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  • Communication scientifique

    Évolution du larynx artificiel vers le biologique : réhabilitation laryngée par allogreffe aortique chez la brebis

    Evolution of artificial larynx to the biological: Laryngeal rehabilitation by aortic allograft in sheep

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Introduction
    Mille cinq cent laryngectomies totales sont réalisées en France chaque année pour des cancers laryngés avancés. Après avoir, avec succès, conçu et implanté un larynx artificiel en titane en 2012 chez l’homme, notre équipe s’est penchée sur les améliorations potentielles, en particulier la rigidité de l’implant, responsable d’une compression partielle de l’œsophage et pouvant contribuer aux troubles de la déglutition résiduels constatés chez les patients implantés. Le but de cette étude est d’extrapoler la technique de reconstruction trachéale par allogreffe aortique cryoconservée (équipe du Pr Martinod, hôpital Avicenne, AP–HP) à la réhabilitation du larynx en minimisant l’apport des biomatériaux au profit d’une reconstruction biologique. Il s’agit d’une étude de faisabilité chez l’animal (n=6 brebis) d’un modèle de remplacement laryngée par reconstruction trachéale par allogreffe aortique cryoconservée en vue d’une implantation chez l’homme.

    Matériels et méthodes
    N=6 animaux ont été implantés par une allogreffe aortique, entre base de langue (suture termino-terminale) et section supérieure de la trachée (suture termino-latérale) avec comme objectif : i) d’évaluer après sacrifice à 6 mois d’implantation le comportement du greffon aortique dans sa partie proximale basilinguale par analyse histologique ; ii) de confirmer l’intégration du greffon à la trachée dans sa partie distale trachéale.

    Résultats
    La survie à 180jours a été de 83 % (n=5/6), avec un animal décédé au 102e jour par migration du stent endo-aortique dans la carène. L’allogreffe au niveau de l’anastomose supérieure basilinguale (proximale) et en regard de la partie inférieure trachéale (distale) a été parfaitement intégrée, avec une remarquable colonisation cellulaire par néovascularisation de l’ensemble du greffon aortique.

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