Articles du bulletin

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3394 résultats

  • Communication scientifique

    Mercy Ships et le navire-hôpital Africa Mercy

    Mercy Ships and Africa Mercy hospital ship

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Mercy Ships est une organisation humanitaire internationale dont la mission est d’accroître l’accès aux soins de santé à travers le monde. Plus de la moitié de la population mondiale soit près de 5 milliards de personnes ne peut accéder à des services chirurgicaux et anesthésiques sûrs. Depuis 1990, les équipes de Mercy Ships opèrent, à bord de navires-hôpitaux à destination des pays les plus pauvres d’Afrique, proposant gratuitement des soins, des formations et une assistance au développement de projets locaux. En Afrique, plus de 25 millions d’interventions chirurgicales supplémentaires seraient nécessaires chaque année pour sauver des vies et prévenir l’invalidité. La « santé mondiale » s’est concentrée sur des maladies individuelles avec une réduction remarquable de la mortalité et de la morbidité variables selon les régions sans s’accompagner de progrès similaires au niveau des systèmes de santé, de l’intégration des services ou des soins hospitaliers demeurés inéquitables entre les individus de tous statuts socio-économiques. L’Afrique, concentre à elle seule 25 % de la morbidité mondiale et un tiers des conditions cliniques nécessitant des soins chirurgicaux, obstétriques et anesthésiques. Le continent africain héberge 17 % de la population mondiale mais ne compte que 2 % du nombre total des médecins au monde et seulement 0,7 spécialistes en chirurgie pour 100 000 habitants.

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  • Communication scientifique

    La stimulation sans sonde : où en est-on ?

    Leadless pacemakers: Where do we stand?

    Pascal Defaye : honoraires et dons de recherche de Boston Scientific, Medtronic et Microport CRM. L’autre auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les stimulateurs sans sondes ont été développés dans le but de pallier aux complications à court et long terme de la stimulation conventionnelle (complications liées au boîtier et aux sondes). Il s’agit d’une révolution technologique, car, par une procédure minimale invasive, sont implantés des stimulateurs d’un volume très réduit, incorporant des batteries miniaturisées et de longue durée. Les premières grandes études post-implantation sont en faveur de cette technologie en raison de l’efficacité de la stimulation et du faible niveau de complications. Celles-ci surviennent pratiquement toutes, dans les 30jours post-implantation alors qu’elles sont pratiquement absentes ensuite tout le long du suivi. En raison d’un problème d’usure prématurée de la batterie, le premier stimulateur mis sur le marché a été retiré et, pour le moment, uniquement le Medtronic Micra™ est implanté. Les recommandations d’implantation réservent la stimulation sans sonde à la stimulation VVI quand la stimulation avec sonde est soit impossible (thromboses), soit à haut risque d’infection. L’avenir est lié au développement de stimulateurs double chambre, à la resynchronisation par un stimulateur sans sonde intraventriculaire gauche, ainsi qu’à un stimulateur sans sonde associé au défibrillateur sous-cutané.

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  • Communiqué

    Faut-il modifier les gestes barrière face à l’irruption de variants du SARS-CoV-2 ?

    Should we modify the barrier gestures in the face of emerging SARS-CoV-2 variants?

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Infection à VIH et vaccination anti-SARS-Cov2

    HIV infection and anti-SARS-Cov2 vaccination

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  • Rapport

    Rapport 21-01. Le bon usage des médicaments

    Good use of medications

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les prescriptions médicamenteuses inadaptées voire dangereuses, entraînent une perte de chance pour les patients ainsi que des surcoûts directs et indirects pour la société. De ce fait, le sujet a une dimension éthique. Ce travail repose sur des rapports antérieurs, l’un parlementaire, les autres administratifs ainsi que de l’Académie nationale de médecine. Les principaux objectifs de la formation des étudiants dans ce domaine sont d’apprendre à prescrire juste, à surmonter les difficultés réelles des prescriptions en cas de polypathologies de plus en plus fréquentes, notamment chez les malades âgés. Le temps consacré aux enseignements de la pharmacologie, de la thérapeutique peut être globalement considéré comme satisfaisant. En revanche ces enseignements et surtout leur mémorisation ne sont pas suffisamment contrôlés en fin de deuxième cycle des études médicales. De plus, certains logiciels d’aide à la prescription manquent de clarté, de concision et de précision ce qui les rend peu utilisables. Dans le bon usage des médicaments on ne saurait oublier le rôle des pharmaciens d’officine, des associations de patients et de la formation continue. Ce rapport est volontairement limité à trois propositions qui découlent des constatations précédentes : (1) Dans les études médicales, instituer un examen spécifique et autonome, intégré aux épreuves de l’examen classant national (ou de son équivalent), portant sur la pharmacologie et la thérapeutique ; (2) Assurer une actualisation des connaissances dans ces domaines par la formation professionnelle continue ; (3) Etablir un seul logiciel clair, concis et précis d’aide à la prescription, élaboré par les Conseils nationaux professionnels et qui soit labélisé.

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  • Éditorial

    Détérioration de la colonne vertébrale avec le vieillissement : position du problème, bases physiopathologiques, principaux tableaux cliniques

    Spine deterioration with aging: Position of the problem, physiopathological basis and main clinical aspects

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Détérioration de la colonne vertébrale et vieillissement. Renseignements fournis par l’imagerie

    Imaging of spine degeneration and aging

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les remaniements morphologiques de la colonne sont extrêmement fréquents au cours du vieillissement et souvent asymptomatiques. Le rôle, délicat, de l’imagerie est de repérer, parmi ces remaniements, ceux qui sont symptomatiques. Cela n’est possible que par une étroite confrontation des données de l’imagerie avec celles de la clinique. Les deux approches sont indissociables. La dénégérescence de l’unité fonctionnelle de la colonne commence habituellement par des remaniements biochimiques, puis structuraux du disque. Ils aboutissent à un pincement de celui-ci qui surcharge les plateaux vertébraux et les articulations zygapophysaires, entraînant discarthrose et arthrose zygapophysaire, susceptibles de générer à leur tour sténose canalaire et instabilité. À l’inverse, les troubles statiques de la colonne, secondaires à son vieillissement, surtout lorsqu’ils sont marqués restent rarement muets, notamment s’ils sont accompagnés d’une instabilité segmentaire. L’IRM et les radiographies du corps entier type EOS représentent à l’heure actuelle les outils d’imagerie les plus performants pour l’étude de la colonne vieillissante.

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  • Communication scientifique

    Rachis et vieillissement : examen clinique, classification, traitement médical

    Spine and aging: Clinical exam, classification, medical treatment

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le vieillissement est responsable de plusieurs pathologies du rachis caractérisées par des troubles de la statique. Ce sont la scoliose dégénérative (SD), la Cyphose Lombaire Dégénérative (CLD), le canal lombaire étroit, l’ostéoporose fracturaire avec tassements vertébraux, les complications de la chirurgie du rachis, le spondylolisthésis dégénératif, la Camptocormie et Tête tombante. La SD est soit une scoliose préexistante souvent modérée qui évolue tardivement à l’âge adulte soit une scoliose qui apparaît tardivement (De Novo), la période critique étant le plus souvent la ménopause. La CLD est une cyphose lombaire non réductible due à des lésions dégénératives discales et articulaires postérieures étagées. La Camptocormie est une cyphose thoracolombaire d’au moins 45° réductible très invalidante. Il y a différentes causes : neurologiques (périphériques neuromusculaires ou centrales (extrapyramidal), métaboliques, médicamenteux mais aussi à un âge tardif l’évolution possible d’une SD et CLD. Les conséquences de ces pathologies sont les douleurs, les difficultés à la marche, le préjudice esthétique et parfois en cas de camptocormie des trouble digestif et respiratoire. Les traitements sont essentiellement la kinésithérapie avec un travail postural, musculaire et proprioceptif, les infiltrations radioguidées par des radiologues expérimentés dans les déviations du rachis après une analyse précise de la cause des douleurs permettant une infiltration ciblée et les corsets plastique et/ou tissu sur mesure. Le but des corsets est d’améliorer les douleurs, la statique du rachis et de freiner l’évolution. L’autre solution est la chirurgie mais souvent chirurgie étendue et le plus souvent contrindiquée après 70 ans.

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  • Communication scientifique

    Colonne vertébrale thoraco-lombaire et vieillissement. Traitements interventionnels sous guidage radiologique

    Thoraco-lumbar spine and aging. Interventional treatments under radiological guidance

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Depuis le retrait du marché de la chymopapaïne, aucun autre traitement percutané intradiscal (nucléolyses chimiques et mécaniques, radiofréquence laser) n’a donné de résultats suffisants pour la remplacer dans le traitement interventionnel de la lombosciatique aiguë par hernie discale non déficitaire. Les injections vertébrales de corticoïdes (« infiltrations ») permettent, en association avec le traitement médical, d’éviter l’intervention chirurgicale chez plus de 90 % des patients. Leur utilisation doit répondre à des règles intangibles. Les injections d’acétate de prednisolone (HydrocortancylR, seule suspension injectable de cristaux de corticoïdes à posséder une AMM pour l’utilisation vertébrale en France) sont proscrites par voie foraminale, à un étage intervertébral opéré et au rachis cervical afin de prévenir la survenue exceptionnelle de déficits neurologiques gravissimes et définitifs. L’effet des corticoïdes ne dure que quelques semaines mais il est possible de les répéter (3ou 4 par an maximum). Dans les fractures-tassements vertébraux ostéoporotiques, la vertébroplastie et kyphoplastie consistent à injecter une résine qui se solidifie et permet de stabiliser la fracture. Cette stabilisation permet de diminuer de façon importante et rapide les douleurs et de reprendre une station debout et la marche, point crucial chez les sujets âgés. Elle permet aussi de lutter contre la majoration de la cyphose thoracolombaire. L’efficacité de ces deux techniques n’est obtenue que si des indications précises sont respectées : douleur importante (EVA>5), fracture récente (datant de quelques semaines au plus), ou être non consolidée (fente intracorporéale remplie d’eau ou d’air). La fracture doit aussi être le siège d’un œdème corporéal en IRM. Ces traitements doivent obligatoirement être associés au traitement médical de l’ostéoporose.

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  • Communication scientifique

    Indications chirurgicales sur rachis vieillissant

    Surgical indications in the aging spine

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Du fait de l’augmentation de l’espérance de vie de la population, la problématique de la prise en charge des pathologies rachidiennes chez des sujets âgés se pose de plus en plus fréquemment. Des problèmes spécifiques, telles que la fragilité générale et un ancrage osseux de qualité moindre dû à l’ostéoporose doivent être résolus. Des pathologies spécifiques sont rencontrées, aussi bien en traumatologie (fracture de l’odontoïde, fracture-tassement ostéoporotique thoraco-lombaire) qu’en pathologie dégénérative (myélopathies cervicales, sténoses lombaires associées à des déformations rachidiennes…). Une analyse rigoureuse des problèmes posés par ces patients, des objectifs thérapeutiques de la prise en charge chirurgicale – qui peuvent différer de ceux de patients plus jeunes – et des moyens d’éviter certains écueils permettent de proposer des prises en charge satisfaisantes. Il est très probable que des solutions techniques et des indications propres au patient âgé seront développées dans un avenir proche.

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  • Éditorial

    Nouvelles perspectives en immunothérapie des cancers dans les années à venir

    New perspectives in Cancer Immunotherapy in the coming years

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Vaincre les résistances aux antagonistes de checkpoint en augmentant l’immunogénicité de la tumeur

    Overcome the resistance to immune checkpoint targeted antibodies by enhancing the tumor immunogenicity

    Liens d’intérêts au cours des 5 dernières années : AM a été investigateur principal d’essais cliniques d’immunothérapie avec les promoteurs industriels suivant : Roche/Genentech, BMS, Merck (MSD), Pfizer, Lytix pharma, Eisai, Astra Zeneca/Medimmune, Tesaro, Chugai, OSE immunotherapeutics, SOTIO, Molecular Partners, IMCheck, Pierre Fabre, Adlai Nortye. AM a été investigateur principal d’essais cliniques d’immunothérapie avec les promoteurs académiques suivant : ACSE NIVOLUMAB/NCT03012581 (funding : INCa, Ligue contre le Cancer & BMS; drug supply : BMS, Ligue contre le Cancer & BMS ; sponsor Unicancer), ISI-JX/NCT02977156 (funding & drug supply : Transgene; sponsor Leon Berard Cancer Center), NIVIPIT/NCT02857569 (funding & drug supply : BMS; sponsor Gustave Roussy), PEMBIB/NCT02856425 (funding Boehringer Ingelheim; drug supply : Boehringer Ingelheim & MSD ; sponsor Gustave Roussy) ; PRIMO/NCT04270864 (funding : Charities; drug supply : BMS & IDERA ; sponsor Gustave Roussy). AM est membre du comité de pilotage des essais cliniques suivant: NCT02528357 (GSK), NCT03334617 (AZ). AM est membre du conseil de sécurité et de contrôle des données : NCT02423863 (Sponsor : Oncovir), NCT03818685 (Sponsor : Centre Léon Bérard). AM a participé au conseil scientifique des compagnies suivantes: Merck Serono, eTheRNA, Lytix pharma, Kyowa Kirin Pharma, Novartis, BMS, Symphogen, Genmab, Amgen, Biothera, Nektar, Tesaro/GSK, Oncosec, Pfizer, Seattle Genetics, Astra Zeneca/Medimmune, Servier, Gritstone, Molecular Partners, Bayer, Partner Therapeutics, Sanofi, Pierre Fabre, RedX pharma, OSE Immunotherapeutics, Medicxi, HiFiBio, IMCheck, MSD, iTeos, Innate Pharma, Shattuck Labs, Medincell, Tessa Therapeutics. AM a participé à des activités d’enseignement et de conférencier pour les compagnies suivantes : Roche/Genentech, BMS, Merck (MSD), Merck Serono, Astra Zeneca/Medimmune, Amgen, Sanofi, Servier. AM a apporté son expertise scientifique et médicale aux entreprises suivantes : Roche, Pierre Fabre, Onxeo, EISAI, Bayer, Genticel, Rigontec, Daichii Sankyo, Imaxio, Sanofi/BioNTech, Molecular Partners, Pillar Partners, BPI, Faron, Applied Materials. AM a bénéficié du soutien non financier (frais de voyage pour congrès) des entreprises suivantes : Astra Zeneca, BMS, Merck (MSD), Roche. AM est co-fondateur et actionnaire : Pegascy SAS & PegaOne SAS. AM est co-détenteur d’un brevet : « Humanized and Chimeric Monoclonal Antibodies to CD81 », Stanford Office of Technology Licensing, 3000 El Camino Real, Bldg. 5, Suite 300, Palo Alto, CA 94306-2100. Numéro de série de la demande américaine 62/351,054. AM a bénéficié de subventions de recherche préclinique et clinique (financement institutionnel) des sources suivantes : INSERM, INCa, Merus, BMS, Boehringer Ingelheim, Transgene, Fondation MSD Avenir, Sanofi. AM est membre des sociétés savantes suivantes : Société européenne d’oncologie médicale (ESMO), Société américaine d’oncologie clinique (ASCO), Association américaine pour la recherche sur le cancer (AACR), Académie européenne d’immunologie tumorale (EATI). Fondateur et président de la Société française d’immunothérapie du cancer (FITC). Membre du conseil d’administration du groupe d’immuno-oncologie du réseau français des centres de cancérologie complets (Unicancer). Membre du groupe de travail sur les effets indésirables rhumatismaux induits par les immunothérapies anticancéreuses de la Ligue européenne contre la polyarthrite rhumatoïde (EULAR). Membre du conseil de surveillance de la Fondation Gustave Roussy. AM est membre des comités de rédaction du European Journal of Cancer et de ESMO IO Tech.

    Les immunothérapies utilisant des anticorps monoclonaux antagonistes de récepteurs de co-inhibition des lymphocytes T (« checkpoint blockers ») révolutionnent depuis 10 ans la cancérologie. Ils ont permis des gains significatifs en survie globale dans de nombreux cancers et font parler de guérison pour certains patients atteints de cancers métastatiques jusqu’alors considérés comme incurables. De plus, ils changent, de manière radicale, notre compréhension de la maladie cancéreuse en démontrant qu’elle peut être considérée comme une maladie dysimmunitaire. Cependant, ces premières générations d’immunothérapies ne sont pas efficaces chez tous les patients. Un enjeu de taille est donc de mieux comprendre le mécanisme d’action de ces traitements chez l’Homme afin de lever les résistances à leur efficacité. Plusieurs approches thérapeutiques sont en cours pour tenter de rendre ces traitements plus efficaces. L’une d’entre elles consiste à essayer de rendre les tumeurs plus visibles pour le système immunitaire ou « immunogènes ». L’immunothérapie intratumorale est une de ces stratégies émergentes qui vise à utiliser la tumeur comme son propre vaccin en injectant, directement dans la tumeur, des thérapies immunostimulantes. Le développement de ces approches soulève de nouveaux challenges en recherche clinique, mais leur rationnel préclinique fait espérer qu’ils permettront de rendre plus de patients répondeurs à l’immunothérapie.

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  • Communication scientifique

    Manipulation des cellules Natural Killer en immunothérapie des cancers

    Manipulation of Natural Killer cells in cancer immunotherapies

    Eric Vivier est un employé d’Innate Pharma.

    L’immunothérapie des cancers, également appelée immuno-oncologie, est une révolution dans le traitement du cancer. L’objectif est d’induire le système immunitaire à reconnaître et à éliminer les cellules tumorales. Les récents développements en immunothérapie se sont concentrés sur la génération de réponses immunitaires des cellules T spécifiques d’antigènes tumoraux et ont conduit à un changement de paradigme dans le traitement de nombreux cancers. Malgré ces succès, la réponse et la durabilité du bénéfice clinique obtenu restent limitées à certains patients et types de tumeurs. Une approche innovante en immuno-oncologie vise à élargir et à amplifier les réponses immunitaires anti-tumorales en exploitant le système immunitaire inné. Nous décrirons ici nos approches dans la manipulation des cellules tueuses naturelles (NK) pour renforcer leur rôle direct dans l’élimination des tumeurs, mais aussi leur fonction d’induction d’une réponse immunitaire multicellulaire menant à un contrôle immunitaire durable des tumeurs.

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  • Communication scientifique

    Lymphocytes T-CD8 et immunothérapie anti-tumorale : rôle et Ciblage thérapeutique

    CD8+T cell in cancer immunotherapy: Role and value of its therapeutic targeting

    Financement
    Ce travail a été financé par Fondation ARC, INCA PLBio, Labex Immuno-Oncology, Site intégré de recherche en cancérologie (SIRIC CARPEM), IDEX ANR-18-IDEX-0001 (Université de Paris), Foncer.

    Déclaration de liens d’intérêts
    E.T: Subventions de recherche des sociétés Servier et Vaxeal.
    E.T : Conférences : Invitation en qualité d’intervenant pour BMS, Merck-MSD, Olympe.

    Bien que de nombreuses cellules immunes jouent un rôle dans les mécanismes d’action de l’immunothérapie anti-tumorale, les LT-CD8 sont le plus souvent considérés comme les effecteurs majeurs. Au cours de ces dernières années de nouvelles technologies (analyse en cellules uniques, cytométrie multidimensionnelle, analyse multiplexe in situ, etc.) ont permis de définir de nouvelles sous populations de LT-CD8 et de mieux comprendre les cellules ciblées par les traitements d’immunothérapie par anti-PD-1 ou anti-CTL14 ou dans le cadre de vaccination anti-tumorale. Suite à de nombreux travaux, deux principales populations ont émergé, les LT-CD8 résidents mémoires (TRM)(CD103, CD49a, CD69) et les LT-CD8 épuisés progéniteurs (TCF1) comme jouant un rôle prédominant dans le mécanisme d’action des anti-PD-1. Ces 2 types cellulaires peuvent s’expandre après traitement par anti-PD-1 et des études convergent pour leur conférer un rôle de biomarqueur prédictif de réponse à l’immunothérapie. Les LT-CD8 résidents mémoires sont nécessaire pour l’efficacité thérapeutique de vaccins anti-tumoraux. L’induction de ces TRM nécessite une voie mucosale d’immunisation et l’identification des cellules dendritiques (CD103, Clec9a, CD1c, CD63) à l’origine de leur activation stimule différentes approches thérapeutiques ciblant ces cellules présentatrices d’antigènes. Des progrès récents dans l’analyse du rôle du ganglion dans l’efficacité des traitements par anti-PD1/PD-L1 via l’activation d’une population de LT-CD8 épuisée progénitrice pourraient aussi déboucher sur le développement de traitements néoadjuvants pour optimiser l’efficacité de l’immunothérapie avant l’exérèse chirurgicale des ganglions associés à la tumeur.

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  • Communication scientifique

    Contourner la résistance à l’immunothérapie des cancers : interventions centrées sur le microbiome intestinal

    Bypass the cancer resistance to immunotherapy: Gut microbiota-based therapeutic interventions

    L. Zitvogel est foundatrice de everImmune et reçoit un contrat de recherche de Kaleido et Transgene. L. Zitvogel est membre du conseil d’administration de Transgene. B.Routy reçoit un soutien financier de Da Volterra et est au conseil scientifique de Vedanta. L.Derosa et M.Fidelle déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Un nombre grandissant d’études précliniques et cliniques démontrent l’influence cruciale de la composition taxonomique du microbiote intestinal sur le bénéfice aux thérapies anticancéreuses, que ce soit pour la chimiothérapie, la radiothérapie et les immunothérapies. Des interactions causatives, entre certaines bactéries, ou leur phage, et la réponse immunitaire innée et acquise antitumorales, ont été mises en évidence récemment. La compréhension des mécanismes de communication, entre les microenvironnements intestinaux et tumoraux, ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques sur le microbiote intestinal. Cette revue présente les effets immunomodulateurs du microbiote intestinal et les effets délétères des antibiotiques sur ce système et s’intéresse aux perspectives thérapeutiques à l’étude chez l’homme.

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Élargir le délai entre les deux injections de vaccin contre la Covid-19 : quels risques pour quels avantages ?

    Extending the time between the two injections of the Covid-19 vaccine: what risks for what benefits?

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  • Éditorial

    Debout les hommes

    Stand up, the men

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Prise en charge hospitalière des blessés des membres, victimes de terrorisme urbain. Enseignements des attentats de novembre 2015 à Paris

    Management of limb casualties from urban terrorism. Lessons from attacks in Paris, november 2015

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt.


    Cette communication n’a pas été présentée oralement en séance à l’Académie.

    Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris ont été l’occasion d’éprouver la robustesse de la prise en charge pré-hospitalière des blessés. Ultérieurement, ont été tirés un certain nombre d’enseignements concernant l’organisation intra hospitalière des urgences et le rôle des acteurs de soin notamment à travers les notions essentielles de triage et de damage control. La prise en charge chirurgicale des blessés des membres dans sept services spécialisés de chirurgie orthopédique a fait apparaître une divergence d’indications opératoires en urgence : les équipes du Service de Santé des Armées ont pratiqué le damage control à titre systématique tandis que les équipes civiles universitaires ont réalisé des ostéosynthèses internes immédiates et définitives pour les lésions osseuses sans exposition importante du foyer de fracture. Plusieurs débats ont permis de clarifier les indications respectives des deux attitudes. Les leçons à retenir concernent également le phénomène d’entraide spontanée qui a été observé et l’évolution à long terme de l’état des victimes.

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  • Présentation ouvrage

    Germain M. La main du chirurgien, instrument remarquable au service de la médecine. Ed. FiacreMontceaux les meaux (2020)

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  • Présentation ouvrage

    Hauw J.J. La maladie d’Alzheimer. Presses universitaires de France. Coll. Que sais-je ?Paris (2019)

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éditorial

    Le transhumanisme : un nouvel esclavage ?

    Transhumanism: A new slavery?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Rapport

    Rapport 20-08. Études cliniques réalisées en milieu thermal dans le cadre des prescriptions légales « critères 2016 – révision 2020 »

    Clinical studies carried out in spa medicine environment within the framework of legal regulations “2016 criteria – 2020 revision”

    Les personnes pétitionnant pour l’ouverture d’un établissement thermal, l’obtention d’une nouvelle orientation thérapeutique, l’utilisation d’une nouvelle source, nouvelle eau, nouveau soin doivent recueillir l’avis de l’Académie nationale de médecine. Ils devront à l’avenir produire les types d’étude ci-après mentionnés. Les études par analogie établissent l’utilisation d’eaux minérales similaires pour des objectifs et des résultats comparables. L’étude qualitative établira la manière dont les soins sont délivrés par les personnels et reçus par les patients. Quant à l’étude clinique elle devra apporter la preuve d’une efficacité thérapeutique cliniquement probante. Dans tous les cas cette dernière étude devra aboutir à une comparaison valide du traitement traité. Cette comparaison pourra se faire avec des données existantes, en particulier d’essais contrôlés randomisés considérés comme une référence robuste. La comparaison devra se faire sur les données individuelles et non sur des agrégats de données. Les techniques de « Match Adjusted Individual Comparison » (MAIC) sont appropriées. Quant les données permettant ce type de comparaison ne sont pas disponibles, l’essai contrôlé randomisé est la règle cependant les techniques bayésiennes d’essai clinique, qui apportent des données valables à partir d’un nombre limité de patients peuvent être envisagées. Par ailleurs toutes les règles scientifiques et éthiques de l’investigation clinique doivent être respectées.

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  • Discours

    Bilan de l’activité académique de l’année 2020

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  • Discours

    Allocution du Président pour l’année 2021 (extraits)

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  • Conférence invitée

    Pandémie 2020. Éthique, société, politique

    L'auteur ne déclare aucun lien d'intérêt.

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  • Communication scientifique

    Le label hospitalité de l’Assistance publique–Hôpitaux de Paris, une nouvelle approche pour promouvoir l’hospitalité dans les hôpitaux

    The Hospitality Award Program of Assistance publique–Hôpitaux de Paris, a new approach to promote hospitality in hospitals

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’hospitalité correspond à une attente des patients, aussi importante que la qualité (dont elle est une partie) et la sécurité : les patients et leurs proches veulent être accueillis comme des personnes. Le premier objectif de cet article est de montrer comment le fait d’améliorer l’hospitalité à l’hôpital peut être compris comme le désir de réintroduire dans la relation profondément asymétrique du soin un rapport symétrique imposé par le concept même d’hospitalité, dans laquelle le mot « hôte » a les deux acceptions : celui qui accueille et celui qui est accueilli. Le second objectif de cet article est de présenter le programme développé par l’Assistance publique–Hôpitaux de Paris (AP–HP) visant à promouvoir l’hospitalité dans ses hôpitaux. Il s’agit d’une démarche en deux temps (autoévaluation interne suivie d’une visite externe) qui lui confère une valeur pédagogique.

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  • Communiqué

    Vaccination anti-Covid19 : il n’est plus temps d’attendre

    Vaccination against Covid: no longer time to wait

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  • Communiqué

    Quel consentement à la vaccination contre la Covid-19 pour les personnes âgées résidant en établissements?

    What consent to vaccination against Covid-19 for elderly people living in institutions?

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Impact de la pandémie de Covid-19 sur les violences domestiques

    Impact of the Covid-19 pandemic on domestic violence

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  • Discours

    Le pouvoir médical

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Vaccination contre la Covid-19, pourquoi hésiter ?

    Vaccination against Covid-19, why hesitate?

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Respecter les gestes barrières sans sacrifier ses mains

    Respecting barrier gestures without sacrificing his/her hands

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  • Éditorial

    Crise de la Covid-19 et Académie nationale de médecine

    Covid-19 crisis and National Academy of Medicine

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éditorial

    Reconnaître l’exercice médical du management : quelques enseignements de l’étranger

    Acknowledging leadership as a constituent of medical practice: An international outlook

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éditorial

    Vous avez dit retraite…?

    How do you feel about retirement…?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts

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  • Présentation ouvrage

    Dubois B. Alzheimer : la vérité sur la maladie du siècle. Grasset, Paris (2019). 382 p

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Conduites addictives : faits cliniques

    Addictive behaviors: Clinical facts

    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Malgré les fréquentes comorbidités psychiatriques, le trouble de l’usage de substance doit être appréhendé comme une pathologie autonome par ses déterminants, sa sémiologie et ses modalités évolutives spontanées ou sous traitement. De multiples produits de synthèse sont désormais accessibles via internet : associé à la créativité des chimistes cela a participé à l’émergence de pratiques inédites allant du chemsex au purple drank. Les conduites addictives résultent d’un ensemble de facteurs individuels (vulnérabilités biologique et psychique) et contextuels (disponibilité et banalisation du toxique dans l’environnement). Les pathologies mentales autres sont des facteurs de vulnérabilité à la pathologie addictive, tout comme les conduites addictives peuvent révéler une pathologie émotionnelle ou psychotique. Le médecin se doit d’entendre l’impuissance du malade face au besoin irrépressible de consommer (craving) et proposer une thérapeutique qui peut être chimique (y compris traitement de substitution) et psychologique. Dans la majorité des cas, un accompagnement social s’impose pour corriger les effets désocialisants du trouble de l’usage de substances ou des comportements addictifs.

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  • Communication scientifique

    Cannabis et neurodéveloppement

    Neurodevelopment and cannabis

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Le développement cérébral est un phénomène complexe, qui s’étend de la vie fœtale à l’adolescence, pendant laquelle la maturation cérébrale suit une série d’événements ordonnés incluant des périodes critiques de plasticité. Le cerveau est particulièrement sensible à l’environnement pendant ces remaniements. Le système endocannabinoïde participe directement et indirectement à ces processus de plasticité et de maturation. Le delta-9-tetrahydrocanabinol, principal composant psychoactif du cannabis, diffuse dans le placenta, le lait maternel et le cerveau. Il interagit avec le système endocannabinoïde, notamment par l’activation des récepteurs aux cannabinoïdes 1 CB1R, ce qui peut entraîner des altérations du neurodéveloppement et du fonctionnement des circuits neuronaux. Par conséquent, l’exposition au cannabis in utero, en période périnatale ainsi qu’à l’adolescence est susceptible d’entraîner des perturbations de la maturation cérébrale dont les conséquences, sur le plan cognitif, psychotique et addictif, persistent bien au-delà de la période d’exposition. Plusieurs facteurs modulent le risque de telles complications mais les études réalisées sur des modèles animaux ainsi que chez l’homme ont montré qu’une exposition durant les phases critiques, en particulier durant la phase de développement périnatal et à l’adolescence, constitue en soi un facteur de risque. Les données actuelles incitent à diffuser une information objective aux jeunes, pour prévenir et limiter les consommations précoces.

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  • Communication scientifique

    Les effets épigénétiques du cannabis/tétrahydrocannabinol

    Epigenetic effects of cannabis/tetrahydrocannabinol

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au COVID-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    La diffusion, sur un mode quasi pandémique, du cannabis chez les adolescents et adultes jeunes, spécialement en France, justifie l’attention portée aux conséquences, non seulement aiguës, mais également différées de cette intoxication. Dans cette dernière éventualité interviennent des mécanismes épigénétiques. On rappellera d’abord différents types de modifications épigénétiques portant soit sur les histones de la chromatine, principalement des méthylations ou des acétylations, soit sur l’ADN, par méthylation des cytosines. Des modifications de ce type, suscitées par le tétrahydrocannabinol/THC du cannabis, peuvent intervenir, soit au niveau des gamètes avant la procréation, soit sur le fœtus pendant la gestation, soit à différents moments de la vie de l’individu. À certaine de ces modifications épigénétiques sont associés un accroissement de la vulnérabilité aux toxicomanies, impliquant les récepteurs D2 de la dopamine dans le noyau accumbens, une surexpression de la synthèse du précurseur des enképhalines, des modifications : des récepteurs CB1 des endocannabinoïdes, des récepteurs de l’acide glutamique, du GABA et de protéines impliquées dans la plasticité synaptique, etc. Des modifications épigénétiques peuvent aussi affecter : le système immunitaire ; les activités cognitives ; le développement d’affections psychiatriques en relation avec des perturbations de la maturation cérébrale. Les connaissances qui s’accumulent, à cet égard, vont à l’opposé de la banalisation ambiante du cannabis. Elles imposent d’alerter les pouvoirs publics et le public, spécialement les jeunes, sur les risques associés à la consommation de cette drogue.

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  • Communication scientifique

    L’usage récréatif du cannabis : des effets aux méfaits. Données épidémiologiques

    Recreational use of cannabis: From effects to harm. Epidemiological data

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    À l’heure où l’usage médical de la plante « cannabis dit thérapeutique » est pratiquement acté dans notre pays, l’ouverture à son usage récréatif constitue la suite logique, à l’image de la chronologie toujours suivie dans tous les pays. En effet, ceux qui ont légalisé la drogue – le végétal – ont auparavant approuvé son emploi en thérapeutique, étape de « justification » qui semble incontournable. Il nous a donc paru opportun de rappeler les effets et les méfaits de la drogue dans le cadre de son usage récréatif. Les enquêtes en population générale réalisées en France depuis 25 ans par Santé publique France et l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, permettent de suivre l’évolution de la consommation de substances psychoactives. Une attention toute particulière est portée aux usages de cannabis qui, dans un contexte de large diffusion depuis un quart de siècle n’ont cessé de progresser parmi les jeunes générations, mais également parmi les adultes plus âgés. La France est le pays européen dont la prévalence de consommation de cannabis est la plus élevée chez les jeunes et les adultes. En 25 ans, sa diffusion n’a cessé de s’étendre et le taux d’expérimentation a été pratiquement multiplié par 4. Estimé à 12,7 % en 1992, il atteint 44,8 % en 2017. De surcroît, en 2017, ce sont 25 % des usagers dans l’année de 18 à 64 ans qui présentent un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance. Ce chiffre est inquiétant car il est en progression constante, il affecte 3 % des 18–64 ans, soit un peu plus d’un million de personnes.

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  • Rapport

    Rapport 20-07. Conséquences du changement climatique sur la santé humaine et animale

    Consequences of climate change on human and animal health

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêts en relation avec le contenu de ce rapport

    Sont envisagées les conséquences humaines et animales des actuels changements climatiques, les possibilités de s’y adapter et de les prévenir.

    Le réchauffement des températures lié à l’enrichissement atmosphérique en CO2 d’origine anthropique, affecte les milieux aquatiques et terrestres, modifie le biotope marin, explique sécheresses, tempêtes, inondations et incendies dévastateurs. Il modifie la biodiversité, les bio-invasions notamment par les maladies vectorielles. L’enrichissement de l’atmosphère en particules a de profondes incidences sur les cancers, les maladies cardiorespiratoires et métaboliques, les allergies. La gestion des épisodes caniculaires nécessite l’adaptation des services d’urgence et des mesures préventives en amont. L’enfant, les sujets âgés ou socialement démunis sont les plus exposés. Dans sa globalité le monde animal subit les changements climatiques dont l’homme est responsable. La réduction de la pollution et de l’enrichissement en CO2 est possible au prix de mesures drastiques impliquant progressivement la décarbonation de l’économie et des changements des comportements. Le développement des surveillances épidémiologiques, l’enseignement et la recherche biomédicale en santé environnementale constituent d’actuels impératifs.

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  • Communication scientifique

    Introduction générale sur les coronavirus animaux et humains

    General introduction to animal and human coronaviruses

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les coronavirus sont des virus à ARN classés en Alphacoronavirus, Betacoronavirus, Gammacoronavirus et Deltacoronavirus. Leur nom vient de leur conformation avec la présence de spicules formant une sorte de couronne. Les Alphacoronavirus et les Betacoronavirus (genre où l’on observe des zoonoses) semblent provenir des chauves-souris alors que les oiseaux seraient à l’origine des Gammacoronavirus et des Deltacoronavirus. Le premier coronavirus identifié fut celui de la bronchite infectieuse aviaire en 1931 aux États-Unis alors que les premiers coronavirus n’ont été décrits chez l’Homme que dans les années 1960. C’est pourquoi on connaissait surtout des coronavirus dans la communauté vétérinaire. La plupart des Alphacoronavirus sont spécifiques d’espèce. Ils peuvent être responsables de maladies graves notamment chez le chat (une forme entérique–FECV- et une forme responsable de la péritonite infectieuse féline–FIPV), la gastroentérite transmissible (GET) du porcelet et la diarrhée épidémique porcine (DEP), la coronavirose respiratoire porcin (PRCV). Enfin, un deltacoronavirus peut être rencontré à la fois chez le porc (PD CoV UKU15) et les oiseaux.

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  • Communication scientifique

    Lutte contre la pandémie de COVID-19 au CHU Zhongnan et à l’hôpital de Leishenshan : un condensé de la mobilisation globale en Chine et réflexions sur l’expérience de Wuhan

    The COVID-19 battle at CHU Zhongnan and Leishenshan hospital: A summary of the global mobilization in China and reflections on the Wuhan experience

    Les auteurs et traducteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Séance commune de l’Académie vétérinaire de France et de l’Académie nationale de médecine du jeudi 3 décembre 2020 : « Covid-19 et “une seule santé” : aspects médicaux, vétérinaires et environnementaux ».
    Texte traduit de l’anglais par Jacques Hubert et Jeanne Brugère-Picoux.

    La ville de Wuhan, capitale du Hubei, a été le point de départ de l’épidémie de la Covid-19 et ses médecins ont été amenés à développer des stratégies inédites qui ont profité à la lutte globale dans le pays. Mais quelles que soient les stratégies envisagées, la règle de base pour contrôler la pandémie a été la détection précoce, le signalement, l’isolement et le traitement. Les modalités de la lutte ont été : une action rapide pour bloquer la transmission avec une réponse vigoureuse et à multiples facettes; une allocation de ressources à l’échelon national ; des hôpitaux abris de type Fangcang ; un important engagement communautaire : par des milliers de travailleurs du secteur médical qui se sont déployés dans la province du Hubei et l’apport d’une assistance via un réseau de bénévoles ; une population qui a accepté un changement dans son comportement avec le port de masques et la distanciation sociale ; une généralisation des tests (innovation technique) ; la science et la technologie qui ont réduit la pandémie grâce à la recherche et aux technologies numériques ; le diagnostic et le traitement gratuits de la COVID-19. La réussite de notre expérience a pu apporter des informations précieuses à la communauté internationale pour lutter contre la pandémie.

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  • Communication scientifique

    Du SRAS et du MERS à la COVID-19 : un voyage pour comprendre les coronavirus des chauves-souris

    From SARS, MERS to COVID-19: A journey to understand bat coronaviruses

    Les auteurs et traducteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Séance commune de l’Académie vétérinaire de France et de l’Académie nationale de médecine du jeudi 3 décembre 2020 : « Covid-19 et “une seule santé” : aspects médicaux, vétérinaires et environnementaux ».
    Texte transcrit de l’anglais par Hervé Bourhy et Jeanne Brugère-Picoux.

    Depuis le début de ce siècle, trois coronavirus (CoV) ont provoqué des maladies respiratoires humaines graves, notamment le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et la COVID-19 (Coronavirus Disease 2019), qui sont apparues respectivement en 2002- 2003, 2012 et 2019-2020. Il s’agit de trois virus différents appartenant à la famille des Coronaviridae, genre Betacoronavirus. La découverte de CoVs étroitement apparentés chez les chauves-souris indique que ces animaux sont les réservoirs naturels de ces virus. Cependant aucune donnée actuelle ne permet de comprendre comment et quand la barrière d’espèce a été franchie à partir de la chauve-souris pour infecter l’Homme. Cet article présente une vue d’ensemble de la distribution, de l’évolution génétique et des transmissions interspécifiques des coronavirus des chauves-souris en Chine, en particulier des coronavirus apparentés au SRAS (SARS related) ou SARSr-CoV. Nos études ont montré que les SARSr-CoVs sont très répandus chez les chauves-souris fer à cheval et que certains d’entre eux utilisent le même récepteur que celui du SARS-CoV et du SARS-CoV-2 et qu’ils ont un large tropisme tissulaire. Cependant, ces virus de chauve-souris semblent être faiblement pathogènes par rapport au SARS-CoV-2 chez les souris transgéniques pour le récepteur ACE2 humain. Ces résultats montrent néanmoins que ces CoVs des chauves-souris peuvent potentiellement franchir la barrière d’espèce et se transmettre à d’autres animaux ou à l’Homme. Nos travaux mettent en évidence la nécessité de se préparer aux futures maladies infectieuses émergentes pouvant être causées par ces CoVs.

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  • Communication scientifique

    Les coronaviroses aviaires : caractéristiques présentant un intérêt épidémiologique, en médecine comparée

    Avian coronaviroses: Characteristics of epidemiological interest, in comparative medicine

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Séance commune de l’Académie vétérinaire de France et de l’Académie nationale de médecine du jeudi 3 décembre 2020 : « COVID-19 et “une seule santé” : aspects médicaux, vétérinaires et environnementaux ».

    Les coronaviroses en médecine vétérinaire sont connus depuis 1931 et sont à l’origine d’une des maladies les plus préjudiciables aux élevages de volailles : la bronchite infectieuse aviaire (BIA). Les caractéristiques les plus utiles à l’étude de l’épidémiologie sont présentées, notamment le très fort pouvoir mutagène et le caractère saisonnier des infections par ce virus. Les programmes de lutte s’appuient sur de nombreuses mesures de biosécurité appliquées autant pour empêcher les virus de diffuser à partir de foyers d’infection : mesures de bioconfinement, que de mesures permettant d’éviter la contamination d’élevage indemnes : mesures de bioexclusion. Le contrôle des coronavirus aviaires est basé surtout sur les vaccinations et du fait du très fort pouvoir mutagène du virus, une course est régulièrement engagée, pour réussir l’adéquation entre les différents virus apparaissant fréquemment dans les élevages et les virus vaccinaux. Ceci nous oblige aussi à adapter à chaque fois et région par région le pool de vaccins utilisés et les programmes de vaccination utilisés.

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  • Communication scientifique

    Vaccin contre l’hépatite C : intérêt et stratégies utilisées pour les candidats vaccins

    Hepatitis C vaccine: Interest and strategies used for vaccine candidates

    Philippe Roingeard est cosignataire d’un brevet « Fusion proteins and use thereof for preparing hepatitis C vaccines » actuellement exploité par la société ViroCoVax.

    L’infection chronique par le virus de l’hépatite C est associée à des maladies graves du foie évoluant vers une insuffisance hépatique et un carcinome hépatocellulaire. L’introduction récente d’antiviraux extrêmement efficaces, à action directe contre le virus, a révolutionné le traitement de l’hépatite C. Toutefois, ce formidable succès de la médecine moderne doit être modulé par la difficulté persistante à éradiquer le virus dans le monde entier. Le dépistage des sujets à traiter reste une tâche très difficile à mettre en place et l’épidémie progresse dans certaines parties du monde. Par ailleurs, si les antiviraux à action directe éliminent efficacement le virus chez des sujets infectés, ils n’empêchent pas leur réinfection si les facteurs de risque persistent. Ils n’éliminent pas non plus complètement le risque de poursuite d’un processus fibrotique et du développement d’un carcinome hépatocellulaire. Pour toutes ces raisons, le développement d’un vaccin prophylactique contre l’hépatite C reste une nécessité de santé publique. Plusieurs stratégies sont actuellement suivies pour développer un tel vaccin. L’une d’elle consiste à le combiner avec le vaccin contre l’hépatite B, un vaccin qui a fait ses preuves depuis plus de trente ans dans sa capacité à faire reculer les maladies chroniques du foie induites par le virus de l’hépatite B, incluant le carcinome hépatocellulaire. Un vaccin bivalent contre l’hépatite B et l’hépatite C pourrait contribuer au plan mondial global de lutte contre les hépatites virales souhaité par l’Organisation Mondiale de la Santé.

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  • Communication scientifique

    Stratégies thérapeutiques pour l’application clinique des ARN interférents

    Novel therapeutic strategies for clinical applications of intefering RNA

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La régulation de l’expression des gènes a soulevé de nombreux espoirs pour la découverte de nouvelles stratégies thérapeutiques. Il en est ainsi des petits ARN interférents (ARNi) capables de moduler l’expression d’un grand nombre de gènes. Cependant, malgré leur potentiel, les ARNi sont peu stables dans les fluides biologiques. De plus, ces molécules hydrophiles et chargées négativement doivent être chimiquement modifiées ou vectorisées pour pouvoir pénétrer au sein des cellules cibles et atteindre le cytoplasme afin d’induire l’inhibition génique. Des modifications chimiques ont été apportées aux structures de base des ARNi qui, malheureusement, favorisent les effets hors cible. Des conjugués lipidiques adressés vers le foie ou encore des nanotechnologies lipidiques à tropisme hépatique sont les plus avancés en clinique. La présente revue se concentre sur ces différentes stratégies et met en relief des approches nouvelles et prospectives pour adresser les ARNi vers d’autres tissus de l’organisme que le foie.

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  • Communication scientifique

    Étude de l’impact de la pollution à l’ozone sur les arrêts cardiaques dans la région niçoise

    Association of ozone with out-of-hospital cardiac arrest in Nice, France

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Introduction

    De nombreuses études ont montré l’association entre pollution atmosphérique, particulièrement des particules fines, et arrêts cardiaques hors hôpital. Les publications concernant l’association entre arrêts cardiaques et pollution à l’ozone sont, par contre, moins nombreuses et discordantes.

    But

    Le but de cette étude rétrospective (2010–2018) est d’évaluer l’impact de pics de pollution par l’ozone dans la région niçoise sur les arrêts cardiaques hors hôpital.

    Résultats

    L’étude a porté sur 557 arrêts cardiaques hors hôpital. La moyenne d’âge était de 68,2 ans pour les hommes et de 75,1 ans pour les femmes. Après ajustement avec la température et l’humidité, nous avons constaté un risque élevé d’arrêts cardiaques associé à un niveau élevé d’ozone avec un OR 2 heures de 1,12 (CI 95 %, 1,01–1,25) et 24h de 1,18 (CI 95 %, 1,03–1,35) pour toute augmentation de 10μg/m3. Nous n’avons pas trouvé de lien avec les taux de particules fines.

    Conclusion

    Au total, l’exposition brève à une élévation de la pollution à l’ozone est associée à un risque d’arrêts cardiaques hors hôpital, et ce, sans influence des saisons. Les SAMU et les services d’urgences devraient connaître en permanence les niveaux du taux d’ozone dans les grandes villes de France.

     

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  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie vétérinaire de France : Espèces animales sensibles au SARS-CoV-2 et risques en santé publique

    Animal species susceptible to SARS-CoV-2 and public health risks

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  • Avis

    Avis de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie vétérinaire de France : SARS-CoV-2 : sensibilité des espèces animales et risques en santé publique

    SARS-CoV-2: sensitivity of animal species and public health risks

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