Articles du bulletin

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3390 résultats

  • Communication scientifique

    Mécanismes physiopathologiques du lupus systémique

    Etiopathogenesis of systemic lupus erythematosus

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le lupus systémique (LS) est une maladie chronique de présentation clinique hétérogène caractérisée par la production d’autoanticorps dirigés contre des antigènes nucléaires. Sa survenue résulte de l’exposition à un environnement favorisant et la survenue d’évènements immunologiques stochastiques sur un terrain génétique favorisant. La source principale des autoantigènes semble provenir d’une efférocytose anormale. Le matériel nucléaire anormalement disponible initie la réponse immunitaire par l’activation des récepteurs intra- et extracytosoliques aux acides nucléiques. Les interactions entre cellules dendritiques, lymphocytes B et lymphocytes T aboutissent à la production de cytokines, d’anticorps et de cellules cytotoxiques délétères pour l’organisme. Les interférons, notamment de type I et le B Lymphocyte Stimulator (BLyS), ont un rôle clé dans l’initiation et l’entretien de la réponse auto-immune. De nombreux nouveaux médicaments sont en développement. Plus ciblées sur les acteurs immunologiques impliqués dans le LS que ne le sont les corticoïdes et les immunosuppresseurs actuellement utilisés, ces nouvelles molécules devraient améliorer l’efficacité et la tolérance des traitements.

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  • Communication scientifique

    Épidémiologie du lupus systémique : des approches traditionnelles aux méga-données

    Epidemiology of Systemic Lupus Erythematosus: From traditional methods to big data

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le lupus érythémateux systémique (LES) est une maladie auto-immune emblématique. L’épidémiologie du LES est très variable d’un territoire à l’autre. L’objectif de cette revue est de présenter les principales données relatives à l’épidémiologie du lupus systémique, ainsi qu’à ses facteurs de risque, tout en soulignant le développement d’approches innovantes faisant notamment appel aux méga-données. Au plan mondial, la prévalence du LES varie de 4 à 178 pour 100 000 habitants et son incidence de 0,3 à 23,7 pour 100 000 habitants par an. Ceci reflète autant des variations ethniques et possiblement environnementales que des différences dans la méthodologie d’obtention des données. Les méthodes épidémiologiques appliquées à l’étude des maladies auto-immunes rares et plus particulièrement du lupus ont considérablement évolué avec l’arrivée des méga-données. D’une part, les bases de données médico-administratives permettent de mieux caractériser l’incidence et la prévalence de ces pathologies à large échelle en utilisant des approches directes ou indirectes ; d’autre part, des modèles statistiques originaux permettent de préciser l’existence d’associations spatiales entre exposition à des facteurs environnementaux et survenue de maladies auto-immunes. Ces méthodes novatrices permettent d’accroître de notre compréhension de l’épidémiologie des maladies auto-immunes à des échelles jusqu’à présent inégalées.

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  • Communication scientifique

    Actualités dans la néphrite lupique

    What is new in lupus nephritis?

    L’auteur déclare avoir bénéficié de crédits de recherche financés par GSK, UCB et ROCHE. Il a recu des honoraires de consultance de GSK, IDORSIA et ROCHE, versés sur des comptes de son institution.

    La norme de soins actuelle de la néphrite lupique (LN) est basée sur un traitement immunosuppresseur séquentiel destiné à induire une réponse (traitement d’induction) et à éviter les récidives (traitement d’entretien). Force est de constater que les résultats de cette approche sont loin d’être satisfaisants, avec seulement 20–30 % de réponse rénale complète à 6–12mois, au moins 20 % de patients souffrant d’insuffisance rénale chronique et 5–20 % d’insuffisance rénale terminale 10ans après le diagnostic. Nous discutons notamment de deux nouveaux traitements, la voclosporine et le belimumab, récemment enregistrés par les agences des médicaments suite à d’essais contrôlés qui ont démontré leur supériorité en ajout d’un traitement immunosuppresseur standard. D’autres traitements combinés, avec de l’obinutuzumab ou de l’anifrolumab sont actuellement testés en Phase III. Il fait peu de doute que le paradigme thérapeutique évolue vers des combinaisons. L’étape suivante consistera à choisir avec discernement la plus appropriée chez un patient donné. Il est probable que la réponse viendra de l’analyse de biomarqueurs, en particulier étudiés sur les biopsies rénales elles-mêmes (initiales et répétées), permettant de développer une médecine de précision. L’horizon semble enfin se dégager pour les patients souffrant de NL.

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  • Présentation ouvrage

    Cambier J. Un cerveau, deux hémisphères pour quoi faire ?. Ed. Fiacre, Meaux (2021)

    Aucun liens d'intérêt

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  • Éditorial

    Les leçons de la Covid-19

    Lessons from Covid-19

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  • Éditorial

    Charles Lasègue, académicien, précepteur de Baudelaire : pour le deux centième anniversaire de la naissance du poète

    Charles Lasègue, academician, tutor of Baudelaire: For the two hundredth anniversary of the birth of the poet

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Autre

    Terminologie à utiliser pour l’étude et la prise en charge des échinococcoses : adaptation du consensus international à la langue française

    Terminology to be used in the field of echinococcosis: Adapting the international consensus to the French language

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les échinococcoses sont des zoonoses touchant les humains de manière accidentelle et leur prise en charge implique l’intervention de spécialistes issus de nombreuses disciplines. Un consensus a récemment été obtenu par l’Association mondiale de l’échinococcose sur la standardisation de la terminologie internationale, en anglais. Un groupe de travail francophone multidisciplinaire a été constitué pour proposer une adaptation spécifique à la langue française, en prenant en compte les principales régions du monde francophone endémiques pour les échinococcoses. Les principaux changements adoptés sont : 1) la dénomination des différentes maladies associées au développement du métacestode des différentes espèces d’échinocoques, « échinococcose kystique », « échinococcose alvéolaire » et « échinococcose néotropicale » ; 2) la restriction de l’usage de l’adjectif « hydatique » au stade larvaire du cluster d’espèces Echinococcus granulosus sensu lato ; 3) l’harmonisation des expressions qui décrivent la structure des kystes ; 4) la mise en cohérence avec la terminologie internationale de la dénomination des ex-« vésicules filles », qui sont désormais appelées « kystes filles ». Concernant le traitement chirurgical de l’échinococcose kystique, le système de description et l’acronyme « AORC », identique en français et en anglais pour Abord/Approach, Ouverture/Opening, Résection/Resection, Complétude/Completeness, ont été retenus. L’adoption de cette nouvelle terminologie est essentielle pour la cohérence des publications et des ouvrages pédagogiques, et surtout pour une meilleure compréhension de la transmission de ces maladies et une meilleure prise en charge des patients.

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  • Correspondance

    La représentation des femmes dans les comités éditoriaux des revues de psychiatrie : multiples défis et obstacles

    Female gender representation on the editorial boards of psychiatry journals: Multiple challenges and obstacles

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Présentation ouvrage

    Verdy J.-P. Dopage. Ma Guerre contre les tricheurs. Arthaud : Paris (2021)

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éditorial

    Décarbonation en France : quelles conséquences pour notre système sanitaire ?

    Decarbonation in France: What consequences for our Health System?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    L’ovaire, un miroir de longévité ? Ou nouveaux liens entre gènes d’insuffisance ovarienne primitive et de tumeurs/cancers

    The ovary, a mirror of longevity? Or new links between genes of primary ovarian insufficiency and genes of tumors/cancers

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’infertilité est un problème de santé public affectant∼15 % des couples dans le monde, et l’insuffisance ovarienne primitive, correspondant à l’arrêt de la fonction ovarienne avant 40 ans, est un syndrome majeur responsable d’infertilité chez la femme (1–3,7 %). Plusieurs études épidémiologiques avaient montré l’existence d’une relationentre l’âge de la ménopause et la durée de survie des femmes, celles avec insuffisance ovarienne primitive ayant une durée de vie la plus courte. Cette observation, longtemps incomprise, a été expliquée récemment par les progrès spectaculaires de la génétique, en particulier du séquençage nouvelle génération, qui ont permis l’identification de causes génétiques d’insuffisance ovarienne primitive. En effet, la famille majoritaire responsable est celle des gènes de méiose et de réparation de l’ADN, certains étant aussi responsables de tumeurs/cancers. Des études d’association à l’échelle du génome entier ont confirmé un lien génétique entre la variabilité physiologique de l’âge de la ménopause et l’insuffisance ovarienne primitive, ce lien impliquant la famille des gènes de réparation de l’ADN. Cette observation va bouleverser la prise en charge des patientes du fait de la possibilité de comorbidités et d’une diminution de l’espérance de vie. L’identification de cette sous-population de patientes est une priorité médicale et scientifique pour l’avenir et permettra de mieux comprendre les mécanismes communs impliqués dans le vieillissement reproductif et la longévité.

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  • Communication scientifique

    La notion de délai de réflexion du patient dans le cadre d’une intervention en chirurgie orthopédique programmée : étude prospective monocentrique. Rôle du médecin généraliste et du chirurgien

    The concept of patient reflection time in the context of scheduled orthopaedic surgery: A single-centre prospective study. Role of the general practitioner and the surgeon

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Introduction : Le processus décisionnel d’une intervention chirurgicale est très complexe et met en jeu plusieurs acteurs : patient, chirurgien, médecin traitant, personne de confiance, et de nombreuses sources d’informations. Ce processus nécessite une information claire, loyale et adaptée. Cependant, la première chambre civile de la Cour de cassation, dans un arrêt du 11 mars 2010 vient de rappeler qu’il incombait au chirurgien de laisser un temps de réflexion « adapté au patient pour que ce dernier puisse mûrir la décision et recueillir, s’il le désire, d’autres avis chirurgicaux ou d’autres informations. ». La réglementation et la jurisprudence ne donnent aucune précision sur la durée de ce temps de réflexion adapté. L’objectif principal de ce travail est d’étudier la notion de délai de réflexion et l’objectif secondaire, la place du chirurgien et du médecin traitant dans le processus décisionnel.

    Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude prospective observationnelle longitudinale dans le service de chirurgie orthopédique, traumatologique et arthroscopique du CHRU de Nancy. La cohorte a été définie par les patients hospitalisés dans le cadre d’une intervention programmée en chirurgie orthopédique entre le 1er septembre 2017 et le 31 octobre 2017. Les critères d’exclusion étaient les suivants : patients ne désirant pas participer à l’étude, ou refusant de signer le protocole de consentement éclairé, patients mineurs, patients privés de liberté, patients placés sous une mesure de protection juridique (curatelle, curatelle renforcée, tutelle). Les patients de la cohorte étaient pris en charge en hospitalisation dite classique. Les analyses statistiques sont conduites à l’aide du logiciel R dans sa version la plus récente munie de tous les packages nécessaires à l’analyse des données : Development Core Team (2014), (R: A language and environment for statistical computing, Foundation for Statistical Computing, Vienna, Autriche). Les analyses comparatives entre les différents groupes considérés sont réalisées en utilisant les tests de Student ou Mann–Whitney–Wilcoxon en fonction de la distribution de la variable quantitative étudiée. Les distributions des variables qualitatives sont comparées par le test du Chi2 ou le test non-paramétrique de Fisher exact. Avant réalisation de chaque analyse, les conditions d’application des tests utilisés sont vérifiées (correction de Yates). Les tests sont considérés comme significatifs au seuil de 5 % (valeur du seuil alpha).

    Résultats : Cent quatorze patients ont été inclus parmi les 134 opérés pendant la période. Dans le processus décisionnel plusieurs facteurs entrent en jeu : le médecin traitant est utile et très utile dans 61,7 % des cas. Chez 52,2 % des patients il est à l’origine de la consultation chez le chirurgien. Les patients prennent une décision concernant l’acte avant d’avoir vu le chirurgien dans 43 % des cas faisant confiance ainsi au médecin généraliste dont les connaissances sur les pathologies sont estimées bonnes (87,7 %). Dans le processus décisionnel le chirurgien est nécessaire dans 70,5 % des cas et la personne de confiance dans 20 % des cas. Le délai de réflexion semble nécessaire pour 45,2 % des patients. Parmi les patients, 27,7 % souhaiteraient qu’il soit rendu obligatoire. En moyenne, l’estimation du délai de réflexion nécessaire est de 25,8 jours IC95 % (17,1–34,5).

    Conclusion : Notre étude est la première à étudier et à montrer l’articulation des différents protagonistes dans le processus décisionnel : le patient, le médecin généraliste, le chirurgien orthopédique, la personne de confiance, fonctionnent en harmonie. Cette étude montre que le délai de réflexion est utile dans la conceptualisation de l’information. Les patients considèrent cependant qu’il ne doit pas être rendu obligatoire par la réglementation.

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  • Communication scientifique

    Transplantation utérine

    Uterine transplant

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La transplantation utérine est le premier traitement proposé pour traiter l’infertilité utérine absolue. C’est également la première transplantation d’organe de nature transitoire – pour la durée de 1 à 2 grossesses – proposée pour une indication non vitale, la capacité de porter un enfant et de lui donner naissance. Si la transplantation utérine est toujours à l’étape expérimentale, aujourd’hui plus de 70 greffes ont été réalisées dans le monde. La première en France a été réalisée par notre équipe en 2019 et a abouti à une naissance vivante en février 2021. La procédure est encore complexe et comporte des risques d’échecs et de complications. De nombreuses évolutions notamment sur la sélection des receveuses et donneuses, la chirurgie ou encore la post-greffe interviendront probablement dans les années à venir afin de la simplifier et transformer cette chirurgie exceptionnelle en une chirurgie de pratique courante. Les questions éthiques soulevées par la transplantation utérine sont également à prendre en compte.

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  • Communiqué

    Ne pas renoncer à l’immunité collective

    Do not give up on herd immunity

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  • Communiqué

    Vaccination anti-Covid ; le temps des rappels est-il venu ?

    Anti-Covid vaccination; is it time for booster shots?

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  • Communiqué

    L’ARN messager : une arme vaccinale sûre et très efficace contre la Covid-19

    Messenger RNA: a safe and highly effective vaccine weapon against Covid-19

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  • Éditorial

    Rousseau, malade devenu son propre médecin

    Aucun lien d'intérêt.

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  • Éditorial

    Le concept « One Health », une seule santé : réalité et perspectives

    Aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    Vaccination ou isolement : du bon usage de l’obligation

    Vaccination or isolation: the proper use of the obligation

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  • Communiqué

    Obligation vaccinale contre la Covid-19, un devoir de santé publique et un engagement démocratique

    Compulsory vaccination against Covid-19, a public health duty and a democratic commitment

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  • Rapport

    Tests de maladies infectieuses et pandémies : Leçons de la Covid 19

    Lessons from Covid-19: reviving the pandemic plan and regaining momentum in the field of testing

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  • Avis

    Avis sur l’attractivité des carrières hospitalo-universitaires

    Opinion on the attractiveness of university hospital careers

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  • Rapport

    Rapport 21-11. Covid-19 et monde animal, d’une origine encore mystérieuse vers un futur toujours incertain

    Covid-19 and the animal world, from a still mysterious origin towards an always unpredictable future

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêts avec le sujet abordé.

    Bien que l’émergence de la Covid-19 en Chine n’ait pas été clairement élucidée, l’hypothèse d’une origine animale reste la plus probable. Elle est étayée par la présence de la chauve-souris fer à cheval suspectée d’être le progéniteur du SARS-CoV-2 et par la raréfaction de la viande de porc, due à la peste porcine africaine, détournant les consommateurs vers des animaux exotiques d’élevage vendus sur les marchés. Au cours de cette pandémie, plusieurs espèces animales ont été atteintes par le SARS-CoV-2. Des cas sporadiques ont d’abord été rapportés chez des animaux de compagnie (chiens et chats) contaminés par leurs propriétaires, puis des grands félins et des gorilles contaminés dans des zoos par leurs soigneurs. La transmission la plus importante de l’Homme à l’animal a eu lieu dans les élevages de visons, surtout aux Pays-Bas et au Danemark, nécessitant l’euthanasie de plusieurs millions d’animaux, les visons ayant, à leur tour, contaminé des hommes et des chats errants. L’étude des transmissions naturelles ou expérimentales du SARS-CoV-2 a permis d’identifier les espèces animales les plus réceptives : les visons d’Amérique et les chiens viverrins, et dans une moindre mesure les chats errants, qui pourraient devenir un réservoir animal en raison de leur sensibilité à ce virus et de leur prolificité.  La Commission européenne a décidé le 17 mai 2021 de renforcer la surveillance des infections par le SARS-CoV-2 chez les visons et d’autres mustélidés, ainsi que chez des chiens viverrins, en soulignant que l’évaluation épidémiologique du risque que présente l’apparition du SARS-CoV-2 chez ces espèces sensibles était une priorité de santé publique.

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  • Rapport

    Rapport 21-10. Pollution lumineuse et santé publique

    Light pollution and public health

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec ce travail.

    La lumière artificielle peut être un agent polluant délétère pour la rétine, en rapport avec la toxicité de la bande bleue (380-500 nm) du spectre visible (380-700nm) notamment utilisée dans les diodes électro-luminescentes (LEDs). La photo-toxicité résulte de lésions photochimiques au niveau de l’épithélium pigmenté et des photorécepteurs rétiniens responsables de la fonction visuelle de la rétine. Leurs pigments photosensibles, opsines pour les cônes et rhodopsine pour les bâtonnets sont consommés le jour et régénérés la nuit. L’exposition à la lumière la nuit perturbe gravement leur métabolisme. La photo-toxicité constitue avec l’hérédité un facteur majeur pour les maladies dégénératives de la rétine avec, en plus, l’impact de l’âge pour la plus fréquente d’entre elles, la DMLA.

     

    L’exposition à la lumière artificielle la nuit (LAN) a un effet délétère sur l’horloge interne. Les cellules ganglionnaires intrinsèquement photo-sensibles (ipRGCs) sont responsables des fonctions non-visuelles de la rétine, et percoivent le signal lumineux qui est transmis à l’horloge interne pour aboutir à la glande pinéale. La lumière inhibe la sécrétion de mélatonine et est capable d’avancer ou de retarder l’horloge selon l’heure d’exposition, à l’origine d’une désynchronisation. Les travailleurs postés et de nuit, comme les adolescents, sont exposés à LAN. L’incidence de cancer du sein, 50 à 200 % plus élevée chez les infirmières exposées à LAN, est rapportée à l’inhibition de la mélatonine, la privation de sommeil et la désynchronisation. L’exposition des adolescents aux écrans fait aussi question car les LEDs des appareils émettent une lumière bleue, dont l’impact sur l’horloge est considérable. Les désynchronisations chroniques des travailleurs postés comme celles des adolescents doivent être considérées comme des préoccupations importantes de santé publique.

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  • Éditorial

    Plaquettes de culture : pourquoi ? Comment ? Quand ?

    Blood platelets culture: Why? How? When?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    La culture de plaquettes à partir de cellules souches pluripotentes induites

    Novel platelet pharming using human induced pluripotent stem cells

    K.E. a soumis des brevets liés aux travaux des références [16, 18, 33, 42, 44, 69]. K.E. est un co-fondateur de Megakaryon Corporation. Les intérêts de K.E. ont été investigués et sont gérés par l’université de Kyoto en accord avec ses règles de conflits d’intérêts.

    En raison des limitations de texte, plusieurs études ayant néanmoins grandement participé à l’avancement de la production de plaquette ex vivo n’ont pas pu être mentionnées. Les auteurs s’excusent de ces omissions.

    La production in vitro de plaquettes offre une opportunité de résoudre les problèmes liés aux limitations d’approvisionnement et à la sécurité des dons de produits dérivés du sang. Les cellules souches pluripotentes induites – ou iPSC – sont une source idéale pour la production de cellules à des fins de thérapies régénératives. Nous avons précédemment établi avec succès une lignée mégacaryocytaire immortalisée à partir d’iPSC. Celle-ci possède une capacité de prolifération fiable. Par ailleurs, il est possible de les cryoconserver. Elle est donc une source adaptée de cellules primaires pour la production de plaquettes suivant les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF). Dans le même temps, la capacité améliorée des bioréacteurs à reproduire certaines conditions physiologiques, telle que la turbulence, de pair avec la découverte de molécules favorisant la thrombopoïèse, a contribué à l’accomplissement de la production de plaquettes en quantité et qualité suffisantes pour répondre aux besoins cliniques. La production de plaquettes à partir de cellules iPS s’étend aussi aux patients en état de réfraction allo-immune, par la production de plaquettes autologues ou dont on a génétiquement manipulé l’expression des Antigènes des Leucocytes Humains (HLA) et des Antigènes Plaquettaires Humain (HPA). Considérant ces avancées fondamentales, les plaquettes iPSC avec expression des HLA modifiées se présentent comme un potentiel produit de transfusion universel. Dans cette revue, nous souhaitons apporter une vue d’ensemble de la production in vitro de plaquettes à partir de cellules iPS, et de son possible potentiel transformatif, d’importance capitale dans le domaine de la transfusion des produits sanguins.

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  • Communication scientifique

    Plaquettes sanguines de culture : état de l’art

    Cultured platelets

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les plaquettes sanguines sont des éléments anucléés du sang. D’un diamètre de 2 à 3μm, ce sont les plus petits éléments figurés du sang. Alors que leur rôle principal est d’arrêter ou prévenir les saignements, elles sont également impliquées dans d’autres fonctions, comme l’immunité, l’inflammation ou la progression tumorale. L’essor des biotechnologies et les connaissances acquises sur les mécanismes qui régulent la biogénèse des plaquettes permettent aujourd’hui d’envisager la production de plaquettes de culture. Dès lors, ce type de produit pourrait avoir sa place pour relever un certain nombre de défis transfusionnels comme l’allo-immunisation ou les états réfractaires. Cependant les rendements de culture restent faibles et de nombreux obstacles doivent encore être franchis avant d’envisager une application en transfusion. Cet article recense les arguments qui motivent la production de plaquettes de culture à visée transfusionnelle et récapitule les principales avancées dans le domaine tout en soulignant ses limites.

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  • Communication scientifique

    Du laboratoire à l’usage clinique : le défi de la production de plaquettes in vitro

    From the bench to the clinic: The challenge of translating platelet production in vitro

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Bouet a été financée par le National Institute for Health Research, UK ; Ghevaert et Foster par le National Health Service Blood and Transplant, UK ; Mookerjee par le Wellcome Trust. Les données ont été générées et analysées en utilisant les financements provenant des financeurs mentionnés précédemment et ont été incorporées dans cet article.

    La transfusion de plaquettes, aujourd’hui totalement dépendante des dons des bénévoles, constitue un besoin vital permanent pour tous les patients thrombo-cytopéniques suite à un trauma, une chirurgie ou des suites d’une pathologie (particulièrement le cancer). La production de plaquettes in vitro représente une avancée et une solution technologique et scientifique majeure qui permettrait de pallier des problématiques logistiques (approvisionnement, stockage, etc.) et médicales (compatibilité, biosécurité). L’émergence et la concrétisation de cette innovation vont de pair avec une maîtrise totale et harmonisée entre les laboratoires du contrôle de la qualité des plaquettes produites in vitro, ainsi que leur efficacité et leur biosécurité pour un usage clinique.

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  • Communication scientifique

    Vers une production efficace de plaquettes à partir de cellules souches

    Cultured platelets from micro to macro, how to move towards an efficient production?

    Dominique Baruch est consultante de HemostOD SA.
    Les autres auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le mégacaryocyte (MK), cellule mère des plaquettes, subit des remaniements du cytosquelette et libère les plaquettes de façon synchronisée lorsqu’on lui applique dans un dispositif de flux fonctionnalisé avec du facteur Willebrand des forces de cisaillement comparables à celles qui initient l’adhérence des plaquettes à la surface vasculaire. Ce principe est robuste et fonctionne avec différentes sources de MK humains provenant du sang de cordon, du sang adulte mobilisé, de cellules souches embryonnaires (ES) ou d’une lignée immortalisée de MK (imMK) produite à partir de cellules souches pluripotentes induites (iPS). En parallèle, comprendre la biogenèse plaquettaire passe aussi par des hypothèses situées en amont de l’action du cytosquelette. Un consortium d’équipes académiques réuni autour de PlatOD et soutenu par l’ANR a établi un nouveau mécanisme régulateur en lien avec les variations des espèces réactives de l’oxygène (ROS). Nos résultats suggèrent que l’augmentation des taux d’oxygène dans le micro-environnement des MK matures de la moelle osseuse, en élevant les concentrations locales de ROS, déclenche une boucle d’auto-activation qui permet d’initier la biogenèse des plaquettes à partir de ces MK. Nous décrirons les étapes parcourues par différents groupes pour développer un laboratoire de production de plaquettes de culture ex vivo. De grands progrès ont été obtenus dans le domaine des plaquettes de culture, mais la production de plaquettes à grande échelle représente un défi majeur à relever dans les années à venir. La compréhension fine des mécanismes de la biogenèse des plaquettes à l’échelle micro contribuera à atteindre plus facilement le changement d’échelle de production.

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  • Communiqué

    Il faut vacciner les personnes précaires et migrantes contre la Covid-19

    Precarious and migrant people must be vaccinated against Covid-19

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  • Communiqué

    Pour vaincre la Covid-19, une bonne vaccination vaut mieux que des tests à répétition

    To defeat Covid-19, an extensive vaccination is better than repeated tests

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  • Rapport

    Rapport 21-09. La relation médecin-malade

    Physician-Patient Relationship

    La qualité de la relation médecin-malade est essentielle pour l’obtention d’un résultat thérapeutique optimal. Fondée sur l’écoute, l’empathie, le respect, l’examen physique, la clarté et la sincérité du langage, elle vise à établir la confiance, condition première de l’adhésion du patient et de l’alliance thérapeutique. Son action favorable s’exerce principalement par l’amélioration de l’observance des traitements, mais aussi par des effets propres, apparentés aux effets placebo, spécialement mis à profit dans le traitement des troubles non lésionnels. Le médecin d’aujourd’hui doit faire face, dans sa relation avec le patient, à plusieurs difficultés : malade plus informé et plus critique ; manque de temps du fait du poids des tâches administratives ; travail en équipes qui disperse et appauvrit la relation ; et surtout primauté des technologies. Les solutions à ces difficultés sont à rechercher dans la formation des praticiens, l’organisation des équipes, et dans un usage responsable des technologies, qui ne dispensent en aucun cas du nécessaire face à face, et, pour celles qui relèvent de l’intelligence artificielle, exigent toujours la garantie humaine du médecin.

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  • Communication scientifique

    Place des bétabloquants dans la maladie coronaire

    Relevance of betablockers in coronary artery disease

    E.S. : déclare des interventions ponctuelles en enseignement post universitaire sponsorisées par AstraZeneca. Invitation en congrès, et interventions ponctuelles en enseignement post universitaire sponsorisés par Bayer Healthcare SAS. Consultant et interventions ponctuelles en enseignement post universitaire sponsorisés Bristol-MyersSquibb. Financement d’hébergement et transport pour congrès en tant qu’orateur par Les laboratoires Servier. Consultant pour Menarini France. Consultant pour Novartis Pharma SAS.
    J.B. : déclare avoir ou avoir eu des liens d’intérêts avec Abbott, Amgen, Astellas, Astra-Zeneca, Bayer, Boehringer Ingelheim, Bouchara-Recordati, Daiichi Sankyo, El Kendi, Ferring, Gilead, Icomed, Medexact, Medtronic, Merck Serono, Novartis, Novo Nordisk, Quantum Genomics, Sanofi Aventis, Saint Jude, Servier, Teriak, pour des interventions ponctuelles.
    A.C., N.M., et B.M. : déclarent ne pas avoir de lien d’intérêt.

    Les bétabloquants ont révolutionné le pronostic de l’infarctus du myocarde avec un bénéfice majeur sur la mortalité. Les études randomisées validant incontestablement cet intérêt sont anciennes et remontent à une période où reperfusion coronaire, aspirine et statines ne faisaient pas partie de l’arsenal thérapeutique. Les bétabloquants ont également amélioré les symptômes angineux des coronariens stables faisant de cette classe médicamenteuse le traitement de première intention de l’angor. Mais il n’existe aucune étude randomisée validant l’intérêt pronostique des bétabloquants dans ce que l’on appelait maladie coronaire stable et qui s’intitule désormais syndrome coronaire chronique. Depuis quarante ans et avec les nombreuses innovations thérapeutiques, le spectre de toute la maladie coronaire a évolué et avec lui son pronostic. Les coronariens aujourd’hui diffèrent totalement des coronariens des années quatre-vingt. Les dernières études observationnelles ont suggéré que dans le post-infarctus sans dysfonction ventriculaire gauche, les bétabloquants étaient associés à un meilleur pronostic jusqu’à un an post-infarctus. Au-delà, ils étaient associés à un effet neutre sur le pronostic cardiovasculaire. Dans le syndrome coronaire chronique, les dernières études observationnelles ont suggéré qu’en l’absence de dysfonction ventriculaire gauche, les bétabloquants n’étaient pas associés à un meilleur pronostic. Ils ne l’étaient qu’en cas d’antécédent d’infarctus de moins d’un an. L’intérêt pronostique des bétabloquants dans la maladie coronaire a évolué. Ce changement peut être lié à une évolution de la maladie coronaire elle-même puisqu’elle s’est dissociée de l’insuffisance cardiaque avec altération de fonction ventriculaire gauche. De nouvelles études randomisées sont donc indispensables pour statuer sur le sort des bétabloquants en prévention secondaire coronaire.

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  • Communication scientifique

    La prévention secondaire médicamenteuse en pathologie neuro-vasculaire a-t-elle des spécificités?

    Has secondary neurovascular drug prevention specificities?

    Didier Leys : pas d’actions ou d’intérêt dans des compagnies pharmaceutiques ou de matériel biomédical (à titre personnel ou pour les proches). Pas de déplacements pris en charge par l’industrie pharmaceutique ou des compagnies de matériel biomédical. Participation à des essais cliniques, des advisory boards, ou des symposia organisés par Pfizer, Boeringher-Ingelheim, et Bayer (contrats financiers avec le CHU de Lille ou Adrinord). Rédacteur en chef de l’European Journal of Neurology (rémunération personnelle).
    Charlotte Cordonnier : pas d’actions ou d’intérêt dans des compagnies pharmaceutiques ou de matériel biomédical (à titre personnel ou pour les proches). Pas de déplacements pris en charge par l’industrie pharmaceutique ou des compagnies de matériel biomédical. Participation à des essais cliniques, des advisory boards, steering committees, ou des symposia organisés par BMS, Boeringher-Ingelheim, Biogen, Astra-Zeneca (contrats financiers avec le CHU de Lille ou Adrinord ou personnel). Rédactrice associée de Stroke (rémunération personnelle).

    La prévention secondaire médicamenteuse post accident vasculaire cérébral (AVC) fait appel aux mêmes médicaments que la pathologie coronaire, mais la spécificité d’organe influence certaines indications : (i) les AVC sont des pathologies plus hétérogènes que la pathologie coronaire, et chaque sous type d’ischémie et d’hémorragie cérébrale expose à un risque évolutif différent, qui va modifier la balance bénéfice/risque et influencer le choix du traitement ; (ii) le cerveau peut saigner, la transformation hémorragique faisant partie de l’histoire naturelle de l’ischémie cérébrale ; ce risque est une limite à l’utilisation de traitements thrombolytiques et anticoagulants ; (iii) Les troubles cognitifs sont fréquents et influencent la tolérance aux médicaments. Pour ces raisons dans les ischémies cérébrales cardioemboliques, l’introduction des anticoagulants est souvent différée de quelques jours, et dans les ischémies secondaires à l’athérosclérose, lorsque la combinaison aspirine-clopidogrel est indiquée, elle ne doit pas être poursuivie plus de 3 semaines.

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  • Communiqué

    Place des anticoagulants dans l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs

    Anticoagulants in peripheral arterial disease

    A.B.R Essais cliniques : en qualité d’investigateur principal, coordonnateur ou expérimentateur principal pour Bayer et BMS/Pfizer. Interventions ponctuelles : rapports d’expertise pour Bayer.

    L’artériopathie athéromateuse des membres inférieurs (AOMI) est une pathologie fréquente, dont la morbidité et mortalité sont comparables à celles de l’infarctus du myocarde. L’AOMI au stade le plus avancé comporte aussi un risque d’amputations des membres inférieurs. La pierre angulaire du traitement médical de l’AOMI est constituée par les antiplaquettaires : acide acétylsalicylique (ASA) ou clopidogrel. Les héparines sont réservées aux patients avec une occlusion thrombotique récente ou en période peropératoire. Les anti-vitamines K sont parfois utilisés suite à une revascularisation par pontage en veine. Des études récentes ont montré un intérêt des anticoagulants oraux directs (AOD) dans ce contexte. L’étude COMPASS a montré que la combinaison du rivaroxaban à la dose de 2,5mg/12h et d’ASA 100mg/j permet de réduire un critère composite de mortalité cardiovasculaire, infarctus du myocarde (IDM) et accident vasculaire cérébral (AVC), chez des patients avec une atteinte athéromateuse stable coronaire, cérébrale ou des membres, aux dépens d’un taux plus important d’hémorragie. Chez les patients avec une AOMI, la combinaison de rivaroxaban et ASA réduit aussi le risque de présenter une ischémie sévère conduisant à une ré-intervention ou une amputation majeure. Cette combinaison s’est également montrée efficace dans la réduction de la mortalité cardiovasculaire, IDM, AVC et ischémie aiguë chez des sujets ayant bénéficié d’une revascularisation récente des membres inférieurs.En conclusion, les AOD pourraient représenter un traitement intéressant à combiner à l’ASA chez des patients avec une AOMI à haut risque de mortalité cardiovasculaire et un faible risque hémorragique.

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  • Autre

    Conclusion de la séance dédiée aux médicaments de prévention cardiovasculaire

    Aucun lien d'intérêt.

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  • Conférence invitée

    Le Codeem, Comité de déontovigilance et d’éthique des entreprises du médicament : un exemple d’autorégulation innovant dans le domaine de la responsabilité sociétale

    Codeem, the Committee on Ethics and Deontology of Pharmaceutical Companies: an innovative example of self-regulation in the field of social responsibility

    Président du Codeem ; Membre du comité d’éthique de L’inserm ; Expert judiciaire près la Cours d’Appel de Caen.

    La réglementation sur les liens d’intérêts dans le secteur de la santé a fortement évolué ces dernières années, suite aux affaires sanitaires survenues dans les années 90 à 2000, en particulier celle du Médiator. Ces affaires touchant à la sécurité de patients ont mis en lumière un besoin d’encadrement du choix des experts, du fonctionnement des agences publiques et des partenariats public/privé. Tout en soulignant le caractère essentiel de partenariats entre acteurs du monde académique, de la santé et des secteurs industriels (afin de promouvoir innovation et recherche), des règles déontologiques et des contrôles étaient nécessaires. Nous exposons ces évolutions et l’intérêt d’une instance de régulation pour les entreprises du médicament. Le Codeem, comité de déontovigilance et d’éthique de ce secteur, assure trois missions : veille déontologique, conseil éthique et sanctions. Le pouvoir d’action de ce comité indépendant, s’exerce sur toutes les entreprises implantées en France. Sa composition permet une expertise interdisciplinaire (santé, droit, économie, sciences sociales, monde de l’entreprise, etc.). Il prône et met en œuvre des démarches efficaces fondées sur le principe de l’autorégulation. Il porte une action particulière sur le sujet des liens et conflits d’intérêts. Alors que des positions extrêmes voient le jour dans la société avec, pour certains, la volonté d’évincer systématiquement du domaine de l’expertise publique tout professionnel qui a des liens d’intérêt ; il appelle à une réflexion visant à clarifier la notion de conflit, à revaloriser la notion de liens, et alerte sur les risques d’une perte de la qualité de l’évaluation en santé par éviction ou dénigrement de certains experts.

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  • Éditorial

    Ce que la chirurgie gagne à la mixité

    What surgery gains from feminization

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Histoire des femmes chirurgiens. Mon histoire débute en 1968

    History of women surgeons. My story begins in 1968

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’histoire des femmes chirurgiens est indissociable de deux combats : celui des femmes médecins, et à ce sujet les manuels de l’inquisition sont formels : « toute personne du sexe féminin qui se mêle de traiter les malades est réputée sorcière » ; mais aussi le combat des chirurgiens qui s’est déroulé au Moyen-âge entre les médecins lettrés dépendant de l’Université et les chirurgiens considérés comme manuels. Leur histoire remonte à l’antiquité. Il y a eu une importante régression au Moyen-Âge car la chirurgie était interdite aux femmes, à moins qu’elles ne reprennent la pratique de leur mari décédé ou qu’un jury compétent ne les en juge aptes. Une régression s’installe ensuite pendant 8 siècles car les femmes ne pouvaient entrer à l’Université. Le XIXe siècle sera celui de la conquête. Les femmes persistent, quitte à se mettre en danger comme se déguiser en hommes pour pratiquer, ou s’illustrer sur les champs de bataille. Elles devront gagner le droit à l’externat, à l’internat puis au clinicat. Certains de nos collègues ont lutté courageusement avec elles, d’autres ont agi contre elles de manière active, violente et sexiste. Le XXe siècle sera un long parcours pour acquérir le professorat et les postes de responsabilité. Jusqu’aux années 70 peu de femmes deviennent chirurgiens. J’ai commencé mes études cette année clôturée par les évènements de 1968, 30 % des étudiants étaient des femmes. Très peu voulaient devenir chirurgiennes. Mon rang de classement à l’internat de 1973 m’a ouvert cette possibilité et j’ai été la première femme interne dans les services. Mes maîtres faisaient peu de différences avec mes collègues masculins vis-à-vis desquels je m’imposais d’être irréprochable. Un peu grâce à eux, j’ai beaucoup travaillé avec une excellente formation qui m’a permis de gravir les échelons jusqu’à souhaiter devenir professeur et surtout créer un service de novo. Ce fut alors des années très difficiles, plus soutenue par mes collègues chirurgiens que par les autorités hospitalières et/ou universitaires médicales. Mon parcours en chirurgie viscérale pédiatrique m’a aidée car je connaissais le modèle « normal » de fonctionnement. Il a fallu 17 ans pour arriver à la même situation que les autres services de chirurgie et ne rencontrer que les mêmes problèmes qu’eux. Actuellement la proportion des chirurgiennes dépasse 50 %. Il reste un point d’interrogation sur l’égalité devant les postes universitaires ou ceux à responsabilité.

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  • Communication scientifique

    L’orthopédie, un choix

    Orthopedic surgery: A choice

    L'auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’orthopédie n’est pas a priori une discipline attrayante pour une femme. Liée à la cancérologie, la rhumatologie, la pédiatrie et l’infectiologie ainsi que de très près à la radiologie, son histoire française est due à trois écoles parallèles, compétitrices et créatives. Le dynamisme de l’école Judet peut contaminer une femme pour son goût de l’innovation : la chirurgie du cotyle et du bassin représente une véritable aventure tant chirurgicale que radiologique en raison des progrès considérables de l’imagerie. Devenir chef de service est un autre choix, inspiré par les modèles que sont les patrons, pour mener de front l’enseignement, la transmission et la responsabilité.

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  • Communication scientifique

    Dernière génération : des acquis, mais encore des combats

    Last generation: achievements, but still fighting for more equality

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le nombre de femmes en chirurgie augmente actuellement, vu que les femmes représentent un tiers voire la moitié des effectifs en chirurgie digestive, mais existe-t-il des progrès pour autant ? Mener de front une vie de femme, une grossesse, et une carrière chirurgicale est difficile. Pour ma génération se pose la question d’être une femme et d’être prise au sérieux comme chirurgienne. Pour y répondre, j’ai réalisé des questionnaires à destinée des chirurgiens, des infirmières et des patients. 300 chirurgiens ; 110 infirmières de bloc opératoire (IBODE) et 170 patients ont répondus à plus de 25 questions. 96 % des patients déclarent faire autant confiance à un homme qu’à une femme chirurgien. Parmi les 99 chirurgiens interrogés, la moitié avait une conjointe médecin et seuls 2 ont déclaré s’occuper majoritairement des tâches ménagères et familiales. En plus de l’inégalité dans la répartition des tâches ménagères et familiales, une inégalité d’accessibilité aux postes à responsabilités existe puisque les femmes représentaient 63 %des CCA, et seulement 7 % des PU-PH en chirurgie, selon une étude réalisée au sein de l’APHP. Les femmes ne travaillent pourtant pas moins, dans notre questionnaire : 58 % des hommes et 57 % femmes interrogées travaillent>60h par semaine. Les femmes veulent exercer le métier qu’elles aiment, mais elles renoncent souvent aux postes à responsabilités d’elles-mêmes, par le poids des obligations familiales, et par le manque de soutien. L’égalité des congés de maternité et de paternité, et l’aménagement des horaires permettrait de réduire les inégalités entre homme et femme en chirurgie.

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  • Communication scientifique

    La résistible ascension des femmes : revue de littérature sur la féminisation des métiers à dominance masculine

    Literature review on the feminization of male-dominated jobs

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Partant du constat bien connu que la féminisation de l’emploi s’accompagne d’un phénomène « de plafond de verre », qui limite la carrière des femmes, l’article expose les trois principales explications apportées par les travaux de sciences humaines et sociales. La première est d’ordre sociologique et éclaire le rôle actif des femmes en lien avec leur socialisation. La seconde est d’ordre anthropologique et pointe la persistance de croyances relatives au « féminin » dans les sociétés contemporaines. La troisième est d’ordre organisationnel et met au jour le caractère involontairement discriminant de certaines règles professionnelles. Loin d’être exclusives, ces trois explications sont en réalité autant de facteurs qui participent de manière articulée, quasi systémique, au « plafond de verre ». La recherche actuelle montre, en effet, que ce dernier est le produit de mécanismes subtils, souvent informels et peu visibles, qui ne sont pas en soi et séparément discriminants, mais dont les effets cumulatifs tendent à freiner les femmes dans leur progression.

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  • Éloge

    Éloge du Professeur Yves Pouliquen (1931–2020)

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  • Chronique historique

    Dostoïevski épileptique : un hémisphère droit aux abois

    Dostoevsky with epilepsy: A right hemisphere at bay

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Durant toute sa vie active, Fédor Dostoïevski fut handicapé par des crises d’épilepsie généralisées. Leur alternance avec des états de rêve et des crises extatiques conduit au diagnostic rétrospectif d’une épilepsie temporale droite. La vie et l’œuvre de l’écrivain sont revues en fonction de l’hypothèse d’un hémisphère droit maintenu en permanence en situation d’infériorité dans la compétition inter-hémisphérique.

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  • Éditorial

    L’épilepsie temporale, maladie de tout un hémisphère

    Temporal epilepsy, an hemispheric disease

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Présentation ouvrage

    Battin J. Histoires de médecine d’hier et d’aujourd’hui. Editions GlypheParis (2020)

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  • Présentation ouvrage

    Germain M. Médecines antiques des Romains et des Germains: confrontation et analyse. Préface du professeur Patrice Le Floch-Prigent. L’HarmattanParis (2021)

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  • Communication scientifique

    Utilisation des cellules souches olfactives dans la régénération des nerfs périphériques

    Using olfactory stem cells for repairing peripheral nerves

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les traumatismes des nerfs périphériques peuvent être extrêmement invalidants et l’efficacité des traitements existants demeure très insuffisante. La greffe de cellules souches apparaît comme une alternative prometteuse. Notre équipe travaille sur les cellules souches olfactives, localisées dans la cavité nasale, appartenant au système nerveux périphérique et facilement accessibles chez tout individu vigile (sans altérer le sens de l’olfaction). Elles sont apparentées aux cellules souches mésenchymateuses de la moelle osseuse, présentent une activité mitogène élevée et détiennent un fort potentiel de différenciation vers des cellules neurales. Nous avons validé un nouveau procédé de fabrication en grade clinique de ces cellules souches humaines isolées à partir d’une biopsie de 2 mm2. Récemment, nous avons montré, chez le rat, que la greffe de cellules souches olfactives, adjuvante à la chirurgie de réparation du nerf facial et du nerf péronier, améliore la récupération fonctionnelle et ce grâce aux pouvoirs immuno-modulateur et trophique des cellules transplantées. Aucune migration des cellules exogènes n’a été observée, ce qui, couplé à l’absence de prolifération des cellules greffées, indique un très faible risque de tumoriginicité et de métastases. Suite à ces résultats concluant chez l’animal, nous allons lancer un essai clinique multicentrique de phase I/IIa. Les vésicules extracellulaires sont des nanoparticules produites par les cellules. Leur utilisation permettrait de conserver les bénéfices paracrines des cellules souches sans leurs inconvénients (immunocompatibilité ou culture longue). Nous avons validé leur extraction et sommes en train de tester leur efficacité in vitro et chez le rat dans la régénération nerveuse périphérique.

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  • Communication scientifique

    Intérêt de l’impression 3D en chirurgie maxillofaciale

    Use of 3D printing in oral and maxillofacial surgery

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    En chirurgie orale et maxillofaciale, l’impression 3D a très vite séduit, dès les années 1990, compte tenu de la complexité anatomique du squelette facial et de la place fondamentale des capacités visuospatiales nécessaires à l’élaboration d’une reconstruction tridimensionnelle en adéquation avec les exigences esthétiques et fonctionnelles faciales. Elle est utilisée en pédagogie dans l’apprentissage de l’anatomie normale et pathologique et se développe dans le domaine de la simulation pour l’apprentissage des techniques opératoires. Néanmoins, ce champ d’activité nécessite le développement de matériaux permettant un retour haptique optimal associé à une haute précision d’impression. L’impression 3D a, d’autre part, des indications croissantes en pratique clinique dans la planification préchirurgicale et la chirurgie guidée. Elle permet l’exécution de tâches complexes avec une haute précision tout en réduisant significativement le temps opératoire. Cet article a pour objectif de réaliser une revue de la place de cette technologie en pratique quotidienne, tant pour son usage pédagogique qu’en pratique clinique.

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  • Communication scientifique

    Perspectives de vectorisation de thérapie photodynamique par des vésicules extra-membranaires, dans le traitement de métastases péritonéales d’origine colique

    Prospects for the vectorization of photodynamic therapy by extracellular vesicles in the treatment of peritoneal metastases of colonic origin

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Objectif : Évaluation de la vectorisation par des vésicules extramembranaires issues de cellules souches mésenchymateuses (EVs) de la méta-tétra(hydroxyphényl)chlorine (mTHPC) dans un modèle murin de métastases péritonéales (MP) d’origine colique.

    Méthodes : Comparaison de l’effet de la vectorisation par des EVs de la mTHPC (EVs-mTHPC) par rapport à différentes formulations, sur sa biodistribution et sur l’efficacité de la thérapie photodynamique (PDT) après injection intrapéritonéale (IP) de 5.104CT26.

    Résultats : Les EVs permettaient une majoration de la sélectivité intratumorale par rapport à la formulation libre ou liposomale de mTHPC (Foslip®) (ratio moyen tumeur/organes de 44 vs 1,4 et 12, respectivement). La PDT était efficace dès 48h, avec induction par les EVs d’une réponse immunitaire antitumorale principalement pro-inflammatoire de type macrophages M1 et lymphocytaire T-CD8+. La prolifération intratumorale était significativement diminuée (9,2 %±1,4) par rapport aux contrôles (47,9 %±2,3) et aux groupes traités par PDT avec mTHPC libre (26,2 %±4,5) ou Foslip® (17,9 %±3,1), p<0,0001. La PDT vectorisée par des EVs permettait un prolongement de la survie par rapport aux contrôles et à la PDT avec mTHPC libre ou Foslip® (médiane survie : 28 versus 22,16 et 26 jours, p<0,0001). La toxicité hépatique et rénale n’était pas retrouvée après PDT vectorisée par les EVs.

    Conclusion : La vectorisation par des EVs permettait une sélectivité tumorale importante, à l’origine d’une diminution de la toxicité médicamenteuse, d’une régression de la prolifération tumorale et d’un prolongement de la survie des souris.

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