Articles du bulletin

Depuis 2019 le Bulletin est édité en collaboration avec Elsevier-Masson. Les rapports de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. L'accès aux autres textes peut être obtenu sur le site Em-Consulte. Pour soumettre un article, merci de consulter nos instructions aux auteurs.



3569 résultats

  • Communication scientifique

    Indications des assistances circulatoires dans le traitement de l’insuffisance cardiaque chronique

    Indications of assist devices in the management of chronic heart failure

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les indications de l’assistance circulatoire mécanique dans le traitement de l’insuffisance cardiaque chronique sont de trois types : (a) l’attente de transplantation chez des patients en insuffisance cardiaque sévère ; (b)l’attente de récupération des patients présentant une situation de détresse en relation avec une pathologie aiguë ; (c)l’assistance définitive du fait de la difficulté à obtenir un nombre suffisant de greffons pour répondre aux besoins de la population.
    Les critères classiques, éligibilité, correspondent à une insuffisance cardiaque sévère, résistante aux thérapies disponibles. Ils sont considérés comme trop tardifs pour beaucoup et, actuellement on insiste sur la nécessité d’envisager une indication chez les patients qui deviennent dépendants des inotropes positifs où chez lesquels, afin de maintenir une situation hémodynamique précaire, il est nécessaire d’augmenter ses doses d’inotropes. Suivant les situations, le choix se portera sur des ventricules pneumatiques para-corporels, des ventricules pneumatiques intra-corporelles ou des ventricules électromécaniques. Si il existe des signes de défaillance ventriculaire droite, une assistance bi-ventriculaire est nécessaire. En son absence, une assistance univentriculaire gauche est proposée.

    Les progrès réalisés dans la technologie des systèmes d’assistance mécanique ont permis de réduire significativement la mortalité en attente de transplantation. Il ne faut toutefois pas sous-estimer les complications à type de thrombose, saignement, accidents vasculaires cérébraux, infection. Le coût des dispositifs impose également un respect strict des contreindications.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Oxygénation par membrane extra-corporelle (ECMO) : Rupture ou Continuité

    Extra Corporeal Membrane Oxygenation (ECMO): Rupture or continuity

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet
    article.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Assistance circulatoire prolongée : retour à domicile et qualité de vie

    Durable circulatory assist device:ambulatory follow up and quality of life

    M. TROCHU déclare des activités d’évaluation scientifiques, de recherche pour le
    laboratoire et avoir reçu des honoraires du laboratoire Thoratec.

    La qualité de vie est définie par l’OMS comme la perception qu’a un individu de sa place dans l’existence, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels il vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes. Dans l’insuffisance cardiaque chronique de nombreux facteurs contribuent à une altération de la qualité de vie des patients : congestion, dyspnée, asthénie, altérations du sommeil, anxiété, dépression, effets secondaires des traitements, retentissement sur la vie et interactions sociales qui remettent en cause ses rôles dans la société, sa famille, au travail et ses possibilités de se déplacer. La classe NYHA, la tolérance de l’exercice physique représentent des évaluations —par les soignants—d’un champ réduit de la qualité de vie mais n’évaluent pas réellement les altérations exprimées par le patient. Elles sont plus précisément étudiées par des questionnaires dédiés, complétés par les patients : ils peuvent être génériques (autoévaluation du bien-être), en liens avec la santé (SF36), spécifiques d’une pathologie
    (Minnesota Living With Heart Failure Questionnaire) ou d’une composante particulière comme anxiété ou dépression. L’impact des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, des antagonistes de l’angiotensine 2 et des bêtabloquants sur la qualité de vie est modeste alors  que celui de la resynchronisation et d’une prise en charge pluridisciplinaires est plus marqué.

    Au stade d’IC avancée où les patients reconnaissent une importance équivalente entre qualité de vie et survie, les systèmes d’assistance circulatoire monoventriculaire gauche apportent une amélioration significative de la qualité de vie dès le troisième mois et se maintiennent à 2 ans. Ces systèmes autorisent le retour rapide des patients au domicile avec une réelle autonomie dans le cadre d’un plan personnalisé de soins encadré par le centre référent. Les bénéfices des AMVG rejoignent ceux de la transplantation cardiaque, mais restent limités par la nécessité de s’occuper régulièrement des appareillages.

    Lire la suite >
  • Autre

    Séance dédiée aux addictions – Introduction

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Comment le cerveau motive le comportement : du circuit de la récompense au système des valeurs

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Addictions comportementales dans la maladie de Parkinson

    Behavioral addiction in Parkinson’s disease

    L’auteur déclare avoir reçu des honoraires des laboratoires Novartis, Allon Therapeutic, Lundbeck, Teva, Sanofi-Aventis, UCB, BIAL et Addex ; des subventions pour des programmes de recherche de l’INSERM, l’ANR, l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris, du ministère de la santé (PHRC), de l’association France Parkinson, et de la Michael J Fox Foundation.

    Bien que le traitement de remplacement dopaminergique soit utilisé depuis les années 1960 dans la maladie de Parkinson, ce n’est que récemment que les troubles du comportement associés à ces médicaments ont été décrits. Réunis sous le terme « d’addiction comportementale », ils comprennent les troubles du contrôle des impulsions, le syndrome de dérégulation dopaminergique, et le punding. Tandis que l’addiction proprement dite survient quasi exclusivement avec de la levodopa, les troubles du contrôle des impulsions apparaissent électivement sous agonistes dopaminergiques. Dans la maladie de Parkinson, la prévalence de ces troubles estimée à 10 à 17 % est largement supérieure à la population générale. L’addiction comportementale dans la maladie de Parkinson représente donc un problème majeur de santé publique en raison de ses impacts familiaux, sociaux, économiques et juridiques. La prévention et la diminution des doses de traitement dopaminergique associé sont pour l’heure les bases de la prise en charge de ces troubles.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Addiction aux jeux d’argent : apport des neurosciences et de la neuroimagerie

    Gambling addiction: insights from neuroscience and neuroimaging

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Bien que la plupart des individus considère les jeux d’argent comme une activité récréative, certains joueurs perdent le contrôle et tombent dans une spirale de jeu compulsif aux conséquences dramatiques. Les nombreuses similitudes avec l’addiction aux substances ont conduit la communauté psychiatrique à redéfinir le jeu pathologique comme une addiction comportementale. Un certain nombre d’hypothèses neurobiologiques issues de ce cadre théorique ont été testées ces dix dernières années, notamment à l’aide de la neuroimagerie. Comme dans le cas de l’addiction aux substances, un faisceau d’observations indique un rôle central de la dopamine dans le jeu pathologique. Cependant, le mécanisme sous-jacent semble différent et reste encore mal compris. Les études neuropsychologiques montrent des déficits en termes de prise de décision chez les joueurs pathologiques, ainsi qu’un manque d’inhibition et de flexibilité cognitive. Ces troubles des fonctions dites « exécutives » indiquent vraisemblablement un dysfonctionnement au niveau des lobes frontaux. Enfin, les études d’IRM fonctionnelle laissent apparaître une réactivité anormale des structures cérébrales du « système de récompenses », en particulier au niveau du striatum et du cortex préfrontal ventro-médian. Tandis que ces structures sont sur-activées par les indices environnementaux associés au jeu, elles sont sous-activées par les gains monétaires. Cependant, les études réalisées à ce jour restent encore trop peu nombreuses et trop hétérogènes pour construire un modèle neurobiologique cohérent du jeu pathologique. Une réplication des résultats et une diversification des approches de recherche seront nécessaires dans les années à venir, afin d’aboutir à un tel modèle permettant d’informer efficacement les stratégies de traitement et de prévention.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Présentation de la séance inter-académique de l’Académie vétérinaire de France et de l’Académie nationale de médecine : « Faune sauvage et santé publique »

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Importance de l’implication de la faune sauvage dans les zoonoses émergentes ou résurgentes

    Importance of the involvement of wildlife in emerging and re-emerging zoonoses

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Chauves-souris et virus : quelles relations ? Quelles conséquences ?

    Bats and viruses: what relationships ? What consequences ?

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Fasciolose, trichinellose et autres zoonoses parasitaires

    Fasciolasis, trichinellosis and other parasitic zoonoses

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Certains des parasites pathogènes pour l’homme sont aussi hébergés par des animaux sauvages qui jouent un rôle dans la transmission. Les rongeurs par exemple sont bien connus, pour leur rôle dans la leishmaniose tégumentaire et dans l’échinococcose alvéolaire. D’autres le sont moins, tels les poissons des lacs alpins porteurs de cestodes et à éviter en sushi. La contamination alimentaire est aussi à la base de la trichinellose. Dans certains cas, comme dans la fasciolose, le ragondin, peut relayer le réservoir habituel et assurer la contamination du cresson. Ces transmissions à l’homme sont peu fréquentes, mais c’est souvent le résultat de mesures de prévention. Les affaiblir serait prendre le risque de ré-émergences significatives en termes de santé publique.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Risques sanitaires liés aux nouveaux animaux de compagnie d’origine sauvage

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    La popularité des animaux de compagnie autres que les chiens et les chats ne cesse de croître dans la plupart des pays développés. Ces animaux, surtout lorsqu’ils sont exotiques, peuvent être porteurs de germes pathogènes transmissibles à l’homme. Les très jeunes enfants ainsi que les personnes âgées ou immunodéprimées sont les groupes à plus haut risque pour contracter des infections sévères voire létales. Cet article illustre un certain nombre de zoonoses qui sont transmises par ces nouveaux animaux de compagnie (NAC). Si ces infections sont relativement rares par rapport au nombre de foyers possédant ce type d’animaux, les risques n’en restent pas moins réels. Le respect simple des principes d’hygiène et un suivi médical et vétérinaire devraient être appliqué de façon systématique pour réduire un tel risque.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Césariennes urgentes non programmées : intérêt des codes couleur pour la gestion optimale des urgences obstétricales

    Non elective caesarian section: use of a color code to optimize management of obstetric emergencies

    L’équipe de la Maternité de la Croix-Rousse a, depuis dix ans, mis en place un ensemble de procédures visant à répondre de façon parfaitement adaptée aux différentes situations d’urgence lorsqu’une césarienne s’impose.

    Nous avons défini aussi exactement que possible le degré d’urgence en utilisant la classification de Lucas ; nous avons établi des protocoles précis permettant la réalisation de césarienne urgente ou très urgente et nous avons choisi un moyen de communication simple pour transmettre le degré d’urgence à tous les participants : c’est le système des codes couleur : rouge, orange et vert. Nous nous sommes fixés des objectifs de délai décision-naissance : 15 minutes pour le code rouge, 30 minutes pour le code orange.

    Les résultats nous paraissent très favorables :

    – La fréquence des césariennes urgentes et très urgentes a diminué au fil du temps, passant de 6,1 % à 1,6 % en 2013 ;

    – Le délai décision-naissance moyen dans les césariennes code rouge est de 11 minutes et de 21 minutes dans les césariennes code orange ;

    – Les objectifs de délai sont désormais atteints dans plus de 95 % des cas. Les causes de dépassement sont essentiellement représentées par des difficultés organisationnelles et par des difficultés anesthésiques ;

    – Les indications de césariennes code rouge et orange sont pertinentes plus de deux fois sur trois ;

    – Les résultats périnataux sont globalement favorables, les césariennes code rouge étant salvatrices dans 15 % des cas. Il n’y a pas d’augmentation des complications maternelles.

    Au total :

    Il nous paraît indispensable que chaque service d’Obstétrique dispose de protocoles identifiés pour la réalisation des césariennes urgentes ou très urgentes.

    Il convient d’en contrôler en permanence l’application, la pertinence et les résultats.

    La gestion de l’urgence extrême doit être intégrée dans la prise en charge des patientes à risques identifiés (utérus cicatriciel, grossesse gémellaire par exemple), mais aussi dans l’élaboration éventuelle de structure de prise en charge non médicalisée (maison de naissance).

    Enfin, il convient toutefois d’insister sur le fait que les équipes obstétricales doivent garder à l’esprit que la mise en place de ces protocoles ne dispense en rien d’une surveillance attentive du déroulement du travail.

     

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La vitamine B12 et les maladies génétiques associées

    Vitamin B12 and related genetic disorders

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La vitamine B12 (B12, cobalamine (Cbl)) est une vitamine hydrosoluble qui nécessite des mécanismes très complexes pour son assimilation, son transport sanguin et son métabolisme intra-cellulaire. Trois protéines, le facteur intrinsèque (FI), l’haptocorrine (HC) et la transcobalamine (TC), ainsi que leurs récepteurs spécifiques sont impliqués dans son absorption et son transport. Les carences acquises ou héréditaires se traduisent par une anémie mégaloblastique et des manifestations neurologiques. Plusieurs maladies génétiques sont en lien avec l’absorption et le transport, les déficits héréditaires en FI, en TC et la maladie d’Imerslund-Gräsbeck. Dans les cellules de mammifères, seuls deux enzymes dépendent de la vitamine B12 : la L-méthylmalonyl-CoA mutase (EC 5.4.99.2) dans la mitochondrie et l’homocystéine méthyltransférase, aussi appelée méthionine synthase (EC 2.1.1.13), dans le cytoplasme. Les conséquences métaboliques directes d’une déficience en B12 sont respectivement l’accumulation d’acide méthylmalonique (MMA) et d’homocystéine (HCy). Plus d’une dizaine de gènes interviennent dans le métabolisme intracellulaire de la B12, correspondant à plusieurs maladies nommées de cblA à cblJ. Cette revue englobe les différentes étapes de l’absorption, du transport et du métabolisme intracellulaire de la vitamine B12 ainsi que des principaux défauts génétiques qui y sont associés.

    Lire la suite >
  • Rapport

    Rapport sur les anticoagulants oraux directs (AOD) (antérieurement appelés « nouveaux anticoagulants oraux » ou NACO)

    les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    Pendant des décennies, les traitements anticoagulants oraux n’ont comporté qu’une seule classe pharmacologique, celle des antagonistes de la vitamine K (AVK). C’est pourquoi, l’arrivée sur le marché, entre 2008 et 2013, de trois nouveaux anticoagulants oraux directs  non AVK (AOD) de mêmes indications thérapeutiques que les AVK mais de mécanismes d’action plus spécifiques, a suscité l’espoir qu’à efficacité égale ou peut-être supérieure, ils pourraient induire moins de complications hémorragiques. Il s’agit d’un antithrombine, le dabigatran, et de deux anti Xa, le rivaroxaban et l’apixaban. Ces anticoagulants ne nécessitent pas de surveillance de leur activité anticoagulante, ce qui est une contrainte en moins par rapport aux AVK  mais ce qui, en contrepartie, limite la possibilité d’adaptations posologiques individualisées. Par ailleurs, ils sont  actuellement dépourvus d’antidote, un inconvénient non négligeable face aux situations d’urgence traumatique ou chirurgicale. S’ils présentent l’avantage, par rapport aux AVK, de ne pas entraîner d’interactions avec les aliments, ils ne sont pas dénués d’interactions médicamenteuses. Leurs données de pharmacovigilance n’autorisent pas, en l’état actuel, de comparaison avec les AVK mais permettent cependant de préciser les facteurs de risque, par exemple ceux des effets indésirables hémorragiques : âge, insuffisance rénale, poids corporel < 50 kg, associations médicamenteuses, pathologies ou interventions à risque hémorragique. Les principaux effets indésirables concernent d’abord les accidents hémorragiques (surtout la sphère digestive et plutôt dans les indications médicales) puis thromboemboliques, plutôt au décours de la chirurgie. Un suivi à long terme s’avère nécessaire pour s’assurer, au-delà des résultats des essais cliniques et des premières données d’utilisation, de leur sécurité à long terme.

    En prévention de la maladie thromboembolique veineuse en chirurgie orthopédique, leurs avantages principaux versus le traitement héparinique auquel ils sont une alternative particulièrement  bienvenue pour des sujets jeunes, sans insuffisance rénale ni hépatique, en l’absence de comorbidités,  sont la possibilité d’un traitement oral et l’absence d’obligation de contrôles biologiques répétés. Dans l’indication de la prévention des accidents vasculaires cérébraux et des embolies systémiques chez les patients atteints de fibrillation atriale non valvulaire, il n’existe à l’heure actuelle aucun argument scientifique pour privilégier les nouveaux anticoagulants oraux par rapport aux AVK, à plus forte raison pour remplacer, chez un patient, un traitement AVK efficace et bien toléré par un anticoagulant oral direct, sans parler de la dangerosité inhérente au passage d’un AVK à un nouvel anticoagulant, quelles que soient les précautions prises. 

    Lire la suite >
  • Rapport

    La Prévention en santé chez les adolescents

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de ce rapport.

    Près de 90% des adolescents de 12 à 18 ans s’estiment en bonne santé, mais on observe chez certains d’entre eux des comportements à risque pouvant entraîner des troubles irréversibles pour leur devenir.

    Il s’agit en particulier de l’usage des drogues légales et illégales, de troubles psycho comportementaux pouvant conduire au suicide, d’une sexualité naissante mal contrôlée, d’habitudes alimentaires défavorables associées à la sédentarisation, d’une consommation excessive et peu contrôlée des technologies d’information et de communication (TICS) par ailleurs indispensables aujourd’hui.

    Pour tenter d’informer objectivement les adolescents, les méthodes de communication ciblées sur les adultes sont impuissantes et il faut mettre en place  des actions spécifiques faisant appel, notamment, aux groupes de jeunes, les pairs, ayant suivis une formation adaptée pour éviter la stigmatisation des ados souvent victimes de groupes de pression ou du sectarisme de certains « éducateurs ».

    Le rôle de la famille, de l’école, de la médecine scolaire (à refondre) est capital surtout dans la préadolescence (6-12ans). L’accent est mis sur l’importance des activités physiques et sportives sur le plan de la santé mais aussi au niveau psycho-comportemental.

    Une attention particulière doit se porter sur les jeunes issus de milieux défavorisés qui, comme nous l’avons écrit dans le 1er rapport (La culture de prévention : des questions fondamentales adopté à l’unanimité par l’Académie de médecine le 15/10/2013), sont trop souvent oubliés.

    La prévention « humaniste » et le développement du lien social doivent constituer la base de nos actions.

    Aux 10 recommandations prioritaires concluant le premier rapport nous en avons ajouté 8 plus spécifiques aux adolescents.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les yeux du labyrinthe

    The eyes of the labyrinth

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Odorat : de l’aéroportage au cortex

    Olfaction: from nose to cortex

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La physiologie olfactive comprend quatre étapes : l’aéroportage, les évènements périrécepteurs, la transduction et la physiologie olfactive centrale. À chaque étape, des processus physiologiques complexes et variés sont mis en jeu et peuvent être l’objet de nombreux processus pathologiques. L’aéroportage est une étape mettant en jeu la mécanique des fluides et les propriétés physicochimiques propres des molécules odorantes ; sa pathologie principale est la polypose naso-sinusienne. Les évènements péri-récepteurs mettent en jeu des molécules de transport et des enzymes permettant d’éliminer les molécules xénobiotiques ; sa pathologie principale est la rhinite chronique. La phase de transduction repose sur des neurones olfactifs primaires. Ces cellules détectent un grand nombre de molécules différentes selon un important gradient de concentration. Les cellules utilisent une importante famille de récepteurs couplés à une protéine G (les récepteurs olfactifs) ; sa pathologie principale est l’atteinte virale de l’organe olfactif au cours d’une rhinite aigüe. Enfin, la physiologie olfactive centrale est particulièrement riche du fait de ses nombreuses connections. L’information olfactive est analysée et codée dans le bulbe olfactif puis envoyée vers plusieurs aires centrales ; sa pathologie est dominée par les maladies neuro-dégénératives.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Introduction de la séance dédiée aux porphyries

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les porphyries héréditaires : anomalies du métabolisme de l’hème

    Porphyrias and heme-related disorders

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les huit porphyries héréditaires sont des maladies liées chacune à une atteinte d’une des enzymes de la biosynthèse de l’hème. Elles sont caractérisées par des symptômes neuro-viscéraux aigus et/ou des lésions cutanées. Ces signes cliniques sont la conséquence de l’accumulation de précurseurs de l’hème. Sept porphyries sont la conséquence d’un déficit partiel d’activité enzymatique ; inversement, une porphyrie récemment décrite est la conséquence d’un gain de fonction. Les porphyries aiguës se manifestent par des crises intermittentes neuroviscérales associant typiquement des douleurs abdominales sévères, des nausées, une constipation, une confusion et parfois se compliquent de crises comitiales et d’atteintes neurologiques sévères pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Les porphyries cutanées se présentent sous la forme soit de photo-sensibilité douloureuse, soit sous la forme d’une photo-dermatose avec fragilité de la peau accompagnée de lésions bulleuses. Au cours de ces dernières années, la structuration en réseau à l’échelle européenne des centres de référence a permis des avancées importantes dans la compréhension de la  physiopathologie et le mode original de transmission génétique de ces maladies contribuant à améliorer considérablement le diagnostic et la prise en charge des patients et de leur famille.

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Vieillissement et chutes

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Introduction de la séance dédiée : Vieillissement et chutes

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Épidémiologie, morbidité, mortalité, coût pour la société et pour l’individu, principales causes

    Epidemiology, morbidity, mortality, cost to society and the individual, and main causes

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La chute est la première cause de mortalité accidentelle chez le sujet âgé (environ 12 000 décès par an). Elle devient de plus en plus fréquente au fur et à mesure du vieillissement : un tiers des sujets âgés de plus de 65 ans vivant à domicile chutent au moins une fois par an et la moitié des plus de 85 ans font une ou plusieurs chutes par an. Malgré sa fréquence, elle ne doit pas être banalisée, car elle entraîne une morbidité et des dépenses de soins importantes : 10 % des chutes ont des conséquences traumatiques sévères à l’origine de 30 % des hospitalisations des personnes âgées ; même en l’absence de lésions traumatiques, la chute peut avoir des conséquences psychologiques (anxiété à la marche, peur de retomber) qui se compliquent d’un syndrome de désadaptation psychomotrice avec une restriction volontaire des activités de la vie quotidienne dans 3 % des cas.

    Les facteurs de risque de chute sont nombreux et on tombe exceptionnellement pour une raison unique et précise. Lorsque la chute est récurrente, on trouve cliniquement des troubles de l’équilibre et de la marche, ainsi qu’une baisse de la force musculaire parfois dans le cadre d’une pathologie latente. Chez les chuteurs à domicile, la prise en compte des risques liés à l’environnement est nécessaire, car cela permet le développement d’actions ciblées de prévention.

    En institution, il est important que les soignants intègrent que le risque de chute augmente avec le degré de sévérité de la démence, avec la prise de certaines catégories de médicaments (psychotropes surtout) ou avec l’existence d’une cachexie compliquée d’une baisse majeure de la force des quadriceps.

    Environ 1,5 % de l’ensemble des dépenses de santé sont en lien avec les chutes. La majorité des coûts est due aux hospitalisations, sachant que les fractures de l’extrémité supérieure du fémur sont les plus coûteuses à traiter. Depuis quelques années, grâce à la prévention de l’ostéoporose et des chutes, le nombre annuel de fractures du col du fémur se stabilise (environ 79 500 par an) et les taux standardisés d’hospitalisation ont baissé, ainsi que les durées de séjour. Pour réduire les coûts en lien avec l’augmentation du nombre de sujets âgés, il faudra intensifier la prévention grâce à la prise en compte précoce des facteurs de fragilisation du milieu de la vie.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Évaluation de l’état neurologique d’un patient chuteur, d’un patient qui n’a pas encore chuté mais qui se sent vieillir

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Cette publication comprend quatre parties. La première propose une classification des chutes chez les personnes âgées basée sur les circonstances et le déroulement de la chute. Nous opposons les chutes indépendantes d’une activité motrice ou de la marche, non accidentelles de causes intrinsèques comme l’hypotension orthostatiques, la paralysie supranucléaire progressive, l’hydrocéphalie à pression normale, les « drop attacks », aux chutes accidentelles liées à la marche ou à une activité physique ; elles seraient dues d’avantage à l’atrophie de la circonvolution frontale ascendante, effet de la vieillesse, qu’à des causes périphériques ce qui explique qu’elles s’accompagnent souvent de troubles cognitifs. Ajoutons les chutes accidentelles d’un lieu élevé ou dues à une activité sportive et les chutes d’origine psychogène. La seconde partie analyse les mécanismes antigravifiques et ceux de la marche : ostéoligamentaires, musculaires, la proprioception, le système vestibulocérebelleux, la réticulée du tronc cérébral et le prosencéphale. La troisième partie concerne les patients qui ont déjà chuté, elle souligne la nécessité d’un excellent interrogatoire et d’un bon examen clinique devant des chutes de la première catégorie et de la détection d’anomalies neurologiques minimes sur lesquelles on pourra agir dans la seconde. La troisième partie essaie de répondre à la question : « peut-on détecter des éléments de valeur prédictive chez des personnes n’ayant pas encore chuté ? » : les tests de dépistages et les examens complémentaires contributifs sont passés en revue.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La prévention des chutes est-elle possible ?

    Can falls be prevented?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La plupart des travaux et des mesures de prévention des chutes au cours du vieillissement existant actuellement portent sur les personnes déjà âgées (Cf. recommandations de l’ HAS d’avril 2009). C’est à notre avis une approche beaucoup trop tardive et insuffisante, car si l’on veut obtenir une prévention, c’est bien plus tôt qu’il faut agir, non seulement déceler les personnes à risques, mais surtout proposer un mode et une hygiène de vie personnalisée, c’est-à-dire adaptée à chaque individu, en fonction des caractéristiques somatiques biomécaniques, neurologiques, et biologiques de chacun. La première mesure de prévention pour le patient et son médecin est de penser à une dégradation possible de l’équilibre, d’effectuer l’examen clinique recommandé dès 45 ans et de le renouveler régulièrement au cours du vieillissement .Bien sur les mesures de prévention extrinsèques concernant domotique et urbanisme seront mises en œuvre de principe. Mais ce sont surtout celles concernant la dégradation des facteurs intrinsèques (intra corporels ou somatiques) qui devront être étudiés et éventuellement corrigés par des médecins compétents dès 45 ans : vision, fonction vestibulaire et équilibre, proprioception, examen neurologique somatique tout autant que psychologique. Ils feront le point sur les maladies chroniques du patient et leurs traitements médicamenteux éventuels en limitant ceux-ci aux seuls médicaments indispensables, évitant au maximum les psychotropes sédatifs et en contrôlant étroitement les poly-médications, facteurs souvent exponentiels de chutes. La prévention se poursuivra par une alimentation suffisamment riche en protéines, calcium et vitamine D3 pour lutter contre l’ostéoporose, et aussi par la pratique quotidienne régulière et adaptée à chacun d’exercices physiques en quantité et durée suffisante si possible associés à une tâche cognitive simultanée. Le dernier point essentiel relève de nécessité absolue de la prise en charge la plus complète possible de la réhabilitation fonctionnelle après un accident traumatique ou médical quelconque survenu quel que soit l’âge au cours de la vie, dans le but de retrouver un état fonctionnel le plus proche possible de l’état pré-accidentel.

    Lire la suite >
  • Rapport

    Demande d’autorisation d’eau minérale naturelle en vue d’un usage thérapeutique en établissement thermal et d’agrément pour l’obtention de l’orientation thérapeutique « arthrose et genou » pour l’établissement thermal situé sur la commune de Nancy (Meurthe-et-Moselle)

    Les auteurs n’ont aucun conflit d’intérêt avec l’objet de ce rapport.

    Lire la suite >
  • Information

    La Gestation pour autrui au regard du mariage entre personnes de même sexe

    Lire la suite >
  • Information

    Ouverture de l’Assistance médicale à la procréation avec sperme de donneur (AMPD) à des indications non médicales

    Extension of assisted reproductive technologies with donor sperm (ARTD) to non-medical indications

    Les membres du groupe de travail déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    En France comme dans d’autres pays, de plus en plus de femmes vivant seules ou en couple homosexuel souhaitent devenir mères. Pour mener à bien leur projet parental, elles peuvent consulter un médecin en France et souvent se rendent à l’étranger pour bénéficier d’une Assistance Médicale à la Procréation avec les spermatozoïdes d’un donneur (AMPD). L’AMPD devrait-elle leur être accessible en France ? Il n’appartient pas au médecin de le décider. L’AMPD réalisée dans ces circonstances n’a pas d’indication ni de contre-indication médicale. Ce mode de procréation suscite de nombreuses questions concernant le développement et le bien-être des enfants. Les résultats des études menées dans d’autres pays sont souvent rassurants mais les conditions de leur obtention ne permettent pas de conclure et de nombreuses zones d’ombre persistent.  Il serait donc nécessaire de poursuivre l’effort de recherche récemment initié en France dans le domaine. Si l’accès à l’AMPD des femmes sans partenaire masculin était légalisé, il devrait être accompagné de mesures pour assurer sa mise en œuvre selon les principes éthiques de bénévolat et d’anonymat s’appliquant à tout don d’élément du corps humain. Ces mesures devraient aussi permettre une prise en charge médicale efficace des actes et de leurs conséquences pour favoriser au mieux le bien-être des enfants et de leurs mères. 

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    HLA-G : de la tolérance fœto-maternelle à l’acceptation d’organe

    HLA-G: from feto-maternal tolerance to organ acceptance

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La molécule HLA-G est un antigène non classique de classe I qui se différencie des antigènes classiques par une expression restreinte, un très faible polymorphisme, l’expression de 7 isoformes protéiques différents et une activité immuno-tolérogène. Cette molécule joue un rôle essentiel dans la tolérance fœto-maternelle. Son interaction avec trois récepteurs spécifiques exprimés sur les cellules T, B, Natural Killer (NK) et APC lui permet d’interagir à tous les niveaux de la réponse immunitaire. Dans les cas pathologiques, HLA-G peut aussi être exprimée par les cellules tumorales et leur micro environnement ce qui leur confère une tolérance locale importante. Il en va de même dans certains processus inflammatoires et des affections virales. 

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La grossesse, un modèle de prévention de la transmission du VIH

    Pregnancy: a model of prevention of HIV transmission

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les médicaments antirétroviraux qui ont pour but premier de traiter les personnes vivant avec le VIH permettent aussi de réduire la transmission du virus. La première application de cette prophylaxie a été la prévention de la transmission mère-enfant (PTME), comportant 3 volets : 1) le traitement antirétroviral de la mère pendant la grossesse réduisant la charge virale, 2) le traitement prophylactique in utero et intrapartum du foetus et 3) le traitement post-exposition du nouveau-né. Le résultat est une diminution spectaculaire du taux de transmission mère-enfant aujourd’hui largement inférieur à 1% en France. Désormais, on préconise le traitement des personnes infectées par le VIH désigné par l’acronyme anglais «TasP» (Treatment as Prevention) pour la prévention de la transmission sexuelle, particulièrement dans le cadre du désir d’enfant lors de la procréation, mais aussi dans les couples sérodifférents. L’obtention d’une charge virale indétectable est en effet le moyen le plus efficace disponible aujourd’hui pour réduire le risque de transmission et contrôler l’épidémie au plan mondial. Il existe d’autres utilisations préventives des antirétroviraux : le traitement post-exposition («PEP») utilisé depuis plusieurs années en cas d’exposition professionnelle ou sexuelle et plus récemment la prophylaxie préexposition ou «PrEP». Tous les moyens ne sont efficaces qu’à condition d’une bonne observance. La prévention a des dimensions individuelles et collectives et doit reposer à la fois sur les méthodes comportementales, le dépistage et l’utilisation de traitements antirétroviraux.

    Lire la suite >
  • Rapport

    Les antidépresseurs

    The antidepressants

    Les membres du groupe de travail déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    Les médicaments antidépresseurs doivent être prescrits dans le respect des règles de bonne pratique : diagnostic d’épisode dépressif majeur ou de trouble relevant de ce type de traitement, posologie et durée de prescription adéquats.

    Les effets neurobiologiques de ces médicaments demeurent insuffisamment élucidés : l’impact monoaminergique n’est qu’un des aspects au côté des effets neurotrophiques ou épigénétiques. On connaît trop peu les effets de ces molécules sur le fœtus et l’enfant : ceci ne justifie pas de méconnaitre les états dépressifs de la femme durant ou après la grossesse ou de l’enfant et l’adolescent. Les antidépresseurs sont un moyen de réduire le risque suicidaire chez l’enfant ou l’adolescent, l’adulte jeune ou âgé.   

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Injection de graisse autologue purifiée en chirurgie reconstructrice mammaire. Suivi carcinologique à 3 ans à propos de 116 cas

    Oncologic outcome of 116 lipofilling procedures for reconstructive breast surgery

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Objectifs de l’étude. – L’injection de graisse autologue purifiée est proposée de façon systématique dans notre équipe depuis 2001 pour parfaire les résultats de reconstruction mammaire mais reste controversée notamment en France. Cette étude a évalué le suivi carcinologique à 3 ans de 110 patientes opérées et suivies par deux chirurgiens.

    Patientes et Méthode. – 116 injections de graisse réalisées chez 110 patientes en reconstruction mammaire de janvier 2001 à décembre 2011, ont été inclues dans cette étude avec analyse du suivi carcinologique. La classification AJCC (American Joint Committee on Cancer) a été: stade 0 (18 %), stade I (44 %), stade II (26,7 %), stade III (11,3 %). La durée moyrnne de suivi par rapport au geste carcinologique initial a été de 6,3 ans (9 mois à 17 ans) et par rapport à la dernière injection de graisse de 3 ans (6 mois à 9,5 ans)

    Résultats. – La majorité des patientes (91,8%) sont indemnes de maladie. 8,2 % des patientes ont développé des métastases à distance, 1 patiente a développé une récidive locale et systémique, 1 patiente a développé une récidive locale, régionale et systémique.

    Conclusion. – Bien que la confirmation de nos résultats soit nécessaire grâce à des études cliniques randomisées multicentriques avec un suivi plus long, une population plus importante de patientes, et probablement un groupe contrôle, nos premiers résultats suggèrent que l’injection de graisse autologue purifiée n’a pas d’impact délétère sur la probabilité de survenue de récidive locorégionale en pathologie mammaire.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Dépistage systématique de la surdité à la naissance : résultats et enseignements au terme de 10 ans de pratique en Champagne-Ardenne

    Results and lessons after 10 years of universal neonatal hearing screening in the Champagne-Ardenne region of France

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Suite à l’arrêté du 23 avril 2012, le dépistage systématique de la surdité à la naissance est devenu obligatoire en France. Dès le 15 janvier 2004, la région Champagne-Ardenne s’est donné les moyens de l’organiser puis le réaliser. Dix ans plus tard, ce sont plus de 99 % des 160 196 nouveau-nés sur ce territoire qui ont été régulièrement dépistés. Une telle démarche a permis l’annonce diagnostique de la surdité chez 116 enfants, soit chez 0,7 enfant pour mille naissances. Le diagnostic posé dès l’âge de 3,5 mois en moyenne autorise une prise en charge thérapeutique précoce et évite les séquelles irréversibles liées à un diagnostic tardif, à plus de 20 mois en l’absence de dépistage. Les auteurs explicitent ici la méthode qu’ils ont utilisée à l’échelon régional, font état de leurs résultats et en tirent les principaux enseignements.

    Lire la suite >
  • Information

    Le développement des découvertes en Santé Humaine : Résultats de 10 ans d’incubation de Jeunes Entreprises Innovantes

    Development of Human Health Discoveries :10-year results of Young Innovative Company incubation

    La médecine évolue chaque jour dans ses modalités de fonctionnement et les prestations offertes aux patients, privilégiant la médecine personnalisée, la sécurité sanitaire et le service médical rendu. L’individu se situe plus que jamais au centre de l’organisation des soins. L’innovation médicale s’inscrit ainsi dans les actions prioritaires de Santé Publique. Elle implique cependant une évaluation précise des avantages offerts au plan médical, une estimation des bénéfices et des risques, une analyse des effets induits au plan économique et dans l’organisation des systèmes sanitaires. L’expérience de 10 ans au sein de l’incubateur Paris Biotech Santé a permis d’identifier les actions déterminantes pour l’accompagnement efficace d’un projet de recherche et pour le succès d’une entreprise innovante. Ce soutien exige une forte expertise dans l’élaboration des plans de développement, le respect des exigences réglementaires et les recherches de financements. Cet incubateur a permis de créer en une décennie 87 sociétés innovantes, 1 500 emplois, de lever plus de 90 millions de fonds et d’atteindre une valorisation cumulée de 1 200 millions. Les facteurs clés de succès sont identifiés, mais après une analyse des causes d’échecs, des ajustements s’avèrent nécessaires, en particulier l’engagement fort des experts du monde Médical et Académique pour favoriser l’accès à de nouveaux produits utiles pour les patients tout en évaluant l’impact social pour nos concitoyens.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La responsabilité médicale : éléments d’actualité

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    En 2002, le traitement juridique des accidents médicaux a connu une modification importante. La loi du 4 mars a eu essentiellement pour objectif de renforcer le dialogue et la conciliation. Des instances spécifiques ont été créées pour régler à l’amiable les litiges, sans recours à la justice. De plus, un mécanisme de solidarité nationale a été mis en place, permettant l’indemnisation de plusieurs situations. Après plus de dix années d’application de la réforme, la saisine des juridictions diminue. Néanmoins, la vigilance reste nécessaire, face notamment à la croissance du montant des indemnités et à quelques autres questions d’actualité.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Présentation des Commissions de Conciliation et d’Indemnisation (CCI)

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La jurisprudence judiciaire en matière de responsabilité médicale : décisions les plus récentes

    Malpractice recent Case Law

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La loi du 4 mars 2002, et plus particulièrement son volet consacré à l’indemnisation des risques sanitaires résultant du système de santé, responsabilité légale qui consacrait, pour une grande part, la jurisprudence antérieure de la Cour de cassation, a cependant donné lieu à une série de décisions judiciaires pour la mise en place de son application. C’est ainsi que l’on a assisté au recul, pour les professionnels de santé, de la responsabilité sans faute, au profit, le plus souvent, de la solidarité nationale, dont le domaine a dû être précisé, tant pour ce qui est des accidents médicaux non fautifs que des infections nosocomiales. La distinction entre responsabilité et solidarité, voulue par le législateur, s’est cependant vue affectée par  l’affirmation des droits des personnes malades, dont la méconnaissance par le médecin peut être source de responsabilité, en particulier quand il s’agit de l’information sur les risques de l’intervention ou du traitement projeté. Plus généralement, la jurisprudence a dû élaborer des solutions nuancées pour répondre aux exigences suscitées par le caractère multifactoriel des dommages en matière médicale, et même, parfois, à l’incertitude scientifique  entourant leurs causes exactes. 

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le Pôle de Santé Publique face à un contentieux technique et des délits « sériels »

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le Pôle de Santé Publique du tribunal de Paris dispose de moyens spécifiques. Il tente de mettre en place des investigations adaptées à un contentieux complexe et technique comprenant un nombre très important de victimes. 

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Sénescence cellulaire et physiopathologie des maladies respiratoires chroniques : rôle dans la bronchopneumopathie chronique obstructive

    Cell senescence and pathophysiology of chronic lung diseases: role in chronic obstructive pulmonary disease

    La connaissance de la biologie de la sénescence cellulaire a fortement progressé ces dernières années. Elle permet maintenant de mieux comprendre le vieillissement physiologique à l’échelle d’un organe ou d’un individu. On réalise actuellement que la sénescence cellulaire est impliquée dans la physiopathologie de nombreuses pathologies liées à l’âge, dont certaines maladies respiratoires très fréquentes comme la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Parmi les pathologies respiratoires chroniques, la BPCO occupe une place à part du fait de sa fréquence et de son impact socio-économique. La morbidité et la mortalité de la BPCO sont liées, outre à l’atteinte respiratoire, à de multiples anomalies systémiques indépendantes de la sévérité de l’obstruction bronchique. La BPCO, quoique le plus souvent secondaire à une intoxication tabagique, est une maladie respiratoire liée à l’âge. La sénescence des cellules pulmonaires pourrait jouer un rôle clé dans la physiopathologie des remaniements pulmonaires, parenchymateux et vasculaire ainsi que dans l’inflammation caractéristiques de la maladie. Les manifestations systémiques de la BPCO, incluant les maladies cardiovasculaires, la perte de poids, la déminéralisation osseuse, la dysfonction musculaire, pourraient traduire un processus général de vieillissement prématuré consécutif aux altérations pulmonaires.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le vieillissement rénal : une fragilité prévisible et en partie évitable

    Renal aging: a predictable and potentially avoidable process

    La neuvième Journée Mondiale du Rein du 13 mars 2014 a pris pour thème le vieillissement rénal. C’est un thème d’actualité car la proportion de personnes âgées dans la population augmente régulièrement, en particulier dans les pays émergents. C’est une conséquence du développement socio-économique et de l’allongement de l’espérance de vie. La maladie rénale chronique est un problème de santé publique qui se caractérise par un pronostic défavorable et des coûts de traitement élevés. C’est en outre un puissant multiplicateur du risque lié au diabète, à l’hypertension artérielle, aux maladies cardiaques et vasculaires cérébrales, qui sont des causes majeures de décès ou de handicap dans cette population. Malheureusement, la prévalence de la maladie rénale chronique est plus élevée chez les sujets âgés, chez qui elle contribue aux conséquences du vieillissement. La diminution de la fonction rénale avec l’âge s’ajoute aux conséquences des atteintes rénales, primitives ou secondaires à des maladies générales ou de l’appareil urinaire. Cette réduction des capacités physiologiques porte sur le débit de filtration glomérulaire et sur les fonctions des tubules rénaux : notamment régulation de l’eau et du sel, mais aussi élimination de nombreux médicaments. Le rein est beaucoup plus sensible aux agressions toxiques, notamment induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou les produits de contraste iodés. La prévention de ce risque rénal repose sur la surveillance de la fonction rénale du sujet âgé, l’adaptation des médicaments, le maintien d’apports réguliers en eau et en sel.

    Lire la suite >
  • Rapport

    Importance du concept de FRAGILITÉ pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement

    Importance of the frailty concept to detect and prevent avoidable functional dependency during ageing

    L’actualité du thème de la fragilité s’explique par le vieillissement de la population française qui devrait compter en 2060, 73,6 millions d’habitants dont  32% de plus de 60 ans. Ce vieillissement de la population s’associe à une pandémie de maladies chroniques et d’incapacités fonctionnelles. Les coûts de la dépendance liée à l’âge sont déjà fort élevés et le seront encore davantage. Des mesures urgentes s’imposent pour réduire les dépendances « évitables » au cours du vieillissement.

    La fragilité est un processus évolutif, comportant 3 phases : fragilisation (phase préclinique), fragilité (phase d’état, marquée par le retentissement clinique de la sarcopénie) et ses conséquences (phase de complications, dont la dépendance fonctionnelle et la mort). Il a récemment été démontré que la sarcopénie et la fragilité sont potentiellement réversibles. Il est souhaitable d’établir un plan pour dépister les personnes vieillissantes en état de pré-fragilité ou fragiles pour éviter ou retarder leur entrée en dépendance.

    Lire la suite >
  • Rapport

    Réponse à la saisine du Conseil d’Etat sur la conduite à tenir chez les personnes dans un état « pauci relationnel »

    Lire la suite >
  • Autre

    Réponse du 22 avril 2014 à la saisine du Conseil d’État relative à l’application des notions d’obstination déraisonnable et de maintien artificiel de la vie au sens de l’article L.1110-5 du Code de la Santé publique

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Prévenir et contrôler l’asthme, quels sont les obstacles ? Comment les surmonter ?

    The implementation gap for asthma prevention and control?

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le déficit en alpha-1 antitrypsine 50 ans après sa découverte

    Alpha-1 antitrypsin deficiency 50 years later

    Jean-François Mornex déclare :
    - être ou avoir été administrateur de: centre Léon Bérard, Lyon Biopole et des fondations Synergie Lyon cancer, Neurodis, Finovi et Centaure ;
    - avoir reçu des honoraires de: Pierre Fabre, Boehringer Ingelheim, Actélion, LFB Biomédicaments, Pfizer, GSK et United Therapeutics ;
    - avoir reçu un soutien financier pour participer à des réunions médico-scientifiques de: Actélion, Pfizer, GSK, VitalAir, Sanofi-Aventis, Chiesi, Boehringer Ingelheim, Bioprojet Pharma, Novartis, Almirall et LFB Biomédicaments ;
    - avoir reçu des crédits de recherche de: LFB Biomédicaments.

    Le déficit en alpha-1 antitrypsine est une maladie génétique fréquente associée à un emphysème chez le fumeur et parfois une hépatopathie. En dehors de la greffe pulmonaire ou hépatique, seul un traitement substitutif, proposé aux malades emphysémateux non fumeurs modérement sévères peut ralentir la progression du processus emphysémateux. La comprehension de la pathologie moléculaire de la forme la plus fréquente PiZZ (mauvais pliage de la molécule, rétention et agrégation dans le reticulum endoplasmique rugueux) permet d’envisager des approches thérapeutiques de correction de la protéostasie. Le déficit en alpha-1 antitrypsine reste méconnu et insuffisament diagnostiqué.

    Lire la suite >
  • Information

    Violences conjugales : a-t-on progressé ?

    Depuis l’année 2000 et la publication de l’enquête nationale sur les violences envers les femmes en France, la lutte contre les violences conjugales a fait de constants progrès. La connaissance du phénomène est nettement meilleure. Une étude nationale des décès au sein du couple recensant, sur tout le territoire, les assassinats, les meurtres, les violences suivies de mort sans intention de la donner, commis par l’un des deux partenaires, paraît chaque année depuis 2006. On sait ainsi qu’en 2012, ces violences ont entraîné 314 décès : 166 femmes, 31 hommes, 25 enfants, 9 victimes collatérales, 14 homicides de rivaux, 2 ex-conjoints tués par leur ex-beaux-pères. Par ailleurs, 67 auteurs se sont suicidés (51 hommes et 3 femmes). Le nombre de femmes décédées fluctue d’une année sur l’autre mais reste assez stable puisqu’il était de 168 en 2006. La législation a été considérablement améliorée. Depuis 2004, huit lois se sont enchaînées et complétées. Elles ont toutes eu pour objet de protéger les femmes, d’éloigner les hommes violents et de les soigner. De nouveaux dispositifs d’information et de protection des femmes sont apparus tandis que d’autres ont été perfectionnés, tel le numéro d’appel anonyme, le 3919 violences conjugales info. Une Mission interministérielle de protection des femmes contre les violences et de lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) a été créée le 3 janvier 2013. Un site Web intitulé « Stop violences faites aux femmes » peut être consulté. Un dispositif de télé protection, « Téléphone Portable Grand Danger » (TGD), permettant d’alerter les forces de l’ordre en cas de violation des obligations imposées au mis en examen ou au condamné sera généralisé à l’ensemble du territoire à partir de janvier 2014. Des postes de « référents » ayant pour mission de coordonner la prise en charge globale et dans la durée des femmes victimes ont été déployés dans les départements. Les Centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) forment désormais un réseau national de proximité. Une consultation au quatrième mois de grossesse, faite par une sage-femme qui s’enquiert des conditions économiques, sociales, affectives dans lesquelles vit la femme, a été mise en place dans 21 % des maternités et devrait se généraliser progressivement. Les professionnels qui appliquent les lois ont modifié leur comportement ainsi que les victimes, mais ces dernières à un moindre degré. Les agresseurs sont plus souvent éloignés du domicile conjugal et sont tenus à des obligations de soins et à des stages de responsabilisation. Les victimes porteraient plus souvent plainte. Des intervenants sociaux, des associations d’aide et, depuis 2006, des psychologues, se tiennent à la disposition des victimes dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie. La prise en charge des agresseurs est désormais mieux assurée. Malgré la réticence persistante de nombreux médecins, une évolution se dessine parmi les plus jeunes. Une enquête réalisée récemment auprès de 1472 étudiants en médecine a montré que si 90 % disent n’avoir reçu aucune formation à ce sujet, 93 % pensent que le médecin doit jouer un rôle et 95 % se disent très intéressés. Des Diplômes d’université ont été créés. L’étude des violences conjugales a été insérée dans le programme d’étude des sages-femmes. Reste la délicate question de la prévention qui, pour le moment, n’est pas encore résolue. Un programme est en cours d’expérimentation.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    L’imagerie médicale diagnostique est-elle iatrogène ?

    Is medical imaging iatrogenic?

    Une médecine sans imagerie n’est plus concevable actuellement. Au prix de quelle iatrogénie ? L’irradiation due aux téléradiographies, aux radiographies de la colonne, de l’abdomen et du pelvis, aux mammographies, à la radiographie cardiaque et surtout aux scanners, en pleine expansion, s’accompagne d’un préoccupant sur-risque de cancer, même si ce dernier demeure modéré. Cette irradiation a augmenté de façon inquiétante ces deux dernières décades dans les pays industrialisés. Les produits de contraste iodés ou gadolinés, en plus de leur toxicité directe, sont potentiellement à l’origine de phénomènes d’hypersensibilité ou d’allergie. Les injections à visée diagnostique (articulaires, spinales…) ont également leur lot de complications. Ce travail fait le point sur la iatrogénicité de l’imagerie médicale diagnostique et sur les importants efforts actuels destinés à réduire cette iatrogénicité : nouvelles radiographies ou nouveaux scanners moins irradiants, produits de contraste non ioniques, techniques d’imagerie alternatives…. Il aborde également la iatrogénie « indirecte » moins connue mais plus fréquente, très dépendante de la qualité des examens d’imagerie ainsi que de l’accompagnement humain de ceux-ci et propose des solutions, d’ordre institutionnel, à cette situation.

    Lire la suite >
  • Information

    Les risques d’une libre consommation d’eau réductrice alcaline produite par électrolyse

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Depuis 1965 la consommation d’eaux alcalines réductrices produites par des appareils d’électrolyse domestique (ERBE) a été agréée au Japon par le Ministère de la Santé du Travail du Bien-être pour traiter les troubles gastro-intestinaux. Ces appareils disponibles en France peuvent être acquis librement. L’information commerciale recommande la consommation de 1 à 1,5 L d’eau par jour non seulement dans les troubles gastro-intestinaux mais dans de nombreuses affections comme le diabète, le cancer, l’inflammation… Des recherches académiques au Japon n’ont été entreprises que depuis 1990 et ont démontré que l’agent actif est le dihydrogène dissout qui élimine in vivo le radical hydroxyle ho●. Il a été démontré par ailleurs que la dégradation des électrodes au cours du fonctionnement des appareils libère des nanoparticules de platine très réactives, dont la toxicité n’a pas encore été clairement évaluée. Cette information recommande d’alerter les autorités sanitaires sur l’existence de ces dispositifs médicaux générateurs de substances médicamenteuses et de produits de santé dont la mise sur le marché doit être impérativement régularisée.

    Lire la suite >
  • Information

    Les antidépresseurs préviennent le suicide… en attendant mieux !

    Antidepressants do prevent suicide… until something better comes

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le suicide représente un problème majeur de santé publique dans le monde avec 1,5 millions de morts annuels. La France est au septième rang de l’UE. Les patients souffrant de dépression représentent une majorité des sujets suicidés. Dans la mesure où en majorité ces sujets ne sont pas traités, il est légitime de considérer que traiter la dépression réduira la mortalité suicidaire. Cependant, les dix dernières années ont vu apparaître une controverse sur un éventuel effet suicidogène des antidépresseurs. Nous reviendrons sur les données issues des différents types d’études qui ont jeté l’opprobre un peu vite sur des médicaments qui permettent de sauver des vies lorsqu’ils traitent efficacement la dépression. En outre, la connaissance de la physiopathologie du trouble « conduite suicidaire » devrait conduire à proposer des cibles thérapeutiques pour des molécules innovantes qui permettront de prévenir le suicide. 

    Lire la suite >
  • Information

    Autoconservation des gamètes de personnes transsexuelles et projet parental éventuel

    Gamete preservation for transsexual persons and eventual plans to become parent

    Les membres du groupe de travail déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cette information.

    Les personnes transsexuelles souhaitent parfois congeler leurs gamètes avant leur transition pour pouvoir préserver leur fertilité. Cette mesure peut être mise en œuvre en stricte application de la loi en cas d’orchidectomie, d’ovariectomie ou d’hystérectomie. Cependant et sachant que les traitements hormonaux utilisés n’altèrent pas la fonction gonadique de manière irréversible, les capacités de procréation des personnes transsexuelles peuvent être maintenues si on évite de procéder à une stérilisation chirurgicale. Il n’y a donc pas d’indication médicale évidente pour préserver les gamètes ou les tissus germinaux en l’absence de stérilisation chirurgicale. En outre l’utilisation des gamètes conservés ne serait en principe envisageable que par un couple homosexuel, ce que la loi interdit actuellement en France. Indépendamment de cet aspect légal  les enjeux et les conséquences de cette utilisation ne devraient pas être ignorés. Si les personnes transsexuelles, qui sont déjà parents, peuvent trouver des aménagements pour que la conversion de l’identité parentale accompagne la conversion de l’identité de la personne, l’utilisation de gamètes conservés préalablement au changement de sexe reflèterait une incohérence identitaire dont les conséquences sont difficiles à évaluer, notamment pour l’enfant. La conservation éventuelle de gamètes ou de tissus germinaux ne peut être entreprise sans considérer leur utilisation potentielle en fonction des possibilités médicales et légales existantes. Dans tous les cas, c’est au médecin d’en assurer ou non la mise en œuvre au cas par cas en fonction des situations des personnes qui le sollicitent et de leurs projets parentaux potentiels.

    Lire la suite >