Articles du bulletin

Depuis 2019 le Bulletin est édité en collaboration avec Elsevier-Masson. Les rapports de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. L'accès aux autres textes peut être obtenu sur le site Em-Consulte. Pour soumettre un article, merci de consulter nos instructions aux auteurs.



3218 résultats

  • Communication scientifique

    De la clinique à la génétique moléculaire : le nouveau panorama des dystrophies musculaires héréditaires

    From clinics to molecular genetics : the new panorama of hereditary muscular dystrophies

    L’introduction des techniques de génétique moléculaire a bouleversé le champ des affections neuromusculaires héréditaires. Ceci est illustré par l’exemple des dystrophies musculaires non myotoniques. De cinq entités classiquement décrites sur des bases clinicopathologiques, on est passé aujourd’hui à une quarantaine d’affections identifiées dans leur grande majorité aux niveaux génique et moléculaire. Les conséquences de cette complexité croissante sont majeures et doivent être analysées aux plans clinique et nosographique.

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  • Rapport

    Sur la demande d’autorisation d’exploiter en tant qu’eau minérale naturelle, à l’émergence et après transport à distance, l’eau du captage « Renaissance » situé sur la commune de Castéra-Verduzan (Gers)

    An application to market water, collected at the source named ‘‘ Renaissance ’’ and after long distance transport in Castéra-Verduzan (Gers), as a natural mineral water

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  • Communication scientifique

    L’insuffisance cardiaque à fonction ventriculaire systolique préservée : aspects cliniques, échocardiographiques et évolutifs. Facteurs du pronostic

    Heart failure with preserved left ventricular function : clinical, echocardiographic characteristics and outcomes. Factors of prognosis

    L’insuffisance cardiaque est classiquement associée à une altération de la contractilité, une atteinte de la fonction systolique, avec une réduction significative de la fraction d’éjection et une dilatation cardiaque. Quelques études rapportent que des patients hospitalisés pour une insuffisance cardiaque ont une fonction systolique du ventricule gauche préservée, des anomalies du remplissage et une fraction d’éjection > 45 %. Soixante-quatre patients furent hospitalisés et suivis en consultation pour une insuffisance cardiaque diastolique. Les buts de notre étude furent la description des caractéristiques cliniques et échocardiographiques de ces patients, l’évolution du syndrome et l’étude de facteurs du pronostic. Tous les patients furent soumis à un examen clinique, un ou plusieurs examens radiologiques, plusieurs électrocardiogrammes avec les contrôles biologiques habituels. Tous subirent une analyse par échodoppler du flux transmitral, si nécessaire du flux veineux pulmonaire avec une étude des indices classiques de fonction diastolique, vitesse maxima des ondes E et A, rapport E/A, temps de décélération de l’onde E et temps de relaxation isovolumique. On a évalué les dimensions de l’oreillette gauche, les dimensions télé diastoliques et systoliques, les fractions de raccourcissement et d’éjection du ventricule gauche selon les recommandations de

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  • Communication scientifique

    Récupération neurologique post-ischémique

    Rehabilitation after stroke

    Les accidents ischémiques cérébraux sont responsables de déficits neurologiques fréquents. La rééducation des déficits neurologiques est une tâche difficile. Nos connaissances sur la récupération nerveuse ont récemment progressé avec les données des nouvelles techniques de neuro imagerie. Une étude prospective, en double aveugle, avec cross over contre placebo, chez 8 patients avec une hémiparésie motrice pure, a été menée pour déterminer l’influence d’une seule dose de fluoxétine sur les performances motrices et l’activation cérébrale de patient récupérant d’une ischémie cérébrale par lacune. Chaque patient a subi 2 examens par résonance magnétique nucléaire, un sous fluoxétine, l’autre sous placebo. Une seule dose de fluoxétine est capable de moduler l’activation corticale sensori-motrice et d’améliorer significativement la motricité du côté lésé. D’autres études sont nécessaires pour connaître l’effet de l’administration chronique de fluoxétine sur la fonction motrice.

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  • Rapport

    Sur la demande d’autorisation d’exploiter, en tant qu’eau minérale naturelle, à l’émergence et après transport à distance, l’eau du captage « Nouvel Évêque d’Arras » situé sur la commune de Saint-Amand-les-Eaux (Nord)

    An application to market water, collected at the source named ‘‘ Nouvel Evêque d’Arras ’’ and after long distance transport, in Saint-Amand-lesEaux (Nord), as a natural mineral water

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  • Rapport

    Sur la demande d’autorisation d’exploiter en tant qu’eau minérale naturelle, à l’émergence, l’eau du captage « Christus » situé sur la commune de Saint-Paul-lès-Dax (Landes)

    An application to market water, collected at the source named ‘‘ Christus ’’ in Saint-Paul-lès-Dax (Landes), as a natural mineral water

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  • Communication scientifique

    Présentation

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  • Communication scientifique

    Les violences conjugales. Données épidémiologiques

    Domestic violence. Epidemiological data.

    Les violences conjugales ont été jusqu’à présent peu étudiées en France. Une enquête nationale (Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France, ENVEFF) montre que 9 % des femmes ont subi au cours de l’année écoulée des violences graves, dont 2,3 % très graves. Même si ces violences sont liées à certaines caractéristiques du couple ou situations, elles sont présentes dans tous les groupes sociaux ou culturels. Les professionnels de santé ont un rôle important à jouer dans leur identification et leur prise en charge.

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  • Communication scientifique

    Les conséquences des violences conjugales sur la santé des femmes et leur prise en charge en médecine de premier recours

    The consequences of domestic violence on women’s health and their detection and follow-up in primary care

    Les violences conjugales faites aux femmes, par leur fréquence et leurs conséquences sur la santé des victimes, intéressent la santé publique. Troubles psychiques et psychosomatiques, traumatiques et gynécologiques, ou encore complications de grossesses désirées ou non en sont les principales conséquences, parfois à long terme. Les professionnels de santé, en particulier les généralistes, les urgentistes, les gynécologues, les obstétriciens et les sagefemmes sont en première ligne pour dépister et prendre en charge ces violences. Pour ce faire, leur information est nécessaire, de même que l’adoption de pratiques professionnelles en partenariat avec les autres intervenants spécialisés dans la prise en charge des femmes victimes.

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  • Communication scientifique

    Conséquences des violences familiales sur la santé de l’enfant

    Consequences of family violence upon children’s health

    Les violences conjugales sont fréquentes. Elles ont d’importantes répercussions sur la santé de l’enfant quel qu’en soit l’âge : énurésie, encoprésie, nanisme psychosocial, états dépressifs, tentatives de suicide de l’adolescent.

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  • Communication scientifique

    La maltraitance des enfants

    Child abuse and neglect

    La maltraitance à enfants est un sujet difficile. Comment aider les médecins ? Le rôle de l’hôpital et des Pôles de Références Hospitaliers est capital.

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  • Communication scientifique

    L’inceste aujourd’hui

    Incest to day

    L’auteur fait le point sur l’inceste à l’égard des enfants et sur l’évolution des connaissances sur ce sujet de 1850 à nos jours. Elle montre ce qui singularise l’inceste et l’agression sexuelle à l’égard des mineurs au sein des comportements criminels. Finalement la pauvreté de la recherche, qui laisse de nombreuses questions sans réponses, est soulignée.

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  • Communication scientifique

    Enfants tyrans et violents

    Child and adolescent violence, battered parents

    Trois à 4 % des parents sont régulièrement victimes de violence de la part de leur enfant, surtout au moment de l’adolescence. Toutefois cette violence ne débute généralement pas sans préavis. Elle surgit habituellement au terme d’une escalade progressive et traduit des distorsions dans les relations familiales caractérisées par des interactions violentes de toute nature tant entre conjoints que sur les enfants. Les symptômes associés sont fréquents : troubles du comportement, retard scolaire allant jusqu’à la déscolarisation, conduites délinquantes, etc. Il faut cependant signaler que dans quelques cas, la violence semble réellement commencer avec l’adolescence dans des familles en apparence préservées de tout autre difficulté. On y retrouve toutefois un climat de tension familiale majeure et souvent des discordances éducatives entre les deux parents. La prise en charge thérapeutique s’impose et la prévention est le meilleur des traitements grâce à une intervention dès la petite enfance.

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  • Communication scientifique

    Conclusion

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  • Communication scientifique

    Le traitement de l’azoospermie excrétoire. La chirurgie face à la biologie

    Excretory azoospermia. Current appraisal of the treatment

    L’azoospermie excrétoire relève d’une stratégie thérapeutique qui est aujourd’hui très efficace, comportant deux modalités d’action complémentaires, très différentes à la fois dans leur conception et leur réalisation pratique. La chirurgie de reperméabilisation du tractus séminal est la méthode ancienne, aux résultats bien connus, validés et reproductibles aux conditions d’une technique opératoire sophistiquée impliquant la microchirurgie. L’introduction récente de l’assistance biologique à la procréation, d’efficacité régulièrement croissante, offre d’ores et déjà des possibilités de traitement complémentaires, voire opposables à ceux de la chirurgie dans certaines situations, au-delà des seules contre-indications opératoires. L’évolution de la stratégie thérapeutique est analysée selon les données de notre expérience personnelle et de la littérature.

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  • Communication scientifique

    De la génomique à la post-génomique : un retour aux origines ?

    From genomics to post-genomics : back to the origins ?

    L’objectif de cette revue est de souligner la multiplicité et l’importance, physiologique et pathologique, des niveaux de régulation de l’expression des gènes qui interviennent posté- rieurement à l’étape d’initiation de la transcription. Celle-ci n’est en effet que le premier pas, certes décisif, d’une longue cascade d’évènements de régulation qui vont aboutir à la production sélective des messagers fonctionnels appropriés à la nature des cellules et à leurs besoins instantanés. Au travers de ce long parcours, dont seules quelques étapes seront étudiées ici, elle s’attachera à souligner le rôle central de l’ARN, non seulement comme substrat mais comme acteur de sa propre régulation. L’accent sera mis sur les liens très nombreux existant avec la pathologie et jusqu’aux développements thérapeutiques dont l’ARN pourrait être la cible privilégiée. Enfin, elle aura cherché à montrer la pérennité des questions fondamentales posées depuis presque un demi-siècle et pour lesquelles la génomique aura fourni, à défaut de concepts nouveaux, la base de données et les outils indispensables pour entrer dans l’immense champ de la génomique fonctionnelle, seule capable d’apporter des réponses exploitables en thérapeutique.

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  • Communication scientifique

    Le diagnostic génétique préimplantatoire : premier bilan du groupe parisien

    Preimplantation Genetic Diagnosis : update

    Le travail rapporte l’expérience parisienne du diagnostic génétique préimplantatoire (DPI). Cinquante-neuf couples ont été pris en charge de janvier 2000 à juillet 2001 au cours de 71 cycles. Les ovocytes recueillis ont été inséminés par injection intracytoplasmique de spermatozoïde et les embryons biopsiés au troisième jour de leur développement. L’analyse génétique a été effectuée le jour de la biopsie et la majorité des transferts embryonnaires ont eu lieu le quatrième jour post fécondation. Au cours des 71 cycles, 872 ovocytes ont été recueillis dont 731 étaient compatibles avec une injection intracytoplasmique de spermatozoïde. Parmi les 505 embryons obtenus, 421 ont été biopsiés et un résultat génétique a été obtenu pour 312 (74 %) d’entre eux. Cent vingt-sept embryons ont été transférés au cours de 58 transferts. Dix-huit grossesses biologiques et 12 cliniques ont été obtenues (7 uniques, 4 gémellaires et une triple). Seize enfants sont nés. Le DPI prend désormais sa place parmi les choix proposés aux couples à risque de transmission d’une maladie génétique de particulière gravité et incurable au moment du diagnostic.

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  • Information

    L’évolution de l’imagerie médicale en 2001

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  • Communication scientifique

    Sur l’épidémiologie de la cryptosporidiose humaine

    About the epidemiology of human cryptosporidiosis

    L’émergence de la cryptosporidiose dans l’océan de la pathologie a suscité nombre de travaux. Nous proposons une synthèse de ceux qui ont étudié l’épidémiologie de la maladie : caractères des parasites, espèces et génotypes isolés chez l’Homme, modalités de la dissémination des éléments infectants et de la contamination, réceptivité et sensibilité des personnes exposées au risque. De cette étude, ressortent des mesures de prophylaxie.

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  • Communication scientifique

    Résultats français de l’enzymothérapie substitutive dans la maladie de Gaucher

    Enzyme replacement therapy for Gaucher disease. The French study

    La maladie de Gaucher est une affection génétique de transmission autosomique récessive liée à un déficit partiel en β glucocérébrosidase lysosomale. Le déficit enzymatique entraîne l’accumulation de glucocérébrosides dans les macrophages du foie, de la rate et de la moelle osseuse, avec apparition d’un hypersplénisme. Les patients atteints de maladie de Gaucher ont été classés en 3 types. Le type I est le plus fréquent, les troubles neurologiques sont l’apanage des types II et III. L’enzymothérapie avec une glucocérébrosidase extraite du placenta (cérédase) ou fabriquée par recombinaison génétique (cérézyme) est active dans les types I et représente le traitement de référence administré à plusieurs milliers de malades dans le monde. L’enzymothérapie permet d’éviter la transplantation médullaire et a pratiquement éliminé la nécessité de la splénectomie. Nous rapportons ici les résultats de l’étude française qui intéresse 108 patients de type I, adultes et enfants. La dose initiale est de 30 à 60 U/kg administrée tous les 15 jours. La fatigue, les manifestations viscérales ou hématologiques sont très améliorées chez les patients atteints de forme grave. Les améliorations osseuses sont beaucoup plus lentes à apparaître. Chez l’enfant, les symptômes sont d’autant plus sévères que la maladie se révèle tôt, justifiant un traitement précoce avant l’apparition de dommages irréversibles. L’enzymothérapie est inefficace dans le type II. Il est possible que les dégâts neurologiques dans le type III soient améliorés par le traitement enzymatique. La maladie de Gaucher est aussi une excellente candidate pour la génothérapie.

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  • Information

    Fédération des Académies de Médecine et des Institutions Similaires de l’Union européenne

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  • Communiqué

    Sur les cellules souches embryonnaires humaines en médecine « régénératrice »

    On the use of human embryonic stem cells in regenerative medical activity

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  • Communication scientifique

    La spécificité de la psychiatrie de l’adolescent

    The specificity of adolescent psychiatry

    La psychiatrie de l’adolescent est une discipline nouvelle qui concerne des questions essentielles de santé publique et de santé individuelle : tentative de suicide, consommation de produits et toxicomanie, conduite à risque, comportement violent et transgressif, émergence anxieuse et dépressive, troubles du comportement alimentaire. Tels sont quelques-unes de ces conduites les plus caractéristiques qui émergent à cet âge et risquent de se fixer puis de persister à l’âge adulte. Médecine d’un sujet en développement, la psychiatrie de l’adolescent tire son originalité de la relation de soin très particulière à cet âge qui orientera durablement la capacité à prendre soin de soi. Ce travail introductif cherche à démontrer la spécificité et l’originalité de cette discipline nouvelle.

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  • Communication scientifique

    Étude génétique, épidémiologique et clinique du cancer de la prostate familial

    Epidemio-genetics and clinical aspects of familial prostate cancer

    Le cancer de la prostate (CaP) est le plus fréquent des cancers de l’homme de plus de 50 ans et sa fréquence augmente avec l’âge. Son incidence croissante est liée au vieillissement de la population. Différentes études épidémiologiques ont observé une agrégation familiale dans 15 à 25 % des cas et une prédisposition génétique de type autosomique dominant ou liée à l’X dans 5 à 10 % des cas. Les aspects cliniques et évolutifs des CaP familiaux restent controversés. Objectifs : Réaliser une étude épidémio-génétique du cancer de la prostate familial : (1) une analyse génétique par la recherche de gènes de prédisposition, (2) une étude épidémiologique de la prévalence des cancers associés dans la généalogie, du modèle de transmission, et (3) une étude clinique. Méthodologie et résultats : (I) à partir d’une collecte nationale (Étude « ProGène ») de familles avec au moins 2 cas de CaP nous avons réalisé une analyse de liaison génétique et identifié PCaP (Prédisposant au Cancer de la Prostate) en 1q42.2-4 3 ; (II) à partir d’une étude généalogique systématique de 691 patients (CaP+), nous avons observé : (1) 14,2 % de formes familiales et 3,6 % de formes héréditaires, (2) une augmentation du risque de cancer du sein chez les apparentées du 1er degré des patients (CaP+) dans les formes familiales par rapport aux formes sporadiques et dans les formes précoces de CaP (< 55 ans) par rapport aux CaP tardifs ([dG] 75 ans), (3) un modèle de transmission autosomique dominant avec dépendance résiduelle frèrefrère, (4) l’absence de particularité clinique et biologique, en dehors d’un âge de survenue précoce dans les formes héréditaires. Conclusion : (1) l’identification d’un locus de prédisposition permet d’envisager le clonage d’un gène prédisposant en 1q42.2-43 afin de proposer à terme un dépistage génétique dans les familles à risque et d’étudier des recherches de corrélations génotype/phénotype ; (2) le modèle de transmission permet d’affiner les études de liaison génétiques ; (3) l’absence de particularité clinique et biologique permet de préciser la prise en charge et le suivi des formes familiales qui apparaissent superposables aux formes sporadiques, hors la survenue précoce (5 à 10 ans plus tôt). Cela nous a conduit à proposer la généralisation d’un dépistage plus précoce de l’affection dans les familles à risque.

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  • Communiqué

    Ionisation des aliments

    Food irradiation

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  • Communication scientifique

    Tolérance orthostatique après vol spatial et simulation d’impesanteur par alitement prolongé

    Orthostatic tolerance after spaceflight or simulated weightlessness by head-down bed-rest

    Les modifications cardiovasculaires, spécialement l’intolérance orthostatique (IO), sont bien connues au retour des vols spatiaux ou après des simulations par alitement prolongé (décubitus). Les mécanismes, à leur origine, sont discutés. Dans le but de mieux les connaître nous avons comparé l’intolérance orthostatique après 42 jours d’alitement chez 7 sujets et après vol spatial d’une durée variant entre 90 et 198 jours chez 10 cosmonautes. Ces études ont été réalisées au cours d’un test d’orthostatisme actif (stand test) de 10 minutes (précédé d’une phase allongée de 10 minutes puis assise de 5 minutes). Dans les deux groupes, la mesure de la pression artérielle a été faite par pléthysmographie transcutanée (Finapres ®) et l’ECG recueilli pour la détermination de l’intervalle RR. Ceci nous a permis de réaliser une analyse spectrale de l’intervalle RR et de déterminer les index sympathique et parasympathique ainsi que le baroréflexe spontané. Chez les cosmonautes, un sujet (sur les dix) a présenté un malaise vaso-vagal, et deux ont demandé l’arrêt du test. Chez les sujets ayant participé au décubitus, quatre (sur sept) ont présenté des signes obligeant à l’arrêt du test (un malaise vaso-vagal, une tachycardie, deux hypotensions). Dans les deux groupes on a mis en évidence une tachycardie au repos, une baisse de l’index parasympathique et un abaissement de la pente baroréflexe. Ces résultats permettent d’affirmer que si les deux groupes ont une intolérance orthostatique, les mécanismes en sont légèrement différents (importance des troubles vestibulaires chez les astronautes, ce qui n’est pas le cas chez les sujets alités). Pourtant, dans les deux conditions, la tachycardie orthostatique posturale (POTS) est retrouvée. Le pourcentage d’IO est de 30 %. La durée du vol spatial n’est pas un élément déterminant. Nous n’avons, par ailleurs, aucun élément permettant de prédire cette IO, ce qui était l’un des buts du travail.

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  • Communication scientifique

    Les récepteurs nucléaires de l’acide rétinoïque : une base moléculaire commune pour le cancer du foie et les leucémies aiguës promyélocytaires

    Retinoic Acid Nuclear Receptors : a Common Molecular Basis for Liver Cancer and Acute Promyelocytic Leukemia

    Notre équipe fut à l’origine de la découverte de réarrangements survenus dans les gènes des récepteurs de l’acide rétinoïque en relation avec le processus tumoral chez l’homme. Etudiant les mécanismes moléculaires de la carcinogenèse hépatique associée à l’infection par le virus de l’hépatite B (HBV), nous avons pu démontrer que ce virus peut jouer le rôle de mutagène insertionnel. Ces travaux permirent, d’autre part, de découvrir le premier gène (RARB β ) codant pour un récepteur de la vitamine A active : l’acide rétinoïque. En collaboration avec L. Degos, nous avons par la suite démontré l’existence d’une altération systématique d’un autre récepteur de l’acide rétinoïque, RAR α , dans les leucémies aiguës promyélocytaires (LAP). Les travaux les plus récents de notre équipe ont permis d’impliquer un nouvel organelle subnucléaire, les corps nucléaires PML, dans la pathogenèse des LAP, soulignant l’importance de la compartimentalisation fonctionnelle du noyau dans la cellule normale et pathologique.

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  • Information

    Recherche à bord de la Station Spatiale Internationale

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  • Information

    Colloque international « Cellules souches et thérapie cellulaire » organisé par l’Académie des Sciences en liaison avec l’Académie nationale de médecine et The Academy of Medical Sciences of the United Kingdom, les 25, 26 et 27 mars 2002

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  • Communication scientifique

    Pathogénie de la pré-éclampsie : rôle du PPAR γ dans l’invasion trophoblastique

    Abnormal trophoblast invasion in pre-eclampsia : involvement of PPARγ

    La prééclampsie est une complication majeure de la grossesse. Son diagnostic est clinique au deuxième trimestre de la grossesse ; il est caractérisé par l’association d’une hypertension artérielle et d’une protéinurie. L’étiologie de la prééclampsie est d’origine placentaire. Le

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  • Communication scientifique

    Notions récentes sur la cancérogenèse intestinale, leurs implications dans le dépistage du risque génétique et l’action préventive des anti-inflammatoires non stéroïdiens

    Colorectal carcinogenesis, an overview : its implication in genetic risk diagnosis and primary prevention by non steroidal anti-inflammatory drugs

    Pour l’ensemble de la population française, le cancer colorectal est la tumeur maligne la plus fréquente. Deux mécanismes de cancérogenèse doivent être distingués. Les tumeurs par instabilité chromosomique sont la conséquence d’une suite de réarrangements qui provoquent le passage par étapes de la muqueuse normale à l’adénome, puis au cancer. Les cancers colorectaux relèvent de ce mécanisme dans 85 % des cas, ils sont localisés de préférence sur le côlon gauche. Les tumeurs par instabilité génique ou nucléotidique sont provoquées par une défaillance des systèmes de réparation de l’ADN et ses conséquences sur les oncogènes et les gènes suppresseurs. L’instabilité génique explique 15 % des cancers, localisés de préférence sur le côlon droit. Le gène APC (adenomatous polyposis coli) intervient au stade initial sur les deux voies de la cancérogenèse. Il joue un rôle suppresseur en évitant l’accumulation de β -caténine dans le noyau cellulaire où elle entraîne la prolifé- ration. Environ 5 % des cancers colorectaux se développent dans des familles à très haut risque par Polypose Adénomateuse Familiale (PAF) ou par syndrome du cancer du côlon familial sans polypose (HNPCC). La PAF est caractérisée par une mutation constitutionnelle d’un des allèles du gène APC. Une mutation acquise sur l’allèle sauvage déclenche le processus. Le phénotype de la maladie dépend de la localisation de la mutation. Le dépistage de la mutation dans une famille permet de ne soumettre que les porteurs à une surveillance astreignante. La localisation de la mutation apporte des arguments dans le choix du traitement. Le syndrome HNPCC est suspecté sur des critères généalogiques. Ces tumeurs relèvent de l’instabilité nucléotidique, un test biologique permet de la déceler. Les mutations sur les gènes de réparation de l’ADN en sont responsables, deux d’entre eux (MSH2, MLH1) sont principalement en cause. D’autres tumeurs malignes (endomètre, appareil urinaire) sont souvent associées chez un même individu et dans la famille. Les sujets porteurs de mutation ou suspects doivent être soumis à un programme de surveillance. Les anti — inflammatoires non stéroïdiens (AINS) possèdent une action antitumorale. D’abord reconnue sur des modèles animaux, l’action sur les tumeurs intestinales a été démontrée pour la première fois chez l’homme dans la Polypose Adénomateuse Familiale. Des études épidémiologiques montrent que les propriétés suppressives et/ou préventives sur les tumeurs de l’intestin concernent aussi les formes communes. Le mécanisme de l’action antitumorale fait intervenir l’inhibition de la cyclo-oxygénase (COX) et aussi des mécanismes indépendants. Les inhibiteurs spécifiques de COX 2 ont des propriétés antitumorales analogues à celles des AINS sans entraîner d’effet indésirable sur la muqueuse gastrique.

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  • Rapport

    Animaux dans la ville et santé publique

    Companion animals and urban public health

    A la demande du Conseil de la Ville de Paris, l’Académie nationale de médecine a conduit une réflexion sur les effets en matière de santé publique, de la présence d’animaux dans les villes, s’agissant des animaux d’espèces dites de compagnie (chiens, chats, etc.) ou commensales (pigeons, étourneaux… et plus récemment renards, fouines etc.). La France est le pays qui héberge — proportionnellement à sa population humaine — le plus grand nombre d’animaux de compagnie (52,3 millions en 1999, dont 8,1 millions de chiens et 8,7 millions de chats, lesquels, pour plus d’un tiers, vivent en milieu urbain). Au nombre des aspects bénéfiques, le rôle très favorable d’une présence animale de proximité, notamment aux âges extrêmes de la vie, est souligné. Facteur d’équilibre et d’éveil pour l’enfant auquel elle permet de percevoir directement les grandes étapes de la vie et les faits essentiels du monde vivant, cette présence est le seul lien social et affectif que conservent des personnes âgées ou esseulées. Ce rôle bénéfique apparaît dans l’assistance que dispensent les chiens aux mal voyants, handicapés moteurs… Enfin, la présence animale peut être un adjuvant de certaines thérapeutiques. On ne saurait passer sous silence l’intérêt économique des activités commerciales et de soins générées par les animaux de compagnie. A l’inverse, la présence d’animaux n’est pas sans créer des risques et provoquer des nuisances. Le risque sanitaire est lié à la transmission possible d’agents infectieux et parasitaires, ainsi qu’à des intolérances par allergie aux sécrétas, excrétas et productions cutanées des animaux. Il appartient aux vétérinaires et aux médecins, en étroite collaboration, d’informer les possesseurs d’animaux. S’agissant des espèces animales traditionnelles, le risque zoonotique, infectieux et parasitaire, est bien maîtrisé ; en revanche s’agissant des nouveaux animaux de compagnie (certaines espèces de primates, reptiles, oiseaux exotiques, insectes…) le risque est moins contrôlable. A côté du risque zoonotique, la nuisance le plus souvent dénoncée résulte des déjections animales, déposées sur la voie et dans les lieux publics. En raison de la surpopulation animale mais aussi de l’incivisme de nombreux possesseurs d’animaux, elle constitue un sujet d’insatisfaction voire de rejet pour de nombreux citadins et engendre une lourde tâche pour les municipalités qui doivent y consacrer un budget considérable avec des résultats imparfaits. Les risques par morsures, griffures, bousculades sont réels, notamment depuis l’utilisation délictueuse de chiens dressés à l’attaque. Après rappel du dispositif législatif et réglementaire impliquant l’Etat et les collectivités locales, municipales notamment, dans le maintien de la sécurité, de la tranquillité et de la santé publiques, un certain nombre de propositions sont faites. Celles-ci prennent en compte la préservation du bien-être des animaux et la protection de l’environnement. La gestion du risque animal procède d’abord de la régulation des populations. La loi du 6 janvier 1999 a prévu un encadrement étroit de l’élevage canin. Un contrôle sévère doit s’exercer sur les importations frauduleuses, s’agissant aussi bien d’espèces de compagnie que d’espèces sauvages. Les mesures visant à limiter les populations de chats semi sauvages doivent être encouragées. Le rôle des Associations de protection animale mérite d’être reconnu. Une bonne gestion passe par l’aménagement de la ville en vue de permettre un meilleur contrôle des souillures. Engagées depuis une dizaine d’années par plusieurs villes, ces actions passent par l’installation de mobilier urbain et par l’aménagement d’espaces réservés aux animaux. Plus encore, elles nécessitent la mise en place de structures dotées d’un personnel formé à cet effet dont le rôle est d’informer et d’éduquer les propriétaires d’animaux. Aux côtés des responsables des collectivités, des représentants des administrations concernées (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS), Direction départementale des services vétérinaires (DSV) et des associations de protection animale œuvrent au sein des Commissions des affaires animales mises en place par certaines municipalités. La profession vétérinaire s’investit aussi. Une action tournée vers les enfants se révèle efficace. Enfin le maire, dépositaire de proximité de l’autorité en la matière, doit faire appliquer la loi en infligeant des sanctions aux propriétaires dont le comportement porte atteinte à la salubrité et à l’ordre public.

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  • Communication scientifique

    Présentation

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  • Communication scientifique

    Données épidémiologiques récentes sur les drogues illicites en France : prévalence et conséquences sanitaires des consommations, disponibilité et qualité des produits

    New epidemiological data on illicit drugs in France : prevalence and health consequences of the consumptions, availability and quality of consumed products

    Les principales données permettant de dresser un inventaire sur le phénomène des drogues illicites proviennent de trois sources : les enquêtes en population générale, les statistiques administratives et les dispositifs de surveillance ad hoc . Cette communication décrit brièvement celles-ci et dégage les principales tendances qui peuvent ressortir de ces données en matière de consommation de drogues illicites, de conséquences sanitaires de ces consommations, de disponibilité et de qualité des produits consommés.

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  • Communication scientifique

    La place de la dopamine dans les processus de dépendance aux drogues

    Dopamine and addiction to drugs of abuse

    Des données récentes neurobiologiques ont permis de montrer que tous les produits qui déclenchent une dépendance chez l’homme (amphétamine, cocaïne, morphine, héroïne, cannabis…) augmentent la libération de dopamine dans une structure sous-corticale , le noyau accumbens . Ce noyau fait partie d’un ensemble de structures cérébrales, dénommé « circuit de la récompense » qui définit à chaque instant l’état physique et psychique dans lequel se trouve l’individu. Les drogues, en modifiant la cinétique et l’amplitude de la production de dopamine, induisent une sensation de satisfaction. Cette dérégulation conduit le toxicomane à mémoriser artificiellement les événements associés à la prise de produit et à en devenir dépendant . Mots-clés : Dopamine. Troubles liés substance toxique. Noyau accumbens.

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  • Communication scientifique

    Mécanismes neurobiologiques de la dépendance : implication de la sérotonine

    Serotonin involvement in drug dependence

    Aussi bien chez l’animal que chez l’homme, de nombreuses données convergentes montrent que le système sérotoninergique central est impliqué dans le comportement de self-contrôle, un tonus sérotoninergique anormalement bas étant souvent associé à l’impulsivité, voire l’auto et l’hétéro-agressivité. Or l’administration répétée de drogues addictogènes comme la cocaïne conduit à une diminution de ce tonus, contribuant par conséquent à la perte de contrôle qui caractérise la recherche irrépressible de drogue chez le toxicomane. En fait, l’étude approfondie de la neurotransmission sérotoninergique centrale suite à la prise répétée de cocaïne et d’autres substances addictogènes révèle à des modifications induites par des psychotropes qui, au contraire, élèvent le tonus sérotoninergique, comme par exemple les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la « recapture » de la sérotonine. C’est d’ailleurs très probablement en stimulant la neurotransmission sérotoninergique cérébrale que ces composés renforcent la capacité du sujet à refréner ses pulsions, et donc à diminuer son désir et sa consommation de drogue. Comme l’attestent plusieurs études convergentes, des ligands de certains récepteurs de la sérotonine, en association avec des produits diminuant le caractère appétitif renforçant des drogues (comme par exemple des antagonistes des récepteurs des cannabinoïdes), pourraient présenter un intérêt pour la mise au point d’une nouvelle stratégie d’aide thérapeutique au sevrage chez les toxicomanes . Mots-clés : Troubles liés substance toxique. Auto-administration. Antidépresseurs. Sérotonine. Comportement impulsif.

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  • Communication scientifique

    Données neurobiologiques récentes sur le cannabis

    Recent neurobiological data on cannabis

    L’inquiétante croissance de l’usage du cannabis suscite un regain d’intérêt pour les mécanismes neurobiologiques qui sous-tendent ses activités diverses et en particulier toxicomaniaques, intrinsèques ou croisées avec d’autres drogues, ainsi que sur les méfaits qui en découlent. On décrit ici les éléments qui authentifient chez l’animal une dépendance psychique commune à toutes les drogues, une dépendance physique, laquelle servait jusqu’à maintenant à qualifier les « drogues dures », effet incitatif que paraît exercer le cannabis vis-à-vis de l’usage d’autres drogues, en particulier de l’héroïne. Enfin seront envisagées les relations étroites qu’entretient le cannabis avec la schizophrénie. Nombre de ces données récentes, loin de relativiser la toxicité psychique du cannabis, soulignent au contraire sa dangerosité potentielle.

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  • Communication scientifique

    Le cannabis a-t-il un intérêt thérapeutique ?

    Does cannabis possess any therapeutic interest ?

    Parmi les nombreuses indications thérapeutiques alléguées pour le cannabis, beaucoup sont anecdotiques et peu ont fait l’objet d’essais cliniques en double-aveugle, comparativement à un traitement de référence. Leurs résultats sont peu probants et des essais plus larges sont nécessaires pour acquérir une certitude. Des recherches sur les cannabinoïdes endogènes ainsi que sur les agonistes et antagonistes des récepteurs des cannabinoïdes aboutiront peut-être à des médicaments intéressants, dépourvus des effets indésirables du cannabis sur le système nerveux central.

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  • Communication scientifique

    Drogues actuelles. Nouveaux problèmes cliniques

    New drugs. A new clinic

    La dernière décennie se caractérise par des modifications notables de la consommation des drogues. Devançant l’héroïne, les produits psychostimulants et psychodysleptiques occupent le 2ème rang dans la consommation des jeunes. Le produit illicite le plus fréquemment consommé reste le cannabis. Le développement des drogues de synthèse, « designers drugs », s’intègre dans le contexte de recherche de molécules capables de « faciliter et de renforcer les relations ». Ils sont quasiment toujours pris en association avec de l’alcool et du cannabis voire d’autres produits psychotropes . Mots-clés : Drogues fabriquées clandestinement. Hallucinogènes. Lysergide. Ectasy, voir n-méthyl-3, 4-méthyledioxyamphétamine.

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  • Communication scientifique

    Accidentologie et drogues illicites

    Road accidents and illicit drugs

    Si, depuis 1958, des efforts très importants ont été faits pour lutter contre la conduite sous l’emprise de l’alcool, de très nombreuses études et observations ont montré que le cannabis, la cocaïne, les amphétamines et les opiacés étaient, eux aussi, souvent impliqués dans la survenue des accidents de la route. Parmi les milieux biologiques accessibles, la salive représente le plus adapté pour mettre en évidence un usage récent de ces substances tandis que le sang est incontestablement le seul milieu biologique utilisable pour la confirmation et la quantification. Des méthodes analytiques fiables sont désormais disponibles. Tous les éléments sont donc réunis pour mettre en place des actions de prévention, dont des dépistages de conduite sous influence. Nos voisins de la Sarre ont donné l’exemple en effectuant des contrôles très fréquents, et cela s’est traduit par une baisse considérable du nombre de morts et de blessés sur les routes de cette région.

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  • Communication scientifique

    Discussion générale

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  • Communiqué

    Drogues illicites d’aujourd’hui et santé

    Illicit drugs of today and health

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  • Communication scientifique

    La médecine transfusionnelle des années 2000, à propos d’une réforme

    Transfusion Medicine for the next decade. Consequence of a reform

    La création de l’Établissement français du sang (EFS) a été inscrite dans la loi du 1er juillet 1998 relative à la sécurité sanitaire. L’EFS est un opérateur unique de la transfusion sanguine, structure juridique unique, placé sous la tutelle du ministre chargé de la santé. L’EFS organise sur l’ensemble du territoire les activités de la chaîne transfusionnelle, favorise les activités de recherche et participe à la coopération scientifique internationale. Il peut exercer des activités de biologie médicale et des activités de thérapie cellulaire et tissulaire. Dans le cadre du nouveau schéma territorial 2000-2004 de la transfusion, l’EFS dispose d’un réseau de 18 établissements, 14 en métropole, 4 dans les départements d’OutreMer (43 dans le précédent schéma), qui comprend 18 plateaux techniques de qualification biologique des produits sanguins et 27 de préparation/transformation/stockage. Pour les activités de prélèvement et de distribution et dans le respect du principe de proximité vis-à-vis du donneur et du malade, il existe 220 sites sur l’ensemble du territoire. Dans les axes stratégiques pour le futur, retenus par l’EFS, il y a la réduction des risques infectieux résiduels (apport de la biologie moléculaire), la prévention des risques immunologiques, l’élaboration d’un projet pédagogique pour enseigner autrement la médecine transfusionnelle. Malgré les progrès des biotechnologies il faudra attendre encore longtemps pour disposer de produits de substitution à la transfusion sanguine. L’EFS souhaite soutenir 3 pôles d’activité : la médecine transfusionnelle, la biologie médicale et l’ingénierie cellulaire. L’EFS avec 18 établissements et 8 200 personnes doit relever le défi des années 2000 en s’appuyant sur les progrès des biotechnologies.

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  • Communication scientifique

    Endoprothèses artisanales sur mesure pour le traitement endovasculaire des anévrysmes aorto-iliaques : aspects actuels et perspectives

    Current and Future Role of Home-Made Devices for Endoluminal Treatment of AAA

    Nous décrivons notre expérience de l’utilisation quasi exclusive d’endoprothèses confectionnées sur mesure par le chirurgien et le radiologue à partir de composants disponibles dans le commerce, pour le traitement endovasculaire (TE) des anévrysmes aorto-iliaques (AAI). De janvier 1996 à décembre 1999, 188 AAI ont été traités. La confection sur mesure et l’utilisation d’endoprothèses tubulaires, bifurquées, dégressives et/ou occlusives, éventuellement associées à des revascularisations extra-anatomiques, a augmenté le taux de traitement endovasculaire (TE) des AAI dans cette série. Ce taux a encore été augmenté d’une part en utilisant des stents proximaux ou distaux non couverts, lorsque les collets anévrysmaux étaient courts ou sinueux à proximité de branches collatérales majeures et d’autre part en utilisant des endoprothèses hybrides, c’est-à-dire munies d’une extrémité dépourvue de stents et permettant une anastomose chirurgicale classique. La confection sur mesure des endoprothèses augmente considérablement la faisabilité du TE des AAI dans une population de patients non sélectionnés tout en offrant une efficacité et une sécurité suffisantes pour autoriser la poursuite de cette expérience.

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  • Communication scientifique

    À propos de la vaccination contre l’hépatite B. Plaidoyer pour un principe de protection

    Hepatitis B vaccination. Pleading for the vital principle of protection

    Aucune preuve scientifique ou statistique ne permet d’incriminer la vaccination contre l’hépatite B d’être la cause du déclenchement d’une sclérose en plaques. La littérature médicale mondiale souligne l’innocuité et l’efficacité de ce vaccin. L’hépatite B fait encore des millions de victimes et la vaccination peut faire espérer son éradication. L’immunisation vaccinale contre les maladies infectieuses compte à son actif les plus éclatants succès de la médecine. Toutes les instances concernées par la santé publique ont le devoir de défendre la vaccination contre l’hépatite B, au nom du principe fondamental de protection.

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  • Communication scientifique

    Vitamine D et grossesse

    Vitamin D and pregnancy

    Durant la grossesse le taux plasmatique de 25(OH)D, la forme circulante de la vitamine D1 est corrélé à l’apport alimentaire ; le taux de 1.25(OH)2D, la forme circulante active de la vitamine D est élevé durant la grossesse à un taux au-delà de 200 pmol/l. Le fœtus est entièrement dépendant de sa mère pour son apport en vitamine D et il existe une corrélation hautement significative entre les taux plasmatiques maternel et fœtal de 25(OH)D. La carence maternelle en vitamine D entraîne une diminution de poids du fœtus, une minéralisation osseuse insuffisante et une adaptation néonatale du métabolisme phosphocalcique perturbée avec hypocalcémie fréquente.

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  • Rapport

    Comment développer et améliorer les actions de prévention dans le système de santé français ?

    Prevention with in the framework of the French National health service

    La santé en France est dans l’ensemble satisfaisante comme le montre l’allongement régulier (environ 3,5 mois par an) de l’espérance de vie, celle des Françaises étant avec celle des Japonaises la plus longue au monde. Cependant les Français demeurent préoccupés et la protection de leur santé est leur principale aspiration ; ils souhaitent que plus d’efforts soient faits pour la prévention afin non seulement de prolonger la vie mais d’améliorer sa qualité . Dans ce rapport, seule la prévention primaire est considérée, à l’exclusion des handicaps liés au vieillissement. • La possibilité de progrès est illustrée par la brièveté relative de la durée de vie des hommes, d’environ 7,5 ans plus courte que celle des femmes, différence qui est la plus importante dans l’ensemble des pays industrialisés ; de même les inégalités en fonction du niveau socio-économique sont considérables (8 ans d’écart entre les manœuvres et les cadres supérieurs). Or ces disparités n’étant pas, pour l’essentiel, liées à la qualité de soins, la prévention semble la meilleure voie pour les diminuer. Elle pourrait réduire de plus de moitié la fréquence des cancers avant 65 ans et éviter les deux tiers des décès avant cet âge. (*) Constitué de MM. M. LEGRAIN président, M. TUBIANA vice-président et rapporteur, M. ARTHUIS, J. BAZEX, J.L. BINET, G. BLANCHER, C.H. CHOUARD, C. DREUX, G. DUBOIS, C.P. GIUDICELLI, B. HILLEMAND, C. LAVERDANT, R. MASSE, G. NICOLAS, R. NORDMANN, H. ROCHEFORT, J. SÉNÉCAL, C. VOISIN. • Tant d’actions pourraient être utiles en prévention primaire qu’aucun pays, si riche fut-il, ne peut les entreprendre toutes. Il faut donc hiérarchiser les risques qui menacent la santé et pour chacune des actions possibles évaluer son efficacité en regard de son coût économique et de ses répercussions sociales. Il faut aussi introduire dans la société et le corps médical une culture de la santé , en faisant comprendre que celle-ci se bâtit progressivement tout au long de la vie et que l’équilibre psychique de l’adolescent ou la santé de l’homme âgé sont le fruit de leur histoire physique et mentale depuis la naissance. On doit allier les actions médicales à celles portant sur les facteurs psychologiques et sociaux. • La prévention a deux aspects. D’une part l’hygiène publique : la sécurité sanitaire, les vaccinations, la qualité bactériologique et toxicologique de l’eau, de l’air, des aliments. La longévité exceptionnelle des femmes françaises, le fait qu’à 65 ans, donc au moment où l’organisme devient le plus vulnérable, les Français des deux sexes soient ceux dont l’espérance de vie est la plus longue en Europe montrent que la qualité des soins, de l’alimentation et de l’environnement est aussi bonne, ou meilleure, que dans les autres pays. D’ailleurs des analyses épidémiologiques ne détectent pas de facteur de risque particulier en France dans ces domaines. Certes il faut rester vigilant et poursuivre les efforts effectués pour accroître la sécurité alimentaire et la qualité sanitaire de l’environnement, par exemple dans la lutte contre le plomb (notamment en supprimant les peintures au plomb dans les immeubles vétustes). Cependant les comparaisons avec les autres pays indiquent que la situation est bonne, dans l’ensemble, grâce aux mesures qui ont été prises au cours des dernières décennies et que ce n’est pas dans ces domaines que l’on peut espérer des gains notables. • L’autre volet, celui de la lutte contre les comportements à risques apparaît donc prioritaire. Les études font apparaître que la quasi-totalité de l’excès de mortalité prématurée (avant 65 ans) chez les hommes ou dans les milieux défavorisés est liée à cinq causes : — le tabac, l’alcool, les déséquilibres alimentaires qui sont à l’origine d’une mortalité excessive par cancer, maladies cardiovasculaire, hépatique ou pulmonaire ; — les accidents et suicides , environ trois fois plus nombreux chez les hommes que chez les femmes et plus fréquents dans les milieux défavorisés. Malgré les efforts qui ont été effectués, la situation reste préoccupante. Les jeunes Français des deux sexes (15 à 30 ans) sont ceux, ou parmi ceux, qui, dans l’Union Européenne, fument le plus, meurent le plus d’accidents de la circulation, se suicident le plus, consomment le plus de somnifères et de tranquillisants, boivent le plus d’alcool, consomment le plus de cannabis, et sont le plus fréquemment contaminés par le virus HIV. Des stratégies spécifiques ont été mises en œuvre pour lutter contre chacun de ces fléaux. Il y a eu des demi-succès (baisse de 12 % de la consommation du tabac de 1992 à 1997, baisse de la mortalité sur les routes grâce au contrôle de l’alcoolémie au volant et à la ceinture de sécurité, etc.) mais ces résultats restent insuffisants par rapport à ceux obtenus dans les autres pays. Ceci s’explique par plusieurs raisons : — des lois ou des mesures excellentes ont été votées (loi Evin, circula-

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  • Communiqué

    Infections nosocomiales : législation

    Cross infection : legislation

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  • Communication scientifique

    Cancer de la prostate localisé : traitement par prostatectomie radicale cœlioscopique — Étude de 841 cas

    Localized prostate cancer : treatment by laparoscopic radical prostatectomy — results about 841 cases

    Les auteurs rapportent leur expérience de la prostatectomie radicale cœlioscopique à partir d’une série de 841 malades opérés de janvier 1998 à avril 2001. L’abord de la prostate est transpéritonéal et utilise 5 trocarts. La prostatectomie est effectuée depuis les vésicules séminales jusqu’à l’apex. La suture vésico-urétrale est réalisée avec des points séparés endocorporels. Le temps opératoire moyen a été de 2 heures 30 minutes (1 h 30 à 6 h 30). Le taux de conversion a été de 0,9 %, le saignement moyen de 330 cm3 et le taux de transfusion de 2,6 %. La durée du cathétérisme vésical a été de 4, 6 jours (2 à 13 jours) et la durée d’hospitalisation de 5, 8 jours. Les complications sont rares : aucun décès, aucun accident cardiovasculaire sévère, 1,1 % de plaies rectales, 0, 3 % de plaies urétérales. Le taux de marges positives a été de 5 % pour les stades pT2a, 22,5 % pour les pT2b, 22,7 % pour les pT3a, 30 % PT3b. A deux ans 92,5 % des patients de stade pT2 a et b ont un taux de PSA < 0,1ng/ml. Aucune greffe sur trocart ou ensemencement péritonéal n’a été observée. Le taux de sténose de l’anastomose urétérovésicale est de 0,3 %. A un an la continence complète est acquise chez 89,2 % des malades. A six mois, lorsqu’une conservation bilaté- rale des bandelettes vasculo-nerveuses a été possible, les malades qui avaient moins de 70 ans et une vie sexuelle normale, retrouvent des érections dans 75 % des cas. En conclusion, la prostatectomie radicale par cœlioscopie est une technique fiable sur le plan du cancer à court et moyen terme. Elle permet de diminuer le taux de transfusion et celui de la douleur postopératoire, de réduire le risque de sténose de l’urètre et d’améliorer la continence urinaire postopératoire. Elle semble prometteuse en ce qui concerne la préservation d’une vie sexuelle.

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  • Communication scientifique

    Effet des progestatifs sur l’endomètre humain in vitro

    Progestin effects on human endometrium in vitro C. Charpin, S. Illouz, J-Ph. Dales, M-N. Lavaut, Cl. Allasia, L. Boubli

    Dans l’objectif d’une meilleure évaluation de la prolifération épithéliale de l’endomètre, nous avons voulu utiliser un modèle in vitro d’évaluation des effets de traitements hormonaux, comme d’un « hormonogramme », afin de mesurer les effets des stéroïdes sexuels composant les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause et en conséquence de pouvoir prévenir l’apparition de lésions précancéreuses de l’endomètre. La méthode utilisée a consisté à tester les effets de différents types de progestatifs couramment utilisés en thérapeutique, la progestérone, l’acétate de médroxyprogestérone (MPA), l’acétate de nomégestrol (TX) et l’acétate de noréthindrone (NOR) sur l’endomètre humain prolifératif en culture d’explants, en utilisant deux moyens : la production de prostaglandine F2 α (PGF2 α ) dans les milieux de culture et l’immunoexpression des récepteurs à l’estradiol (RE), des récepteurs à la progestérone (RP) et des antigènes de prolifération Ki67 sur les tissus. Les résultats ont montré (a) qu’après culture, des études quantitatives n’ont pu être réalisées que pour l’évaluation de l’immunoexpression en RE ou RP mais non pour l’immunoexpression en Ki67. Le marquage immunohistochimique en Ki67 s’est révélé en effet trop faible et insuffisant dans l’endomètre non tumoral pour être quantifié ; (b) en ce qui concerne la production de PGF2 α , elle est diminuée par la progestérone, le TX et le MPA dans les deux types d’endomètre prolifératif, homogène ou hétérogène ; (c) en ce qui concerne l’immunoexpression des récepteurs, la progestérone diminue uniquement l’expression des RP dans les endomètres prolifératifs. L’immunoexpression des RP dans les cellules stromales est diminuée par tous les progestatifs dans les explants d’endomètre prolifératif homogène. Le TX diminue l’expression en RP et RE au sein des glandes et du stroma des endomètres prolifératifs homogènes ou hétérogènes. Le MPA agit de la même manière que TX sur les endomètres hétérogènes. En bref, ces résultats montrent que la majorité des effets observés in vitro par les traitements progestatifs sur l’endomètre sont des diminutions de production de PGF2 α et des diminutions d’immunoexpression en RP et/ou RE, bien que les progestatifs n’aient pas les mêmes effets in vitro sur les différents types d’endomètre prolifératif (homogène et hétérogène). Cette étude ouvre la perspective de nouvelles possibilités d’exploration de l’endomètre humain sur culture d’explants, notamment dans le cadre de l’étude de l’activité de prolifération endométriale.

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