Articles du bulletin

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3641 résultats

  • Communication scientifique

    Les résultats de la chirurgie coelioscopique du reflux gastro-oesophagien à cinq ans et plus

    Results of laparoscopic antireflux surgery at five years and beyond

    La chirurgie coelioscopique antireflux a été introduite en 1991. Comme avec n’importe quelle technique, il y a eu une courbe de perfectionnement de l’intervention. Nous avons systématiquement évalué nos résultats et conduit des études prospectives randomisées dans ce domaine dans le but de présenter des résultats durables. Nous avons maintenant un minimum de suivi de cinq ans dans deux groupes de patients. Le groupe I, celui des premières 178 fundoplicatures, représente notre courbe de perfectionnement. Le groupe II, celui des 107 patients qui ont été inclus dans un essai randomisé compare la fundoplicature totale et la fundoplicature partielle antérieure. Le taux de réintervention a été de 15 % dans le groupe I, mais il est tombé à 6 % chez les patients du groupe II. Au total, environ 85 % des patients étaient indemnes de tout symptôme de reflux cinq à huit ans après leur fundoplicature, ce qui montre que la chirurgie coelioscopique, est suivie d’un bon résultat durable chez la grande majorité des patients traités.

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  • Communication scientifique

    Le cortex cingulaire antérieur dans la détection des erreurs et la gestion des conflits. Analyse de l’activité neuronale chez le singe

    The anterior cingulate cortex in error detection and conflict monitoring. Unitary neuronal activity in monkeys

    Grâce à un test de type Stroop adapté au primate non humain nous avons exploré le fonctionnement neuronal du cortex cingulaire antérieur (CCA, CMAr : 24c) dans la détection des erreurs et la gestion des conflits lors de la planification de l’action. Un pourcentage très élevé de neurones cingulaires modifient leur activité avec les différentes séquences de la tâche visuo-motrice qu’il s’agisse de la présentation du signal d’attention ou de la période d’évaluation. Lors de cette dernière, l’activité est toujours plus marquée pour un échec que pour un succès. De surcroît, certains neurones dits « bimodaux » répondent avec plus de force au signal d’attention si l’essai précédent est un échec et, dès lors, le mouvement qui suit à plus de chances d’être un succès. Cet appareil neuronal servirait non seulement à la détection d’erreurs mais surtout à gérer le conflit entre ce qui est attendu (représentation centrale et anticipation de la récompense) et ce qui est réel (succès ou échec). Ce traitement interne engendre ou non un écart dont la perception fonde une réponse comportementale adaptée et tenant compte de l’issue malheureuse précédente. Un dysfonctionnement de ces neurones qui « tireraient profit de l’échec » pourrait contribuer à l’émergence du trouble obsessionnel compulsif (TOC).

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  • Rapport

    Rapport 05-15 Recommandations de l’Académie nationale de médecine pour la formation clinique initiale des étudiants en médecine

    Recommendations for improvement of the clinical training of medical students

    La formation clinique initiale des étudiants en médecine devrait être améliorée par le développement de cours théoriques et de stages hospitaliers permettant une véritable intégration de l’étudiant dans l’équipe hospitalière. Former le plus tôt possible le comportement de l’étudiant dans la relation avec le malade est souhaitable. Ceci impose une forte implication des personnels hospitaliers, qui devrait être prise en compte dans la carrière de ceux-ci.

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  • Communication scientifique

    Le BCG en Europe en 2004

    BCG in Europe in 2004

    Les politiques vaccinales BCG en Europe sont assez uniformes en Europe de l’est. Le taux d’incidence de la tuberculose y est élevé et les recommandations de l’OMS, à savoir la vaccination le plus tôt possible après la naissance avec un vaccin intradermique, y sont appliquées. Dans les pays d’Europe occidentale, l’incidence varie et les politiques également, pas obligatoirement de façon logique évidente. Certains pays maintiennent la vaccination de tous les enfants à la naissance ou plus tard, d’autres la réservent à des groupes dits à risque, dont la définition diffère d’un pays à l’autre. Enfin, certains pays ne l’appliquent à personne. Les raisons de cette hétérogénéité sont recherchées et une réflexion est entamée sur les leçons à tirer pour la politique française.

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  • Communication scientifique

    Situation épidémiologique de la tuberculose en France en 2003

    Epidemiology of tuberculosis in France in 2003

    En France, l’incidence de la tuberculose est stable autour de 10 cas pour 100000 habitants depuis 1997 (10,2 en 2003). Cependant, l’évolution de la situation épidémiologique est très différente selon la zone géographique et les sous-groupes de population concernés. Ainsi, l’incidence de la tuberculose augmente chaque année pour les sujets nés dans un pays étranger alors que l’incidence a diminué régulièrement parmi les sujets nés en France jusqu’à une stabilisation au cours des dernières années. L’augmentation du nombre de cas porteurs de bactéries multirésistantes, l’augmentation du nombre de cas parmi les sujets de moins de 15 ans et les très hauts niveaux d’incidence parmi les sujets jeunes (15-24 et 25-39 ans) originaires d’Afrique sub-saharienne sont autant d’indicateurs permettent de décrire la situation épidémiologique de la tuberculose en France. Face à cette situation, de nouvelles recommandations ont été élaborées par les autorités sanitaires. La mise en œuvre effective de ces recommandations et des actions visant à améliorer la prise en charge des malades et de leurs contacts devra ensuite être évaluée afin que l’on puisse juger de leur impact sur l’épidémiologie de la tuberculose en France.

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  • Rapport

    05-09 Dioxines et santé

    Dioxins and health

    Les dioxines sont des sous-produits de combustion en présence de dérivés chlorés. Après avoir analysé les principales caractéristiques des dioxines, leurs sources naturelles et industrielles, le rapport identifie les modalités d’exposition, les doses acceptables de référence, les données de l’expérimentation animale et les résultats des études épidémiologiques. Si, entre 1970 et 1990, les Usines d’Incinération d’Ordures Ménagères (UIOM) ont représenté dans notre pays, la principale source des émissions de dioxines par leurs fumées, la situation a beaucoup évolué depuis 1995. En effet, entre 1995 et 2002, les émissions de dioxines définies en « International Toxic Equivalent Quantity » (ITEQ) ont diminué de façon très importante et sont passées dans notre pays, selon l’étude du Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution Atmosphérique (CITEPA), de 1784 grammes en 1995, à 380 grammes en 2002. Ces émissions sont déjà aujourd’hui très inférieures à celles de 2002, et se situeront sans doute autour de 20 grammes pour l’ensemble des incinérateurs de notre pays en 2012. Ce résultat est dû à la fermeture des UIOM obsolètes, à la mise à la norme internationale et européenne (0,1 nanogramme de dioxine par Nm3 de fumée) des UIOM qui ont pu être rénovés, et au strict respect de cette norme par les UIOM de 3ème génération. Les progrès réalisés dans les process industriels de traitement des fumées permettent de considérer aujourd’hui que les sources naturelles des dioxines pourraient être proches de celles des incinérateurs. Chez l’homme, les dioxines sont absorbées par voie digestive à des doses infinitésimales, de l’ordre du picogramme. Il ne peut y avoir de seuil zéro d’exposition. La dose journalière sans niveau d’effet (no effect level) se situe aujourd’hui à 1 pg/Kg/jour. Ces doses sont mille fois inférieures à celles qui sont susceptibles de provoquer chez les animaux d’expérience de nombreuses pathologies que certains extrapolent sans réserve à l’homme. Les résultats d’enquêtes épidémiologiques, conduites au voisinage d’UIOM qui n’étaient pas aux normes actuelles, sont difficilement exploitables et ne permettent pas aujourd’hui d’établir de corrélation avec un risque sanitaire potentiel en raison des mesures de précaution qui ont été prises. Aujourd’hui selon l’Agence Française de Sécurité Sanitaire Alimentaire (AFSSA), le risque d’exposition aux dioxines de la population française est très inférieur à la norme OMS.

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  • Rapport

    05-10 La lutte contre les infections nosocomiales

    The struggle against nosocomiales

    Les infections nosocomiales restent en France un grand enjeu de Santé Publique malgré une législation contraignante et de nombreux règlements concernant la prévention dans le respect des recommandations européennes et des principes reconnus depuis la création du Conseil de l’Europe. L’Académie nationale de médecine a émis à plusieurs reprises depuis vingt ans des avis en accord avec les recommandations du Conseil de l’Europe à propos « des infections contractées à l’hôpital » dont la dernière en date R(84)20 reste, à quelques nuances près, le texte de base de l’organisation de la lutte contre les infections nosocomiales. Constatant que le risque en France ne diminue ni en fréquence ni en gravité l’Académie nationale de médecine estime devoir mettre en exergue les causes du danger persistant et les modalités les plus appropriées d’une lutte efficace de prévention. Après étude approfondie des connaissances étiopathogéniques, physiopathologiques et anatomocliniques, elle considère qu’une amélioration de la situation est possible à court terme par application convenable des recommandations existantes sans accroître la législation. L’Académie nationale de médecine envisage successivement : la définition et les caractéristiques des infections nosocomiales. Les facteurs de risque et les moyens sécuritaires de prévention, en insistant sur l’application réelle des règles d’hygiène et d’organisation (en particulier sur la conception et l’organisation du bâtiment hospitalier), sur la surveillance des infections nosocomiales et leur déclaration obligatoire et enfin sur l’information contrôlée des professionnels de santé, des citoyens et des médias.

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  • Rapport

    05-11 La chirurgie en France. Recommandations des Académies nationales de médecine et de chirurgie

    Surgery in France. Recommendations of the National Academies of Medicine and Surgery

    Dans le but de pallier les graves problèmes auxquels la chirurgie française est confrontée, un groupe de travail paritaire Académie nationale de médecine — Académie nationale de chirurgie, propose de : — Réorganiser et mieux équilibrer la distribution des soins chirurgicaux et les modalités d’exercice de la chirurgie. Après inventaire par département et/ou par région des services existants, un regroupement s’impose pour : — arriver à individualiser un Service d’Urgences chirurgicales et traumatologiques, permettant leurs pratiques, ainsi que celle de la chirurgie réglée, 24 heures sur 24, — réaliser l’indispensable coopération et interpénétration publique et privée, — imprimer aux équipes chirurgicales et aux plateaux techniques une dynamique de fonctionnement et de productivité. Ces dispositions doivent faciliter une meilleure répartition des chirurgiens à l’échelon national en la basant sur un libre choix bien orienté, grâce à une cartographie détaillée de toutes les spécialités, régulièrement mise à jour. — Améliorer l’incitation et la formation à la chirurgie par la création, dès le premier cycle des études médicales, d’enseignements chirurgicaux optionnels, suivis en deuxième année de stages hospitaliers avec apprentissage de la séméiologie et des comportements. * Membres de l’Académie nationale de médecine : MM. HOLLENDER (Coordonateur), CHAPUIS, DUBOIS F., LOGEAIS, LOISANCE, MALVY, VALLANCIEN. Membres de l’Académie nationale de chirurgie : MALAFOSSE, BAULIEUX, CHATELAIN, MANTION, POILLEUX, RICHARD. Après l’examen classant, seront enseignés, en première année d’internat, les gestes de base élémentaires et indispensables, toutes spécialités confondues, dans des Centres régionaux de pratique chirurgicale avec exercices sur l’animal et sur simulateurs. — Réaliser une évaluation quinquennale des pratiques et des compé- tences chirurgicales sous l’égide d’une Instance Nationale et selon des critères bien définis.

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  • Rapport

    05-12 Faut-il continuer à vacciner par le BCG en France ?

    BCG vaccine in France : Is it still necessary ?

    La vaccination par le BCG demeure obligatoire en France chez l’enfant avant six ans et dans certaines professions. Le vaccin BCG évite 80 % des formes graves de tuberculose du nourrisson et de l’enfant (méningites et miliaires) et environ 55 % des formes pulmonaires. Il n’empêche pas la circulation du bacille de la tuberculose. Les effets adverses sont des adénites (1/1000 à 5 %), des ostéites, et surtout la BCGite disséminée qui survient en général chez des enfants présentant un déficit immunitaire sévère (12 cas par an en France) le plus souvent vaccinés avant l’âge de six mois. Le remplacement récent de la souche de BCG « Mérieux » par la souche « Copenhague », plus réactogène, doit être pris en compte pour évaluer les effets indésirables. De 1964 à 1997 l’incidence de la tuberculose en France a régulièrement diminué. Elle est stable, proche de 10 cas pour 100000 habitants par an depuis 1997. Cette stabilité cache une grande disparité selon les régions et les catégories de population, les migrants en provenance de pays à forte prévalence étant les plus touchés. L’incidence était, en 2003, de 5,6/105chez les personnes nées en France, de 31,7/105chez celles nées en Afrique du Nord et de 187,7/105chez les natifs d’Afrique Sub-Saharienne. L’incidence déclarée en 2003 dépasse 10/105habitants dans trois régions : Ile de France (26,4), Provence- AlpesCôte d’Azur (10,8) et Alsace (10,3) Les taux d’incidence les plus élevés chez les personnes d’origine étrangère s’observent en Ile de France (114,3/105) avec un taux de 198,9/105à Paris. L’UICTMR a défini en 1993 des critères pour modifier la politique vaccinale du BCG. La France a atteint ces critères, en particulier un taux annuel de méningites tuberculeuses chez l’enfant inférieur à 1/107 stable depuis 1996. Plusieurs stratégies sont possibles : — suppression totale de la vaccination qui exposerait probablement à une augmentation significative du nombre de cas de tuberculose disséminée chez l’enfant (16 estimés) — maintien de la vaccination généralisée : elle n’est plus justifiée pour la majorité des enfants et le retrait du BCG par multipuncture (Monovax®) en 2006, remplacée par la forme intradermique (ID) du BCG, de technique plus difficile, sera un obstacle à ce choix. — une vaccination ciblée sur les nourrissons et les enfants les plus exposés est justifiée par la grande hétérogénéité de l’épidémiologie : soit ciblée sur les régions à forte incidence, ce qui omettrait de protéger 15 à 45 % des enfants, soit préférentiellement ciblée sur les enfants à risque, définis par des antécédents personnels ou familiaux de tuberculose, une famille provenant d’une région de forte prévalence, ou la prévision d’un voyage vers une telle région. Le remplacement de l’obligation vaccinale par une vaccination BCG ciblée, ne peut être acceptable que si la lutte antituberculeuse en France (politique de dépistage, de traitement et de surveillance) est révisée en priorité et appliquée avec rigueur à toutes les régions.

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  • Rapport

    05-14 Sur la demande d’autorisation d’exploiter en tant qu’eau minérale naturelle telle qu’elle se présente à l’émergence et après transport à distance, l’eau du captage « Natacha » situé sur la commune de La Léchère (Savoie)

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  • Communiqué

    Avenir de la vaccination par le BCG en France

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  • Communication scientifique

    Les Legionella : de l’environnement à la maladie chez l’homme

    Legionella : from environmental habitats to human disease

    L’eau est le principal réservoir des Legionella comme le montre la large distribution de ces bactéries dans la plupart des environnements aquatiques. Les Legionella peuvent survivre dans les eaux, les biofilms, dans les environnements humides et comme parasites intracellulaires des formes libres de protozoaires. Les protozoaires, qui sont en effet présents dans ces milieux, permettent la croissance intracellulaire des Legionella.. L’analyse du processus infectieux qui se développe chez les protozoaires comme dans les macrophages alvéolaires au cours de la maladie du légionnaire est de nature à mieux nous faire comprendre la pathogénèse de cette maladie.

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  • Communication scientifique

    Fièvres héréditaires intermittentes

    Hereditary recurrent fever syndromes

    Quatre maladies héréditaires se présentant sous forme d’accès inflammatoires intermittents ont été reconnues et maintenant bien caractérisées dans leurs aspects cliniques et génétiques. Le chef de file de ce groupe reste la fièvre méditerranéenne familiale (FMF), une maladie qui affecte des milliers de malades originaires du bassin méditerranéen. Mais la fièvre méditerranéenne familiale n’est plus seule au sein des maladies inflammatoires récurrentes héréditaires. Trois autres entités clinico-génétiques ont maintenant été bien définies : la fièvre intermittente secondaire à des mutations du récepteur de type 1A du Tumor necrosis factor (TNF) appelée TRAPS (TNFRSF1A associated periodic syndrome), le syndrome d’hyperimmunoglobulinémie D, et une dernière entité regroupant le syndrome de MuckleWells, l’urticaire familiale au froid et le syndrome CINCA (Chronic Infantile Neurological Cutaneous and Articular). Un diagnostic précis de ces affections est crucial, car leur prise en charge et leur traitement sont spécifiques.

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  • Rapport

    05-13 Sur la demande d’autorisation d’exploiter en tant qu’eau minérale naturelle telle qu’elle se présente à l’émergence et après transport à distance, l’eau du captage « Minérale » situé sur la commune de Niederbronn-lesBains (Bas-Rhin)

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  • Communication scientifique

    Amyotrophie spinale infantile. Etude multicentrique prospective et longitudinale de 168 cas suivis 4 ans

    Spinal Muscular Atrophy. 4 years prospective, multicenter, longitudinal study (168 cases)

    Maladies autosomiques récessives (gène identifié en 1990), caractérisées par une dégéné- rescence des neurones moteurs de la moelle épinière et des noyaux moteurs bulbaires, les amyotrophies spinales infantiles (ASI) ont bénéficié depuis quelques décennies de traitements symptomatiques visant à améliorer la prise en charge des patients. Aussi a été entreprise une étude multicentrique avec un suivi longitudinal de quatre ans dont l’objectif était double : décrire l’histoire naturelle actuelle des différentes formes d’ASI, déterminer des critères évolutifs fiables et non invasifs permettant d’évaluer l’efficacité d’éventuelles thérapeutiques nouvelles. 168 cas ont été inclus dans un réseau de six services hospitaliers : 151, soit 90 %, ont été suivis quatre ans (dont 24 décès au cours de cette période). Les tendances évolutives ont été évaluées grâce à trois critères principaux : indice de force musculaire (IFM), indice de fonctionnement des muscles respiratoires (IMR) et indice de capacité vitale par rapport à la capacité théorique (ICV/CT). En quatre ans a été observée globalement une décroissance de 20 % pour ces trois indices. Mais l’analyse statistique plus fine selon le type de la maladie et l’âge des sujets a montré l’intérêt de l’IFM dont la décroissance régulière est statistiquement significative dans tous les groupes étudiés. C’est donc l’indice IFM qui sera retenu pour un essai thérapeutique éventuel.

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  • Communication scientifique

    Nouvelles données pathophysiologiques sur l’hypersensibilité à l’aspirine (syndrome de Widal) ; conséquences diagnostiques et thérapeutiques

    New pathophysiological concepts on aspirin hypersensitivity (Widal syndrome) ; diagnostic and therapeutic consequences

    L’hypersensibilité à l’aspirine se manifeste le plus souvent par un syndrome clinique associant une rhinite chronique, une polypose nasale et des crises d’asthme exacerbées par l’ingestion d’aspirine ou d’autres médicaments anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS). Ce syndrome a été décrit pour la première fois par Widal en 1922. Jusqu’à récemment, le mécanisme pathophysiologique de l’hypersensibilité aux AINS était resté quelque peu mystérieux. Le fait que les médiateurs principalement impliqués sont les sulfidoleukotrienes (LTC4, LTD4, LTE4) et que les médicaments impliqués ont pour caractéristique commune d’inhiber la cyclooxygénase-1 (COX-1) a fait présupposer une anomalie pharmacogénétique dans le métabolisme de l’acide arachidonique chez de tels patients. Une étude immunopharmacologique portant sur l’activation des basophiles détectée par cytométrie de flux et la production de sulfidoleukotrienes in vitro en présence d’ AINS, dont les résultats sont brièvement présentés, ainsi que d’autres études passées en revue permettent d’établir que : — les basophiles des patients atteints du syndrome de Widal sont hyperactivés de manière non spécifique, probablement sur la base d’une inflammation chronique au niveau de la peau ou des voies respiratoires ; — ces basophiles hyperactifs produisent des quantités augmentées de sulfidoleukotrienes mais diminuées de PGE2 sous l’effet d’AINS. Ces constatations ont permis pour la première fois d’établir un test diagnostique in vitro , susceptible de remplacer dans bien des cas le test de provocation, considéré jusqu’ici comme la seule procédure permettant objectivement de confirmer le diagnostic. Les données accumulées permettent désormais de formuler pour le syndrome de Widal une pathogénie impliquant l’effet conjoint d’une inflammation chronique entraînant une hyperactivité cellulaire non spécifique, particulièrement des mastocytes, basophiles et éosinophiles et d’une anomalie pharmacogénétique du métabolisme del’acide arachidonique. La combinaison de ces deux facteurs aboutit à une surproduction des médiateurs inflammatoires tels que les sulfidoleukotriènes et à une diminution de la prostaglandine antiinflammatoire PGE2. Ce concept permet d’expliquer la plupart des observations cliniques sur l’apparition et l’évolution du syndrome de Widal et offre une base rationnelle pour une approche thérapeutique.

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  • Communiqué

    La prévention du tabagisme passif en France

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  • Communication scientifique

    Introduction

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  • Communication scientifique

    Les lésions traumatiques de la moelle épinière : épidémiologie et prise en charge pré-hospitalière

    Spinal cord trauma : epidemiology and pre-hospital management

    Les traumatismes médullaires touchent en France, environ 2000 personnes par an. Il s’agit le plus souvent d’hommes jeunes, victimes d’un accident de la voie publique, présentant un traumatisme du rachis cervical. La prise en charge, immédiate et pré-hospitalière, est fondamentale car elle engage le pronostic vital et le pronostic fonctionnel. Le diagnostic de lésion médullaire doit être systématiquement suspecté et le rachis immobilisé. L’examen neurologique initial est fondamental. Les gestes initiaux visent à : — maintenir une pression artérielle moyenne supérieure à 80mmHg, — assurer une bonne ventilation du patient, — le réchauffer et éviter l’hyperglycémie. Le transport doit être rapide et orienté vers un centre spécialisé dans la prise en charge de ces patients.

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  • Communication scientifique

    Physiopathologie du traumatisme médullaire et conséquences thérapeutiques

    Pathophysiology and treatment of spinal cord injury

    Les lésions médullaires traumatiques entraînent des déficits fonctionnels considérables liés à la vulnérabilité de la moelle épinière. L’analyse physiopathologique met en évidence, très précocement après la lésion initiale, le développement d’une lésion secondaire due à des phénomènes toxiques, dont sont en particulier responsables les acides aminés excitateurs (glutamate). L’utilisation d’antagonistes spécifiques permet de réduire cette lésion secondaire dans des modèles expérimentaux murins. L’analyse précise du décours des lésions secondaires permettra l’élaboration de multithérapies pharmacologiques adaptées. La régénération axonale, longtemps considérée impossible dans le système nerveux central des mammifères adultes, dépend de l’environnement glial des axones lésés. Le contrôle de cet environnement par une approche de thérapie génique (siARN) est susceptible de favoriser la reconstitution des circuits lésés. Enfin, l’existence au sein de la moelle épinière de centres autonomes contrôlant des fonctions motrices et viscérales justifie une approche substitutive par thérapie cellulaire.

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  • Communication scientifique

    Les lésions traumatiques de la moelle épinière. Prise en charge à l’hôpital : le point de vue de l’orthopédiste

    Traumatic lesions of the spinal cord. Management in the hospital : the orthopedic surgeon’s point of vue

    Le bilan initial, préchirurgical, d’un traumatisme vertébro-médullaire, comprend des mesures de réanimation cardio-respiratoire, un bilan neurologique précis et un bilan radiologique complet incluant : clichés simples, tomodensitométrie et imagerie par résonance magnétique en cas de discordance anatomoclinique. Au terme de ce bilan, on doit pouvoir cataloguer la lésion du contenant dans une classification qui devra être reproductible et avoir une valeur pronostique en terme d’instabilité. Réduction, décompression et stabilisation constituent les trois objectifs de la prise en charge orthopédique. La réduction se fait dans notre expérience soit par manœuvres externes avec traction par étrier au niveau cervical ou par un traversin au niveau thoracolombaire, soit par manœuvres internes chirurgicales. Il ne faudra pas attendre la décompression en rapport avec le remodelage naturel mais plutôt décompresser chirurgicalement. La stabilisation chirurgicale comprend ostéosynthèse et greffe : elle autorise un meilleur nursing. Le délai opératoire est sujet de discussion : il doit être le plus court possible en cas d’irréductibilité ou d’instabilité majeure. La voie antérieure nous paraît préférable en région cervicale basse alors que la voie postérieure est plus simple en urgence pour les lésions thoracolombaires. Les traumatismes médullaires chez l’enfant posent deux problèmes spécifiques : celui des lésions médullaires sans anomalie radiologique du contenant et celui des déformations rachidiennes (scolioses, hypercyphoses, hyperlordoses). Les traumatismes médullaires chez les sujets âgés sont dominés par les traumatismes en extension sur canal cervical étroit. Enfin, la fréquence des plaies vertébromédullaires va croissant : l’instabilité est rare et le principal objectif de la chirurgie est la décompression-parage.

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  • Communication scientifique

    Réseau de prise en charge des traumatisés vertébro-médullaires

    Multicenter study of patients with acute spinal cord injury

    La revue très systématisée de 417 observations en provenance de trente huit centres différents et concernant 317 hommes et 100 femmes a été réalisée selon un protocole d’étude précis en vingt et un points, concernant non seulement les niveaux lésionnels et en particulier le score ASIA initial et au recul, mais aussi les divers éléments de la phase pré hospitalière (circonstances de l’accident, transports, durée) et de la phase hospitalière avec les divers examens complémentaires, les diverses données de l’acte chirurgical et son résultat un an après le traumatisme (jugé trop précoce par l’auteur). Pour les deux années d’inclusion dans ce protocole précis, 1738 dossiers ont été consultés, mais seulement 417 dossiers ont été retenus, ce qui représente 25 % du nombre de cas estimé sur les deux années en France . Les résultats démontrent clairement, mises à part les données épidémiologiques connues, que des gestes simples tels que l’immobilisation immédiate du blessé et le recours aux amines pressives pour le maintien d’une pression artérielle moyenne (PAM) suffisante en limitant le remplissage vasculaire deviennent la règle appliquée par tous. Elle souligne le fait que les hospitalisations intermédiaires retardent la prise en charge chirurgicale. Elle montre enfin que toutes les lésions sont susceptibles d’amélioration. La décompression chirurgicale précoce est un facteur favorisant cette récupération : seuls les patients porteurs de lésions cervicales incomplètes qui n’ont pas été opérés n’ont présenté aucune amélioration du score ASIA moteur.

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  • Communication scientifique

    Les réparations chirurgicales des lésions de la moelle épinière

    Surgical repair of spinal cord injuries

    La section de la moelle épinière est une lésion irréversible. Les axones provenant des cellules mères du cerveau, lors de la repousse après leur section, n’avancent pas vers les motoneurones périphériques. La raison de cette « non-permissivité » au passage de la cicatrice médullaire n’est pas encore claire. Ce travail décrit les tentatives de l’auteur de franchir cet obstacle cicatriciel médullaire grâce à une recherche sur les rats et sur les singes menée par différents protocoles chirurgicaux. Le dernier en date utilise une greffe de nerf sciatique autologue permettant de connecter la substance blanche latérale de la moelle en amont de la lésion directement aux nerfs périphériques propres des muscles paralysés. L’opération a aussi été exécutée sur des êtres humains : volontaires, pleinement informés, atteints d’une section totale de la moelle entre T8 et T11. Le premier cas clinique, opéré par connexion du moignon proximal de la moelle avec les nerfs périphériques, a obtenu une déambulation rudimentaire, fatiguante, mais efficace. La première patiente opérée peut marcher avec des cannes tripodes. La connexion fonctionne, bien que les neurones d’origine des fibres motrices proviennent des régions cérébrales différentes. Ces cellules s’activent simultané- ment et donnent la contraction sélective des différents muscles. Les muscles répondent même si le motoneurone central utilise comme neuro-transmetteur le glutamate (tandis que la plaque motrice normale utilise des récepteurs pour l’acétylcholine). L’analyse par immunoblot de l’ChAT, VAChT, Vglut-1, GluR1 et GluR2 des muscles a montré l’évidence que les récepteurs des plaques motrices passent des Acetilcholinergiques aux Glutamatergiques.

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  • Communication scientifique

    Les améliorations chirurgicales tardives de la fonction des membres supérieurs par transferts tendineux

    Surgical rehabilitation of upper limb function by tendon transfer in tetraplegia

    Les patients victimes d’une tétraplégie traumatique présentent une paralysie des membres supérieurs dont l’étendue est variable en fonction du niveau de la lésion médullaire cervicale, responsable d’une limitation fonctionnelle parfois considérable. Depuis une vingtaine d’années on a entrepris d’améliorer la fonction de leurs membres supérieurs par des interventions chirurgicales basées essentiellement sur les transferts tendineux, complétés par des ténodèses, et certaines arthrodèses. Cette chirurgie, pratiquée un an minimum après le traumatisme, permet, en fonction du niveau lésionnel, d’améliorer de façon conséquente la fonction et donc l’autonomie de ces patients. On estime à 60-70 % le nombre des patients tétraplégiques qui peuvent bénéficier d’une chirurgie fonctionnelle au niveau des membres supérieurs [1].

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  • Communication scientifique

    La rééducation et la réadaptation des blessés médullaires

    Rehabilitation of spinal cord injury patients

    L’espérance de vie des blessés médullaires s’est améliorée de façon linéaire depuis cinq décennies, mais reste inférieure à celle de la population normale. Cette amélioration est liée à une meilleure connaissance physiopathologique de ce tableau de déficiences multisystémiques et à l’application de programmes de soins spécifiques et codifiés. Prévenir les complications, développer les capacités fonctionnelles restantes en fonction du niveau de l’atteinte, assurer l’insertion de ses blessés dans la société et un suivi systématique tout au long de leur vie sont les objectifs princeps de la prise en charge. Ceci ne peut se concevoir qu’au sein d’unités spécifiques, véritable pivot et chef d’orchestre de cette prise en charge qui doit être multidisciplinaire.

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  • Communication scientifique

    Conclusion

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  • Communication scientifique

    L’épissage alternatif : une nouvelle cible pharmacologique aux potentialités thérapeutiques très larges

    Alternative splicing : a novel pharmacological target with wide therapeutic potential

    L’épissage alternatif est un processus qui permet, à partir d’une séquence génomique unique, de produire plusieurs ARN messagers correspondant à des protéines distinctes. Autrefois considéré comme exceptionnel, l’épissage alternatif est maintenant la règle chez les organismes supérieurs et notamment l’homme où il constitue la base moléculaire de nombreuses pathologies. Il s’appuie sur un mécanisme très flexible de sélection des sites d’épissage qui implique la reconnaissance de séquences régulatrices sur l’ARN pré- messager par des protéines stimulatrices spécifiques ou au contraire par des répresseurs. Cette interaction ARN-protéine définit deux cibles thérapeutiques potentielles qui ont été inégalement explorées. La stratégie de masquage des séquences régulatrices par des ARNs anti-sens était la plus évidente et commence à donner lieu à des résultats intéressants. Entièrement nouvelle est celle que nous développons actuellement et qui consiste à cibler les protéines activatrices par des molécules chimiques. A partir de la chimiothèque de l’Institut Curie, nous avons repéré plusieurs de ces molécules, toutes appartenant à la famille des dérivés de l’indole, dont certaines sont capables d’inhiber les effets stimulateurs de plusieurs protéines activatrices individuelles.

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  • Communication scientifique

    Tomographie par Emission de Positons (TEP) au FDG et cancer du sein

    FDG (18 Fluorodeoxyglucose) Positron Emission Tomography and Breast Cancer

    La Tomographie par Émission de Positons (TEP) est une technique d’imagerie scintigraphique métabolique. Elle nécessite l’administration d’un traceur marqué par un isotope émetteur de positons et l’utilisation d’un appareil dédié à cette modalité. Le FluoroDésoxyGlucose (FDG) est la molécule actuellement la plus couramment utilisée comme traceur en oncologie. Il a la propriété de s’accumuler dans les cellules tumorales en raison d’une augmentation de leur activité glycolytique. Les avantages de la TEP sont essentiellement liés au fait qu’en oncologie, les modifications métaboliques appréciées par cette technique, telle la consommation glucidique avec le FDG, précèdent les modifications morphologiques. Cette technique possède de remarquables performances pour détecter des lésions malignes, mais permet également de caractériser des lésions tissulaires (diagnostic différentiel entre lésions bénignes et malignes, ou entre viabilité tumorale et phénomènes de nécrose ou fibrose induits par les traitements anti-cancéreux). Les appareils de TEP permettent à l’heure actuelle de réaliser un examen corps entier et d’évaluer ainsi l’extension de la maladie néoplasique en une seule procédure. L’apparition récente d’appareils combinant TEP et tomodensitométrie (TDM) a permis d’améliorer la qualité d’interprétation des examens en associant informations anatomiques et métaboliques. Les indications de la TEP au FDG les plus intéressantes dans le cancer mammaire sont le bilan initial de la maladie notamment en cas de forme avancée, l’évaluation de la réponse aux traitements et la suspicion de récidive suspectée cliniquement, biologiquement et/ou par imagerie. En revanche, la TEP n’apparaît pas actuellement adaptée au dépistage, au diagnostic de lésions mammaires ou à l’identification d’une extension axillaire en raison d’une résolution encore limitée (aux alentours de 5 mm) et d’une disponibilité insuffisante.

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  • Rapport

    05-06 Hôpitaux français et urgences collectives dans le domaine civil

    Civilian hospitals in France and collective emergencies

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  • Rapport

    05-07 La première semaine de la vie

    The first week of life

    La première semaine de la vie est une période cruciale pour le nouveau-né. La sortie précoce de maternité est une pratique qui se répand sans que des dispositifs de relais de soins à domicile soient partout organisés. Ceci expose le nouveau-né et sa mère à des risques accrus de morbidité et à des retards de diagnostic, en particulier dans les familles à risque médical ou social. Ce rapport de l’Académie nationale de Médecine, situe le contexte médical de cette première semaine dans ses dimensions physiologiques, pathologiques et organisationnelles. Un rappel chronologique de la physiologie de l’adaptation néonatale permet d’établir que l’autonomie des grandes fonctions ne peut être établie qu’après un délai de 3 à 5 jours après la naissance. Après la revue des principales catégories de troubles susceptibles de mettre le nouveau-né en danger, le contenu d’un suivi néonatal est esquissé. Ce rapport présente comme principales recommandations la surveillance du nouveau-né par des professionnels pendant 5 jours au moins, le caractère individuel et médical de la décision de sortie de maternité, la nécessité d’établir un cahier des charges pour des structures de suivi à domicile, enfin, la non extension du terme au prématuré de moins de 37 semaines d’aménorrhée.

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  • Communiqué

    Du bon usage des antibiotiques

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  • Communiqué

    Recommandations au sujet des traumatismes de la moelle épinière

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  • Communication scientifique

    La prévention du tabagisme passif en France

    Prevention of air pollution by indoor tobacco smoke in France

    L’exposition à la fumée de tabac gêne une majorité de fumeurs et de non-fumeurs. Elle est cause de mort subite du nourrisson, de cancers du poumon et de maladies coronariennes. Au moins 3000 non-fumeurs en décèdent chaque année. La mauvaise application de la loi Evin de 1991 n’a pas permis d’assurer la protection que les non-fumeurs sont en droit d’attendre. Les évolutions des connaissances scientifiques et des opinions publiques française et internationale vont vers l’exigence d’une protection totale des non-fumeurs par une interdiction générale de fumer dans tous les lieux publics et les lieux de travail clos et couverts.

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  • Communication scientifique

    Responsabilité médicale. Etude comparée de l’indemnisation des préjudices corporels en Europe

    Medical liability. Comparative compensation for personnal injury in Europe

    L’harmonisation des principes de responsabilité médicale et d’indemnisation des préjudices corporels faisant suite aux accidents médicaux est réclamée par les institutions européennes. Elle suppose l’étude comparée des systèmes et l’établissement d’un « vocabulaire » commun .

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  • Communication scientifique

    A la recherche du vaccin contre le SIDA

    The quest for an HIV vaccine

    Un grand nombre d’essais de vaccins préventifs contre le VIH/SIDA se sont succédés sans interruption depuis la fin des années 1980. On dénombre aujourd’hui quelque 49 études cliniques de Phase I achevées, deux études de Phase II et deux de Phase III. Au total, plus de 12.000 volontaires ont participé à ces essais, qui ont porté sur plus de 35 produits différents et 14 adjuvants. Aucun des vaccins développés jusqu’ici n’a encore été capable d’induire, de manière significative, des anticorps neutralisants le virus, sans doute parce que les principaux épitopes de neutralisation, qui sont conservés dans toutes les souches de VIH, indépendamment du génotype, sont masqués sur la particule virale et dans les préparations de glycoprotéines d’enveloppe. Deux essais de Phase III faisant appel à la glycoprotéine gp120, l’un aux USA et l’autre en Thaïlande, n’ont montré aucun effet protecteur du vaccin, en dépit d’injections répétées tous les six mois. L’observation que, dans le modèle simien, le taux de virémie (charge virale) et la vitesse d’évolution de la maladie sont contrôlés par la réponse lymphocytaire T CD8+ des animaux, a conduit à développer des vaccins capables d’induire des réponses d’immunité cellulaire. Les plus avancés de ces vaccins sont des vaccins vivants recombinants à base de vecteurs viraux tels le virus de la variole du canari (vecteur ALVAC : phase III en cours en Thaïlande), un adénovirus non réplicatif de sérotype 5 (Phase II aux USA et dans les Caraïbes), ou la souche atténuée « MVA » du virus de la vaccine (nombreuses études de Phase I achevées), administrés tels quels ou en combinaison avec une primovaccination avec de l’ADN nu. Un grand nombre d’autres vaccins à base de vecteurs viraux, d’ADN ou de peptides, sont à l’essai chez le singe. Aucun de ces candidats ne s’est avéré capable de protéger l’animal contre une infection expérimentale, mais la plupart des animaux vaccinés montrent une réduction de 90 à 99 % de leur charge virale, le maintien de leur taux de lymphocytes CD4+ circulants et une durée de vie prolongée de plusieurs années par rapport aux témoins. Ces résultats illustrent le concept de vaccins capables, non pas de prévenir l’infection, mais d’en atténuer les conséquences cliniques et de contribuer à l’établissement d’un équilibre entre l’agent pathogène et son hôte en contrôlant continuellement la réplication du pathogène au sein de l’organisme. L’efficacité de ces vaccins chez l’homme reste à démontrer.

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  • Communication scientifique

    Stress, dépression et plasticité cérébrale : mise au point à partir des études cliniques et expérimentales

    Stress, depression and cerebral plasticity : an update of clinical and experimental findings

    De nouvelles données cliniques, paracliniques et expérimentales sont apparues ces dernières années concernant l’impact des facteurs de stress psychosociaux sur le cerveau et les bases neurobiologiques du stress et de la dépression. Les progrès des neurosciences, de la neuroimagerie fonctionnelle et de la neuropathologie en particulier ainsi que ceux de la biologie moléculaire et cellulaire, permettent de faire de nouvelles hypothèses sur la physiopathologie des états psychiatriques en particulier la dépression.

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  • Communication scientifique

    Oxygène et processus de cicatrisation

    Oxygen and wound healing

    Il est connu de longue date que le déroulement normal du processus de cicatrisation conjonctive est sous la dépendance d’un gradient de pression d’oxygène. Toute hypoxie entraîne un ralentissement, voire un arrêt de ces processus de cicatrisation et favorise le développement d’une infection locale. Si l’hypoxie est le facteur initiateur de la néoangiogenèse, de la migration cellulaire (macrophages, fibroblastes) et de la production des précurseurs du collagène, l’apparition d’un tissu de caractéristiques mécaniques satisfaisantes nécessite des pressions d’oxygène normalisées. Les recherches entreprises ces dernières années ont permis de mieux préciser les mécanismes moléculaires de ces processus. Ces constatations trouvent une application clinique comme par exemple la prise en charge des plaies de cicatrisation difficile (lésions du pied chez les patients diabétiques, ulcères artério-sclérotiques, lésions de radionécrose, etc.) par oxygénothérapie hyperbare. L’évaluation directe ou indirecte des pressions d’oxygène permet, dans ces situations, de sélectionner les patients et de surveiller leur évolution sous traitement.

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  • Communication scientifique

    Une maladie cécitante orpheline : la myopie forte

    A blinding orphan disease : high myopia

    La myopie forte est la cinquième cause de cécité. La cécité myopique est cependant restée jusqu’à présent délaissée car mal comprise, et sans traitement. Le développement récent de l’imagerie a apporté de nouvelles connaissances sur les mécanismes de la perte visuelle, et ouvre la perspective d’options thérapeutiques.

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  • Communication scientifique

    Robotique chirurgicale : jouet ou progrès ?

    Robotic surgery : toy or tool ?

    La télémanipulation a été développée dans l’industrie depuis les années 70. Plus récemment, les bras télémanipulés sont entrés dans la salle d’opération. L’article décrit brièvement l’histoire de la robotique chirurgicale et met en avant les avantages et désavantages pour les patients et pour les chirurgiens. La conclusion plaide pour le développement de la chirurgie robotique, car elle permet de former les jeunes chirurgiens aisément et facilite en partie l’intervention.La robotique chirurgicale est donc plus un progrès qu’un simple jouet.

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  • Communication scientifique

    La mélatonine, pour quoi faire ?

    Melatonin : what for ?

    La mélatonine (N-acétyl-5 méthoxy-tryptamine) est une hormone sécrétée principalement par la glande pinéale ou épiphyse et également produite, mais en beaucoup plus faible quantité, par la rétine. L’enzyme-clé de cette synthèse est la N-acétyl-transférase (NAT) dont l’activité est élevée pendant la phase d’obscurité, ce qui explique l’importante sécrétion nocturne de l’hormone. Le rythme circadien de la mélatonine est généré dans les noyaux suprachiasmatiques, horloge biologique de notre organisme. Cette horloge fonctionne ellemême de façon rythmique et est entraînée par les synchroniseurs de l’environnement. Selon l’heure d’exposition, la lumière a deux effets sur la sécrétion de mélatonine : soit elle supprime totalement la sécrétion de l’hormone, soit elle déplace le pic de sécrétion (ou phase) selon une courbe dite de réponse de phase car l’exposition à la lumière le matin avance la phase alors que dans la soirée elle retarde la phase du rythme. La mélatonine a les propriétés inverses. La mélatonine est donc un transducteur du signal lumineux donnant l’indication à l’organisme de la durée du jour et de la nuit. La mélatonine exogène permet aussi la synchronisation de certains rythmes circadiens comme celui de la température corporelle. En raison de ses propriétés pharmacologiques, la recherche actuelle est centrée sur les propriétés de la mélatonine (et de la lumière) comme agent de resynchronisation dans différentes situations de désynchronisation telles que le vieillissement, le travail posté, le travail de nuit, les syndromes du sommeil avec avance ou retard de phase, les décalages horaires liés aux vols transméridiens (jet-lag), … Par ailleurs les fortes propriétés antioxydantes (supérieures à celles de la vitamine E) et oncostatiques de l’hormone suggèrent un rôle dans les cas où sa sécrétion est bloquée, en particulier par la lumière, comme chez les personnes travaillant exclusivement la nuit (et donc exposées à la lumière) et sur une longue durée pour lesquelles le risque relatif de cancer du sein a été trouvé significativement plus élevé (RR compris entre 1,1 et 1,6 avec p. < 0,05) dans trois études épidémiologiques récentes. D’autres études sont cependant nécessaires pour valider ces résultats.

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  • Communication scientifique

    Les effets myocardiques du monoxyde d’azote, NO. Données cliniques et expérimentales

    Myocardial effects of nitric oxide, NO. Clinical and experimental evidence

    Les effets vasodilatateurs du monoxyde d’azote, NO, sont bien documentés. Ses effets directs sur la contraction cardiaque sont par contre moins connus et, en partie, controversés. Ce travail fait suite à une série d’articles au cours desquels nous avons démontré l’existence d’une redistribution des isoformes de la NO synthase, après un infarctus chez le rat âgé et dans l’insuffisance cardiaque, IC, terminale chez l’homme [4, 5]. Cette redistribution est due à une translocation de la nNOS1 depuis le reticulum sarcoplasmique vers les cavéoles de la membrane externe grâce aux interactions existant entre cet enzyme et la cavéoline 3 (qui est un marqueur des cavéoles), suggérant que la nNOS1 puisse avoir, à ce niveau, un effet sur l’inotropisme et jouer donc un rôle dans la physiopathologie de l’IC. Les cavéoles sont également le site où se situent les récepteurs β -adrénergiques. Les conséquences physiologiques de la translocation de la nNOS1 ont été étudiées sur un modèle expérimental d’infarctus du myocarde avec IC chez le rat adulte. La fonction myocardique est étudiée avant et après stimulation adrénergique à la fois ex vivo sur cœur isolé et in vivo au moyen d’une sonde Millar. — On retrouve chez le rat, comme c’était le cas chez l’homme, une augmentation de la nNOS1 associée à une translocation vers les cavéoles du sarcolemme, et à une augmentation de la cavéoline-3, confirmant qu’il s’agit bien d’un processus propre à l’IC terminale quel que soit le modèle. — Dans l’IC, l’élastance ventriculaire (qui est une mesure de contractilité indépendante de la charge), E (en mmHg/ es µ L), est réduite, et la constante temps de la relaxation, τ , est prolongée. — Dans les conditions basales, chez les contrôles, l’inhibition spécifique de la nNOS1 par le L-VNIO augmente E de 33 % et la es constante de relaxation 17 %, elle est sans effet dans l’IC. La réponse à une stimulation adrénergique est atténuée dans l’IC, ce qui est bien connu. Le résultat majeur de ce travail est que l’inhibition pharmacologique de la nNOS1 par le L-VNIO ex vivo ou par le SMTC in vivo corrige totalement cette anomalie. La translocation de la nNOS1 joue donc un rôle majeur dans la régulation autocrine de la contractilité dans l’IC, c’est probablement le déterminant biologique majeur de l’atténuation de la réponse adrénergique si caractéristique de l’IC.

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  • Communication scientifique

    Place des dermatoses neutrophiliques dans la pathologie neutrophilique. A propos de 31 cas

    Neutrophilic dermatosis and neutrophil disorders. A study of 31 clinical cases

    Le terme maladies neutrophiliques est retenu pour identifier un groupe d’affections, dont la plupart sont des dermatoses, définies par une accumulation tissulaire de polynucléaires neutrophiles en l’absence de germes microbiens. Les maladies neutrophiliques, dermatoses et manifestations extra-cutanées associées ou souvent isolées, partagent plusieurs caractères qui permettent ce regroupement bien que la traduction clinique de la présence d’un infiltrat composé essentiellement de polynucléaires neutrophiles soit différente : — association presque systématique à un certain nombre d’affections parmi lesquelles des maladies inflammatoires du tube digestif, diverses affections hématologiques et rhumatologiques ; — augmentation des IgA sériques monoclonales ou non, — sensibilité indiscutable vis-à-vis des drogues agissant sur le polynucléaire. Par contre, différentes affections où il existe aussi des dépôts de polynucléaires ne sont pas intégrées dans le concept « pathologie neutrophilique », car elles ne partagent pas ces trois critères. Des manifestations non neutrophiliques mais accompagnant presque systématiquement la pathologie neutrophilique, doivent impérativement être toujours recherchées en raison de leur fréquence, mais aussi parce qu’elles déterminent le pronostic. En revanche, les dermatoses neutrophiliques en elles-mêmes ont une évolution souvent chronique et récidivante par poussées sans caractère de haute gravité, chaque poussée pouvant régresser spontanément après un certain délai. Les interrogations sont nombreuses : peut-on regrouper des affections souvent très différentes ? Quelle est l’origine de cette accumulation de polynucléaires ? Nous avons pu recenser au cours de ces cinq dernières années 31 patients atteints de différentes dermatoses neutrophiliques, et souhaitons proposer une synthèse à partir de nos propres travaux publiés et des données retrouvées dans la littérature.

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  • Communication scientifique

    Schizophrénies : actualités étiopathogéniques et cliniques

    Schizophrenic disorders : current etiologic and clinical knowledge

    Diverses anomalies cérébrales concomitantes des troubles schizophréniques sont aujourd’hui identifiées : signes neurologiques certes mineurs et peu spécifiques, anomalies cognitives et neurophysiologiques. En outre, les données de l’imagerie cérébrale ont permis d’observer des anomalies précoces telles des anomalies de la gyration. Ces particularités sont également retrouvées chez des apparentés indemnes de symptômes schizophréniques. Ceci pose la question des déterminants d’un passage de l’état de vulnérabilité à celui de trouble avéré. Les études de biologie moléculaire ont mis en évidence des anomalies dans l’expression de facteurs impliqués dans la plasticité cellulaire ou au niveau de protéines structurales : reeline, GAD, BDNF, gène du D3-R. Tous ces résultats ont réorienté les études du génome difficiles à répliquer à partir de phénotypes aussi hétérogènes que la maladie elle-même. Les recherches tentent désormais d’identifier des caractéristiques phé- notypiques dont le déterminisme génétique est plus simple que celui de la maladie : modulation de l’onde P50, gène de la COMT, du BDNF ou d’autres protéines. La question posée étant désormais celle de l’identification d’indices de vulnérabilité et des mécanismes de transition pour accéder à une prévention efficace.

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  • Rapport

    05-05 Sur la demande d’autorisation d’exploiter, en tant qu’eau minérale naturelle, telle qu’elle se présente à l’émergence et après transport à distance, l’eau du captage « Borro » situé sur la commune de Saint-LarySoulan (Hautes-Pyrénées)

    Une situation d’urgence collective est la conséquence d’un évènement inopiné, inhabituel et brutal entraînant des conséquences humaines graves , que ce soit par le nombre de victimes ou la gravité des atteintes de quelques victimes, tandis qu’apparaît l’inadéquation des besoins réels et des moyens disponibles. Les causes sont multiples, naturelles, techniques, épidémiques, terrorisme. La prise en charge initiale doit être extra-hospitalière pour les situations les plus graves. ( poste médical avancé ou aide médicale urgente sur place). L’organisation doit être envisagée sur un plan régional. Le siège du Samu régional doit être un Centre Hospitalier Universitaire. Le Samu doit coordonner les postes médicaux avancés, le transport et la répartition des victimes pour éviter la surcharge des hôpitaux. Les hôpitaux doivent toujours être accessibles par route et par air (hélicoptère) et ils doivent toujours être protégés contre les catastrophes afin de pouvoir rester en fonction quoi qu’il arrive. Il faut envisager de meilleures conceptions architecturales que celles actuelles. Dans chaque centre de soins un médecin coordonnateur , désigné par ses pairs, doit assurer le triage à l’entrée et prendre la direction exécutive de l’Hôpital pendant les premières heures de la crise. Dans chaque hôpital le plan d’urgence (plan blanc) doit être tenu à jour et régulièrement actualisé sous l’autorité du médecin coordinateur . Organisés sous sa responsabilité, des exercices doivent avoir lieu annuellement au moins. Des hôpitaux

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  • Communiqué

    Renforcement de la prévention des accidents majeurs d’athérosclérose coronarienne prématurée avant 50 ans. Nécessité d’un dépistage systématique sanguin des anomalies glucido-lipidiques chez les jeunes des deux sexes, avant 20 ans

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  • Communiqué

    Boissons alcooliques : l’impérieuse nécessité d’améliorer le dépistage et l’accompagnement des consommateurs à risque. Contribution aux objectifs no 1 et 2 de la Loi relative à la politique de Santé Publique du 9 août 2004

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  • Communication scientifique

    Thérapie génique des déficits immunitaires sévères : preuve de principe d’efficacité et problèmes soulevés. Thérapie génique, déficits immunitaires, rétrovirus, lentivirus, génome

    Gene therapy of severe combined immunodeficiency disease : proof of principle of efficiency and safety issues. Gene therapy, primary immunodeficiencies, retrovirus, lentivirus, genome

    Les défauts génétiques de développement des lymphocytes T (déficits immunitaires combinés sévères-DICS) sont apparus comme des maladies modèles pour la thérapie génique. L’utilisation ex vivo de vecteurs rétroviraux a permis l’introduction et l’expression de gènes thérapeutiques dans les précurseurs médullaires des patients atteints de DICS : le DICS lié à l’X et le déficit en adénosine deaminase (ADA). Respectivement 15/16 patients atteints de DICS lié à l’X et 4/4 patients atteints de déficits en ADA ont bénéficié de cette thérapeutique. La correction du déficit immunitaire est observée sur une période s’étendant maintenant sur six ans pour les premiers patients traités. Ces résultats démontrent la remarquable efficacité de cette méthode. Toutefois, trois patients traités pour DICS lié à l’X ont développé une complication sévère caractérisée par une prolifération clonale lymphocytaire s’apparentant à une leucémie. Un des trois patients en est décédé. Le mécanisme de cette complication est lié à l’insertion de la copie provirale du vecteur à proximité de protooncogènes et à l’existence d’un effet enhancer du LTR rétroviral sur ce proto oncogène. Des modifications des vecteurs dans lesquels l’effet enhancer du LTR est inactivé devraient permettre d’utiliser avec la même efficacité cette thérapeutique tout en en réduisant les risques.

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  • Communication scientifique

    Mucoviscidose : y a-t-il des alternatives aux thérapies géniques ?

    Cystic Fibrosis : Chemical Drugs to cure Genetic Diseases

    La mucoviscidose est la maladie génétique létale la plus répandue dans la population caucasienne. Les efforts considérables accomplis dans le domaine de la thérapie génique n’ont pas pour l’instant apporté de solution satisfaisante. À partir de l’observation d’un cas clinique surprenant, nous avons ébauché une approche consistant, par l’utilisation d’un traitement de type anti-cancéreux, à activer l’expression de protéines de la famille des transporteurs ABC, très proches de la protéine déficiente CFTR, et pouvant restaurer des fonctions communes.

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  • Communication scientifique

    Prédispositions génétiques aux cancers

    Hereditary predisposition to cancer

    Le cancer est une maladie résultant de la transformation maligne des cellules portant des altérations complexes de leur génome. À cet égard c’est une maladie génétiquement déterminée. La grande majorité de cancers sont des conditions sporadiques non héritables, les changements génétiques étant acquis par des cellules somatiques lors de l’exposition aux agents génotoxiques. Il existe des formes héréditaires de la plupart des types de cancer qui se manifestent par des agrégations familiales de cas. Ces formes qui représentent 2 à 5 % de l’ensemble des cancers résultent de la transmission de mutations germinales qui augmentent considérablement le risque de cancer pour des individus porteurs. Au cours des quinze dernières années les cancers héréditaires ont soulevé un intérêt considérable au sein des communautés scientifiques et médicales.

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  • Autre

    Conclusion de la séance du 10 mai 2005

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