Articles du bulletin

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3355 résultats

  • Communication scientifique

    Conclusion

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  • Communication scientifique

    Le traitement de l’azoospermie excrétoire. La chirurgie face à la biologie

    Excretory azoospermia. Current appraisal of the treatment

    L’azoospermie excrétoire relève d’une stratégie thérapeutique qui est aujourd’hui très efficace, comportant deux modalités d’action complémentaires, très différentes à la fois dans leur conception et leur réalisation pratique. La chirurgie de reperméabilisation du tractus séminal est la méthode ancienne, aux résultats bien connus, validés et reproductibles aux conditions d’une technique opératoire sophistiquée impliquant la microchirurgie. L’introduction récente de l’assistance biologique à la procréation, d’efficacité régulièrement croissante, offre d’ores et déjà des possibilités de traitement complémentaires, voire opposables à ceux de la chirurgie dans certaines situations, au-delà des seules contre-indications opératoires. L’évolution de la stratégie thérapeutique est analysée selon les données de notre expérience personnelle et de la littérature.

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  • Communication scientifique

    De la génomique à la post-génomique : un retour aux origines ?

    From genomics to post-genomics : back to the origins ?

    L’objectif de cette revue est de souligner la multiplicité et l’importance, physiologique et pathologique, des niveaux de régulation de l’expression des gènes qui interviennent posté- rieurement à l’étape d’initiation de la transcription. Celle-ci n’est en effet que le premier pas, certes décisif, d’une longue cascade d’évènements de régulation qui vont aboutir à la production sélective des messagers fonctionnels appropriés à la nature des cellules et à leurs besoins instantanés. Au travers de ce long parcours, dont seules quelques étapes seront étudiées ici, elle s’attachera à souligner le rôle central de l’ARN, non seulement comme substrat mais comme acteur de sa propre régulation. L’accent sera mis sur les liens très nombreux existant avec la pathologie et jusqu’aux développements thérapeutiques dont l’ARN pourrait être la cible privilégiée. Enfin, elle aura cherché à montrer la pérennité des questions fondamentales posées depuis presque un demi-siècle et pour lesquelles la génomique aura fourni, à défaut de concepts nouveaux, la base de données et les outils indispensables pour entrer dans l’immense champ de la génomique fonctionnelle, seule capable d’apporter des réponses exploitables en thérapeutique.

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  • Communication scientifique

    Le diagnostic génétique préimplantatoire : premier bilan du groupe parisien

    Preimplantation Genetic Diagnosis : update

    Le travail rapporte l’expérience parisienne du diagnostic génétique préimplantatoire (DPI). Cinquante-neuf couples ont été pris en charge de janvier 2000 à juillet 2001 au cours de 71 cycles. Les ovocytes recueillis ont été inséminés par injection intracytoplasmique de spermatozoïde et les embryons biopsiés au troisième jour de leur développement. L’analyse génétique a été effectuée le jour de la biopsie et la majorité des transferts embryonnaires ont eu lieu le quatrième jour post fécondation. Au cours des 71 cycles, 872 ovocytes ont été recueillis dont 731 étaient compatibles avec une injection intracytoplasmique de spermatozoïde. Parmi les 505 embryons obtenus, 421 ont été biopsiés et un résultat génétique a été obtenu pour 312 (74 %) d’entre eux. Cent vingt-sept embryons ont été transférés au cours de 58 transferts. Dix-huit grossesses biologiques et 12 cliniques ont été obtenues (7 uniques, 4 gémellaires et une triple). Seize enfants sont nés. Le DPI prend désormais sa place parmi les choix proposés aux couples à risque de transmission d’une maladie génétique de particulière gravité et incurable au moment du diagnostic.

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  • Information

    L’évolution de l’imagerie médicale en 2001

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  • Communication scientifique

    Sur l’épidémiologie de la cryptosporidiose humaine

    About the epidemiology of human cryptosporidiosis

    L’émergence de la cryptosporidiose dans l’océan de la pathologie a suscité nombre de travaux. Nous proposons une synthèse de ceux qui ont étudié l’épidémiologie de la maladie : caractères des parasites, espèces et génotypes isolés chez l’Homme, modalités de la dissémination des éléments infectants et de la contamination, réceptivité et sensibilité des personnes exposées au risque. De cette étude, ressortent des mesures de prophylaxie.

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  • Communication scientifique

    Résultats français de l’enzymothérapie substitutive dans la maladie de Gaucher

    Enzyme replacement therapy for Gaucher disease. The French study

    La maladie de Gaucher est une affection génétique de transmission autosomique récessive liée à un déficit partiel en β glucocérébrosidase lysosomale. Le déficit enzymatique entraîne l’accumulation de glucocérébrosides dans les macrophages du foie, de la rate et de la moelle osseuse, avec apparition d’un hypersplénisme. Les patients atteints de maladie de Gaucher ont été classés en 3 types. Le type I est le plus fréquent, les troubles neurologiques sont l’apanage des types II et III. L’enzymothérapie avec une glucocérébrosidase extraite du placenta (cérédase) ou fabriquée par recombinaison génétique (cérézyme) est active dans les types I et représente le traitement de référence administré à plusieurs milliers de malades dans le monde. L’enzymothérapie permet d’éviter la transplantation médullaire et a pratiquement éliminé la nécessité de la splénectomie. Nous rapportons ici les résultats de l’étude française qui intéresse 108 patients de type I, adultes et enfants. La dose initiale est de 30 à 60 U/kg administrée tous les 15 jours. La fatigue, les manifestations viscérales ou hématologiques sont très améliorées chez les patients atteints de forme grave. Les améliorations osseuses sont beaucoup plus lentes à apparaître. Chez l’enfant, les symptômes sont d’autant plus sévères que la maladie se révèle tôt, justifiant un traitement précoce avant l’apparition de dommages irréversibles. L’enzymothérapie est inefficace dans le type II. Il est possible que les dégâts neurologiques dans le type III soient améliorés par le traitement enzymatique. La maladie de Gaucher est aussi une excellente candidate pour la génothérapie.

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  • Information

    Fédération des Académies de Médecine et des Institutions Similaires de l’Union européenne

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  • Communiqué

    Sur les cellules souches embryonnaires humaines en médecine « régénératrice »

    On the use of human embryonic stem cells in regenerative medical activity

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  • Communication scientifique

    La spécificité de la psychiatrie de l’adolescent

    The specificity of adolescent psychiatry

    La psychiatrie de l’adolescent est une discipline nouvelle qui concerne des questions essentielles de santé publique et de santé individuelle : tentative de suicide, consommation de produits et toxicomanie, conduite à risque, comportement violent et transgressif, émergence anxieuse et dépressive, troubles du comportement alimentaire. Tels sont quelques-unes de ces conduites les plus caractéristiques qui émergent à cet âge et risquent de se fixer puis de persister à l’âge adulte. Médecine d’un sujet en développement, la psychiatrie de l’adolescent tire son originalité de la relation de soin très particulière à cet âge qui orientera durablement la capacité à prendre soin de soi. Ce travail introductif cherche à démontrer la spécificité et l’originalité de cette discipline nouvelle.

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  • Communication scientifique

    Étude génétique, épidémiologique et clinique du cancer de la prostate familial

    Epidemio-genetics and clinical aspects of familial prostate cancer

    Le cancer de la prostate (CaP) est le plus fréquent des cancers de l’homme de plus de 50 ans et sa fréquence augmente avec l’âge. Son incidence croissante est liée au vieillissement de la population. Différentes études épidémiologiques ont observé une agrégation familiale dans 15 à 25 % des cas et une prédisposition génétique de type autosomique dominant ou liée à l’X dans 5 à 10 % des cas. Les aspects cliniques et évolutifs des CaP familiaux restent controversés. Objectifs : Réaliser une étude épidémio-génétique du cancer de la prostate familial : (1) une analyse génétique par la recherche de gènes de prédisposition, (2) une étude épidémiologique de la prévalence des cancers associés dans la généalogie, du modèle de transmission, et (3) une étude clinique. Méthodologie et résultats : (I) à partir d’une collecte nationale (Étude « ProGène ») de familles avec au moins 2 cas de CaP nous avons réalisé une analyse de liaison génétique et identifié PCaP (Prédisposant au Cancer de la Prostate) en 1q42.2-4 3 ; (II) à partir d’une étude généalogique systématique de 691 patients (CaP+), nous avons observé : (1) 14,2 % de formes familiales et 3,6 % de formes héréditaires, (2) une augmentation du risque de cancer du sein chez les apparentées du 1er degré des patients (CaP+) dans les formes familiales par rapport aux formes sporadiques et dans les formes précoces de CaP (< 55 ans) par rapport aux CaP tardifs ([dG] 75 ans), (3) un modèle de transmission autosomique dominant avec dépendance résiduelle frèrefrère, (4) l’absence de particularité clinique et biologique, en dehors d’un âge de survenue précoce dans les formes héréditaires. Conclusion : (1) l’identification d’un locus de prédisposition permet d’envisager le clonage d’un gène prédisposant en 1q42.2-43 afin de proposer à terme un dépistage génétique dans les familles à risque et d’étudier des recherches de corrélations génotype/phénotype ; (2) le modèle de transmission permet d’affiner les études de liaison génétiques ; (3) l’absence de particularité clinique et biologique permet de préciser la prise en charge et le suivi des formes familiales qui apparaissent superposables aux formes sporadiques, hors la survenue précoce (5 à 10 ans plus tôt). Cela nous a conduit à proposer la généralisation d’un dépistage plus précoce de l’affection dans les familles à risque.

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  • Communiqué

    Ionisation des aliments

    Food irradiation

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  • Communication scientifique

    Tolérance orthostatique après vol spatial et simulation d’impesanteur par alitement prolongé

    Orthostatic tolerance after spaceflight or simulated weightlessness by head-down bed-rest

    Les modifications cardiovasculaires, spécialement l’intolérance orthostatique (IO), sont bien connues au retour des vols spatiaux ou après des simulations par alitement prolongé (décubitus). Les mécanismes, à leur origine, sont discutés. Dans le but de mieux les connaître nous avons comparé l’intolérance orthostatique après 42 jours d’alitement chez 7 sujets et après vol spatial d’une durée variant entre 90 et 198 jours chez 10 cosmonautes. Ces études ont été réalisées au cours d’un test d’orthostatisme actif (stand test) de 10 minutes (précédé d’une phase allongée de 10 minutes puis assise de 5 minutes). Dans les deux groupes, la mesure de la pression artérielle a été faite par pléthysmographie transcutanée (Finapres ®) et l’ECG recueilli pour la détermination de l’intervalle RR. Ceci nous a permis de réaliser une analyse spectrale de l’intervalle RR et de déterminer les index sympathique et parasympathique ainsi que le baroréflexe spontané. Chez les cosmonautes, un sujet (sur les dix) a présenté un malaise vaso-vagal, et deux ont demandé l’arrêt du test. Chez les sujets ayant participé au décubitus, quatre (sur sept) ont présenté des signes obligeant à l’arrêt du test (un malaise vaso-vagal, une tachycardie, deux hypotensions). Dans les deux groupes on a mis en évidence une tachycardie au repos, une baisse de l’index parasympathique et un abaissement de la pente baroréflexe. Ces résultats permettent d’affirmer que si les deux groupes ont une intolérance orthostatique, les mécanismes en sont légèrement différents (importance des troubles vestibulaires chez les astronautes, ce qui n’est pas le cas chez les sujets alités). Pourtant, dans les deux conditions, la tachycardie orthostatique posturale (POTS) est retrouvée. Le pourcentage d’IO est de 30 %. La durée du vol spatial n’est pas un élément déterminant. Nous n’avons, par ailleurs, aucun élément permettant de prédire cette IO, ce qui était l’un des buts du travail.

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  • Communication scientifique

    Les récepteurs nucléaires de l’acide rétinoïque : une base moléculaire commune pour le cancer du foie et les leucémies aiguës promyélocytaires

    Retinoic Acid Nuclear Receptors : a Common Molecular Basis for Liver Cancer and Acute Promyelocytic Leukemia

    Notre équipe fut à l’origine de la découverte de réarrangements survenus dans les gènes des récepteurs de l’acide rétinoïque en relation avec le processus tumoral chez l’homme. Etudiant les mécanismes moléculaires de la carcinogenèse hépatique associée à l’infection par le virus de l’hépatite B (HBV), nous avons pu démontrer que ce virus peut jouer le rôle de mutagène insertionnel. Ces travaux permirent, d’autre part, de découvrir le premier gène (RARB β ) codant pour un récepteur de la vitamine A active : l’acide rétinoïque. En collaboration avec L. Degos, nous avons par la suite démontré l’existence d’une altération systématique d’un autre récepteur de l’acide rétinoïque, RAR α , dans les leucémies aiguës promyélocytaires (LAP). Les travaux les plus récents de notre équipe ont permis d’impliquer un nouvel organelle subnucléaire, les corps nucléaires PML, dans la pathogenèse des LAP, soulignant l’importance de la compartimentalisation fonctionnelle du noyau dans la cellule normale et pathologique.

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  • Information

    Recherche à bord de la Station Spatiale Internationale

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  • Information

    Colloque international « Cellules souches et thérapie cellulaire » organisé par l’Académie des Sciences en liaison avec l’Académie nationale de médecine et The Academy of Medical Sciences of the United Kingdom, les 25, 26 et 27 mars 2002

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  • Communication scientifique

    Pathogénie de la pré-éclampsie : rôle du PPAR γ dans l’invasion trophoblastique

    Abnormal trophoblast invasion in pre-eclampsia : involvement of PPARγ

    La prééclampsie est une complication majeure de la grossesse. Son diagnostic est clinique au deuxième trimestre de la grossesse ; il est caractérisé par l’association d’une hypertension artérielle et d’une protéinurie. L’étiologie de la prééclampsie est d’origine placentaire. Le

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  • Communication scientifique

    Notions récentes sur la cancérogenèse intestinale, leurs implications dans le dépistage du risque génétique et l’action préventive des anti-inflammatoires non stéroïdiens

    Colorectal carcinogenesis, an overview : its implication in genetic risk diagnosis and primary prevention by non steroidal anti-inflammatory drugs

    Pour l’ensemble de la population française, le cancer colorectal est la tumeur maligne la plus fréquente. Deux mécanismes de cancérogenèse doivent être distingués. Les tumeurs par instabilité chromosomique sont la conséquence d’une suite de réarrangements qui provoquent le passage par étapes de la muqueuse normale à l’adénome, puis au cancer. Les cancers colorectaux relèvent de ce mécanisme dans 85 % des cas, ils sont localisés de préférence sur le côlon gauche. Les tumeurs par instabilité génique ou nucléotidique sont provoquées par une défaillance des systèmes de réparation de l’ADN et ses conséquences sur les oncogènes et les gènes suppresseurs. L’instabilité génique explique 15 % des cancers, localisés de préférence sur le côlon droit. Le gène APC (adenomatous polyposis coli) intervient au stade initial sur les deux voies de la cancérogenèse. Il joue un rôle suppresseur en évitant l’accumulation de β -caténine dans le noyau cellulaire où elle entraîne la prolifé- ration. Environ 5 % des cancers colorectaux se développent dans des familles à très haut risque par Polypose Adénomateuse Familiale (PAF) ou par syndrome du cancer du côlon familial sans polypose (HNPCC). La PAF est caractérisée par une mutation constitutionnelle d’un des allèles du gène APC. Une mutation acquise sur l’allèle sauvage déclenche le processus. Le phénotype de la maladie dépend de la localisation de la mutation. Le dépistage de la mutation dans une famille permet de ne soumettre que les porteurs à une surveillance astreignante. La localisation de la mutation apporte des arguments dans le choix du traitement. Le syndrome HNPCC est suspecté sur des critères généalogiques. Ces tumeurs relèvent de l’instabilité nucléotidique, un test biologique permet de la déceler. Les mutations sur les gènes de réparation de l’ADN en sont responsables, deux d’entre eux (MSH2, MLH1) sont principalement en cause. D’autres tumeurs malignes (endomètre, appareil urinaire) sont souvent associées chez un même individu et dans la famille. Les sujets porteurs de mutation ou suspects doivent être soumis à un programme de surveillance. Les anti — inflammatoires non stéroïdiens (AINS) possèdent une action antitumorale. D’abord reconnue sur des modèles animaux, l’action sur les tumeurs intestinales a été démontrée pour la première fois chez l’homme dans la Polypose Adénomateuse Familiale. Des études épidémiologiques montrent que les propriétés suppressives et/ou préventives sur les tumeurs de l’intestin concernent aussi les formes communes. Le mécanisme de l’action antitumorale fait intervenir l’inhibition de la cyclo-oxygénase (COX) et aussi des mécanismes indépendants. Les inhibiteurs spécifiques de COX 2 ont des propriétés antitumorales analogues à celles des AINS sans entraîner d’effet indésirable sur la muqueuse gastrique.

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  • Rapport

    Animaux dans la ville et santé publique

    Companion animals and urban public health

    A la demande du Conseil de la Ville de Paris, l’Académie nationale de médecine a conduit une réflexion sur les effets en matière de santé publique, de la présence d’animaux dans les villes, s’agissant des animaux d’espèces dites de compagnie (chiens, chats, etc.) ou commensales (pigeons, étourneaux… et plus récemment renards, fouines etc.). La France est le pays qui héberge — proportionnellement à sa population humaine — le plus grand nombre d’animaux de compagnie (52,3 millions en 1999, dont 8,1 millions de chiens et 8,7 millions de chats, lesquels, pour plus d’un tiers, vivent en milieu urbain). Au nombre des aspects bénéfiques, le rôle très favorable d’une présence animale de proximité, notamment aux âges extrêmes de la vie, est souligné. Facteur d’équilibre et d’éveil pour l’enfant auquel elle permet de percevoir directement les grandes étapes de la vie et les faits essentiels du monde vivant, cette présence est le seul lien social et affectif que conservent des personnes âgées ou esseulées. Ce rôle bénéfique apparaît dans l’assistance que dispensent les chiens aux mal voyants, handicapés moteurs… Enfin, la présence animale peut être un adjuvant de certaines thérapeutiques. On ne saurait passer sous silence l’intérêt économique des activités commerciales et de soins générées par les animaux de compagnie. A l’inverse, la présence d’animaux n’est pas sans créer des risques et provoquer des nuisances. Le risque sanitaire est lié à la transmission possible d’agents infectieux et parasitaires, ainsi qu’à des intolérances par allergie aux sécrétas, excrétas et productions cutanées des animaux. Il appartient aux vétérinaires et aux médecins, en étroite collaboration, d’informer les possesseurs d’animaux. S’agissant des espèces animales traditionnelles, le risque zoonotique, infectieux et parasitaire, est bien maîtrisé ; en revanche s’agissant des nouveaux animaux de compagnie (certaines espèces de primates, reptiles, oiseaux exotiques, insectes…) le risque est moins contrôlable. A côté du risque zoonotique, la nuisance le plus souvent dénoncée résulte des déjections animales, déposées sur la voie et dans les lieux publics. En raison de la surpopulation animale mais aussi de l’incivisme de nombreux possesseurs d’animaux, elle constitue un sujet d’insatisfaction voire de rejet pour de nombreux citadins et engendre une lourde tâche pour les municipalités qui doivent y consacrer un budget considérable avec des résultats imparfaits. Les risques par morsures, griffures, bousculades sont réels, notamment depuis l’utilisation délictueuse de chiens dressés à l’attaque. Après rappel du dispositif législatif et réglementaire impliquant l’Etat et les collectivités locales, municipales notamment, dans le maintien de la sécurité, de la tranquillité et de la santé publiques, un certain nombre de propositions sont faites. Celles-ci prennent en compte la préservation du bien-être des animaux et la protection de l’environnement. La gestion du risque animal procède d’abord de la régulation des populations. La loi du 6 janvier 1999 a prévu un encadrement étroit de l’élevage canin. Un contrôle sévère doit s’exercer sur les importations frauduleuses, s’agissant aussi bien d’espèces de compagnie que d’espèces sauvages. Les mesures visant à limiter les populations de chats semi sauvages doivent être encouragées. Le rôle des Associations de protection animale mérite d’être reconnu. Une bonne gestion passe par l’aménagement de la ville en vue de permettre un meilleur contrôle des souillures. Engagées depuis une dizaine d’années par plusieurs villes, ces actions passent par l’installation de mobilier urbain et par l’aménagement d’espaces réservés aux animaux. Plus encore, elles nécessitent la mise en place de structures dotées d’un personnel formé à cet effet dont le rôle est d’informer et d’éduquer les propriétaires d’animaux. Aux côtés des responsables des collectivités, des représentants des administrations concernées (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS), Direction départementale des services vétérinaires (DSV) et des associations de protection animale œuvrent au sein des Commissions des affaires animales mises en place par certaines municipalités. La profession vétérinaire s’investit aussi. Une action tournée vers les enfants se révèle efficace. Enfin le maire, dépositaire de proximité de l’autorité en la matière, doit faire appliquer la loi en infligeant des sanctions aux propriétaires dont le comportement porte atteinte à la salubrité et à l’ordre public.

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  • Communication scientifique

    Présentation

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  • Communication scientifique

    Données épidémiologiques récentes sur les drogues illicites en France : prévalence et conséquences sanitaires des consommations, disponibilité et qualité des produits

    New epidemiological data on illicit drugs in France : prevalence and health consequences of the consumptions, availability and quality of consumed products

    Les principales données permettant de dresser un inventaire sur le phénomène des drogues illicites proviennent de trois sources : les enquêtes en population générale, les statistiques administratives et les dispositifs de surveillance ad hoc . Cette communication décrit brièvement celles-ci et dégage les principales tendances qui peuvent ressortir de ces données en matière de consommation de drogues illicites, de conséquences sanitaires de ces consommations, de disponibilité et de qualité des produits consommés.

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  • Communication scientifique

    La place de la dopamine dans les processus de dépendance aux drogues

    Dopamine and addiction to drugs of abuse

    Des données récentes neurobiologiques ont permis de montrer que tous les produits qui déclenchent une dépendance chez l’homme (amphétamine, cocaïne, morphine, héroïne, cannabis…) augmentent la libération de dopamine dans une structure sous-corticale , le noyau accumbens . Ce noyau fait partie d’un ensemble de structures cérébrales, dénommé « circuit de la récompense » qui définit à chaque instant l’état physique et psychique dans lequel se trouve l’individu. Les drogues, en modifiant la cinétique et l’amplitude de la production de dopamine, induisent une sensation de satisfaction. Cette dérégulation conduit le toxicomane à mémoriser artificiellement les événements associés à la prise de produit et à en devenir dépendant . Mots-clés : Dopamine. Troubles liés substance toxique. Noyau accumbens.

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  • Communication scientifique

    Mécanismes neurobiologiques de la dépendance : implication de la sérotonine

    Serotonin involvement in drug dependence

    Aussi bien chez l’animal que chez l’homme, de nombreuses données convergentes montrent que le système sérotoninergique central est impliqué dans le comportement de self-contrôle, un tonus sérotoninergique anormalement bas étant souvent associé à l’impulsivité, voire l’auto et l’hétéro-agressivité. Or l’administration répétée de drogues addictogènes comme la cocaïne conduit à une diminution de ce tonus, contribuant par conséquent à la perte de contrôle qui caractérise la recherche irrépressible de drogue chez le toxicomane. En fait, l’étude approfondie de la neurotransmission sérotoninergique centrale suite à la prise répétée de cocaïne et d’autres substances addictogènes révèle à des modifications induites par des psychotropes qui, au contraire, élèvent le tonus sérotoninergique, comme par exemple les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la « recapture » de la sérotonine. C’est d’ailleurs très probablement en stimulant la neurotransmission sérotoninergique cérébrale que ces composés renforcent la capacité du sujet à refréner ses pulsions, et donc à diminuer son désir et sa consommation de drogue. Comme l’attestent plusieurs études convergentes, des ligands de certains récepteurs de la sérotonine, en association avec des produits diminuant le caractère appétitif renforçant des drogues (comme par exemple des antagonistes des récepteurs des cannabinoïdes), pourraient présenter un intérêt pour la mise au point d’une nouvelle stratégie d’aide thérapeutique au sevrage chez les toxicomanes . Mots-clés : Troubles liés substance toxique. Auto-administration. Antidépresseurs. Sérotonine. Comportement impulsif.

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  • Communication scientifique

    Données neurobiologiques récentes sur le cannabis

    Recent neurobiological data on cannabis

    L’inquiétante croissance de l’usage du cannabis suscite un regain d’intérêt pour les mécanismes neurobiologiques qui sous-tendent ses activités diverses et en particulier toxicomaniaques, intrinsèques ou croisées avec d’autres drogues, ainsi que sur les méfaits qui en découlent. On décrit ici les éléments qui authentifient chez l’animal une dépendance psychique commune à toutes les drogues, une dépendance physique, laquelle servait jusqu’à maintenant à qualifier les « drogues dures », effet incitatif que paraît exercer le cannabis vis-à-vis de l’usage d’autres drogues, en particulier de l’héroïne. Enfin seront envisagées les relations étroites qu’entretient le cannabis avec la schizophrénie. Nombre de ces données récentes, loin de relativiser la toxicité psychique du cannabis, soulignent au contraire sa dangerosité potentielle.

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  • Communication scientifique

    Le cannabis a-t-il un intérêt thérapeutique ?

    Does cannabis possess any therapeutic interest ?

    Parmi les nombreuses indications thérapeutiques alléguées pour le cannabis, beaucoup sont anecdotiques et peu ont fait l’objet d’essais cliniques en double-aveugle, comparativement à un traitement de référence. Leurs résultats sont peu probants et des essais plus larges sont nécessaires pour acquérir une certitude. Des recherches sur les cannabinoïdes endogènes ainsi que sur les agonistes et antagonistes des récepteurs des cannabinoïdes aboutiront peut-être à des médicaments intéressants, dépourvus des effets indésirables du cannabis sur le système nerveux central.

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  • Communication scientifique

    Drogues actuelles. Nouveaux problèmes cliniques

    New drugs. A new clinic

    La dernière décennie se caractérise par des modifications notables de la consommation des drogues. Devançant l’héroïne, les produits psychostimulants et psychodysleptiques occupent le 2ème rang dans la consommation des jeunes. Le produit illicite le plus fréquemment consommé reste le cannabis. Le développement des drogues de synthèse, « designers drugs », s’intègre dans le contexte de recherche de molécules capables de « faciliter et de renforcer les relations ». Ils sont quasiment toujours pris en association avec de l’alcool et du cannabis voire d’autres produits psychotropes . Mots-clés : Drogues fabriquées clandestinement. Hallucinogènes. Lysergide. Ectasy, voir n-méthyl-3, 4-méthyledioxyamphétamine.

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  • Communication scientifique

    Accidentologie et drogues illicites

    Road accidents and illicit drugs

    Si, depuis 1958, des efforts très importants ont été faits pour lutter contre la conduite sous l’emprise de l’alcool, de très nombreuses études et observations ont montré que le cannabis, la cocaïne, les amphétamines et les opiacés étaient, eux aussi, souvent impliqués dans la survenue des accidents de la route. Parmi les milieux biologiques accessibles, la salive représente le plus adapté pour mettre en évidence un usage récent de ces substances tandis que le sang est incontestablement le seul milieu biologique utilisable pour la confirmation et la quantification. Des méthodes analytiques fiables sont désormais disponibles. Tous les éléments sont donc réunis pour mettre en place des actions de prévention, dont des dépistages de conduite sous influence. Nos voisins de la Sarre ont donné l’exemple en effectuant des contrôles très fréquents, et cela s’est traduit par une baisse considérable du nombre de morts et de blessés sur les routes de cette région.

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  • Communication scientifique

    Discussion générale

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  • Communiqué

    Drogues illicites d’aujourd’hui et santé

    Illicit drugs of today and health

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  • Communication scientifique

    La médecine transfusionnelle des années 2000, à propos d’une réforme

    Transfusion Medicine for the next decade. Consequence of a reform

    La création de l’Établissement français du sang (EFS) a été inscrite dans la loi du 1er juillet 1998 relative à la sécurité sanitaire. L’EFS est un opérateur unique de la transfusion sanguine, structure juridique unique, placé sous la tutelle du ministre chargé de la santé. L’EFS organise sur l’ensemble du territoire les activités de la chaîne transfusionnelle, favorise les activités de recherche et participe à la coopération scientifique internationale. Il peut exercer des activités de biologie médicale et des activités de thérapie cellulaire et tissulaire. Dans le cadre du nouveau schéma territorial 2000-2004 de la transfusion, l’EFS dispose d’un réseau de 18 établissements, 14 en métropole, 4 dans les départements d’OutreMer (43 dans le précédent schéma), qui comprend 18 plateaux techniques de qualification biologique des produits sanguins et 27 de préparation/transformation/stockage. Pour les activités de prélèvement et de distribution et dans le respect du principe de proximité vis-à-vis du donneur et du malade, il existe 220 sites sur l’ensemble du territoire. Dans les axes stratégiques pour le futur, retenus par l’EFS, il y a la réduction des risques infectieux résiduels (apport de la biologie moléculaire), la prévention des risques immunologiques, l’élaboration d’un projet pédagogique pour enseigner autrement la médecine transfusionnelle. Malgré les progrès des biotechnologies il faudra attendre encore longtemps pour disposer de produits de substitution à la transfusion sanguine. L’EFS souhaite soutenir 3 pôles d’activité : la médecine transfusionnelle, la biologie médicale et l’ingénierie cellulaire. L’EFS avec 18 établissements et 8 200 personnes doit relever le défi des années 2000 en s’appuyant sur les progrès des biotechnologies.

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  • Communication scientifique

    Endoprothèses artisanales sur mesure pour le traitement endovasculaire des anévrysmes aorto-iliaques : aspects actuels et perspectives

    Current and Future Role of Home-Made Devices for Endoluminal Treatment of AAA

    Nous décrivons notre expérience de l’utilisation quasi exclusive d’endoprothèses confectionnées sur mesure par le chirurgien et le radiologue à partir de composants disponibles dans le commerce, pour le traitement endovasculaire (TE) des anévrysmes aorto-iliaques (AAI). De janvier 1996 à décembre 1999, 188 AAI ont été traités. La confection sur mesure et l’utilisation d’endoprothèses tubulaires, bifurquées, dégressives et/ou occlusives, éventuellement associées à des revascularisations extra-anatomiques, a augmenté le taux de traitement endovasculaire (TE) des AAI dans cette série. Ce taux a encore été augmenté d’une part en utilisant des stents proximaux ou distaux non couverts, lorsque les collets anévrysmaux étaient courts ou sinueux à proximité de branches collatérales majeures et d’autre part en utilisant des endoprothèses hybrides, c’est-à-dire munies d’une extrémité dépourvue de stents et permettant une anastomose chirurgicale classique. La confection sur mesure des endoprothèses augmente considérablement la faisabilité du TE des AAI dans une population de patients non sélectionnés tout en offrant une efficacité et une sécurité suffisantes pour autoriser la poursuite de cette expérience.

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  • Communication scientifique

    À propos de la vaccination contre l’hépatite B. Plaidoyer pour un principe de protection

    Hepatitis B vaccination. Pleading for the vital principle of protection

    Aucune preuve scientifique ou statistique ne permet d’incriminer la vaccination contre l’hépatite B d’être la cause du déclenchement d’une sclérose en plaques. La littérature médicale mondiale souligne l’innocuité et l’efficacité de ce vaccin. L’hépatite B fait encore des millions de victimes et la vaccination peut faire espérer son éradication. L’immunisation vaccinale contre les maladies infectieuses compte à son actif les plus éclatants succès de la médecine. Toutes les instances concernées par la santé publique ont le devoir de défendre la vaccination contre l’hépatite B, au nom du principe fondamental de protection.

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  • Communication scientifique

    Vitamine D et grossesse

    Vitamin D and pregnancy

    Durant la grossesse le taux plasmatique de 25(OH)D, la forme circulante de la vitamine D1 est corrélé à l’apport alimentaire ; le taux de 1.25(OH)2D, la forme circulante active de la vitamine D est élevé durant la grossesse à un taux au-delà de 200 pmol/l. Le fœtus est entièrement dépendant de sa mère pour son apport en vitamine D et il existe une corrélation hautement significative entre les taux plasmatiques maternel et fœtal de 25(OH)D. La carence maternelle en vitamine D entraîne une diminution de poids du fœtus, une minéralisation osseuse insuffisante et une adaptation néonatale du métabolisme phosphocalcique perturbée avec hypocalcémie fréquente.

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  • Rapport

    Comment développer et améliorer les actions de prévention dans le système de santé français ?

    Prevention with in the framework of the French National health service

    La santé en France est dans l’ensemble satisfaisante comme le montre l’allongement régulier (environ 3,5 mois par an) de l’espérance de vie, celle des Françaises étant avec celle des Japonaises la plus longue au monde. Cependant les Français demeurent préoccupés et la protection de leur santé est leur principale aspiration ; ils souhaitent que plus d’efforts soient faits pour la prévention afin non seulement de prolonger la vie mais d’améliorer sa qualité . Dans ce rapport, seule la prévention primaire est considérée, à l’exclusion des handicaps liés au vieillissement. • La possibilité de progrès est illustrée par la brièveté relative de la durée de vie des hommes, d’environ 7,5 ans plus courte que celle des femmes, différence qui est la plus importante dans l’ensemble des pays industrialisés ; de même les inégalités en fonction du niveau socio-économique sont considérables (8 ans d’écart entre les manœuvres et les cadres supérieurs). Or ces disparités n’étant pas, pour l’essentiel, liées à la qualité de soins, la prévention semble la meilleure voie pour les diminuer. Elle pourrait réduire de plus de moitié la fréquence des cancers avant 65 ans et éviter les deux tiers des décès avant cet âge. (*) Constitué de MM. M. LEGRAIN président, M. TUBIANA vice-président et rapporteur, M. ARTHUIS, J. BAZEX, J.L. BINET, G. BLANCHER, C.H. CHOUARD, C. DREUX, G. DUBOIS, C.P. GIUDICELLI, B. HILLEMAND, C. LAVERDANT, R. MASSE, G. NICOLAS, R. NORDMANN, H. ROCHEFORT, J. SÉNÉCAL, C. VOISIN. • Tant d’actions pourraient être utiles en prévention primaire qu’aucun pays, si riche fut-il, ne peut les entreprendre toutes. Il faut donc hiérarchiser les risques qui menacent la santé et pour chacune des actions possibles évaluer son efficacité en regard de son coût économique et de ses répercussions sociales. Il faut aussi introduire dans la société et le corps médical une culture de la santé , en faisant comprendre que celle-ci se bâtit progressivement tout au long de la vie et que l’équilibre psychique de l’adolescent ou la santé de l’homme âgé sont le fruit de leur histoire physique et mentale depuis la naissance. On doit allier les actions médicales à celles portant sur les facteurs psychologiques et sociaux. • La prévention a deux aspects. D’une part l’hygiène publique : la sécurité sanitaire, les vaccinations, la qualité bactériologique et toxicologique de l’eau, de l’air, des aliments. La longévité exceptionnelle des femmes françaises, le fait qu’à 65 ans, donc au moment où l’organisme devient le plus vulnérable, les Français des deux sexes soient ceux dont l’espérance de vie est la plus longue en Europe montrent que la qualité des soins, de l’alimentation et de l’environnement est aussi bonne, ou meilleure, que dans les autres pays. D’ailleurs des analyses épidémiologiques ne détectent pas de facteur de risque particulier en France dans ces domaines. Certes il faut rester vigilant et poursuivre les efforts effectués pour accroître la sécurité alimentaire et la qualité sanitaire de l’environnement, par exemple dans la lutte contre le plomb (notamment en supprimant les peintures au plomb dans les immeubles vétustes). Cependant les comparaisons avec les autres pays indiquent que la situation est bonne, dans l’ensemble, grâce aux mesures qui ont été prises au cours des dernières décennies et que ce n’est pas dans ces domaines que l’on peut espérer des gains notables. • L’autre volet, celui de la lutte contre les comportements à risques apparaît donc prioritaire. Les études font apparaître que la quasi-totalité de l’excès de mortalité prématurée (avant 65 ans) chez les hommes ou dans les milieux défavorisés est liée à cinq causes : — le tabac, l’alcool, les déséquilibres alimentaires qui sont à l’origine d’une mortalité excessive par cancer, maladies cardiovasculaire, hépatique ou pulmonaire ; — les accidents et suicides , environ trois fois plus nombreux chez les hommes que chez les femmes et plus fréquents dans les milieux défavorisés. Malgré les efforts qui ont été effectués, la situation reste préoccupante. Les jeunes Français des deux sexes (15 à 30 ans) sont ceux, ou parmi ceux, qui, dans l’Union Européenne, fument le plus, meurent le plus d’accidents de la circulation, se suicident le plus, consomment le plus de somnifères et de tranquillisants, boivent le plus d’alcool, consomment le plus de cannabis, et sont le plus fréquemment contaminés par le virus HIV. Des stratégies spécifiques ont été mises en œuvre pour lutter contre chacun de ces fléaux. Il y a eu des demi-succès (baisse de 12 % de la consommation du tabac de 1992 à 1997, baisse de la mortalité sur les routes grâce au contrôle de l’alcoolémie au volant et à la ceinture de sécurité, etc.) mais ces résultats restent insuffisants par rapport à ceux obtenus dans les autres pays. Ceci s’explique par plusieurs raisons : — des lois ou des mesures excellentes ont été votées (loi Evin, circula-

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  • Communiqué

    Infections nosocomiales : législation

    Cross infection : legislation

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  • Communication scientifique

    Cancer de la prostate localisé : traitement par prostatectomie radicale cœlioscopique — Étude de 841 cas

    Localized prostate cancer : treatment by laparoscopic radical prostatectomy — results about 841 cases

    Les auteurs rapportent leur expérience de la prostatectomie radicale cœlioscopique à partir d’une série de 841 malades opérés de janvier 1998 à avril 2001. L’abord de la prostate est transpéritonéal et utilise 5 trocarts. La prostatectomie est effectuée depuis les vésicules séminales jusqu’à l’apex. La suture vésico-urétrale est réalisée avec des points séparés endocorporels. Le temps opératoire moyen a été de 2 heures 30 minutes (1 h 30 à 6 h 30). Le taux de conversion a été de 0,9 %, le saignement moyen de 330 cm3 et le taux de transfusion de 2,6 %. La durée du cathétérisme vésical a été de 4, 6 jours (2 à 13 jours) et la durée d’hospitalisation de 5, 8 jours. Les complications sont rares : aucun décès, aucun accident cardiovasculaire sévère, 1,1 % de plaies rectales, 0, 3 % de plaies urétérales. Le taux de marges positives a été de 5 % pour les stades pT2a, 22,5 % pour les pT2b, 22,7 % pour les pT3a, 30 % PT3b. A deux ans 92,5 % des patients de stade pT2 a et b ont un taux de PSA < 0,1ng/ml. Aucune greffe sur trocart ou ensemencement péritonéal n’a été observée. Le taux de sténose de l’anastomose urétérovésicale est de 0,3 %. A un an la continence complète est acquise chez 89,2 % des malades. A six mois, lorsqu’une conservation bilaté- rale des bandelettes vasculo-nerveuses a été possible, les malades qui avaient moins de 70 ans et une vie sexuelle normale, retrouvent des érections dans 75 % des cas. En conclusion, la prostatectomie radicale par cœlioscopie est une technique fiable sur le plan du cancer à court et moyen terme. Elle permet de diminuer le taux de transfusion et celui de la douleur postopératoire, de réduire le risque de sténose de l’urètre et d’améliorer la continence urinaire postopératoire. Elle semble prometteuse en ce qui concerne la préservation d’une vie sexuelle.

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  • Communication scientifique

    Effet des progestatifs sur l’endomètre humain in vitro

    Progestin effects on human endometrium in vitro C. Charpin, S. Illouz, J-Ph. Dales, M-N. Lavaut, Cl. Allasia, L. Boubli

    Dans l’objectif d’une meilleure évaluation de la prolifération épithéliale de l’endomètre, nous avons voulu utiliser un modèle in vitro d’évaluation des effets de traitements hormonaux, comme d’un « hormonogramme », afin de mesurer les effets des stéroïdes sexuels composant les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause et en conséquence de pouvoir prévenir l’apparition de lésions précancéreuses de l’endomètre. La méthode utilisée a consisté à tester les effets de différents types de progestatifs couramment utilisés en thérapeutique, la progestérone, l’acétate de médroxyprogestérone (MPA), l’acétate de nomégestrol (TX) et l’acétate de noréthindrone (NOR) sur l’endomètre humain prolifératif en culture d’explants, en utilisant deux moyens : la production de prostaglandine F2 α (PGF2 α ) dans les milieux de culture et l’immunoexpression des récepteurs à l’estradiol (RE), des récepteurs à la progestérone (RP) et des antigènes de prolifération Ki67 sur les tissus. Les résultats ont montré (a) qu’après culture, des études quantitatives n’ont pu être réalisées que pour l’évaluation de l’immunoexpression en RE ou RP mais non pour l’immunoexpression en Ki67. Le marquage immunohistochimique en Ki67 s’est révélé en effet trop faible et insuffisant dans l’endomètre non tumoral pour être quantifié ; (b) en ce qui concerne la production de PGF2 α , elle est diminuée par la progestérone, le TX et le MPA dans les deux types d’endomètre prolifératif, homogène ou hétérogène ; (c) en ce qui concerne l’immunoexpression des récepteurs, la progestérone diminue uniquement l’expression des RP dans les endomètres prolifératifs. L’immunoexpression des RP dans les cellules stromales est diminuée par tous les progestatifs dans les explants d’endomètre prolifératif homogène. Le TX diminue l’expression en RP et RE au sein des glandes et du stroma des endomètres prolifératifs homogènes ou hétérogènes. Le MPA agit de la même manière que TX sur les endomètres hétérogènes. En bref, ces résultats montrent que la majorité des effets observés in vitro par les traitements progestatifs sur l’endomètre sont des diminutions de production de PGF2 α et des diminutions d’immunoexpression en RP et/ou RE, bien que les progestatifs n’aient pas les mêmes effets in vitro sur les différents types d’endomètre prolifératif (homogène et hétérogène). Cette étude ouvre la perspective de nouvelles possibilités d’exploration de l’endomètre humain sur culture d’explants, notamment dans le cadre de l’étude de l’activité de prolifération endométriale.

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  • Communiqué

    Sur le dépistage du cancer colorectal

    Screening for colorectal cancer

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  • Communication scientifique

    Critique de la prise en charge médico-sociale actuelle des malades mentaux dangereux et des agresseurs sexuels en France

    Criticism of the present medico-social management of dangerous mental patients and sexual offenders in France

    L’auteur rappelle tout d’abord que les études internationales prouvent : que les malades et handicapés mentaux présentent un risque plus élevé d’actions criminelles que la population générale de comparaison ; que les troubles mentaux sont très fréquents chez les criminels. Il remarque que la diminution des lits de psychiatrie publique (unités d’hospitalisation ordinaires ou pour malades difficiles) ainsi que la responsabilisation pénale accrue des délinquants souffrant de troubles mentaux sont la cause d’une augmentation importante du nombre de malades mentaux graves dans les établissements pénitentiaires. Une réorganisation de la gestion des malades mentaux dangereux aussi bien dans les hôpitaux psychiatriques qu’en milieu carcéral paraît donc indispensable. En ce qui concerne les agresseurs sexuels, l’auteur regrette que la loi du 17 juin 1998 ne prévoie de traitement obligatoire qu’après la condamnation et la sortie de prison. Il estime que la prise en charge médicale de ces délinquants dangereux devrait débuter dès leur arrestation s’ils reconnaissent les faits et acceptent les soins. Enfin, l’auteur conclut que l’évaluation du risque prévisible de dangerosité, de violence et de récidive criminelle devrait faire l’objet de protocoles standards et de recherches scientifiques approfondies.

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  • Communication scientifique

    Présentation L’insuffisance cardiaque au début du XXIe siècle

    Heart Failure at the beginning of the XXIst century

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  • Communication scientifique

    Insuffisance cardiaque. Epidémiologie — Perspectives d’avenir

    Heart Failure — Epidemiology and future vewpoints

    La prévalence de l’insuffisance cardiaque symptomatique est de l’ordre de 0,4 à 2 ‰ dans la population générale européenne avec un âge moyen de survenue de 74 ans. Sa fréquence va croître dans la décennie à venir et c’est aujourd’hui qu’il convient d’optimiser sa prise en charge qui est coûteuse en raison des nombreuses hospitalisations qu’elle motive (dont certaines pourraient être évitées). Les objectifs sont de respecter les recommandations pratiques de sa prise en charge, d’évaluer les nouvelles thérapeutiques, d’appliquer un programme de prévention primaire des maladies cardiovasculaires, de développer une véritable éducation thérapeutique, de coordonner le système de soins entre la ville et l’hôpital. Tels sont les principaux défis à relever pour abaisser le nombre des candidats à l’insuffisance cardiaque et améliorer son pronostic.

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  • Communication scientifique

    Apport de la génétique dans les cardiomyopathies

    Genetics of cardiomyopathies

    Les cardiomyopathies sont des maladies du muscle cardiaque d’origine inconnue. Elles sont associées à une forte morbidité, marquée par des poussées d’insuffisance cardiaque à l’origine d’hospitalisations récurrentes et d’une mortalité élevée par insuffisance cardiaque ou mort subite. On distingue les cardiomyopathies hypertrophiques caractérisées par un épaississement anormal des parois ventriculaires, familiales dans plus de 50 % des cas et les formes dilatées, caractérisées par une dilatation progressive des cavités cardiaques, familiales dans environ 30 % des cas. Différents gènes ou loci chromosomiques sont maintenant identifiés dans les formes familiales. Des gènes de susceptibilité sont également reconnus dans les formes sporadiques de cardiomyopathie dilatée. Enfin, des gènes modificateurs influençant le profil évolutif ou la présentation clinique de la maladie ont été identifiés dans ces deux variétés. L’analyse des facteurs génétiques prédisposant à ces états pathologiques est prometteuse : elle devrait permettre une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires qui sous-tendent la maladie ; une identification précoce des patients à risque de développer ces affections afin d’entreprendre une prise en charge précoce et l’essor de la pharmacogénétique dans l’insuffisance cardiaque.

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  • Communication scientifique

    La resynchronisation cardiaque par stimulation biventriculaire : nouveau traitement de l’insuffisance cardiaque réfractaire

    Cardiac resynchronisation with biventricular pacing : new treatment for advanced heart failure

    Malgré les remarquables progrès du traitement médical, l’insuffisance cardiaque réfractaire touche des patients de plus en plus nombreux et de plus en plus âgés. Du fait des limites d’accès à la transplantation cardiaque et du caractère encore expérimental des autres techniques telles le cœur artificiel et la cardiomyoplastie cellulaire, les possibilités de traitement non pharmacologique restent très limitées. Pour pallier cette pénurie de moyens, nous avons besoin de traitements moins lourds, plus faciles à mettre en œuvre et moins onéreux, pour soulager ces patients souvent âgés et très invalides. La resynchronisation cardiaque par stimulation biventriculaire a été introduite en France au début des années 90. Elle vise à corriger les désordres électromécaniques induits par des troubles de conduction auriculo-ventriculaire (AV) ou intraventriculaire de haut degré, qui existent chez 30 à 50 % de ces patients et s’aggravent au fil du temps. Il en résulte plusieurs formes d’asynchronisme cardiaque : asynchronisme AV dans le cœur gauche, asynchronisme interventriculaire et asynchronisme intra-VG avec retard et dispersion de la contraction et de la relaxation qui viennent aggraver les conséquences de la dysfonction systolique du ventricule gauche (VG). Après validation du concept par des études hémodynamiques aiguës et quelques études pilotes de stimulation permanente, plusieurs études contrôlées (MUSTIC, MIRACLE, CONTAK-CD) ont montré que la resynchronisation cardiaque par stimulation atriobiventriculaire améliorait significativement les symptômes, la tolérance à l’effort et la qualité de vie des patients en insuffisance cardiaque stade III ou IV, non améliorés par un traitement médical optimisé et qui avaient sur l’ECG de base l’évidence d’un important délai d’activation intra-ventriculaire (QRS > 120, 130 ou 150 ms selon les études). De plus, le nombre de réhospitalisations pour insuffisance cardiaque (IC) décompensée était spectaculairement diminué (divisé par 7 dans MUSTIC). L’évaluation de ce nouveau traitement très prometteur se poursuit. Elle devra en particulier répondre aux questions suivantes : quel est l’impact sur la mortalité ? C’est l’objet des études CARE-HF et COMPANION actuellement en cours en Europe et aux Etats-Unis. La stimulation biventriculaire a t-elle un effet pro ou antiarythmique ? Faut-il y associer de principe un défibrillateur automatique ? Existe t-il un « reverse remodelling effect » permettant d’espé- rer une régression ou du moins une prévention de la progression de la dysfonction VG ? Comment sélectionner les patients potentiellement répondeurs à ce traitement ?… Car les succès ne sont pas constants (environ 70 % des patients implantés).

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  • Communication scientifique

    De l’assistance circulatoire au cœur artificiel

    From mechanical circulatory support to artificial heart

    Divers systèmes d’assistance circulatoire sont désormais disponibles, systèmes paracorporels, ou systèmes implantables qui permettent un traitement efficace dans les situations aussi variées que l’insuffisance cardiaque terminale, échappant au contrôle médicamenteux, et le choc cardiogénique. Ces systèmes ont permis de supprimer les indications de la greffe cardiaque de sauvetage. Ils permettent soit l’attente de la greffe en dehors du milieu hospitalier pendant des mois, soit l’attente de la récupération de la fonction native, soit une vie prolongée du fait de leur implantation définitive. Ils ont considérablement réduit les indications du cœur artificiel qui serait la meilleure solution, dans des cas bien précis. De nombreuses questions, d’ordre technologique, clinique, financier et éthique doivent trouver une solution avant une diffusion très large de la méthode.

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  • Communication scientifique

    Thérapie cellulaire : autogreffe de myoblastes

    Cellular therapy : myoblast autotransplantation

    La transplantation de cellules musculaires squelettiques (myoblastes autologues) dans une cicatrice d’infarctus a pour objectif de restaurer une certaine fonctionnalité des zones akinétiques et de contribuer ainsi à l’amélioration du pronostic chez des patients présentant des insuffisances cardiaques ischémiques sévères. Le bien fondé de ce concept repose sur de multiples études expérimentales et les résultats préliminaires d’un essai clinique de phase 1. De nombreuses questions restent toutefois en suspens : analyse comparative des myoblastes par rapport à d’autres types cellulaires, notamment les cellules souches de la moelle ; optimisation des techniques d’injection et de la survie des cellules après leur implantation ; mécanismes par lesquels le tissu ainsi greffé affecte la fonction cardiaque et extension possible de la technique aux cardiopathies non ischémiques. Seules des études cliniques méthodologiquement rigoureuses, fondées sur des arguments expérimentaux déjà solides, permettront de répondre à ces questions et de mieux situer la place de la thérapie cellulaire dans l’arsenal des moyens dont nous disposons déjà pour traiter l’insuffisance cardiaque grave.

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  • Communication scientifique

    Conclusion

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  • Communication scientifique

    Incidence des changements climatiques planétaires sur les arboviroses transmises à l’homme par des moustiques et des tiques

    Expected threats of global climate change on mosquito and tick-borne arbovirus infections of human beings

    Même si tous les climatologues ne sont pas d’accord sur son origine réelle, un réchauffement planétaire de + 0,5 — 0,6° C a marqué la deuxième moitié du XXe siècle et le phénomène devrait s’aggraver d’ici à 2100 (+ 1,5 à 6° C). Les épidémiologistes s’interrogent sur les conséquences que pourraient avoir les bouleversements climatiques qui vont en résulter sur l’évolution des infections à arbovirus transmises à l’homme par des vecteurs hématophages, moustiques et tiques. L’analyse de l’abondante littérature consacrée depuis peu à ce problème ne permet pas d’en tirer des conclusions claires et les modèles mathématiques utilisés ne prennent pas assez en compte les facteurs non climatiques, humains notamment, qui interviennent dans l’épidémiologie de ces maladies. Les exemples de la dengue, de l’encéphalite européenne à tiques et d’autres arboviroses sont discutés. Nous prêtons une attention particulière aux effets éventuels des variations climatiques sur l’hibernation de certains petits mammifères et les migrations des oiseaux, impliqués dans les cycles enzootiques des arbovirus. Il semble que l’on puisse craindre des extensions géographiques locales de ces infections, à la fois en latitude et en altitude, conduisant à des poussées épidémiques, mais aussi parfois à des régressions spectaculaires.

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  • Rapport

    Sur le projet de décret fixant les actes professionnels accomplis par les orthophonistes

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  • Rapport

    La santé en France

    L’espérance de vie en France métropolitaine a augmenté pendant le e XX siècle à un rythme d’environ 4 mois par an, l’espérance de vie sans handicap majeur a connu un accroissement parallèle. Contrairement à ce qu’on aurait pu craindre, la période non autonome de la vie en fin d’existence (environ 3 ans en moyenne) n’a pas augmenté. La santé est dans l’ensemble satisfaisante mais la situation est très contrastée. — L’état de santé des femmes est l’un des meilleurs au monde et leur espérance de vie est la plus longue, à égalité avec celle des Japonaises. De même, les Français des deux sexes de plus de 60 ans ont une mortalité plus faible que dans la plupart des autres pays et une espérance de vie exceptionnellement longue. Ces faits soulignent la bonne qualité de l’environnement et de l’alimentation ainsi que les bonnes performances du système de santé (le meilleur au monde selon l’OMS). Depuis 1975, la mortalité évitable grâce au système de soins a été diminuée de moitié et les disparités régionales se sont atténuées. On ne détecte, aujourd’hui, aucune influence de la taille de l’agglomération sur la mortalité et * Ce rapport a été demandé par le représentant du ministre de l’Éducation nationale au Comité de l’Environnement de l’Académie des Sciences le 11 Juin 2001. Il est destiné à l’information des enseignants et des élèves des IUFM. ** Le groupe de travail a été coprésidé par les professeurs Maurice Tubiana et Jean-Didier Vincent. Le comité de rédaction a été composé par M. Tubiana, H. Sancho-Garnier, J.F. Bach, C. Molina, G. Nicolas, A.J. Valleron. Le groupe tient à exprimer sa reconnaissance aux membres de l’Académie des Sciences, de l’Académie nationale de médecine, du Comité de l’Environnement de l’Académie des Sciences qui ont bien voulu, par leurs critiques, remarques et suggestions contribuer à l’élaboration de ce document. Il tient à rappeler tout ce que celui-ci doit aux rapports du Haut Comité de Santé Publique. la fréquence des cancers ou des maladies respiratoires de ses habitants, ce qui est rassurant quant aux effets de la pollution. — L’espérance de vie des hommes est de 7,5 ans inférieure à celle des femmes. Cet écart est l’un des plus grands au monde. L’analyse des causes de décès montre qu’il est lié : • chez les hommes jeunes à une fréquence 3,5 fois plus grande des accidents et des suicides que chez les femmes du même âge ; la comparaison avec les autres pays de l’Union Européenne confirme cette fréquence excessive des comportements à risques et des accidents en France ; • aux âges moyens de la vie à une fréquence particulièrement élevée chez les hommes des maladies causées par le tabac et l’alcool, ce qui est également confirmé par la comparaison avec les autres pays de l’UE. La mortalité prématurée (avant 65 ans) des hommes en France est dans plus de 60 % des cas provoquée par les comportements. Elle est fortement influencée par le niveau socio-économique. Tabac et alcool sont à l’origine de 43 % des décès par cancer chez l’homme contre 5 % chez la femme. Malheureusement, chez celles-ci, en raison de l’accroissement du tabagisme féminin depuis 1970, on constate une augmentation des cancers respiratoires, et des autres maladies liées au tabac. On peut donc craindre une réduction du rythme d’allongement de l’espérance de vie, voire son arrêt. Le surpoids et l’obésité, dont la fréquence croît en France dans les deux sexes, sont dus aux déséquilibres alimentaires et à l’insuffisance d’exercice physique. Ils sont associés à de nombreuses maladies (certains cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète). — Les comparaisons entre les taux de mortalité aux différents âges de la vie des Français et ceux des pays de niveau comparable montrent que les progrès les plus considérables nécessitent un changement des comportements. Or la mortalité liée à ceux-ci a légèrement augmenté depuis 1975 malgré les efforts effectués et s’est encore aggravée au cours de ces dernières années tandis que s’accroissait le poids des accidents, et des prises volontaires de risque. Dès l’enfance, on observe chez les Français un surcroît de décès dus aux accidents (imprudence des parents puis des enfants eux-mêmes). Au cours de l’adolescence, les comportements à risques s’accentuent (les imprudences sur les routes et dans les activités sportives, les relations sexuelles non protégées, l’usage des drogues licites et illicites). Ces attitudes ainsi que les taux relativement élevés de suicides chez les jeunes, traduisent un malaise, qu’exprime aussi la violence contre les autres ou contre soi. Ainsi, il faut non seulement lutter contre chacun de ces comportements mais aussi contre leurs racines (le désarroi, la mésestime de soi). Ils sont plus fréquents chez les personnes les moins instruites et socialement les plus défavorisées ce qui illustre le lien entre santé physique, mentale et sociale. — L’éducation (parentale et scolaire) et l’instruction devraient renforcer la confiance des jeunes en eux et les aider à résister aux comportements nocifs. L’éducation à la santé entre 5 et 12 ans devrait donc avoir un rôle bénéfique sur la santé et réduire les inégalités sociales . Les messages sont relativement simples et clairs, mais ils vont souvent à l’encontre des tendances naturelles et des idées reçues, aussi leur transmission pose des problèmes difficiles. — En regard des avancées sanitaires, des progrès importants sont attendus d’un changement des comportements individuels et d’une promotion de la santé, notamment à travers la lutte contre l’alcoolisme, le tabagisme, l’obésité, les accidents. Ceux que l’on peut espérer des mesures contre les facteurs de risques auxquels on est involontairement exposé sont relativement modestes car presque tout ce qui pouvait être fait en ce domaine l’a été ou est en train de l’être. En France aucun effet de la pollution chimique de l’eau et des aliments sur la santé humaine n’a été détecté par l’observation clinique et les méthodes statistiques, vraisemblablement en raison des efforts qui ont été faits pour la sécurité alimentaire, la surveillance de l’eau et des aliments, etc. Les incidences sur la santé de la pollution atmosphérique sont vraisemblablement limitées mais difficiles à quantifier ; les efforts de recherche ainsi que de réduction des rejets polluants doivent être poursuivis. — Les progrès de la qualité et de la sécurité des soins, de l’efficacité des traitements et ceux de l’organisation de la santé publique en France s’appuient désormais sur une approche scientifique rigoureuse d’évaluation qui ne laisse pas place aux préjugés des médecins ou de la population. Les principes de cette évaluation scientifique qui, en particulier, guident les règles de prévention doivent désormais faire partie du savoir de chacun.

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  • Communiqué

    Concernant le projet de loi relatif à la bioéthique

    Information about the bill on bioethics

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