Articles du bulletin

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2992 résultats

  • Éloge

    Éloge du professeur Georges David (1923–2018)

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  • Rapport

    Rapport 19-09. Consommation de drogues licites et illicites chez l’adolescent : une situation alarmante qui impose une prévention précoce

    Use of licit and illicit drugs in teenagers: An alarming situation, which requires early prevention

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La consommation de drogues licites et illicites est responsable de la perte annuelle de 130.000 vies humaines en France et d’un coût sanitaire et social considérable. La dépense directe des finances publiques s’élève à 22,1 milliards d’euros, soit près de 1% du PIB. Le niveau élevé d’usage de ces substances à l’âge adulte s’explique par une entrée très précoce dans leurs consommations, puis par des progressions régulières, comme le montrent les trois séries d’enquêtes de prévalence réalisées entre 2010 et 2017 chez des adolescents de 11 à 17 ans. Ces consommations constituent donc un problème majeur de santé publique auquel il semble important d’apporter des réponses prioritaires. Parmi 35 pays, pour ce qui est de la consommation des jeunes de 16 ans au cours des 30 derniers jours, la France occupe la 1ère place pour le cannabis, la 3ème pour les autres drogues illicites, la 11ème pour le tabac et la 15ème pour l’alcool. L’adolescence constitue une période de vulnérabilité toute particulière aux addictions du fait de l’absence de maturité neuropsychologique. De nombreux facteurs peuvent faciliter la transition vers l’addiction, qu’ils soient génétiques, environnementaux, liés à une vulnérabilité psychiatrique ou aux traits de la personnalité. D’une manière générale, la consommation de drogues à l’adolescence est susceptible d’induire de nombreux troubles. Afin de la prévenir, des informations et des actions de prévention des conduites addictives doivent être engagées précocement, voire dès l’école maternelle, puis tout au long du processus éducatif. Des interventions variées visant au développement des compétences des enfants, et/ou des parents, des stratégies à compétences multiples, voire réglementaires ont également montré leur efficacité. L’Académie nationale de médecine propose un certain nombre de recommandations pour répondre à ces questions.

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  • Discours

    Allocution en hommage à Jacques Chirac

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  • Éditorial

    Cytomégalovirus et grossesse

    Congenital cytomegalovirus infection

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  • Communication scientifique

    Épidémiologie et diagnostic virologique de l’infection congénitale à cytomégalovirus (CMV)

    Epidemiology and laboratory diagnosis of congenital cytomegalovirus (CMV) infection

    Marianne Leruez-Ville déclare le soutien (hébergement, transport et restauration) des laboratoires Live By GL Events, Ferring SAS, Abbott, Diasorin et BioMérieux pour la participation à des évènements scientifiques et déclare réaliser ponctuellement des expertises scientifiques pour BioMérieux.
    Yves Ville déclare le soutien (hébergement, transport et restauration) des laboratoires Ferring SAS, GE Medical, Siemens HealthCare pour la participation à des évènements scientifiques.

    Avec une prévalence comprise entre 0,3 et 1 %, l’infection à cytomégalovirus (CMV) est la cause la plus fréquente d’infection congénitale. Des séquelles neurologiques et auditives de gravité variables surviennent chez environ 17 à 19 % de tous les nouveau-nés infectés. L’infection congénitale peut compliquer une infection maternelle primaire ou non primaire, avec une morbidité identique. Les séquelles ne sont présentes qu’en cas d’infection maternelle du 1er trimestre, avec un risque de 51 à 57 % chez les nouveau-nés infectés après une primo-infection maternelle du 1er trimestre dont 32 % de séquelles neurologiques. La primo-infection peut être diagnostiquée avec une bonne sensibilité (78 à 98 % en fonction des techniques) par une sérologie (IgG, IgM et avidité des IgG si les IgM sont positives) à 11–14 semaines d’aménorrhée. Aucun outil n’est validé pour le diagnostic des infections non primaires. L’infection fœtale est diagnostiquée avec une sensibilité>90 % par PCR CMV dans le liquide amniotique prélevé 8 semaines après la date présumée de l’infection maternelle. Les quelques faux négatifs du diagnostic prénatal ont un très bon pronostic à long terme. À la naissance, le diagnostic est fait par PCR sur échantillon salivaire ou urinaire prélevé dans les 3 premières semaines. Des faux positifs avec charges virales très faibles sont possibles dans la salive, une confirmation dans un second prélèvement est recommandée. Le diagnostic rétrospectif par PCR CMV sur sang séché du carton de Guthrie permet de diagnostiquer la quasi-totalité des infections avec séquelles si la sensibilité analytique de la technique utilisée est bonne.

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  • Communication scientifique

    Diagnostic et prise en charge prénatals de l’infection congénitale à Cytomégalovirus

    Prenatal diagnosis and management of congenital cytomegalovirus infection

    Marianne Leruez-Ville déclare le soutien (hébergement, transport et restauration) des laboratoires Live By GL Events, Ferring SAS, Abbott, Diasorin et BioMérieux pour la participation à des évènements scientifiques et déclare réaliser ponctuellement des expertises scientifiques pour BioMérieux.
    Yves Ville déclare le soutien (hébergement, transport et restauration) des laboratoires Ferring SAS, GE Medical, Siemens HealthCare pour la participation à des évènements scientifiques.
    Jean-François Magny déclare le soutien (hébergement, transport et restauration et inscription) des laboratoires Abbvie, Chiesi SAS et Vygon pour la participation à des évènements scientifiques.
    Valentine Faure déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’infection congénitale à CMV est la cause la plus fréquente des handicaps neurosensoriels non génétiques de l’enfant. La majorité des formes sévèrement symptomatiques à la naissance sont issues de primo-infections maternelles contractées avant la fin du premier trimestre de la grossesse. Le diagnostic de l’infection fœtale est réalisable par amplification du génome viral dans le liquide amniotique prélevé par amniocentèse. Il existe 2 types d’indications. Une amniocentèse réalisée 8 semaines après l’infection maternelle documentée dans le cadre d’un dépistage sérologique de début de grossesse. Un prélèvement indiqué lors de la découverte de signes échographiques évocateurs lors des échographies habituelles de la grossesse au 2e ou au 3e trimestres. L’évaluation du pronostic d’un fœtus infecté repose sur une évaluation séquentielle de l’imagerie en particulier cérébrale à l’échographie et à l’IRM, ainsi que sur l’analyse du sang du cordon au 2e trimestres. Une évaluation normale au 2e trimestre pourra s’aggraver pour causer une symptomatologie grave ou modérée à la naissance dans 5 % et 25 % des cas respectivement. La présence de signes échographiques extracérébraux d’infection double ces risques et les atteintes cérébrales sévères vues avant la naissance peuvent justifier d’une interruption de grossesse si elle est demandée. Une évaluation prénatale entièrement normale au 2e et au 3e trimestres s’accompagne d’un risque limité à une hypoacousie légère et le plus souvent unilatérale dans 15 % des cas. Aucune séquelle neurosensorielle n’est associée à une infection maternelle après le 1er trimestre. Les infections du premier trimestre prouvées peuvent bénéficier d’un traitement antiviral par valaciclovir pendant toute la grossesse pour contrôler la réplication virale et prévenir en partie l’apparition d’une atteinte sévère.

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  • Communication scientifique

    Devenir et prise en charge du nouveau-né infecté par le cytomégalovirus

    Outcome and management of cytomegalovirus-infected newborns

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’infection congénitale à cytomégalovirus (CMV) est diagnostiquée soit pendant la vie fœtale sur des signes d’appel échographiques ou sur la notion d’une primo infection maternelle, soit devant une symptomatologie néonatale évocatrice. Les facteurs prédictifs de séquelles neurosensorielles sont l’âge gestationnel de la contamination fœtale, la présence de signes cliniques néonatals et les données de l’imagerie cérébrale ante et néonatale. Les séquelles neurosensorielles concernent 60 % des nouveau-nés symptomatiques et 15 % des asymptomatiques. Il s’agit, par ordre de fréquence, de déficit auditif, troubles vestibulaires, infirmité motrice, déficit visuel, déficit cognitif, troubles du comportement. La possibilité d’apparition secondaire d’un déficit auditif justifie la surveillance systématique des nouveau-nés infectés jusqu’à l’âge de 4 à 7 ans. Beaucoup d’inconnues persistent sur les indications et le bénéfice attendu du traitement antiviral par (val)ganciclovir.

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  • Communication scientifique

    Atteintes neurosensorielles de l’infection congénitale à cytomégalovirus

    Neurosensory sequelae of congenital cytomegalovirus infection

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’infection congénitale par le cytomégalovirus (CMV) est la première cause de retard moteur et de surdité neurosensorielle après les causes génétiques. Les études autopsiques pédiatriques et fœtopathologies récentes ont permis de progresser dans la compréhension des phénomènes physiopathologiques aboutissant aux différentes séquelles neurosensorielles. Il est difficile d’identifier clairement les facteurs pronostiques de surdité car les formes de présentation de l’infection en période néonatale sont diverses et parfois l’apparition de séquelles neurosensorielles est différée. Parallèlement, l’atteinte vestibulaire doit être recherchée car elle est tout aussi fréquente et elle peut participer à des retards posturo-moteurs que l’on peut attribuer à tort à une atteinte centrale. Des protocoles thérapeutiques reposant sur l’administration de molécules antivirales sont proposés aux enfants symptomatiques à la naissance mais la prescription aux enfants asymptomatiques n’a pas encore prouvé sa pertinence. Ce traitement a démontré son efficacité dans le ralentissement de la dégradation de l’audition chez les enfants symptomatiques ; il semble permettre, dans certains cas, une récupération partielle du seuil auditif mais plus souvent une stabilisation de l’audition chez les nourrissons présentant une infection symptomatique par le CMV. Cependant, les modalités optimales de durée de traitement et d’administration ne sont pas encore définies.

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  • Communication scientifique

    Les diabètes : de la génétique à l’environnement

    Diabetes: From genetics to environment

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les diabètes de type 1 et de type 2 représentent plus de 95 % des diabètes. Il s’agit d’entités elles-mêmes hétérogènes. La biologie permet le diagnostic de diabète en détectant l’hyperglycémie et le diagnostic de diabète de type 1 en détectant des autoanticorps. Mais aucun paramètre biologique ne permet le diagnostic de diabète de type 2 qui demeure un diagnostic d’exclusion. Les diabètes de type 1 et de type 2, emblématiques des maladies chroniques non transmissibles, témoignent des bouleversements récents de notre environnement. La difficulté d’en définir une étiologie indique le changement de paradigme auquel conduisent les maladies métaboliques. Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui détruit les cellules insulinosécrétrices et dont l’hyperglycémie est la conséquence. Les traitements actuels ne permettent pas de rétablir des glycémies normales. L’enjeu en est sa prévention. Le diabète de type 2 se développe à bas bruit. Lorsqu’il n’est pas dépisté, le diagnostic en est tardif, et des complications parfois déjà présentes, souvent irréversibles. Le diabète de type 1 et le diabète de type 2 surviennent sur un terrain génétique de prédisposition multigénique, différent dans les deux maladies. Aucun facteur déclenchant unique n’a pu être identifié à leur origine. C’est probablement là un enjeu majeur de leur compréhension clinique. Le diabète de type 2 est dû à un défaut qualitatif, puis quantitatif de la sécrétion d’insuline dans le contexte d’une résistance périphérique à l’action de l’hormone. Les mécanismes moléculaires sous-jacents, multiples et incomplètement définis, traduisent une interaction complexe du génome avec l’environnement.

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  • Présentation ouvrage

    Huguier M. Henri II, Catherine de Médicis, Diane de Poitiers et la Renaissance. Ed. FiacreParis (2019). [379 pp.]

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  • Communication scientifique

    Comment la génétique redessine le vaste champ des tumeurs endocrines

    How genes redesign the enlarging field of endocrine tumors

    Conseiller pour Novartis ( Steering Committee Osilodrostat) et Tiburio (Advisory board).

    Les tumeurs endocrines représentent un ensemble nosologique complexe constitué d’affections souvent familiales, fréquemment associées chez un même patient, et caractérisées par le double risque, tumoral et sécrétoire. Le caractère héréditaire de beaucoup de ces maladies concernent aujourd’hui un grand nombre de syndromes : néoplasies endocriniennes multiples de type 1 et gène de la ménine, néoplasies endocriniennes multiples de type 2 et proto-oncogène RET, hyperplasie macronodulaire des surrénales et gène ARMC5, syndrome de Carney et gène PRKAR1A, hyperparathyroïdie familiale de type 2 et gène HRPT2, adénome hypophysaire familial et gène AIP, sans oublier une douzaine de gènes de susceptibilité de phéochromocytome/paragangliomes familiaux, dans un champ qui n’arrête pas de s’enrichir. La génétique germinale modifie la prise en charge des patients et de leurs familles, jusqu’au possible diagnostic préimplantatoire. La biologie des acides nucléiques et ses étonnantes performances, révèlent le rôle de nombreuses voies de signalisation, y compris dans les tumeurs endocrines sporadiques. Autant de « signatures moléculaires », dorénavant incontournables pour la compréhension et la classification physiopathologique de ces tumeurs, l’appréciation de leur pronostic, l’établissement de thérapies ciblées. S’agissant de maladies souvent rares, il faut relever l’importance des réseaux pluridisciplinaires, nationaux (COMETE) et internationaux (ENSAT), seuls à même de constituer des cohortes de patients suffisantes pour identifier et valider des marqueurs biologiques d’intérêt clinique, le plus souvent grâce aux soutiens institutionnels, français et européen, sans oublier celui de l’Académie nationale de médecine.

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  • Autre

    Le Regard en Art et en Médecine. Résumé du Colloque « Art et Médecine », Académie nationale de médecine, le 20 septembre 2019

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éloge

    Éloge de Charles Laverdant (1927–2018)

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  • Rapport

    Rapport 19-08. Rapport sur le Projet de loi relatif à la bioéthique

    The France's new bioethics draft law

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé

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  • Communiqué

    Vacciner les filles et les garçons contre le Papillomavirus humain (HPV) : une nécessité pour éliminer les cancers du col utérin mais aussi de l’oropharynx, de la cavité buccale et de l’anus

    Vaccinale girls and boys against human papillomavirus : A necessity

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé

    Le Papillomavirus humain (HPV) est la cause de 100 % des cancers du col de l’utérus qui tue plus de 1000 femmes chaque année en France. Il est à l’origine de nombreux cancers de l’amygdale, de la langue et de l’anus.
    Il faut vacciner les filles et les garçons contre le HPV pour éliminer le cancer du col utérin, et éviter les cancers de l’amygdale, de la langue et de l’anus.
    L’Académie nationale de médecine appelle à une vaccination universelle des collégiens des deux sexes.

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  • Rapport

    Rapport 19-07. Rapport sur l’évolution des programmes de dépistage « organisé » des cancers du sein, du colon et du rectum, et du col utérin, en France.

    Updating the organized cancer screening programs of breast, colon and rectum and cervix in France

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    Le dépistage des cancers est une démarche de santé publique pour réduire la mortalité d’un cancer donné. L’intervention identifie les porteurs probables de ce cancer par un « test » proposé à une population asymptomatique dont la majorité des individus ne sont pas porteurs de ce cancer. Le bénéfice du dépistage s’objective par la baisse de la mortalité due au cancer ciblé dans la population testée. Les effets indésirables (faux positifs, examens et traitements inutiles, faux négatifs…) doivent aussi être mesurés afin de s’assurer que les bénéfices sont supérieurs aux effets négatifs. Ces données ne sont connues et gérables que dans le cadre d’un programme organisé. À l’heure actuelle, seuls les cancers du sein, du colon-rectum et du col de l’utérus satisfont à ces principes et font l’objet d’un dépistage organisé en France. Cette balance bénéfice/risque doit être estimée régulièrement, car elle se modifie avec le temps en raison des acquis médicaux (nouveaux tests…) ou de modifications épidémiologiques (nouvelles populations atteintes…). En conséquence, cette évaluation doit entraîner une interrogation régulière sur les programmes en cours et une mise en place rapide des ajustements nécessaires. Dans l’état actuel des évaluations, en ce qui concerne les cancers du sein, seul le dépistage organisé (DO) est préconisé en France de 50 à 74 ans ; le taux actuel de participation (50 %) devrait être stimulé pour atteindre 70 %. La détection individuelle (hors DO), avant ou après 50 ans, non justifiée par un risque familial ou un symptôme doit être clairement déconseillée. Les travaux de recherche pour un meilleur ciblage de la population soumise au dépistage doivent être soutenus. En ce qui concerne les cancers colorectaux, le dépistage doit avant tout être mieux ciblé sur une tranche d’âge plus efficiente soit : 55–75 chez les hommes et 60–80 chez les femmes. Sous peine de rester inefficace, le taux de participation doit être au moins doublé par diverses mesures d’organisation dont la prise en charge totale du reste à payer. La possibilité d’utiliser d’autres tests doit être également évaluée. Enfin pour les cancers du col de l’utérus où le dépistage par frottis cervical a largement démontré son efficacité, il reste à convaincre les 40 % de femmes non participantes. Dans ce but il faut mettre en place des mesures adaptées : élargissement des habilitations à prélever (infirmières…), utilisation des tests HPV, remboursement du reste à charge… Par ailleurs grâce à l’existence d’un vaccin efficace ce cancer pourrait être éradiqué. Malheureusement actuellement plus de 70 % des jeunes filles françaises ne sont pas vaccinées ; il est capital d’augmenter la couverture vaccinale en luttant contre les lobbies anti-vaccin, en vaccinant les garçons (éviction de porteurs de virus et prévention des cancers buccaux et oropharyngés), et en intégrant l’information sur les virus HPV dans le programme d’éducation sanitaire à l’école.

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  • Communication scientifique

    Stratégie thérapeutique non conventionnelle pour le contrôle des valeurs de la pression artérielle chez les hypertendus

    Non-conventional therapeutic strategy for optimal blood pressure control in hypertensive patients

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Introduction
    L’hypertension artérielle (HTA) est une maladie très fréquente à travers du monde (environ 1 milliard de patients), ayant en Roumanie une prévalence très haute (45,1 %) dans la population adulte (18–80 ans), en accord avec les résultats de la dernière étude épidémiologique SEPHAR (Étude épidémiologique sur la prévalence de l’hypertension et du risque cardiovasculaire en Roumanie). Malgré tous les progrès pharmacologiques du traitement de l’HTA, le contrôle des valeurs de la pression artérielle chez les patients hypertendus reste non optimal dans tous les pays, en Roumanie il étant seulement de 30,8 %.

    Objectifs
    Ceci justifie les efforts pour mieux comprendre la physiopathologie de l’HTA en identifiant les mécanismes pathogéniques qui pourraient devenir des cibles thérapeutiques. La pression artérielle est en effet une relation hémodynamique entre le débit cardiaque (dépendant à son tour de l’inotropisme et de la volémie) et la résistance artériolaire périphérique (dépendante de l’état de vasoconstriction/vasodilatation). Le but de l’étude que nous avons réalisée a été d’évaluer le profil hémodynamique par BET d’un échantillon des personnes hypertendues adultes en Roumanie.

    Méthodes
    Dans ce but nous avons étudié l’état hémodynamique de 771 adultes hypertendus (18–80 ans) dans une population générale de 1975 sujets inclus dans l’étude SEPHAR III. Nous n’avons inclus que les hypertendus qui avaient des enregistrements hémodynamiques non invasifs corrects par bioimpédance électrique transthoracique en utilisant le système HOTMAN, méthode que nous permet d’identifier les modulateurs hémodynamiques (la volémie, l’inotropisme, l’état de vasoconstriction/vasodilatation) et leurs altérations.

    Résultats
    Nous avons identifié un état d’hypervolémie chez 80,7 % des cas parmi lesquels seulement 1,4 % recevaient des diurétiques, un état de vasoconstriction dans 26,3 % des cas dont seulement 41,4 % recevaient des vasodilatateurs et un état d’hyperinotropisme dans 22,7 % des cas dont seulement 20,5 % étaient traités par des bêtabloquants. Une observation de régressions nous a montré qu’il y a une association positive entre le nombre de modulateurs hémodynamiques altérés et le manque de contrôle des valeurs de la pression artérielle.

    Conclusions
    En conclusion il parait que l’implémentation d’une stratégie thérapeutique basée sur l’évaluation hémodynamique non invasive, dans le but de corriger l’altération de modulateurs hémodynamiques, pourrait améliorer le contrôle des valeurs de la pression artérielle chez les hypertendus.

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  • Communication scientifique

    Données récentes sur la physiopathologie et les approches thérapeutiques des lymphomes T cutanés épidermotropes

    Recent progress in the pathophysiology and the treatment of epidermotropic cutaneous T-cell lymphoma

    Martine Bagot est co-auteur du brevet et membre du Comité scientifique Innate Pharma pour le développement d’IPH4102 pour le traitement des lymphomes T cutanés.

    Les lymphomes T cutanés représentent un groupe hétérogène de lymphomes rares débutant et prédominant au niveau de la peau. Les plus fréquents sont le mycosis fongoïde et le syndrome de Sézary. Il n’existe malheureusement pas actuellement de traitement curatif de ces lymphomes T cutanés épidermotropes aux stades avancés. IPH4102 est un nouvel anticorps monoclonal humanisé dirigé contre le récepteur natural killer KIR3DL2/CD158k. KIR3DL2 est exprimé par les lymphocytes tumoraux de 85 % des lymphomes T cutanés, en particulier les syndromes de Sézary et les mycosis fongoïdes au stade avancé. La tolérance et l’efficacité de cette biothérapie ont été étudiées dans un essai multicentrique international « first in human » de phase I/II. Les malades inclus étaient des lymphomes T cutanés en rechute ou réfractaires après au moins deux lignes de traitements systémiques, et exprimant KIR3DL2 dans la peau et/ou le sang. Cette étude a montré la très bonne tolérance de cet anticorps ciblé, et des résultats d’efficacité très prometteurs, particulièrement chez les malades ayant un syndrome de Sézary.

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  • Communication scientifique

    Risques d’hyponatrémie sévère chez les enfants perfusés par des solutés hypotoniques

    Risks of severe hyponatremia in children receiving hypotonic intravenous fluids

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les solutés de perfusion sont fréquemment utilisés chez les enfants hospitalisés. L’administration de solutés hypotoniques par voie intraveineuse a longtemps constitué la référence en pédiatrie. Cela peut s’expliquer par l’empirisme des recommandations initiales qui ont prôné l’utilisation préférentielle de solutés glucosées, mais hypotoniques du fait d’un contenu insuffisant en sodium. Le risque d’hyponatrémie (< 135mmol/L) peut être accru par la survenue d’un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH) au cours de pathologies aiguës (bronchiolite, gastro-entérite, etc.). L’hyponatrémie sévère (< 130mmol/L) expose à de graves complications neurologiques, responsables parfois de lourdes séquelles ou du décès. Au cours des dernières années, le risque d’hyponatrémie lié à l’utilisation de solutés hypotoniques a été dénoncé, des progrès sont intervenus dans la compréhension de l’œdème cérébral et du syndrome de démyélination osmotique, enfin des essais randomisés ont apporté la preuve de la supériorité des solutés isotoniques sur les solutés hypotoniques. Cependant, les pratiques n’ont guère évolué en France, comme en attestent une enquête sur les hyponatrémies menée à l’hôpital Louis Mourier (Colombes) et l’analyse des commandes de solutés pour perfusion à l’Assistance publique–hôpitaux de Paris en 2017. Aussi, il serait souhaitable que des recommandations françaises soient émises et soutenues par l’Académie nationale de médecine.

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  • Communication scientifique

    Définition du workflow clinique et du protocole TEP/IRM PSMA pour l’évaluation du cancer de la prostate : expérience initiale et résultats

    Defining clinical workflow and PSMA PET/MR protocol for prostate cancer evaluation: Initial experience and results

    Objectif
    Évaluer le workflow clinique et le protocole de TEP/MRI du cancer de la prostate (CaP) en fonction de l’indication.

    Méthodes
    Onze patients ont subi une TEP/IRM PSMA, à la fois pour la stadification primaire (SP) et l’évaluation des récidives biochimiques (RBC) de CaP. Le workflow clinique a été évalué en ce qui concerne la préparation du patient, le temps d’absorption total et le temps total d’acquisition. Le protocole TEP/IRM a été défini en fonction de l’indication, en utilisant une IRM biparamétrique pour SP et une IRM multiparamétrique pour RBC. Un assesseur a analysé la TEP/IRM pour une lésion TNM dans le cadre de la SP et pour une métastase locorégionale et à distance chez les patients RBC.

    Résultats
    Quatre patients (36 %) ont été inclus pour la SP et 7 (64 %) pour évaluer la RBC du cancer de la prostate. Les taux de PSA variaient de 0,26 à 33,94ng/mL et le score ISUP prévalent était grade 3 (4/11 patients). La durée totale moyenne d’acquisition quand l’IRM DCE était effectuée était de 73 minutes contre 64 minutes pour l’IRM biparamétrique. Neuf des onze patients (82 %) présentaient des résultats positifs sur la TEP/IRM PSMA. Le site de la maladie le plus répandu était local (tumeur primaire ou récidive) chez 6/11 patients (55 %), suivi par les ganglions lymphatiques régionaux chez 4/11 (36 %). L’index de lésion CaP a été déterminé chez les quatre patients en stadification primaire. L’analyse TEP/IRM était positive chez cinq patients sur les sept en RBC.

    Conclusion
    La TEP/IRM pour le cancer de la prostate est réalisable avec une durée d’acquisition tolérable et, bien que très préliminaire, cette étude confirme le taux de détection élevé de l’imagerie TEP PSMA à la fois pour la SP et pour l’évaluation des RBC.

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  • Communication scientifique

    L’îlot pancréatique : ce que nous savons 150 ans après Langerhans

    The pancreatic islet: What we know 150 years after Langerhans

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le médecin allemand Paul Langerhans a décrit il y a 150 ans ce qu’on appelle aujourd’hui l’îlot (pancréatique) de Langerhans. Au cours de ces années, nous avons appris à mieux connaître cette structure et son importance dans la sécrétion d’hormones, étant le principal d’eux liés au métabolisme des glucides. Les études actuelles visent à mieux comprendre les mécanismes de la production, de la protection, de la régénération et de la perte de cellules des îlots pancréatiques, pour mieux comprendre et lutter contre la prévalence croissante de l’obésité, du diabète et de la maladie d’Alzheimer dans la population (ces trois affections sont liées à la fonction des îlots pancréatiques). Le texte de cette revue générale propose d’informer rapidement le médecin généraliste des principaux points de connaissances récents sur les îlots pancréatiques, en mentionnant l’évolution des idées et les perspectives du traitement du diabète et de la maladie d’Alzheimer. Le médecin doit également être conscient de la possibilité de recherche sur les microARN, la culture d’îlots et de pseudo-îlots (organoïdes) afin de faire progresser les compréhensions sur les nouveaux médicaments agissant sur les îlots/cellules (tels que le peptide semblable à l’hormone glucagon 1 – GLP-1).

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  • Communication scientifique

    Intelligence artificielle et imagerie médicale : définition, état des lieux et perspectives

    Artificial intelligence and medical imaging: Definition, state of the art and perspectives

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’émergence de l’intelligence artificielle (IA), dont les premiers concepts datent des années 1950 dans le domaine médical est la conséquence de trois bouleversements radicaux : la numérisation des images médicales permettant leur paramétrage, le développement des algorithmes autorisant l’utilisation des données saisies en langage naturel, et l’apprentissage profond (deep learning) permettant à partir de données radiologiques massives de développer des algorithmes de traitement automatique d’images médicales. Ces systèmes permettent dès aujourd’hui la détection automatique de lésion et ouvre la voie au dépistage du cancer du poumon, du sein ou de la prostate. Leur fiabilité est supérieure à celles des radiologues. Intégrées aux données médicales cliniques, biologiques, génétiques, ces techniques modifient considérablement l’organisation et la structuration du monde de la santé.

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  • Éloge

    Éloge de Pierre Godeau (1930–2018)

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  • Éditorial

    Ruptures et innovations en médecine et en chirurgie

    Disruptions and innovations in medicine and in surgery

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éditorial

    Ruptures et innovations en chirurgie

    Disruptions and innovations in surgery

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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