Articles du bulletin

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  • Communication scientifique

    Le risque cardiovasculaire du diabétique : les évidences

    Cardiovascular risk of the diabetic patient; which evidence ?

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La prévention des complications cardiovasculaires du patient diabétique représente un objectif important pour le clinicien car les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des patients diabétiques, devant le cancer. Le risque de maladies cardiovasculaires est ainsi deux fois plus important pour les patients avec un diabète par rapport à la population non-diabétique d’âge équivalent. L’artériopathie des membres inférieurs est deux à trois fois plus fréquente chez le patient diabétique que chez le non-diabétique. En France, l’incidence de l’accident vasculaire cérébral (AVC) est supérieure à celle de l’infarctus du myocarde chez les patients diabétiques. Des données récentes sont en faveur d’un sur-risque relatif de mortalité comparable pour un patient diabétique de type 2 et un patient non-diabétique en prévention secondaire, soulignant le haut niveau de risque des individus diabétiques. De nombreuses études convergentes soulignent que le sur-risque relatif d’infarctus ou d’AVC associé au diabète est plus élevé chez les femmes que chez les hommes par comparaison à une population non-diabétique, ce qui suggère d’optimiser la prévention cardiovasculaire pour les femmes diabétiques.

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  • Communication scientifique

    Le contrôle glycémique réduit il les complications cardiovasculaires du diabète de type 2 ?

    Does blood glucose control prevent macrovascular complications of type 2 diabetes ?

    Bernard Charbonnel has received fees for: Advisory Boards: AstraZeneca, Merck-Sharpe & Dohme, Novo-Nordisk, Sanofi. Speaker Bureau: AstraZeneca, Boehringer-Ingelheim, Lilly, Merck-Sharpe & Dohme, Novo-Nordisk, Sanofi, Takeda.

    Toutes les études d’observation montrent une forte corrélation entre le niveau d’HbA1c et le risque cardiovasculaire du diabète de type 2, mais il peut s’agir d’une association sans valeur de causalité en raison d’éventuels facteurs confondants, d’où l’importance des études d’intervention où on regarde si un strict contrôle glycémique, quels que soient les agents antidiabétiques utilisés pour l’obtenir, permet une prévention des complications cardiovasculaires par rapport à un contrôle glycémique moins strict. Quatre études ont posé cette question, UKPDS, ACCORD, ADVANCE et VADT. Aucune de ces études, prises individuellement, n’a montré un bénéfice statistiquement significatif du strict contrôle glycémique mais la tendance était positive et devenait significative en moyenne après 5 à 10 ans de suivi, ce qui permet de conclure, dans les méta-analyses, à un bénéfice cardiovasculaire vraisemblable du strict contrôle glycémique même si le niveau de preuve est faible et si il faut attendre un certain temps pour que ce bénéfice se manifeste. Enfin, tous les antidiabétiques ne sont pas équivalents vis-à-vis du risque cardiovasculaire, certains, dans les antidiabétiques modernes, ayant démontré un bénéfice surajouté à celui qu’on peut attendre de la réduction glycémique.

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  • Communication scientifique

    Diabète et insuffisance cardiaque : données épidémiologiques et implications thérapeutiques

    Diabetes mellitus and heart failure: epidemiology and therapeutic implications

    Michel Komajda déclare avoir des activités d’orateur ou de consultant avec les laboratoires SERVIER, NOVARTIS, SANOFI, MSD et NOVO NORDISK.

    L’association d’un diabète de type 2 et d’une insuffisance cardiaque est fréquente et induit un risque accru de mortalité intra-hospitalière ou extra-hospitalière et d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque. Le traitement de l’insuffisance cardiaque du patient diabétique n’est pas différent de celui préconisé chez le patient non diabétique mais le risque d’hyperkaliémie ou de détérioration de la fonction rénale est accru lors de l’utilisation des inhibiteurs du système rénine angiotensine aldostérone. La sécurité d’emploi des anciens médicaments antidiabétiques vis-à-vis du risque d’insuffisance cardiaque est mal connue en l’absence d’essais contrôlés randomisés. La metformine et l’insuline ne semblent pas associées à une augmentation de risque mais un doute subsiste pour les sulfamides hypoglycémiants. Le traitement du diabète du patient insuffisant cardiaque à fraction d’éjection altérée contre-indique l’utilisation des glitazones. La saxagliptine est associée à un sur risque d’insuffisance cardiaque mais non la sitagliptine. Un doute subsiste sur le risque induit par les analogues GLP1. Les inhibiteurs SGLT2 réduisent significativement le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque et sont actuellement testés dans cette dernière indication.

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  • Chronique historique

    Robert Debré (1882-1978) une vocation française

    Membre de l’Académie nationale de médecine (1933) et de l’Académie des Sciences (1961), Robert Debré fut un des principaux fondateurs de la Pédiatrie Française, le promoteur de la réforme hospitalo-universitaire (1958), le créateur du Centre international de l’enfance (1949), le récipiendaire d’un prix Nobel de la paix au titre de l’Unicef (1965). Il présidera l’Institut National d’Hygiène de 1946 à 1964, l’école de santé publique de Rennes (1960) et le Haut Comité contre l’alcoolisme (1954). Nous rapportons ici quelques éléments d’une vie guidée par l’honneur et la passion de servir.

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  • Communication scientifique

    Radiologie interventionnelle dans les métastases osseuses

    Les actes de radiologie interventionnelle dans les métastases osseuses peuvent être classés en techniques antalgiques et de consolidation d’une part et celles de destruction tumorale d’autre part. La cimentoplastie (vertébroplastie dans le cas du rachis) est la technique antalgique et de consolidation la plus commune. Elle est efficace dans les segments osseux soumis principalement à des contraintes en compression (vertèbres, cotyle). Dans les localisations osseuses comme les os longs, où des forces de cisaillement dominent, ou en cas d’instabilité, l’association avec la mise en place percutanée de vis, de tiges métalliques ou d’implants intra-osseux est nécessaire. Les techniques de destruction tumorale par méthode thermique (radiofréquence, cryothérapie), chimique (alcool) ou médicamenteuse (chimio-embolisation), s’adressent principalement aux cas de métastase unique. Ces actes de radiologie interventionnelle pratiqués à foyer fermé ont l’avantage de ne pas retarder la mise en route d’une radiothérapie ou d’une chimiothérapie.

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  • Communication scientifique

    Vésicules extra cellulaires : nouveaux agents thérapeutiques pour la réparation cardiaque ?

    Extracellular vesicles: new therapeutic agents for cardiac repair ?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Au cours des dernières années, la thérapie cellulaire a été progressivement reconnue comme une option thérapeutique dans de nombreuses et diverses pathologies. Toutefois, alors que le mécanisme d’action initialement présumé était un remplacement des cellules pathologiques du tissu ciblé par les cellules greffées, il est aujourd’hui communément admis que l’effet thérapeutique est principalement paracrine et donc médié par les facteurs sécrétés par les cellules et l’activation consécutive de voies de réparation endogènes. La plupart de ces facteurs sont regroupés dans les vésicules extra-cellulaires, nanoparticules produites par toutes les cellules de l’organisme et qui jouent un rôle clé dans la communication inter-cellulaire. De nombreux travaux ont ainsi montré que le bénéfice des cellules transplantées pouvait être reproduit par les vésicules qu’elles sécrètent, ouvrant ainsi la voie à un nouveau concept de thérapie a-cellulaire où les cellules ne sont plus transplantées directement mais servent uniquement in vitro à la production du sécrétome qui sous-tend leurs effets et deviendrait le produit thérapeutique administré au patient. Même si les problèmes translationnels à régler restent nombreux, les avantages pratiques de tels médicaments biologiques laissent supposer qu’ils trouveront une place dans l’arsenal des traitements visant à la réparation tissulaire.

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  • Éloge

    Éloge de Pierre RONDOT (1923-2017)

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  • Communication scientifique

    Éditorial – Séance dédiée « Actualités du déficit intellectuel d’origine génétique »

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  • Communication scientifique

    Apport des puces à ADN et nouveaux syndromes microdélétionnels

    DNA microarrays and new microdeletion syndromes

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de cet article.

    L’analyse chromosomique sur puces à ADN (ACPA) constitue une approche pangénomique maintenant utilisée en routine dans l’exploration des déficiences intellectuelles syndromiques. La pratique des ACPA a permis de mettre en évidence une nouvelle classe de variants : les CNV (Copy Number Variant), dont l’interprétation est parfois délicate. L’ACPA identifie des anomalies de dosage génique pathogènes à type de délétion ou duplication chez 12 à 18 % des patients avec déficience intellectuelle syndromique. Les syndromes microdélétionnels correspondent à des délétions terminales ou interstitielles non visibles sur un caryotype standard. Les syndromes subtélomériques les plus fréquents sont la monosomie 1p36 et la monosomie 22q13.

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  • Rapport

    Retour à la vie « normale » après traitement d’un cancer

    Back to « normal » life after cancer treatment

    Les rapporteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    L’incidence du cancer et le nombre de sujets en vie après un cancer augmentent. En 2008, en France, trois millions de personnes ayant eu un cancer sont en vie et 18 millions sont prévus en 2022. La réinsertion de ces patients dans la vie « normale » soulève des problèmes sociétaux, familiaux et professionnels. Ces trois sujets sont abordés dans ce rapport. A la fin des traitements quel que soit l’impact psychologique du cancer, le retour à la vie « normale » passe par l’acceptation d’être guéri de la peur de mourir. Cette acceptation est d’autant plus difficile qu’une surveillance est proposée et que la prise en charge du cancer en Affection de Longue Durée (ALD) se poursuit. Les patients doivent s’investir fortement avec si nécessaire un soutien psychologique et une aide de l’Association Française de Soins Oncologiques de Support (AFSOS), de la convention tripartite signée entre pouvoirs publics, professionnels de la banque et assureurs (AERAS) qui leur permettra de s’assurer et d’emprunter si besoin et enfin des actions en faveur du retour à l’emploi. Dans tous les cas un encouragement à l’activité physique et des conseils alimentaires identiques à ceux donnés en prévention primaire doivent être formulés. Le maintien d’une cohésion familiale est important et passe par le retour à une vie sexuelle normale et une proposition de préservation de la fertilité avec conservation des gamètes. Chez l’enfant, avant la puberté, une proposition de conservation de tissu germinal est possible mais sa réutilisation reste du domaine de la recherche. Ce rapport est un plaidoyer pour coordonner toutes les mesures existantes garantissant au maximum de patients un retour à la « vie normale ».

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  • Communication scientifique

    La part des médecins à diplôme hors Union européenne dans la démographie médicale en France depuis 10 ans

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Entre 2009 et 2016, 10,4% des médecins s’inscrivant au tableau de l’Ordre ont un diplôme hors Union européenne. Ils doivent passer par la procédure d’autorisation d’exercice, dispositif législatif prévoyant 3 possibilités, la liste A destinée à tout médecins du monde pouvant exercer dans son pays d’origine, la liste B destinée aux réfugiés politiques et assimilés, la liste C réservée à des médecins exerçant en France en tant que praticiens associés. Seules les listes A et B persisteront dans l’avenir mais il reste à clore le dispositif de la liste C non finalisé actuellement.

    Le nombre de médecins DHUE exerçant en France doit tenir compte des besoins et de la vérification d’une compétence identique aux médecins français.

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  • Communication scientifique

    Impact de l’organisation des soins en périnatalité

    Impact of the perinatal care organization

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’organisation des soins en périnatalité repose sur deux grands principes : assurer la sécurité des patientes et des nouveau-nés / permettre à chacun(e) d’avoir des soins appropriés à son niveau de risque. Pour cela des décrets ont établi des normes pour les centres périnataux aussi bien en personnels qu’en équipements et en nombre d’accouchements. Une des plus importantes conséquences de ces décrets (et des contraintes budgétaires) a été la fermeture de nombreuses maternités, y compris dans les années récentes. Ceci a entrainé une augmentation importante des accouchements dans les établissements faisant plus de 3000 accouchements par an (19 % en 2010 et 29 % en 2016). On doit s’interroger sur cette évolution en termes d’accès et de qualité des soins. Les études réalisées montrent que le temps moyen d’accès au lieu d’accouchement a peu varié. Les interventions telles que césariennes ou épisiotomies ont diminué et elles restent plus fréquentes dans les petits établissements. Ces éléments objectifs ne doivent pas faire oublier des données plus subjectives d’insatisfaction. Quant aux résultats ils montrent que, même si la mortalité maternelle par hémorragie a diminué, la mortalité périnatale et la mortalité néonatale, en baisse, restent à un niveau moyen par rapport aux autres pays européens et que les inégalités persistent. L’organisation des soins périnatals a aussi été mise en place pour les situations à très haut risque comme les naissances très prématurées (avant 32 semaines). Les deux enquêtes EPIPAGE montrent que la mortalité et les handicaps ont diminué pour cette population. Toutefois la dernière enquête a révélé que la situation pour les extrêmes prématurés (<27 semaines) posait des problèmes. Les données présentées ici montrent qu’il existe encore des améliorations nécessaires aussi bien pour les situations à bas risque que pour les situations à très haut risque, dans trois domaines : celui de la prévention, de la lutte contre les inégalités, de la participation des femmes et des parents dans les décisions.

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  • Communication scientifique

    Organisation de la réponse médicale aux grandes catastrophes

    Medical response to major disasters

    L’auteur déclare n’avoir aucun conflit d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    L’organisation de la réponse médicale aux grandes catastrophes s’articule en France autour du dispositif ORSEC de la Sécurité Civile et ORSAN du ministère de la Santé. Sur le terrain, le plan NOVI permet, sous les ordres du préfet du département, de déployer une chaine médicale de l’avant. Elle met en place le triage, les soins d’urgence au PMA et l’évacuation des victimes après régulation médicale par le SAMU. Le Plan Blanc est la réponse de l’hôpital à la catastrophe. Il organise, sous la responsabilité du directeur de l’établissement, l’accueil d’un afflux de victimes et la gestion de la crise. Ces plans sont conçus pour s’adapter pragmatiquement à toutes les situations sanitaires exceptionnelles. Ils sont évolutifs et ont été modifiés pour intégrer les leçons des récents attentats terroristes : le contexte d’insécurité, l’utilisation d’armes de guerre, et la stratégie du Damage Control chirurgical. La réponse médicale a aussi une dimension éthique et participe à la résilience. Pour anticiper de nouveaux risques plusieurs pistes d’amélioration ont été identifiées

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  • Communication scientifique

    Que penser de l’approche médicamenteuse préventive de la maladie d’Alzheimer ?

    Toward a preventive approach of Alzheimer’s disease ?

    Bruno DUBOIS déclare des activités de conseil auprès des laboratoires Lilly, Merck et Boehringer INGELHEIM. Son institution a reçu des grants de la Fondation MSD Avenir et du laboratoire ROCHE. Stéphane EPELBAUM et Nicolas VILLAIN ne déclarant aucun conflit relatif à cet article.

    Sur les 413 essais cliniques dans le domaine de la maladie d’Alzheimer publiés au cours de ces 15 dernières années, aucun n’a conduit à la mise sur le marché d’un nouveau médicament, qu’il s’agisse de produits à visée symptomatique ou de médicaments à visée physiopathologique, qui agissent directement sur la cascade biologique de la maladie [1] . Ces derniers, appelés « disease modifiers » avaient pourtant suscité beaucoup d’espoir, notamment les anticorps monoclonaux dirigés contre l’amyloïde Ab (fibrilles ou plaques) ou les inhibiteurs de secrétases qui empêchent la production du peptide amyloïde. Malheureusement, en dépit de leur efficacité contre les lésions cérébrales de la maladie, ces molécules n’ont pas montré d’efficacité contre les symptômes. De là, l’idée d’essayer de traiter les patients plus tôt dès les premiers symptômes, voire avant leur apparition. Mais cette orientation pose de problèmes d’ordre éthique et organisationnel que nous souhaitons exposer.

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  • Communication scientifique

    Évaluation de l’aptitude médicale à la conduite : quels enjeux ?

    Assessment of medical aptitude to drive: what are the stakes?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de cet article.

    L’évaluation de l’aptitude médicale à la conduite fait l’objet de controverses émanant des usagers de la route et des professionnels de santé. Nous ferons le point sur les connaissances validées : éléments statistiques et épidémiologiques, moyens proposés en pratique médicale pour l’évaluation des conducteurs. À partir de ces éléments et de l’état de la réglementation en France, nous analyserons les missions dévolues aux médecins praticiens, du travail et agréés pour le contrôle de l’aptitude médicale à la conduite. Le seul but ne saurait être d’empêcher les conducteurs supposés dangereux de prendre la route, d’autant que les bases scientifiques ne sont en la matière pas très solides sauf face à certaines situations. Il convient aussi de proposer des aménagements pour le maintien de l’autonomie des déplacements face à certaines pathologies ou situations de handicaps. Le rôle de conseil et d’information dévolu aux médecins est fondamental et doit s’appliquer dans le respect des intérêts de l’usager, de la sécurité routière, des connaissances acquises et de la déontologie.

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  • Communication scientifique

    Apport de la biomécanique des chocs dans la prévention des blessures

    Contribution of biomechanics of impact in injury prevention

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la mortalité routière sera à l’horizon 2020, la 3ème cause de mortalité dans le monde, conséquence du développement exponentiel de la mobilité individuelle en particulier dans les pays émergents. Notre engagement collectif en sécurité routière se place « de facto » dans les priorités de santé publique. La conception de systèmes de protection sûrs repose sur l’identification des mécanismes de blessures grâce aux travaux d’accidentologie, et sur la connaissance de la tolérance de l’être humain à l’impact par la recherche en biomécanique. Ces travaux permettent la définition de critères biomécaniques et fixent les limites qui doivent être respectées dans le cadre de l’homologation internationale des véhicules, pour la protection des usagers.

    Dans la suite de l’utilisation de mannequins physiques lors des essais de choc, le développement de modèles numériques, substituts de l’être humain, autorise une conception préventive des véhicules. Les résultats obtenus en termes de protection et d’évitement de blessures lors des accidents de la route prouve la puissance de la démarche.

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  • Communication scientifique

    Simulation biomécanique personnalisée et application à la traumatologie

    Subject specific numerical simulation and its application to traumatology

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les modèles biomécaniques sont maintenant utilisés dans les crashs tests virtuels en amont de la construction de prototypes de véhicules. Cependant ces modèles ne prennent que partiellement en compte l’extrême variabilité du corps humain. Cette variabilité soulève des défis liés à la personnalisation des modèles, qu’il s’agisse de la géométrie ou des propriétés mécaniques des tissus. Les progrès en imagerie médicale et en particulier la radiographie biplane et les reconstructions 3D associées, utilisées en routine clinique, ont permis des avancées drastiques en modélisation géométrique et donnent aujourd’hui accès à de larges bases de données permettant d’analyser et de modéliser les variations interindividuelles. Les connaissances quant à la caractérisation des propriétés mécaniques osseuses ont également connu une progression rapide. La caractérisation in vivo des propriétés mécaniques des tissus mous du sujet humain bénéficie du développement récent des moyens d’élastographie ultrasonore. Au-delà du domaine de la sécurité routière, les recherches en modélisation personnalisée sont également actives en orthopédie et traumatologie pour l’identification de sujets à risques ou pour la planification des traitements conservateurs ou chirurgicaux. De véritables « outils métiers » devraient émerger dans un futur proche pour l’aide à la réflexion, au diagnostic et à la planification d’une stratégie de traitement tenant compte des spécificités de chaque patient, ouvrant ainsi une voie vers la médecine individualisée.

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  • Information

    Réflexions sur les activités du Collège de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) en 2016.

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

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  • Communication scientifique

    Foramen ovale perméable, anévrisme du septum inter-auriculaire et infarctus cérébral cryptogénique: étude CLOSE

    Patent foramen ovale, atrial septal aneurysm and cryptogenic stroke: the CLOSE trial

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le foramen ovale perméable (FOP) est une cause potentielle d’infarctus cérébral cryptogénique. Nous avons conduit un essai randomisé multicentrique (CLOSE) pour comparer d’une part la fermeture du FOP par voie endovasculaire suivie d’un traitement antiplaquettaire à un traitement antiplaquettaire seul, d’autre part les anticoagulants oraux aux antiplaquettaires, chez des patients âgés de 16 à 60 ans victimes d’un infarctus cérébral cryptogénique récent attribué à un FOP associé soit à un anévrisme du septum inter-auriculaire, soit à un shunt droit-gauche important. Pendant un suivi moyen de 5.3 ans, aucune récidive d’AVC n’est survenue chez les 238 patients randomisés dans le groupe « fermeture », versus 14 récidives chez les 235 patients randomisés dans le groupe « traitement antiplaquettaire seul » (HR, 0.03; IC95 %, 0 à 0.26; p < 0.001). Quatorze 14 patients (5.9 %) ont eu une complication liée à l’intervention de fermeture du FOP, principalement une fibrillation atriale transitoire. Le risque global de fibrillation auriculaire était significativement plus élevé dans le groupe « fermeture » que dans le groupe « traitement antiplaquettaire » (4.6 % vs. 0.9 %, p = 0.02). Trois des 187 patients randomisés dans le groupe « anticoagulants oraux » ont eu une récidive d’AVC versus 7 des 174 patients randomisés dans le groupe « traitement antiplaquettaire seul », une réduction non significative (HR, 0.43 ; IC95 %, 0.1 à 1.45; p = 0.17), possiblement en raison d’un manque de puissance statistique.

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  • Communication scientifique

    Les cellules tuft intestinales : de la régulation de l’immunité de type-2 à la carcinogenèse digestive

    Intestinal tuft cells : from type-2 immune response to carcinogenesis

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les tissus épithéliaux agissent comme une interface d’échange privilégiée entre tissus de l’hôte et milieu extérieur, et jouent un rôle central dans la physiologie des êtres vivants. Le cas de l’épithélium intestinal en est le parfait exemple. Outre sa fonction dans l’absorption des nutriments, cet épithélium représente la plus grande surface de contact avec un environnement complexe dans lequel sont présents des milliards d’organismes commensaux, voire d’agents potentiellement pathogènes et de substances nocives. Une des questions clefs en physiologie digestive réside dans la compréhension des mécanismes fondamentaux permettant à la muqueuse intestinale de s’adapter de manière permanente à cet environnement. Cette communication écrite se place dans ce contexte et se propose de diffuser de la manière la plus didactique possible les données de recherches obtenues sur un type de cellules épithéliales encore méconnues à ce jour : les cellules tuft intestinales, dont la fonction de sentinelle mucosale vient d’être récemment découverte. Ne se voulant pas exhaustive, cette revue se focalisera sur les cellules tuft du tractus digestif. Après avoir rappelé aux lecteurs non avertis les bases de la physiologie de l’épithélium intestinal, nous dresserons l’historique de la caractérisation de ces cellules avant de détailler les travaux ayant conduits à la découverte de leur fonction dans l’immunité de type-2, ainsi que les données soutenant leur rôle dans les processus de carcinogenèse du tractus digestif.

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  • Communication scientifique

    La toxicité rétinienne des diodes électroluminescentes (Light Emitting Diodes, plus connues par leur sigle LED)

    La directive européenne pour l’écologie incite à l’amélioration des performances énergétiques des produits d’éclairage domestique. De ce fait elle a adopté la suppression des ampoules incandescentes et leur remplacement par des ampoules fluo-compactes ou des diodes électroluminescentes, « Light Emitting Diodes » (LED). Du point de vue énergétique cette décision est indiscutable. Cependant, les risques potentiels représentés par ces nouvelles sources lumineuses ont fait l’objet d’un avis réservé émis par l’ANSES indiquant le besoin d’études approfondies sur la question de la photo toxicité des LED sur la rétine. En effet, ces dispositifs présentent une forte luminance et un spectre d’émission avec un déséquilibre spectral vers les faibles longueurs d’onde (lumière bleue) ce qui expose la rétine à des rayonnements dangereux. Ainsi, « The Beaver Dam Eye Study », par exemple, a montré que l’exposition à la lumière du soleil pouvait être un facteur de risque pour les stades précoces de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Nous avons montré, chez le rat, que les LED sont plus toxiques pour la rétine que d’autres sources de lumière et que ceci est lié à la composante bleue des LED. Nous avons montré une mort des photorécepteurs mais aussi des altérations au niveau de l’épithélium pigmentaire, des altérations qui risquent de devenir dramatiques lors d’expositions répétées.

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  • Présentation ouvrage

    Thérapeutique manuelle par Dominique BONNEAU. Editions Dunod, 2017. Collection « Les nouveaux chemins de la santé »

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  • Rapport

    Multimorbidité : Prise en charge par le médecin généraliste

    Multimorbidity : Clinical practice by the general practitioner

    Les rapporteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    La multimorbidité vise à décrire l’ensemble des maladies chroniques qui impacte la prise en charge d’un sujet. En France, l’enquête INSEE-Credes sur la santé et les soins médicaux a montré que la multimorbidité est la règle chez les personnes âgées et occupe une place importante dans les soins de premiers recours. La prise en charge de ces patients multi morbides est difficile, car la symptomatologie clinique appartient à plusieurs maladies chroniques sous-jacentes qui interagissent entre elles. La plupart des recommandations pour la pratique clinique sont construites selon une approche de «maladie unique». En présence d’un patient porteur d’une multimorbidité, les praticiens généralistes sont censés additionner toutes les recommandations préconisées pour chaque maladie considérée isolément, ce qui aboutit à des prises en charge médicamenteuses complexes, fort onéreuses et augmente le risque iatrogénique.

    La réponse des médecins généralistes face à la multimorbidité ne doit pas être centrée uniquement sur les moyens pour ralentir la symptomatologie, mais doit intégrer d’autres paramètres comme : le maintien de la qualité de vie des patients, la réduction des déficits fonctionnels et des troubles sensoriels souvent méconnus ou délaissés, la prise en compte des aspects techniques, humains et financiers de la dépendance. Dans cet objectif il faut confier au médecin généraliste une responsabilité spécifique de coordination des soins et des prescriptions. Un dispositif de prise en charge à mettre en œuvre dans ces situations est proposé.

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  • Communication scientifique

    Comment les machines d’hémodialyse sont-elles devenues (semi-) intelligentes ?

    Are hemodialysis monitors become intelligent ?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’implantation de logiciels spécifiques dans les moniteurs d’hémodialyse représente une avancée technologique majeure du début du XXIe siècle. Ces logiciels, dont quelques exemples seront décrits, peuvent donner l’illusion d’une machine d’hémodialyse intelligente parce que devenue capable de déterminer la valeur optimale d’un paramètre (par exemple la concentration sodée du dialysat) dont la prescription était auparavant réservée au néphrologue. La machine d’hémodialyse ne fait pourtant que continuer à obéir aux directives de ce dernier. C’est pourquoi il est peut-être préférable de parler de machines rendues semi-intelligentes plutôt que de machines devenues véritablement intelligentes.

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  • Communication scientifique

    La dialyse au domicile des patients : l’autonomie des patients vis à vis d’un organe artificiel est-elle possible ?

    Home Dialysis: is patient autonomy for an artificial organ possible?

    L’auteur ne déclare aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La meilleure façon de rendre un patient dialysé autonome est de le faire réaliser sa dialyse lui-même, à domicile, soit par l’hémodialyse (HD) dite « à domicile », soit par dialyse péritonéale (DP). L’HD à domicile est réalisée depuis les années 1970. Son maximum a été atteint dans les années 1980 avec 20% des patients dialysés dans certains établissements. Ensuite le pourcentage a diminué en France probablement en raison de la transplantation rénale et des unités d’auto-dialyse. Actuellement il existe un regain d’intérêt pour cette méthode due à l’arrivée de nouvelles machines simplifiées et due à de nouveaux programmes de dialyse quotidienne courte. La DP a débuté à partir des années 1980. Elle s’est développée de façon inhomogène en France, pour des questions d’écoles. Actuellement elle est arrivée à maturité et les survies en DP et en HD sont équivalentes. L’état des lieux montre que la France est parmi les pays européens où l’hémodialyse à domicile et la dialyse péritonéale ont la prévalence la plus faible. Les leviers d’action pour essayer de développer la dialyse à domicile en France sont passés en revue. Les mesures incitatives professionnelles ont montré leurs limites et il est probable que des incitations réglementaires ou financières sont maintenant nécessaires à côté d’une politique volontariste.

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