Articles du bulletin

Depuis janvier 2019 les articles du Bulletin de l'Académie nationale de médecine sont diffusés sur le site ScienceDirect édité par la société Elsevier-Masson.

Numéros complets archivés en accès libre (jusqu'en 2018) :

Avant 2001 (Gallica) | 2001 à 2018



2740 résultats

  • Rapport

    Rapport 19-04. L’enfant, l’adolescent, la famille et les écrans. Appel à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques

    Lire la suite >
  • Communiqué

    L’homéopathie en France : position de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de pharmacie

    Lire la suite >
  • Rapport

    Rapport 19-03. Analyse du plan « Ma Santé 2022, un engagement collectif » et propositions de l’Académie nationale de médecine

    Analysis of the plan « My Health 2022, a Collective Commitment » and proposals from the French Academy of Medicine

    Dominique Bertrand : Conseiller médical du Centre National de Gestion.
    Daniel Bontoux : Aucun lien d’intérêt avec les points abordés dans ce rapport.
    Pierre-François Plouin : ancien chef du service à l’hôpital européen G Pompidou, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, ancien vice-président de la Commission de la transparence.
    François Richard : ancien chef de service et chef de pôle à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris ; participations aux travaux de réorganisation territoriale : Haute autorité de santé (HAS), Direction générale de l’offre de soins, Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France.
    Jacques Rouëssé : ancien directeur du centre anticancéreux René Huguenin de Saint-Cloud.

    L’Académie nationale de médecine a pris connaissance du plan « Ma santé 2022, un engagement collectif », proposé par le ministère des Solidarités et de la Santé, et en approuve les principales mesures. Le présent rapport résume l’analyse de l’Académie, formule des remarques portant sur plusieurs omissions, dont celle de la prévention, et propose neuf priorités portant notamment sur la réorganisation territoriale des soins, les nouveaux partenaires, la gouvernance hospitalière et l’apport du numérique.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le déploiement de la télémédecine pour répondre aux enjeux du XXIe siècle : exemples d’expérimentation en Picardie

    The deployment of the telemedicine to answer the stakes in meet the challenges of the 21th century: Examples of experiments in Picardy

    Actuellement nous connaissons une modification profonde de l’organisation du système de santé et des pratiques des professionnels qui entraînent un certain nombre de préoccupations en matière d’accès aux soins. Face à ces incertitudes et interrogations, la télémédecine — comme pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication — apparaît être un levier incontournable pour garantir un accès aux soins pour tous en répondant, en partie, aux inégalités territoriales de santé comme en témoigne un certain nombre d’exemples locaux en Picardie. Toutefois pour permettre un déploiement efficient et à grande échelle il convient de lever l’ensemble des freins : responsabilité, financement de l’activité de télémédecine, numérique et accessibilité, etc., pour ne pas aggraver les inégalités territoriales de santé.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Prise en charge diagnostique et thérapeutique des uvéites

    Diagnostic and therapeutic management of uveitis

    Les uvéites sont des affections oculaires situées au carrefour de plusieurs spécialités médicales. Leur distribution étiologique est particulièrement variée depuis des affections auto-immunes limitées à l’œil ou associées à une maladie systémique et jusqu’à des maladies infectieuses dont certaines sont encore mal caractérisées. La fréquence des complications et le risque de cécité sont très importants à prendre en compte et imposent une discipline rigoureuse à l’ophtalmologiste qui doit mener à bien l’enquête étiologique en collaborant avec les collègues internistes, rhumatologues, infectiologues ou pédiatres et initier le traitement le plus efficace avant que les dégâts anatomiques ne grèvent le pronostic visuel. Les progrès récents dans le domaine du diagnostic microbiologique, de la biologie moléculaire ou de l’imagerie, d’une part, et en thérapeutiques innovantes basées sur les agents biologiques, d’autre part, ont permis de réduire significativement les conséquences de ces affections chez les patients tout en leur préservant une meilleure qualité de vie. Un effort important est actuellement réalisé pour mieux définir chaque entité nosologique et proposer une prise en charge personnalisée.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    L’évolution des espèces à travers celle de leur génome – exemples des gènes impliqués dans la reproduction des mammifères

    The evolution of species through that of their genome – examples of genes involved in mammalian reproduction

    Les gènes impliqués dans la fonction de reproduction comptent parmi les gènes qui présentent une évolution particulièrement rapide, c’est-à-dire possédant des caractéristiques fonctionnelles différentes entre espèces proches. Cette évolution rapide peut se faire à travers la naissance de gènes chez les mammifères, comme c’est le cas de nombreux gènes d’expression exclusivement ovocytaire (KHDC1, NALP, etc.). Elle peut également se faire par mort de gènes par pseudogénisation (par transformation en un pseudo-gène bien que tous les pseudogènes n’aient pas les mêmes mécanismes de formation), comme les gènes codant les protéines de la zone pellucide, progressivement perdus au cours de l’évolution des vertébrés. Cette évolution peut également se réaliser par sélection positive, comme c’est le cas de gènes codant les Odorant Binding Proteins ou le récepteur GPR50 de la famille des gènes codant les récepteurs de la mélatonine. Nombre de ces évolutions sont très probablement apparues par hasard ; elles ont abouti à des modèles vivants adaptés à l’environnement du moment et ont été conservées. La description de l’ensemble de ces événements et des mécanismes moléculaires qui les sous-tendent sont autant de défis à relever dans les prochaines années, grâce notamment aux séquençages des génomes entiers et aux outils mathématiques dédiés à la phylogénie.

    Lire la suite >
  • Présentation ouvrage

    Présentation du livre : Germain M. Les sarcomes osseux chez l’enfant, une longue histoire. Paris : Ed. L’Harmattan, 2018

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Proposition d’un traitement du paludisme par des feuilles d’Artemisia

    Lire la suite >
  • Autre

    La lutte contre l’antibiorésistance : une volonté politique

    The fight against antimicrobial resistance: A political will

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Antibiorésistance : la situation en France et dans le monde

    Antimicrobial resistance is one of the main threats to public health in France and worldwide

    L’antibiorésistance est une des principales menaces pour la santé publique en France et dans le monde, car elle limite les possibilités de traitement des infections communautaires et est de nature à faire régresser les progrès de la médecine moderne rendus possibles par la prévention ou le traitement des infections associées aux soins. Si la situation en France peut être qualifiée de contrastée, avec de bons résultats dans la maîtrise des Staphylococcus aureus résistant à la méticilline ou des pneumocoques de sensibilité diminuée à la pénicilline, ces progrès restent lents et fragiles et sont contrebalancés par l’essor des entérobactéries résistantes aux céphalosporines de 3e génération et à l’émergence de celles résistantes aux carbapénèmes. Il existe en Europe un gradient nord-sud de l’antibiorésistance, avec des indicateurs généralement meilleurs en Europe du Nord. La situation dans le reste du monde reste imparfaitement documentée, mais les données disponibles témoignent de l’importance parfois majeure du problème dans la plupart des pays. Le contrôle et la prévention de l’antibiorésistance repose sur des règles d’hygiène permettant de limiter la transmission croisée des bactéries, sur le bon usage des antibiotiques et, pour certains pathogènes, sur la vaccination. Ces mesures sont urgentes et doivent être mises en œuvre dans chaque pays et de manière coordonnée au niveau international. Les données de surveillance doivent être disponibles et largement partagées : elles sont essentielles pour évaluer l’impact de ces mesures.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La transmission croisée dans la résistance aux antibiotiques : son contrôle dans les hôpitaux français

    Role of cross-transmission in resistance to antibiotics: Control procedures in French hospitals

    La résistance acquise aux antibiotiques est la conséquence directe de deux causes synergiques : l’utilisation massive d’antibiotiques qui entraîne la sélection des bactéries les plus résistantes (évolution darwinienne), et la dissémination des bactéries résistantes ainsi sélectionnées, par transmission au sein des populations humaines et animales (« transmission croisée »), et via l’environnement. Les programmes de lutte contre la résistance bactérienne doivent donc associer des mesures visant à contrôler la transmission croisée aux mesures visant à diminuer la consommation des antibiotiques. Des programmes de contrôle de la dissémination des bactéries multirésistantes ont été progressivement mis en place dans les hôpitaux de l’Assistance publique–hôpitaux de Paris (AP–HP) depuis 1993 puis dans l’ensemble des hôpitaux français depuis 1999. Ces programmes ont permis d’obtenir une forte diminution des taux de staphylocoques multirésistants et de garder très bas les taux de bactéries hautement résistantes émergentes : entérobactéries résistantes aux carbapénèmes (β-lactamines les plus récentes) par production de carbapénèmases et entérocoques résistants aux glycopeptides. Ces résultats ont été obtenus alors même que la consommation d’antibiotiques n’avait pas diminué de façon notable dans nos hôpitaux durant la période considérée montrant l’impact positif des mesures d’hygiène.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La recherche en stratégies antibactériennes : nouvelles pistes, nouveaux enjeux ?

    Research on antibacterial strategies: New tracks and challenges?

    À l’heure où l’arsenal thérapeutique antibactérien est de plus en plus menacé par l’émergence croissante des résistances, la recherche doit plus que jamais apporter des solutions. Dans un contexte, où la découverte de nouvelles molécules est difficile et où le marché économique des antibactériens est précaire, la recherche doit aujourd’hui faire face à de nouveaux enjeux et explorer des pistes innovantes pour les résoudre. Les principaux défis de la recherche en stratégies antibactériennes sont les suivants : (i) inscrire la recherche dans une démarche globale et coordonnée, (ii) développer de nouveaux antibiotiques ciblant des pathogènes prioritaires, (iii) sortir du « tout antibiotique » en développant des stratégies thérapeutiques innovantes (anticorps, peptides antimicrobiens, phages), (iv) développer des approches complémentaires ayant pour objectif de réduire l’utilisation des antibiotiques via des stratégies de prévention, de diagnostic ou de limitation de la persistance bactérienne, (v) soutenir la recherche et revitaliser le marché des antibactériens via de nouveaux outils économiques et (vi) faciliter et optimiser le processus de développement clinique. Tous ces enjeux appellent les chercheurs, développeurs, cliniciens, patients, vétérinaires et autorités politiques à travailler de concert et à opérer le changement de paradigme nécessaire pour lutter efficacement contre l’antibiorésistance.

    Lire la suite >
  • Rapport

    Rapport 19-02. L’hôpital public en crise : origines et propositions

    The public hospital in crisis: origins and proposals

    1- F.Michot : ancien chef du service de chirurgie digestive CHU de Rouen, ancien Président de la Conférence des Présidents du CNU Santé
    2- B.Launois : ancien Professeur de chirurgie, Université d’Adélaïde, Australie
    3- D. Bertrand : Conseiller médical au CNG
    4- J.Bringer : ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Montpellier-Nîmes, ancien Président de la CME du CHU de Montpellier
    5- L.Degos : ancien Président de la HAS
    6- JP. Olié : chef de service honoraire de l’hôpital Sainte Anne, membre du CNOM
    7- C.Thuillez : membre du Collège de la HAS, Président de la Commission de Transparence, ancien conseiller du Directeur Général de l’Offre de Soins, ancien Président de la Conférence des Doyens des Facultés de Médecine

    La crise est perceptible au sein de l’hôpital public depuis des mois et largement commentée par la presse et les médias audiovisuels. Cette crise est en réalité plus ancienne et, depuis une dizaine d’années, de nombreux rapports lui ont été consacrés ; réformer l’hôpital et plus globalement réformer le système de santé sont des objectifs réaffirmés de la prochaine loi santé. À partir de l’audition de trente-deux personnalités du monde de la santé, ce rapport analyse les origines de la crise de l’hôpital public : crise de perte de sens, crise financière, crise managériale et gouvernance, crise structurelle et organisationnelle, crise sociétale et sociale. Il décline ensuite des propositions concernant la gouvernance de l’hôpital, des nouvelles modalités de financement, la réinsertion de l’hôpital dans son environnement, la situation des personnels médicaux et soignants, la participation des patients et des citoyens et la place de l’université dans l’hôpital.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Génétique des anévrismes intracrâniens

    Genetics of intracranial aneurysm

    Les anévrismes intracrâniens (AIC) se définissent par une hernie acquise de la paroi artérielle survenant préférentiellement à une bifurcation artérielle avec une prédilection topographique caractéristique au niveau des vaisseaux de la base du crâne. La détection fortuite en scanner ou IRM d’un AIC est une situation fréquente, ces examens étant de plus en plus pratiqués. Les facteurs de risque modifiables de rupture d’AIC sont bien définis, et les antécédents familiaux d’AIC constituent le principal facteur de risque pour la présence d’AIC. De nombreuses affections héréditaires sont associées à la formation d’AIC, mais ces syndromes représentent moins de 1 % de l’ensemble des AIC. Aucun test diagnostique basé sur la génétique n’est actuellement disponible pour identifier les mutations et les patients qui présentent un risque plus élevé de développer des AIC. La détection de ces mutations permettrait une meilleure compréhension des voies moléculaires impliquées dans la formation et la rupture des AIC ainsi que le développement de thérapies ciblées.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La neuroradiologie interventionnelle en pathologie vasculaire cérébrale : état de l’art

    Interventional neuroradiology in cerebral vascular pathology: The state of the art

    La neuroradiologie interventionnelle (NRI) a été conçue dans les années 1960–1970, dans le but d’aider le geste neurochirurgical, par dévascularisation préopératoire des tumeurs hypervasculaires de la tête du cou et du rachis, d’où le nom initial et impropre d’embolisation. La gestation fut longue et incertaine, jonchée d’obstacles corporatistes et de critiques souvent non scientifiques, pour ne pas dire malhonnêtes. Tout au long de ce parcours difficile, le Pr. Pierre Lasjaunias a joué un rôle majeur en aidant au décryptage de la micro-anatomie des vaisseaux de la base du crâne et de leurs variantes anatomiques. L’arrivée en 1991 des coils à détachement électrolytique, pour le traitement des anévrismes cérébraux, a fait basculer la NRI vers une discipline à part entière, remplaçant au fur et à mesure de l’évolution des concepts et de la technologique, les indications thérapeutiques neurochirurgicales « traditionnelles ». Depuis l’année 2015 date de la publication de l’étude randomisée « Mr CLEAN », le traitement de l’accident vasculaire cérébral fait maintenant part intégrante de l’arsenal thérapeutique de la NRI. Le système nerveux central rejoint donc la magnifique histoire thérapeutique du cœur !

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Ischémie cérébrale : la fin de la fatalité ?

    Ischaemic stroke: The end of fatality?

    État de la question

    Malgré les progrès majeurs de la prise en charge de l’ischémie cérébrale, un patient sur deux reste handicapé.
    Objectif
    Préciser les besoins non satisfaits et les pistes d’amélioration en partant de l’état actuel des connaissances.

    Résultats
    Les stratégies de prise en charge en phase aiguë de l’ischémie cérébrale validées par des essais randomisés comprennent la thrombolyse intraveineuse par recombinant tissue-plasminogen activator (rt-PA), la thrombectomie mécanique, l’aspirine en prévention des récidives précoces, la chirurgie décompressive dans les infarctus étendus de l’artère cérébrale moyenne ou du cervelet, et l’hospitalisation en unité neurovasculaire. Toutefois, les patients n’ont pas tous accès au traitement optimal : un patient sur deux n’a pas accès à une unité neurovasculaire en France, avec de grandes variations territoriales ; le taux de thrombolyses pour1000 ischémies cérébrales est très variables (142 en Europe, 92 en France, 249 dans le Nord-Pas-de-Calais avec des variations de 155 à 268 selon les arrondissements) ; le taux de thrombectomies pour1000 ischémies cérébrales est également variables (37 en Europe, 52,5 en France, 81 dans le Nord-Pas-de-Calais avec des variations de 36 à 108 selon les arrondissements). Les patients ayant accès au traitement optimal n’ont pas tous les mêmes résultats : dans l’étude du Nord-Pas de Calais, 41,9 % des patients ont un résultat favorable à 3 mois, mais ceux dont le domicile n’est pas dans la métropole de Lille ont des résultats significativement moins bons. L’analyse arrondissement par arrondissement montre que le délai n’est pas le seul facteur explicatif. Enfin, l’accès au traitement optimal ne garantit pas la guérison.

    Pistes d’amélioration
    Elles consistent à augmenter le nombre de patients ayant accès à une reperfusion (éducation, appel au 15, thrombolyse assistée par télémédecine avant arrivée en unité spécialisé, changement du paradigme de sélection des patients pour la thrombolyse, accessibilité dans des délais raisonnables à un centre de neuroradiologie interventionnelle. Parallèlement, d’autres stratégies de reperfusion sont à l’étude (combinaison rt-PA et anticoagulation, adjuvants, nouveaux agents thrombolytiques).

    Conclusion

    Les progrès majeurs de ces dernières années ne doivent pas faire perdre de vue que beaucoup de patients n’ont pas accès à un traitement optimal, et que ceux qui y ont accès restent handicapés 1 fois sur 2. Certaines pistes d’amélioration doivent être poursuivies sans perdre de vue l’intérêt crucial de la prévention.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Utilisation de longs ARN non codants vers un diagnostic urinaire du cancer de la prostate

    Long non-coding RNAs: towards urinary diagnosis for prostate cancer

    Avec près de 54 000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme et est la troisième cause de décès par cancer. De nos jours, le diagnostic précoce du cancer de la prostate se fait par un dosage sanguin du marqueur Prostate Specific Antigen (PSA) et un toucher rectal. Cependant, le diagnostic repose sur les biopsies prostatiques qui peuvent être sources d’infection (moins de 5 % de risque) et peuvent être négatives dans 55 % des cas. La recherche de nouveaux marqueurs plus robustes est donc nécessaire. Le séquençage haut débit du génome et du transcriptome humains combinés aux analyses bio-informatiques ont complètement changé la compréhension de l’organisation du génome. Il s’avère que seul 2 % du génome est transcrit en ARNm codant pour des protéines, 66 % synthétise des ARN non codants dont font partie les longs ARN non codants (lncRNA). Ces ARN, de plus de 200 nucléotides, sont spécifiques d’une cellule ou d’un tissu donné et peuvent avoir des fonctions oncogéniques ou suppressives de tumeurs. Ils peuvent également être des biomarqueurs diagnostiques, pronostiques et des cibles thérapeutiques en cancérologie. Parmi les différentes classes de lncRNA, les transcrits antisens (aslncRNA), codés par le brin d’ADN complémentaire à celui d’un ARN messager, sont les moins décrits. Nous avons identifié, par séquençage haut débit, de nombreux aslncRNA non annotés dont trois d’entre eux sont très significativement augmentés dans les tumeurs de prostate en comparaison à des tissus prostatiques normaux. Nos résultats ont été validés, par la technique d’hybridation (NanoString) sur une cohorte de 166 tumeurs et une étude préliminaire sur des urines de patients atteints de cancer de la prostate semble très prometteuse. Notre objectif est de développer un test urinaire spécifique, non invasif, précoce, rapide et robuste qui permettrait de diagnostiquer le cancer de la prostate ou d’orienter avec beaucoup plus de pertinence les patients vers des biopsies.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Le coût social des drogues licites et illicites en France

    Social cost of drugs in France

    Le coût social des drogues en France mesure le coût monétaire des conséquences de la consommation et du trafic des drogues légales (alcool et tabac) et illégales. Le coût social est composé du coût externe (valeur des vies humaines perdues, perte de la qualité de vie, pertes de production) et du coût pour les finances publiques (dépenses de prévention, répression et soins, économie de retraites non versées, et recettes des taxes prélevées sur l’alcool et le tabac). Les paramètres de calculs suivent les recommandations du Rapport Quinet en 2013 et les données sanitaires ont été collectées dans la littérature scientifique. Le « coût social » de l’alcool et celui du tabac sont proches de 120 milliards d’euros, suivi par les drogues illicites (8,7 milliards d’euros). Le coût social engendré par le tabac peut être rapproché des 13,4 millions de fumeurs et le coût social de l’alcool des 3,8 millions « d’usagers à risques d’alcool ». Les drogues illicites engendrent un faible « coût social » total, en comparaison de l’alcool et du tabac, parce qu’elles sont moins consommées. Le « coût externe » représente l’essentiel du « coût social » pour l’alcool, le tabac et les drogues illicites (respectivement 96,1 %, 86,4 % et 67,9 %). L’importance de cette composante s’explique par le nombre très important de vies perdues (respectivement environ 49 000, 79 000, 1600) et par la valeur de l’année de vie perdue (115 000 euros) qu’il est recommandé d’utiliser en France dans les calculs socioéconomiques. Le « coût externe » de l’alcool est 8 % plus élevé que celui du tabac bien que le nombre des décès par le tabac soit plus important que ceux engendrés par l’alcool. Cette différence s’explique par un âge moyen au décès plus jeune pour l’alcool que pour le tabac (63 ans vs 71 ans) et par le fait que de nombreux décès accidentels engendrés par l’alcool interviennent précocement. Le « coût des drogues pour les finances publiques » est élevé (1,0 % du PIB). Chaque année, l’État doit payer respectivement pour l’alcool, le tabac et les drogues illicites, 3,9 milliards, 13,8 milliards et 2,4 milliards d’euros. Ainsi, 33 % du déficit budgétaire français serait constitué par le poids négatif des drogues sur les finances publiques. Les recettes de taxation sont inférieures au « coût des soins » (respectivement 8,5 et 25,9 milliards d’euros). La taxation sur les alcools ne représente que 37 % du coût des soins des maladies engendrées par l’alcool tandis que les taxes sur le tabac sont également insuffisantes à couvrir le coût des soins engendrés par ce dernier et représentent 40 % des recettes de taxation.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Pollution et maladies cardiovasculaires

    Cardiovascular diseases and pollution

    L’effet de la pollution atmosphérique sur les maladies cardiovasculaire est maintenant bien établi. Les études récentes ont montré que l’exposition aux polluants externes en aigu comme à long terme, augmente la mortalité cardiovasculaire, le nombre d’accidents coronariens, d’insuffisances cardiaques, d’arrêts cardiaques, et certains troubles du rythme. Les polluants en cause sont essentiellement les NO, NO2, SO2, O3, CO et les particules fines (PM2,5 et PM10). Nous avons étudié l’effet de la pollution atmosphérique dans l’agglomération niçoise (NO, NO2, SO2, O3, PM2,5 et PM10) sur la fréquence d’admission aux urgences du CHU pour insuffisance cardiaque aiguë sur la période 2014, 2015, 2016. Nous n’avons pas trouvé de corrélation à l’exception d’une faible corrélation avec les PM2,5 sur 5 jours. La prévention passe, d’une part, sur le plan individuel, pas l’éducation thérapeutique et, d’autre part, sur le plan des nations, par une pression sur les gouvernements d’Europe pour que les seuils de l’OMS soient respectés.

    Lire la suite >
  • Rapport

    Rapport 19-01. Pérenniser les centres de ressources biologiques : un enjeu majeur pour la recherche biomédicale

    Sustainability of biological resource centers: a major challenge for biomedical research

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    Les Centres de Ressources Biologiques (CRB ou biobanques) collectent, conservent, transforment et distribuent des produits biologiques humains aux fins de recherche. Les CRB sont des structures essentielles au progrès des sciences de la vie et de la médecine, en particulier avec le développement de la biologie à grande échelle, des technologies à haut débit et de la génomique. L’Académie nationale de médecine recommande de créer un Comité national de pilotage des CRB, dont les missions seront : de définir une stratégie nationale pour les CRB, en concertation avec les établissements de soins ; d’établir un dispositif d’évaluation des CRB ; de proposer un mode de financement unique basé sur l’évaluation de l’activité et de la participation du CRB à la recherche ; et de faire des propositions en matière législative et réglementaire pour l’utilisation des ressources biologiques humaines à des fins de recherche.

    Lire la suite >
  • Autre

    Éditorial : L’échinococcose alvéolaire : une zoonose négligée en pleine évolution

    Alveolar echinococcosis: A full growing neglected zoonotic disease

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    L’échinococcose alvéolaire une zoonose en pleine expansion

    Alveolar echinococcosis a full spreading zoonotic disease

    Entre 2005 et 2010 nous avons enquêté sur la présence du parasite Echinococcus multilocularis chez le renard roux, considéré comme le principal responsable de la contamination environnementale, sur une partie importante du territoire en France. La carte de répartition du parasite montre que sa présence est beaucoup plus étendue que ce qui était envisagé, s’étendant aussi bien à l’Ouest qu’au sud de la zone d’endémie connue. Dans cette dernière, nous y avons détecté une prévalence beaucoup plus élevée que ce qui y était précédemment décrit. De plus, nous avons montré la présence du parasite également dans la banlieue de Paris. Entre 2016 et 2018 nous avons mené une investigation identique mais sur une surface plus réduite. Nous avons mis à jour une croissance forte de la prévalence par endroits en dehors de la zone d’endémie.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Auto-transplantation hépatique après résection ex-vivo pour échinococcose alvéolaire au stade terminal

    Ex-vivo liver resection and auto-transplantation (ELRA)for advanced alveolar echinococcosis

    La résection complète des lésions, associée à un traitement par albendazole pendant deux ans représentent le traitement le plus efficace de l’échinococcose alvéolaire hépatique (EAH). Seulement un petit nombre de patients peuvent bénéficier d’une hépatectomie conventionnelle du fait de l’infiltration extensive des lésions hépatiques d’EAH et pour les autres patients un traitement par albendazole avec ou sans allotransplantation ou un traitement interventionnel non chirurgical doivent être envisagés. Bien que la transplantation soit considérée comme une option légitime pour des cas aussi avancés, la pénurie de donneurs d’organes, la nécessité d’un traitement immunosuppresseur postopératoire à vie et une possible récidive due aux effets secondaires des traitements médicaux, les chirurgiens ont été motivés pour chercher une modalité alternative possible. C’est dans cette optique que la résection « ex vivo » des lésions hépatiques suivie par l’autotransplantation du foie résiduel sain (ELRA) a été entreprise pour la première fois chez un patient avec une échinococcose alvéolaire (EA) au stade terminal par les auteurs en 2011 et réalisée à ce jour chez 94 patients avec des résultats cliniques prometteurs. Les données actuellement disponibles chez les 69 premiers patients, confirment que la résection ex vivo suivie d’autotransplantation pour les lésions d’EAH au stade terminal est une option émergente en cas de lésions non résécables par chirurgie classique avec une mortalité globale de 7 % à 30 jours et une survie sans récidive de 100 %. La sélection minutieuse des patients, l’évaluation précise du volume et de la qualité du foie restant sont les clés de la réussite du geste chirurgical. Des cohortes complémentaires avec un nombre plus élevé de patients et un suivi à plus long terme devraient confirmer ces résultats.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    L’échinococcose alvéolaire au XXIe siècle : une maladie infectieuse opportuniste ?

    Alveolar echinococcosis in the 21st century: An opportunistic infection?

    L’augmentation de la susceptibilité des animaux expérimentaux immunodéprimés vis-à-vis de l’échinococcose alvéolaire (EA) est connue depuis plus de 30 ans, ainsi que la progression rapide des lésions résiduelles chez les patients transplantés pour EA. Cependant, ce n’est que depuis le début des années 2000 que des publications isolées ont fait état de cas d’EA chez des patients atteints d’immunosuppression acquise. Une étude systématique des cas d’EA chez les transplantés d’organe et les patients atteints de sida ou d’affections malignes et/ou inflammatoires chroniques traités pas immunosuppresseurs a bénéficié de l’existence d’un Registre Français des cas d’EA (FrancEchino). Elle a confirmé l’augmentation significative du nombre et du pourcentage de cas d’EA associés à une immunosuppression de 1992 à 2012, plaçant désormais l’EA au sein des infections « opportunistes ». Dans cette situation l’EA est généralement une découverte fortuite lors du bilan de la pathologie sous-jacente. Le diagnostic est souvent retardé et son traitement parfois erroné du fait de la confusion avec cette pathologie, en particulier en cas de cancer. Si l’EA est symptomatique, le caractère aigu des symptômes, simulant un abcès hépatique, est aussi source d’errance diagnostique, d’autant que la sérologie est plus souvent négative et l’imagerie plus souvent atypique que chez les patients sans immunosuppression. La stratégie thérapeutique de l’EA s’applique cependant : résection hépatique complète des lésions si elle est possible et si la maladie sous-jacente le permet, et traitement à vie par albendazole chez les patients inopérables ; dans ce dernier cas, l’amélioration peut être spectaculaire, mais les effets secondaires semblent plus fréquents. Des études complémentaires permettront de dire si l’EA est due à une réactivation d’une infection ancienne ou à une contamination récente.

    Lire la suite >
  • Autre

    Éditorial : De quelques pathologies respiratoires

    A few respiratory pathologies

    Lire la suite >