Articles du bulletin

A partir de 2019 les articles du Bulletin de l'Académie sont édités par Elsevier-Masson. Les prises de position de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. Les autres textes de la revue peuvent être obtenus en texte intégral sur le site ScienceDirect ou Em-Consulte.

Numéros complets archivés en accès libre (jusqu'en 2018) :

Avant 2001 (Gallica) | 2001 à 2018



2757 résultats

  • Rapport

    Rapport 19-04. L’enfant, l’adolescent, la famille et les écrans. Appel à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques

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  • Communiqué

    L’homéopathie en France : position de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de pharmacie

    Homeopathy in France : Opinion of the French National Academy of Medicine and the French National Academy of Pharmacy

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Un nouveau modèle animal d’étude du neuroblastome

    A novel tumoral model to study pediatric cancers

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les cancers de l’enfant sont très différents de ceux de l’adulte, en raison de l’origine des cellules qui subissent une transformation maligne, et aussi parce que l’organisme au sein desquels ils émergent est encore en construction et présente des caractéristiques propres à son état immature. La conception de nouveaux modèles tumoraux capables de restituer le contexte immature est un levier clé pour l’étude de ces cancers et le développement de stratégies thérapeutiques innovantes et adaptées aux enfants. Le neuroblastome (NB) est une tumeur emblématique du jeune enfant, la moitié des cas est diagnostiquée avant l’âge de deux ans. Ce cancer du système nerveux sympathique dérive d’une population transitoire de cellules embryonnaires, la crête neurale (CN). Les formes métastatiques, fréquentes et dévastatrices, sont détectées dès le diagnostic, reflétant un potentiel de dissémination particulièrement élevé de ce cancer. Ces caractéristiques limitent considérablement l’accès aux étapes précoces de la tumorigenèse neuroblastique et de la dissémination métastatique. La conception d’un modèle original, basé sur la greffe de cellules tumorales humaines dans un embryon aviaire, a permis de modéliser la pathologie neuroblastique, depuis la formation de la tumeur primaire dans les dérivés sympathico-adrénaux jusqu’à la formation de métastases distales. De nouvelles données sur le programme pro-métastatique du NB ont été obtenues par l’exploitation de ce modèle en combinaison avec des approches d’analyses moléculaires globales. Ces études apportent un éclairage sur les relations de lignage entre les NB et leur cellule d’origine et sur l’impact des programmes de développement de l’embryon sur la progression tumorale.

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  • Communication scientifique

    La santé des sportifs de haut niveau

    Health of elite athletes

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les sportifs de haut niveau, dont la qualité est réglementée en France, bénéficient d’une surveillance médicale réglementaire au regard de la pratique hors norme de leur activité sportive. Cette surveillance débute à leur intégration sur la liste de haut niveau et se déroule pendant toute leur carrière. Malgré les risques liés à cette pratique intensive, l’espérance de vie des sportifs olympiens est supérieure à celle de leurs contemporains. Lors de Jeux Olympiques, la délégation française dispose d’un encadrement médical constitué des médecins et masseur-kinésithérapeutes des équipes de France aidés par une équipe du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). L’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024 à Paris constitue un défi médical à relever pour la médecine en général et la médecine du sport en particulier. L’accueil de plusieurs milliers d’athlètes et leur encadrement et de millions de spectateurs et touristes nécessitera de mettre toutes les forces vives en action avec une parfaite coordination sur une période estivale. La qualité de la médecine française au point de vue humain, mais aussi technique nous permettra de relever ce challenge.

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  • Communication scientifique

    Les Jeux olympiques, la lutte contre le dopage et le maintien de l’équité

    The Olympic Games, fight against doping and equity maintenance

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le maintien de l’équité et le respect de l’éthique restent des sujets d’une grande actualité dans le sport de haut niveau. Le sport doit être pratiqué dans les meilleures conditions de sécurité, la victoire doit être accessible à tous, et ne souffrir d’aucune contestation ; c’est la raison pour laquelle le mouvement olympique s’est très tôt investi dans la lutte contre le dopage. La lutte contre le dopage s’est ensuite organisée, sur la base d’une entité internationale en charge d’édicter les règles et méthodes à utiliser, l’Agence mondiale antidopage. Des outils de détection directe et indirecte de substances interdites, dites dopantes, sont mis en œuvre en préparation et lors des contrôles organisés pendant les Jeux olympiques et paralympiques. La question de la prévalence réelle du dopage reste une question non encore résolue à ce jour, mais qui est essentielle pour juger de l’état sanitaire des sportifs. D’autres situations que le dopage sont susceptibles d’affecter l’équité dans le sport, comme la participation de sportifs transgenres aux compétitions, ainsi que les hyperandrogénies des athlètes féminines, ce qui justifie pleinement de définir des critères d’éligibilité stricts pour ces athlètes.

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  • Communication scientifique

    La femme olympienne

    Woman olympic athlete

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La femme olympienne est une sportive de haut niveau engagée dans la plus prestigieuse des compétitions. Sa féminité interagit avec sa recherche de performances. Ces interactions peuvent être soit physiologiques par sa volonté d’avoir une grossesse suivie d’un retour au plus haut niveau, soit pathologiques, les exigences de certains sports l’exposant à des atteintes spécifiques dont la « triade » de la sportive, les fractures de fatigue, voire les lésions du ligament croisé antérieur. L’environnement médical, familial et sportif de la femme olympienne est le garant de son épanouissement de femme, de mère et de championne sans impact sur sa santé physique et mentale.

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  • Communication scientifique

    Héritage santé des Jeux Olympiques

    Health-Legacy of the Olympic Games

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts

    Le Comité international olympique (CIO) souhaite promouvoir un héritage positif pour les villes et pays hôtes des Jeux Olympiques. L’héritage santé est un des aspects majeurs choisis par le Comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO Paris 2024). Il sera forcément le résultat d’une collaboration étroite entre l’État, la ville de Paris, la région Île-de-France et surtout le mouvement sportif. Un rôle capital revient donc au Comité national olympique et sportif français (CNOSF) : il a conçu un ouvrage, le Médicosport-santé©, diffusé à la grande majorité des médecins français par des fiches du Groupe VIDAL® et qui représente donc un outil essentiel pour la prescription d’activités physiques et sportives comme thérapeutique non médicamenteuse. La puissante incitation pour les activités physiques que représente la perspective des JO de 2024 sera sans doute un apport important à l’héritage santé attendu. C’est le sujet de cet article.

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  • Rapport

    Rapport 19-03. Analyse du plan « Ma Santé 2022, un engagement collectif » et propositions de l’Académie nationale de médecine

    Ambulatory care facilities, Non-hospital, Application, Medical informatics, Healthcare disparities, Hospital

    Dominique Bertrand : Conseiller médical du Centre National de Gestion.
    Daniel Bontoux : Aucun lien d’intérêt avec les points abordés dans ce rapport.
    Pierre-François Plouin : ancien chef du service à l’hôpital européen G Pompidou, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, ancien vice-président de la Commission de la transparence.
    François Richard : ancien chef de service et chef de pôle à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris ; participations aux travaux de réorganisation territoriale : Haute autorité de santé (HAS), Direction générale de l’offre de soins, Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France.
    Jacques Rouëssé : ancien directeur du centre anticancéreux René Huguenin de Saint-Cloud.

    L’Académie nationale de médecine a pris connaissance du plan « Ma santé 2022, un engagement collectif », proposé par le ministère des Solidarités et de la Santé, et en approuve les principales mesures. Le présent rapport résume l’analyse de l’Académie, formule des remarques portant sur plusieurs omissions, dont celle de la prévention, et propose neuf priorités portant notamment sur la réorganisation territoriale des soins, les nouveaux partenaires, la gouvernance hospitalière et l’apport du numérique.

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  • Autre

    Mieux contrôler mieux surveiller les dispositifs médicaux

    Better assessment and safety improvement for medical devices

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  • Communication scientifique

    Le cadre réglementaire des dispositifs médicaux

    The regulatory framework of medical devices

    La réglementation européenne qui encadre la mise sur le marché de la très grande diversité des dispositifs médicaux est en perpétuelle évolution depuis sa mise en œuvre en 1998. Ces produits de santé, qu’ils soient ou non remboursés, doivent faire l’objet, en amont de leur commercialisation d’une évaluation au regard d’exigences de sécurité et de performances dont notamment la démonstration d’un rapport bénéfice-risque favorable. Cette évaluation est vérifiée par un organisme notifié (ON), au cours d’un processus de certification de marquage CE spécifique (CE-médical) dont les modalités sont d’autant plus contraignantes que la classe de risque du DM est élevée. Une refonte totale de cette réglementation va être mise en place en mai 2020, au travers de la mise en application du nouveau règlement 2017/745. Cette évolution réglementaire majeure augmente les exigences en ce qui concerne le niveau de démonstration du rapport bénéfice-risque en particulier sur les attendus en matière d’investigations cliniques pré et post mise sur le marché, soit tout au long de la vie sur dispositif. Par ailleurs ce règlement renforce de nombreux autres aspects de cette réglementation dont notamment la transparence de l’information.

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  • Communication scientifique

    Évaluation des dispositifs médicaux par la Haute Autorité de santé

    Assessment of medical devices by the French National Authority for health

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les dispositifs médicaux (DM) sont nombreux, très hétérogènes avec un risque potentiel variable. Les DM marqués CE sollicitant une demande de remboursement sont évalués par la HAS suivant des modalités identiques s’il s’agit d’une inscription sous nom de marque en sus d’une prestation médicale ou à l’intérieur d’une prestation d’hospitalisation ou d’une inscription sur une ligne générique. Les modalités sont différentes pour la demande d’un forfait innovation. Dans la modalité la plus commune d’un dossier examiné par la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDIMTS) chargée de l’évaluation, l’avis final d’un dossier de DM répertorie : l’indication retenue, et si le service est suffisant le niveau de son amélioration par rapport à un comparateur de référence, la population cible et la durée d’inscription sur la liste des produits et prestations remboursables. Au-delà, le dossier doit être traité par le Comité économique avant que le ministre n’accorde définitivement l’inscription. En intégrant les défis actuels de l’ère numérique et l’accélération de l’évolution technologique, la HAS a pour mission d’accompagner l’innovation sans perdre de vue le principe de précaution avec pour objectif final d’améliorer la qualité de vie des patients et leur espérance de vie.

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  • Communication scientifique

    La surveillance des dispositifs médicaux

    Medical devices monitoring

    D. Martin est Directeur général de l’ANSM.

    La réglementation européenne des dispositifs médicaux (DM), dite de « marquage CE », mise en œuvre dans les années 90, confie aux autorités nationales la responsabilité de la surveillance des DM. Cela recouvre la centralisation des données de matériovigilance et leur évaluation, mais aussi les opérations de contrôles sur le marché. L’ensemble de ces actions donne lieu à de nombreuses mesures de police sanitaire à l’encontre de certains opérateurs et de certains dispositifs. Un nouveau règlement 2017/745 du 5 avril 2017 sera d’application obligatoire à tout nouveau dispositif en mai 2020. Ce règlement introduit de la transparence, plus de traçabilité, une meilleure évaluation clinique, ainsi que de nouveaux outils de surveillance des dispositifs sur le marché. Ce règlement appelle aussi de la part des États-membres de l’UE à prendre des mesures nationales d’accompagnement. L’ANSM se prépare de longue date à ces changements afin de continuer d’occuper une place de premier plan dans le concert européen au bénéfice des patients.

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  • Éloge

    Éloge de Jean-Étienne Touze (1949–2018)

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  • Communication scientifique

    Risque à 3 mois, 1 an et 5 ans des accidents ischémiques transitoires et infarctus cérébraux mineurs dans une cohorte contemporaine, multicentrique, multinationale, multicontinentale de 4879 patients

    Risk at 3 months, 1 year and 5 years of transient ischemic attacks and minor ischemic strokes in a multicentric, multinational and multicontinental contemporary cohort of 4879 patients

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Au cours des cinq dernières années, j’ai reçu des fonds de recherche de Sanofi, BMS et AstraZeneca (TIAregsitry.org), de Pfizer, AstraZeneca et Merck (Treat Stroke to Target trial), de Boston Scientific (WATCH-AF registry), du gouvernement français (PHRC Treat Stroke to Target (TST) trial et TST-PL.U.S.) ; des honoraires comme membre d’executive committee du SOCRATES trial (AstraZeneca), du programme SPIRE trials (Pfizer), du registre XANTUS (Bayer), du PROMINENT trial (Kowa company), comme membre du steering committee de l’ESUS trial (Bayer) et du PARFAIT trial (BMS), comme membre de l’endpoint committee du SUMMIT trial (GSK), comme membre du DSMB de l’ALPINE studies program (Fibrogen), et de l’essai SHINGPOON ; des honoraires de participation à des advisory boards de la part de Bayer, Pfizer, Amgen, Kowa, Boston Scientific, Edwards, Shing Poon, Gilead ; des honoraires comme orateur de la part de Bayer, Amgen, Pfizer, Sanofi.

    L’accident ischémique cérébral (ou rétinien) transitoire (AIT) et l’infarctus cérébral mineur (sans handicap) offrent l’opportunité d’éviter un nouvel AVC ischémique avec handicap si le patient est exploré aussi rapidement que possible pour détecter la cause et la traiter sans délai. Le risque est très élevé dans les 90 premiers jours, notamment dans les 10–20 premiers jours, puis a tendance à beaucoup diminuer, donnant l’impression d’un risque faible à long-terme. Ce risque à long-terme a été, cependant, peu étudié. Le registre TIAregistry.org avait pour objectif de déterminer le risque à court et long-terme de patients avec AIT ou infarctus cérébral mineur. Les patients ont été inclus consécutivement dans 61 unités neurovasculaires organisées pour la prise en charge des AIT en urgence, dans 21 pays en Europe, Moyen-Orient, Asie et Amérique Latine, aussitôt que possible et jusqu’à 7jours après l’épisode qualifiant, et suivis 5 ans. Le critère de jugement primaire était la survenue d’un AVC, infarctus du myocarde ou mort vasculaire. Au total, 4739 patients ont été inclus dont 80 % dans les 24heures suivant les premiers symptômes, dont 3847 ont été suivis 5 ans. En dépit d’une prise en charge thérapeutique optimale tout au long du suivi, le risque de récidive à 3 mois, 1 an, et 5 ans était de 4 %, 6,2 % [IC à 95 %, 5,5–7,0 %], et 12,9 % [IC à 95 %, 11,8–14,1 %], respectivement. La moitié de ce risque était observé la première année post-AIT/infarctus cérébral mineur, et la moitié entre 1 an et 5 ans. À 5 ans, le risque de décès toutes causes, de décès cardiovasculaire, d’hémorragie majeure et d’hémorragie intracrânienne étaient respectivement de 10,6 %, 2,7 %, 1,5 %, et 1,1 %. Le risque de récidive d’AVC fatal ou non était de 9,5 %. Le risque à 5 ans d’AVC avec handicap (mRS>1) était de 7,9 % [IC à 95 %, 7,1–8,9 %]. En conclusion, le risque vasculaire après un AIT ou un infarctus cérébral mineur est de 6,5 % à un an et de 13 % à 5 ans, et ce risque est maximal durant les premiers jours, puis s’accroît de façon continue jusqu’à 5 ans, et 60 % de ce risque concerne des AVC avec handicap significatif. De nouvelles mesures de prévention sont nécessaires pour diminuer ce risque.

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  • Communication scientifique

    Modification de la présentation clinique de la spondylodiscite tuberculeuse en Tunisie

    Clinical evolution of tuberculous spondylodiscitis in Tunisia

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La tuberculose encore fréquente dans les pays du sud connaît une recrudescence dans les pays développés. En Tunisie, son incidence annuelle est voisine de 3000 cas. La tuberculose rachidienne représente 50 à 60 % des tuberculoses ostéo-articulaires. Trois principales formes radiocliniques ont été décrites : la spondylodiscite tuberculeuse ou mal de Pott, la spondylite tuberculeuse et la tuberculose primitive de l’arc postérieur. Le diagnostic précoce de tuberculose rachidienne est devenu facile grâce aux progrès de l’imagerie et au développement des techniques de ponction biopsie disco-vertébrale. Le traitement des spondylodiscites tuberculeuses est essentiellement médical et doit durer au moins 9 à 12 mois. Les indications de la chirurgie se limitent aux déficits neurologiques et aux instabilités rachidiennes menaçantes, aux abcès paravertébraux volumineux résistants au traitement médical et aux cyphoses majeures.

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  • Communication scientifique

    Définition jurisprudentielle des infections nosocomiales, à l’appui de onze décisions du Conseil d’État

    Jurisprudential definition of nosocomial infections, in support of eleven decisions of the Conseil d’État

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’indemnisation des victimes d’infections nosocomiales repose sur les lois du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé et du 30 décembre 2002 relative à la responsabilité civile médicale. En l’absence d’une définition législative ou réglementaire, il est revenu à la jurisprudence de définir juridiquement les infections nosocomiales. Cette communication présente la jurisprudence administrative depuis ces lois avec les principales décisions du Conseil d’État et les cas cliniques à l’origine de ces décisions. La première définition juridique date d’une décision de 2013 : « à moins que la preuve d’une cause étrangère soit rapportée, seule une infection survenant au cours ou au décours d’une prise en charge et qui n’était ni présente, ni en incubation au début de la prise en charge peut être qualifiée de nosocomiale ». Le Conseil d’État a complété cette définition, en 2018, en ajoutant « sauf s’il est établi qu’elle a une autre origine que la prise en charge ». En l’absence d’une cause étrangère, le fait que l’infection apparaisse au cours d’une prise en charge ne suffit plus à la qualifier de nosocomiale.

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  • Présentation ouvrage

    Présentation du livre : Mantz JM. Pierres et poésie

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  • Communication scientifique

    Le déploiement de la télémédecine pour répondre aux enjeux du XXIe siècle : exemples d’expérimentation en Picardie

    The deployment of the telemedicine to answer the stakes in meet the challenges of the 21th century: Examples of experiments in Picardy

    Actuellement nous connaissons une modification profonde de l’organisation du système de santé et des pratiques des professionnels qui entraînent un certain nombre de préoccupations en matière d’accès aux soins. Face à ces incertitudes et interrogations, la télémédecine — comme pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication — apparaît être un levier incontournable pour garantir un accès aux soins pour tous en répondant, en partie, aux inégalités territoriales de santé comme en témoigne un certain nombre d’exemples locaux en Picardie. Toutefois pour permettre un déploiement efficient et à grande échelle il convient de lever l’ensemble des freins : responsabilité, financement de l’activité de télémédecine, numérique et accessibilité, etc., pour ne pas aggraver les inégalités territoriales de santé.

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  • Communication scientifique

    Prise en charge diagnostique et thérapeutique des uvéites

    Diagnostic and therapeutic management of uveitis

    Les uvéites sont des affections oculaires situées au carrefour de plusieurs spécialités médicales. Leur distribution étiologique est particulièrement variée depuis des affections auto-immunes limitées à l’œil ou associées à une maladie systémique et jusqu’à des maladies infectieuses dont certaines sont encore mal caractérisées. La fréquence des complications et le risque de cécité sont très importants à prendre en compte et imposent une discipline rigoureuse à l’ophtalmologiste qui doit mener à bien l’enquête étiologique en collaborant avec les collègues internistes, rhumatologues, infectiologues ou pédiatres et initier le traitement le plus efficace avant que les dégâts anatomiques ne grèvent le pronostic visuel. Les progrès récents dans le domaine du diagnostic microbiologique, de la biologie moléculaire ou de l’imagerie, d’une part, et en thérapeutiques innovantes basées sur les agents biologiques, d’autre part, ont permis de réduire significativement les conséquences de ces affections chez les patients tout en leur préservant une meilleure qualité de vie. Un effort important est actuellement réalisé pour mieux définir chaque entité nosologique et proposer une prise en charge personnalisée.

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  • Communication scientifique

    L’évolution des espèces à travers celle de leur génome – exemples des gènes impliqués dans la reproduction des mammifères

    The evolution of species through that of their genome – examples of genes involved in mammalian reproduction

    Les gènes impliqués dans la fonction de reproduction comptent parmi les gènes qui présentent une évolution particulièrement rapide, c’est-à-dire possédant des caractéristiques fonctionnelles différentes entre espèces proches. Cette évolution rapide peut se faire à travers la naissance de gènes chez les mammifères, comme c’est le cas de nombreux gènes d’expression exclusivement ovocytaire (KHDC1, NALP, etc.). Elle peut également se faire par mort de gènes par pseudogénisation (par transformation en un pseudo-gène bien que tous les pseudogènes n’aient pas les mêmes mécanismes de formation), comme les gènes codant les protéines de la zone pellucide, progressivement perdus au cours de l’évolution des vertébrés. Cette évolution peut également se réaliser par sélection positive, comme c’est le cas de gènes codant les Odorant Binding Proteins ou le récepteur GPR50 de la famille des gènes codant les récepteurs de la mélatonine. Nombre de ces évolutions sont très probablement apparues par hasard ; elles ont abouti à des modèles vivants adaptés à l’environnement du moment et ont été conservées. La description de l’ensemble de ces événements et des mécanismes moléculaires qui les sous-tendent sont autant de défis à relever dans les prochaines années, grâce notamment aux séquençages des génomes entiers et aux outils mathématiques dédiés à la phylogénie.

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  • Présentation ouvrage

    Présentation du livre : Germain M. Les sarcomes osseux chez l’enfant, une longue histoire. Paris : Ed. L’Harmattan, 2018

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  • Communiqué

    Proposition d’un traitement du paludisme par des feuilles d’Artemisia

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  • Autre

    La lutte contre l’antibiorésistance : une volonté politique

    The fight against antimicrobial resistance: A political will

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  • Communication scientifique

    Antibiorésistance : la situation en France et dans le monde

    Antimicrobial resistance is one of the main threats to public health in France and worldwide

    L’antibiorésistance est une des principales menaces pour la santé publique en France et dans le monde, car elle limite les possibilités de traitement des infections communautaires et est de nature à faire régresser les progrès de la médecine moderne rendus possibles par la prévention ou le traitement des infections associées aux soins. Si la situation en France peut être qualifiée de contrastée, avec de bons résultats dans la maîtrise des Staphylococcus aureus résistant à la méticilline ou des pneumocoques de sensibilité diminuée à la pénicilline, ces progrès restent lents et fragiles et sont contrebalancés par l’essor des entérobactéries résistantes aux céphalosporines de 3e génération et à l’émergence de celles résistantes aux carbapénèmes. Il existe en Europe un gradient nord-sud de l’antibiorésistance, avec des indicateurs généralement meilleurs en Europe du Nord. La situation dans le reste du monde reste imparfaitement documentée, mais les données disponibles témoignent de l’importance parfois majeure du problème dans la plupart des pays. Le contrôle et la prévention de l’antibiorésistance repose sur des règles d’hygiène permettant de limiter la transmission croisée des bactéries, sur le bon usage des antibiotiques et, pour certains pathogènes, sur la vaccination. Ces mesures sont urgentes et doivent être mises en œuvre dans chaque pays et de manière coordonnée au niveau international. Les données de surveillance doivent être disponibles et largement partagées : elles sont essentielles pour évaluer l’impact de ces mesures.

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  • Communication scientifique

    La transmission croisée dans la résistance aux antibiotiques : son contrôle dans les hôpitaux français

    Role of cross-transmission in resistance to antibiotics: Control procedures in French hospitals

    La résistance acquise aux antibiotiques est la conséquence directe de deux causes synergiques : l’utilisation massive d’antibiotiques qui entraîne la sélection des bactéries les plus résistantes (évolution darwinienne), et la dissémination des bactéries résistantes ainsi sélectionnées, par transmission au sein des populations humaines et animales (« transmission croisée »), et via l’environnement. Les programmes de lutte contre la résistance bactérienne doivent donc associer des mesures visant à contrôler la transmission croisée aux mesures visant à diminuer la consommation des antibiotiques. Des programmes de contrôle de la dissémination des bactéries multirésistantes ont été progressivement mis en place dans les hôpitaux de l’Assistance publique–hôpitaux de Paris (AP–HP) depuis 1993 puis dans l’ensemble des hôpitaux français depuis 1999. Ces programmes ont permis d’obtenir une forte diminution des taux de staphylocoques multirésistants et de garder très bas les taux de bactéries hautement résistantes émergentes : entérobactéries résistantes aux carbapénèmes (β-lactamines les plus récentes) par production de carbapénèmases et entérocoques résistants aux glycopeptides. Ces résultats ont été obtenus alors même que la consommation d’antibiotiques n’avait pas diminué de façon notable dans nos hôpitaux durant la période considérée montrant l’impact positif des mesures d’hygiène.

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