Articles du bulletin

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2823 résultats

  • Autre

    Joseph Babinski, l’homme caché derrière un signe

    Joseph Babinski, the man behind a sign

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  • Communication scientifique

    Optimisation des traitements classiques et nouvelles perspectives thérapeutiques dans la maladie de Parkinson

    Optimisation of classic treatments and new therapeutic perspectives in Parkinson's disease

    J.C.C. déclare avoir reçu des honoraires pour des activités de conseil scientifique auprès des laboratoires Air Liquide, Biogen, BrainEver, Denali, Ever Pharma, Idorsia, Prevail Therapeutic, Sanofi, Theranexus, Zambon.

    Le principe du traitement de la maladie de Parkinson repose sur le remplacement dopaminergique pour corriger les symptômes moteurs. La levodopa, précurseur de la dopamine, reste le traitement de référence auquel s’associent les agonistes dopaminergiques ou des inhibiteurs du métabolisme de la dopamine. L’optimisation du traitement est nécessaire pour retarder puis traiter les complications motrices (fluctuations et dyskinésies). Quand l’équilibre thérapeutique ne peut être obtenu, le recours à des traitements de seconde ligne peut être nécessaire pour rétablir la stimulation dopaminergique continue par stimulation intracérébrale ou par administration continue de médicaments dopaminergiques à l’aide de dispositifs médicaux. Des développements pharmacologiques récents ont permis d’élargir l’arsenal thérapeutique des médicaments dopaminergiques et d’améliorer les dispositifs médicaux de stimulation continue. Ces améliorations incrémentielles offrent la possibilité de personnaliser au mieux la prise en charge des patients mais aucun traitement n’est aujourd’hui capable de stopper ou même de ralentir la progression de la maladie de Parkinson. Les progrès scientifiques ont permis d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques qui devront être testées dans des sous-populations homogènes de patients stratifiés sur la base de leurs mécanismes.

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  • Communication scientifique

    La maladie de Parkinson est aussi une maladie du tube digestif

    Parkinson's disease is also a gastrointestinal tract disorder

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Il est désormais bien établi que la maladie de Parkinson est non seulement une maladie du système nerveux central et du mouvement mais aussi une maladie du système nerveux entérique et du tube digestif. Les troubles digestifs sont parmi les signes non-moteurs les plus fréquents et la quasi-totalité des patients atteints de Parkinson a une atteinte du système nerveux entérique. Nous discutons ces aspects dans cette brève revue et évoquons le rôle possible du système nerveux entérique dans le développement de la maladie et comme source de biomarqueurs.

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  • Communication scientifique

    La longue marche du Parkinson : exercice physique, pharmacologie et neurostimulation ?

    An update about gait disorders and its management in Parkinson's disease

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts. CM est consultante scientifique pour Orkyn, Everpharma et Apopharma.

    Les troubles de la marche sont un des symptômes moteurs les plus invalidants de la maladie de Parkinson. Ils apparaissent dès le début de la maladie, sous forme d’une hypokinésie de la marche, d’abord réversible sous L-dopa puis viennent se greffer au fil des années des troubles intermittents (freezing de la marche) à la physiopathologie complexe, responsables de chutes et de perte d’autonomie. Nous aborderons leur physiopathologie, puis les différentes approches thérapeutiques disponibles pour leur prise en charge : physiothérapie, traitements médicamenteux, traitements chirurgicaux.

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  • Rapport

    COUVERTURE-SANTE UNIVERSELLE : UTOPIE AUJOURD’HUI, REALITE DEMAIN. QU’APPORTE L’EXPERIENCE FRANCAISE ?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

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  • Communication scientifique

    Le modèle de l’anaphylaxie : une nouvelle version de la Classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la santé pour 2019

    The model of anaphylaxis: A new version of the International Classification of Diseases from the World Health Organization

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’anaphylaxie est définie comme une réaction d’hypersensibilité généralisée ou systémique grave mettant la vie en danger. La difficulté de coder l’anaphylaxie dans le système de Classification internationale des maladies (CIM) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est reconnue comme un motif important de sous-notification de l’anaphylaxie en général et des décès par anaphylaxie en particulier. Sur les certificats de décès actuels, un nombre limité de codes CIM sont des causes sous-jacentes du décès, et les certificats de décès n’incluent pas le mot anaphylaxie en tant que tel. Au cours des six dernières années, nous avons fourni des preuves de la nécessité de modifier les classifications de l’OMS pour les maladies allergiques en général, telles que l’anaphylaxie, et avons pu modifier le codage de la onzième version de la CIM. L’anaphylaxie est maintenant une cause sous-jacente de décès sur les certificats de décès internationaux. Les conditions allergiques et d’hypersensibilité ont leur propre section dans le chapitre « Troubles du système immunitaire ».

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  • Communication scientifique

    Faut-il revasculariser les sténoses carotides asymptomatiques ?

    Carotid revascularization in patients with asymptomatic carotid stenosis?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le risque d’un premier infarctus cérébral ou accident ischémique transitoire dû à une sténose carotide athéroscléreuse a diminué au cours des vingt dernières années. Il est globalement inférieur à 1 % par an. La valeur ajoutée de la revascularisation des sténoses carotides asymptomatiques par chirurgie ou stenting chez les patients recevant un traitement médical optimal est controversée et fait l’objet de nouveaux essais randomisés. En attendant les résultats de ces essais, la décision de revasculariser une sténose carotide asymptomatique doit être individualisée en tenant compte de facteurs associés à un risque plus élevé d’infarctus cérébral homolatéral, de l’espérance de vie du patient et du risque de l’intervention. La participation des patients aux essais thérapeutiques est capitale pour résoudre les incertitudes actuelles sur le bénéfice de la revascularisation des sténoses carotides asymptomatiques.

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  • Communication scientifique

    Évaluation de l’éducation thérapeutique individuelle et collective chez les patients à risque cardiovasculaire : l’étude ETHICCAR

    Assessment of individual or collective therapeutic education for patients with cardiovascular risk: ETHICCAR study

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Introduction
    Les maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France. L’éducation thérapeutique permet un meilleur suivi des pathologies chroniques. L’objectif d’ETHICCAR était d’évaluer l’efficacité de l’éducation thérapeutique sur la réduction du risque et de la morbi-mortalité des patients à risque cardiovasculaire par rapport au suivi habituel en médecine générale.

    Méthode
    Étude d’intervention randomisée et stratifiée chez des patients à risque cardiovasculaire. Le groupe individuel bénéficiait de séances éducatives personnalisées. Le groupe collectif participait à des ateliers éducatifs. Le groupe témoin avait un suivi médical usuel. L’analyse comparait le score de risque (Framingham et SCORE) et la morbi-mortalité dans les 3 groupes.

    Résultats
    Le score de risque avait diminué de manière significative dans le groupe individuel à 12 et 24 mois, dans le groupe collectif à 12 mois. Chez les 153 patients suivis à 1 an et les 104 patients suivis à 2 ans, la variation du score de risque n’était pas significativement différente dans les 3 groupes : l’effet de l’éducation individuelle ou collective n’était pas statistiquement démontré. En termes de morbi-mortalité, le suivi à 5 ans des 171 patients inclus ne montrait pas de différence significative.

    Conclusion
    Les contraintes liées à la méthode ont limité le nombre d’inclusions et réduit la puissance de l’étude. La tendance favorable observée dans les groupes interventions, en particulier pour la démarche individuelle, laisse espérer un effet positif de l’éducation thérapeutique du patient.

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  • Présentation ouvrage

    Gritton A.-C., Guicheteau J., Lyda-Truffier A., Lemaire A. Délégation polaire : comment dynamiser la gestion de l’hôpital en 60 fiches pratiques. Éd. InfodiumParis (2019)

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Autre

    Progrès majeurs dans les vascularites

    Major progress in vasculitis

    Roche a fourni gratuitement le rituximab pour les essais MAINRITSAN, financés par ailleurs par le PHRC National.

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  • Communication scientifique

    Artérite à cellules géantes : de la physiopathologie aux nouvelles cibles thérapeutiques

    Giant cell arteritis: From pathogenesis to new therapeutic targets

    Pr Bernard Bonnotte : dons pour la recherche par le laboratoire Roche-Chugaï, participation au board interrégional Grand-Est du laboratoire Roche-Chugaï.

    Dr Maxime Samson : invitations à des congrès nationaux et internationaux par le laboratoire Roche-Chugaï, symposiums rémunérés pour le laboratoire Roche-Chugaï, participation aux board national et inter-régional Grand-Est du laboratoire Roche-Chugaï.

    Les autres auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’artérite à cellules géantes (ACG) est la plus fréquente des vascularites de l’adulte. Il s’agit d’une vascularite granulomateuse, affectant les vaisseaux de gros calibre et survenant chez les patients de plus de 50 ans. La pierre angulaire du traitement de l’ACG reste à l’heure actuelle la corticothérapie, débutée entre 0,7 et 1mg/kg/j en fonction de l’existence de complication(s) ischémique(s). Ce traitement est très efficace, mais son sevrage est difficile, car associé à la survenue de rechutes qui contribuent à le poursuivre et à augmenter le risque de complications iatrogènes. Ainsi, des stratégies d’épargne en corticoïdes doivent être développées. Des progrès majeurs ont été réalisés dans la compréhension de la physiopathologie de l’ACG ces dernières années. Le facteur déclenchant reste à ce jour inconnu, mais les mécanismes conduisant à l’inflammation granulomateuse de la paroi vasculaire et à son remodelage, source des complications ischémiques de l’ACG, sont de mieux en mieux connus et ont permis l’émergence de nouvelles cibles thérapeutiques, en particulier le blocage de l’activation du lymphocyte T, l’inhibition de la signalisation de l’interleukine-6 (IL-6), de l’IL-12/23 ou de l’IL-1β et dans un futur proche un meilleur contrôle du remodelage vasculaire.

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  • Communication scientifique

    Traitement de l’artérite de Takayasu : place de l’imagerie dans l’exploration de la maladie et conséquences interventionnelles

    Takayasu arteritis therapy: The role of imaging in the exploration of the disease and its interventional results

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La maladie de Takayasu est une vascularite inflammatoire chronique d’origine inconnue qui affecte les vaisseaux de gros calibre, principalement l’aorte et ses branches principales. L’inflammation de la paroi artérielle conduit à l’épaississement de la paroi, sa fibrose et à une sténose. Souvent asymptomatiques à la phase initiale, les lésions artérielles peuvent se manifester par le retentissement de ces sténoses : claudication de membre, accident cérébral ischémique transitoire, accident cérébral ischémique constitué, hypertension artérielle rénovasculaire. Ces symptômes étant peu spécifiques, quelle place a l’imagerie dans le diagnostic de la maladie, et au-delà de son concours au diagnostic, quelle place prend-elle dans le suivi et la caractérisation de l’activité de cette artérite ? Une façon d’évaluer la place de l’imagerie dans l’exploration de l’artérite de Takayasu est de se poser la question de faire sans. Enfin, qu’elle est la place des interventions basées sur l’évaluation de l’artérite de Takayasu ?

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  • Communication scientifique

    Granulomatose éosinophilique avec polyangéite : pathogénie et conséquences thérapeutiques

    Eosinophilic granulomatosis with polyangiitis: Pathogenesis and therapeutic consequences

    Benjamin Terrier déclare avoir reçu des honoraires du laboratoire Roche et du laboratoire AstraZeneca, et a été investigateur du protocole MIRRA évaluant le mépolizumab (essai subventionné par le laboratoire GlaxoSmithKline).

    La granulomatose éosinophilique avec polyangéite (GEPA) (Churg-Strauss) est une vascularite nécrosante des vaisseaux de petit calibre associée à un asthme et à une hyperéosinophilie sanguine et tissulaire. Elle fait partie des vascularites associées aux anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA), bien que ces derniers ne soient présents que dans environ un tiers des cas. Du point de vue physiopathologique, elle partage des similitudes physiopathologiques avec l’asthme, avec les maladies à éosinophiles, et bien sûr avec les autres vascularites à ANCA. Ses mécanismes sont cependant mal connus, expliquant que la prise en charge thérapeutique validée à ce jour repose sur des traitements peu spécifiques, comme les corticoïdes et les immunosuppresseurs conventionnels. L’utilisation de thérapies ciblées est cependant en cours d’évaluation, au premier rang desquelles les anticorps ciblant l’interleukine-5 ou son récepteur (mépolizumab, benralizumab), et le rituximab ciblant les lymphocytes B.

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  • Communication scientifique

    Maintien de la rémission des vascularites associées aux anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA). Quel traitement d’entretien ?

    Maintenance treatment for antineutrophil cytoplasmic antibodies (ANCA)-associated vasculitides

    Roche a fourni le rituximab pour les essais MAINRITSAN. L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La plupart des vascularites associées aux anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA) sont contrôlées lorsque le traitement comprend une induction de la rémission suivie d’une phase d’entretien. Le traitement d’entretien comprend classiquement des immunosuppresseurs comme l’azathioprine ou le méthotrexate, mais de nouvelles approches thérapeutiques ont été proposées. Le rituximab, un anticorps monoclonal IgG1 chimérique souris-homme ciblant les lymphocytes B CD20+ a un effet prolongé qui autorise certains auteurs à ne pas proposer de traitement d’entretien, une fois la rémission obtenue et ne traitent que les rechutes. Le traitement d’entretien, dont la finalité est de prévenir la survenue de rechute(s) ne l’est pas. Si le rituximab est prescrit en traitement d’induction, l’absence de différence entre les taux de rechutes selon qu’il y ait ou non un traitement d’entretien pourrait inciter certains à ne traiter les rechutes lorsqu’elles surviennent et à ne pas chercher à les prévenir. Cependant, en raison du taux élevé de rechutes, la majorité des médecins spécialistes recommande une prévention par un traitement immunosuppresseur ou une biothérapie. Notre approche, fondée sur des études prospectives, randomisées propose de maintenir la rémission grâce à des perfusions séquentielles de rituximab. La durée optimale du traitement n’est pas établie, mais pourrait être orientée par des paramètres cliniques (rechutes précédentes), le type d’ANCA et leur persistance dans le temps. Le rôle des corticoïdes pour prévenir les rechutes est discuté. Nous décrivons dans cet article les différentes stratégies thérapeutiques d’entretien et le moyen de surveiller l’efficacité les traitements.

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  • Autre

    Les Dejerine, un couple de neuroscientistes exemplaires au tournant du XIXe siècle

    The Dejerines, a couple of exemplary neuroscientists at the turn of the XIXth century

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  • Discours

    Allocution en hommage à Jacques Chirac

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  • Rapport

    Rapport 19-09. Consommation de drogues licites et illicites chez l’adolescent : une situation alarmante qui impose une prévention précoce

    Use of licit and illicit drugs in teenagers: An alarming situation, which requires early prevention

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La consommation de drogues licites et illicites est responsable de la perte annuelle de 130.000 vies humaines en France et d’un coût sanitaire et social considérable. La dépense directe des finances publiques s’élève à 22,1 milliards d’euros, soit près de 1% du PIB. Le niveau élevé d’usage de ces substances à l’âge adulte s’explique par une entrée très précoce dans leurs consommations, puis par des progressions régulières, comme le montrent les trois séries d’enquêtes de prévalence réalisées entre 2010 et 2017 chez des adolescents de 11 à 17 ans. Ces consommations constituent donc un problème majeur de santé publique auquel il semble important d’apporter des réponses prioritaires. Parmi 35 pays, pour ce qui est de la consommation des jeunes de 16 ans au cours des 30 derniers jours, la France occupe la 1ère place pour le cannabis, la 3ème pour les autres drogues illicites, la 11ème pour le tabac et la 15ème pour l’alcool. L’adolescence constitue une période de vulnérabilité toute particulière aux addictions du fait de l’absence de maturité neuropsychologique. De nombreux facteurs peuvent faciliter la transition vers l’addiction, qu’ils soient génétiques, environnementaux, liés à une vulnérabilité psychiatrique ou aux traits de la personnalité. D’une manière générale, la consommation de drogues à l’adolescence est susceptible d’induire de nombreux troubles. Afin de la prévenir, des informations et des actions de prévention des conduites addictives doivent être engagées précocement, voire dès l’école maternelle, puis tout au long du processus éducatif. Des interventions variées visant au développement des compétences des enfants, et/ou des parents, des stratégies à compétences multiples, voire réglementaires ont également montré leur efficacité. L’Académie nationale de médecine propose un certain nombre de recommandations pour répondre à ces questions.

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  • Communication scientifique

    Comment la génétique redessine le vaste champ des tumeurs endocrines

    How genes redesign the enlarging field of endocrine tumors

    Conseiller pour Novartis ( Steering Committee Osilodrostat) et Tiburio (Advisory board).

    Les tumeurs endocrines représentent un ensemble nosologique complexe constitué d’affections souvent familiales, fréquemment associées chez un même patient, et caractérisées par le double risque, tumoral et sécrétoire. Le caractère héréditaire de beaucoup de ces maladies concernent aujourd’hui un grand nombre de syndromes : néoplasies endocriniennes multiples de type 1 et gène de la ménine, néoplasies endocriniennes multiples de type 2 et proto-oncogène RET, hyperplasie macronodulaire des surrénales et gène ARMC5, syndrome de Carney et gène PRKAR1A, hyperparathyroïdie familiale de type 2 et gène HRPT2, adénome hypophysaire familial et gène AIP, sans oublier une douzaine de gènes de susceptibilité de phéochromocytome/paragangliomes familiaux, dans un champ qui n’arrête pas de s’enrichir. La génétique germinale modifie la prise en charge des patients et de leurs familles, jusqu’au possible diagnostic préimplantatoire. La biologie des acides nucléiques et ses étonnantes performances, révèlent le rôle de nombreuses voies de signalisation, y compris dans les tumeurs endocrines sporadiques. Autant de « signatures moléculaires », dorénavant incontournables pour la compréhension et la classification physiopathologique de ces tumeurs, l’appréciation de leur pronostic, l’établissement de thérapies ciblées. S’agissant de maladies souvent rares, il faut relever l’importance des réseaux pluridisciplinaires, nationaux (COMETE) et internationaux (ENSAT), seuls à même de constituer des cohortes de patients suffisantes pour identifier et valider des marqueurs biologiques d’intérêt clinique, le plus souvent grâce aux soutiens institutionnels, français et européen, sans oublier celui de l’Académie nationale de médecine.

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  • Présentation ouvrage

    Huguier M. Henri II, Catherine de Médicis, Diane de Poitiers et la Renaissance. Ed. FiacreParis (2019). [379 pp.]

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  • Communiqué

    Vacciner les filles et les garçons contre le Papillomavirus humain (HPV) : une nécessité pour éliminer les cancers du col utérin mais aussi de l’oropharynx, de la cavité buccale et de l’anus

    Vaccinale girls and boys against human papillomavirus : A necessity

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé

    Le Papillomavirus humain (HPV) est la cause de 100 % des cancers du col de l’utérus qui tue plus de 1000 femmes chaque année en France. Il est à l’origine de nombreux cancers de l’amygdale, de la langue et de l’anus.
    Il faut vacciner les filles et les garçons contre le HPV pour éliminer le cancer du col utérin, et éviter les cancers de l’amygdale, de la langue et de l’anus.
    L’Académie nationale de médecine appelle à une vaccination universelle des collégiens des deux sexes.

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  • Rapport

    Rapport 19-08. Rapport sur le Projet de loi relatif à la bioéthique

    The France's new bioethics draft law

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé

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  • Rapport

    Rapport 19-07. Rapport sur l’évolution des programmes de dépistage « organisé » des cancers du sein, du colon et du rectum, et du col utérin, en France.

    Updating the organized cancer screening programs of breast, colon and rectum and cervix in France

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    Le dépistage des cancers est une démarche de santé publique pour réduire la mortalité d’un cancer donné. L’intervention identifie les porteurs probables de ce cancer par un « test » proposé à une population asymptomatique dont la majorité des individus ne sont pas porteurs de ce cancer. Le bénéfice du dépistage s’objective par la baisse de la mortalité due au cancer ciblé dans la population testée. Les effets indésirables (faux positifs, examens et traitements inutiles, faux négatifs…) doivent aussi être mesurés afin de s’assurer que les bénéfices sont supérieurs aux effets négatifs. Ces données ne sont connues et gérables que dans le cadre d’un programme organisé. À l’heure actuelle, seuls les cancers du sein, du colon-rectum et du col de l’utérus satisfont à ces principes et font l’objet d’un dépistage organisé en France. Cette balance bénéfice/risque doit être estimée régulièrement, car elle se modifie avec le temps en raison des acquis médicaux (nouveaux tests…) ou de modifications épidémiologiques (nouvelles populations atteintes…). En conséquence, cette évaluation doit entraîner une interrogation régulière sur les programmes en cours et une mise en place rapide des ajustements nécessaires. Dans l’état actuel des évaluations, en ce qui concerne les cancers du sein, seul le dépistage organisé (DO) est préconisé en France de 50 à 74 ans ; le taux actuel de participation (50 %) devrait être stimulé pour atteindre 70 %. La détection individuelle (hors DO), avant ou après 50 ans, non justifiée par un risque familial ou un symptôme doit être clairement déconseillée. Les travaux de recherche pour un meilleur ciblage de la population soumise au dépistage doivent être soutenus. En ce qui concerne les cancers colorectaux, le dépistage doit avant tout être mieux ciblé sur une tranche d’âge plus efficiente soit : 55–75 chez les hommes et 60–80 chez les femmes. Sous peine de rester inefficace, le taux de participation doit être au moins doublé par diverses mesures d’organisation dont la prise en charge totale du reste à payer. La possibilité d’utiliser d’autres tests doit être également évaluée. Enfin pour les cancers du col de l’utérus où le dépistage par frottis cervical a largement démontré son efficacité, il reste à convaincre les 40 % de femmes non participantes. Dans ce but il faut mettre en place des mesures adaptées : élargissement des habilitations à prélever (infirmières…), utilisation des tests HPV, remboursement du reste à charge… Par ailleurs grâce à l’existence d’un vaccin efficace ce cancer pourrait être éradiqué. Malheureusement actuellement plus de 70 % des jeunes filles françaises ne sont pas vaccinées ; il est capital d’augmenter la couverture vaccinale en luttant contre les lobbies anti-vaccin, en vaccinant les garçons (éviction de porteurs de virus et prévention des cancers buccaux et oropharyngés), et en intégrant l’information sur les virus HPV dans le programme d’éducation sanitaire à l’école.

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  • Communication scientifique

    Données récentes sur la physiopathologie et les approches thérapeutiques des lymphomes T cutanés épidermotropes

    Recent progress in the pathophysiology and the treatment of epidermotropic cutaneous T-cell lymphoma

    Martine Bagot est co-auteur du brevet et membre du Comité scientifique Innate Pharma pour le développement d’IPH4102 pour le traitement des lymphomes T cutanés.

    Les lymphomes T cutanés représentent un groupe hétérogène de lymphomes rares débutant et prédominant au niveau de la peau. Les plus fréquents sont le mycosis fongoïde et le syndrome de Sézary. Il n’existe malheureusement pas actuellement de traitement curatif de ces lymphomes T cutanés épidermotropes aux stades avancés. IPH4102 est un nouvel anticorps monoclonal humanisé dirigé contre le récepteur natural killer KIR3DL2/CD158k. KIR3DL2 est exprimé par les lymphocytes tumoraux de 85 % des lymphomes T cutanés, en particulier les syndromes de Sézary et les mycosis fongoïdes au stade avancé. La tolérance et l’efficacité de cette biothérapie ont été étudiées dans un essai multicentrique international « first in human » de phase I/II. Les malades inclus étaient des lymphomes T cutanés en rechute ou réfractaires après au moins deux lignes de traitements systémiques, et exprimant KIR3DL2 dans la peau et/ou le sang. Cette étude a montré la très bonne tolérance de cet anticorps ciblé, et des résultats d’efficacité très prometteurs, particulièrement chez les malades ayant un syndrome de Sézary.

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  • Communication scientifique

    Stratégie thérapeutique non conventionnelle pour le contrôle des valeurs de la pression artérielle chez les hypertendus

    Non-conventional therapeutic strategy for optimal blood pressure control in hypertensive patients

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Introduction
    L’hypertension artérielle (HTA) est une maladie très fréquente à travers du monde (environ 1 milliard de patients), ayant en Roumanie une prévalence très haute (45,1 %) dans la population adulte (18–80 ans), en accord avec les résultats de la dernière étude épidémiologique SEPHAR (Étude épidémiologique sur la prévalence de l’hypertension et du risque cardiovasculaire en Roumanie). Malgré tous les progrès pharmacologiques du traitement de l’HTA, le contrôle des valeurs de la pression artérielle chez les patients hypertendus reste non optimal dans tous les pays, en Roumanie il étant seulement de 30,8 %.

    Objectifs
    Ceci justifie les efforts pour mieux comprendre la physiopathologie de l’HTA en identifiant les mécanismes pathogéniques qui pourraient devenir des cibles thérapeutiques. La pression artérielle est en effet une relation hémodynamique entre le débit cardiaque (dépendant à son tour de l’inotropisme et de la volémie) et la résistance artériolaire périphérique (dépendante de l’état de vasoconstriction/vasodilatation). Le but de l’étude que nous avons réalisée a été d’évaluer le profil hémodynamique par BET d’un échantillon des personnes hypertendues adultes en Roumanie.

    Méthodes
    Dans ce but nous avons étudié l’état hémodynamique de 771 adultes hypertendus (18–80 ans) dans une population générale de 1975 sujets inclus dans l’étude SEPHAR III. Nous n’avons inclus que les hypertendus qui avaient des enregistrements hémodynamiques non invasifs corrects par bioimpédance électrique transthoracique en utilisant le système HOTMAN, méthode que nous permet d’identifier les modulateurs hémodynamiques (la volémie, l’inotropisme, l’état de vasoconstriction/vasodilatation) et leurs altérations.

    Résultats
    Nous avons identifié un état d’hypervolémie chez 80,7 % des cas parmi lesquels seulement 1,4 % recevaient des diurétiques, un état de vasoconstriction dans 26,3 % des cas dont seulement 41,4 % recevaient des vasodilatateurs et un état d’hyperinotropisme dans 22,7 % des cas dont seulement 20,5 % étaient traités par des bêtabloquants. Une observation de régressions nous a montré qu’il y a une association positive entre le nombre de modulateurs hémodynamiques altérés et le manque de contrôle des valeurs de la pression artérielle.

    Conclusions
    En conclusion il parait que l’implémentation d’une stratégie thérapeutique basée sur l’évaluation hémodynamique non invasive, dans le but de corriger l’altération de modulateurs hémodynamiques, pourrait améliorer le contrôle des valeurs de la pression artérielle chez les hypertendus.

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  • Communication scientifique

    Risques d’hyponatrémie sévère chez les enfants perfusés par des solutés hypotoniques

    Risks of severe hyponatremia in children receiving hypotonic intravenous fluids

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les solutés de perfusion sont fréquemment utilisés chez les enfants hospitalisés. L’administration de solutés hypotoniques par voie intraveineuse a longtemps constitué la référence en pédiatrie. Cela peut s’expliquer par l’empirisme des recommandations initiales qui ont prôné l’utilisation préférentielle de solutés glucosées, mais hypotoniques du fait d’un contenu insuffisant en sodium. Le risque d’hyponatrémie (< 135mmol/L) peut être accru par la survenue d’un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH) au cours de pathologies aiguës (bronchiolite, gastro-entérite, etc.). L’hyponatrémie sévère (< 130mmol/L) expose à de graves complications neurologiques, responsables parfois de lourdes séquelles ou du décès. Au cours des dernières années, le risque d’hyponatrémie lié à l’utilisation de solutés hypotoniques a été dénoncé, des progrès sont intervenus dans la compréhension de l’œdème cérébral et du syndrome de démyélination osmotique, enfin des essais randomisés ont apporté la preuve de la supériorité des solutés isotoniques sur les solutés hypotoniques. Cependant, les pratiques n’ont guère évolué en France, comme en attestent une enquête sur les hyponatrémies menée à l’hôpital Louis Mourier (Colombes) et l’analyse des commandes de solutés pour perfusion à l’Assistance publique–hôpitaux de Paris en 2017. Aussi, il serait souhaitable que des recommandations françaises soient émises et soutenues par l’Académie nationale de médecine.

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