Articles du bulletin

A partir de 2019 les articles du Bulletin de l'Académie sont édités par Elsevier-Masson. Les prises de position de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. Les autres textes de la revue peuvent être obtenus en texte intégral sur le site ScienceDirect ou Em-Consulte.

Numéros complets archivés en accès libre (jusqu'en 2018) :

Avant 2001 (Gallica) | 2001 à 2018



2771 résultats

  • Rapport

    Rapport 19-09. Consommation de drogues licites et illicites chez l’adolescent : une situation alarmante qui impose une prévention précoce

    Use of licit and illicit drugs in teenagers: an alarming situation, which requires early prevention

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La consommation de drogues licites et illicites est responsable de la perte annuelle de 130.000 vies humaines en France et d’un coût sanitaire et social considérable. La dépense directe des finances publiques s’élève à 22,1 milliards d’euros, soit près de 1% du PIB. Le niveau élevé d’usage de ces substances à l’âge adulte s’explique par une entrée très précoce dans leurs consommations, puis par des progressions régulières, comme le montrent les trois séries d’enquêtes de prévalence réalisées entre 2010 et 2017 chez des adolescents de 11 à 17 ans. Ces consommations constituent donc un problème majeur de santé publique auquel il semble important d’apporter des réponses prioritaires. Parmi 35 pays, pour ce qui est de la consommation des jeunes de 16 ans au cours des 30 derniers jours, la France occupe la 1ère place pour le cannabis, la 3ème pour les autres drogues illicites, la 11ème pour le tabac et la 15ème pour l’alcool. L’adolescence constitue une période de vulnérabilité toute particulière aux addictions du fait de l’absence de maturité neuropsychologique. De nombreux facteurs peuvent faciliter la transition vers l’addiction, qu’ils soient génétiques, environnementaux, liés à une vulnérabilité psychiatrique ou aux traits de la personnalité. D’une manière générale, la consommation de drogues à l’adolescence est susceptible d’induire de nombreux troubles. Afin de la prévenir, des informations et des actions de prévention des conduites addictives doivent être engagées précocement, voire dès l’école maternelle, puis tout au long du processus éducatif. Des interventions variées visant au développement des compétences des enfants, et/ou des parents, des stratégies à compétences multiples, voire réglementaires ont également montré leur efficacité. L’Académie nationale de médecine propose un certain nombre de recommandations pour répondre à ces questions.

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  • Rapport

    Rapport 19-08. Rapport sur le Projet de loi relatif à la bioéthique

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé

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  • Communiqué

    Vacciner les filles et les garçons contre le Papillomavirus humain (HPV) : une nécessité pour éliminer les cancers du col utérin mais aussi de l’oropharynx, de la cavité buccale et de l’anus

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé

    Le Papillomavirus humain (HPV) est la cause de 100 % des cancers du col de l’utérus qui tue plus de 1000 femmes chaque année en France. Il est à l’origine de nombreux cancers de l’amygdale, de la langue et de l’anus.
    Il faut vacciner les filles et les garçons contre le HPV pour éliminer le cancer du col utérin, et éviter les cancers de l’amygdale, de la langue et de l’anus.
    L’Académie nationale de médecine appelle à une vaccination universelle des collégiens des deux sexes.

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  • Rapport

    Rapport 19-07. Rapport sur l’évolution des programmes de dépistage « organisé » des cancers du sein, du colon et du rectum, et du col utérin, en France.

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

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  • Rapport

    Rapport 19-05. Contribution au projet d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche

    Contribution to the draft law on multi-annual research programming

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    Synthèse
    M. le Premier ministre a annoncé le 1er février 2019 sa décision de lancer le projet d’une future Loi de programmation pluriannuelle de la recherche qui sera déposée au Parlement début 2020. L’Académie nationale de médecine a souhaité contribuer aux travaux préparatoires à la rédaction de cette loi en constituant un groupe de travail ad hoc qui a auditionné des personnalités du monde de la recherche (Annexe 1).

    Trois évolutions mettent en péril l’avenir de la recherche française en biologie et santé :

    • la fragmentation de son organisation et de sa répartition sur le territoire ;
    • le montant et les modalités de son financement, en partie à l’origine de la perte d’attractivité des métiers de la recherche ;
    • l’absence d’une dimension européenne de son pilotage.
    À chacun de ces écueils, la future « Loi de programmation pluriannuelle de la recherche » devra répondre par la mise en route du processus d’intégration des différentes dimensions des structures de la recherche, par l’attraction de jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs dans un nouvel environnement et par une politique volontariste de recherche concertée en Europe :

    • pour lutter contre la fragmentation, l’intégration des structures, des moyens et des métiers doit se fixer pour objectif une simplification de l’organisation de la recherche, locale et nationale au bénéfice d’une visibilité et d’une efficience restaurées :

    ∘ créer une coordination en biologie et santé entre établissements nationaux pour assurer une politique nationale de programmation, d’infrastructures, d’interactions avec le secteur industriel, de relations internationale et confier à cette coordination les moyens exécutifs d’une stratégie commune en la dotant d’une personnalité morale ;
    ∘ renforcer l’autonomie des universités en modernisant leur gouvernance selon des standards internationaux et favorisant une politique de site intégrant les missions de recherche, de formation et d’innovation, notamment en biologie et santé ;
    ∘ évoluer vers une convergence des statuts des chercheurs et enseignants-chercheurs en définissant selon les cas des valences de recherche, d’enseignement, de valorisation, d’innovation, évolutives en cours de carrière ;
    ∘ simplifier l’évaluation en renforçant son efficacité et mesurant et accroissant son impact ;
    ∘ développer la recherche en Santé publique et en organisation des soins ;

    • pour rétablir l’attractivité de la recherche dans une concurrence internationale forte :∘
    atteindre la part de 3 % de PIB pour la recherche et le développement, dont 1 % investi durablement dans la recherche publique, et mettre en place un plan d’évolution du financement sur 10 ans ;
    ∘ assurer l’équilibre entre budgets courants des équipes et financements sur projet, avec comme corollaire le refinancement des organismes nationaux de recherche et de l’ANR et redéfinir les sources du financement des sites (préciput, MERRI…) ;
    ∘ revaloriser les rémunérations en prenant en compte les différentes valences auxquelles peuvent prétendre chercheurs et enseignants-chercheurs ;
    ∘ inciter à la recherche partenariale avec l’industrie en favorisant les passerelles avec la sphère socio-économique et en valorisant cette activité ;
    ∘ favoriser l’innovation : en introduisant dans le jeu l’assurance maladie pour soutenir des essais cliniques indépendants, en introduisant une évaluation des travaux de recherche générés par le crédit impôt-recherche, en favorisant une politique partenariale entre secteurs académique et industriel, en prenant en compte les projets à prise de risque élevée ;
    ∘ définir une politique postdoctorale européenne et internationale en biologie et santé ;

    • pour donner à la France la place qu’elle doit revendiquer dans l’Europe de la recherche :

    ∘ renforcer sa place dans la gouvernance de la recherche européenne en concertation avec la coordination nationale de la recherche pour définir une véritable politique française de l’Europe de la recherche ;
    ∘ corriger la faible représentation des chercheurs et enseignants-chercheurs dans les instances européennes ;
    ∘ avoir une représentation permanente unique de la coordination nationale à Bruxelles pour promouvoir les projets français en recherche en biologie et santé ;
    ∘ inciter au portage et à la participation d’équipes françaises dans les projets européens. Mettre en place une politique volontariste de recherche concertée en Europe pilotée par un organisme public unique–idéalement la structure de coordination nationale précédemment définie.

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  • Autre

    La médecine génomique personnalisée : prédire ou médire ?*

    Personalized genomic medicine: For the better or for the worse?

    Les régions transcrites du génome humain sont désormais connues et peuvent être testées en pratique clinique. Le séquençage en parallèle de centaines de gènes à visée diagnostique est possible à des coûts devenus abordables et l’étude des variations du génome humain s’accélère. Pourquoi la médecine génomique personnalisée ferait-elle donc encore débat ? C’est que les tests génétiques se généralisent alors même que la signification d’innombrables variations de l’ADN reste inconnue, et donc possiblement source d’erreurs d’interprétation par excès ou par défaut. Non encadrés, non expliqués par des professionnels, les tests génétiques pourraient avoir un impact désastreux tant chez des malades que chez des personnes en bonne santé, devenus consommateurs de tests prédictifs de pertinence douteuse et pourtant accessibles en vente libre à l’étranger. Ce qui est techniquement possible est-il ipso facto médicalement acceptable ou éthiquement souhaitable ? La marchandisation de tests génétiques non contrôlés ne pourrait-elle pas être tôt ou tard à l’origine d’un nouveau désastre sanitaire ?

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  • Communication scientifique

    Penser l’avenir de la pédopsychiatrie dans le monde : bilan de 4 années de présidence de l’International Association of Child and Adolescent Psychiatry and the Allied Professions (IACAPAP)

    Thinking the future of child and adolescent psychiatry across the world: Summary of 4 years of presidency of IACAPAP (International Association of Child and adolescent Psychiatry and the Allied Professions)

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Alors que les questions de santé mentale interpellent toutes les sociétés, la psychiatrie a toujours autant de mal à trouver sa place dans le système de soin, en particulier chez les enfants et les adolescents. Cette situation paradoxale vient d’un flou sémantique plus ou moins entretenu autour de trois concepts fondamentalement différents : la santé mentale, qui s’intéresse au bien-être ; le handicap, qui vise à mieux intégrer des sujets différents dans la société ; la psychiatrie, qui soigne des humains en rupture et en souffrance du fait de leur fonctionnement psychique. À l’évidence ces trois domaines doivent apprendre à travailler ensemble. Mais comme les trois brins d’une tresse, ils doivent d’abord être considérés séparément avant de les entrelacer. Le tout ne sera que plus solide.

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  • Communication scientifique

    HLA-B*5801 et réactions cutanées à l’allopurinol dans la population Kinh d’Ho Chi Minh Ville (Vietnam)

    HLA-B*5801 and cutaneous reactions to allopurinol in the Kinh population of Ho Chi Minh City (Vietnam)

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le but de cette étude prospective était d’identifier les facteurs de risque, incluant l’HLA-B*5801, de réactions cutanées sévères ou bénignes à l’allopurinol dans l’ethnie Kinh, majoritaire au Vietnam. Dix réactions sévères (syndromes de Lyell ou de Stevens-Johnson) furent identifiées dans les services de dermatologie d’Ho Chi Minh Ville (HCMV), 54 réactions bénignes dans ces même services et au centre médical Vien Gut (HCMV), spécialisé dans la prise en charge de la goutte, et 112 patients sans intolérance (pas de réaction dans les 3 mois suivant la dernière augmentation de posologie de l’allopurinol) furent recrutés au Vien Gut. Les données cliniques furent collectées de façon prospective et un typage HL* B5801 fut réalisé à l’aide du kit de détection PG5801 (Parmigene, Taiwan). L’HLA-B*85801, présent chez les 10 patients avec réaction sévère, a été trouvé très significativement (p<0,0001 ; odds ratio (OR) : 171 ; écart-type (ET) 95 % : 20 ; 7889) associé à ces accidents graves. Les autres facteurs de risque de réactions sévères rapportés dans la littérature (absence de goutte, sexe féminin, insuffisance rénale, hypertension artérielle, dyslipidémie, absence d’augmentation progressive de la posologie), mais pas la dose d’allopurinol, ont été confirmés. Pour les réactions bénignes, il n’y avait pas d’association à l’HLA*B5801. Seules l’absence d’augmentation progressive de l’allopurinol, l’hypertension artérielle et les dyslipémies leur étaient associées.

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  • Communication scientifique

    Hématologie et thérapie cellulaire. Historique de l’autogreffe de cellules souches hématopoïétiques : rôle actuel en hématologie. Nouveautés pour le traitement des leucémies aiguës myéloblastiques de l’adulte

    Autologous stem cell transplantation in hematology: Historical review and possible revival for the treatment of acute myelogenous leukemia

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’autogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) est une technique mise au point à l’hôpital Saint Antoine en 1976 pour pallier l’absence de possibilité d’allogreffe à l’époque chez plus de 75 % des patients qui ne disposaient pas de frères/sœurs géno-identiques et/ou étaient âgés de plus de 35 ans. Nos premiers travaux historiques ont porté sur la Cryo préservation des CSH. La technique de l’autogreffe consiste dans un premier temps à prélever à un moment propice des CSH à un patient atteint d’hémopathie maligne. Ces CSH sont congelées et conservées en phase gazeuse d’azote à –140dg C. Ultérieurement un traitement de poly chimiothérapie lourde avec ou sans radiothérapie peut ainsi être administré pour la consolidation lourde des hémopathies malignes en rémission. Ce traitement détruit l’hématopoïèse en place. La réinjection des CSH (le greffon) autologues permet de restaurer l’hématopoïèse. Dans l’ensemble, une consolidation lourde suivie d’autogreffe fait aujourd’hui systématiquement partie du traitement de première ligne pour les patients atteints de myélomes et de lymphomes du manteau âgés de moins de 70 ans. Elle fait également partie du traitement de rattrapage en seconde ligne pour les autres lymphomes, y compris la maladie de Hodgkin. Au total, 40 000 autogreffes sont réalisées chaque année dans le monde pour ces indications. L’utilisation de l’autogreffe dans le schéma thérapeutique des leucémies aiguës myéloblastiques est plus discutée : très utilisée de 1976 à 2000 pour les consolidations lourdes des rémissions chez les patients ne disposant pas de donneurs pour une greffe de CSH allogénique, les indications de l’autogreffe se sont réduites récemment du fait des améliorations considérables de l’allogreffe qui peut aujourd’hui faire appel à des donneurs alternatifs (donneurs non apparentés et haplo-identiques). Des améliorations importantes pour l’autogreffe sont toutefois récemment survenues, telles que (1) une meilleure définition des patients pouvant en bénéficier, (2) le recours à un conditionnement myéloablatif plus efficace avec la combinaison du busulfan intraveineux associé au melphalan à haute dose, (3) surtout une meilleure évaluation de la maladie résiduelle qui permet de consolider par chimiothérapie lourde et autogreffe les patients en rémission complète moléculaire. Enfin l’immunothérapie (anticorps monoclonaux et lymphocytes éduqués « CAR-T cells ») s’annonce comme un traitement de maintenance novateur pour prévenir les rechutes. La question actuelle est de savoir si une consolidation lourde suivie d’autogreffe peut fournir la plateforme idéale pour l’introduction d’une immunothérapie complémentaire et ainsi remplacer à terme dans certaines indications précises, l’allogreffe. Ceci mènerait à une meilleure qualité de vie en l’absence du risque de réaction du greffon contre l’hôte.

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  • Rapport

    Rapport 19-04. L’enfant, l’adolescent, la famille et les écrans. Appel à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques

    Préambule

    Depuis moins de trois décennies, une nouvelle science s’est développée, la science informatique. Une transformation profonde des sociétés et des rapports humains en résulte, désignée de façon globale comme la révolution numérique et qui peut prendre de multiples formes, concernant tous les âges de la vie. Longtemps, les écrans de cinéma puis de télévision ont été l’interface principale entre les sens du spectateur et la signification des images proposées à son regard. Aujourd’hui, les écrans du smartphone, de la tablette, de l’ordinateur, de la console de jeux, du casque de réalité virtuelle constituent l’interface principale avec l’immensité des contenus qu’ils mettent à disposition et qui se jouent derrière eux : réseaux sociaux, jeux, « applis » informatiques, photos et films, simulations, Internet. Le propos du présent Appel ne saurait être d’évoquer la totalité de ce qu’il est convenu d’appeler « le monde numérique », de ses enjeux, de ses vertus et de ses ombres : les écrans n’en sont que le point d’entrée, visible et omniprésent. C’est à ce titre que les trois Académies se saisissent de cette question, en portant une attention particulière à l’enfance et l’adolescence, dans la continuité de l’Avis émis par l’une d’entre elles en 2013.

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  • Communication scientifique

    L’évaluation des politiques de santé publique

    Evaluation of health policies by the French Court of auditors

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La Cour des comptes est compétente depuis la réforme constitutionnelle de 2008 pour effectuer des évaluations de politiques publiques. L’évaluation, qui est une mission distincte du contrôle, vise à apprécier l’impact d’une politique et à émettre un jugement sur la valeur de cette politique, au regard de ses effets constatés par rapport aux objectifs que les pouvoirs publics lui ont assignés. En matière de santé, ses évaluations récentes, qui ont porté sur les politiques concernant le tabac, les consommations nocives d’alcool, l’autisme ou la vaccination, reposent sur une procédure et une méthodologie spécifiques, fondée notamment sur l’association des parties prenantes à la démarche évaluative. Les mesures qui ont été prises par les pouvoirs publics pour faire suite aux recommandations de la Cour font apparaître des résultats contrastés de ces évaluations d’une politique à l’autre.

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  • Autre

    Le fer comme cible thérapeutique : nouveaux horizons

    Iron as a therapeutic target: New horizons

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  • Communication scientifique

    Nouvelle stratégie de neuroprotection basée sur la chélation conservatrice du fer dans la maladie de Parkinson

    New neuroprotective strategy based on conservative iron chelation in Parkinson's disease

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. David Devos a mené deux études pilotes académiques avec la défériprone fournie gratuitement par Apopharma (FAIRPARK-I and SAFE-FAIR-ALS-I). Il mène deux larges étude académiques promus par le CHU de Lille avec la défériprone fournie gratuitement par Apopharma (FAIRPARK-II [financée par la Commission européenne No 633190 du programme H2020] and FAIR-ALS-II [financé par le PHRC-N 2016]). Apopharma effectue son propre développement clinique de la défériprone avec deux études de phase II en cours et une phase III programmée dans la maladie de Parkinson.

    Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement neuroprotecteur permettant de réduire la progression de la maladie de Parkinson (MP). Au début du vingtième siècle, trois grandes caractéristiques neuropathologiques ont été décrites : la dégénérescence des neurones dopaminergiques, les corps de Lewy et l’accumulation en fer au niveau de la substance noire (SN). Cette accumulation en fer ainsi que sa grande toxicité ont été confirmées dans toutes les formes de MP. Par crainte d’induire une anémie, aucune stratégie thérapeutique basée sur la chélation du fer n’avait été développée chez l’humain. Cependant, grâce au concept de chélation conservatrice du fer, nous avons établi une nouvelle stratégie de neuroprotection utilisant la molécule prototype défériprone et mis en place des essais cliniques actuellement en phases II et III. La découverte récente d’un nouveau mécanisme de mort cellulaire programmée non apoptotique dépendante du fer, appelée ferroptose, qui prédomine dans la MP, permettrait à la fois d’expliquer le mécanisme d’action de la chélation du fer tout en ouvrant de nouvelles perspectives thérapeutiques de molécules anti-ferroptotiques.

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  • Communication scientifique

    Fer et cancers : l’exemple du cancer du sein

    Iron and cancers: The example of breast cancers

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le fer est un élément indispensable à de nombreux processus biologiques. L’homéostasie du fer est finement régulée dans les cellules saines mais subit des dérégulations dans les cellules tumorales hautement prolifératives afin de s’adapter à leurs besoins augmentés. Depuis plusieurs décennies, différentes approches ont été développées pour cibler le métabolisme du fer dans les hémopathies malignes et les tumeurs solides dans un but thérapeutique. Dans les cancers du sein, la privation en fer au moyen des chélateurs semble être l’approche la plus proche d’être transposée en pratique clinique, notamment car les chélateurs de fer sont des molécules dont la sécurité d’utilisation chez l’homme a déjà été démontrée dans leurs indications classiques de surcharge en fer. La combinaison des chélateurs avec la chimiothérapie potentialise les effets de la chimiothérapie et pourrait être un traitement particulièrement intéressant dans les cancers du sein triple-négatifs qui sont les plus agressifs et ne bénéficient actuellement d’aucune thérapie ciblée. D’autres approches pourraient aussi être intéressantes tels que les anticorps humanisés inhibiteurs ciblant le récepteur de la transferrine ou l’hepcidine.

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  • Communication scientifique

    Surcharges en fer génétiques : atypies de l’acéruloplasminémie héréditaire

    Genetic iron overload: Atypias of hereditary aceruloplasminemia

    Ce travail est soutenu par la Fondation Maladies Rares, l’Association Hémochromatose Ouest (AHO), la Fédération Française des Associations de Malades de l’Hémochromatose (FFAMH) et l’Association fer métaux essentiels recherche santé (AFeMERS).
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les connaissances obtenues dans les 20 dernières années ont permis de dresser un tableau compréhensible du métabolisme du fer, notamment du fait de la mise en évidence de protéines majeures permettant la circulation systémique du fer. Cependant, certaines pathologies rares du métabolisme du fer, dont l’acéruloplasminémie héréditaire (AH), pointent l’existence de mécanismes complémentaires potentiels encore non identifiés. L’AH est une pathologie génétique de transmission récessive liée à des mutations touchant le gène codant la céruloplasmine. Les mutations conduisent, du fait de la perte de l’activité ferroxidasique de la protéine, au développement d’une surcharge en fer parenchymateuse, touchant le foie, le pancréas, mais aussi, fait unique dans une pathologie de surcharge en fer systémique, le cerveau. La particularité du phénotype hépatosplénique et l’existence d’une surcharge en fer cérébrale rendent certainement compte de l’existence de mécanismes complémentaires concourant à la pathologie. Leur compréhension permettra de mieux prendre en charge ces patients et de disposer de nouvelles données pour la prise en charge d’autres pathologies dont celles au cours desquelles l’accumulation de fer dans le cerveau joue un rôle déterminant.

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  • Communiqué

    L’homéopathie en France : position de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de pharmacie

    Homeopathy in France : Opinion of the French National Academy of Medicine and the French National Academy of Pharmacy

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Un nouveau modèle animal d’étude du neuroblastome

    A novel tumoral model to study pediatric cancers

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les cancers de l’enfant sont très différents de ceux de l’adulte, en raison de l’origine des cellules qui subissent une transformation maligne, et aussi parce que l’organisme au sein desquels ils émergent est encore en construction et présente des caractéristiques propres à son état immature. La conception de nouveaux modèles tumoraux capables de restituer le contexte immature est un levier clé pour l’étude de ces cancers et le développement de stratégies thérapeutiques innovantes et adaptées aux enfants. Le neuroblastome (NB) est une tumeur emblématique du jeune enfant, la moitié des cas est diagnostiquée avant l’âge de deux ans. Ce cancer du système nerveux sympathique dérive d’une population transitoire de cellules embryonnaires, la crête neurale (CN). Les formes métastatiques, fréquentes et dévastatrices, sont détectées dès le diagnostic, reflétant un potentiel de dissémination particulièrement élevé de ce cancer. Ces caractéristiques limitent considérablement l’accès aux étapes précoces de la tumorigenèse neuroblastique et de la dissémination métastatique. La conception d’un modèle original, basé sur la greffe de cellules tumorales humaines dans un embryon aviaire, a permis de modéliser la pathologie neuroblastique, depuis la formation de la tumeur primaire dans les dérivés sympathico-adrénaux jusqu’à la formation de métastases distales. De nouvelles données sur le programme pro-métastatique du NB ont été obtenues par l’exploitation de ce modèle en combinaison avec des approches d’analyses moléculaires globales. Ces études apportent un éclairage sur les relations de lignage entre les NB et leur cellule d’origine et sur l’impact des programmes de développement de l’embryon sur la progression tumorale.

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  • Communication scientifique

    La santé des sportifs de haut niveau

    Health of elite athletes

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les sportifs de haut niveau, dont la qualité est réglementée en France, bénéficient d’une surveillance médicale réglementaire au regard de la pratique hors norme de leur activité sportive. Cette surveillance débute à leur intégration sur la liste de haut niveau et se déroule pendant toute leur carrière. Malgré les risques liés à cette pratique intensive, l’espérance de vie des sportifs olympiens est supérieure à celle de leurs contemporains. Lors de Jeux Olympiques, la délégation française dispose d’un encadrement médical constitué des médecins et masseur-kinésithérapeutes des équipes de France aidés par une équipe du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). L’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024 à Paris constitue un défi médical à relever pour la médecine en général et la médecine du sport en particulier. L’accueil de plusieurs milliers d’athlètes et leur encadrement et de millions de spectateurs et touristes nécessitera de mettre toutes les forces vives en action avec une parfaite coordination sur une période estivale. La qualité de la médecine française au point de vue humain, mais aussi technique nous permettra de relever ce challenge.

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  • Communication scientifique

    Les Jeux olympiques, la lutte contre le dopage et le maintien de l’équité

    The Olympic Games, fight against doping and equity maintenance

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le maintien de l’équité et le respect de l’éthique restent des sujets d’une grande actualité dans le sport de haut niveau. Le sport doit être pratiqué dans les meilleures conditions de sécurité, la victoire doit être accessible à tous, et ne souffrir d’aucune contestation ; c’est la raison pour laquelle le mouvement olympique s’est très tôt investi dans la lutte contre le dopage. La lutte contre le dopage s’est ensuite organisée, sur la base d’une entité internationale en charge d’édicter les règles et méthodes à utiliser, l’Agence mondiale antidopage. Des outils de détection directe et indirecte de substances interdites, dites dopantes, sont mis en œuvre en préparation et lors des contrôles organisés pendant les Jeux olympiques et paralympiques. La question de la prévalence réelle du dopage reste une question non encore résolue à ce jour, mais qui est essentielle pour juger de l’état sanitaire des sportifs. D’autres situations que le dopage sont susceptibles d’affecter l’équité dans le sport, comme la participation de sportifs transgenres aux compétitions, ainsi que les hyperandrogénies des athlètes féminines, ce qui justifie pleinement de définir des critères d’éligibilité stricts pour ces athlètes.

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  • Communication scientifique

    La femme olympienne

    Woman olympic athlete

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La femme olympienne est une sportive de haut niveau engagée dans la plus prestigieuse des compétitions. Sa féminité interagit avec sa recherche de performances. Ces interactions peuvent être soit physiologiques par sa volonté d’avoir une grossesse suivie d’un retour au plus haut niveau, soit pathologiques, les exigences de certains sports l’exposant à des atteintes spécifiques dont la « triade » de la sportive, les fractures de fatigue, voire les lésions du ligament croisé antérieur. L’environnement médical, familial et sportif de la femme olympienne est le garant de son épanouissement de femme, de mère et de championne sans impact sur sa santé physique et mentale.

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  • Communication scientifique

    Héritage santé des Jeux Olympiques

    Health-Legacy of the Olympic Games

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts

    Le Comité international olympique (CIO) souhaite promouvoir un héritage positif pour les villes et pays hôtes des Jeux Olympiques. L’héritage santé est un des aspects majeurs choisis par le Comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO Paris 2024). Il sera forcément le résultat d’une collaboration étroite entre l’État, la ville de Paris, la région Île-de-France et surtout le mouvement sportif. Un rôle capital revient donc au Comité national olympique et sportif français (CNOSF) : il a conçu un ouvrage, le Médicosport-santé©, diffusé à la grande majorité des médecins français par des fiches du Groupe VIDAL® et qui représente donc un outil essentiel pour la prescription d’activités physiques et sportives comme thérapeutique non médicamenteuse. La puissante incitation pour les activités physiques que représente la perspective des JO de 2024 sera sans doute un apport important à l’héritage santé attendu. C’est le sujet de cet article.

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  • Rapport

    Rapport 19-03. Analyse du plan « Ma Santé 2022, un engagement collectif » et propositions de l’Académie nationale de médecine

    Ambulatory care facilities, Non-hospital, Application, Medical informatics, Healthcare disparities, Hospital

    Dominique Bertrand : Conseiller médical du Centre National de Gestion.
    Daniel Bontoux : Aucun lien d’intérêt avec les points abordés dans ce rapport.
    Pierre-François Plouin : ancien chef du service à l’hôpital européen G Pompidou, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, ancien vice-président de la Commission de la transparence.
    François Richard : ancien chef de service et chef de pôle à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris ; participations aux travaux de réorganisation territoriale : Haute autorité de santé (HAS), Direction générale de l’offre de soins, Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France.
    Jacques Rouëssé : ancien directeur du centre anticancéreux René Huguenin de Saint-Cloud.

    L’Académie nationale de médecine a pris connaissance du plan « Ma santé 2022, un engagement collectif », proposé par le ministère des Solidarités et de la Santé, et en approuve les principales mesures. Le présent rapport résume l’analyse de l’Académie, formule des remarques portant sur plusieurs omissions, dont celle de la prévention, et propose neuf priorités portant notamment sur la réorganisation territoriale des soins, les nouveaux partenaires, la gouvernance hospitalière et l’apport du numérique.

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  • Autre

    Mieux contrôler mieux surveiller les dispositifs médicaux

    Better assessment and safety improvement for medical devices

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  • Communication scientifique

    Le cadre réglementaire des dispositifs médicaux

    The regulatory framework of medical devices

    La réglementation européenne qui encadre la mise sur le marché de la très grande diversité des dispositifs médicaux est en perpétuelle évolution depuis sa mise en œuvre en 1998. Ces produits de santé, qu’ils soient ou non remboursés, doivent faire l’objet, en amont de leur commercialisation d’une évaluation au regard d’exigences de sécurité et de performances dont notamment la démonstration d’un rapport bénéfice-risque favorable. Cette évaluation est vérifiée par un organisme notifié (ON), au cours d’un processus de certification de marquage CE spécifique (CE-médical) dont les modalités sont d’autant plus contraignantes que la classe de risque du DM est élevée. Une refonte totale de cette réglementation va être mise en place en mai 2020, au travers de la mise en application du nouveau règlement 2017/745. Cette évolution réglementaire majeure augmente les exigences en ce qui concerne le niveau de démonstration du rapport bénéfice-risque en particulier sur les attendus en matière d’investigations cliniques pré et post mise sur le marché, soit tout au long de la vie sur dispositif. Par ailleurs ce règlement renforce de nombreux autres aspects de cette réglementation dont notamment la transparence de l’information.

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  • Communication scientifique

    Évaluation des dispositifs médicaux par la Haute Autorité de santé

    Assessment of medical devices by the French National Authority for health

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les dispositifs médicaux (DM) sont nombreux, très hétérogènes avec un risque potentiel variable. Les DM marqués CE sollicitant une demande de remboursement sont évalués par la HAS suivant des modalités identiques s’il s’agit d’une inscription sous nom de marque en sus d’une prestation médicale ou à l’intérieur d’une prestation d’hospitalisation ou d’une inscription sur une ligne générique. Les modalités sont différentes pour la demande d’un forfait innovation. Dans la modalité la plus commune d’un dossier examiné par la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDIMTS) chargée de l’évaluation, l’avis final d’un dossier de DM répertorie : l’indication retenue, et si le service est suffisant le niveau de son amélioration par rapport à un comparateur de référence, la population cible et la durée d’inscription sur la liste des produits et prestations remboursables. Au-delà, le dossier doit être traité par le Comité économique avant que le ministre n’accorde définitivement l’inscription. En intégrant les défis actuels de l’ère numérique et l’accélération de l’évolution technologique, la HAS a pour mission d’accompagner l’innovation sans perdre de vue le principe de précaution avec pour objectif final d’améliorer la qualité de vie des patients et leur espérance de vie.

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