Articles du bulletin

Depuis 2019 le Bulletin est édité en collaboration avec Elsevier-Masson. Les rapports de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. L'accès aux autres textes peut être obtenu sur le site Em-Consulte. Pour soumettre un article, merci de consulter nos instructions aux auteurs.



2998 résultats

  • Présentation ouvrage

    Michel GERMAIN. Musiciens célèbres malades. Pourrait-on les sauver aujourd’hui ? Éditions L’Harmattan, 2015

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  • Information

    Modifications du génome des cellules germinales et de l’embryon humains

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  • Communication scientifique

    Hémochromatoses : un monde en pleine mutation

    Hemocromatosis: a changing world

    L’auteur a bénéficié de supports financiers pour des conférences, des activités de conseil et de recherche de la part des Laboratoires Novartis.

    Les avancées considérables dans la compréhension du métabolisme du fer ainsi que dans les  domaines biochimique, génétique et d’imagerie de la surcharge en fer font qu’aujourd’hui : 

    i) Il convient de parler d’hémochromatoses (HC) au pluriel, le cadre nosologique de ces surcharges génétiques en fer englobant non seulement l’HC « classique », de loin la plus fréquente et liée au gène HFE, mais aussi les HC non liées à ce gène. Ces dernières comprennent essentiellement le groupe des HC juvéniles et l’HC par déficit en ferroportine.
    ii) Le diagnostic de ces maladies peut se faire de manière totalement non invasive, basé sur la clinique, l’imagerie et la biologie.
    iii) Le traitement, qui reste pour la majorité de ces affections assuré par les saignées, devrait, pour nombre d’entre elles, pouvoir bénéficier d’une approche innovante, la supplémentation en hepcidine.

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  • Communication scientifique

    Infections sur prothèse articulaire : apport des modèles infectieux expérimentaux dans la compréhension des limites de l’antibiothérapie et l’optimisation du traitement médical

    Prosthesis joint infections: contributions of experimental models to understanding the limitations of antibiotic efficacy and optimization of medical treatment

    Liens d’intérêt : l’auteur a reçu des subventions de Janssen-Cilag, Novartis, Astra Zeneca,Aventis, Haeraus et Teva pour des programmes de recherche expérimentale ou clinique, des activités de conseil ou des conférences.

    La survenue d’une infection post opératoire est la principale complication de la chirurgie prothétique articulaire, depuis son invention par Robert et Jean Judet en 1947. Comme le nombre de prothèses articulaires posées chaque année augmente de façon importante, ces infections sont de plus en plus fréquentes et l’optimisation de leur prise en charge est un enjeux important sur le plan médical et économique. Les infections sur prothèses articulaires sont un bon modèle pour appréhender les limites de l’activité des antibiotiques in vivo. L’antibiothérapie est confrontée à un double défi : (i) la difficulté à éradiquer les bactéries au contact d’une prothèse, en partie liée au ralentissement métabolique de ces bactéries  encloses dans le biofilm, (ii) la diffusion quasi inexistante des antibiotiques dans l’os cortical infecté, révélée par leur étude autoradiographique dans un modèle expérimental d’infection sur prothèse à staphylocoque, principale bactérie à l’origine de ces infections. L’émergence « naturelle » de bactéries résistantes au traitement antibiotique, alors même qu’elles n’ont pas été soumises à la pression de sélection d’un traitement, a été plus récemment observée dans ce même modèle. La prise en charge optimale de ces infections est à ce jour médicochirurgicale en utilisant des antibiotiques dont l’efficacité dans le modèle expérimental s’est avérée particulièrement remarquable comme la rifampicine en association sur les infections à staphylocoque.

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  • Communication scientifique

    Les greffons ostéo-cartilagineux : la législation, le prélèvement, la conservation et la distribution

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les os massifs restent irremplaçables chaque fois qu’il s’agit de compenser un délabrement osseux important ou une exérèse carcinologique qui ne pourrait être comblée par une autogreffe.
    Afin de satisfaire les besoins des patients, un réseau s’est organisé. Il comprend les coordinations hospitalières, l’Agence de la Biomédecine, les équipes chirurgicales, les établissements de santé et les banques de tissus. Sa mission est de mettre à disposition des chirurgiens un « stock » de greffons validés. Ce stock n’est cependant pas anodin, puisqu’il s’agit de produits d’origine humaine.
    Pour cette raison, le prélèvement, la conservation et la distribution de ces greffons doivent satisfaire à des règles d’éthique et de sécurité sanitaire. Les lois de bioéthique et les Bonnes Pratiques de prélèvement et de préparation des tissus humains visent à faire respecter ces exigences.

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  • Communication scientifique

    Immunologie de l’allogreffe osseuse et ostéo-cartilagineuse

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  • Communication scientifique

    De l’allogreffe au titane poreux

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Depuis 1978, la Banque de Tissus de Marseille a conservé 11 762 fragments osseux ou
    ostéo-cartilagineux dont 758 allogreffes massives (745 ont été utilisées).
    Ces greffons conservés dans l’Azote liquide, (à ¢196° C) avec un cryo-préservateur
    (DMSO) et non stérilisés par la suite (par irradiation) ont été utilisés, en particuliers pour reconstruire des pertes de substances osseuses ou ostéo-cartilagineuses tumorales,  traumatiques ou liées à des reprises itératives de prothèses articulaires.
    Le recul moyen pour les patients opérés entre 1983 et 2015 est de 26 ans et l’on observe une intégration tout-à-fait satisfaisante du greffon dans plus de 82 % des cas.
    Des problèmes inflammatoires ou immunologiques ont été observés seulement dans 9 % des cas et ils furent souvent confondus avec un sepsis amicrobien qui réagit bien à l’utilisation des immunosuppresseurs même si le volume de l’épanchement entourant la greffe aboutit parfois à la survenue d’une fistule cutanée.
    Le greffon a dû être remplacé par un autre dans 4,2 %des cas et par une prothèse articulaire en cas de greffe ostéo-articulaire massive dans 6,4 % des cas Des difficultés liées à l’obtention de greffons osseux massifs a fait étudier d’autres types de reconstructions comme des prothèses en Titane poreux dont le volume peut être également modulé en peropératoire et dont l’intégration est tout à fait satisfaisante surtout si l’on remplit les pores métalliques par des tissus composés de tissus osseux spongieux et comportant cellules souches mésenchymateuses ostéoformatrices.

    Mises en place et modelées directement en salle d’opération, depuis 2010, nous les avons essentiellement utilisées pour remplacer des portions d’hémi-bassin ou des segments diaphysaires des os longs.

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  • Communication scientifique

    Introduction de la séance dédiée : « Reconstruction et greffes osseuses »

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  • Rapport

    Observations et propositions sur le coût des nouveaux traitements et solidarité nationale

    ECONOMIC RELEVANCE OF NEW TREATMENTS

    Les membres de la Commission déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.
    Ce rapport présenté en séance le mardi 9 février 2016.
    Ce texte a été mis à jour le 24 mars 2016.

    Le coût de certains médicaments issus des biotechnologies devient considérable et leur prise en charge par l’assurance maladie problématique. Ainsi, en 2013 le coût du traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge a été de 429 millions ; celui des hépatites C les plus graves (F3 et F4) est estimé à 1,7 milliard. Le coût du traitement des mélanomes cutanés métastasés par deux anticorps monoclonaux est, aux USA, de 296 000 $ par malade. Ces coûts justifient une extrême rigueur dans les prescriptions médicales et leur contrôle. En tout état de cause, des études médicales bénéfice/risques robustes et des avis éthiques autorisés sont indispensables pour fonder les choix politiques qui deviendront nécessaires. Dans ces évaluations médicales, l’exploitation des données de façon indépendante des laboratoires est indispensable pour assurer leur intégrité scientifique. Les choix seront moins difficilement acceptés par la société civile qu’elle sera sensibilisée aux études scientifiques. Par ailleurs, à côté de l’Agence européenne du médicament, une Agence de fixation des prix et une centrale d’achats européenne auraient plus de poids dans les discussions avec les laboratoires pharmaceutiques que chacun des pays de l’Union.

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  • Communication scientifique

    Quelle Pharmacovigilance pour les vaccins ?

    Which pharmacovigilance for vaccines?

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les vaccins sont des médicaments. Comme tous les médicaments, ils sont soumis à des tests  précliniques puis à des essais cliniques. Comme pour tous les médicaments, ces essais cliniques, indispensables, restent malheureusement toujours insuffisants en raison, par exemple, d’un suivi obligatoirement trop court, d’un effectif insuffisant et de l’absence de représentativité des sujets inclus… C’est, encore une fois, souligner l’intérêt, pour les malades et pour leurs médecins, d’un suivi après l’AMM de PharmacoVigilance. La PharmacoVigilance des vaccins repose d’abord, comme pour tous les autres médicaments, sur la notification des effets indésirables médicamenteux aux Centres Régionaux de PharmacoVigilance. Pour les vaccins, celle-ci est d’abord spontanée (c’est-à-dire non sollicitée ou passive) puis sollicitée (encouragée, active, comme ce fut le cas pour le vaccin H1N1) impliquant l’ensemble des professionnels de santé et de la population (sujets vaccinés, famille, entourage…). La notification spontanée reste la seule méthode permettant une alerte précoce avec mise en évidence d’un signal. Les méthodes de pharmacoépidémiologie s’utilisent secondairement pour confirmer, infirmer un signal issu de la notification et quantifier le risque à l’échelon populationnel. Selon la question posée, il peut s’agir de suivis de cohortes, d’enquêtes cas-témoin, de méthode attendu-observé ou encore de séries autocontrôlées (cas propre témoin). La PharmacoVigilance est indispensable à une évaluation moderne, clinique et médicale, de la balance bénéfices risques des vaccins. La connaissance des données de pharmacovigilance des vaccins permet aussi de rappeler l’excellente balance bénéfices risques de ces médicaments, balance bien supérieure à celle de beaucoup d’autres classes médicamenteuses.

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  • Communication scientifique

    Et si on arrêtait de vacciner !

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Sous divers prétextes la vaccination se voit contestée notamment en France, et ce de façon croissante. Ceci constitue un réel problème de santé publique. Le doute qui s’installe dans la population devient source de risque potentiel grave dans la lutte contre les maladies infectieuses. Or, plus on tente de combattre ce phénomène plus les anti-vaccinaux réagissent aidés en cela par les moyens modernes de communication.

    Aussi dans un pays où le plaisir de contester l’action publique est grand, pourquoi ne pas réagir de façon provocante sur le même registre et poser la question d’un arrêt de vacciner pour en montrer les conséquences et ainsi tenter de sensibiliser les citoyens pour les mettre en face de leurs responsabilités vis-à-vis de l’ensemble de la population quant aux vaccinations.

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  • Communication scientifique

    Estimation de l’impact épidémiologique des niveaux de couverture vaccinale insuffisants en France

    Estimation of the epidemiological impact of sub-optimal vaccination coverage in France

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La couverture vaccinale est insuffisante pour de nombreux vaccins en France. Nous avons estimé, à partir des données épidémiologiques disponibles, le nombre de cas, de décès ou d’hospitalisations qui sont survenus alors qu’ils auraient pu être évités par l’atteinte des niveaux de couverture vaccinale escomptés. La mortalité non évitée est surtout importante pour la grippe. Cependant, des hépatites B fulminantes et des décès dus à la coqueluche ou à une infection invasive bactérienne surviennent également chaque année chez des sujets qui auraient dû être protégés par la vaccination. L’épidémie de rougeole qui a sévi en France entre 2008 et 2012 et qui a occasionné un nombre important de formes graves témoigne également des conséquences des niveaux insuffisants de couverture vaccinale. 

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  • Communication scientifique

    Vaccinations des patients traités par immunosuppresseurs, biothérapie et/ou corticothérapie pour une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique

    Le texte qui suit reprend largement celui des recommandations de vaccination des personnes immunodéprimées ou aspléniques du Haut Conseil de la Santé Publique (Comité technique des vaccinations, 2014), également rédigé par l’auteur de la présente mise au point (avec l’autorisation du Comité Technique des Vaccinations).
    Thomas Hanslik a été membre du Comité technique des vaccinations de 2011 à 2016.
    Déclaration d’intérêt sur le site du Haut Conseil de la Santé Publique.
    Odile Launay a été membre du Comité technique des vaccinations de 2007 à 2016 et vice-présidente de 2011 à 2016. Déclaration d’intérêt sur le site du Haut Conseil de la Santé Publique.

    Les maladies auto-immunes ou inflammatoires chroniques ne constituent pas en soi une indication à un calendrier vaccinal spécifique, les vaccins recommandés sont ceux du Calendrier vaccinal en vigueur. De plus, sont spécifiquement recommandées, les vaccinations contre la grippe et les infections invasives à pneumocoque.

    Il est proposé de mettre à jour les vaccinations le plus tôt possible au cours de la maladie auto-immune, avant la mise en route du traitement immuno-suppresseur si possible, en particulier pour les vaccins vivants atténués qui ne pourront plus être administrés ensuite.

    Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués chez les sujets recevant un traitement immunosuppresseur, une biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immuno-suppressive. Le BCG est contre-indiqué dans tous les cas. 

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  • Discours

    Discours de Mme Marisol Touraine, ministre de la Santé

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  • Communication scientifique

    L’hésitation vaccinale : une perspective psychosociologique

    Vaccine hesitancy: some insights from social and psychological sciences

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Au cours de ces dernières années, l’hésitation vaccinale s’est considérablement développée au sein des populations des pays occidentaux, notamment en raison de la multiplication récente de controverses sur l’utilité et la sécurité des vaccins ou de leurs adjuvants. Après un examen critique de la notion d’hésitation vaccinale, ainsi que de ses manifestations à travers l’histoire, nous nous intéresserons aux processus psychologiques et sociologiques qui permettent d’en comprendre la progression dans les sociétés contemporaines. D’une part, les données de la littérature récente montrent que l’hésitation vaccinale résulte généralement d’un arbitrage intuitif entre les risques et les bénéfices perçus chez les individus concernés par la vaccination, lesquels sont largement sujets à des biais cognitifs. D’autre part, deux phénomènes sociologiques permettent d’expliquer la multiplication des controverses autour de la vaccination. Le premier résulte d’une crise de confiance croissante vis-à-vis des pouvoirs publics en général et des autorités sanitaires en particulier. Le second procède de la transformation radicale du « marché » de l’information liée à l’émergence des médias électroniques. La conjugaison de ces deux phénomènes facilite la propagation rapide dans l’espace public de rumeurs et d’informations fausses ou invérifiables qui sont susceptibles de décourager le recours à la vaccination.

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  • Communication scientifique

    La transmission du VIH de la mère à l’enfant

    Mother to child HIV transmission

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Trente ans après les premières descriptions de SIDA chez l’enfant en 1983, le risque de transmission du virus de la mère à l’enfant est devenu quasiment nul grâce aux antirétroviraux. L’extraordinaire efficacité prophylactique de l’infection HIV-1 pédiatrique doit désormais s’étendre aux pays démunis à forte prévalence. L’espoir d’une éradication virtuelle de la transmission du VIH sur la planète apparaît comme une « utopie réalisable ».

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  • Communication scientifique

    Le point sur les infections néonatales

    What is new in neonatal infection ?

    Mme GRAS-LE GUEN déclare avoir un lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article: présentations scientifiques sur invitation des laboratoires Biomerieux et Thermo Fisher qui sont partenaires de l’étude clinique nationale en cours sur le sujet (PHRC DIACORD).
    Les autres auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’infection néonatale précoce (INP) reste une préoccupation majeure dans les pays en voie de développement comme dans les pays industrialisés. Parce qu’aucun élément clinique ni marqueur biologique n’est assez sensible, ni spécifique pour permettre à lui seul d’établir le diagnostic, la prise en charge repose sur un faisceau d’arguments cliniques et biologiques et expose de nombreux nouveau-nés a des examens complémentaires et antibiothérapies néonatales dont les effets délétères sont aujourd’hui établis (émergence de bactéries multi résistantes, perturbations du microbiote impliquées dans la survenues de pathologies ultérieures). Alors que la prévalence des infections néonatales précoces a diminué depuis la généralisation de l’antibioprophylaxie per-natale, l’évidence s’impose d’adapter notre stratégie médicale à ces modifications épidémiologiques récentes. Une approche basée sur un fort niveau de preuve scientifique, combinant des données d’anamnèse, cliniques et de biologie comme la procalcitonine semble à ce jour la meilleure stratégie pour distinguer la population des nouveau-nés à très faible risque infectieux de celle à fort risque et limiter ainsi les indications d’antibiothérapie néonatale.

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  • Communication scientifique

    La prise en charge des méningites bactériennes graves de l’enfant en 2016

    Management of bacterial meningitis in 2016

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les méningites bactériennes sont des infections graves du système nerveux central mettant en jeu le pronostic vital et fonctionnel. Les complications sont liées à l’inflammation générée par la libération des substances bactériennes dans l’espace méningé au contact du cerveau. Les complications sont de trois types : le choc infectieux qui altère la délivrance d’oxygène aux tissus, une hypertension intracrânienne (HTIC) qui peut altérer la perfusion cérébrale et des troubles métaboliques tels que l’hyponatrémie.

    La prise en charge repose sur un diagnostic précoce permettant de débuter une antibiothérapie dans l’heure qui suit le diagnostic. Une corticothérapie simultanée par dexaméthasone améliore le pronostic quand il s’agit de méningites à pneumocoque ou à Haemophilus. La reconnaissance des signes de choc doit être précoce pour permettre un traitement adapté basé sur le remplissage vasculaire et les vasopresseurs pour maintenir une bonne perfusion des organes.  Il est crucial de détecter toute altération de la conscience faisant suspecter une HTIC. Le contrôle de cette HTIC et le maintien d’une bonne hémodynamique reposent sur une surveillance continue de la pression intra-crânienne (PIC) et de la pression artérielle pour assurer une pression de perfusion cérébrale suffisante. Le drainage du liquide céphalorachidien (LCR) est un des moyens les plus efficaces pour contrôler la PIC dans les méningites car les troubles de la résorption du LCR sont fréquents. Les convulsions doivent être contrôlées, la sédation-analgésie optimisée et la ventilation adaptée pour obtenir une oxygénation et un taux de CO2 normaux.  L’hyponatrémie est le plus souvent liée à un syndrome de perte de sel du fait de la dérégulation des aquaporines. Elle doit être vite corrigée pour éviter l’aggravation de l’œdème cérébral. 

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  • Éloge

    Éloge de Pierre VAYRE (1929-2014)

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  • Communiqué

    Valorisation des revues médicales en langue française

    Déclaration d’intérêt du rapporteur : membre des comités de rédaction du Bulletin de l’Académie Nationale de Médecine, du Concours Médical et de la Revue du Praticien.

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  • Communication scientifique

    Liens entre génétique et immunologie : mutations et antigènes

    Links between genetics and immunology: mutations and antigens

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les progrès récents de l’immunothérapie anti-tumorale par « immune checkpoint inhibitors » mettent l’accent sur l’importance des réponses lymphocytaires T aux tumeurs dans le contrôle de la maladie. De plus, les nouveaux développements des technologies de séquençage de l’ADN à haut débit combinées aux approches d’immunologie réverse permettent d’apprécier l’implication des réponses lymphocytaires T aux néoantigènes, résultant d’altérations génomiques spécifiques de la tumeur, dans la réponse immunitaire anti-tumorale. Les néoantigènes étendent et complètent les catégories d’antigènes tumoraux et, ensemble avec ces dernières, offrent aujourd’hui la possibilité de cibler d’importantes proportions de tumeurs par des approches d’immunothérapie spécifique passive et active.

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  • Discours

    Présentation de Monsieur le Professeur Claude HURIET pour le titre de membre honoris causa

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  • Discours

    Discours de réception du titre de Membre honoris causa de l’Académie nationale de médecine

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  • Communication scientifique

    Situation actuelle et perspectives du dépistage et du traitement curatif des hépatites B et C en France

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    En 20 ans, les progrès dans la connaissance des hépatites virales ont été considérables. L’alphabet des virus hépatotropes s’est élargi, et aux virus A et B se sont ajoutés les virus C, D, E et G dont les génomes ont été caractérisés, permettant de définir différents types, sous-types ou isolats, dont l’importance en termes de physiopathologie et de réponse aux traitements antiviraux a été récemment établie. Les connaissances épidémiologiques, virologiques et thérapeutiques en matière d’hépatites virales n’ont cessé de croître, permettant aujourd’hui de mieux prendre en charge de manière diagnostique et thérapeutique des sujets ayant une hépatite aiguë ou chronique. L’identification de marqueurs « chronologiques » des infections virales hépatotropes permet d’informer mieux les patients en termes non seulement pronostiques, mais aussi en terme de réponse thérapeutique, si un traitement antiviral est indiqué. Enfin, l’identification des facteurs associés à la progression de la fibrose jusqu’à la cirrhose dans les infections chroniques hépatotropes permet de mettre en place les meilleurs traitements prophylactiques (abstinence d’alcool, correction des déficits immunitaires) et d’anticiper les traitements antiviraux. Les progrès en matière de transplantation hépatique et de thérapeutiques antivirales pour limiter l’impact de la récidive virale sur le greffon ont permis d’optimiser le pronostic médiocre des cirrhoses virales actives et du carcinome hépatocellulaire. Pour le VHB comme pour le VHC, environ la moitié des sujets infectés en France connaissent leur statut. La séroprévalence est estimée en France à 0,65 % pour l’hépatite B et à 0,84 % pour l’hépatite C. L’accès au traitement est facile et couvert à 100 %. Les analogues nucléos(t)idiques de deuxième génération permettent une virosuppression virale B chez tous les patients observants mais doivent être poursuivis à vie, contrairement à l’interféron dont une cure de 48 semaines permet environ un tiers de virosuppression durable et 10 % de perte de l’Ag HBs. L’infection par le VHC peut être guérie par des combinaisons d’antiviraux oraux dans plus de 95 % des cas : les manifestations hépatiques et extra-hépatiques sont majoritairement réversibles en cas de guérison virologique.

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  • Communication scientifique

    Introduction de la séance dédiées aux hépatites virales

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