Articles du bulletin

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2793 résultats

  • Communication scientifique

    Assistance circulatoire prolongée : retour à domicile et qualité de vie

    Durable circulatory assist device:ambulatory follow up and quality of life

    M. TROCHU déclare des activités d’évaluation scientifiques, de recherche pour le
    laboratoire et avoir reçu des honoraires du laboratoire Thoratec.

    La qualité de vie est définie par l’OMS comme la perception qu’a un individu de sa place dans l’existence, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels il vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes. Dans l’insuffisance cardiaque chronique de nombreux facteurs contribuent à une altération de la qualité de vie des patients : congestion, dyspnée, asthénie, altérations du sommeil, anxiété, dépression, effets secondaires des traitements, retentissement sur la vie et interactions sociales qui remettent en cause ses rôles dans la société, sa famille, au travail et ses possibilités de se déplacer. La classe NYHA, la tolérance de l’exercice physique représentent des évaluations —par les soignants—d’un champ réduit de la qualité de vie mais n’évaluent pas réellement les altérations exprimées par le patient. Elles sont plus précisément étudiées par des questionnaires dédiés, complétés par les patients : ils peuvent être génériques (autoévaluation du bien-être), en liens avec la santé (SF36), spécifiques d’une pathologie
    (Minnesota Living With Heart Failure Questionnaire) ou d’une composante particulière comme anxiété ou dépression. L’impact des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, des antagonistes de l’angiotensine 2 et des bêtabloquants sur la qualité de vie est modeste alors  que celui de la resynchronisation et d’une prise en charge pluridisciplinaires est plus marqué.

    Au stade d’IC avancée où les patients reconnaissent une importance équivalente entre qualité de vie et survie, les systèmes d’assistance circulatoire monoventriculaire gauche apportent une amélioration significative de la qualité de vie dès le troisième mois et se maintiennent à 2 ans. Ces systèmes autorisent le retour rapide des patients au domicile avec une réelle autonomie dans le cadre d’un plan personnalisé de soins encadré par le centre référent. Les bénéfices des AMVG rejoignent ceux de la transplantation cardiaque, mais restent limités par la nécessité de s’occuper régulièrement des appareillages.

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  • Autre

    Séance dédiée aux addictions – Introduction

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  • Communication scientifique

    Comment le cerveau motive le comportement : du circuit de la récompense au système des valeurs

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  • Communication scientifique

    Addictions comportementales dans la maladie de Parkinson

    Behavioral addiction in Parkinson’s disease

    L’auteur déclare avoir reçu des honoraires des laboratoires Novartis, Allon Therapeutic, Lundbeck, Teva, Sanofi-Aventis, UCB, BIAL et Addex ; des subventions pour des programmes de recherche de l’INSERM, l’ANR, l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris, du ministère de la santé (PHRC), de l’association France Parkinson, et de la Michael J Fox Foundation.

    Bien que le traitement de remplacement dopaminergique soit utilisé depuis les années 1960 dans la maladie de Parkinson, ce n’est que récemment que les troubles du comportement associés à ces médicaments ont été décrits. Réunis sous le terme « d’addiction comportementale », ils comprennent les troubles du contrôle des impulsions, le syndrome de dérégulation dopaminergique, et le punding. Tandis que l’addiction proprement dite survient quasi exclusivement avec de la levodopa, les troubles du contrôle des impulsions apparaissent électivement sous agonistes dopaminergiques. Dans la maladie de Parkinson, la prévalence de ces troubles estimée à 10 à 17 % est largement supérieure à la population générale. L’addiction comportementale dans la maladie de Parkinson représente donc un problème majeur de santé publique en raison de ses impacts familiaux, sociaux, économiques et juridiques. La prévention et la diminution des doses de traitement dopaminergique associé sont pour l’heure les bases de la prise en charge de ces troubles.

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  • Communication scientifique

    Addiction aux jeux d’argent : apport des neurosciences et de la neuroimagerie

    Gambling addiction: insights from neuroscience and neuroimaging

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Bien que la plupart des individus considère les jeux d’argent comme une activité récréative, certains joueurs perdent le contrôle et tombent dans une spirale de jeu compulsif aux conséquences dramatiques. Les nombreuses similitudes avec l’addiction aux substances ont conduit la communauté psychiatrique à redéfinir le jeu pathologique comme une addiction comportementale. Un certain nombre d’hypothèses neurobiologiques issues de ce cadre théorique ont été testées ces dix dernières années, notamment à l’aide de la neuroimagerie. Comme dans le cas de l’addiction aux substances, un faisceau d’observations indique un rôle central de la dopamine dans le jeu pathologique. Cependant, le mécanisme sous-jacent semble différent et reste encore mal compris. Les études neuropsychologiques montrent des déficits en termes de prise de décision chez les joueurs pathologiques, ainsi qu’un manque d’inhibition et de flexibilité cognitive. Ces troubles des fonctions dites « exécutives » indiquent vraisemblablement un dysfonctionnement au niveau des lobes frontaux. Enfin, les études d’IRM fonctionnelle laissent apparaître une réactivité anormale des structures cérébrales du « système de récompenses », en particulier au niveau du striatum et du cortex préfrontal ventro-médian. Tandis que ces structures sont sur-activées par les indices environnementaux associés au jeu, elles sont sous-activées par les gains monétaires. Cependant, les études réalisées à ce jour restent encore trop peu nombreuses et trop hétérogènes pour construire un modèle neurobiologique cohérent du jeu pathologique. Une réplication des résultats et une diversification des approches de recherche seront nécessaires dans les années à venir, afin d’aboutir à un tel modèle permettant d’informer efficacement les stratégies de traitement et de prévention.

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  • Communication scientifique

    Présentation de la séance inter-académique de l’Académie vétérinaire de France et de l’Académie nationale de médecine : « Faune sauvage et santé publique »

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  • Communication scientifique

    Importance de l’implication de la faune sauvage dans les zoonoses émergentes ou résurgentes

    Importance of the involvement of wildlife in emerging and re-emerging zoonoses

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

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  • Communication scientifique

    Chauves-souris et virus : quelles relations ? Quelles conséquences ?

    Bats and viruses: what relationships ? What consequences ?

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

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  • Communication scientifique

    Fasciolose, trichinellose et autres zoonoses parasitaires

    Fasciolasis, trichinellosis and other parasitic zoonoses

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Certains des parasites pathogènes pour l’homme sont aussi hébergés par des animaux sauvages qui jouent un rôle dans la transmission. Les rongeurs par exemple sont bien connus, pour leur rôle dans la leishmaniose tégumentaire et dans l’échinococcose alvéolaire. D’autres le sont moins, tels les poissons des lacs alpins porteurs de cestodes et à éviter en sushi. La contamination alimentaire est aussi à la base de la trichinellose. Dans certains cas, comme dans la fasciolose, le ragondin, peut relayer le réservoir habituel et assurer la contamination du cresson. Ces transmissions à l’homme sont peu fréquentes, mais c’est souvent le résultat de mesures de prévention. Les affaiblir serait prendre le risque de ré-émergences significatives en termes de santé publique.

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  • Communication scientifique

    Risques sanitaires liés aux nouveaux animaux de compagnie d’origine sauvage

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    La popularité des animaux de compagnie autres que les chiens et les chats ne cesse de croître dans la plupart des pays développés. Ces animaux, surtout lorsqu’ils sont exotiques, peuvent être porteurs de germes pathogènes transmissibles à l’homme. Les très jeunes enfants ainsi que les personnes âgées ou immunodéprimées sont les groupes à plus haut risque pour contracter des infections sévères voire létales. Cet article illustre un certain nombre de zoonoses qui sont transmises par ces nouveaux animaux de compagnie (NAC). Si ces infections sont relativement rares par rapport au nombre de foyers possédant ce type d’animaux, les risques n’en restent pas moins réels. Le respect simple des principes d’hygiène et un suivi médical et vétérinaire devraient être appliqué de façon systématique pour réduire un tel risque.

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  • Communication scientifique

    Césariennes urgentes non programmées : intérêt des codes couleur pour la gestion optimale des urgences obstétricales

    Non elective caesarian section: use of a color code to optimize management of obstetric emergencies

    L’équipe de la Maternité de la Croix-Rousse a, depuis dix ans, mis en place un ensemble de procédures visant à répondre de façon parfaitement adaptée aux différentes situations d’urgence lorsqu’une césarienne s’impose.

    Nous avons défini aussi exactement que possible le degré d’urgence en utilisant la classification de Lucas ; nous avons établi des protocoles précis permettant la réalisation de césarienne urgente ou très urgente et nous avons choisi un moyen de communication simple pour transmettre le degré d’urgence à tous les participants : c’est le système des codes couleur : rouge, orange et vert. Nous nous sommes fixés des objectifs de délai décision-naissance : 15 minutes pour le code rouge, 30 minutes pour le code orange.

    Les résultats nous paraissent très favorables :

    – La fréquence des césariennes urgentes et très urgentes a diminué au fil du temps, passant de 6,1 % à 1,6 % en 2013 ;

    – Le délai décision-naissance moyen dans les césariennes code rouge est de 11 minutes et de 21 minutes dans les césariennes code orange ;

    – Les objectifs de délai sont désormais atteints dans plus de 95 % des cas. Les causes de dépassement sont essentiellement représentées par des difficultés organisationnelles et par des difficultés anesthésiques ;

    – Les indications de césariennes code rouge et orange sont pertinentes plus de deux fois sur trois ;

    – Les résultats périnataux sont globalement favorables, les césariennes code rouge étant salvatrices dans 15 % des cas. Il n’y a pas d’augmentation des complications maternelles.

    Au total :

    Il nous paraît indispensable que chaque service d’Obstétrique dispose de protocoles identifiés pour la réalisation des césariennes urgentes ou très urgentes.

    Il convient d’en contrôler en permanence l’application, la pertinence et les résultats.

    La gestion de l’urgence extrême doit être intégrée dans la prise en charge des patientes à risques identifiés (utérus cicatriciel, grossesse gémellaire par exemple), mais aussi dans l’élaboration éventuelle de structure de prise en charge non médicalisée (maison de naissance).

    Enfin, il convient toutefois d’insister sur le fait que les équipes obstétricales doivent garder à l’esprit que la mise en place de ces protocoles ne dispense en rien d’une surveillance attentive du déroulement du travail.

     

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  • Communication scientifique

    La vitamine B12 et les maladies génétiques associées

    Vitamin B12 and related genetic disorders

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La vitamine B12 (B12, cobalamine (Cbl)) est une vitamine hydrosoluble qui nécessite des mécanismes très complexes pour son assimilation, son transport sanguin et son métabolisme intra-cellulaire. Trois protéines, le facteur intrinsèque (FI), l’haptocorrine (HC) et la transcobalamine (TC), ainsi que leurs récepteurs spécifiques sont impliqués dans son absorption et son transport. Les carences acquises ou héréditaires se traduisent par une anémie mégaloblastique et des manifestations neurologiques. Plusieurs maladies génétiques sont en lien avec l’absorption et le transport, les déficits héréditaires en FI, en TC et la maladie d’Imerslund-Gräsbeck. Dans les cellules de mammifères, seuls deux enzymes dépendent de la vitamine B12 : la L-méthylmalonyl-CoA mutase (EC 5.4.99.2) dans la mitochondrie et l’homocystéine méthyltransférase, aussi appelée méthionine synthase (EC 2.1.1.13), dans le cytoplasme. Les conséquences métaboliques directes d’une déficience en B12 sont respectivement l’accumulation d’acide méthylmalonique (MMA) et d’homocystéine (HCy). Plus d’une dizaine de gènes interviennent dans le métabolisme intracellulaire de la B12, correspondant à plusieurs maladies nommées de cblA à cblJ. Cette revue englobe les différentes étapes de l’absorption, du transport et du métabolisme intracellulaire de la vitamine B12 ainsi que des principaux défauts génétiques qui y sont associés.

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  • Rapport

    Rapport sur les anticoagulants oraux directs (AOD) (antérieurement appelés « nouveaux anticoagulants oraux » ou NACO)

    les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    Pendant des décennies, les traitements anticoagulants oraux n’ont comporté qu’une seule classe pharmacologique, celle des antagonistes de la vitamine K (AVK). C’est pourquoi, l’arrivée sur le marché, entre 2008 et 2013, de trois nouveaux anticoagulants oraux directs  non AVK (AOD) de mêmes indications thérapeutiques que les AVK mais de mécanismes d’action plus spécifiques, a suscité l’espoir qu’à efficacité égale ou peut-être supérieure, ils pourraient induire moins de complications hémorragiques. Il s’agit d’un antithrombine, le dabigatran, et de deux anti Xa, le rivaroxaban et l’apixaban. Ces anticoagulants ne nécessitent pas de surveillance de leur activité anticoagulante, ce qui est une contrainte en moins par rapport aux AVK  mais ce qui, en contrepartie, limite la possibilité d’adaptations posologiques individualisées. Par ailleurs, ils sont  actuellement dépourvus d’antidote, un inconvénient non négligeable face aux situations d’urgence traumatique ou chirurgicale. S’ils présentent l’avantage, par rapport aux AVK, de ne pas entraîner d’interactions avec les aliments, ils ne sont pas dénués d’interactions médicamenteuses. Leurs données de pharmacovigilance n’autorisent pas, en l’état actuel, de comparaison avec les AVK mais permettent cependant de préciser les facteurs de risque, par exemple ceux des effets indésirables hémorragiques : âge, insuffisance rénale, poids corporel < 50 kg, associations médicamenteuses, pathologies ou interventions à risque hémorragique. Les principaux effets indésirables concernent d’abord les accidents hémorragiques (surtout la sphère digestive et plutôt dans les indications médicales) puis thromboemboliques, plutôt au décours de la chirurgie. Un suivi à long terme s’avère nécessaire pour s’assurer, au-delà des résultats des essais cliniques et des premières données d’utilisation, de leur sécurité à long terme.

    En prévention de la maladie thromboembolique veineuse en chirurgie orthopédique, leurs avantages principaux versus le traitement héparinique auquel ils sont une alternative particulièrement  bienvenue pour des sujets jeunes, sans insuffisance rénale ni hépatique, en l’absence de comorbidités,  sont la possibilité d’un traitement oral et l’absence d’obligation de contrôles biologiques répétés. Dans l’indication de la prévention des accidents vasculaires cérébraux et des embolies systémiques chez les patients atteints de fibrillation atriale non valvulaire, il n’existe à l’heure actuelle aucun argument scientifique pour privilégier les nouveaux anticoagulants oraux par rapport aux AVK, à plus forte raison pour remplacer, chez un patient, un traitement AVK efficace et bien toléré par un anticoagulant oral direct, sans parler de la dangerosité inhérente au passage d’un AVK à un nouvel anticoagulant, quelles que soient les précautions prises. 

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  • Rapport

    La Prévention en santé chez les adolescents

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de ce rapport.

    Près de 90% des adolescents de 12 à 18 ans s’estiment en bonne santé, mais on observe chez certains d’entre eux des comportements à risque pouvant entraîner des troubles irréversibles pour leur devenir.

    Il s’agit en particulier de l’usage des drogues légales et illégales, de troubles psycho comportementaux pouvant conduire au suicide, d’une sexualité naissante mal contrôlée, d’habitudes alimentaires défavorables associées à la sédentarisation, d’une consommation excessive et peu contrôlée des technologies d’information et de communication (TICS) par ailleurs indispensables aujourd’hui.

    Pour tenter d’informer objectivement les adolescents, les méthodes de communication ciblées sur les adultes sont impuissantes et il faut mettre en place  des actions spécifiques faisant appel, notamment, aux groupes de jeunes, les pairs, ayant suivis une formation adaptée pour éviter la stigmatisation des ados souvent victimes de groupes de pression ou du sectarisme de certains « éducateurs ».

    Le rôle de la famille, de l’école, de la médecine scolaire (à refondre) est capital surtout dans la préadolescence (6-12ans). L’accent est mis sur l’importance des activités physiques et sportives sur le plan de la santé mais aussi au niveau psycho-comportemental.

    Une attention particulière doit se porter sur les jeunes issus de milieux défavorisés qui, comme nous l’avons écrit dans le 1er rapport (La culture de prévention : des questions fondamentales adopté à l’unanimité par l’Académie de médecine le 15/10/2013), sont trop souvent oubliés.

    La prévention « humaniste » et le développement du lien social doivent constituer la base de nos actions.

    Aux 10 recommandations prioritaires concluant le premier rapport nous en avons ajouté 8 plus spécifiques aux adolescents.

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  • Communication scientifique

    Les yeux du labyrinthe

    The eyes of the labyrinth

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

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  • Communication scientifique

    Odorat : de l’aéroportage au cortex

    Olfaction: from nose to cortex

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La physiologie olfactive comprend quatre étapes : l’aéroportage, les évènements périrécepteurs, la transduction et la physiologie olfactive centrale. À chaque étape, des processus physiologiques complexes et variés sont mis en jeu et peuvent être l’objet de nombreux processus pathologiques. L’aéroportage est une étape mettant en jeu la mécanique des fluides et les propriétés physicochimiques propres des molécules odorantes ; sa pathologie principale est la polypose naso-sinusienne. Les évènements péri-récepteurs mettent en jeu des molécules de transport et des enzymes permettant d’éliminer les molécules xénobiotiques ; sa pathologie principale est la rhinite chronique. La phase de transduction repose sur des neurones olfactifs primaires. Ces cellules détectent un grand nombre de molécules différentes selon un important gradient de concentration. Les cellules utilisent une importante famille de récepteurs couplés à une protéine G (les récepteurs olfactifs) ; sa pathologie principale est l’atteinte virale de l’organe olfactif au cours d’une rhinite aigüe. Enfin, la physiologie olfactive centrale est particulièrement riche du fait de ses nombreuses connections. L’information olfactive est analysée et codée dans le bulbe olfactif puis envoyée vers plusieurs aires centrales ; sa pathologie est dominée par les maladies neuro-dégénératives.

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  • Communication scientifique

    Introduction de la séance dédiée aux porphyries

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  • Communication scientifique

    Les porphyries héréditaires : anomalies du métabolisme de l’hème

    Porphyrias and heme-related disorders

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les huit porphyries héréditaires sont des maladies liées chacune à une atteinte d’une des enzymes de la biosynthèse de l’hème. Elles sont caractérisées par des symptômes neuro-viscéraux aigus et/ou des lésions cutanées. Ces signes cliniques sont la conséquence de l’accumulation de précurseurs de l’hème. Sept porphyries sont la conséquence d’un déficit partiel d’activité enzymatique ; inversement, une porphyrie récemment décrite est la conséquence d’un gain de fonction. Les porphyries aiguës se manifestent par des crises intermittentes neuroviscérales associant typiquement des douleurs abdominales sévères, des nausées, une constipation, une confusion et parfois se compliquent de crises comitiales et d’atteintes neurologiques sévères pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Les porphyries cutanées se présentent sous la forme soit de photo-sensibilité douloureuse, soit sous la forme d’une photo-dermatose avec fragilité de la peau accompagnée de lésions bulleuses. Au cours de ces dernières années, la structuration en réseau à l’échelle européenne des centres de référence a permis des avancées importantes dans la compréhension de la  physiopathologie et le mode original de transmission génétique de ces maladies contribuant à améliorer considérablement le diagnostic et la prise en charge des patients et de leur famille.

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  • Communiqué

    Vieillissement et chutes

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  • Communication scientifique

    Introduction de la séance dédiée :

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  • Communication scientifique

    Épidémiologie, morbidité, mortalité, coût pour la société et pour l’individu, principales causes

    Epidemiology, morbidity, mortality, cost to society and the individual, and main causes

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La chute est la première cause de mortalité accidentelle chez le sujet âgé (environ 12 000 décès par an). Elle devient de plus en plus fréquente au fur et à mesure du vieillissement : un tiers des sujets âgés de plus de 65 ans vivant à domicile chutent au moins une fois par an et la moitié des plus de 85 ans font une ou plusieurs chutes par an. Malgré sa fréquence, elle ne doit pas être banalisée, car elle entraîne une morbidité et des dépenses de soins importantes : 10 % des chutes ont des conséquences traumatiques sévères à l’origine de 30 % des hospitalisations des personnes âgées ; même en l’absence de lésions traumatiques, la chute peut avoir des conséquences psychologiques (anxiété à la marche, peur de retomber) qui se compliquent d’un syndrome de désadaptation psychomotrice avec une restriction volontaire des activités de la vie quotidienne dans 3 % des cas.

    Les facteurs de risque de chute sont nombreux et on tombe exceptionnellement pour une raison unique et précise. Lorsque la chute est récurrente, on trouve cliniquement des troubles de l’équilibre et de la marche, ainsi qu’une baisse de la force musculaire parfois dans le cadre d’une pathologie latente. Chez les chuteurs à domicile, la prise en compte des risques liés à l’environnement est nécessaire, car cela permet le développement d’actions ciblées de prévention.

    En institution, il est important que les soignants intègrent que le risque de chute augmente avec le degré de sévérité de la démence, avec la prise de certaines catégories de médicaments (psychotropes surtout) ou avec l’existence d’une cachexie compliquée d’une baisse majeure de la force des quadriceps.

    Environ 1,5 % de l’ensemble des dépenses de santé sont en lien avec les chutes. La majorité des coûts est due aux hospitalisations, sachant que les fractures de l’extrémité supérieure du fémur sont les plus coûteuses à traiter. Depuis quelques années, grâce à la prévention de l’ostéoporose et des chutes, le nombre annuel de fractures du col du fémur se stabilise (environ 79 500 par an) et les taux standardisés d’hospitalisation ont baissé, ainsi que les durées de séjour. Pour réduire les coûts en lien avec l’augmentation du nombre de sujets âgés, il faudra intensifier la prévention grâce à la prise en compte précoce des facteurs de fragilisation du milieu de la vie.

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  • Communication scientifique

    Examen des troubles de l’équilibre du patient : qui a chuté une première fois ? Qui n’a pas encore chuté ?

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  • Communication scientifique

    Évaluation de l’état neurologique d’un patient chuteur, d’un patient qui n’a pas encore chuté mais qui se sent vieillir

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Cette publication comprend quatre parties. La première propose une classification des chutes chez les personnes âgées basée sur les circonstances et le déroulement de la chute. Nous opposons les chutes indépendantes d’une activité motrice ou de la marche, non accidentelles de causes intrinsèques comme l’hypotension orthostatiques, la paralysie supranucléaire progressive, l’hydrocéphalie à pression normale, les « drop attacks », aux chutes accidentelles liées à la marche ou à une activité physique ; elles seraient dues d’avantage à l’atrophie de la circonvolution frontale ascendante, effet de la vieillesse, qu’à des causes périphériques ce qui explique qu’elles s’accompagnent souvent de troubles cognitifs. Ajoutons les chutes accidentelles d’un lieu élevé ou dues à une activité sportive et les chutes d’origine psychogène. La seconde partie analyse les mécanismes antigravifiques et ceux de la marche : ostéoligamentaires, musculaires, la proprioception, le système vestibulocérebelleux, la réticulée du tronc cérébral et le prosencéphale. La troisième partie concerne les patients qui ont déjà chuté, elle souligne la nécessité d’un excellent interrogatoire et d’un bon examen clinique devant des chutes de la première catégorie et de la détection d’anomalies neurologiques minimes sur lesquelles on pourra agir dans la seconde. La troisième partie essaie de répondre à la question : « peut-on détecter des éléments de valeur prédictive chez des personnes n’ayant pas encore chuté ? » : les tests de dépistages et les examens complémentaires contributifs sont passés en revue.

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  • Communication scientifique

    La prévention des chutes est-elle possible ?

    Can falls be prevented?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La plupart des travaux et des mesures de prévention des chutes au cours du vieillissement existant actuellement portent sur les personnes déjà âgées (Cf. recommandations de l’ HAS d’avril 2009). C’est à notre avis une approche beaucoup trop tardive et insuffisante, car si l’on veut obtenir une prévention, c’est bien plus tôt qu’il faut agir, non seulement déceler les personnes à risques, mais surtout proposer un mode et une hygiène de vie personnalisée, c’est-à-dire adaptée à chaque individu, en fonction des caractéristiques somatiques biomécaniques, neurologiques, et biologiques de chacun. La première mesure de prévention pour le patient et son médecin est de penser à une dégradation possible de l’équilibre, d’effectuer l’examen clinique recommandé dès 45 ans et de le renouveler régulièrement au cours du vieillissement .Bien sur les mesures de prévention extrinsèques concernant domotique et urbanisme seront mises en œuvre de principe. Mais ce sont surtout celles concernant la dégradation des facteurs intrinsèques (intra corporels ou somatiques) qui devront être étudiés et éventuellement corrigés par des médecins compétents dès 45 ans : vision, fonction vestibulaire et équilibre, proprioception, examen neurologique somatique tout autant que psychologique. Ils feront le point sur les maladies chroniques du patient et leurs traitements médicamenteux éventuels en limitant ceux-ci aux seuls médicaments indispensables, évitant au maximum les psychotropes sédatifs et en contrôlant étroitement les poly-médications, facteurs souvent exponentiels de chutes. La prévention se poursuivra par une alimentation suffisamment riche en protéines, calcium et vitamine D3 pour lutter contre l’ostéoporose, et aussi par la pratique quotidienne régulière et adaptée à chacun d’exercices physiques en quantité et durée suffisante si possible associés à une tâche cognitive simultanée. Le dernier point essentiel relève de nécessité absolue de la prise en charge la plus complète possible de la réhabilitation fonctionnelle après un accident traumatique ou médical quelconque survenu quel que soit l’âge au cours de la vie, dans le but de retrouver un état fonctionnel le plus proche possible de l’état pré-accidentel.

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  • Rapport

    Demande d’autorisation d’eau minérale naturelle en vue d’un usage thérapeutique en établissement thermal et d’agrément pour l’obtention de l’orientation thérapeutique « arthrose et genou » pour l’établissement thermal situé sur la commune de Nancy (Meurthe-et-Moselle)

    Les auteurs n’ont aucun conflit d’intérêt avec l’objet de ce rapport.

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