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Séance du 7 mars 2017
Information
La syphilis en France en 2016 : une situation préoccupanteSyphilis in France in 2016. An ugly situation
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en rapport avec le contenu de cet article.
La syphilis est réapparue à la fin des années 90 et continue de progresser. Elle touche actuellement dans 90 % des cas, des patients homosexuels masculins. Les bonnes intentions dont se gargarisent les autorités de santé ne sont malheureusement pas suivies d’actions coordonnées et efficaces. Au contraire, plusieurs faits récents contribuent à laisser s’épanouir l’épidémie du fait de décisions irresponsables : insuffisance de la surveillance épidémiologique, suppression du fond noir de la nomenclature, arrêt de fabrication de la benzathine-pénicilline G (BPG), future suppression du Centre National de Référence (CNR) de la syphilis
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Présentation ouvrage
Michaux JL. Ludwig van Beethoven, Le génie et ses maladies. Éditions Fiacre, juin 2015. Lire la suite >Séance du 28 février 2017
Communiqué
Pour une utilisation optimale des associations fixes de médicaments. Recommandations de prescriptionLes auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêts en relation avec ce communiqué.
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Communication scientifique
Vertébroplastie et cyphoplastie dans les fractures vertébrales ostéoporotiquesVertebroplasty and kyphoplasty in osteoporotic vertebral fractures
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les fractures vertébrales ostéoporotiques peuvent occasionner des douleurs invalidantes. Le cumul de fractures ostéoporotiques entraine une cyphose rachidienne, responsable d’un handicap fonctionnel. La vertébroplastie et la cyphoplastie sont deux traitements percutanés proposés dans les fractures vertébrales ostéoporotiques douloureuses. La cyphoplastie est une technique dérivée de la vertébroplastie où l’injection de ciment est précédée d’une tentative de ré-expansion du corps vertébral fracturé qui vise à réduire la cyphose vertébrale. L’efficacité de ces interventions sur la douleur fracturaire a été un temps remise en cause par deux essais randomisés comparant la vertébroplastie à une intervention simulée. Depuis, de nombreuses autres études randomisées en faveur de l’efficacité de la vertébroplastie ont été publiées. Les recommandations internationales réservent la vertébroplastie aux échecs du traitement médical sur la douleur mais un positionnement plus précoce peut se discuter si l’on fixe comme objectif de limiter la déformation cyphotique. Les données récentes suggèrent que le gain de cyphose obtenu par la cyphoplastie par rapport à la vertébroplastie n’est pas suffisant pour justifier le coût supplémentaire et le recours à une procédure un peu plus longue et traumatisante.
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Communication scientifique
Syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) type III (hypermobile): validation d’une échelle clinique somatosensorielle (ECSS-62), à propos de 626 casEhlers-Danlos Syndrome type III (hypermobile): clinical somatosensory scale (SSCS-62) validation, about 626 patients
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Le syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) est très tardivement diagnostiqué et souvent confondu avec d’autres pathologies. L’absence de test génétique de cette maladie héréditaire, dans sa forme commune hypermobile (type III), impose de s’appuyer sur des signes cliniques fiables. Nous proposons une nouvelle échelle diagnostique de 62 items. Une très forte corrélation existe entre 4 groupes de symptômes: cutanés, proprioceptifs, dysautonomiques et sensoriels, preuve de l’homogénéité du tableau clinique. La validité de la grille est démontrée en comparant la cohorte des 626 patients SED avec 826 sujets sains et 206 patients consultant en soins primaires.
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Communication scientifique
Les nouveaux traitements médicamenteux de la maladie de CushingNew medical treatments of Cushing’s disease
M. Xavier Bertagna déclare participer à plusieurs comités scientifiques ou avoir reçu des honoraires des firmes pharmaceutiques suivantes travaillant dans le syndrome de Cushing, Novartis, IPSEN, HRA-Pharma.
Encore « maladie rare », la maladie de Cushing est aujourd’hui l’objet d’approches thérapeutiques médicamenteuses, nouvelles et variées, à toutes les étapes de l’axe hypophyso-surrénalien. Dirigées contre les récepteurs membranaires de l’adénome corticotrope, les voies de biosynthèse corticosurénaliennes, ou encore le récepteur des glucocorticoïdes…toutes ces approches affichent une certaine efficacité pour abaisser le cortisol circulant ou en atténuer les effets…et toutes ont de sérieuses limitations avec un taux de succès faible pour les premières, l’inévitable riposte hypophysaire pour les dernières. On en dressera ici la revue critique, et on justifiera comment l’adénome corticotrope hypophysaire doit rester l’obsession raisonnable du thérapeute.
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Présentation ouvrage
Hominisation et transhumanisme. Théophile Godfraind, Académie royale de Belgique. Collection : l’Académie en poche. Bruxelles 2016 Lire la suite >Séance du 21 février 2017
Communication scientifique
Introduction de la séance dédiée aux ONG Lire la suite >Séance du 21 février 2017
Conférence invitée
L’Ordre souverain de Malte : 1 000 ans au service des plus démunis Lire la suite >Séance du 21 février 2017
Communication scientifique
La transition humanitaire et le recours à l’éthiqueHumanitarian transition and ethical approach
Dans un monde qui change très vite, l’action humanitaire est confrontée à de nombreuses évolutions qui font parler de « transition humanitaire ». Pour s’adapter et trouver les meilleures réponses aux situations nouvelles, le recours à l’éthique s’avère le plus approprié et le plus efficace.
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Rapport
Rapport 17-01. Avis de l’Académie nationale de médecine relatif à l’évaluation des risques sanitaires liés à la présence de baryum dans des argiles constitutives des boues thermales et à l’absence de contrôle sanitaire des boues thermalesOpinion of the French National Academy of Medicine on the evaluation i) of the health risks related to the presence of barium in clays constituting the thermal muds and ii) the absence of sanitary control of the thermal mud.
Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt en rapport avec le contenu de ce texte.
Environ 400 000 curistes bénéficient de traitements par boues soit 6 000 000 de traitements annuels. L’utilisation est principalement rhumatologique avec un bénéfice patent sur les douleurs. La mise en évidence de baryum (Ba) dans une argile utilisée pour confectionner des boues thermales, les observations de la Commission d’Évaluation et de Contrôle de l’Assemblée Nationale sur l’absence de contrôle sanitaire des boues ont amené la Direction générale de la Santé à saisir l’académie sur ces deux problèmes. Les éléments décrits dans ce travail sont le fruit de l’analyse de la littérature et des échanges avec des professionnels du thermalisme. Les traitements par boues thermo-minérales sont destinés à apporter de la chaleur et d’éventuels éléments présents dans les boues, notamment minéraux ; ils consistent essentiellement en illutations et applications de cataplasmes, multiples. Les boues sont préparées et délivrées aux patients selon des modalités qui reflètent, en bonne partie, les particularités des établissements thermaux. La durée des traitements excède le plus souvent la durée minimale règlementaire de 10 mn. La tolérance des traitements par les boues paraît bonne ; les rares événements indésirables identifiés (EI) sont essentiellement des phénomènes d’intolérance thermique. Mais il n’existe pas de vigilance normalisée, systématique, de la survenue d’EI. Les personnels des établissements thermaux peuvent aussi être concernés : les agents thermaux manipulent les boues lors de l’application au malade ; les agents techniques peuvent, dans certains cas, être exposés à des poussières d’argile. Le Ba, dès lors qu’on le recherche, est mis en évidence dans les boues thermales. Il provient essentiellement des substrats, principalement les argiles, et les eaux minérales naturelles (EMN). Une concentration de Ba mesuré ne peut toutefois s’interpréter qu’en connaissant la technique de dosage utilisée. La possibilité d’un passage transcutané d’une forme de Ba disponible (forme ionisée et sels hydro-solubles) ne peut être écartée mais son importance n’est pas appréciable sur la base des données d’observation actuellement disponibles. La toxicité potentielle du baryum, dès lors que sa présence dans les boues thermales est patente, justifie d’explorer cette éventualité par des expériences pertinentes destinées notamment à apprécier son passage dans l’économie et/ou son transfert vers le patient à partir de la boue. A la différence de l’EMN, il n’existe pas de réglementation sur le contrôle et la surveillance sanitaire des boues. La certification Aquacert inclut un contrôle et une surveillance sanitaires des boues. Ces évaluations sont basées sur la transposition aux boues thermales de normes établies pour d’autres produits (boues d’épandage pour les caractéristiques physico-chimiques ; produits cosmétiques pour les critères microbiologiques) qui doivent être vérifiées, complétées et mises à jour. L’analyse des données de la certification utilement favorisée par des incitations pertinentes, devrait permettre de déterminer si la contrôle et surveillance des boues relèvent de la réglementation ou de l’obligation de moyens des établissements thermaux. Ces conclusions ont conduit à l’élaboration de préconisations qui sont proposées par l’Académie Nationale de Médecine à la Direction Générale de la Santé.
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Communication scientifique
Cardiomyopathie Diabétique : une entité spécifique ?Is Diabetic Cardiomyopathy a specific entity?
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La cardiomyopathie diabétique (CMD) est la conséquence des altérations de structure et de fonction du myocarde survenant chez les diabétiques indépendamment des facteurs de risque. La CMD est d’origine multifactorielle et plusieurs facteurs cellulaires, moléculaires et métaboliques sont impliqués dans sa genèse. L’hyperglycémie et l’insulino-résistance jouent un rôle clé et déclenchent une cascade de processus adaptatifs nuisibles perturbant la voie glycolytique normale, entraînant l’oxydation d’acides gras libres, la surproduction d’ions superoxydes, altérant les mouvements calciques trans-membranaires et causant une stimulation neurohormonale délétère. Ces processus aboutissent à l’hypertrophie ventriculaire gauche, à des dépôts de collagène et à la fibrose, augmentant la rigidité myocardique, altérant la relaxation et réduisant le remplissage ventriculaire. L’atteinte de la fonction diastolique et plus tardivement de la fonction systolique est mise en évidence par les techniques actuelles d’imagerie myocardique, l’échocardiographie et le doppler tissulaire pulsé. Au début, les altérations fonctionnelles myocardiques sont réversibles avec un contrôle métabolique rigoureux mais elles deviennent rapidement irréversibles et aboutissent à l’insuffisance cardiaque en dehors de toute autre comorbidité. Les traitements classiques de l’insuffisance cardiaque sont bénéfiques dans la prise en charge de la CMD mais des stratégies spécifiques pour la prévention et le traitement de la CMD sont encore à l’étude.
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Communication scientifique
Épidémiologie descriptive des appendicites en France : Faut-il revoir la physiopathologie des appendicites aiguës ?Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
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Communication scientifique
Évaluation de deux interactions médicamenteuses faisant intervenir une enzyme distincte et de leurs conséquences sur la morbi-mortalitéAssessment of two drug interactions involving a distinct enzyme and their consequences on morbi-mortality
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Deux interactions pharmacocinétiques ayant pour mécanisme d’action l’inhibition de la formation d’un métabolite actif sont discutées. L’une concerne le clopidogrel, un antiagrégant plaquettaire, l’autre, le tamoxifène, un anti-estrogène. Le clopidogrel est utilisé pour réduire la morbi-mortalité cardiovasculaire chez les patients à risque d’infarctus coronaire ou d’AVC, le tamoxifène est utilisé en prévention des récidives du cancer du sein. L’efficacité repose sur le métabolite actif issu de la biotransformation du produit parent. Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) diminuent la formation du métabolite actif du clopidogrel en inhibant l’enzyme CYP2C19 nécessaire à sa formation, ce qui pourrait exposer le patient à une réduction de l’effet cardioprotecteur. La fluoxétine et la paroxétine diminuent la formation du métabolite actif du tamoxifène en inhibant l’enzyme CYP2D6 nécessaire à sa formation, ce qui pourrait exposer à une majoration du taux de récidives. Comme pour l’efficacité, l’évaluation de ce type d’interaction fait appel à des critères intermédiaires ainsi qu’à des études de morbi-mortalité, mais s’appuie aussi sur la pharmaco-épidémiologie. L’interaction entre le clopidogrel et les IPP, initialement retenue puis finalement non validée, a confronté la communauté scientifique à des résultats nombreux, contradictoires, utilisant des approches variées, de méthodologie peu adaptée au contexte clinique, et qui ont été à l’origine de l’ampleur et de la durée du débat. À l’inverse, l’interaction entre le tamoxifène et la paroxétine ou la fluoxétine a été rapidement validée, car les premières études, utilisant un critère intermédiaire et des plans expérimentaux appropriés, ont montré des résultats convergents qui ont été confirmés par la suite dans des études rétrospectives de plus large effectif. Les principales étapes sont relatées de façon chronologique et font l’objet d’une analyse critique. Les résultats, notamment contradictoires, sont discutés à la lumière des spécificités métaboliques des substrats et des inhibiteurs, des critères intermédiaires retenus et des études cliniques dédiées ou non à la question posée, afin d’expliquer en quoi ces deux interactions, en dépit d’un mécanisme d’action similaire, sont alors apparues d’inégale pertinence. Une étude rétrospective récemment publiée remet en question la réalité de l’interaction entre le tamoxifène et les inhibiteurs du CYP2D6 qui faisait consensus depuis près de sept ans. Cette interaction pourrait avoir une traduction clinique dans la sous-population de patientes non ménopausées répondeuse au tamoxifène. Une augmentation des doses de tamoxifène, pour compenser la réduction d’endoxifène, est proposée à titre conservatoire dans deux situations précises, l’une étant directement liée à l’ordre d’introduction des traitements. Ces deux exemples d’interaction dont l’enjeu est la survie se rejoignent sur la nécessité d’études contrôlées. Ils illustrent deux cas de figure: la mise en garde vis-à-vis d’une interaction considérée cliniquement pertinente d’après les données disponibles, avec un recours possible à des alternatives thérapeutiques aussi efficaces; et une interaction retenue sur des critères disparates, peu prédictifs et contradictoires, à l’origine d’une perte de chance en l’absence d’alternatives d’efficacité comparable. À partir des difficultés rencontrées, des propositions sont faites afin d’éviter des extrapolations à l’origine de mises en garde non justifiées.
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Communication scientifique
Prise en charge des gliomes diffus de bas grade cérébraux de découverte fortuite : vers une politique de dépistage dans la population générale ?Preventive management of diffuse low-grade gliomas incidentally discovered: towards a policy of screening in the general population?
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les gliomes diffus de bas grade (GDBG) sont des tumeurs cérébrales initialement lentement évolutives, qui vont inéluctablement évoluer vers une transformation maligne, mettant alors en jeu les pronostics fonctionnel puis vital. Ces tumeurs sont le plus souvent diagnostiquées chez des patients jeunes, qui mènent une vie active, lors d’une IRM effectuée en raison d’une crise d’épilepsie inaugurale. L’exérèse chirurgicale précoce augmente significativement la survie et préserve désormais la qualité de vie dans la vaste majorité des cas, grâce à la réalisation d’une cartographie individuelle chez les patients opérés éveillés, permettant d’utiliser le potentiel de neuroplasticité en épargnant le connectome cérébral. De fait, la chirurgie sous anesthésie locale a récemment été proposée dans le cadre de GDBG de découverte fortuite, sur une IRM réalisée pour une autre cause. Les résultats ont montré qu’en effectuant l’intervention plus tôt, à savoir sur des tumeurs plus petites et des patients sans symptômes apparents, l’étendue des résections était optimisée, le risque de transformation maligne était minimisée, chez des patients continuant à profiter d’une vie familiale, sociale et professionnelle normale, notamment sans épilepsie. Ainsi, nous proposons une politique de dépistage dans la population de 20 à 40 ans, via une IRM cérébrale systématique, afin d’évoluer vers une prise en charge thérapeutique originale ouvrant la porte d’une neuro-oncologie fonctionnelle préventive. Les aspects médico-chirurgicaux, pratiques et éthiques sont abordés.
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Éloge
Éloge du Professeur Cyr VOISIN Lire la suite >Séance du 31 janvier 2017
Communication scientifique
Résultats du traitement de la leucémie myéloïde chronique par inhibiteurs de tyrosine kinase seuls ou associés à l’interféronResults of the treatment of chronic myeloid leukemia by tyrosine kinase inhibitors alone or in combination with interferon
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La leucémie myéloïde chronique (LMC) est une pathologie de la cellule souche hématopoïétique caractérisée par une prolifération importante de la lignée myéloïde. Une thérapeutique ciblée contre l’activité tyrosine kinase de la protéine chimérique BCR-ABL, l’imatinib, est rapidement devenu la thérapeutique standard en modifiant remarquablement son pronostic. Mais du fait de la persistance de cellules souches leucémiques, le Groupe Français de la LMC a lancé un essai thérapeutique de phase III pour tester l’intérêt de fortes doses d’imatinib ou d’une association imatinib et d’interféron. Les résultats ont montrés des taux de réponses moléculaires significativement augmentés avec l’association imatinib et forme pégylée d’interféron et indiqués qu’une faible dose de 45µg était faisable et efficace. De manière intéressante le profil génomique des patients corrèle avec la réponse moléculaire. La recherche actuelle porte sur l’évaluation d’inhibiteur de deuxième génération. Un arrêt du traitement a été aussi proposé avec succès chez des patients en réponse moléculaire profonde et prolongée
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Communication scientifique
Éradication ou érosion des cellules souches leucémiques : greffes hématopoïétiques et nouvelles moléculesCan we annihilate or erode the Chronic Myelogenous Leukemia stem cells: allogenic bone marrow transplantation and new agents ?
M. Philippe Rousselot déclare avoir reçu un financement de recherche de la part de la Fondation ARC et de l’association Laurette Fugain en 2008 et 2009 et une subvention de recherche de la part du programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) en 2013. L’auteur déclare n’avoir aucun autre lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
M Stéphane Prost déclare n’avoir aucun autre lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La leucémie Myéloïde Chronique (LMC) est une maladie clonale de la cellule souche hématopoïétique dont le pronostic a été transformé par l’utilisation des inhibiteurs de tyrosine kinase (ITKs) qui ciblent la kinase oncogénique Bcr-Abl1. Malgré l’obtention d’une espérance de vie comparable à une population non malade, seulement 10 à 40% des patients atteints de LMC atteignent la réponse moléculaire profonde et sont candidats à des essais d’arrêt de traitement. L’incidence cumulée des rechutes moléculaires après arrêt des ITKs est de l’ordre de 40 à 60%. Même après allogreffe de moelle osseuse, procédure considérée comme le seul traitement potentiellement curateur de la LMC, les rechutes moléculaires ne sont pas exceptionnelles. Ces observations plaident en faveur de la persistance de cellules souches leucémiques (CSLs) de la LMC qui ne sont pas sensibles à l’inhibition de Bcr-Abl1 par les ITKs ou à l’effet des effecteurs allogéniques. Le ciblage des CSLs de la LMC représente une nouvelle voie thérapeutique, en agissant sur des voies de signalisation propres aux CSLs ou par modulation du système immunitaire. Les études pré-cliniques ont identifié des cibles potentielles pour lesquelles des molécules inhibitrices sont disponibles dans la pharmacopée. A titre d’exemple, nous avons pu démontrer que la modulation de STAT5 par la pioglitazone, un agoniste de PPARg induit l’érosion du pool des CSLs de la LMC. Ces avancées permettent maintenant d’évaluer cliniquement des stratégies de traitements combinés ou séquentiels entre ces molécules et les ITKs dans l’objectif d’obtenir la guérison de la maladie.
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Communication scientifique
Instabilité génétique au cours de la leucémie myéloïde chronique et son implication dans la résistance aux inhibiteurs de tyrosine kinaseGenetic instability in chronic myeloid leukemia and its implication the development of resistances to tyrosine kinase inhibitors.
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
L’utilisation des inhibiteurs tyrosine kinase (ITK) a modifié l’histoire naturelle de la leucémie myéloïde chronique (LMC) et a prolongé de manière spectaculaire la survie des patients. Cependant les résistances surviennent chez les patients non-répondeurs, notamment après plusieurs lignes de thérapies. L’instabilité génétique est une des caractéristiques majeures de la LMC, contribuant à la survenue de résistance aux ITK. Les mécanismes par lequel BCR-ABL, l’oncogène responsable de l’initiation de l’amplification clonale des cellules souches leucémiques, déclenche ce phénomène, ont été progressivement élucidés ces dernières années. Il a été montré que BCR-ABL entrainait de manière directe un stress oxydatif dans les cellules leucémiques et en parallèle, agissait sur les voies de réparation d’ADN en modifiant l’expression de DNA-PKcs et de BRCA1, contribuant ainsi à un phénotype mutateur. Les mutations génomiques peu ou mal réparées sélectionnés par les ITK, conduisent aux clones résistant aux ITK. Des approches de ciblages thérapeutiques par de thérapies adjuvantes associées aux ITK sont en cours de dé développement, en utilisant de nouvelles voies de signalisations au niveau des cellules souches leucémiques pour l’éradication complète des cellules souches, seule permettant la guérison définitive.
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Communication scientifique
Conclusion de la séance dédiée : « La leucémie myéloïde chronique » Lire la suite >Séance du 24 janvier 2017
Communication scientifique
Sarcoptes scabiei : quel est ce parasite ? Comment se transmet-il et quelle pourrait être son origine ?Sarcoptes scabiei: what kind of parasite is it? How is it transmitted and what could be its origin?
L’auteur déclare les liens d’intérêt 2014-2016 suivants : honoraires d’orateur de la part de MSD Santé animale, Merial, Ceva, Bayer Santé animale et Zoétis.
Sarcoptes scabiei est un acarien ectoparasite obligatoire. Sa présence dans la couche cornée de l’épiderme est à l’origine de la gale dite sarcoptique. Cette ectoparasitose, très contagieuse, a été décrite chez de nombreuses espèces de mammifères dont l’homme et la plupart des animaux domestiques. Sarcoptes scabiei est un acarien microscopique de contour ovalaire et pourvu de pattes très courtes. L’ensemble du cycle évolutif se déroule à la surface de la peau ou dans des galeries creusées dans la couche cornée de l’épiderme. La durée du cycle (environ deux semaines) et la grande prolificité des sarcoptes femelles permettent parfois la prolifération des parasites et facilitent grandement leur dissémination. La transmission se fait par contact direct ou par l’intermédiaire de l’environnement dans lequel l’acarien est capable de survivre pendant une courte période. La diversité génétique de S. scabiei n’est pas clairement définie et l’unicité de l’espèce a longtemps fait l’objet de controverses. On distingue classiquement des variétés adaptées à une espèce animale ou un groupe zoologique. Ces variétés semblent le plus souvent inter-transmissibles mais leur développement est abortif chez les hôtes anormaux. La diversité des sarcoptes doit être appréciée à l’échelle des populations.
Lire la suite >Séance du 24 janvier 2017
Communication scientifique
La gale sarcoptique chez l’Homme : pourquoi est-ce un enjeu de santé publique ?Human Scabies : why is it a public-health issue ?
L’auteur déclare les liens d’intérêt 2014-2016 suivants :
MSD France : don de médicaments pour la recherche.
CODEXIAL : honoraires d’orateur, don de médicaments pour la recherche
ZAMBON : honoraires d’orateur
La gale est un enjeu de santé publique en raison de son incidence/prévalence élevée, de l’atteinte de populations fragiles, ie, patients sans domicile fixe, enfants, sujets vivants dans des institutions de santé soumises à des épidémies. Dans les pays à faible niveau de ressource, la gale est fréquente et souvent compliquée d’impetigo, lui meme responsible de glomérulonéphrite et de rhumatisme articulaire aigu. Le traitement est basé sur l’ivermectine oral ou les topiques scabicides comme la perméthrine à 5 % ou le benzoate de benzyle à 10-25 %. Le traitement n’est pas toujours optimal et le risque de résistance possible.
Lire la suite >Séance du 24 janvier 2017
Communication scientifique
Les modèles animaux de la gale : quels sont-ils ? Permettront-t-ils de découvrir de nouvelles stratégies thérapeutiques ?Animal models in scabies: which are they? are they useful to optimize the therapeutic management of scabies?
Les auteurs déclarent les liens d’intérêt 2014-2016 suivants :
Mme Charlotte Bernigaud déclare avoir reçu une subvention de recherche du laboratoire MSD France en 2014.
M. Olivier Chosidow déclare avoir reçu un don de médicaments pour la recherche de la part de MSD France ; des honoraires d’orateur et un don de médicaments pour la recherche de la part de Codexial ; des honoraires d’orateur de la part de Zambon.
M. Jacques Guillot déclare avoir reçu des honoraires d’orateur de la part de MSD Santé animale, Merial, Ceva, Bayer Santé animale et Zoétis.
La gale humaine est une parasitose cutanée due à l’acarien microscopique Sarcoptes scabiei var. hominis. Cette parasitose est toujours un problème important de santé publique, principalement dans les pays tropicaux ou sub-tropicaux. Cependant l’arsenal thérapeutique demeure limité et comporte surtout des molécules à usage topique. L’ivermectine, molécule de la famille des lactones macrocycliques est la seule molécule orale disponible. Elle a une efficacité reconnue mais certains échecs ont été rapportés. La plupart des molécules ne sont pas ovicides et leur demi-vie, plus courte que le cycle du parasite, implique de proposer plusieurs doses. Des alternatives thérapeutiques sont donc nécessaires à courte échéance, notamment en pédiatrie et dans les pays à forte endémie. Des molécules à usage vétérinaire comme celles appartenant à la famille des lactones macrocycliques ou des isoxazolines, peuvent présenter un intérêt pour le traitement de la gale humaine. La mise en place de modèles expérimentaux animaux a permis le développement préclinique de nouvelles molécules acaricides. Notre équipe dispose actuellement d’un modèle porcin.
Lire la suite >Séance du 17 janvier 2017
Communication scientifique
Avantages et risques du développement de la santé connectée et des universités numériques en santéBenefits and risks of the development of connected health and of digital universities for health sciences
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La révolution du numérique en santé survient au sein d’une métamorphose numérique globale de la société, très rapidement évolutive et incontournable. Elle impacte profondément la gestion de la santé de tous, toutes les pratiques de la médecine et tous les systèmes d’information et de formation des professionnels de la santé. La maitrise de la connaissance des usages de la « santé connectée » devient une nécessité. Elle concerne les patients, le grand public, les professionnels de la santé, les systèmes de gestion de la santé publique et ceux des formations en santé, au niveau local, national et international. Mise au service de tous, la plateforme nationale et francophone des formations numériques pour les sciences de la santé l’université numérique francophone des sciences de la santé et du sport, l’UNF3S (www.unf3s.org) est dédiée à ces objectifs. Elle mutualise les productions numériques de toutes les universités publiques du secteur sanitaire et elle les partage librement et gratuitement avec tous les usagers. Elle vise les avantages de la pédagogie numérique associée à une pédagogie socratique, reposant sur le lien humain entre les apprenants et les enseignants. La prise de conscience institutionnelle de la puissance du tsunami numérique en santé doit être mise à profit. Elle se concrétise au niveau de la mesure 10 de la feuille de route de la « Grande Conférence de santé », à Paris en février 2016, qui prescrit la généralisation les outils numériques dans les formations en santé et le recours aux moyens de l’UNF3S. Cette évolution est analysée avec recul et sagesse en mesurant les risques éthiques de la santé connectée et ceux d’une forme « d’ubérisation » des universités médicales.
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Communication scientifique
Les patients et les médecins dans l’écosystème numérique.L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Lire la suite >Séance du 10 janvier 2017
Communiqué
Concertation citoyenne sur la vaccination : remarques de l’Académie nationale de médecine sur ses nouvelles propositions concernant l’obligation vaccinale. Lire la suite >Séance du 10 janvier 2017
Communication scientifique
Introduction de la séance thématique : « Les glomérulopathies « primitives » auto-immunes : nouveaux mécanismes, nouveaux antigènes » Lire la suite >Séance du 10 janvier 2017
Communication scientifique
La hyalinose segmentaire et focale (HSF)La hyalinose segmentaire et focale (HSF) est une maladie rénale sévère dont la physiopathologie est complexe. La récidive de la maladie après transplantation rénale et l’obtention de sa rémission après un traitement par immunoadsorption (IA) illustre l’implication d’un facteur circulant, qui reste à caractériser, dans sa physiopathologie, capable de se fixer à la protéine A. À partir de l’éluat de colonnes de protéine A de malades ayant une récidive de HSF, nous avons identifié par spectrométrie de masse une forme sérique de CASK (calcium calmoduline sérine thréonine kinase). In vitro, CASK induit des anomalies structurales du cytosquelette via son interaction avec son récepteur CD98 et in vivo induit une protéinurie chez la souris associée à un effacement des pédicelles. Chez les malades, CASK est exprimée de manière ectopique par les monocytes.
En conclusion, dans les formes idiopathique des Hyalinoses Segmentaires et focales, l’identification d’un facteur soluble de perméabilité synthétisé par les cellules du système immunitaire ouvre de nouvelles perspectives pour la compréhension physiopathologique et thérapeutique.
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Communication scientifique
Progrès récents dans la maladie de Berger (néphropathie à dépôts d’IgA)L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La néphropathie à immunoglobulines A (IgA) est la plus fréquente des glomérulonéphrites primitives et une des premières causes d’insuffisance rénale terminale. Elle se caractérise par des dépôts mésangiaux d’IgA1. Alors que l’épidémiologie et l’évolution clinique sont bien établies, les causes et mécanismes de cette affection restent mal connus. Les études chez les patients ont montré une augmentation des taux sériques d’IgA1 polymériques et anormalement glycosylées. Ces modifications quantitatives et structurales des IgA1 jouent un rôle dans la genèse de la maladie en induisant des anomalies fonctionnelles des différents récepteurs des IgA: le RFca (CD89) exprimé par les cellules sanguines circulantes et le récepteur de la transferrine (TfR1) présent sur les cellules mésangiales. Les IgA anormales induisent la libération de CD89 soluble qui participe à la formation des complexes circulants contenant des IgA1. Ces complexes se déposent alors dans le mésangium en se fixant au TfR1 surexprimé par les cellules mésangiales des patients, induisant l’expression de la transglutaminase 2. Cette enzyme stabilise les dépôts d’IgA1 à la surface des cellules mésangiales. Ces cellules alors activées produisent des cytokines pro-inflammatoires et prolifèrent, conduisant à une perte de la fonction rénale. Récemment, des anomalies au niveau de l’intestin et du microbiote semblent jouer un rôle important dans le développement de la maladie ouvrant ainsi des nouvelles voies de recherche thérapeutiques.
Lire la suite >Séance du 10 janvier 2017
Communication scientifique
Les nouveaux épitopes antigéniques dans la glomérulonéphrite extramembraneuseNew antigenic epitopes in membranous nephropathy
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Au cours de ces dernières années, l’identification des antigènes impliqués dans la plupart des formes de glomérulopathie extramembraneuse du nourrisson (endopeptidase neutre) à l’adulte (récepteur de type M de la phospholipase A2 [PLA2R1] et thrombospondine de type 1, domaine 7A [THSD7A]) a transformé la prise en charge des patients tant sur le plan diagnostique que sur celui de la surveillance de l’efficacité des traitements. En effet, les anticorps correspondants sont spécifiques et corrélés à l’activité de la maladie. Plus récemment, l’identification des épitopes de PLA2R1 et d’une propagation de la réponse immune (« epitope spreading ») anti-PLA2R1 corrélée à l’évolution clinique, a ouvert la porte à une médecine personnalisée définie sur des bases moléculaires.
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Communication scientifique
Nouveaux aspects thérapeutiques des glomérulopathies primitivesL’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les Glomérulopathies primitives ont, pour l’instant, peu bénéficié de l’émergence des nouveaux biomédicaments. La reconnaissance d’une entité « Glomérulopathies auto-immunes primitives » pourrait regrouper des maladies ayant des lésions histopathologiques différentes mais un mécanisme pathogénique et des stratégies thérapeutiques communs. Cinq stratégies thérapeutiques non exclusives apparaissent envisageables :1/ Eliminer les auto-antigènes, actuellement mieux définis et dont les épitopes sont en voie de caractérisation 2/ Bloquer la production d’auto-anticorps par les plasmocytes à vie longue médullaires, idéalement en détruisant les seuls plasmocytes pathogènes.3/ Bloquer la fixation des immuns complexes ou des auto-anticorps au niveau des glomérules par des antagonistes des récepteurs ou des auto-antigènes.4/ Inhiber la réaction inflammatoire, en particulier la cascade du Complément, soit en bloquant la voie finale d’activation (anti C5), soit en bloquant la voie des lectines (anti MASP2).5/ Induire une tolérance de l’auto-antigène, ce qui représente bien entendu la situation idéale pour laquelle des stratégies prometteuses sont en cours de développement. Au Total la reconnaissance de l’entité Glomérulopathies Primitives Auto-immunes devrait permettre aux patients de bénéficier dans un proche avenir de traitements visant à bloquer soit les effecteurs auto-immuns, soit les conséquences de la fixation de ceux-ci au niveau des glomérules.
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Discours
Bilan de l’activité académique 2016 Lire la suite >Séance du 3 janvier 2017
Communication scientifique
Trente années d’évolution dans la prise en charge des personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine désirant devenir parents : un changement de paradigmeThirty years of evolution in the care of people living with the human immunodeficiency virus wishing to have child: a paradigm shift
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Dans les premières années de l’apparition de l’épidémie de SIDA, le risque de transmission sexuelle et de transmission verticale de la mère à l’enfant a été un frein pour la procréation chez les personnes vivant avec le VIH. A partir des années 90, les traitements antrétroviraux ont permis de réduire le risque de transmission verticale de la mère à l’enfant. L’assistance médicale à la procréation (AMP) s’est développée pour permettre aux couples sérodifférents de procréer tout en minimisant le risque de contamination de la partenaire. Par la suite une meilleure connaissance de l’excrétion virale, l’apparition des traitements hautement actifs, les résultats des études épidémiologiques ont permis d’envisager une procréation naturelle chez les couples sérodifférents. De nos jours, les couples sérodifférents, dont la personne vivant avec le VIH est sous traitement efficace, peuvent envisager de procréer naturellement. Dans ce cas ils n’auront recours à l’AMP que s’ils présentent une infertilité. Ainsi, d’interdite puis d’assistée la procréation est revenue dans le champ de l’intime et le couple sera libre de choisir en pleine autonomie son mode de procréation. Cependant, si cette situation est réelle pour les pays développés, il existe de par le monde une iniquité d’accès au dépistage et aux traitements qui freine grandement cette évolution et pose des problèmes de santé publique.
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Communication scientifique
Le diabète de type 1. Des biomarqueurs à une préventionType 1 diabetes. From biomarkers to its prevention
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui conduit à la destruction des cellules insulinosécrétrices par le système immunitaire. Les étapes successives de la réponse auto-immune, de l’expansion initiale des lymphocytes autoréactifs à l’activation des effecteurs responsables de la destruction des cellules insulinosécrétrices, sont aujourd’hui définies dans des modèles expérimentaux. Les mécanismes initiant l’activation des lymphocytes T autoréactifs demeurent en revanche largement méconnus. L’enjeu clinique de l’immunologie du diabète est diagnostique et thérapeutique. C’est d’une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires impliqués qu’il faut attendre de nouvelles stratégies thérapeutiques qui permettront une prévention du diabète de type 1. L’identification de nouveaux marqueurs biologiques est un des prérequis pour avancer vers de stratégies de prévention d’une maladie.
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Discours
Discours d’intronisation aux fonctions de président de l’Académie nationale de médecine Lire la suite >Séance du 20 décembre 2016
Discours
Attribution de la grande médaille au Pr. Jacques Poirier Lire la suite >Séance du 20 décembre 2016
Discours
Regards sur le passé et l’avenir de la pédiatrie, sa place à l’Académie de médecine Lire la suite >Séance du 13 décembre 2016
Communication scientifique
Nouveautés nosologiques, génétique et épilepsieL’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les épilepsies, pathologie neurologique d’une prévalence estimée de 4 à 8/1000 tout âge confondu, sont un groupe hétérogène constitué de syndromes de pronostics et de traitements différents répertoriés selon plusieurs critères, notamment le type de crise, les anomalies EEG, l’étiologie et les signes neurologiques et développementaux associés. Les étiologies à
l’origine de la survenue d’un syndrome épileptique sont variées et ce diagnostic étiologique est parfois rendu difficile compte tenu de la diversité des mécanismes sous-jacents possibles et des limites diagnostiques actuelles qui, cependant, ne cessent d’évoluer. Les étiologies génétiques jouent un rôle étiologique clé dans l’émergence des épilepsies, en particulier dans les encéphalopathies épileptiques, épilepsies débutant dans l’enfance avec des crises pharmacorésistantes et une stagnation voire une régression cognitive. Cette communication exposera les progrès récents apportés par les découvertes génétiques dans les encéphalopathies épileptiques et leur impact majeur sur le diagnostic et la prise en charge mais surtout sur la compréhension des mécanismes physiopathologiques de ces pathologies rares à travers les modèles cellulaires et animaux menant à de nouveaux développements de thérapies ciblées et personnalisées.
Séance du 13 décembre 2016
Communication scientifique
Imagerie de l’épilepsie : nouveautésLes auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet
article.
Le développement de l’IRM et surtout des techniques d’IRM fonctionnelle, mesure de perfusion cérébrale, a transformé la nosologie de l’épilepsie de l’enfant. En cas d’épilepsie lésionnelle, l’IRM permet de localiser la lésion, d’en affirmer la responsabilité si en accord avec l’EEG et la clinique, d’en préciser l’extension et ainsi de guider un geste d’exérèse chirurgicale si elle est nécessaire.
Lire la suite >Séance du 13 décembre 2016
Communication scientifique
Traiter le signal EEG pour soigner l’épilepsieL’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
L’épilepsie est une maladie grave qui, lorsque les crises résistent aux médicaments, peut justifier d’une résection chirurgicale. Un préalable indispensable consiste en l’identification des régions corticales à l’origine des crises, et en la délimitation des régions fonctionnelles qui devront être épargnées par la chirurgie. Pour ce faire, des électrodes peuvent être introduites à l’intérieur même du cerveau selon la méthode dite stéréo-électroencéphalographique, méthode qui permet à la fois l’enregistrement et la stimulation directe du cortex cérébral. Dans ce cadre, de nouvelles approches électrophysiologiques faisant appel à des outils mathématiques de traitement du signal EEG intracrânien se sont développées ces dernières années. Ces approches permettent maintenant d’imager, dans le
référentiel anatomique du patient, non seulement les régions corticales qui génèrent les crises, mais aussi celles qui sous-tendent de nombreux processus cognitifs, ainsi que la connectivité fonctionnelle corticale. Ce sont ces avancées qui sont brièvement évoquées ici.
Séance du 13 décembre 2016
Communication scientifique
Chirurgie de l’épilepsieEn cas d’échec du traitement médical, la chirurgie est une thérapeutique sûre et efficace pour les enfants épileptiques. Un bilan préopératoire exhaustif permet de proposer différentes approches, depuis la résection d’une lésion épileptogène, jusqu’aux résections lobaires et aux déconnections hémisphériques. La neuromodulation est une alternative en cas d’échec ou de
contre-indication chirurgicale. Les résultats post opératoires sont excellents, pour le contrôle des crises d’épilepsie (>70 % patients libres de crises), et sur le plan cognitif. Le délai entre le début de la maladie et la prise en charge chirurgical doit être minimal pour éviter les conséquences sociales de l’épilepsie. Enfin, la chirurgie de l’épilepsie et les neurosciences fondamentales entretiennent des liens forts car la chirurgie ouvre une fenêtre
sur le fonctionnement cérébral normal et pathologique.
Séance du 6 décembre 2016
Communication scientifique
Les émergences d’arboviroses : Chikungunya et zikaThe emergences of arboviruses: Chikungunya and zika
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Nombre des maladies transmissibles à l’origine d’un quart des décès dans le monde sont des maladies à transmission vectorielle. Le virus Chikungunya (CHIKV) et le virus Zika (ZIKV) sont les arbovirus qui ont été les plus étudiés durant cette dernière décennie. D’origine africaine, tous deux se sont propagés au-delà de leur aire de distribution naturelle provoquant plusieurs millions de cas d’infections chez l’Homme. Depuis son émergence en 2005 dans l’Océan Indien, le CHIKV a conquis de nouvelles régions suite à l’expansion mondiale du « moustique tigre » Aedes albopictus. Cette espèce a contribué à la sélection d’une mutation dans le génome viral favorisant la transmission du CHIKV par ce vecteur. De façon intéressante, le CHIKV a atteint les régions tempérées comme l’Europe : une transmission locale du CHIKV a été signalée en Italie en 2007 et en France en 2010 et 2014. Plus récemment, à partir de 2007, le ZIKV a commencé une expansion mondiale, dans la région du Pacifique puis dans les Amériques causant des symptômes graves rarement observés tels que le syndrome de Guillain-Barré et des microcéphalies chez les nouveau-nés. En utilisant des infections expérimentales de moustiques, nous avons démontré que les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus étaient des vecteurs plus compétents pour CHIKV que pour ZIKV, mettant aussi en évidence la complexité des facteurs impliqués dans la transmission vectorielle.
Lire la suite >Séance du 6 décembre 2016
Communication scientifique
Diagnostic et traitement des viroses émergentes : comment aller de l’avant ?Diagnosis and treatment of emerging viral diseases : how can we do better ?
Les épisodes d’émergence virale se succèdent à un rythme rapide. La communauté scientifique et médicale répond au coup par coup à ces urgences sanitaires mais peine à offrir une réponse stratégique globale à moyen et long terme. En matière de diagnostic, la priorité devrait aller à l’anticipation de la prise en charge des pathologies ré-émergentes, au développement des capacités de diagnostic par les techniques moléculaires en temps réel, et à la préservation des expertises et des ressources biologiques de référence. Cet effort devrait également englober des études séro-épidémiologiques donnant accès à une meilleure cartographie de la circulation des pathogènes potentiellement ré-émergents. En matière de traitement (à l’exception des vaccins qui sont abordés dans une autre présentation), les avancées attendues sont la mise en place par anticipation de trames de protocoles thérapeutiques utilisables au cours des épisodes d’émergence et celle d’une stratégie ambitieuse et volontariste de développement de molécules antivirales couvrant progressivement le spectre taxinomique des groupes évolutifs viraux infectant les vertébrés.
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Communication scientifique
Arboviroses et fièvres hémorragiques : actualités épidémiologique et vaccinaleArboviruses and Viral Hemorragic Fevers ; Recent Epidemiological Data and New Vaccines
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Plusieurs des maladies virales transmises par les moustiques du genre Aedes, notamment la Fièvre jaune, la Dengue, et les fièvres à virus Zika ou Chikungunya, ont connu une recrudescence inattendue ces dernières années. On a pu, grâce au vaccin vivant constitué de la souche de virus atténuée 17D, lutter efficacement contre l’épidémie de fièvre jaune de 2015 en Angola et en République Démocratique du Congo. On espère que le vaccin chimère tétravalent Fièvre jaune-Dengue récemment développé sera aussi efficace et permettra de protéger les populations à risque dans le monde, notamment au Brésil, au Mexique et aux Philippines, où le vaccin vient d’être licencié. On reste par contre démunis devant l’épidémie d’impact mondial de la fièvre à virus Zika qui frappe l’Amérique latine et les Antilles, où les cas de microcéphalie congénitale se multiplient. Il paraît capital de développer rapidement un vaccin contre ce virus, pour protéger les populations à risque et les voyageurs dans cette région du monde. Il en va de même des épidémies à virus Ebola. Un vaccin chimère VSV-Ebola, rVSV-ZEBOV, a fait preuve d’une remarquable efficacité dans les essais de vaccination en anneaux réalisé en Guinée sous l’égide de l’OMS lors de l’épidémie de fièvre Ebola de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest. Son étude de Phase III demeure hélas inachevée. Il faut souhaiter que la démonstration de son efficacité contre des épreuves virulentes dans des modèles animaux permette de le faire officiellement accréditer afin de pouvoir l’utiliser dans le futur pour maitriser rapidement toute nouvelle réémergence du virus, notamment en ayant recours à la stratégie de la vaccination en anneaux.
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Présentation ouvrage
Cahen C, Van Wijland J. Inventer le don de sperme. Entretiens avec Georges David, fondateur des CECOS. Éditions Matériologiques, 2016 Lire la suite >Séance du 15 novembre 2016
Présentation ouvrage
Vincent Jean-Didier. Biologie du couple. Paris : Robert Laffont, 2015 Lire la suite >Séance du 15 novembre 2016
Rapport
16-10 La chirurgie cardiaque en 2025Cardiac Surgery in 2025
Une mutation profonde de la cardiologie et de la chirurgie cardiaque est en cours justifiant une réflexion sur la chirurgie cardiaque en 2025. La chirurgie coronarienne s’adressera à des patients avec plus de comorbidités. L’indication des TAVI va s’élargir vers des patients à risque intermédiaire entraînant une diminution de la chirurgie de la valve aortique. Les interventions percutanées devront être réalisées dans des centres médico-chirurgicaux au sein d’un « Heart team ». La prise en charge de l’insuffisance cardiaque sévère sera en grand développement avec l’assistance circulatoire mécanique. La chirurgie cardiaque courante de l’adulte devra se faire dans des centres de « proximité » et la chirurgie d’expertise dans des centres de « référence ». L’Académie Nationale de Médecine recommande d’effectuer des regroupements au sein de la chirurgie elle-même, de créer des réseaux de chirurgie cardiaque pour réaliser les interventions non courantes.
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Rapport
16-11 De l’usage des Rayons X en radiologie (diagnostique et interventionnelle), à l’exclusion de la radiothérapie. Rapport et recommandationsThe use of X Rays in diagnostic and interventional imaging, excluding radiotherapy. Report and recommendations.
L’AUTEUR DECLARE NE PAS AVOIR DE LIEN D’INTERET EN RELATION AVEC LE CONTENU DE CET ARTICLE
Dès leur découverte (W.C. Roentgen, 1895), les Rayons X font immédiatement progresser l’efficacité de la médecine. Aujourd’hui, l’imagerie médicale diagnostique connaît un développement majeur en devenant « interventionnelle », comme aide au geste chirurgical au bloc opératoire. Mais ces radiations « ionisantes », aussi les premières à traiter le cancer (A. Béclère vers 1900), comportent une dangerosité potentiellement dommageable, surtout chez les enfants et les adultes jeunes, les plus sensibles, comme les personnels médicaux et paramédicaux (accumulation des expositions). Le groupe de travail rappelle les conséquences des rayonnements ionisants. Invisibles, ils ne suscitent pas la méfiance. Or, la radioprotection s’impose car l’effet des doses d’exposition reçues tout au long de la vie est cumulatif. Les Directives et Recommandations internationales, européennes et nationales encadrent étroitement la radioprotection, en collaboration avec la Société Française de Radiologie (SFR) en diagnostic autant que pour les actes de radiologie interventionnelle (500.000/an en France). Préoccupée par les conditions de mise en œuvre de cette radioprotection, l’Académie nationale de Médecine a communiqué et invité plusieurs communications à sa tribune, depuis plus de 10 ans. En dépit de cela, chirurgien orthopédique infantile, nous observons des manquements fréquents aux recommandations officielles. Pourtant, une radioprotection insuffisante est source de complications potentielles pour les patients et les praticiens. La littérature internationale et nos Agences nationales démontrent que, pourtant, la moitié des complications (survenant autrefois en radiothérapie) surviennent aujourd’hui dans les suites d’actes de radiologie interventionnelle ou de diagnostic (dont le dentaire). Ceci nous a conduit à une bibliographie de 20 ans démontrant la réalité de la question et au rappel des indications des nouvelles techniques d’imagerie minimisant la dose délivrée de rayons X. Cela, en insistant sur celles n’utilisant pas de radiation ionisante (IRM, échographie, techniques optiques), avec leurs indications respectives. Des recommandations en résultent.
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Communication scientifique
Résultats du premier essai randomisé de phase III évaluant la survie de patients atteints de cancer du poumon via un suivi médié par une Web-application comparé au suivi standardResults of the first Phase III Randomized Trial assessing Overall Survival in Lung Cancer Patients using a Web-application-mediated Follow-up compared to Standard Modality.
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Introduction: Le suivi des symptômes des patients atteints de cancer pourrait augmenter la survie. Nous avons développé une web-application permettant une détection des récidives symptomatiques, des complications et la réalisation de soins de support précoces entre les visites systématiques chez des patients traités pour un cancer du poumon à haut risque. Une analyse dynamique algorithmique des symptômes auto-rapportés par le patient de façon hebdomadaire déclenchait des visites chez l’oncologue.
Méthodes: Nous avons réalisé une étude multicentrique de phase III randomisée pour comparer la survie globale entre i) un suivi hebdomadaire par notre web-application (bras expérimental) dans laquelle les patients transmettaient leurs symptômes entre les consultations programmées à leur oncologue et ii) un suivi clinique classique avec scanner systématique (tous les 3 à 6 mois ou à la discrétion de l’investigateur – bras standard). Les patients à haut risque de rechute non évolutifs après traitement étaient inclus. Un traitement de maintenance ou par Inhibiteur de Tyrosine Kinase (TKI) était autorisés. Un accès à internet était requis. Dans le bras expérimental, un email d’alerte était envoyé au médecin si des critères d’association ou de dynamique de symptômes étaient remplis. Un bilan d’imagerie était alors rapidement prescrit. et des soins de support précoces réalisés si besoin. Les critères d’évaluation secondaires étaient la qualité de vie, l’état général à la rechute (performance status – PS) et l’analyse coût-efficacité (surcoût par année de vie gagnée (ICER-LY) et par année de vie de bonne qualité: (ICER QALY)).
Résultats: 133 patients ont été randomisés et 121 ont pu être inclus dans l’analyse en intention-de traiter. 96% des patients avaient un stade III/IV, 60 étaient dans le bras expérimental et 61 dans le bras standard. Le suivi médian était de 9 mois. La survie médiane était de 19 mois versus 12 mois en faveur du bras expérimental (p=0.0014 – HR 0,325 95% CI 0.157 to 0.672). La survie à 1 an était de 75% versus 49% dans le bras expérimental et standard respectivement (p=0.0025). Le PS à la rechute était à 0-1 (bon ou très bon état général) chez 77% des patients du bras expérimental (versus 33% dans le bras standard – p<0.001). La qualité de vie était améliorée dans le bras expérimental (FACT-L, FACT-L TOI, FACT-G, p=0.02, p=0.01, p=0.04 respectivement) et la rédaction du coût annuel du suivi était de 37%.
Conclusion: Cet essai est le premier à montrer une amélioration significative de la survie globale et de la qualité de vie en utilisant une web-application de télésurveillance des symptômes auto-rapportés par le patient atteint d’un cancer du poumon. Elle permet une détection précoce des rechutes chez des patients ayant un état général conservé et des soins de support précoces à un coût raisonnable.
Lire la suite >Séance du 8 novembre 2016
Rapport
16-09 Demande de l’établissement thermal de Divonne-les-Bains pour une orientation thérapeutique « Rhumatologie » Lire la suite >
