Articles du bulletin

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Avant 2001 (Gallica) | 2001 à 2018



2740 résultats

  • Rapport

    Observations et propositions sur le coût des nouveaux traitements et solidarité nationale

    ECONOMIC RELEVANCE OF NEW TREATMENTS

    Les membres de la Commission déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.
    Ce rapport présenté en séance le mardi 9 février 2016.
    Ce texte a été mis à jour le 24 mars 2016.

    Le coût de certains médicaments issus des biotechnologies devient considérable et leur prise en charge par l’assurance maladie problématique. Ainsi, en 2013 le coût du traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge a été de 429 millions ; celui des hépatites C les plus graves (F3 et F4) est estimé à 1,7 milliard. Le coût du traitement des mélanomes cutanés métastasés par deux anticorps monoclonaux est, aux USA, de 296 000 $ par malade. Ces coûts justifient une extrême rigueur dans les prescriptions médicales et leur contrôle. En tout état de cause, des études médicales bénéfice/risques robustes et des avis éthiques autorisés sont indispensables pour fonder les choix politiques qui deviendront nécessaires. Dans ces évaluations médicales, l’exploitation des données de façon indépendante des laboratoires est indispensable pour assurer leur intégrité scientifique. Les choix seront moins difficilement acceptés par la société civile qu’elle sera sensibilisée aux études scientifiques. Par ailleurs, à côté de l’Agence européenne du médicament, une Agence de fixation des prix et une centrale d’achats européenne auraient plus de poids dans les discussions avec les laboratoires pharmaceutiques que chacun des pays de l’Union.

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  • Communication scientifique

    L’hésitation vaccinale : une perspective psychosociologique

    Vaccine hesitancy: some insights from social and psychological sciences

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Au cours de ces dernières années, l’hésitation vaccinale s’est considérablement développée au sein des populations des pays occidentaux, notamment en raison de la multiplication récente de controverses sur l’utilité et la sécurité des vaccins ou de leurs adjuvants. Après un examen critique de la notion d’hésitation vaccinale, ainsi que de ses manifestations à travers l’histoire, nous nous intéresserons aux processus psychologiques et sociologiques qui permettent d’en comprendre la progression dans les sociétés contemporaines. D’une part, les données de la littérature récente montrent que l’hésitation vaccinale résulte généralement d’un arbitrage intuitif entre les risques et les bénéfices perçus chez les individus concernés par la vaccination, lesquels sont largement sujets à des biais cognitifs. D’autre part, deux phénomènes sociologiques permettent d’expliquer la multiplication des controverses autour de la vaccination. Le premier résulte d’une crise de confiance croissante vis-à-vis des pouvoirs publics en général et des autorités sanitaires en particulier. Le second procède de la transformation radicale du « marché » de l’information liée à l’émergence des médias électroniques. La conjugaison de ces deux phénomènes facilite la propagation rapide dans l’espace public de rumeurs et d’informations fausses ou invérifiables qui sont susceptibles de décourager le recours à la vaccination.

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  • Communication scientifique

    Et si on arrêtait de vacciner !

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Sous divers prétextes la vaccination se voit contestée notamment en France, et ce de façon croissante. Ceci constitue un réel problème de santé publique. Le doute qui s’installe dans la population devient source de risque potentiel grave dans la lutte contre les maladies infectieuses. Or, plus on tente de combattre ce phénomène plus les anti-vaccinaux réagissent aidés en cela par les moyens modernes de communication.

    Aussi dans un pays où le plaisir de contester l’action publique est grand, pourquoi ne pas réagir de façon provocante sur le même registre et poser la question d’un arrêt de vacciner pour en montrer les conséquences et ainsi tenter de sensibiliser les citoyens pour les mettre en face de leurs responsabilités vis-à-vis de l’ensemble de la population quant aux vaccinations.

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  • Communication scientifique

    Estimation de l’impact épidémiologique des niveaux de couverture vaccinale insuffisants en France

    Estimation of the epidemiological impact of sub-optimal vaccination coverage in France

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La couverture vaccinale est insuffisante pour de nombreux vaccins en France. Nous avons estimé, à partir des données épidémiologiques disponibles, le nombre de cas, de décès ou d’hospitalisations qui sont survenus alors qu’ils auraient pu être évités par l’atteinte des niveaux de couverture vaccinale escomptés. La mortalité non évitée est surtout importante pour la grippe. Cependant, des hépatites B fulminantes et des décès dus à la coqueluche ou à une infection invasive bactérienne surviennent également chaque année chez des sujets qui auraient dû être protégés par la vaccination. L’épidémie de rougeole qui a sévi en France entre 2008 et 2012 et qui a occasionné un nombre important de formes graves témoigne également des conséquences des niveaux insuffisants de couverture vaccinale. 

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  • Communication scientifique

    Vaccinations des patients traités par immunosuppresseurs, biothérapie et/ou corticothérapie pour une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique

    Le texte qui suit reprend largement celui des recommandations de vaccination des personnes immunodéprimées ou aspléniques du Haut Conseil de la Santé Publique (Comité technique des vaccinations, 2014), également rédigé par l’auteur de la présente mise au point (avec l’autorisation du Comité Technique des Vaccinations).
    Thomas Hanslik a été membre du Comité technique des vaccinations de 2011 à 2016.
    Déclaration d’intérêt sur le site du Haut Conseil de la Santé Publique.
    Odile Launay a été membre du Comité technique des vaccinations de 2007 à 2016 et vice-présidente de 2011 à 2016. Déclaration d’intérêt sur le site du Haut Conseil de la Santé Publique.

    Les maladies auto-immunes ou inflammatoires chroniques ne constituent pas en soi une indication à un calendrier vaccinal spécifique, les vaccins recommandés sont ceux du Calendrier vaccinal en vigueur. De plus, sont spécifiquement recommandées, les vaccinations contre la grippe et les infections invasives à pneumocoque.

    Il est proposé de mettre à jour les vaccinations le plus tôt possible au cours de la maladie auto-immune, avant la mise en route du traitement immuno-suppresseur si possible, en particulier pour les vaccins vivants atténués qui ne pourront plus être administrés ensuite.

    Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués chez les sujets recevant un traitement immunosuppresseur, une biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immuno-suppressive. Le BCG est contre-indiqué dans tous les cas. 

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  • Discours

    Discours de Mme Marisol Touraine, ministre de la Santé

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  • Communication scientifique

    Quelle Pharmacovigilance pour les vaccins ?

    Which pharmacovigilance for vaccines?

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les vaccins sont des médicaments. Comme tous les médicaments, ils sont soumis à des tests  précliniques puis à des essais cliniques. Comme pour tous les médicaments, ces essais cliniques, indispensables, restent malheureusement toujours insuffisants en raison, par exemple, d’un suivi obligatoirement trop court, d’un effectif insuffisant et de l’absence de représentativité des sujets inclus… C’est, encore une fois, souligner l’intérêt, pour les malades et pour leurs médecins, d’un suivi après l’AMM de PharmacoVigilance. La PharmacoVigilance des vaccins repose d’abord, comme pour tous les autres médicaments, sur la notification des effets indésirables médicamenteux aux Centres Régionaux de PharmacoVigilance. Pour les vaccins, celle-ci est d’abord spontanée (c’est-à-dire non sollicitée ou passive) puis sollicitée (encouragée, active, comme ce fut le cas pour le vaccin H1N1) impliquant l’ensemble des professionnels de santé et de la population (sujets vaccinés, famille, entourage…). La notification spontanée reste la seule méthode permettant une alerte précoce avec mise en évidence d’un signal. Les méthodes de pharmacoépidémiologie s’utilisent secondairement pour confirmer, infirmer un signal issu de la notification et quantifier le risque à l’échelon populationnel. Selon la question posée, il peut s’agir de suivis de cohortes, d’enquêtes cas-témoin, de méthode attendu-observé ou encore de séries autocontrôlées (cas propre témoin). La PharmacoVigilance est indispensable à une évaluation moderne, clinique et médicale, de la balance bénéfices risques des vaccins. La connaissance des données de pharmacovigilance des vaccins permet aussi de rappeler l’excellente balance bénéfices risques de ces médicaments, balance bien supérieure à celle de beaucoup d’autres classes médicamenteuses.

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  • Communiqué

    Valorisation des revues médicales en langue française

    Déclaration d’intérêt du rapporteur : membre des comités de rédaction du Bulletin de l’Académie Nationale de Médecine, du Concours Médical et de la Revue du Praticien.

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  • Communication scientifique

    Le point sur les infections néonatales

    What is new in neonatal infection ?

    Mme GRAS-LE GUEN déclare avoir un lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article: présentations scientifiques sur invitation des laboratoires Biomerieux et Thermo Fisher qui sont partenaires de l’étude clinique nationale en cours sur le sujet (PHRC DIACORD).
    Les autres auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’infection néonatale précoce (INP) reste une préoccupation majeure dans les pays en voie de développement comme dans les pays industrialisés. Parce qu’aucun élément clinique ni marqueur biologique n’est assez sensible, ni spécifique pour permettre à lui seul d’établir le diagnostic, la prise en charge repose sur un faisceau d’arguments cliniques et biologiques et expose de nombreux nouveau-nés a des examens complémentaires et antibiothérapies néonatales dont les effets délétères sont aujourd’hui établis (émergence de bactéries multi résistantes, perturbations du microbiote impliquées dans la survenues de pathologies ultérieures). Alors que la prévalence des infections néonatales précoces a diminué depuis la généralisation de l’antibioprophylaxie per-natale, l’évidence s’impose d’adapter notre stratégie médicale à ces modifications épidémiologiques récentes. Une approche basée sur un fort niveau de preuve scientifique, combinant des données d’anamnèse, cliniques et de biologie comme la procalcitonine semble à ce jour la meilleure stratégie pour distinguer la population des nouveau-nés à très faible risque infectieux de celle à fort risque et limiter ainsi les indications d’antibiothérapie néonatale.

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  • Communication scientifique

    La transmission du VIH de la mère à l’enfant

    Mother to child HIV transmission

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Trente ans après les premières descriptions de SIDA chez l’enfant en 1983, le risque de transmission du virus de la mère à l’enfant est devenu quasiment nul grâce aux antirétroviraux. L’extraordinaire efficacité prophylactique de l’infection HIV-1 pédiatrique doit désormais s’étendre aux pays démunis à forte prévalence. L’espoir d’une éradication virtuelle de la transmission du VIH sur la planète apparaît comme une « utopie réalisable ».

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  • Communication scientifique

    La prise en charge des méningites bactériennes graves de l’enfant en 2016

    Management of bacterial meningitis in 2016

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les méningites bactériennes sont des infections graves du système nerveux central mettant en jeu le pronostic vital et fonctionnel. Les complications sont liées à l’inflammation générée par la libération des substances bactériennes dans l’espace méningé au contact du cerveau. Les complications sont de trois types : le choc infectieux qui altère la délivrance d’oxygène aux tissus, une hypertension intracrânienne (HTIC) qui peut altérer la perfusion cérébrale et des troubles métaboliques tels que l’hyponatrémie.

    La prise en charge repose sur un diagnostic précoce permettant de débuter une antibiothérapie dans l’heure qui suit le diagnostic. Une corticothérapie simultanée par dexaméthasone améliore le pronostic quand il s’agit de méningites à pneumocoque ou à Haemophilus. La reconnaissance des signes de choc doit être précoce pour permettre un traitement adapté basé sur le remplissage vasculaire et les vasopresseurs pour maintenir une bonne perfusion des organes.  Il est crucial de détecter toute altération de la conscience faisant suspecter une HTIC. Le contrôle de cette HTIC et le maintien d’une bonne hémodynamique reposent sur une surveillance continue de la pression intra-crânienne (PIC) et de la pression artérielle pour assurer une pression de perfusion cérébrale suffisante. Le drainage du liquide céphalorachidien (LCR) est un des moyens les plus efficaces pour contrôler la PIC dans les méningites car les troubles de la résorption du LCR sont fréquents. Les convulsions doivent être contrôlées, la sédation-analgésie optimisée et la ventilation adaptée pour obtenir une oxygénation et un taux de CO2 normaux.  L’hyponatrémie est le plus souvent liée à un syndrome de perte de sel du fait de la dérégulation des aquaporines. Elle doit être vite corrigée pour éviter l’aggravation de l’œdème cérébral. 

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  • Éloge

    Éloge de Pierre VAYRE (1929-2014)

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  • Discours

    Présentation de Monsieur le Professeur Claude HURIET pour le titre de membre honoris causa

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  • Discours

    Discours de réception du titre de Membre honoris causa de l’Académie nationale de médecine

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  • Communication scientifique

    Liens entre génétique et immunologie : mutations et antigènes

    Links between genetics and immunology: mutations and antigens

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les progrès récents de l’immunothérapie anti-tumorale par « immune checkpoint inhibitors » mettent l’accent sur l’importance des réponses lymphocytaires T aux tumeurs dans le contrôle de la maladie. De plus, les nouveaux développements des technologies de séquençage de l’ADN à haut débit combinées aux approches d’immunologie réverse permettent d’apprécier l’implication des réponses lymphocytaires T aux néoantigènes, résultant d’altérations génomiques spécifiques de la tumeur, dans la réponse immunitaire anti-tumorale. Les néoantigènes étendent et complètent les catégories d’antigènes tumoraux et, ensemble avec ces dernières, offrent aujourd’hui la possibilité de cibler d’importantes proportions de tumeurs par des approches d’immunothérapie spécifique passive et active.

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  • Présentation ouvrage

    Jean-Paul TILLEMENT, Jean-Jacques HAUW, Vassilios PAPADOPOULOS. Vieillissement et démences. Un défi médical, scientifique et socio-économique, Éditions Lavoisier, 2014, 179 p.

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  • Communication scientifique

    Introduction de la séance dédiées aux hépatites virales

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  • Communication scientifique

    Vaccination contre l’hépatite B : évolution de la couverture vaccinale ; impact en santé publique, limites de la vaccination, nouveaux vaccins

    Hepatitis B vaccination: evolution of hepatitis B vaccine coverage ; public health impact, efficiency limits, new vaccines

    L’auteur est membre du groupe de travail Vaccinoscopie financé par les laboratoires GSK.

    La France appartient aux pays de faible endémie vis-à-vis de l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB), avec une prévalence de l’Ag HBs estimée à 0,65 %. Le taux de mortalité imputable au VHB est estimé à 2,2/100 000 habitants. Aucun facteur de risque n’est retrouvé dans 30 % des nouvelles infections. La capacité du vaccin à réduire l’incidence des hépatites aiguës B puis à diminuer le risque d’infections chroniques et leurs conséquences est démontrée dans les régions de forte ou faible endémie du fait de l’efficacité remarquable des vaccins actuels. Mais les couvertures vaccinales des nourrissons (<80 %) et des adolescents (<33 %) sont scandaleusement basses très en deçà des objectifs nationaux et mondiaux. Il est donc impératif d’améliorer l’application des recommandations vaccinales, ciblant non seulement nourrissons et pré-adolescents, mais aussi les nouveau-nés de mères porteuses de l’Ag HBs et les personnes à risque accru d’infection par le VHB. Alors que chez l’adolescent des taux élevés de vaccination contre l’hépatite B ont été atteints il y a presque deux décennies (1995), les polémiques ont provoqué un coup d’arrêt de cette vaccination en France nécessitant une forte remobilisation en sa faveur et une surveillance attentive de la couverture vaccinale. Il faut donc s’engager clairement en faveur de la vaccination de la population générale nourrissons-adolescents-adultes tel qu’indiqué dans le projet de « Politique Nationale d’Amélioration de la Vaccination 2012-2017 », tout particulièrement par la facilitation de l’accès à la vaccination, l’incitation à la vaccination, l’amélioration du suivi et de l’évaluation de la politique vaccinale ce qui suppose des moyens humains et matériels et une politique claire, volontariste et cohérente.

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  • Communication scientifique

    Situation actuelle et perspectives du dépistage et du traitement curatif des hépatites B et C en France

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    En 20 ans, les progrès dans la connaissance des hépatites virales ont été considérables. L’alphabet des virus hépatotropes s’est élargi, et aux virus A et B se sont ajoutés les virus C, D, E et G dont les génomes ont été caractérisés, permettant de définir différents types, sous-types ou isolats, dont l’importance en termes de physiopathologie et de réponse aux traitements antiviraux a été récemment établie. Les connaissances épidémiologiques, virologiques et thérapeutiques en matière d’hépatites virales n’ont cessé de croître, permettant aujourd’hui de mieux prendre en charge de manière diagnostique et thérapeutique des sujets ayant une hépatite aiguë ou chronique. L’identification de marqueurs « chronologiques » des infections virales hépatotropes permet d’informer mieux les patients en termes non seulement pronostiques, mais aussi en terme de réponse thérapeutique, si un traitement antiviral est indiqué. Enfin, l’identification des facteurs associés à la progression de la fibrose jusqu’à la cirrhose dans les infections chroniques hépatotropes permet de mettre en place les meilleurs traitements prophylactiques (abstinence d’alcool, correction des déficits immunitaires) et d’anticiper les traitements antiviraux. Les progrès en matière de transplantation hépatique et de thérapeutiques antivirales pour limiter l’impact de la récidive virale sur le greffon ont permis d’optimiser le pronostic médiocre des cirrhoses virales actives et du carcinome hépatocellulaire. Pour le VHB comme pour le VHC, environ la moitié des sujets infectés en France connaissent leur statut. La séroprévalence est estimée en France à 0,65 % pour l’hépatite B et à 0,84 % pour l’hépatite C. L’accès au traitement est facile et couvert à 100 %. Les analogues nucléos(t)idiques de deuxième génération permettent une virosuppression virale B chez tous les patients observants mais doivent être poursuivis à vie, contrairement à l’interféron dont une cure de 48 semaines permet environ un tiers de virosuppression durable et 10 % de perte de l’Ag HBs. L’infection par le VHC peut être guérie par des combinaisons d’antiviraux oraux dans plus de 95 % des cas : les manifestations hépatiques et extra-hépatiques sont majoritairement réversibles en cas de guérison virologique.

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  • Communication scientifique

    Perspectives vaccinales contre l’hépatite C

    Vaccine prospects against hepatitis C

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le virus de l’hépatite C induit des maladies chroniques du foie allant jusqu’à la cirrhose et le cancer. De nouvelles molécules antivirales sont désormais disponibles pour éliminer l’infection par ce virus. Cependant, ces médicaments sont très couteux, et beaucoup de personnes contaminées par le virus ignorent qu’elles sont infectées, jusqu’à ce que la maladie se déclare. À ce stade ces molécules sont moins efficaces car si elles permettent d’éliminer le virus elles ne permettent pas toujours de restaurer les fonctions hépatiques. Il reste donc très important de mettre au point un vaccin contre le virus de l’hépatite C, d’autant que l’Organisation Mondiale de la Santé estime que près de 4 millions de nouvelles infections surviennent chaque année dans le monde. À la différence, il existe un vaccin très efficace contre le virus de l’hépatite B, qui a fait reculer à l’échelle mondiale l’incidence du cancer du foie induit par ce virus. Ce constat a récemment conduit à l’idée de mettre au point un vaccin bivalent qui ressemble en de nombreux points au vaccin contre l’hépatite B, mais qui présenterait l’avantage de protéger aussi contre le virus de l’hépatite C. Ce vaccin induit une réponse équivalente à celle induite par un vaccin commercial contre l’hépatite B, renforçant l’idée qu’il puisse potentiellement se substituer aux vaccins actuellement commercialisés. De plus, ce vaccin aurait l’avantage de pouvoir être produit selon les mêmes procédures établies pour le vaccin contre l’hépatite B, réduisant ainsi les délais et coûts de son développement industriel. À terme, ce vaccin pourrait sensiblement renforcer la prévention contre les maladies du foie induites par les virus.

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  • Discours

    Bilan de l’activité académique pour l’année 2015

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  • Discours

    Allocution du Président pour l’année 2016

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  • Communication scientifique

    Mise au point sur les lésions traumatiques de la moelle épinière et les approches thérapeutiques

    Spinal cord injury. From the proof of principle to the therapeutic tool

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les lésions médullaires traumatiques constituent une pathologie lourde en raison de leur fréquence et de la gravité des séquelles. Les recherches en matière de stratégies thérapeutiques se sont organisées autour de trois axes : neuroprotection pharmacologique, régénération axonale, thérapies substitutives. La régénération axonale revêt un intérêt particulier dans la mesure où elle peut s’appliquer également à d’autres pathologies médullaires ou cérébrales. L’élément-clé de cette régénération est constitué par l’environnement tissulaire post-traumatique, et essentiellement par la cicatrice gliale. Nous avons identifié les protéines gliofibrillaires de l’astrocyte (GFAP et Vimentine) comme des éléments essentiels de cette cicatrice, et élaboré un modèle de souris transgénique chez laquelle les gènes codant pour ces protéines sont inactivés. Chez ces animaux, une hémisection médullaire latérale est suivie par une récupération fonctionnelle après 5 semaines, corrélée avec l’absence de cicatrice gliale et une repousse axonale des systèmes sérotonergiques descendants. Des résultats similaires ont été obtenus chez des souris témoins traitées après la lésion avec une injection locale d’un vecteur lentiviral porteur d’un siARN GFAP. Cet outil, susceptible d’être utilisé chez l’homme, sera testé sur un modèle de primate avec un suivi non-invasif par IRM à haute résolution.

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  • Autre

    Attribution de la grande médaille au Professeur Michel Fardeau

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  • Discours

    La génétique : une brève histoire en pleine expansion

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