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Séance du 8 novembre 2016
Communication scientifique
Les déficits cognitifs dans la trisomie 21, de la naissance à la démence : mécanismes et traitementsCognitive deficits in Down syndrome, from birth to dementia: mechanisms and treatments.
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La Trisomie 21 (T21) est la première cause génétique de retard mental affectant plus de 5 millions de personnes dans le monde. Les individus porteurs de T21 montrent des altérations cognitives et de comportement d’intensité variable dès le plus jeune âge, puis des signes histopathologiques parfois accompagnés de symptômes de type Alzheimer vers quarante ans. Après le séquençage entier du chromosome 21 en 2000, le développement de modèles de souris de T21 et l’étude de l’expression des gènes en trois copie dans un contexte T21, les recherches actuelles portent sur l’amélioration du déficit cognitif de l’enfant et du jeune adulte, et la prévention de la démence du sujet âgé via la recherche de marqueurs et la définition d’une nouvelle population-cible. Cette revue présentera l’état de l’art ainsi que nos recherches menées sur le front des traitements des déficits cognitifs et de la découverte de biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer dans un contexte T21, applicables à maladie d’Alzheimer sporadique.
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Communication scientifique
Intérêt de l’utilisation du modèle canin dans les approches thérapeutiques des rétinopathies pigmentairesInterest of the use of canine model in therapeutic approaches of pigmentary retinopathies
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les rétinopathies pigmentaires (RP) sont des affections caractérisées par une perte progressive de la vision périphérique associée à un déficit de la vision nocturne. Elles évoluent vers une perte de la vision centrale pour aboutir inéluctablement vers la cécité. Le nombre de patients atteints (plusieurs millions de personnes) et leur mauvais pronostic visuel justifient les efforts très soutenus dans le domaine de la recherche à des fins préventives et thérapeutiques. Si les preuves de concept sont validées chez des rongeurs de laboratoire il est nécessaire d’effectuer des essais thérapeutiques précliniques chez des espèces animales dont les caractéristiques anatomo-fonctionnelles sont proches de celles de l’homme. Le modèle canin présente un double avantage : c’est une espèce animale d’expérimentation, qui possède les caractéristiques anatomo-fonctionnelles d’une espèce diurne avec de nombreux cônes centraux. C’est également un animal de compagnie, fortement médicalisé, partageant la vie de l’homme et son environnement : il peut être spontanément atteint par des affections rétiniennes homologues à celles rencontrées chez l’homme dont le déterminisme génétique est parfois identique. Unir les compétences médicales et vétérinaires devient une nécessité pour lutter contre des mêmes maladies en s’inscrivant dans le concept d’unicité de la santé (one health) pour un bénéfice réciproque des traitements de l’animal et de l’homme.
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Chronique historique
L’entrée du café en France, par Marseille, en 1644 et le débat médical qui s’ensuivitLe café a été introduit pour la première fois à Marseille et en France en 1644. Dans les deux décennies qui suivirent, « l’usage du café devint si universel à Marseille que les médecins s’en alarmèrent, dans la pensée que cet usage ne convenait point aux habitants d’un climat assez chaud et extrêmement sec, ce qui forma une espèce de dispute et de division dans la ville….
Les choses en cet état, les médecins trouvèrent à propos, pour discréditer cette boisson, d’en faire le sujet d’une dispute publique et de se prononcer, pour ainsi dire, juridiquement sur son usage… ». Cette dispute mémorable mit en scène un dénommé Claude Colomb à qui l’on imposa en 1679, s’il voulait être agrégé au Collège des médecins de la ville, de soutenir une thèse sur les dangers du café. La conclusion de cette thèse, dont le style n’aurait pas
dépareillé les diatribes de Monsieur Purgon dans Le Malade imaginaire et que les adversaires du café attendaient avec ferveur, était: « De tout cela il faut nécessairement conclure que l’usage du café est nuisible à la plus grande partie des habitants de Marseille. » Pourtant, malgré tous les efforts déployés pour convaincre, cette cérémonie n’eût guère d’impact sur le comportement de la population marseillaise et sur ses pratiques de convivialité.
On observait bien encore quelques réticences des gens de bon ton à fréquenter les maisons de café, cabarets tenus par des levantins, mais l’ornementation de plus en plus recherchée de ces établissements, lieux de négoce, finit par emporter les derniers scrupules.
Séance du 25 octobre 2016
Éloge
Éloge de Bernard HILLEMAND (1923-2015) Lire la suite >Séance du 18 octobre 2016
Autre
Compte-rendu de la réunion des membres correspondants du mardi 18 octobre 2016 : « La thérapie cellulaire » Lire la suite >Séance du 18 octobre 2016
Communication scientifique
Introduction de la séance thématique : « Pathologie cardio-vasculaire et sexe féminin » Lire la suite >Séance du 18 octobre 2016
Communication scientifique
Hypertensions artérielles de la grossesse et devenir maternel : un nouveau consensusL’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
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Communication scientifique
Maladie coronaire chez la femmeL’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Même si l’incidence de la maladie coronaire est plus faible chez les femmes par rapport aux hommes, le taux de mortalité est plus élevé. Le diagnostic de maladie coronaire et notamment le syndrome coronarien aigu est plus difficile chez la femme en raison de symptômes atypiques. Les femmes présentant un infarctus sont en général plus âgées ; cependant la fréquence de l’infarctus du myocarde croit chez les femmes jeunes en raison de l’augmentation du tabagisme dans ce sous-groupe. Les femmes présentent des lésions coronaires moins sténosantes et moins diffuses mais ont plus souvent des symptômes d’angor. Les facteurs de risque cardiovasculaire classiques ont plus de poids chez la femme sur la survenue d’évènements intercurrents graves. Des mesures de prévention primaire orientées spécifiquement vers les femmes sont nécessaires. De même des études réalisées uniquement chez les femmes doivent être programmées pour mieux comprendre les paradoxes de la maladie coronaire chez la femme. Enfin, les professionnels de santé doivent savoir que le diagnostic de pathologie coronaire est plus difficile chez la femme, afin de détecter précocement cette maladie avant la survenue d’évènements aigus.
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Communication scientifique
Insuffisance cardiaque et sexe fémininHeart failure and female gender
L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt concernant le contenu de cet article.
L’insuffisance cardiaque présente des particularités différentes selon le sexe. Ces disparités se caractérisent par une prévalence plus élevée selon l’âge et une morbi-mortalité moindre chez la femme que chez l’homme. Les étiologies diffèrent avec des particularités propres liées à la grossesse. Le statut hormonal pourrait expliquer ces différences. Des différences existent également en termes de traitement. Cependant, les recommandations internationales doivent s’appliquer, même si la validation de ces recommandations se fait à partir d’un pourcentage faible de femmes participant aux grands essais randomisés.
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Communication scientifique
Risque cardiovasculaire de la contraception hormonale chez la femmeCardiovacular risk of hormonal contraception in women
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La pilule œstroprogestative (EP) a vu le jour en 1960. Des cas de phlébites et d’embolie pulmonaire sous pilule EP ont été décrits immédiatement, dans les mois qui ont suivi. Malgré la baisse d’œstrogènes au cours des années, le risque vasculaire le plus important d’une contraception EP reste le risque veineux. Il est évalué entre 4 à 8/ 10 000 années-femmes. Ce risque est proportionnel à la dose d’œstrogène et au type de progestatif. Pour évaluer ce risque, l’association des deux composés, œstrogènes et progestatif, est à prendre en considération, et non pas uniquement la génération du progestatif. Le risque veineux augmente avec la présence d’une thrombophilie et l’âge de la femme, surtout après 40 ans. Il est à mettre en perspective avec le risque de thrombose du postpartum qui est de 40 à 60/ 10 000 AF. Le risque artériel d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral sous contraception EP est environ 10 fois plus faible que le risque veineux. La contraception progestative pure n’est pas associée à une augmentation du risque vasculaire veineux ou artériel.
La contraception EP représente encore à ce jour une avancée majeure pour les couples. Au vu de son efficacité, elle permet de planifier les grossesses et d’éviter les grossesses non désirées. De plus, elle présente des avantages non contraceptifs. Le risque vasculaire d’une contraception EP existe mais il reste faible. Afin de le réduire, une éducation médicale est nécessaire afin que les praticiens recherchent systématiquement la présence de facteurs de risque veineux et artériels, pour chaque femme, à chaque renouvellement de la contraception. Des avancées sur les facteurs de risque de thrombose devraient minimiser encore plus le risque veineux dans les années à venir.
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Communiqué
Conclusion de la séance thématique : « Pathologie cardio-vasculaire et sexe féminin » Lire la suite >Séance du 11 octobre 2016
Éloge
Éloge d’Étienne FOURNIER (1923-2015) Lire la suite >Séance du 11 octobre 2016
Communication scientifique
Introduction de la séance dédiée : « Prise en charge actuelle des déficits sensoriels sévères. Aspects médicaux et socio-économiques » Lire la suite >Séance du 11 octobre 2016
Communication scientifique
Réhabilitation des surdités totales ou profondes par implant cochléaireRehabilitation of profound and severe hearing loss with cochlear implant
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Poursuivant les travaux français de A.Djourno et C.Eyries, C.H. Chouard et son équipe de Saint Antoine vont inventer, mettre au point, développer, breveter et mettre en place le premier implant intracochléaire mutiélectrodes en septembre 1976. Pour de multiples raisons économiques et industrielles, quarante ans plus tard, la fabrication et la commercialisation des implants cochléaires ont hélas échappé à notre pays, tâches maintenant assurées par seulement quatre sociétés australienne, suisse, autrichienne et danoise. À ce jour, plus de 350 000 implants ont été réalisés dans le monde ; en France, adultes et enfants confondus, le flux est de 1500 implantations annuelles.
Les auteurs décrivent l’implant et les développements technologiques attendus dans un futur proche. Ils situent la place du clinicien, véritable chef d’orchestre dans une démarche qui permet de maintenir les patients sourds profonds bilatéraux dans la communication orale.
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Communication scientifique
Incidences de la vision sur la mobilité au cours du vieillissementSight involvement in mobility in the course of aging
L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
La sénescence de l’œil est un phénomène physiologique continu commencé dès l’enfance et se terminant au soir de la vie. Elle est jalonnée par la disparition de l’hypermétropie physiologique et la fin de la maturation des voies visuelles à l’âge de six ans et la diminution régulière du pouvoir accommodatif du cristallin perceptible à partir de l’âge de quarante-cinq ans, qui marque ainsi l’entrée dans la presbytie.
Au cours du vieillissement, l’affaiblissement progressif des fonctions visuelles aggravé par la survenue éventuelle de pathologies oculaires volontiers familiales : glaucome chronique, rétinopathie diabétique ou hypertensive, dégénérescence maculaire liée à l’âge, vont peu à peu retentir sur la mobilité, la fragiliser et exposer à des accidents dont le coût socio-économique est non négligeable, quand ils n’engagent pas directement le pronostic vital.
L’importance du facteur héréditaire dans la sénescence tant dans le domaine de la physiologie que de la pathologie montre que nous ne sommes pas tous égaux devant le vieillissement et justifie le rôle prépondérant donné à la prévention. Celle-ci s’appuie sur le dépistage par un examen ophtalmologique systématique surtout dans les familles à risque.
Ce dépistage est recommandé vers l’âge de quarante-cinq ans et sa faisabilité confortée par la promulgation imminente d’un décret ayant pour objet d’étendre les compétences des Orthoptistes, par délégation de tâches des Ophtalmologistes, grâce à des « protocoles organisationnels ».
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Communication scientifique
Approche diagnostique, pronostique et thérapeutique des troubles olfactifs liés à l’âgeDiagnosis, prognosis and treatment of olfactory disorders related to age
Lire la suite >Séance du 4 octobre 2016
Communication scientifique
Actualités thérapeutiques en épilepsie: apport des nouveaux médicaments, focus sur la chirurgie et sur la stimulationNew therapies in epilepsy: contribution of new drugs, focus on surgery and stimulation
L’auteur a reçu des honoraires en tant que consultante ou oratrice des laboratoires: EISAI, UCB, GSK et Novartis.
L’arsenal thérapeutique anti-épileptique s’est considérablement enrichi depuis de nombreuses années. Cet arsenal comprend : les molécules antiépileptiques de nouvelle génération, la chirurgie et les nouvelles méthodes de stimulation.
L’apport des nouveaux médicaments antiépileptiques, outre un profil pharmacocinétique et de tolérance globalement plus favorable, est d’étoffer considérablement notre choix pour un patient donné, en tenant compte notamment de son terrain (femme en désir de procréation ou de contraception, sujet âgé, enfant….) mais aussi de ses éventuelles comorbidités : « le bon médicament pour le bon patient ». Malheureusement, l’avènement de ces nouveaux médicaments antiépileptiques n’a pas permis de réduire la proportion de patients épileptiques pharmacorésistants qui demeure de l’ordre de 30%.
Face à des cas avérés de pharmacorésistance (échec à deux médicaments antiépileptiques bien conduits), il faut envisager très rapidement des solutions thérapeutiques alternatives dont la chirurgie d’exérèse. La délimitation du foyer épileptique et l’aide à la planification de l’étendue du geste chirurgical ont énormément profité des progrès de l’imagerie fonctionnelle et de l’imagerie nucléaire, diminuant ainsi le nombre de recours à l’exploration invasive par électrodes intracérébrales.
Lorsque la chirurgie s’avère elle-même un échec ou est impossible (foyer trop étendu ou localisé en zone fonctionnelle), les techniques palliatives de stimulation peuvent apporter un bénéfice aux patients. Au premier rang de ces techniques, on trouve la stimulation du nerf vague qui permet une réduction de moitié de la fréquence des crises chez près de 40% des patients.
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Communication scientifique
La santé des médecins : Quelques éléments de discussion à partir d’une analyse textométrique de la littératurePhysicians’ health: some elements of debate from a textual analysis of the literature
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Qu’en est-il de la santé des médecins ? Comment est-elle étudiée ? Quelles sont les questions abordées par la littérature internationale ?
À partir d’une analyse textométrique de la littérature de langue anglaise portant sur la question de la santé des médecins, il est possible de mettre en évidence trois clusters thématiques : « 1. Quand le médecin devient malade », « 2. Epidémiologie de la santé des médecins » et « 3. Vocabulaire méthodologiques et termes généraux ». Le cluster 1 est le plus important comprend trois sous-clusters : « 1.a. L’impact sur le patient » (études de l’impact des caractéristiques cliniques du médecin sur la santé et la symptomatologie de ses patients), « 1.b. Les programmes de prise en charge » (correspondants aux Physicians Health Programs des médecins américains ayant un trouble addictif) et « 1.c. Le médecin en souffrance » (la souffrance au travail des médecins et leur façon d’envisager le soin). Le cluster 2 est homogène et le cluster 3 compte un sous-cluster : « Le bonne santé des médecins », regroupant des études sur leur hygiène de vie.
Cette analyse souligne un manque de la littérature, la non prise en compte de la psychologie du médecin face à la mort et à la maladie. Or ce domaine est à la fois riche et complexe.
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Communication scientifique
Risque suicidaire et risque addictif chez le médecinLes auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Lire la suite >Séance du 27 septembre 2016
Communication scientifique
La santé somatique des médecinsPhysical health status of physicians
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La santé somatique des médecins a fait l’objet de nombreuses interrogations depuis le début du XXe siècle, et d’un nombre conséquent de publications. Si les plus anciennes d’entre elles étaient alarmantes, la grande majorité des études s’accorde désormais sur le fait que les médecins ont globalement une mortalité et une morbidité moindre que celle de la population générale, en particulier pour les cancers du poumon et les pathologies cardio-vasculaires ou respiratoires. C’est le reflet d’habitudes de vies plus saines (moins de tabagisme) mais également éventuellement d’un biais de sélection. Ce tableau, rassurant, ne doit pas masquer des disparités selon les spécialités et l’incidence parfois plus élevée de pathologies spécifiques de certaines expositions professionnelles. Il ne doit pas non plus occulter la mauvaise préparation des médecins à devenir des patients (absence de médecin traitant, autodiagnostics, auto traitements, participation insuffisante aux programmes de dépistage …).
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Autre
Conclusion : L’Observatoire Santé des Médecins Lire la suite >Séance du 27 septembre 2016
Présentation ouvrage
Michel Huguier. Trois grands esprits de la Renaissance sur les routes de l’Europe, Loyola, Sittow, Vésale. Éditions Fiacre, 2016. 1 vol. 283 p. Lire la suite >Séance du 20 septembre 2016
Communication scientifique
La maladie de Lyme : quels enjeux médicaux et sociétaux ? Lire la suite >Séance du 20 septembre 2016
Communication scientifique
Comment poser un diagnostic de maladie de Lyme ?How set a diagnosis of Lyme disease?
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Infection due à des bactéries appartenant au complexe Borrelia burgdorferi sensu lato, transmises par piqûres de tiques du genre Ixodes, la borréliose de Lyme est une infection qui peut être polysystémique. Ses manifestations cliniques, pour certaines anciennement décrites, sont mieux connues depuis l’identification des germes et la mise au point des techniques diagnostiques. À l’exception de quelques aspects très spécifiques, la symptomatologie clinique où dominent les atteintes neurologiques et articulaires, est très protéiforme pouvant être partagée avec d’autres pathologies. Sur la base des données anamnestiques et des tests sérologiques, le diagnostic sera en général facile à établir, conforté par une antibiothérapie adaptée efficace.
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Communication scientifique
Performances des méthodes biologiques dans le diagnostic et le suivi de la borréliose de LymePerformances of biological tests for diagnostic and follow-up of Lyme borreliosis
Déclaration Publique d’intérêts : Siemens, Virbac, Bayer.
La borréliose de Lyme est une spirochétose transmise par piqûre de tique. La manifestation clinique la plus fréquente est l’érythème migrant. Les pathogènes peuvent ensuite disséminer par voie hématogène vers différents tissus et organes, incluant principalement le système nerveux, les articulations, et la peau. Les tests biologiques, principalement basés sur la sérologie, sont essentiels au diagnostic de la maladie, à l’exception de l’érythème migrant dont le diagnostic reste clinique. Les performances tests biologiques sont exposées et discutées.
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Communication scientifique
Les tiques : infections, co-infections et moyens de préventionTicks : infection, co-infections and prevention
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
En Europe, la maladie transmise par les tiques la plus importante en termes de santé publique est la maladie de Lyme, relativement bien connue, diagnostiquée et guérie par une antibiothérapie adaptée. Cependant, dans les mois ou les années qui suivent une morsure de tique, certains patients se plaignent de symptômes très polymorphes et invalidants. Il est alors fréquent d’évoquer une maladie de Lyme, bien que dans un certain nombre de cas, il soit impossible d’en faire la preuve. Depuis la découverte dans les années 80 de la bactérie responsable de cette maladie, Borrelia burgdorferi, d’autres espèces impliquées ont été identifiées et de nombreux autres microorganismes transmis par les tiques sont encore découverts. Ces agents pathogènes et les pathologies qu’ils provoquent sont très peu connus du milieu médical et pour certaines, aucun test diagnostique n’est encore disponible. Cet article fait une revue des différents agents pathogènes que la tique est susceptible de transmettre (ou co-transmettre) et propose des moyens de prévention simple contre les maladies à tiques.
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Communiqué
Maladie de Lyme. Prise de position de l’Académie nationale de médecine Lire la suite >Séance du 28 juin 2016
Rapport
L’AVENIR DE L’IMMUNOLOGIE CLINIQUE ET L’ALLERGOLOGIE Lire la suite >Séance du 28 juin 2016
Communication scientifique
Approches génomiques prénatales pour la détection des mutations géniques associées à des maladies génétiques liées à des anomalies échographiquesGenomic approaches for the detection of gene mutations associated with genetic disorders presenting with fetal ultrasonographic abnormalities
L’auteur déclare être directeur de l’équipe scientifique et membre du conseil d’administration de InterGenetics.
La cause génétique sous-jacente des malformations fœtales et autres anomalies structurelles fœtales est souvent insaisissable, conduisant à une incapacité à fournir un diagnostic précis et une évaluation détaillée des risques pesant sur le fœtus ou la future reproduction du couple parental. A cette fin, des nouvelles approches génomiques, basées sur le séquençage massif en parallèle, conduisant au séquençage de l’exome entier (WES), ont été très récemment appliquées, dans une tentative de donner un aperçu de diagnostic dans ce domaine très sensible. Les avantages et les limites de ces études sont présentés, ainsi que les conclusions basées sur un test concernant le séquençage ciblé de l’exome, couplé à un algorithme de priorisation axé sur la bio-informatique, en mettant l’accent sur les troubles génétiques présentant des résultats de l’échographie prénatale anormaux. Les premiers résultats de cette approche basée sur le séquençage ciblé de l’exome fournissent des preuves solides suggérant une nette augmentation de nos capacités de diagnostic dans le cadre prénatal des fœtus présentant des anomalies échographiques troublantes, bien que chromosomiquement équilibrés. En outre, la stratégie proposée, surmonte un grand nombre des problèmes et limitations associés aux tests WES à grande échelle dans un cadre clinique prénatal.
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Communication scientifique
Narcolepsie: Lien avec l’infection et la vaccination antigrippale H1N1 ?Narcolepsy: Role of H1N1 vaccination and infection
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La narcolepsie de type 1 est une hypersomnie rare caractérisée cliniquement par une somnolence diurne excessive, des cataplexies et souvent d’autres symptômes associés telles les hallucinations hypnagogiques, les paralysies de sommeil, et le mauvais sommeil de nuit. La narcolepsie de type 1 est biologiquement caractérisée par la destruction des neurones à hypocrétine de mécanisme vraisemblablement auto-immun. Le rôle de la génétique est important avec plus de 92 % des patients narcoleptiques positifs pour le typage HLA-DQB1*06:02 contre 20-25 % dans la population générale, avec d’autres gènes impliqués dans la réponse immune et l’activation des lymphocytes T CD4+ (par exemple celui codant pour les récepteurs alpha aux lymphocytes T). Plus récemment d’importants facteurs de l’environnement ont pu être associés à la narcolepsie : les infections à streptocoques, à virus influenza de type A, et à l’utilisation en Europe du Pandemrix®, un vaccin adjuvé (AS03) anti-H1N1. Les mécanismes pathogéniques les plus probables à ce jour reposent sur un mimétisme moléculaire entre le système hypocrétinergique et certaines protéines du virus influenza à l’origine d’une activation dysimmunitaire centrale ciblée, de la destruction des neurones à hypocrétine, et ainsi de la genèse de la narcolepsie de type 1.
Lire la suite >Séance du 28 juin 2016
Communication scientifique
Intérêts de l’étude des interactions précoces mère-bébé par des méthodes automatisées de traitement du signal social : applications à la psychopathologieSynchrony, early interaction and psychopathology: relevance for clinical practice and research
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Dans le champ de la biologie et des sciences de l’évolution, l’étude des liens d’attachement s’est vue renouvelée par la découverte de la transmission non-génétique de modes de comportements spécifiques au cours des interactions precoces mères/bébés et du rôle de l’ocytocine. Pour autant, l’étude des interactions précoces est complexe. Notre proposons d’illustrer comment l’utilisation de méthodes computationnelles pour l’analyse et le traitement de signaux sociaux a permis un changement de paradigme. A partir de sources variées (films familiaux; expériences en laboratoire), nous montrerons comment ces méthodes ont été utilisées (1) pour évaluer la synchronie entre partenaires (bébé, enfant, parent, agent ou robot) en contexte pathologique (autisme, mère négligente) ou non ; (2) pour caractériser les échanges interpersonnels et les signaux sociaux échangés (prosodie émotionnelle, mouvements, vocalisation, tour de parole); (3) pour introduire de nouvelles approches comme celle de la robotique développementale.
Lire la suite >Séance du 28 juin 2016
Chronique historique
L’Hôpital Boucicaut : 100 ans de médecineL’hôpital Boucicaut ouvrit ses portes le 22 novembre 1897. Toute l’histoire de cet hôpital est dominée par madame Boucicaut. La préoccupation d’éviter la transmission des maladies à l’époque pasteurienne détermine la disposition pavillonnaire des bâtiments. Il y avait une ambiance familiale, amicale, née des rencontres des personnels qui se croisaient dans les jardins. L’activité de l’hôpital se concentra au début sur la tuberculose, grand défi de l’époque. Puis les pôles d’intérêt se diversifièrent. Certains noms se détachèrent : Maurice Letulle anatomopathologiste, Jean Lenègre, cardiologue réputé s’occupa des cathétérismes et des montées de sonde. Jean Leroux Robert fut l’inventeur d’interventions laryngées. Raymond Vilain créa en 1972 SOS main. Jacques Lissac fonda le service de réanimation. L’hôpital n’étant plus adapté, dut faire son transfert à l’Hôpital Européen Georges Pompidou en 2000. C’était la fin d’un siècle d’histoire et de médecine.
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Rapport
PRISE EN CHARGE DES MALADIES CHRONIQUES. Redéfinir et valoriser le rôle du médecin généralisteImproving management of chronic diseases by generalist practitioner
Les maladies chroniques sont la première cause de décès et la source principale des dépenses de santé. Leur dépistage précoce permet de limiter leur gravité évolutive et de réduire sensiblement leur coût. Mais, leur suivi thérapeutique se heurte à deux obstacles : le défaut fréquent d’observance du traitement par le patient et aussi, plus rarement, l’inadaptation thérapeutique à l’évolution clinique par le médecin. C’est pourquoi, il faut revoir fondamentalement la prise en charge du patient chronique pour le rendre autonome dans la gestion de sa maladie tout en donnant au praticien les moyens de gérer et de coordonner les diverses étapes de son parcours de soin. Cela exige de changer les mentalités de part et d’autre, mais aussi de donner au praticien les moyens financiers lui permettant de consacrer à ses patients plus de temps, au centre d’une nouvelle organisation interprofessionnelle. La prévention et l’éducation thérapeutique du patient (ETP) sont les clés de cette révolution thérapeutique, fondée aussi sur l’éducation à la santé, une meilleure formation des professionnels de santé, un accès accru au numérique, mais aussi et surtout la reconnaissance, par des mesures concrètes, de la place du médecin généraliste dans un nouveau parcours de soins où il doit avoir un rôle central de coordination.
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Communication scientifique
Usage et mésusage des médicaments psychotropes : les antipsychotiques, nouvelle panacée pour les troubles psychiatriques ?Use and misuse of antipsychotic drugs: are antipsychotic drugs the new panacea for psychiatric disorders ?
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
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Communication scientifique
Pied et chaussure : un couple à risque médical méconnuFoot and shoe: an ignored couple at medical risk
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
En France, la quasi-totalité de la population porte des chaussures industrielles, standardisées, avec une seule largeur disponible par pointure. Or, il existe de nombreux morphotypes de pied différents ayant à longueur égale différentes largeurs. Les individus qui portent à l’âge adulte, et pendant toute leur vie, une chaussure trop étroite finissent par devenir des patients. Les conflits entre le pied et la tige de la chaussure génèrent des pathologies de compression et de pression au métatarse et des talalgies en cas de port de pointure supplémentaire. Ces pathologies sont fréquentes en consultation de podologie médicale : hallux valgus douloureux, métatarsalgie, syndrome de Morton, syndrome capitométatarsien, bursopathie, fracture de fatigue, dermatoses mécaniques. La méconnaissance calcéologique conduit à des traitements inadaptés qui aggravent la symptomatologie ou créent de nouvelles lésions. Que chacun connaisse sa pointure réelle (longueur et largeur en points de Paris) et que les fabricants aient l’honnêteté de marquer cette pointure réelle sur leurs produits, cela suffirait à éviter la plupart des douleurs des pieds. Ce marquage devrait déjà être rendu obligatoire pour les chaussures dites thérapeutiques bénéficiant d’une prise en charge sociale. L’Académie de médecine peut certainement jouer un rôle utile dans la prévention de ces douleurs et leurs étiologies.
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Présentation ouvrage
François Rodhain. Le parasite, le moustique, l’homme… et les autres. Essai sur l’éco-épidémiologie des maladies à vecteurs. Éditions Docis, 2015. Lire la suite >Séance du 14 juin 2016
Présentation ouvrage
Guy VALLANCIEN. La médecine sans médecin ? Le numérique au service du malade. Paris: Gallimard collection le débat, 2015, 304 p. Lire la suite >Séance du 14 juin 2016
Éloge
Éloge de M. Jean FLAHAUT (1922-2015) Lire la suite >Séance du 14 juin 2016
Communication scientifique
Le facteur de transcription FOXL2 : un acteur clé de la différenciation de l’ovaire, de son maintien et de la fertilitéThe transcription factor FOXL2: a key player of ovarian differentiation, maintenance and fertility
La détermination du sexe gonadique implique la décision de faire un testicule ou un ovaire à partir d’une ébauche indifférenciée et bipotentielle. Chez les mammifères, la détermination gonadique a longtemps été assimilée à la détermination du testicule, alors que l’ovaire se développerait par défaut en l’absence du facteur de détermination testiculaire. Nombre de résultats nuancent ce point de vue et montrent que des mécanismes actifs sont nécessaires au maintien de l’état différencié de l’ovaire et que les gènes ‘testiculaires’ y sont constamment réprimés. Un acteur majeur de ce processus est FOXL2, un facteur de transcription, dont les mutations connues dans l’espèce humaine sont associées à des anomalies palpébrales et à une infertilité féminine. FOXL2 murin en synergie avec le récepteur alpha de l’estradiol (ESR1) empêche la transdifférenciation des cellules de soutien en cellules de type testiculaire dans l’ovaire adulte. FOXL2 est également requis pour l’expression de l’aromatase, l’enzyme clé de la production d’estradiol, et module l’expression de son récepteur beta (ESR2), avec qui il réprime l’expression du gène de détermination testiculaire Sox9. Ceci suggère l’existence d’une boucle d’anticipation cohérente (feed-forward) selon laquelle FOXL2 stimule la production d’estradiol et sa réceptivité (ESR2) afin de réprimer efficacement Sox9 dans l’ovaire. Par ailleurs, l’invalidation ciblée de FOXL2 chez la chèvre conduit à une inversion sexuelle (mâle XX) in utero. FOXL2 est donc important dès les premiers stades du développement de l’ovaire fœtal caprin et est requis pour son maintien postnatal chez la souris. Il reste à comprendre les bases de ces différences et surtout son rôle dans l’ovaire humain. Les technologies de nouvelle génération permettront de répondre à ces questions et à bien d’autres.
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Communication scientifique
La plaque de Randall: à l’origine des calculs rénauxRandall’s plaque promotes kidney stones
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Alexander Randall, un urologue américain qui exerçait au début du XXème siècle, a identifié des plaques de phosphate de calcium présentes à la pointe des papilles rénales comme étant à l’origine des calculs rénaux. Ces plaques qui portent désormais sont nom naissent dans l’interstitium des papilles rénales, se développent en rompant l’urothélium puis une fois au contact de l’urine permettent la nucléation hétérogène de cristaux d’oxalate de calcium monohydraté (whewellite) et la croissance de calculs oxalocalciques. Initialement identifiées sur des séries autopsiques, ces plaques ont suscité un intérêt au milieu du siècle dernier puis un relatif oubli jusqu’à ces deux dernières décennies. Les progrès de l’urologie et notamment le développement de l’urétéroscopie souple ont permis de visualiser les plaques sur les papilles et leur lien avec les calculs rénaux. D’autre part, l’analyse attentive des calculs oxalocalciques expulsés par les patients depuis une trentaine d’années révèle qu’un nombre croissant de calculs présente une ombilication papillaire avec des résidus de plaque, en particulier chez les jeunes adultes, suggérant que les plaques de Randall sont à l’origine d’un nombre croissant de calculs oxalocalciques chez des sujets de plus en plus jeunes.
La question de la responsabilité des plaques de Randall dans l’augmentation de l’incidence de la maladie lithiasique est posée. L’identification des mécanismes génétiques et environnementaux responsables de leur formation, le détail de leur composition et la mise en évidence de leur site initial de formation dans la papille sont des enjeux d’autant plus importants que ces plaques ont un impact clinique chez des millions de personnes dans le monde.
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Communication scientifique
L’éradication de la tuberculose : progrès et obstaclesEradication of tuberculosis: progresses and obstacles
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La tuberculose-maladie avec plus de neuf millions de nouveaux cas par an dans le monde, représente une cause majeure de mortalité sur la planète avec un million et demi de décès en 2014. Plus de 95 % des cas mortels s’observent dans les pays en développement. Dans la moitié des cas, la tuberculose est bacillifère, donc contagieuse. Depuis une vingtaine d’années, l’émergence de la résistance puis de la multirésistance des bacilles de la tuberculose aux antituberculeux classiques pourrait ralentir à moyen terme l’objectif de l’éradication mondiale. On rapporte dans le monde près de 500 000 cas de tuberculose multirésistante. On décrit de plus en plus de souches ultra-résistantes dans certains pays, avec même apparition de cas de tuberculose toto-résistante. Les principaux facteurs reconnus depuis longtemps favorisant la tuberculose sont la pauvreté, la malnutrition et le sida. La multi-résistance est devenue depuis quelques années un facteur d’extension significatif. En France, l’incidence de la tuberculose-maladie a régulièrement baissé depuis les années soixante. Elle était de 16,5 cas pour 100 000 en 1993 puis est descendue à 7,3 cas pour 100 000 en 2014. La répartition de la maladie est hétérogène avec trois régions qui restent à plus haut risque : la Guyane, Mayotte et l’Ile de France. La naissance dans un pays de forte endémie tuberculeuse est un facteur de risque élevé avec une incidence dix fois plus forte. Les personnes sans domicile fixe sont à très haut risque avec une incidence en 2014 de 177,4 pour 100 000. Même si le nombre de tuberculoses multi-résistantes reste très faible en France, il augmente régulièrement par importation de cas. La lutte anti-tuberculeuse passe tout d’abord par le dépistage rapide, l’isolement et le traitement bien conduit des cas contagieux. L’observance thérapeutique est essentielle et pose des problèmes majeurs dans de nombreux pays. En complément de ces actions, des efforts de prévention sont indispensables. La vaccination par le BCG doit rester généralisée dans les pays de forte endémie et garde tout son intérêt pour les enfants à risque dans les pays développés à faible endémie. Le BCG n’apportant qu’une protection partielle contre la forme pulmonaire, donc contagieuse, de la maladie, l’éradication de la tuberculose nécessite d’améliorer le diagnostic de l’infection tuberculeuse latente pour augmenter la prescription d’un traitement anti-tuberculeux préventif lorsque cela est indiqué.
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Conférence invitée
Avis numéro 124 du CCNE sur l’évolution des tests génétiques liée au séquençage de l’ADN humain à très haut débit Lire la suite >Séance du 7 juin 2016
Information
Zika – Une Arbovirose et des moustiques : quels risques pour la métropole ? Lire la suite >Séance du 7 juin 2016
Communication scientifique
Syndrome de Guillain-Barré : rappel historiqueLe syndrome de Guillain-Barré, décrit originalement en 1916, associe une paralysie aigüe ascendante progresssive, une aréflexie tendineuse et une dissociation albumino-cytologique du LCR. Si son tableau clinique est resté fondamentalement identique à sa description primitive, son évolution bénigne a pu néammoins être remise en cause, de même que l’existence de formes cliniques plus étendues ont pu être décrites. Cependant,afin de garder son authenticité clinique, des critères diagnostiques indiscutables, ne modifiant en rien la séméiologie fondamentale, furent proposés de façon plus récente afin de permettre des études épidémiologiques objectives.
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Communication scientifique
Les formes axonales du syndrome de Guillain-Barré en AsieAxonal variants of Guillain-Barré syndrome in Asia
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La polyradiculoneuropathie aiguë de Guillain-Barré, bien que longtemps assimilée aux seules formes démyélinisantes (“acute inflammatory demyelinating polyneuropathy”, ou AIDP), apparaît être en fait une entité électro-clinique quelque peu hétérogène, incluant notamment une variante appelée AMAN (“acute motor axonal neuropathy”). AMAN, souvent sous-estimé par le passé dans les pays occidentaux (puisque plus fréquent sur le continent asiatique), est donc une forme motrice cliniquement pure caractérisée par un début souvent plus rapide, classiquement sans anomalie des paires crâniennes; la récupération motrice est parfois incomplète et souvent plus longue (avec un risque accru de séquelles motrices). À ce jour, bien qu’AIDP et AMAN soient des entités proches, AMAN se distingue par certains caractères ce qui conduit à s’interroger sur la nécessité d’adapter et de mettre au point des traitements spécifiques.
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Communication scientifique
Syndrome de Guillain-Barré : prise en charge thérapeutiqueGuillain-Barré syndrome : current and future options for treatment
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Le traitement du syndrome de Guillain-Barré est resté symptomatique jusqu’aux années 1980, plus de 60 ans après la description princeps, incluant la ventilation assistée nécessaire dans près de 25% des cas. La prise en charge optimale est effectuée dans les unités de soins intensifs, étant donné la fréquence des complications, notamment dysautonomiques, et celles liées à l’immobilisation prolongée chez les patients non ambulatoires. Les traitements immunomodulateurs dont l’efficacité a été démontrée par des essais randomisés contrôlés, sont les échanges plasmatiques (EP) et les immunoglobulines intraveineuses administrées à fortes doses (IgIV). Les recommandations internationales préconisent 4 à 5 échanges plasmatiques ou 2g/kg d’IgIV, pratiqués de façon optimale dans les deux premières semaines, et ce uniquement chez les patients non ambulatoires. L’association de ces deux traitements et l’association de la methylprednisolone IV aux IgIV n’apportent pas de bénéfice supplémentaire. De nombreuses questions persistent concernant notamment le traitement des formes dîtes « bénignes » (patients ambulatoires), la prise en charge des patients qui ne répondent pas aux traitements de référence, et le traitement des patients qui présentent des rechutes après IgIV. Enfin d’autres traitements immunomodulateurs sont à l’étude pour améliorer encore le pronostic, notamment chez les patients à risque d’évolution défavorable.
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Information
Thermalisme : les nouveaux critères 2016Ces « nouveaux critères 2016 » entrent en vigueur pour toute nouvelle étude débutant à partir du 1er janvier 2017
Lire la suite >Séance du 5 juin 2016
Information
PARITÉ EN SANTÉ la recherche scientifique et la médecine ne peuvent plus ignorer les différences biologiques entre les sexes Lire la suite >Séance du 31 mai 2016
Communication scientifique
Épidémiologie de l’héroïnomanieEpidemiology of heroin addiction
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
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Communication scientifique
Prise en charge pharmacologique de la dépendance à l’héroïne – dysfonctionnements, détournements, comment les corrigerPharmacological aspects of substitution treatments in heroin addicts – dysfunctions, misappropriations and putative corrections
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
La substitution de l’héroïne par des morphinomimétiques est plus confortable, mais sans doute moins efficace que le « sevrage sec » pour faire renoncer l’héroïnomane au comportement injecteur; de plus, elle n’affiche pas l’ambition de mener à l’abstinence. Elle fait appel, en France, à la méthadone per os et à la buprénorphine sublinguale à haut dosage (BHD). L’instauration d’emblée de la BHD, qui n’est qu’un agoniste partiel des récepteurs opioïdes du type µ, crée une frustration qui contribue à ses détournements fréquents, aux conséquences déplorables : revente du produit à de jeunes toxicophiles qui se trouvent ainsi initiés aux morphiniques et peuvent être recrutés par l’héroïne; obtention des moyens pour l’acquisition d’héroïne par ceux à qui s’adressait ce substitut; injection intraveineuse de cette BHD, pourtant destinée à affranchir du comportement injecteur. Ces dysfonctionnements s’inscrivent sur le fond d’un coût considérable pour la collectivité de cette BHD. Des modalité de corrections existent qu’il faut rendre effectives : accroissement du nombre des prescripteurs formés à cette prise en charge très lourde, en les faisant bénéficier d’honoraires spécifiques ; renforcement des dispositions rendant impossibles les prescriptions et délivrances multiples à un même patient ; prévention des injections i.v. des substituts, par généralisation de la Suboxone® et par une plus grande viscosité des solutions de méthadone ; instauration de la prescription de la BHD seulement après celle de la méthadone, suivie d’une diminution de ses doses ; diminution au long cours des doses de BHD, en visant l’abstinence de tout produit opioïde.
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