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Consignes aux auteurs
Séance du 27 septembre 2016
Communication scientifique
La santé des médecins : Quelques éléments de discussion à partir d’une analyse textométrique de la littératurePhysicians’ health: some elements of debate from a textual analysis of the literature
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Qu’en est-il de la santé des médecins ? Comment est-elle étudiée ? Quelles sont les questions abordées par la littérature internationale ?
À partir d’une analyse textométrique de la littérature de langue anglaise portant sur la question de la santé des médecins, il est possible de mettre en évidence trois clusters thématiques : « 1. Quand le médecin devient malade », « 2. Epidémiologie de la santé des médecins » et « 3. Vocabulaire méthodologiques et termes généraux ». Le cluster 1 est le plus important comprend trois sous-clusters : « 1.a. L’impact sur le patient » (études de l’impact des caractéristiques cliniques du médecin sur la santé et la symptomatologie de ses patients), « 1.b. Les programmes de prise en charge » (correspondants aux Physicians Health Programs des médecins américains ayant un trouble addictif) et « 1.c. Le médecin en souffrance » (la souffrance au travail des médecins et leur façon d’envisager le soin). Le cluster 2 est homogène et le cluster 3 compte un sous-cluster : « Le bonne santé des médecins », regroupant des études sur leur hygiène de vie.
Cette analyse souligne un manque de la littérature, la non prise en compte de la psychologie du médecin face à la mort et à la maladie. Or ce domaine est à la fois riche et complexe.
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Communication scientifique
Risque suicidaire et risque addictif chez le médecinLes auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
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Communication scientifique
La santé somatique des médecinsPhysical health status of physicians
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La santé somatique des médecins a fait l’objet de nombreuses interrogations depuis le début du XXe siècle, et d’un nombre conséquent de publications. Si les plus anciennes d’entre elles étaient alarmantes, la grande majorité des études s’accorde désormais sur le fait que les médecins ont globalement une mortalité et une morbidité moindre que celle de la population générale, en particulier pour les cancers du poumon et les pathologies cardio-vasculaires ou respiratoires. C’est le reflet d’habitudes de vies plus saines (moins de tabagisme) mais également éventuellement d’un biais de sélection. Ce tableau, rassurant, ne doit pas masquer des disparités selon les spécialités et l’incidence parfois plus élevée de pathologies spécifiques de certaines expositions professionnelles. Il ne doit pas non plus occulter la mauvaise préparation des médecins à devenir des patients (absence de médecin traitant, autodiagnostics, auto traitements, participation insuffisante aux programmes de dépistage …).
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Autre
Conclusion : L’Observatoire Santé des Médecins Lire la suite >Séance du 27 septembre 2016
Présentation ouvrage
Michel Huguier. Trois grands esprits de la Renaissance sur les routes de l’Europe, Loyola, Sittow, Vésale. Éditions Fiacre, 2016. 1 vol. 283 p. Lire la suite >Séance du 20 septembre 2016
Communication scientifique
La maladie de Lyme : quels enjeux médicaux et sociétaux ? Lire la suite >Séance du 20 septembre 2016
Communication scientifique
Comment poser un diagnostic de maladie de Lyme ?How set a diagnosis of Lyme disease?
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Infection due à des bactéries appartenant au complexe Borrelia burgdorferi sensu lato, transmises par piqûres de tiques du genre Ixodes, la borréliose de Lyme est une infection qui peut être polysystémique. Ses manifestations cliniques, pour certaines anciennement décrites, sont mieux connues depuis l’identification des germes et la mise au point des techniques diagnostiques. À l’exception de quelques aspects très spécifiques, la symptomatologie clinique où dominent les atteintes neurologiques et articulaires, est très protéiforme pouvant être partagée avec d’autres pathologies. Sur la base des données anamnestiques et des tests sérologiques, le diagnostic sera en général facile à établir, conforté par une antibiothérapie adaptée efficace.
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Communication scientifique
Performances des méthodes biologiques dans le diagnostic et le suivi de la borréliose de LymePerformances of biological tests for diagnostic and follow-up of Lyme borreliosis
Déclaration Publique d’intérêts : Siemens, Virbac, Bayer.
La borréliose de Lyme est une spirochétose transmise par piqûre de tique. La manifestation clinique la plus fréquente est l’érythème migrant. Les pathogènes peuvent ensuite disséminer par voie hématogène vers différents tissus et organes, incluant principalement le système nerveux, les articulations, et la peau. Les tests biologiques, principalement basés sur la sérologie, sont essentiels au diagnostic de la maladie, à l’exception de l’érythème migrant dont le diagnostic reste clinique. Les performances tests biologiques sont exposées et discutées.
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Communication scientifique
Les tiques : infections, co-infections et moyens de préventionTicks : infection, co-infections and prevention
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
En Europe, la maladie transmise par les tiques la plus importante en termes de santé publique est la maladie de Lyme, relativement bien connue, diagnostiquée et guérie par une antibiothérapie adaptée. Cependant, dans les mois ou les années qui suivent une morsure de tique, certains patients se plaignent de symptômes très polymorphes et invalidants. Il est alors fréquent d’évoquer une maladie de Lyme, bien que dans un certain nombre de cas, il soit impossible d’en faire la preuve. Depuis la découverte dans les années 80 de la bactérie responsable de cette maladie, Borrelia burgdorferi, d’autres espèces impliquées ont été identifiées et de nombreux autres microorganismes transmis par les tiques sont encore découverts. Ces agents pathogènes et les pathologies qu’ils provoquent sont très peu connus du milieu médical et pour certaines, aucun test diagnostique n’est encore disponible. Cet article fait une revue des différents agents pathogènes que la tique est susceptible de transmettre (ou co-transmettre) et propose des moyens de prévention simple contre les maladies à tiques.
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Communiqué
Maladie de Lyme. Prise de position de l’Académie nationale de médecine Lire la suite >Séance du 28 juin 2016
Rapport
L’AVENIR DE L’IMMUNOLOGIE CLINIQUE ET L’ALLERGOLOGIE Lire la suite >Séance du 28 juin 2016
Communication scientifique
Approches génomiques prénatales pour la détection des mutations géniques associées à des maladies génétiques liées à des anomalies échographiquesGenomic approaches for the detection of gene mutations associated with genetic disorders presenting with fetal ultrasonographic abnormalities
L’auteur déclare être directeur de l’équipe scientifique et membre du conseil d’administration de InterGenetics.
La cause génétique sous-jacente des malformations fœtales et autres anomalies structurelles fœtales est souvent insaisissable, conduisant à une incapacité à fournir un diagnostic précis et une évaluation détaillée des risques pesant sur le fœtus ou la future reproduction du couple parental. A cette fin, des nouvelles approches génomiques, basées sur le séquençage massif en parallèle, conduisant au séquençage de l’exome entier (WES), ont été très récemment appliquées, dans une tentative de donner un aperçu de diagnostic dans ce domaine très sensible. Les avantages et les limites de ces études sont présentés, ainsi que les conclusions basées sur un test concernant le séquençage ciblé de l’exome, couplé à un algorithme de priorisation axé sur la bio-informatique, en mettant l’accent sur les troubles génétiques présentant des résultats de l’échographie prénatale anormaux. Les premiers résultats de cette approche basée sur le séquençage ciblé de l’exome fournissent des preuves solides suggérant une nette augmentation de nos capacités de diagnostic dans le cadre prénatal des fœtus présentant des anomalies échographiques troublantes, bien que chromosomiquement équilibrés. En outre, la stratégie proposée, surmonte un grand nombre des problèmes et limitations associés aux tests WES à grande échelle dans un cadre clinique prénatal.
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Communication scientifique
Narcolepsie: Lien avec l’infection et la vaccination antigrippale H1N1 ?Narcolepsy: Role of H1N1 vaccination and infection
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La narcolepsie de type 1 est une hypersomnie rare caractérisée cliniquement par une somnolence diurne excessive, des cataplexies et souvent d’autres symptômes associés telles les hallucinations hypnagogiques, les paralysies de sommeil, et le mauvais sommeil de nuit. La narcolepsie de type 1 est biologiquement caractérisée par la destruction des neurones à hypocrétine de mécanisme vraisemblablement auto-immun. Le rôle de la génétique est important avec plus de 92 % des patients narcoleptiques positifs pour le typage HLA-DQB1*06:02 contre 20-25 % dans la population générale, avec d’autres gènes impliqués dans la réponse immune et l’activation des lymphocytes T CD4+ (par exemple celui codant pour les récepteurs alpha aux lymphocytes T). Plus récemment d’importants facteurs de l’environnement ont pu être associés à la narcolepsie : les infections à streptocoques, à virus influenza de type A, et à l’utilisation en Europe du Pandemrix®, un vaccin adjuvé (AS03) anti-H1N1. Les mécanismes pathogéniques les plus probables à ce jour reposent sur un mimétisme moléculaire entre le système hypocrétinergique et certaines protéines du virus influenza à l’origine d’une activation dysimmunitaire centrale ciblée, de la destruction des neurones à hypocrétine, et ainsi de la genèse de la narcolepsie de type 1.
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Communication scientifique
Intérêts de l’étude des interactions précoces mère-bébé par des méthodes automatisées de traitement du signal social : applications à la psychopathologieSynchrony, early interaction and psychopathology: relevance for clinical practice and research
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Dans le champ de la biologie et des sciences de l’évolution, l’étude des liens d’attachement s’est vue renouvelée par la découverte de la transmission non-génétique de modes de comportements spécifiques au cours des interactions precoces mères/bébés et du rôle de l’ocytocine. Pour autant, l’étude des interactions précoces est complexe. Notre proposons d’illustrer comment l’utilisation de méthodes computationnelles pour l’analyse et le traitement de signaux sociaux a permis un changement de paradigme. A partir de sources variées (films familiaux; expériences en laboratoire), nous montrerons comment ces méthodes ont été utilisées (1) pour évaluer la synchronie entre partenaires (bébé, enfant, parent, agent ou robot) en contexte pathologique (autisme, mère négligente) ou non ; (2) pour caractériser les échanges interpersonnels et les signaux sociaux échangés (prosodie émotionnelle, mouvements, vocalisation, tour de parole); (3) pour introduire de nouvelles approches comme celle de la robotique développementale.
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Chronique historique
L’Hôpital Boucicaut : 100 ans de médecineL’hôpital Boucicaut ouvrit ses portes le 22 novembre 1897. Toute l’histoire de cet hôpital est dominée par madame Boucicaut. La préoccupation d’éviter la transmission des maladies à l’époque pasteurienne détermine la disposition pavillonnaire des bâtiments. Il y avait une ambiance familiale, amicale, née des rencontres des personnels qui se croisaient dans les jardins. L’activité de l’hôpital se concentra au début sur la tuberculose, grand défi de l’époque. Puis les pôles d’intérêt se diversifièrent. Certains noms se détachèrent : Maurice Letulle anatomopathologiste, Jean Lenègre, cardiologue réputé s’occupa des cathétérismes et des montées de sonde. Jean Leroux Robert fut l’inventeur d’interventions laryngées. Raymond Vilain créa en 1972 SOS main. Jacques Lissac fonda le service de réanimation. L’hôpital n’étant plus adapté, dut faire son transfert à l’Hôpital Européen Georges Pompidou en 2000. C’était la fin d’un siècle d’histoire et de médecine.
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Rapport
PRISE EN CHARGE DES MALADIES CHRONIQUES. Redéfinir et valoriser le rôle du médecin généralisteImproving management of chronic diseases by generalist practitioner
Les maladies chroniques sont la première cause de décès et la source principale des dépenses de santé. Leur dépistage précoce permet de limiter leur gravité évolutive et de réduire sensiblement leur coût. Mais, leur suivi thérapeutique se heurte à deux obstacles : le défaut fréquent d’observance du traitement par le patient et aussi, plus rarement, l’inadaptation thérapeutique à l’évolution clinique par le médecin. C’est pourquoi, il faut revoir fondamentalement la prise en charge du patient chronique pour le rendre autonome dans la gestion de sa maladie tout en donnant au praticien les moyens de gérer et de coordonner les diverses étapes de son parcours de soin. Cela exige de changer les mentalités de part et d’autre, mais aussi de donner au praticien les moyens financiers lui permettant de consacrer à ses patients plus de temps, au centre d’une nouvelle organisation interprofessionnelle. La prévention et l’éducation thérapeutique du patient (ETP) sont les clés de cette révolution thérapeutique, fondée aussi sur l’éducation à la santé, une meilleure formation des professionnels de santé, un accès accru au numérique, mais aussi et surtout la reconnaissance, par des mesures concrètes, de la place du médecin généraliste dans un nouveau parcours de soins où il doit avoir un rôle central de coordination.
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Communication scientifique
Usage et mésusage des médicaments psychotropes : les antipsychotiques, nouvelle panacée pour les troubles psychiatriques ?Use and misuse of antipsychotic drugs: are antipsychotic drugs the new panacea for psychiatric disorders ?
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
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Communication scientifique
Pied et chaussure : un couple à risque médical méconnuFoot and shoe: an ignored couple at medical risk
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
En France, la quasi-totalité de la population porte des chaussures industrielles, standardisées, avec une seule largeur disponible par pointure. Or, il existe de nombreux morphotypes de pied différents ayant à longueur égale différentes largeurs. Les individus qui portent à l’âge adulte, et pendant toute leur vie, une chaussure trop étroite finissent par devenir des patients. Les conflits entre le pied et la tige de la chaussure génèrent des pathologies de compression et de pression au métatarse et des talalgies en cas de port de pointure supplémentaire. Ces pathologies sont fréquentes en consultation de podologie médicale : hallux valgus douloureux, métatarsalgie, syndrome de Morton, syndrome capitométatarsien, bursopathie, fracture de fatigue, dermatoses mécaniques. La méconnaissance calcéologique conduit à des traitements inadaptés qui aggravent la symptomatologie ou créent de nouvelles lésions. Que chacun connaisse sa pointure réelle (longueur et largeur en points de Paris) et que les fabricants aient l’honnêteté de marquer cette pointure réelle sur leurs produits, cela suffirait à éviter la plupart des douleurs des pieds. Ce marquage devrait déjà être rendu obligatoire pour les chaussures dites thérapeutiques bénéficiant d’une prise en charge sociale. L’Académie de médecine peut certainement jouer un rôle utile dans la prévention de ces douleurs et leurs étiologies.
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Présentation ouvrage
François Rodhain. Le parasite, le moustique, l’homme… et les autres. Essai sur l’éco-épidémiologie des maladies à vecteurs. Éditions Docis, 2015. Lire la suite >Séance du 14 juin 2016
Présentation ouvrage
Guy VALLANCIEN. La médecine sans médecin ? Le numérique au service du malade. Paris: Gallimard collection le débat, 2015, 304 p. Lire la suite >Séance du 14 juin 2016
Éloge
Éloge de M. Jean FLAHAUT (1922-2015) Lire la suite >Séance du 14 juin 2016
Communication scientifique
Le facteur de transcription FOXL2 : un acteur clé de la différenciation de l’ovaire, de son maintien et de la fertilitéThe transcription factor FOXL2: a key player of ovarian differentiation, maintenance and fertility
La détermination du sexe gonadique implique la décision de faire un testicule ou un ovaire à partir d’une ébauche indifférenciée et bipotentielle. Chez les mammifères, la détermination gonadique a longtemps été assimilée à la détermination du testicule, alors que l’ovaire se développerait par défaut en l’absence du facteur de détermination testiculaire. Nombre de résultats nuancent ce point de vue et montrent que des mécanismes actifs sont nécessaires au maintien de l’état différencié de l’ovaire et que les gènes ‘testiculaires’ y sont constamment réprimés. Un acteur majeur de ce processus est FOXL2, un facteur de transcription, dont les mutations connues dans l’espèce humaine sont associées à des anomalies palpébrales et à une infertilité féminine. FOXL2 murin en synergie avec le récepteur alpha de l’estradiol (ESR1) empêche la transdifférenciation des cellules de soutien en cellules de type testiculaire dans l’ovaire adulte. FOXL2 est également requis pour l’expression de l’aromatase, l’enzyme clé de la production d’estradiol, et module l’expression de son récepteur beta (ESR2), avec qui il réprime l’expression du gène de détermination testiculaire Sox9. Ceci suggère l’existence d’une boucle d’anticipation cohérente (feed-forward) selon laquelle FOXL2 stimule la production d’estradiol et sa réceptivité (ESR2) afin de réprimer efficacement Sox9 dans l’ovaire. Par ailleurs, l’invalidation ciblée de FOXL2 chez la chèvre conduit à une inversion sexuelle (mâle XX) in utero. FOXL2 est donc important dès les premiers stades du développement de l’ovaire fœtal caprin et est requis pour son maintien postnatal chez la souris. Il reste à comprendre les bases de ces différences et surtout son rôle dans l’ovaire humain. Les technologies de nouvelle génération permettront de répondre à ces questions et à bien d’autres.
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Communication scientifique
La plaque de Randall: à l’origine des calculs rénauxRandall’s plaque promotes kidney stones
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Alexander Randall, un urologue américain qui exerçait au début du XXème siècle, a identifié des plaques de phosphate de calcium présentes à la pointe des papilles rénales comme étant à l’origine des calculs rénaux. Ces plaques qui portent désormais sont nom naissent dans l’interstitium des papilles rénales, se développent en rompant l’urothélium puis une fois au contact de l’urine permettent la nucléation hétérogène de cristaux d’oxalate de calcium monohydraté (whewellite) et la croissance de calculs oxalocalciques. Initialement identifiées sur des séries autopsiques, ces plaques ont suscité un intérêt au milieu du siècle dernier puis un relatif oubli jusqu’à ces deux dernières décennies. Les progrès de l’urologie et notamment le développement de l’urétéroscopie souple ont permis de visualiser les plaques sur les papilles et leur lien avec les calculs rénaux. D’autre part, l’analyse attentive des calculs oxalocalciques expulsés par les patients depuis une trentaine d’années révèle qu’un nombre croissant de calculs présente une ombilication papillaire avec des résidus de plaque, en particulier chez les jeunes adultes, suggérant que les plaques de Randall sont à l’origine d’un nombre croissant de calculs oxalocalciques chez des sujets de plus en plus jeunes.
La question de la responsabilité des plaques de Randall dans l’augmentation de l’incidence de la maladie lithiasique est posée. L’identification des mécanismes génétiques et environnementaux responsables de leur formation, le détail de leur composition et la mise en évidence de leur site initial de formation dans la papille sont des enjeux d’autant plus importants que ces plaques ont un impact clinique chez des millions de personnes dans le monde.
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Communication scientifique
L’éradication de la tuberculose : progrès et obstaclesEradication of tuberculosis: progresses and obstacles
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La tuberculose-maladie avec plus de neuf millions de nouveaux cas par an dans le monde, représente une cause majeure de mortalité sur la planète avec un million et demi de décès en 2014. Plus de 95 % des cas mortels s’observent dans les pays en développement. Dans la moitié des cas, la tuberculose est bacillifère, donc contagieuse. Depuis une vingtaine d’années, l’émergence de la résistance puis de la multirésistance des bacilles de la tuberculose aux antituberculeux classiques pourrait ralentir à moyen terme l’objectif de l’éradication mondiale. On rapporte dans le monde près de 500 000 cas de tuberculose multirésistante. On décrit de plus en plus de souches ultra-résistantes dans certains pays, avec même apparition de cas de tuberculose toto-résistante. Les principaux facteurs reconnus depuis longtemps favorisant la tuberculose sont la pauvreté, la malnutrition et le sida. La multi-résistance est devenue depuis quelques années un facteur d’extension significatif. En France, l’incidence de la tuberculose-maladie a régulièrement baissé depuis les années soixante. Elle était de 16,5 cas pour 100 000 en 1993 puis est descendue à 7,3 cas pour 100 000 en 2014. La répartition de la maladie est hétérogène avec trois régions qui restent à plus haut risque : la Guyane, Mayotte et l’Ile de France. La naissance dans un pays de forte endémie tuberculeuse est un facteur de risque élevé avec une incidence dix fois plus forte. Les personnes sans domicile fixe sont à très haut risque avec une incidence en 2014 de 177,4 pour 100 000. Même si le nombre de tuberculoses multi-résistantes reste très faible en France, il augmente régulièrement par importation de cas. La lutte anti-tuberculeuse passe tout d’abord par le dépistage rapide, l’isolement et le traitement bien conduit des cas contagieux. L’observance thérapeutique est essentielle et pose des problèmes majeurs dans de nombreux pays. En complément de ces actions, des efforts de prévention sont indispensables. La vaccination par le BCG doit rester généralisée dans les pays de forte endémie et garde tout son intérêt pour les enfants à risque dans les pays développés à faible endémie. Le BCG n’apportant qu’une protection partielle contre la forme pulmonaire, donc contagieuse, de la maladie, l’éradication de la tuberculose nécessite d’améliorer le diagnostic de l’infection tuberculeuse latente pour augmenter la prescription d’un traitement anti-tuberculeux préventif lorsque cela est indiqué.
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Conférence invitée
Avis numéro 124 du CCNE sur l’évolution des tests génétiques liée au séquençage de l’ADN humain à très haut débit Lire la suite >Séance du 7 juin 2016
Information
Zika – Une Arbovirose et des moustiques : quels risques pour la métropole ? Lire la suite >Séance du 7 juin 2016
Communication scientifique
Syndrome de Guillain-Barré : rappel historiqueLe syndrome de Guillain-Barré, décrit originalement en 1916, associe une paralysie aigüe ascendante progresssive, une aréflexie tendineuse et une dissociation albumino-cytologique du LCR. Si son tableau clinique est resté fondamentalement identique à sa description primitive, son évolution bénigne a pu néammoins être remise en cause, de même que l’existence de formes cliniques plus étendues ont pu être décrites. Cependant,afin de garder son authenticité clinique, des critères diagnostiques indiscutables, ne modifiant en rien la séméiologie fondamentale, furent proposés de façon plus récente afin de permettre des études épidémiologiques objectives.
Lire la suite >Séance du 7 juin 2016
Communication scientifique
Les formes axonales du syndrome de Guillain-Barré en AsieAxonal variants of Guillain-Barré syndrome in Asia
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La polyradiculoneuropathie aiguë de Guillain-Barré, bien que longtemps assimilée aux seules formes démyélinisantes (“acute inflammatory demyelinating polyneuropathy”, ou AIDP), apparaît être en fait une entité électro-clinique quelque peu hétérogène, incluant notamment une variante appelée AMAN (“acute motor axonal neuropathy”). AMAN, souvent sous-estimé par le passé dans les pays occidentaux (puisque plus fréquent sur le continent asiatique), est donc une forme motrice cliniquement pure caractérisée par un début souvent plus rapide, classiquement sans anomalie des paires crâniennes; la récupération motrice est parfois incomplète et souvent plus longue (avec un risque accru de séquelles motrices). À ce jour, bien qu’AIDP et AMAN soient des entités proches, AMAN se distingue par certains caractères ce qui conduit à s’interroger sur la nécessité d’adapter et de mettre au point des traitements spécifiques.
Lire la suite >Séance du 7 juin 2016
Communication scientifique
Syndrome de Guillain-Barré : prise en charge thérapeutiqueGuillain-Barré syndrome : current and future options for treatment
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Le traitement du syndrome de Guillain-Barré est resté symptomatique jusqu’aux années 1980, plus de 60 ans après la description princeps, incluant la ventilation assistée nécessaire dans près de 25% des cas. La prise en charge optimale est effectuée dans les unités de soins intensifs, étant donné la fréquence des complications, notamment dysautonomiques, et celles liées à l’immobilisation prolongée chez les patients non ambulatoires. Les traitements immunomodulateurs dont l’efficacité a été démontrée par des essais randomisés contrôlés, sont les échanges plasmatiques (EP) et les immunoglobulines intraveineuses administrées à fortes doses (IgIV). Les recommandations internationales préconisent 4 à 5 échanges plasmatiques ou 2g/kg d’IgIV, pratiqués de façon optimale dans les deux premières semaines, et ce uniquement chez les patients non ambulatoires. L’association de ces deux traitements et l’association de la methylprednisolone IV aux IgIV n’apportent pas de bénéfice supplémentaire. De nombreuses questions persistent concernant notamment le traitement des formes dîtes « bénignes » (patients ambulatoires), la prise en charge des patients qui ne répondent pas aux traitements de référence, et le traitement des patients qui présentent des rechutes après IgIV. Enfin d’autres traitements immunomodulateurs sont à l’étude pour améliorer encore le pronostic, notamment chez les patients à risque d’évolution défavorable.
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Information
Thermalisme : les nouveaux critères 2016Ces « nouveaux critères 2016 » entrent en vigueur pour toute nouvelle étude débutant à partir du 1er janvier 2017
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Information
PARITÉ EN SANTÉ la recherche scientifique et la médecine ne peuvent plus ignorer les différences biologiques entre les sexes Lire la suite >Séance du 31 mai 2016
Communication scientifique
Épidémiologie de l’héroïnomanieEpidemiology of heroin addiction
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
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Communication scientifique
Prise en charge pharmacologique de la dépendance à l’héroïne – dysfonctionnements, détournements, comment les corrigerPharmacological aspects of substitution treatments in heroin addicts – dysfunctions, misappropriations and putative corrections
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
La substitution de l’héroïne par des morphinomimétiques est plus confortable, mais sans doute moins efficace que le « sevrage sec » pour faire renoncer l’héroïnomane au comportement injecteur; de plus, elle n’affiche pas l’ambition de mener à l’abstinence. Elle fait appel, en France, à la méthadone per os et à la buprénorphine sublinguale à haut dosage (BHD). L’instauration d’emblée de la BHD, qui n’est qu’un agoniste partiel des récepteurs opioïdes du type µ, crée une frustration qui contribue à ses détournements fréquents, aux conséquences déplorables : revente du produit à de jeunes toxicophiles qui se trouvent ainsi initiés aux morphiniques et peuvent être recrutés par l’héroïne; obtention des moyens pour l’acquisition d’héroïne par ceux à qui s’adressait ce substitut; injection intraveineuse de cette BHD, pourtant destinée à affranchir du comportement injecteur. Ces dysfonctionnements s’inscrivent sur le fond d’un coût considérable pour la collectivité de cette BHD. Des modalité de corrections existent qu’il faut rendre effectives : accroissement du nombre des prescripteurs formés à cette prise en charge très lourde, en les faisant bénéficier d’honoraires spécifiques ; renforcement des dispositions rendant impossibles les prescriptions et délivrances multiples à un même patient ; prévention des injections i.v. des substituts, par généralisation de la Suboxone® et par une plus grande viscosité des solutions de méthadone ; instauration de la prescription de la BHD seulement après celle de la méthadone, suivie d’une diminution de ses doses ; diminution au long cours des doses de BHD, en visant l’abstinence de tout produit opioïde.
Lire la suite >Séance du 31 mai 2016
Communication scientifique
La pratique clinique des traitements de substitution à l’héroïne et les alternativesClinical practice of heroin substitution treatments and its alternatives
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les traitements de substitution opiacés (TSO) sont d’un apport majeur dans la prise en charge de l’héroïnomanie. Leur large développement en France, grâce à une politique sanitaire volontariste, permet à près de 150 000 héroïnomanes d’en bénéficier.. La cure à la méthadone est le modèle de prise en charge le plus instructif. En agissant spécifiquement sur l’appétence opiacée, elle permet une compréhension de ce trouble, l’intérêt et les limites des TSO. Elle permet de clarifier l’objectif du traitement : prise en charge de l’héroïnomanie et des troubles de la personnalité et comorbidités psychiatriques associées ou la réduction des risques. La buprénorphine est une alternative utile du fait de sa moindre toxicité et d’un cadre de soins plus souple. Les ambiguïtés de sa prescription entraînent des mésusages et de nécessaires précautions lors des prescriptions médicales. Son action d’agoniste morphinique partiel doit la réserver à des sujets moins sévèrement atteints. La stratégie de sevrage garde sa place avec la possibilité de prescrire de la naltrexone, un anti-morphinique à longue durée d’action, en prévention des rechutes. Le soutien par des associations de patients type Narcotique Anonymes est d’un intérêt non négligeable.
Lire la suite >Séance du 31 mai 2016
Communication scientifique
La prise en charge socio-éducative de l’héroïnomane sevré : Expérience de l’association EDVOL’auteur déclare ne pas de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
E.D.V.O. accueille sur son centre d’hébergement de 35 places, pour une durée de six à douze mois, des personnes majeures abstinentes de tout produit modifiant le comportement, en particulier les héroïnomanes après sevrage et poste cure de deux à trois mois.
Il s’agit d’un hébergement collectif en chambres et studios à deux places, puis en chambre individuelle, pour ensuite intégrer nos appartements en sous locations ou des appartements thérapeutiques chez nos partenaires pour une année de stabilisation dans la gestion d’une autonomie choisie.
L’objectif pour notre suivi étant la réinsertion sociale et professionnelle, le rétablissement progressif, le maintien d’une abstinence durable et acceptée de tous produits modifiants le comportement, comme nouveau mode de vie.
Notre accompagnement thérapeutique étant inspiré du modèle Minnesota, avec nos encouragements, chaque résident fréquente les groupes de paroles extérieurs « Narcotiques Anonymes ou Alcooliques Anonymes ou autres.. » pour y créer du lien surtout durant les trois premiers mois.
En cas de « rechute », motivant une exclusion d’une semaine, il peut ainsi se faire héberger provisoirement chez un membre de ces fraternités d’entraide et revenir avec un nouveau temps d’abstinence de plusieurs jours. Il bénéficie aussi de notre suivi en ambulatoire mais si la rechute se prolonge, le temps d’une cure et poste cure d’un mois de consolidation est demandé pour un retour sur notre structure.
Lire la suite >Séance du 31 mai 2016
Communication scientifique
La prise en charge socioéducative de l’héroïnomane sevré Expérience de l’association Saint Jean EspéranceThe socio-educational care of the weaned heroin addict Experience of the association Saint Jean Esperance
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
L’association Saint Jean Espérance, fondée par une Communauté religieuse catholique, accueille des jeunes de 18 à 35 ans ayant des dépendances à l’héroïne mais aussi à tous les types de drogue. Elle n’accepte pas les traitements de substitution, type Subutex ou Méthadone. Tout jeune qui veut y entrer pour quitter sa dépendance devra arriver sevré (par le biais d’un hôpital). Le but est d’aider les jeunes accueillis à faire le choix d’une nouvelle vie : faire l’expérience du bonheur sans l’usage de produits addictifs. Le principe repose sur un travail de restructuration personnel et la mise en œuvre de leur réinsertion sociale et professionnelle. Les trois grands moyens qui leurs sont donnés sont le travail manuel, une vie commune intense afin de nouer de vraies amitiés et enfin le développement de leur vie intérieure (avec une recherche possible de transcendance).
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Communication scientifique
Overdose aux opioïdes : présentation clinique et place de la naloxoneOpioid overdose: clinical presentation and role of naloxone
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les analgésiques opioïdes représentent depuis quelques années la première cause de mort toxique aux Etats-Unis. L’overdose par opioïdes est responsable d’une dépression du système nerveux central, à l’origine d’une triade clinique quasi-pathognomonique associant trouble de conscience, myosis et bradypnée et pouvant conduire à l’arrêt respiratoire et au décès asphyxique. Le délai d’installation et la durée des troubles sont néanmoins fortement variables selon les propriétés, la formulation et le mode d’administration du morphinomimétique en cause. La naloxone, antagoniste compétitif des récepteurs opioïdes est l’antidote disponible de première ligne pour réverser cette toxicité neuro-respiratoire menaçant le pronostic vital. Son administration titrée par voie intraveineuse sous surveillance médicale est recommandée en cas de coma ou de dépression respiratoire justifiant le recours à la ventilation mécanique, afin d’éviter une intubation trachéale. Les effets adverses de la naloxone sont réduits et les deux risques principaux sont la possible survenue de signes de sevrage aigu chez le sujet dépendant aux opioïdes ou la récurrence à distance de signes de toxicité opioïde en raison d’une demi-vie pharmacodynamique courte, justifiant souvent de ce fait un relai adapté en perfusion continue avec surveillance du patient en unité de soins continus voire en réanimation à l’hôpital. Récemment, des programmes d’éducation, de mise à disposition de kits de naloxone notamment pour administration nasale et de formation du public à risque à son utilisation ont été développés aux Etats-Unis et dans certains pays européens (seulement 10 des 28 pays de la Communauté européenne à ce jour), pour permettre à tout témoin d’une overdose aux opioïdes d’administrer à la victime l’antidote permettant de prévenir la survenue d’un arrêt respiratoire, le temps qu’interviennent les secours médicaux. En se basant sur les résultats fortement encourageants des premières études démontrant l’intérêt de tels programmes pour prévenir le décès par overdose aux opioïdes au sein de communautés à risque, l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (Ansm) autorisera en France dans les jours prochains la commercialisation d’un spray nasal de naloxone à destination des usagers de drogues.
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Autre
Conclusions de la séance thématique : « Prise en charge des addictions à l’héroïne » Lire la suite >Séance du 24 mai 2016
Communiqué
Il est urgent de réviser l’enseignement futur de la pédiatrie pour les internes de pédiatrie et pour les internes de médecine générale. Lire la suite >Séance du 24 mai 2016
Communiqué
Soutien à l’action de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France en faveur de la sauvegarde du français scientifique Lire la suite >Séance du 24 mai 2016
Information
Langue française et médecineLe point sur le dictionnaire de l’ANM du 1er janvier 2015 au 26 septembre 2016 (en séance le du 24 mai 2016 —actualisé le 26 septembre 2016)
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Présentation ouvrage
Jacques BATTIN. Le vieillissement réussi. Essai sur le temps autour de Montaigne, des écrivains, des artistes et des médecins, Éditions Fiacre, 2015, 141 p. Lire la suite >Séance du 24 mai 2016
Communication scientifique
Aspects éthiques et psychologiques des allongements chirurgicaux des membres inférieurs chez les sujets de petite tailleLengthening of the lower limbs of short stature people ethic and psychologics aspects
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article. Éditeur associé à cet article : International Orthopaedics (Rédacteur en chef : Sicot J.)
Notre expérience des allongements des membres inférieurs dans les inégalités de longueur des membres inférieurs et la sécurité donnée par les techniques chirurgicales actuelles développées depuis plus de 30 ans nous ont incités à utiliser ces possibilités thérapeutiques chez les sujets de petite taille, adolescents et adultes jeunes. En effet, notre société nous renvoie à une image normée du corps, ceci ayant pour conséquences d’entraîner parfois des difficultés d’ordre psychologiques et sociales chez les sujets porteurs d’une petite taille. Le traitement chirurgical permettra des allongements de 10 à 20 cm lorsque les aspects psychologiques de cette petite taille ont été correctement cernés, ces patients en tireront alors un bénéfice réel. Faut-il encore définir les limites éthiques de cette chirurgie en différenciant bien les indications cosmétiques des indications thérapeutiques vraies. Cette chirurgie réparatrice permettra alors de compléter un traitement médical insuffisant ou de suppléer celui-ci lorsqu’il s’est avéré impossible (par exemple achondroplasie).
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Communication scientifique
Faut-il proposer systématiquement un délai de réflexion au patient avant une intervention en chirurgie orthopédique ? Étude prospective à propos de 52 patientsShould we routinely offer a period of reflection to the patient before an intervention in orthopaedic surgery ? A prospective study on 52 patients
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Le Code de la Santé Publique n’impose pas, de façon explicite, un délai de réflexion au patient, pour qu’il puisse prendre une décision de façon sereine en dehors de la chirurgie esthétique où le délai de réflexion (Art. L. 6322-2 du Code de la Santé Publique) est de quinze jours. La première chambre civile de la Cour de cassation, dans un arrêt du 11 mars 2010 (pourvoi no 09-11270) vient de rappeler cependant qu’il incombait au chirurgien, de laisser un temps de réflexion « adapté » au patient. Le but de ce travail est d’analyser la notion de « délai de réflexion ». 52 patients ont été inclus entre le 1er janvier 2014 et le 1er mars 2014. Tous ces patients devaient bénéficier d’une intervention de chirurgie orthopédique programmée (urgence exclue). Les données étaient recueillies par deux questionnaires, prospectifs, observationnels, monocentriques, en entretien semi dirigé par deux membres de l’équipe médicale avant et après l’intervention. Chaque questionnaire comportait 10 questions à choix multiples. Le patient pouvait à tout moment changer de réponse. L’entretien a été effectué la veille de l’intervention et le jour de la sortie. L’âge moyen est de 56,5 ans. 26 patients ont bénéficié d’une chirurgie prothétique (hanche, genou, épaule), 21 patients d’une chirurgie correctrice de l’avant pied ou d’une arthroscopie de genou ou d’épaule, 5 patients d’une chirurgie de retrait de matériel. Tous ces patients étaient pris en charge en « hospitalisation classique » (ambulatoire exclu). 92 %des patients considèrent que le chirurgien est la principale personne qui a participé à la démarche décisionnelle. Avant l’intervention, 75 % des patients n’ont pas ressenti le besoin de définir un délai de réflexion avant de prendre leur décision. Après l’intervention, seulement 6 % des patients regrettent de ne pas avoir défini un délai de réflexion. Chez les patients ayant défini un délai de réflexion, 56 % ont jugé que ce dernier était trop court. Enfin les patients ne sont pas en faveur d’un délai de réflexion obligatoire (OR = 1, 18 IC à 95 % [0,3373-4,1349], p-value = 1). La perception du délai de réflexion par les patients est discordante. Les patients sont attachés et adhèrent à la relation de confiance avec leur chirurgien dans leur choix décisionnel. Ils ne sont pas en faveur d’un délai « imposé ». La notion de délai de réflexion (dans l’exercice de la chirurgie orthopédique programmée) est à la fois un concept éthique et jurisprudentiel. Cette étude prospective, montre que la notion de « délai de réflexion » n’obère ni la relation éthique de confiance patient-chirurgien, ni a posteriori, c’est à dire après la réalisation de l’intervention, la réflexion décisionnelle du patient.
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Communication scientifique
Interleukine 17 et l’inflammation chronique : de la découverte au ciblage thérapeutiqueInterleukin 17 and chronic inflammation: From its discovery to clinical targeting
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
L’Interleukine 17 (IL-17) est une cytokine récemment décrite qui joue un rôle important dans l’inflammation et qui participe aux défenses contre les infections bactériennes extracellulaires et fongiques. Elle contribue à la chronicité de maladies inflammatoires et auto-immunes, ce qui fait de l’IL-17 une nouvelle cible thérapeutique. Cette revue décrit d’abord la structure de la famille de l’IL-17, son récepteur et les cellules productrices d’IL-17. Ensuite sont abordées les fonctions biologiques de l’IL-17 dans la défense contre les infections et son rôle dans l’inflammation chronique. Enfin, sont détaillés les inhibiteurs thérapeutiques de l’IL-17 et de son récepteur. Les résultats des essais cliniques ont déjà permis l’enregistrement de l’inhibition de l’IL-17 dans le traitement du psoriasis, du rhumatisme psoriasique et de la spondylarthrite ankylosante. D’autres indications avec d’autres molécules sont en cours de développement.
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Éloge
Éloge de Christian NEZELOF (1922-2015) Lire la suite >Séance du 17 mai 2016
Communication scientifique
Réseau de Chirurgie Pédiatrique en Midi-PyrénéesPediatric Surgery Network in Midi-Pyrénées, France
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Après une étude de la CNAM sur la place de la chirurgie pédiatrique en Midi-Pyrénées il a été décidé avec le soutien de l’ARS de créer un réseau de chirurgie pédiatrique ayant trois objectifs : favoriser la chirurgie à proximité du lieu de résidence, obtenir la sécurité en exigeant des moyens adaptés à l’enfant et rechercher la qualité en définissant le périmètre d’activité de chaque établissement et en aidant à la formation. Après avoir défini la spécificité pédiatrique des centres de proximité, spécialisé et de recours, une enquête de tous les établissements de la région a été réalisée et en fonction des réponses l’ARS a labellisé 23/33 centres de proximité, 4/5 centres spécialisés et un centre de recours.Avec 4 ans de recul l’analyse du PMSI a permis de constater que la chirurgie pédiatrique dans les centres « non labellisés » a diminué, que la chirurgie pédiatrique dans les centres de proximité a été maintenue à son niveau, que les enfants de moins de un an sont de moins en moins opérés dans les centres de proximité et que le périmètre d’activité est respecté. Ces résultats sont intéressants et incitent à étendre ce réseau, mais l’avenir de ce type de réseau dépendra de l’implication de l’ARS et des acteurs du réseau.
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Communication scientifique
L’expérience nationale des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) pour les lésions malignes Lire la suite >Séance du 17 mai 2016
Communication scientifique
Hôpital public et exercice libéral : une complémentarité nécessaire ?L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
L’auteur qui a bénéficié d’une expérience médicale professionnelle de 60 années (1948-2008) à la fois en secteur public et en secteur privé, expose ses réflexions personnelles sur les avantages et inconvénients des deux systèmes. Même si la médecine s’est transformée au cours du XXe siècle, l’expérience acquise garde valeur d’actualité. La complémentarité de secteur public et du secteur privé est une nécessité qui offre aux patients les meilleures garanties d’une prise en charge de qualité. Le risque de la coexistence d’un secteur libéral ambulatoire et d’un secteur public hospitalier sans interpénétration ne doit cependant pas être sous-estimé.
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Communication scientifique
Les réseaux de soins informelsInformal networks of medical care
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Un médecin généraliste construit autour de lui un réseau informel de soins composé de correspondants spécialistes, de structures d’hospitalisation, d’auxiliaires médico-sociaux. Les déterminants du choix de tous ces correspondants sont la réputation, l’accessibilité géographique et temporelle, la qualité de la communication et du retour d’information, l’absence de concurrence et la collaboration décisionnelle. À ces éléments, il faut ajouter les désirs des patients et la qualité de la relation que ceux-ci nouent avec les correspondants. C’est ce réseau informel, à côté des autres systèmes de structures institutionnalisées, qui fait la qualité et l’originalité d’exercice de chaque praticien.
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