Articles du bulletin Le Bulletin est édité avec Elsevier-Masson. Les rapports de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. L'accès aux autres textes peut être obtenu sur Em-Consulte. Les archives du Bulletin sont disponibles en accès libre sur le site Gallica de la BNF (numéros de de 1836 à 2017) et sur le site de l'Académie (de 2001 à 2018).
Accès au Bulletin électronique sur Em-Consulte
Consignes aux auteurs
Séance du 17 mai 2016
Communication scientifique
Relation public-privé : expérience à Langogne, Lozère Lire la suite >Séance du 17 mai 2016
Autre
Introduction de la séance thématique : « Public/privé : vers une organisation raisonnable des réseaux de soins » Lire la suite >Séance du 17 mai 2016
Autre
Conclusion de la séance thématique : « Public/privé : vers une organisation raisonnable des réseaux de soins Lire la suite >Séance du 15 mai 2016
Information
Le point sur le dictionnaire de l’ANM au 15 mai 2016 Lire la suite >Séance du 3 mai 2016
Communication scientifique
Introduction à la médecine de catastropheL’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Par leurs conséquences sur les populations, les catastrophes ont conduit les médecins et les chirurgiens à adapter et à améliorer les secours et les soins d’urgence. Une première classification des catastrophes selon leur origine a conduit à déterminer des dominantes agressives et leurs traitements. Une seconde, qui analyse leurs conséquences, définit une organisation adaptée des secours : Plan Rouge (ou NoVi) ou envoi de colonnes de secours. La prise en compte du Syndrome post-traumatique du à la confrontation avec la mort, la survenue d’épidémies et de pandémies, la répétition des catastrophes chimiques et nucléaires, l’émergence du terrorisme atteignant les populations civiles ont renforcé la nécessité de disposer de techniques médicales appropriées, d’une organisation structurée des secours et soins d’urgence, d’un support logistique performant. Les personnels de santé et de secours doivent être formés pour travailler ensemble, leurs compétences entretenues. Initiée en France, diffusée et adoptée dans le monde entier, la médecine de catastrophe est une spécialité médicale jeune pour laquelle chaque engagement opérationnel doit être facteur de progrès et d’affirmation de ses bases scientifiques.
Lire la suite >Séance du 3 mai 2016
Communication scientifique
Les armes et les munitions utilisées par les terroristesL’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Lors des dernières attaques terroristes à Paris des armes de guerre ont été utilisées et ont provoqué de nombreuses victimes. Les armes utilisées, toutes d’origine illicite, souvent issues des anciens conflits d’Europe centrale, étaient des armes militaires, des armes légères et de petit calibre (ALPC). Les réseaux criminels transnationaux et les réseaux terroristes empruntent les mêmes voies pour obtenir des armes. La demande en armes reste forte, la disponibilité de ces armes est toujours très bonne, et elles sont peu onéreuses. De plus, elles sont faciles à obtenir car les terroristes, sont souvent d’anciens délinquants qui disposent des contacts nécessaires.
Lire la suite >Séance du 3 mai 2016
Communication scientifique
Relève des blessés et Damage controlMass shooting: prehospital damage control
L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les fusillades massives confrontent les secours à de nouvelles problématiques : l’engagement des secours en zone non sécurisée, le très grand nombre de victimes civiles présentant des blessures de guerre, une stratégie d’évacuation adaptée à cette situation de catastrophe. En France, le concept tactique du « plan rouge alpha » doit être appliqué : triage médical, damage control pré-hospitalier, médicalisation des urgences absolues le nécessitant et transport rapide vers les centres hospitaliers. Ces principes de sauvetage au combat ont permis de sauver le maximum de vies. L’importance de la prise en charge immédiate sur le terrain des traumatismes graves par fusillade et du transport rapide vers un centre de traumatologie est largement promulguée. Les méthodes d’hémostase externe connaissent des progrès techniques, avec le développement de garrots et de pansements hémostatiques, pouvant autoriser un contrôle plus simple, rapide et efficace des saignements extériorisés. L’hypothermie est indépendamment associée à un risque accru de mortalité, mais est accessible à une prévention initiée dès la prise en charge sur le terrain. L’impact d’une réanimation liquidienne excessive semble négatif. La place de vasopresseur comme la noradrénaline au début de la réanimation est encore en débat, mais plutôt encouragée. L’utilisation précoce d’acide tranexamique est promue. Des stratégies de transfusion spécifiques sont développées en milieu pré-hospitalier. Il est essentiel que les praticiens civils et militaires impliqués dans les traumatismes balistiques par fusillade continuent de partager les expériences et les commentaires constructifs.
Lire la suite >Séance du 3 mai 2016
Communication scientifique
Organisation de la filière de soins du terrain à l’hôpital (Plan Blanc)Organization of care from the field to the hospital (White Plan)
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La survenue d’une catastrophe quelle qu’elle soit expose à un afflux massif de victimes, à l’origine d’une saturation du système de secours et de soins, ce qui a pour conséquence l’incapacité de prendre en charge l’ensemble des patients ou victimes. La phase initiale de prise en charge des victimes nécessite une mise en oeuvre rigoureuse et parfaitement coordonnée des différents plans de secours, aussi bien sur le terrain qu’au niveau de la régulation par le SAMU. Dans le contexte d’attentats multi-sites, la difficulté initiale pour tous les acteurs réside dans le dimensionnement adéquat du nombre d’équipes médicales engagées sur le terrain. L’articulation entre les systèmes de soins pré- et intrahospitaliers s’établit autour du SAMU, l’objectif étant d’éviter de déplacer la catastrophe vers les structures hospitalières, en organisant l’orientation de l’ensemble des victimes vers des structures de soins adaptées à leur pathologie et leur gravité. En situation de catastrophe, lorsque les capacités hospitalières sont dépassées, l’hôpital doit se réorganiser, toute son activité devant alors être exclusivement orientée vers la prise en charge des patients relevant de cet événement. Les victimes les plus graves doivent être traitées en priorité, et dans le cadre plus spécifique de la traumatologie, les concepts de « damage control » et de « damage control surgery » doivent être appliqués pour permettre de prendre en charge le plus grand nombre de victimes.
Lire la suite >Séance du 3 mai 2016
Rapport
Thérapeutique fœtaleFetal Therapy
Yves VILLE déclare avoir contribué au développement d’instruments de chirurgie endoscopique fœtale dans un partenariat avec la société Storz, mais n’ayant donné lieu à aucune rétribution personnelle.
La thérapeutique fœtale s’est développée depuis 50 ans à partir des possibilités de diagnostic prénatal de maladies ou de malformations congénitales dont l’aggravation pendant la vie intra-utérine leur confère un caractère létal ou entraine un handicap grave et irréversible par un traitement postnatal. Son développement continue de s’opérer par la mise au point de traitements médicaux et chirurgicaux innovants. Les intérêts de la femme enceinte et du fœtus doivent être garantis par une approche scientifique et éthique rigoureuse et multidisciplinaire, au sein de centres d’excellence. La douleur fœtale doit être prise en charge. Le suivi des enfants nés après une thérapeutique fœtale doit être assuré. Les droits de la femme enceinte à l’interruption médicale de grossesse ainsi que ceux à l’accompagnement d’un nouveau-né au-delà de toute ressource thérapeutique doivent être assurés.
Lire la suite >Séance du 12 avril 2016
Communiqué
LE CANCER DU COL UTÉRIN : insuffisance de dépistage et de vaccination contre l’agent responsable Lire la suite >Séance du 12 avril 2016
Rapport
Modifications du génome des cellules germinales et de l’embryon humainsGenetic modifications of human germinal cells and embryos
Les interventions ayant pour but de modifier le génome de la descendance sont proscrites depuis 1994 en France mais le développement de méthodes comme CRISPR-Cas9 conduit à s’interroger sur leur utilisation potentielle sur les cellules germinales et l’embryon humains. La seule indication médicale acceptable serait d’éviter la transmission d’une pathologie génique à l’enfant mais les conditions, notamment celles relatives à l’efficacité et à l’innocuité de ces méthodes, ne sont pas actuellement réunies pour envisager leur utilisation clinique. De plus il existe d’autres moyens permettant aux couples concernés de réaliser leur projet parental. Les questions éthiques suscitées par ces technologies incitent à recommander l’ouverture d’une réflexion pluridisciplinaire qui devrait être menée dans le cadre d’un débat plus large portant sur l’ensemble des interventions médicales réalisées lors de de l’assistance médicale à la procréation, pouvant avoir des conséquences sur le génome des enfants à naitre et éventuellement sur celui des générations suivantes. En revanche, les recherches, y compris sur les cellules germinales et l’embryon humains, devraient pouvoir être menées quand elles sont scientifiquement et médicalement justifiées.
Lire la suite >Séance du 12 avril 2016
Communication scientifique
Le droit à la santé entravé par les stratégies de coopération internationale. Le cas de l’Afrique subsaharienneThe right to health hampered by international co-operative strategies. The case for sub-Saharan Africa
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Depuis l’élaboration par la communauté internationale des concepts de Développement et de Droits de l’Homme au lendemain de la seconde guerre mondiale, les acteurs, les stratégies, les expertises, les institutions et les politiques sanitaires relevant de ces deux champs de la coopération sanitaire, évoluent en parallèle plutôt que d’être intégrés. Deux cultures se sont établies au fil du temps : celle des acteurs du développement et celle des acteurs des droits de l’homme. Il s’en suit l’élaboration par les organisations internationales en charge du développement, de stratégies sanitaires censées améliorer l’accès aux soins des populations pauvres, qui se révèlent en pratique une menace pour le droit à la santé : l’Initiative de Bamako institue un mécanisme de tarification des services de soins dans un environnement où l’assurance maladie et la protection sociale n’existent pas. Le tournant qui se situe en 2015 prévoit que le « développement durable » devienne la toile de fond de la coopération au développement. Le Haut Commissariat pour les Droits de l’Homme de l’ONU saisit cette occasion pour multiplier les initiatives, déclarations, conférences et rapports en vue de faire converger et intégrer la problématique des Droits de l’Homme à celle du Développement durable. Cela paraît d’autant plus opportun que l’adoption d’un programme universel s’appliquant à l’ensemble des pays de la planète après 2015, s’accompagne de risques de voir des priorités globales communes (environnementales par exemple) bénéficier en priorité de financements publics et privés par ailleurs réduits dans un contexte de crise économique et financière mondiale.
Lire la suite >Séance du 12 avril 2016
Communication scientifique
Rôle du médecin généraliste en Île-de-France dans la prévention et le dépistage des lésions podologiques chez le diabétiqueThe role of the general practitioner in Île-de-France in the prevention and detection of lesions in diabetic footcare
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
En France il y a 2,7 millions de diabétiques de type II, majoritairement pris en charge par un médecin généraliste. Les complications podologiques sont fréquentes et le nombre d’amputations est de 9 000 par an, dont la moitié pourrait être évitées par une amélioration de l’éducation sanitaire et du dépistage. Ce dépistage des pieds à sur-risque repose sur l’utilisation du monofilament et du diapason gradué, et le calcul de l’index de pression systolique à l’aider d’un doppler de poche. Une enquête de pratiques effectuée par auto-questionnaire auprès de généralistes francilien a montré que si 78 %d’entre eux possédaient un monofilament, 39 %seulement un diapason gradué et 19 % un doppler de poche. 75 médecins déclarent palper les pouls. 16 % estiment que leurs patients examinent leurs pieds une fois par semaine. La possession d’un monofilament est plus élevée que dans d’autres études en médecine générale en France. Toutefois notre échantillon non aléatoire de médecins généralistes déclare posséder un monofilament mais ne renseigne pas sur son taux d’utilisation. C’est à la fois un biais de réponse et c’est aussi inhérent aux enquêtes déclaratives de pratiques. Le taux estimé d’auto surveillance des pieds par les patients est de 16 %. Cela traduit soit un défaut d’éducation sanitaire soit une mauvaise compliance. Pourquoi existe-t-il un écart entre les recommandations et la pratique médicale ? On peut penser, entre autres, que l’aspect chronophage de l’éducation sanitaire et la réalisation d’actes techniques serait en cause. Doit-on envisager une cotation spécifique pour la valeur de ces actes techniques ? faut-il encourager une délégation des tâches à des auxiliaires médicaux, doit-on favoriser les programmes d’éducation thérapeutique des patients ?
Lire la suite >Séance du 5 avril 2016
Rapport
Maladies rares, le modèle françaisRare diseases, the French model
Les maladies rares, définies en Europe par une prévalence inférieure à 1/2 000 personnes, sont au nombre d’environ 7 000 dont la plupart sont d’origine génétique. Les plans nationaux français pour les maladies rares ont permis de structurer leur prise en charge dans le cadre de 131 Centres de références nationaux et de Centres de compétences régionaux. Le domaine des maladies d’origine génétique est celui dans lequel la recherche a le plus progressé. L’analyse de panels de gènes et l’étude d’exome permettent d’identifier les gènes responsables des maladies génétiques, et leur mécanisme. Les médicaments « orphelins » sont mis à la disposition des patients dans un cadre spécifique facilitant leur accès. Le rôle d’information et de soutien des associations de patients, ainsi que l’éducation thérapeutique sont importants.
L’Académie recommande l’enseignement des maladies rares dans le cadre des études médicales et de la formation des spécialistes, la structuration de la transition enfant-adulte pour les malades rares de l’enfance, et la désignation de médecins correspondants dans chaque centre hospitalo-universitaire.
Lire la suite >Séance du 5 avril 2016
Présentation ouvrage
Bernard HOERNI. Éthique et déontologie en médecine, d’Hippocrate à nos jours, Éditions Glyphe, 2015, 290 p. Lire la suite >Séance du 5 avril 2016
Communication scientifique
La fin du VIH peut-elle devenir une réalité ?L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Pour la première fois, nous pouvons formuler la question de la date de fin de la pandémie VIH/SIDA. Il existe désormais pour cela, toute une palette d’interventions biomédicales efficaces : l’accès large pour toutes les personnes touchées au traitement antirétroviral, le dépistage élargi en vue d’atteindre les personnes qui n’ont pas connaissance de leur statut, la prophylaxie pré exposition ou PrEP qui cible les personnes à risque d’acquérir le VIH, la prévention materno-foetale du VIH qui a connu des progrès majeurs, la circoncision masculine volontaire qui est l’un des outils de prévention le plus durable. Pour marquer la volonté politique mondiale, l’ONUSIDA a défini récemment l’Objectif 90/90/90 pour 2020 : 90 %des personnes touchées par le VIH devront connaitre leur statut, 90 % des personnes diagnostiquées comme porteuses du VIH devront avoir reçu un traitement anti rétroviral, 90 % des personnes sous traitement antirétroviral devront avoir une charge virale indétectable. Pour inverser le cours de l’épidémie, il reste certes beaucoup à faire à faire en pratique sur le terrain pour mettre en oeuvre des interventions sus-listées. Malgré le fait la quasi-totalité des antirétroviraux de 1re ligne sont devenus des génériques permettant de réduire leur coût de plus 90 % par rapport aux pays du Nord, la mobilisation de nouveaux financements est nécessaire pour changer d’échelle dans l’accès à la prise en charge. De nouveaux modèles de délivrance des services au plus près des personnes atteintes permettant de retenir dans le soin les patients traités, d’inclure les populations les plus précaires, les enfants et des adolescents, sont d’autres défis tous aussi importants. À côté de ces questions se posent celles plus fondamentales de la recherche d’un vaccin, et de l’éradication du VIH. Un premier bilan en 2020 permettra de suivre les progrès accomplis dans le champ du dépistage, de l’utilisation des traitements anti-rétroviraux et de la suppression virale sous traitement et de refixer des cibles plus précises pour la décennie qui suivra.
Lire la suite >Séance du 5 avril 2016
Communication scientifique
Le traitement de la primo-infection par VIH : un pas vers la rémissionEarly treatment in VIH infection: a step towards remission
L’auteur déclare n’avoir aucun conflit d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Le traitement en phase de primo-infection VIH est un moment privilégié pour traiter car il réduit considérablement le niveau des réservoirs VIH, lesquels constituent un véritable obstacle à l’éradication virale. L’étude des réservoirs a conduit à l’identification de patients présentant une véritable rémission, avec un contrôle de l’infection, plusieurs années après l’arrêt des traitements. L’utilisation de nouveaux traitements anticancéreux, activant ou réprimant l’expression des gènes, pourrait permettre de nouvelles approches thérapeutiques pour réduire ou contrôler ces cellules réservoirs VIH.
Lire la suite >Séance du 5 avril 2016
Communication scientifique
Les troubles cognitifs chez les patients diabétiques âgés. Apport de l’étude GérodiabCognitive decline in elderly diabetic patients. Contribution of the Gerodiab study
L’étude Gérodiab est menée grâce à une subvention de la Fondation Novo-Nordisk et des laboratoires Merck-Serono, une allocation recherche de la SFD et un PHRC national.
L’étude Gérodiab est la première étude multicentrique française observationnelle prospective de suivi d’une cohorte de patients diabétiques âgés.
But de l’étude : L’objectif de cette étude est d’évaluer le lien entre l’équilibre glycémique et la morbidité de patients diabétiques de type 2 de plus de 70 ans. Les résultats ici présentés concernent les données lors de l’inclusion des patients.
Patients et méthode : Une cohorte de 987 patients diabétiques de type 2 dont 52,1 % de femmes, âgés de 70 ans et plus, ont été inclus de Juin 2009 à Juillet 2010 après une information éclairée, dans 56 centres répartis dans l’hexagone. L’ancienneté du diabète était d’au moins 1 an et les malades devaient être suffisamment autonomes dans leurs activités de la vie courante comportant notamment l’hygiène corporelle, l’habillage, la marche et les repas. Cette autonomie, au moins relative, était définie par un score supérieur ou égal à 3/6 sur l’échelle ADL (Activities of Daily Living). Les critères d’exploitation de l’étude reposaient, lors de l’inclusion, sur l’évaluation des données individuelles et notamment sur l’existence de troubles cognitifs. Dans cette étude, les troubles cognitifs ont été quantifiés grâce à la réalisation d’un MMSE (Mini Mental State Examination).
Résultats : Dans l’étude Gérodiab, 28,7 %des patients avaient un déficit sur le plan cognitif, soit du fait d’une démence (2,6 % des cas), soit devant un score inférieur à 25 au MMSE lors de l’inclusion. Les résultats permettent de confirmer et de préciser certains points de la littérature portant sur la fréquence, les mécanismes d’apparition, le rôle des hypoglycémies et les conséquences cliniques de ces troubles cognitifs.
Conclusion : Le dépistage des troubles cognitifs des patients diabétiques âgés permet d’adapter le mode de prise en charge et de prendre des mesures sociales pour limiter les conséquences de ce qui constitue de nouvelles complications du diabète.
Lire la suite >Séance du 29 mars 2016
Communication scientifique
Introduction de la séance dédiée : « L’élimination du paludisme dans le monde est-elle possible ? Médecins et chercheurs dans cette lutte » Lire la suite >Séance du 29 mars 2016
Communication scientifique
Paludisme : espoir d’un contrôle efficace en Afrique, vers l’élimination du paludismeLes auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Dr I.S. FALL est membre du personnel de l’OMS. Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas des positions engageant l’OMS.
Séance du 29 mars 2016
Communication scientifique
Élimination du paludisme en Asie du Sud-Est ? Moyens médicamenteuxElimination in South-East Asia ? The role of antimalarial drugs
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
La résistance de Plasmodium falciparum aux dérivés de l’artémisinine qui gagne le Sud-Est Asiatique menace les progrès récents observés dans la lutte contre le paludisme. Une véritable course contre la montre est engagée pour éliminer P.falciparum dans cette région avant qu’il ne devienne résistant à tous les traitements disponibles. Les antipaludiques occupent une place centrale dans le projet d’élimination en cours dans l’Est de la Birmanie le long de la frontière thaïlandaise. La combinaison d’artéméther et de luméfantrine est utilisée dans le traitement précoce des cas cliniques en association avec la primaquine. La dihydro-artémisinine en association avec la pipéraquine, d’élimination lente, est le médicament de choix pour les traitements de masse, dans les foyers de forte prévalence d’infections sous-microscopiques asymptomatiques. Les premiers résultats enregistrés après 18 mois d’activités sont très encourageants : l’acceptabilité par la population a été excellente et une forte diminution de l’incidence de P.falciparum, sans aggravation de la résistance, a été observée.
Lire la suite >Séance du 29 mars 2016
Communication scientifique
Résistance de l’agent du paludisme, Plasmodium falciparum aux combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACTs) : Craintes d’une chimiorésistance généraliséePlasmodium falciparum resistance to artemisinin-based combination therapies (ACTs): Fears of widespread drug resistance
Françoise BENOIT-VICAL déclare être co-auteur des brevets # US61/904651 et # US62/062439 déposés par l’Institut Pasteur.
L’utilisation, depuis plus de 15 ans, dans le traitement du paludisme de combinaisons thérapeutiques associant un dérivé de l’artémisinine avec une molécule partenaire (dénommées ACTs pour Artemisinin-based Combination Therapies), a permis une diminution notable de la mortalité dans les régions tropicales et subtropicales. Cependant ces progrès sont gravement menacés par la diminution de l’efficacité clinique des artémisinines caractérisée par une clairance parasitaire retardée et un taux de recrudescence élevé, et rapportée dès 2008 dans l’Ouest du Cambodge. Cette résistance de Plasmodium aux artémisinines s’est déjà étendue à plusieurs pays du Sud-est Asiatique. Cependant les ACTs restent efficaces tant que la molécule partenaire garde son activité, mais de plus en plus d’échecs cliniques sont aujourd’hui corrélés à la résistance du parasite à la fois à l’artémisinine et à la molécule associée. Une des craintes majeures est la diffusion de ces parasites aux multiples résistances en Afrique subsaharienne, continent le plus touché par le paludisme, comme cela fut le cas par le passé avec d’autres traitements antipaludiques. Il est donc indispensable de mieux comprendre, d’un point de vue phénotypique et génotypique, la résistance du parasite Plasmodium falciparum à l’artémisinine et à ses dérivés afin de proposer de nouveaux outils thérapeutiques.
Lire la suite >Séance du 29 mars 2016
Communication scientifique
« Un monde sans paludisme » : aperçu du programme stratégique de la fondation Bill et Melinda Gates Lire la suite >Séance du 29 mars 2016
Communication scientifique
Élimination du paludisme, un objectif envisageable ? Coordonner les actions Lire la suite >Séance du 22 mars 2016
Éloge
Éloge de M. Henry HAMARD (1933-2015) Lire la suite >Séance du 22 mars 2016
Rapport
L’alcoolisation foetaleFetal alcohol syndrome
Les membres de la commission déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts en rapport avec le contenu du rapport.
L’exposition prénatale à l’alcool touche un nombre grandissant de pays .La France n’est pas épargnée par ce fléau qui atteint les enfants de la naissance à l’adolescence. Elle se manifeste dans sa forme la plus grave et complète par le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale associant une dysmorphie cranio faciale, un retard de croissance et un déficit mental. Il existe beaucoup d’autres aspects réunis sous la terminologie de Troubles Causes par l’Alcoolisation Fœtale dominés par les troubles de l’apprentissage, de la mémorisation responsables de difficultés scolaires, de troubles cognitifs et du comportement.
Depuis le communiqué publié par l’Académie Nationale de Médecine en 2004, des progrès significatifs ont été accomplis dans les domaines de l’épidémiologie, de la connaissance des mécanismes de toxicité de l’alcool sur le cerveau et des méthodes de détection clinique et biologique de l’intoxication alcoolique.
La gravité des situations créées chez l’enfant à naître appelle une prise de conscience collective.
Les mesures rigoureuses d’encadrement qui s’imposent concernent :
– l’information, par les médias, de tous les acteurs impliqués à commencer par les femmes enceintes elles- mêmes, mais aussi les adolescentes, les femmes en âge de procréer, le grand public.
– la formation de tous les professionnels de santé concernés par la grossesse, la naissance et l’enfant, ainsi que les enseignants.
– la prévention ciblée sur la modification du logo apposé sur les bouteilles de boissons alcooliques, la préparation et la surveillance de la grossesse, l’utilisation d’un auto questionnaire et des biomarqueurs modernes pour la détection de l’intoxication.
Ces orientations font l’objet de recommandations conclues par un seul mot d’ordre : tolérance zéro alcool pendant la grossesse.
Lire la suite >Séance du 22 mars 2016
Information
Le cancer chez les déficients intellectuels : Épidémiologie et prise en chargeL’espérance de vie des personnes atteintes de déficience intellectuelle [PDI] s’est considérablement accrue avec comme corollaire une augmentation de leur risque de développer un cancer. Ces cancers ont des spécificités quant à leur épidémiologie, leur diagnostic et leur thérapeutique.
Globalement la fréquence de ces cancers est la même que celle de la population générale. Cependant la fréquence élevée de certains cancers est en rapport avec l’étiologie du déficit intellectuel, on observe aussi que l’influence de l’âge peut être différente de celle observée dans la population générale. Leur prise en charge pose des problèmes particuliers. Le déficit intellectuel crée des difficultés particulières de prise en charge et, au total, peut la rendre insuffisante.
Lire la suite >Séance du 22 mars 2016
Communication scientifique
Immunothérapies innovantes des maladies allergiques respiratoiresInnovative immunotherapies of respiratory allergic diseases
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
L’immunothérapie allergénique (ITA) est un moyen de traitement des maladies allergiques respiratoires (asthme, rhinite et conjonctivite) qui a démontré son efficacité. Outre la réduction des symptômes, l’ITA peut modifier l’évolution de la maladie allergique et agir à long terme, après l’arrêt du traitement, en induisant une tolérance spécifique de l’allergène. En pratique clinique courante, l’immunothérapie est administrée par voie sous-cutanée ou sublinguale pour un effet de 7 à 12 ans. Elle peut également prévenir le développement de l’asthme et une sensibilisation à de nouveaux allergènes. Malgré les progrès accomplis, d’autres approches sont nécessaires, particulièrement pour les patients souffrant d’asthme et d’allergies respiratoires moins fréquentes ou multiples, ou bien d’allergies non respiratoires (dermatite atopique, allergies alimentaires). Ces nouvelles approches d’amélioration de l’ITA portent sur l’utilisation d’adjuvants ou d’allergènes recombinants, de peptides, ainsi que de nouvelles voies d’administration.
Lire la suite >Séance du 22 mars 2016
Communication scientifique
Les cellules innées lymphoïdes: des nouveaux acteurs de l’immunitéInnate Lymphoid Cells: new actors of immunity
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Le monde des cellules lymphocytaires, composantes majeures de notre système immunitaire, s’est récemment élargi. Un nouveau groupe, les cellules lymphoïdes innées (ILC pour Innate Lymphoid Cells) a été défini. Il comprend des cellules lymphoïdes connues depuis des décennies, comme les cellules Natural Killer (NK) et les cellules ‘Lymphoïde Tissue-Inducteur’ (LTI). Les cellules NK reconnaissent une large gamme de cellules cibles, qu’elles contribuent à éliminer par des processus de cytotoxicité et/ou de production de cytokines, telles que l’interféron-γ (IFN-γ). Les progrès dans notre compréhension de la biologie des cellules NK ont conduit à un intérêt croissant pour la manipulation clinique de ces cellules dans le cancer. Les autres ILC plus récemment identifiés se trouvent principalement dans les muqueuses et les tissus lymphoïdes associés aux muqueuses, où elles initient rapidement des réponses immunitaires à des agents pathogènes et ceci en l’absence d’une sensibilisation spécifique. Nous décrirons dans cet article les caractéristiques de base de ces nouvelles ILC, et plus spécifiquement leur implication dans le cancer. Une grande partie de ce rôle reste inconnue, mais plusieurs résultats devraient conduire à de nouvelles approches pour disséquer la contribution des différents sous-ensembles d’ILC au développement, à la maintenance ou à l’élimination des tumeurs à différents sites anatomiques. Ces analyses nécessiteront le développement de réactifs et de protocoles normalisés pour évaluer la présence et la fonction des ILC dans les échantillons de sang et de tissus humains.
Lire la suite >Séance du 22 mars 2016
Communication scientifique
Médecines thermales et douleurs des lombalgies chroniques, gonarthrose ou fibromyalgieSPA therapy for pain of patients with chronic low back pain, knee osteo-arthritis and fibromyalgia
Les auteurs déclarent être membres du Conseil Scientifique de l’Association Française pour la Recherche Thermale.
L’examen de 33 essais cliniques avec comparateur et tirage au sort suggèrent que les douleurs chroniques de l’arthrose du genou, des lombalgiques chroniques, de la fibromyalgie sont améliorées de manière appréciable par les cures thermales ; l’amélioration est globalement supérieure à celle des groupes témoins. Globalement la cure thermale est bien tolérée. Comparés à des soins homologues non thermo-minéraux, les soins thermaux font preuve d’une plus grande efficacité analgésique. Les études manquent le plus souvent de puissance statistique en particulier en raison d’un nombre de sujets insuffisant ; les durées d’observation des patients ne sont pas toujours suffisantes et les protocoles de traitement divers. Une analyse scientifique plus approfondie (méta-analyse) est pertinente. Mais, la poursuite des investigations cliniques est nécessaire pour affiner ces données.
Lire la suite >Séance du 8 mars 2016
Communication scientifique
Introduction de la séance dédiée : « L’autisme, aux confins de la psychiatrie du développement et de la neurologie : évolution des modèles et des pratiques » Lire la suite >Séance du 8 mars 2016
Communication scientifique
Dépistage précoce des troubles du spectre autistique : symptômes émergents et bio-marqueursEarly detection of autism spectrum disorders: emerging symptoms and biomarkers
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet
article.
Séance du 8 mars 2016
Communication scientifique
L’autisme, une autre intelligenceIs autism a different kind of intelligence? New insights from cognitive neurosciences
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Lire la suite >Séance du 8 mars 2016
Communication scientifique
Vers un abord neuro-psychologique de l’autismeTowards a neuropsychological approach to autism
Lire la suite >Séance du 8 mars 2016
Communiqué
Préconisations faisant suite à la journée dédiée à l’autisme du 8 mars 2016 Lire la suite >Séance du 1 mars 2016
Communiqué
À propos de la disparition du DESC douleur. Une Formation spécialisée transversale de la douleur chronique est nécessaire.Les membres du Groupe de travail déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec
le contenu de ce rapport.
Séance du 1 mars 2016
Communication scientifique
Angioplastie coronaire, coronarographie et pontage aorto-coronarien en France : une approche géographiqueAngioplasty, coronarography and coronary artery bypass in France : a geographical approach
L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Il précise toutefois que cette étude a été soutenue par la Fédération Hospitalière de France.
L’auteur remercie Madame Sandrine Haas pour sa collaboration ainsi que les Docteurs Sylvie Fontanel et Michel Hansen (Alsace) pour leur apport.
La pratique de l’angioplastie coronaire et de la coronarographie connaît en France des disparités territoriales importantes. Leur analyse établit un lien avec l’offre libérale de cardiologie et la présence des cliniques privées à but lucratif, ce qui n’est pas le cas des variations du taux de recours au pontage aorto-coronarien.
Cette relation est attribuable à un effet d’induction de l’offre sur la demande. Mais le sens à donner à cette relation ne permet pas de parler de pertinence des actes car aussi bien cet effet d’offre peut être pertinent pour les patients. Cette étude permet cependant d’éclairer le travail des autorités de régulation comme les Agences Régionales de Santé (ARS) et la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) qui ont à piloter la performance de l’offre de soins pour assurer, conformément aux principes énoncés et sur la base des recommandations internationales, un égal accès à des soins de qualité.
Séance du 1 mars 2016
Communication scientifique
Traits phénotypiques, origines bio géographiques et législation françaiseDNAAncestry and phenotype markers analyses and french law
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Des méthodes d’identification visent actuellement à préciser les traits phénotypiques et l’origine biogéographique des individus par l’analyse de mutations ponctuelles dont certaines sont présentes dans des séquences d’ADN codant. Les lois de bioéthiques en France interdisent, en matière de criminalistique, l’analyse de régions codantes mais l’arrêt n° 3280 du 25 juin 2014 (13-87.493) de la chambre criminelle de la Cour de cassation tend à permettre ces analyses pour des échantillons biologiques détachés du corps. L’auteur démontrent la faisabilité de ces analyses par le système HIrisplex [1] sur sept échantillons osseux provenant d’une population mongole ancienne pour ne pas contrevenir à la loi française et posent la question de l’application de ces techniques sur les corps non identifiés.
Lire la suite >Séance du 1 mars 2016
Communication scientifique
Chirurgie aortique totalement laparoscopique ou par laparotomie : comparaison des résultats après appariement par un score de propensionLes auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
But de l’étude : Comparer les résultats postopératoires et à moyen terme de la chirurgie laparoscopique aortique avec ceux de la chirurgie aortique conventionnelle par une équipe chirurgicale entraînée à la chirurgie aortique laparoscopique.
Méthodes : Une étude prospective a été menée de janvier 2006 à décembre 2011 chez 228 patients consécutifs ayant eu un pontage aortique pour un anévrysme de l’aorte abdominale (n = 139) ou pour une maladie occlusive aortique (n = 89). La chirurgie aortique conventionnelle avait été réalisée chez 145 patients et la chirurgie aortique totalement laparoscopique chez 83 patients. Le critère de jugement principal composite (EVDEF) regroupait les événements défavorables suivants : (1) décès < 30 jours et décès plus tardifs liés à la chirurgie, (2) hémorragie postopératoire nécessitant une réintervention, (3) infarctus du myocarde I 30 jours, (4) Accident vasculaire cérébral I 30 jours, (5) défaillance respiratoire postopératoire nécessitant une ventilation assistée J 4 jours, (6) infection de la prothèse aortique, (7) occlusion de la prothèse aortique, (8) toute réintervention en rapport avec la chirurgie aortique. Pour diminuer les biais liés à l’absence de randomisation, les deux groupes chirurgicaux ont été appariés par un score de propension qui a permis d’analyser 50 paires de patients ayant des caractéristiques préopératoires identiques. L’analyse univariée des événements défavorables survenus dans les 30 jours postopératoires a été suivie d’une analyse multidimensionnelle par régression logistique. L’indemnité de survenue des événements défavorables au cours du suivi a été calculée par la méthode de Kaplan-Meier et le rôle des différentes covariables a été analysé par le modèle de Cox.
Résultats : L’analyse univariée, sur les groupes ajustés par le score de propension, a montré que la laparoscopie aortique était associée à un risque significativement plus élevé d’événements défavorables (EVDEF) à 30 jours (p = 0,03). Ce résultat a été confirmé par régression logistique (OR 4,5 ; IC à 95 % : 1,3-14,9 ; p. = 0,01). La survenue d’événements défavorables au cours du suivi a été analysée par un modèle de Cox. Seules la chirurgie laparoscopique (Hazard Ratio [HR ; 4,4 ; IC à 95 %: 1,7-11,7] ; p. = 0,002) et la présence d’une maladie coronarienne (HR ; 2,7 ; IC à 95 %: 1,1-6,3 ; p. = 0,02) étaient associée de façon indépendante à la survenue d’un événement défavorable (EVDEF) au cours du suivi. Le petit nombre de patients ne nous a pas permis de faire une analyse séparée pour la pathologie anévrysmale et pour la pathologie occlusive aortique.
Conclusions : Cette étude suggère que, même pour une équipe entraînée, l’abord laparoscopique augmente le risque des complications observées au cours de la chirurgie aortique. ClinicalTrials.gov Identifier : NCT02325700
Séance du 23 février 2016
Présentation ouvrage
Patrice Debré. L’Homme microbiotique. Paris : Odile Jacob, 2015. 288 pages. Lire la suite >Séance du 23 février 2016
Rapport
Le burn-outBurn-out
Les membres du groupe de travail déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec le contenu de ce rapport.
L’expansion du terme burn-out est une source de confusion en raison des limites imprécises de cette réalité. La symptomatologie du burn-out regroupe plusieurs dimensions : épuisement émotionnel, dépersonnalisation, réduction de l’accomplissement personnel. Les nosographies médicales ne mentionnent pas le burn-out. Celui-ci peut s’apparenter soit à un trouble de l’adaptation, soit à un état de stress post traumatique, soit à un état dépressif. Il peut aussi désigner un tableau de désarroi psychologique d’intensité infra clinique à celle qui est requise pour désigner une pathologie caractérisée. C’est ce que tendent à confirmer les quelques données biologiques qui ont rapporté une dys-régulation de l’axe hypothalamo-hypophyso-adrénocorticotrope, du système immunitaire ou encore des taux circulants de facteurs trophiques (tel le BDNF).
L’échelle de mesure développée par Christina Maslach (MBI) ne peut être considérée comme un outil diagnostique : en population non clinique elle repartit chaque dimension (épuisement émotionnel, dépersonnalisation, réduction du sentiment d’accomplissement de soi) en trois tertiles (niveau faible, intermédiaire, élevé).
Les facteurs étiologiques du burn-out sont ceux des risques psycho-sociaux : (exigences du travail, exigences émotionnelles, manque d’autonomie, manque de soutien social et de reconnaissance, conflits de valeur, insécurité de l’emploi et du travail) et ceux liés à la personnalité du sujet : des facteurs individuels peuvent être déterminants de vulnérabilité.
La prévention du burn-out professionnel doit être conçue par le management de l’entreprise au plus haut niveau en impliquant tous les acteurs concernés de cette entreprise. Elle ne doit pas pour autant méconnaitre les facteurs de risques inhérents au sujet lui-même : neuroticisme, surinvestissement, antécédents psychopathologique. Le médecin du travail (et le service de santé en entreprise) en accord avec sa déontologie, doit être concentré sur la définition des actions de promotion de la santé au sein de l’entreprise. Le Ministère de la Santé doit développer des campagnes d’information auprès du grand public. L’Académie de Médecine souligne la nécessité de créer une structure capable de faciliter la coopération entre Ministère de la Santé et Ministère du Travail.
Lire la suite >Séance du 23 février 2016
Rapport
Rapport et recommandations sur la mise en œuvre en France des techniques de séquençage de nouvelle génération Lire la suite >Séance du 16 février 2016
Présentation ouvrage
Michel GERMAIN. Musiciens célèbres malades. Pourrait-on les sauver aujourd’hui ? Éditions L’Harmattan, 2015 Lire la suite >Séance du 16 février 2016
Information
Modifications du génome des cellules germinales et de l’embryon humains Lire la suite >Séance du 16 février 2016
Communication scientifique
Présentation de la séance dédiée : « La route du fer » Lire la suite >Séance du 16 février 2016
Communication scientifique
Hémochromatoses : un monde en pleine mutationHemocromatosis: a changing world
L’auteur a bénéficié de supports financiers pour des conférences, des activités de conseil et de recherche de la part des Laboratoires Novartis.
Les avancées considérables dans la compréhension du métabolisme du fer ainsi que dans les domaines biochimique, génétique et d’imagerie de la surcharge en fer font qu’aujourd’hui :
i) Il convient de parler d’hémochromatoses (HC) au pluriel, le cadre nosologique de ces surcharges génétiques en fer englobant non seulement l’HC « classique », de loin la plus fréquente et liée au gène HFE, mais aussi les HC non liées à ce gène. Ces dernières comprennent essentiellement le groupe des HC juvéniles et l’HC par déficit en ferroportine.
ii) Le diagnostic de ces maladies peut se faire de manière totalement non invasive, basé sur la clinique, l’imagerie et la biologie.
iii) Le traitement, qui reste pour la majorité de ces affections assuré par les saignées, devrait, pour nombre d’entre elles, pouvoir bénéficier d’une approche innovante, la supplémentation en hepcidine.
Séance du 16 février 2016
Communication scientifique
Hyperferritinémie métaboliqueDysmetabolic iron overload syndrome
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Une hyperferritinémie modérée est fréquente au cours du syndrome métabolique. Lorsqu’elle excède 500 μg/l, elle témoigne en règle d’un réel excès de fer décrit sous le terme d’hépatosidérose dysmétabolique (HSD), laquelle touche essentiellement l’homme d’âge mur. Le diagnostic d’HSD passe par la démonstration de l’excès hépatique de fer par la biopsie ou l’IRM. L’excès de fer n’est pas uniquement hépatique mais concerne également la rate et le tissu viscéral adipeux. Le fer adipeux semble jouer un rôle important dans le maintien et l’aggravation de l’insulino-résistance mais la preuve n’est pas faite de l’efficacité à court terme des saignées sur les paramètres du métabolisme du glucose et de l’insuline. Une prise en charge hygiéno-diététique vigoureuse et prolongée demeure, à ce jour, la seule mesure indiscutable dans l’HSD.
Lire la suite >Séance du 16 février 2016
Communication scientifique
Anémies microcytaires raresRare microcytic anemias
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les formes fréquentes d’anémies microcytaires sont souvent dues à des anomalies génétiques de synthèse de globine. Dans cette revue, nous décrivons d’autres formes génétiques beaucoup plus rares qui impliquent des gènes du métabolisme du fer, du métabolisme de l’hème, de la biosynthèse des clusters Fer-soufre et de la synthèse de protéines mitochondriales. Au sein de ces formes rares, les plus fréquentes sont les anémies sidéroblastiques non syndromiques et les anémies de type IRIDA (iron-refractory iron deficiency anemia). Pour les anémies sidéroblastiques, il s’agit d’un groupe hétérogène de maladies défini par la présence de sidéroblastes en couronne dans la moelle osseuse des patients. Les anémies de type IRIDA sont des anémie microcytaire associées à une concentration anormalement élevée de l’hepcidine sérique avec une absorption du fer anormale caractérisée par une absence de réponse au fer oral et une réponse au fer intra veineux. Les nouvelles techniques de séquençage devraient aider à l’identification des gènes impliquées dans les formes d’anémies rares encore inexpliquées.
Lire la suite >Séance du 9 février 2016
Communication scientifique
Introduction de la séance dédiée : « Reconstruction et greffes osseuses » Lire la suite >Séance du 9 février 2016
Communication scientifique
Les greffons ostéo-cartilagineux : la législation, le prélèvement, la conservation et la distributionL’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les os massifs restent irremplaçables chaque fois qu’il s’agit de compenser un délabrement osseux important ou une exérèse carcinologique qui ne pourrait être comblée par une autogreffe.
Afin de satisfaire les besoins des patients, un réseau s’est organisé. Il comprend les coordinations hospitalières, l’Agence de la Biomédecine, les équipes chirurgicales, les établissements de santé et les banques de tissus. Sa mission est de mettre à disposition des chirurgiens un « stock » de greffons validés. Ce stock n’est cependant pas anodin, puisqu’il s’agit de produits d’origine humaine.
Pour cette raison, le prélèvement, la conservation et la distribution de ces greffons doivent satisfaire à des règles d’éthique et de sécurité sanitaire. Les lois de bioéthique et les Bonnes Pratiques de prélèvement et de préparation des tissus humains visent à faire respecter ces exigences.
