Articles du bulletin

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2992 résultats

  • Communication scientifique

    Relation public-privé : expérience à Langogne, Lozère

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  • Communication scientifique

    Réseau de Chirurgie Pédiatrique en Midi-Pyrénées

    Pediatric Surgery Network in Midi-Pyrénées, France

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Après une étude de la CNAM sur la place de la chirurgie pédiatrique en Midi-Pyrénées il a été décidé avec le soutien de l’ARS de créer un réseau de chirurgie pédiatrique ayant trois objectifs : favoriser la chirurgie à proximité du lieu de résidence, obtenir la sécurité en exigeant des moyens adaptés à l’enfant et rechercher la qualité en définissant le périmètre d’activité de chaque établissement et en aidant à la formation. Après avoir défini la spécificité pédiatrique des centres de proximité, spécialisé et de recours, une enquête de tous les établissements de la région a été réalisée et en fonction des réponses l’ARS a labellisé 23/33 centres de proximité, 4/5 centres spécialisés et un centre de recours.Avec 4 ans de recul l’analyse du PMSI a permis de constater que la chirurgie pédiatrique dans les centres « non labellisés » a diminué, que la chirurgie pédiatrique dans les centres de proximité a été maintenue à son niveau, que les enfants de moins de un an sont de moins en moins opérés dans les centres de proximité et que le périmètre d’activité est respecté. Ces résultats sont intéressants et incitent à étendre ce réseau, mais l’avenir de ce type de réseau dépendra de l’implication de l’ARS et des acteurs du réseau.

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  • Information

    Le point sur le dictionnaire de l’ANM au 15 mai 2016

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  • Rapport

    Thérapeutique fœtale

    Fetal Therapy

    Yves VILLE déclare avoir contribué au développement d’instruments de chirurgie endoscopique fœtale dans un partenariat avec la société Storz, mais n’ayant donné lieu à aucune rétribution personnelle.

    La thérapeutique fœtale s’est développée depuis 50 ans à partir des possibilités de diagnostic prénatal de maladies ou de malformations congénitales dont l’aggravation pendant la vie intra-utérine leur confère un caractère létal ou entraine un handicap grave et irréversible par un traitement postnatal. Son développement continue de s’opérer par la mise au point de traitements médicaux et chirurgicaux innovants. Les intérêts de la femme enceinte et du fœtus doivent être garantis par une approche scientifique et éthique rigoureuse et multidisciplinaire, au sein de centres d’excellence. La douleur fœtale doit être prise en charge. Le suivi des enfants nés après une thérapeutique fœtale doit être assuré. Les droits de la femme enceinte à l’interruption médicale de grossesse ainsi que ceux à l’accompagnement d’un nouveau-né au-delà de toute ressource thérapeutique doivent être assurés.

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  • Communication scientifique

    Organisation de la filière de soins du terrain à l’hôpital (Plan Blanc)

    Organization of care from the field to the hospital (White Plan)

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La survenue d’une catastrophe quelle qu’elle soit expose à un afflux massif de victimes, à l’origine d’une saturation du système de secours et de soins, ce qui a pour conséquence l’incapacité de prendre en charge l’ensemble des patients ou victimes. La phase initiale de prise en charge des victimes nécessite une mise en oeuvre rigoureuse et parfaitement coordonnée des différents plans de secours, aussi bien sur le terrain qu’au niveau de la régulation par le SAMU. Dans le contexte d’attentats multi-sites, la difficulté initiale pour tous les acteurs réside dans le dimensionnement adéquat du nombre d’équipes médicales engagées sur le terrain. L’articulation entre les systèmes de soins pré- et intrahospitaliers s’établit autour du SAMU, l’objectif étant d’éviter de déplacer la catastrophe vers les structures hospitalières, en organisant l’orientation de l’ensemble des victimes vers des structures de soins adaptées à leur pathologie et leur gravité. En situation de catastrophe, lorsque les capacités hospitalières sont dépassées, l’hôpital doit se réorganiser, toute son activité devant alors être exclusivement orientée vers la prise en charge des patients relevant de cet événement. Les victimes les plus graves doivent être traitées en priorité, et dans le cadre plus spécifique de la traumatologie, les concepts de « damage control » et de « damage control surgery » doivent être appliqués pour permettre de prendre en charge le plus grand nombre de victimes.

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  • Communication scientifique

    Relève des blessés et Damage control

    Mass shooting: prehospital damage control

    L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les fusillades massives confrontent les secours à de nouvelles problématiques : l’engagement des secours en zone non sécurisée, le très grand nombre de victimes civiles présentant des blessures de guerre, une stratégie d’évacuation adaptée à cette situation de catastrophe. En France, le concept tactique du « plan rouge alpha » doit être appliqué : triage médical, damage control pré-hospitalier, médicalisation des urgences absolues le nécessitant et transport rapide vers les centres hospitaliers. Ces principes de sauvetage au combat ont permis de sauver le maximum de vies. L’importance de la prise en charge immédiate sur le terrain des traumatismes graves par fusillade et du transport rapide vers un centre de traumatologie est largement promulguée. Les méthodes d’hémostase externe connaissent des progrès techniques, avec le développement de garrots et de pansements hémostatiques, pouvant autoriser un contrôle plus simple, rapide et efficace des saignements extériorisés. L’hypothermie est indépendamment associée à un risque accru de mortalité, mais est accessible à une prévention initiée dès la prise en charge sur le terrain. L’impact d’une réanimation liquidienne excessive semble négatif. La place de vasopresseur comme la noradrénaline au début de la réanimation est encore en débat, mais plutôt encouragée. L’utilisation précoce d’acide tranexamique est promue. Des stratégies de transfusion spécifiques sont développées en milieu pré-hospitalier. Il est essentiel que les praticiens civils et militaires impliqués dans les traumatismes balistiques par fusillade continuent de partager les expériences et les commentaires constructifs.

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  • Communication scientifique

    Introduction à la médecine de catastrophe

    L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Par leurs conséquences sur les populations, les catastrophes ont conduit les médecins et les chirurgiens à adapter et à améliorer les secours et les soins d’urgence. Une première classification des catastrophes selon leur origine a conduit à déterminer des dominantes agressives et leurs traitements. Une seconde, qui analyse leurs conséquences, définit une organisation adaptée des secours : Plan Rouge (ou NoVi) ou envoi de colonnes de secours. La prise en compte du Syndrome post-traumatique du à la confrontation avec la mort, la survenue d’épidémies et de pandémies, la répétition des catastrophes chimiques et nucléaires, l’émergence du terrorisme atteignant les populations civiles ont renforcé la nécessité de disposer de techniques médicales appropriées, d’une organisation structurée des secours et soins d’urgence, d’un support logistique performant. Les personnels de santé et de secours doivent être formés pour travailler ensemble, leurs compétences entretenues. Initiée en France, diffusée et adoptée dans le monde entier, la médecine de catastrophe est une spécialité médicale jeune pour laquelle chaque engagement opérationnel doit être facteur de progrès et d’affirmation de ses bases scientifiques.

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  • Communication scientifique

    Les armes et les munitions utilisées par les terroristes

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Lors des dernières attaques terroristes à Paris des armes de guerre ont été utilisées et ont provoqué de nombreuses victimes. Les armes utilisées, toutes d’origine illicite, souvent issues des anciens conflits d’Europe centrale, étaient des armes militaires, des armes légères et de petit calibre (ALPC). Les réseaux criminels transnationaux et les réseaux terroristes empruntent les mêmes voies pour obtenir des armes. La demande en armes reste forte, la disponibilité de ces armes est toujours très bonne, et elles sont peu onéreuses. De plus, elles sont faciles à obtenir car les terroristes, sont souvent d’anciens délinquants qui disposent des contacts nécessaires.

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  • Communiqué

    LE CANCER DU COL UTÉRIN : insuffisance de dépistage et de vaccination contre l’agent responsable

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  • Rapport

    Modifications du génome des cellules germinales et de l’embryon humains

    Genetic modifications of human germinal cells and embryos

    Les interventions ayant pour but de modifier le génome de la descendance sont proscrites depuis 1994 en France mais le développement de méthodes comme CRISPR-Cas9 conduit à s’interroger sur leur utilisation potentielle sur les cellules germinales et l’embryon humains. La seule indication médicale acceptable serait d’éviter la transmission d’une pathologie génique à l’enfant mais les conditions, notamment celles relatives à l’efficacité et à l’innocuité de ces méthodes, ne sont pas actuellement réunies pour envisager leur utilisation clinique. De plus il existe d’autres moyens permettant aux couples concernés de réaliser leur projet parental. Les questions éthiques suscitées par ces technologies incitent à recommander l’ouverture d’une réflexion pluridisciplinaire qui devrait être menée dans le cadre d’un débat plus large portant sur l’ensemble des interventions médicales réalisées lors de de l’assistance médicale à la procréation, pouvant avoir des conséquences sur le génome des enfants à naitre et éventuellement sur celui des générations suivantes. En revanche, les recherches, y compris sur les cellules germinales et l’embryon humains, devraient pouvoir être menées quand elles sont scientifiquement et médicalement justifiées.

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  • Communication scientifique

    Le droit à la santé entravé par les stratégies de coopération internationale. Le cas de l’Afrique subsaharienne

    The right to health hampered by international co-operative strategies. The case for sub-Saharan Africa

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Depuis l’élaboration par la communauté internationale des concepts de Développement et de Droits de l’Homme au lendemain de la seconde guerre mondiale, les acteurs, les stratégies, les expertises, les institutions et les politiques sanitaires relevant de ces deux champs de la coopération sanitaire, évoluent en parallèle plutôt que d’être intégrés. Deux cultures se sont établies au fil du temps : celle des acteurs du développement et celle des acteurs des droits de l’homme. Il s’en suit l’élaboration par les organisations internationales en charge du développement, de stratégies sanitaires censées améliorer l’accès aux soins des populations pauvres, qui se révèlent en pratique une menace pour le droit à la santé : l’Initiative de Bamako institue un mécanisme de tarification des services de soins dans un environnement où l’assurance maladie et la protection sociale n’existent pas. Le tournant qui se situe en 2015 prévoit que le « développement durable » devienne la toile de fond de la coopération au développement. Le Haut Commissariat pour les Droits de l’Homme de l’ONU saisit cette occasion pour multiplier les initiatives, déclarations, conférences et rapports en vue de faire converger et intégrer la problématique des Droits de l’Homme à celle du Développement durable. Cela paraît d’autant plus opportun que l’adoption d’un programme universel s’appliquant à l’ensemble des pays de la planète après 2015, s’accompagne de risques de voir des priorités globales communes (environnementales par exemple) bénéficier en priorité de financements publics et privés par ailleurs réduits dans un contexte de crise économique et financière mondiale.

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  • Communication scientifique

    Rôle du médecin généraliste en Île-de-France dans la prévention et le dépistage des lésions podologiques chez le diabétique

    The role of the general practitioner in Île-de-France in the prevention and detection of lesions in diabetic footcare

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    En France il y a 2,7 millions de diabétiques de type II, majoritairement pris en charge par un médecin généraliste. Les complications podologiques sont fréquentes et le nombre d’amputations est de 9 000 par an, dont la moitié pourrait être évitées par une amélioration de l’éducation sanitaire et du dépistage. Ce dépistage des pieds à sur-risque repose sur l’utilisation du monofilament et du diapason gradué, et le calcul de l’index de pression systolique à l’aider d’un doppler de poche. Une enquête de pratiques effectuée par auto-questionnaire auprès de généralistes francilien a montré que si 78 %d’entre eux possédaient un monofilament, 39 %seulement un diapason gradué et 19 % un doppler de poche. 75 médecins déclarent palper les pouls. 16 % estiment que leurs patients examinent leurs pieds une fois par semaine. La possession d’un monofilament est plus élevée que dans d’autres études en médecine générale en France. Toutefois notre échantillon non aléatoire de médecins généralistes déclare posséder un monofilament mais ne renseigne pas sur son taux d’utilisation. C’est à la fois un biais de réponse et c’est aussi inhérent aux enquêtes déclaratives de pratiques. Le taux estimé d’auto surveillance des pieds par les patients est de 16 %. Cela traduit soit un défaut d’éducation sanitaire soit une mauvaise compliance. Pourquoi existe-t-il un écart entre les recommandations et la pratique médicale ? On peut penser, entre autres, que l’aspect chronophage de l’éducation sanitaire et la réalisation d’actes techniques serait en cause. Doit-on envisager une cotation spécifique pour la valeur de ces actes techniques ? faut-il encourager une délégation des tâches à des auxiliaires médicaux, doit-on favoriser les programmes d’éducation thérapeutique des patients ?

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  • Rapport

    Maladies rares, le modèle français

    Rare diseases, the French model

    Les maladies rares, définies en Europe par une prévalence inférieure à 1/2 000 personnes, sont au nombre d’environ 7 000 dont la plupart sont d’origine génétique. Les plans nationaux français pour les maladies rares ont permis de structurer leur prise en charge dans le cadre de 131 Centres de références nationaux et de Centres de compétences régionaux. Le domaine des maladies d’origine génétique est celui dans lequel la recherche a le plus progressé. L’analyse de panels de gènes et l’étude d’exome permettent d’identifier les gènes responsables des maladies génétiques, et leur mécanisme. Les médicaments « orphelins » sont mis à la disposition des patients dans un cadre spécifique facilitant leur accès. Le rôle d’information et de soutien des associations de patients, ainsi que l’éducation thérapeutique sont importants.

    L’Académie recommande l’enseignement des maladies rares dans le cadre des études médicales et de la formation des spécialistes, la structuration de la transition enfant-adulte pour les malades rares de l’enfance, et la désignation de médecins correspondants dans chaque centre hospitalo-universitaire.

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  • Communication scientifique

    La fin du VIH peut-elle devenir une réalité ?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Pour la première fois, nous pouvons formuler la question de la date de fin de la pandémie VIH/SIDA. Il existe désormais pour cela, toute une palette d’interventions biomédicales efficaces : l’accès large pour toutes les personnes touchées au traitement antirétroviral, le dépistage élargi en vue d’atteindre les personnes qui n’ont pas connaissance de leur statut, la prophylaxie pré exposition ou PrEP qui cible les personnes à risque d’acquérir le VIH, la prévention materno-foetale du VIH qui a connu des progrès majeurs, la circoncision masculine volontaire qui est l’un des outils de prévention le plus durable. Pour marquer la volonté politique mondiale, l’ONUSIDA a défini récemment l’Objectif 90/90/90 pour 2020 : 90 %des personnes touchées par le VIH devront connaitre leur statut, 90 % des personnes diagnostiquées comme porteuses du VIH devront avoir reçu un traitement anti rétroviral, 90 % des personnes sous traitement antirétroviral devront avoir une charge virale indétectable. Pour inverser le cours de l’épidémie, il reste certes beaucoup à faire à faire en pratique sur le terrain pour mettre en oeuvre des interventions sus-listées. Malgré le fait la quasi-totalité des antirétroviraux de 1re ligne sont devenus des génériques permettant de réduire leur coût de plus 90 % par rapport aux pays du Nord, la mobilisation de nouveaux financements est nécessaire pour changer d’échelle dans l’accès à la prise en charge. De nouveaux modèles de délivrance des services au plus près des personnes atteintes permettant de retenir dans le soin les patients traités, d’inclure les populations les plus précaires, les enfants et des adolescents, sont d’autres défis tous aussi importants. À côté de ces questions se posent celles plus fondamentales de la recherche d’un vaccin, et de l’éradication du VIH. Un premier bilan en 2020 permettra de suivre les progrès accomplis dans le champ du dépistage, de l’utilisation des traitements anti-rétroviraux et de la suppression virale sous traitement et de refixer des cibles plus précises pour la décennie qui suivra.

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  • Communication scientifique

    Le traitement de la primo-infection par VIH : un pas vers la rémission

    Early treatment in VIH infection: a step towards remission

    L’auteur déclare n’avoir aucun conflit d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le traitement en phase de primo-infection VIH est un moment privilégié pour traiter car il réduit considérablement le niveau des réservoirs VIH, lesquels constituent un véritable obstacle à l’éradication virale. L’étude des réservoirs a conduit à l’identification de patients présentant une véritable rémission, avec un contrôle de l’infection, plusieurs années après l’arrêt des traitements. L’utilisation de nouveaux traitements anticancéreux, activant ou réprimant l’expression des gènes, pourrait permettre de nouvelles approches thérapeutiques pour réduire ou contrôler ces cellules réservoirs VIH.

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  • Présentation ouvrage

    Bernard HOERNI. Éthique et déontologie en médecine, d’Hippocrate à nos jours, Éditions Glyphe, 2015, 290 p.

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  • Communication scientifique

    Les troubles cognitifs chez les patients diabétiques âgés. Apport de l’étude Gérodiab

    Cognitive decline in elderly diabetic patients. Contribution of the Gerodiab study

    L’étude Gérodiab est menée grâce à une subvention de la Fondation Novo-Nordisk et des laboratoires Merck-Serono, une allocation recherche de la SFD et un PHRC national.

    L’étude Gérodiab est la première étude multicentrique française observationnelle prospective de suivi d’une cohorte de patients diabétiques âgés.

    But de l’étude : L’objectif de cette étude est d’évaluer le lien entre l’équilibre glycémique et la morbidité de patients diabétiques de type 2 de plus de 70 ans. Les résultats ici présentés concernent les données lors de l’inclusion des patients.
    Patients et méthode : Une cohorte de 987 patients diabétiques de type 2 dont 52,1 % de femmes, âgés de 70 ans et plus, ont été inclus de Juin 2009 à Juillet 2010 après une information éclairée, dans 56 centres répartis dans l’hexagone. L’ancienneté du diabète était d’au moins 1 an et les malades devaient être suffisamment autonomes dans leurs activités de la vie courante comportant notamment l’hygiène corporelle, l’habillage, la marche et les repas. Cette autonomie, au moins relative, était définie par un score supérieur ou égal à 3/6 sur l’échelle ADL (Activities of Daily Living). Les critères d’exploitation de l’étude reposaient, lors de l’inclusion, sur l’évaluation des données individuelles et notamment sur l’existence de troubles cognitifs. Dans cette étude, les troubles cognitifs ont été quantifiés grâce à la réalisation d’un MMSE (Mini Mental State Examination).

    Résultats : Dans l’étude Gérodiab, 28,7 %des patients avaient un déficit sur le plan cognitif, soit du fait d’une démence (2,6 % des cas), soit devant un score inférieur à 25 au MMSE lors de l’inclusion. Les résultats permettent de confirmer et de préciser certains points de la littérature portant sur la fréquence, les mécanismes d’apparition, le rôle des hypoglycémies et les conséquences cliniques de ces troubles cognitifs.

    Conclusion : Le dépistage des troubles cognitifs des patients diabétiques âgés permet d’adapter le mode de prise en charge et de prendre des mesures sociales pour limiter les conséquences de ce qui constitue de nouvelles complications du diabète.

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  • Communication scientifique

    Introduction de la séance dédiée : « L’élimination du paludisme dans le monde est-elle possible ? Médecins et chercheurs dans cette lutte »

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  • Communication scientifique

    Paludisme : espoir d’un contrôle efficace en Afrique, vers l’élimination du paludisme

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
    Dr I.S. FALL est membre du personnel de l’OMS. Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas des positions engageant l’OMS.

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  • Communication scientifique

    Élimination du paludisme en Asie du Sud-Est ? Moyens médicamenteux

    Elimination in South-East Asia ? The role of antimalarial drugs

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La résistance de Plasmodium falciparum aux dérivés de l’artémisinine qui gagne le Sud-Est Asiatique menace les progrès récents observés dans la lutte contre le paludisme. Une véritable course contre la montre est engagée pour éliminer P.falciparum dans cette région avant qu’il ne devienne résistant à tous les traitements disponibles. Les antipaludiques occupent une place centrale dans le projet d’élimination en cours dans l’Est de la Birmanie le long de la frontière thaïlandaise. La combinaison d’artéméther et de luméfantrine est utilisée dans le traitement précoce des cas cliniques en association avec la primaquine. La dihydro-artémisinine en association avec la pipéraquine, d’élimination lente, est le médicament de choix pour les traitements de masse, dans les foyers de forte prévalence d’infections sous-microscopiques asymptomatiques. Les premiers résultats enregistrés après 18 mois d’activités sont très encourageants : l’acceptabilité par la population a été excellente et une forte diminution de l’incidence de P.falciparum, sans aggravation de la résistance, a été observée.

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  • Communication scientifique

    Résistance de l’agent du paludisme, Plasmodium falciparum aux combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACTs) : Craintes d’une chimiorésistance généralisée

    Plasmodium falciparum resistance to artemisinin-based combination therapies (ACTs): Fears of widespread drug resistance

    Françoise BENOIT-VICAL déclare être co-auteur des brevets # US61/904651 et # US62/062439 déposés par l’Institut Pasteur.

    L’utilisation, depuis plus de 15 ans, dans le traitement du paludisme de combinaisons thérapeutiques associant un dérivé de l’artémisinine avec une molécule partenaire (dénommées ACTs pour Artemisinin-based Combination Therapies), a permis une diminution notable de la mortalité dans les régions tropicales et subtropicales. Cependant ces progrès sont gravement menacés par la diminution de l’efficacité clinique des artémisinines caractérisée par une clairance parasitaire retardée et un taux de recrudescence élevé, et rapportée dès 2008 dans l’Ouest du Cambodge. Cette résistance de Plasmodium aux artémisinines s’est déjà étendue à plusieurs pays du Sud-est Asiatique. Cependant les ACTs restent efficaces tant que la molécule partenaire garde son activité, mais de plus en plus d’échecs cliniques sont aujourd’hui corrélés à la résistance du parasite à la fois à l’artémisinine et à la molécule associée. Une des craintes majeures est la diffusion de ces parasites aux multiples résistances en Afrique subsaharienne, continent le plus touché par le paludisme, comme cela fut le cas par le passé avec d’autres traitements antipaludiques. Il est donc indispensable de mieux comprendre, d’un point de vue phénotypique et génotypique, la résistance du parasite Plasmodium falciparum à l’artémisinine et à ses dérivés afin de proposer de nouveaux outils thérapeutiques.

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  • Communication scientifique

    « Un monde sans paludisme » : aperçu du programme stratégique de la fondation Bill et Melinda Gates

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  • Communication scientifique

    Élimination du paludisme, un objectif envisageable ? Coordonner les actions

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  • Éloge

    Éloge de M. Henry HAMARD (1933-2015)

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  • Information

    Le cancer chez les déficients intellectuels : Épidémiologie et prise en charge

    L’espérance de vie des personnes atteintes de déficience intellectuelle [PDI] s’est considérablement accrue avec comme corollaire une augmentation de leur risque de développer un cancer. Ces cancers ont des spécificités quant à leur épidémiologie, leur diagnostic et leur thérapeutique.

    Globalement la fréquence de ces cancers est la même que celle de la population générale. Cependant la fréquence élevée de certains cancers est en rapport avec l’étiologie du déficit intellectuel, on observe aussi que l’influence de l’âge peut être différente de celle observée dans la population générale. Leur prise en charge pose des problèmes particuliers. Le déficit intellectuel crée des difficultés particulières de prise en charge et, au total, peut la rendre insuffisante.

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