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Consignes aux auteurs
Session of 24 octobre 2006
Communication scientifique
Les glycosyltransférases chondrocytaires : nouvelles cibles pharmacologiques pour les atteintes dégénératives du cartilage articulaire ?Chondrocyte glycosyltransferases : new pharmacological targets for degenerative diseases of articular cartilage ?
L’arthrose, les arthrites et autres maladies dégénératives du cartilage sont des pathologies invalidantes, parfois sévères qui affectent une grande partie de la population. La fréquence de ces pathologies va crescendo du fait de l’allongement de l’espérance de vie, ce qui constitue un enjeu majeur de santé publique pour les années à venir. D’où l’importance du diagnostic et dépistage précoces, mais aussi de la mise en place de nouvelles voies thérapeutiques efficaces pour traiter ces pathologies liées au vieillissement. Notre objectif est de développer de nouvelles thérapeutiques pour les maladies ostéo-articulaires en gardant présent à l’esprit que le cartilage est un des rares tissus de l’organisme qui se régénère peu. Dans ce contexte, notre groupe vise à rechercher, identifier et caractériser des protéines-clés impliquées dans la biosynthèse des composés de la matrice cartilagineuse. Une stratégie originale de bio-ingénierie du cartilage consiste à surexprimer, par transfert de gènes, au niveau du tissu déficient des facteurs natifs ou recombinants susceptibles de stimuler l’activité anabolique du chondrocyte, de manière à promouvoir la régénérescence matricielle. La perte des constituants matriciels, en particulier celle des glycosaminoglycanes (GAG), constitue un facteur déterminant et le plus précoce de détérioration du cartilage. Ainsi, nous nous sommes intéressés aux glycosyltransférases impliquées dans la biosynthèse de l’amorce tétrasaccharidique commune à l’ensemble des GAG, plus particulièrement à la galactose β 1,3-glucuronosyltransférase-I (GlcAT-I) qui catalyse une étape limitante de la biosynthèse des GAG matriciels. Nous avons pu montrer que toute variation de l’activité de la GlcAT-l dans les chondrocytes et les explants de cartilage soit par surexpression, soit, au contraire par répression de l’ADNc au moyen d’ARN antisens, provoquait une augmentation et une diminution de la teneur en GAG matriciels, respectivement. De façon intéressante, la surexpression de cette enzyme dans ces systèmes biologiques est capable de s’opposer complètement à une déplétion des GAG provoquée expérimentalement par une cytokine proinflammatoire, l’interleukine 1- β . Les GAG néoformés sont qualitativement similaires à ceux présents dans la matrice cartilagineuse originale. Cette étude ouvre des perspectives thérapeutiques prometteuses privilégiant des stratégies de transfert de gènes. De façon complémentaire, nous avons effectué une étude structurale et fonctionnelle de la GlcAT-I recombinante humaine après expression dans la levure méthylotrophe Pichia pastoris, qui a permis de définir les bases moléculaires de la reconnaissance des substrats donneur et accepteur de l’enzyme. Cette étude, faisant appel à des techniques de génie génétique et protéique, ainsi qu’à la modélisation moléculaire et à la glycochimie, doit permettre de proposer des glycomimétiques originaux capables de stimuler la biosynthèse des GAG. En conclusion, les deux approches que nous utilisons, transfert de gènes codant pour des glycosyltransférases sélectionnées, conception de glycomimétiques, constituent de nouvelles voies thérapeutiques axées sur la réparation du cartilage arthrosique.
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Communication scientifique
Biomatériaux et thérapie cellulaire dans les maladies du cartilageBiomaterials and cell therapy in cartilage disorders
Le cartilage articulaire possède une capacité limitée d’auto-régénération. Les traitements cliniques communs des lésions traumatiques du cartilage sont, après débridement des zones atteintes, la stimulation de l’os sous chondral, les greffes de périoste ou de périchondre et les greffes osteochondrales. Plus récemment, la transplantation de chondrocytes autologues a eu le mérite d’ouvrir une nouvelle voie dans le traitement des lésions du cartilage mais malgré de trés bons résultats fonctionnels la lourdeur de la mise en œuvre de ce protocole a conduit de nombreuses équipes à développer de nouvelles techniques basées sur les principes de ‘‘ l’Ingénierie Tissulaire ’’. Elles utilisent des biomatériaux comme matrices tridimensionnelles de support des cellules à implanter, des cellules de différentes origines et enfin des facteurs de croissance. Afin d’étendre le champ d’application de ces traitements aux lésions diffuses, infiniment plus fréquentes et induites par les pathologies arthrosiques, les techniques de thérapie génique font également l’objet de nombreuses recherches.
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Communication scientifique
Traitements ciblés anti-cytokines dans l’arthroseTargeted anti-cytokine therapies for osteoarthritis
Les cytokines pro inflammatoires comme l’interleukine-1(IL-1) β et à un moindre degré le TNF α jouent un rôle prépondérant dans les mécanismes de destruction du cartilage au cours de l’arthrose. L’utilisation d’antagonistes de l’IL-1 β ou d’inhibiteurs spécifiques de cette cytokine, administrés par injection intra articulaire chez l’animal, a permis de montrer une diminution de la progression de la maladie arthrosique. Un premier essai chez l’homme utilisant 50 à 150 mg de l’antagoniste de l’IL-1 β (IL1-ra) injecté en intra articulaire (une injection unique) n’a pas permis de mettre en évidence un effet antalgique à un et trois mois de suivi. Néanmoins, un effet précoce antalgique a pu être démontré avec la dose de 150mg d’IL-1 ra. Des cas ponctuels de l’utilisation d’anti-TNF α ont été rapportés dans la gonarthrose et dans l’arthrose digitale. Cibler les cytokines au cours de l’arthrose apparaît une approche thérapeutique séduisante, mais qui nécessite d’être validée en tenant compte du rapport bénéfice risque de ces traitements.
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Communication scientifique
La leptine : un lien entre obésité et arthrose ?Leptin : a link between obesity and osteoarthritis ?
L’obésité, avec le vieillissement de la population, constitue l’une des causes majeures connues de l’arthrose. Elle agirait par des facteurs biomécaniques et aussi par des facteurs biochimiques systémiques, en relation avec une masse lipidique anormale. Comme le suggéraient Apsden et al., l’arthrose serait une maladie métabolique systémique, liée à des anomalies lipidiques entrainant localement une perte de l’homéostasie articulaire. Cette atteinte progressive serait due à l’action locale des adipokines, en particulier à la leptine, au sein de l’articulation où leur répartition est différente de celle du plasma, avec une augmentation de la leptine et une diminution relative de l’adiponectine et de la résistine. Parmi les éléments qui militent en faveur de cette proposition, on peut souligner plus particulièrement : l’expression prépondérante de la leptine dans le cartilage arthrosique, son augmentation reliée à la sévérité des lésions cartilagineuses, sa relation privilégiée aux ostéophytes, et sa présence plus marquée chez les femmes. Cette liaison entre arthrose et adipokines devrait privilégier certaines orientations nouvelles dans la prévention de la maladie et dans la recherche de nouvelles cibles pharmacologiques.
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Communication scientifique
Utilisation du greffon cartilagineux (ou ostéocartilagineux) costal en reconstruction articulaireArticular reconstructions by a costochondral grafting (or osteochondral costal grafting)
Les auteurs rapportent une technique originale de greffe cartilagineuse costale dans le traitement de la rhizarthrose, de l’arthrose radio-scaphoïdienne, des cals vicieux articulaires du radius distal, et dans les pertes de substance traumatiques partielles des articulations métacarpo-phalangiennes des doigts longs. Quelle que soit l’indication chirurgicale, la technique de prélèvement du greffon costal est la même : par une incision horizontale de 5 cm, la neuvième côte est exposée à sa jonction ostéo-cartilagineuse. Lorsque le greffon est uniquement cartilagineux, il est prélevé au bistouri à lame 23. Si une greffe ostéochondrale est nécessaire, la partie osseuse de la côte est détachée à la scie oscillante. Dans les deux cas, le prélèvement est effectué sans interrompre la continuité costale. Depuis 1992, cent seize patients ont bénéficié de la cure d’une rhizarthrose par trapézectomie partielle et greffe cartilagineuse costale d’interposition. Cent patients ont été revus avec un recul moyen de cinq, six ans. Par rapport aux trapézectomies simples avec ou sans interposition et ligamentoplastie (qui apportent également indolence et conservent la mobilité), les résultats de cette technique sur la force globale de la main (Grasp) sont supérieurs en raison d’une meilleure stabilisation de la colonne du pouce. Dans l’arthrose radio-scaphoïdienne compliquant une pseudarthrose du scaphoïde ou une disjonction scapho-lunaire chronique, les techniques classiques sont représentées par l’arthrodèse partielle du carpe ou la résection de la première rangée du carpe. Dans cette indication, dix-huit patients ont bénéficié d’une greffe ostéo-cartilagineuse costale après résection des deux tiers proximaux du scaphoïde. Le recul moyen est de 4,1 ans. Les résultats sont excellents et bons dans quinze cas, moyens dans deux cas, mauvais dans un cas (luxation du greffon). Quatre patients présentant un cal vicieux articulaire du radius distal post—traumatique ont bénéficié d’une greffe ostéocartilagineuse pour reconstruire la surface articulaire du radius, évitant une arthrodèse partielle ou totale du poignet. Dans quatre cas de perte de substance traumatique articulaire des doigts longs, une greffe ostéo-cartilagineuse a permis de reconstruire la surface articulaire, évitant le recours à un implant articulaire en silicone. Les auteurs font une revue de la littérature concernant l’utilisation du cartilage costal en chirurgie réparatrice faciale et des membres, son devenir à long terme. Dans l’expérience des auteurs, les examens IRM et les biopsies montrent un cartilage viable, mais présentant des remaniements à type de revascularisation, de transformation fibreuse et métaplasie osseuse.
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Communication scientifique
Nouvelles approches en imagerie du cartilageNew developments in cartilage imaging
L’élaboration d’un traitement de fond de l’arthrose est un enjeu majeur de santé publique. L’imagerie joue un rôle essentiel dans l’évaluation expérimentale et clinique de ces traitements. Les radiographies restent, en pratique, incontournables par leur simplicité d’emploi. Cependant, l’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) a révolutionné l’imagerie du cartilage dont elle donne une vision directe sans utiliser les rayons X. En recherche, on peut tirer de l’IRM une information quantifiée non seulement sur la morphologie et la volumétrie du cartilage mais aussi sur sa composition. Différentes séquences IRM reflètent son contenu en eau, l’organisation du réseau de fibrilles de collagène et l’état des protéoglycanes qui le composent. L’arthroscanner (arthrographie par injection d’un produit de contraste dans l’articulation suivie d’un examen tomodensitométrique à rayons X) et l’arthro-IRM (arthrographie suivie d’une IRM) donnent une vue en coupes fines et en trois dimensions du cartilage.
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Communication scientifique
Conclusion Lire la suite >Session of 11 octobre 2006
Communiqué
A propos de la proposition de loi relative à la possibilité de lever l’anonymat des donneurs de gamètes Lire la suite >Session of 10 octobre 2006
Communication scientifique
Appareil génital féminin et sport de haut niveauThe female urogenital system and high level sports
Le retentissement sur l’appareil génital féminin du sport de haut niveau, synonyme de compétition et de performance, se manifeste à plusieurs niveaux : les traumatismes périnéaux sont rares et en général spécifiques de sports bien précis : empalement ou hydrotubation dans le ski nautique, induration nodulaire périnéale des cyclistes, périnée des cavalières. L’incontinence urinaire d’effort se retrouve dans tous les sports qui sollicitent puissamment la paroi abdominale et provoquent une augmentation brutale et répétée de la pression intra-abdominale très supérieure à la résistance du plancher périnéal. La mise en évidence de l’incontinence passe par un interrogatoire médical méticuleux et permet de proposer des mesures thérapeutiques et préventives éprouvées dans les formes habituelles d’incontinence. Les troubles neuro-hormonaux traduisent l’importance des contraintes liées aux conditions d’entraînement et de préparation, à la nature du sport exercé, aux exigences de compétition et de performance mais aussi et surtout à l’âge de l’athlète. A l’extrême, peut se constituer « la triade des sportives adolescentes » (F.A.T. des anglo-saxons) qui associe des troubles du comportement alimentaire peu éloignés de l’anorexie mentale, une aménorrhée et une ostéoporose comme lors de la ménopause. Ces manifestations peuvent être à l’origine de complications ostéo-articulaires sévères touchant les os longs et la colonne vertébrale. Même si le mécanisme intime n’est pas encore précisément connu, il fait intervenir en plus des désordres énergétiques des modifications du comportement cortical et hypothalamique et des perturbations du GnRh, de la leptine et des estrogènes. La prévention de ces troubles requiert une prise en charge personnalisée par des équipes pluri-disciplinaires réunissant tous les acteurs qui agissent autour de l’athlète, un suivi médical régulier, une sensibilisation de l’environnement familial et une responsabilisation argumentée de toutes les sportives et particulièrement des plus jeunes d’entre elles.
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Communication scientifique
Analyse d’une série de 100 résections veineuses mésentérico-portales au cours des exérèses pancréatiquesAnalysis of series of 100 mesenterico-portal vein resections during pancreatic resection
La résection pancréatique constitue actuellement le seul traitement à visée curative offrant un espoir de survie à long terme aux patients atteints d’un cancer du pancréas. L’envahissement de l’axe veineux mésentérico-portal par la tumeur a été longtemps considéré comme une contre-indication à l’exérèse. Le développement récent des techniques de reconstruction vasculaire a permis d’élargir progressivement les indications des résections pancréatiques à visée curative aux patients ayant une tumeur maligne pancréatique envahissant l’axe veineux mésentérico-portal. Notre expérience des résections veineuses mésentérico-portales au cours des résections pancréatiques porte sur cent patients opérés entre 1989 et 2005, ce qui constitue l’une des séries les plus importantes rapportées jusqu’ici. Dans cette série, la mortalité globale était de 4 % et la morbidité de 39 %. Chez les malades opérés pour un adénocarcinome exocrine du pancréas, la survie à cinq ans était de 35,8 % après résection en cas d’envahissement superficiel de l’axe veineux mésentérico-portal, c’est-à-dire similaire à celle observée chez ceux dont l’axe veineux mésentérico-portal réséqué était indemne d’envahissement tumoral (26,7 %). Ces résultats justifient le recours à la résection veineuse chaque fois que la tumeur pancréatique envahit l’axe mésentérico-portal et qu’une exérèse complète R à visée curative apparaît réalisable . 0
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Communication scientifique
Les leucotriènes : des cibles thérapeutiques potentielles dans le traitement des maladies cardiovasculairesLeukotrienes : potential therapeutic targets in cardiovascular diseases
Les leucotriènes sont des médiateurs de l’inflammation d’origine lipidique, qui ont été reconnues initialement à travers leurs puissants effets bronchoconstricteurs. Des molécules ciblant la voie des leucotriènes ont notamment été introduites dans le traitement de l’asthme. Les leucotriènes exercent également des effets sur le système cardiovasculaire, et des études récentes ont montré un rôle important de ces médiateurs dans les réactions inflammatoires de l’athérosclérose et de la resténose post-angioplastie. Les leucotriènes agissent sur des récepteurs membranaires provoquant une activation leucocytaire ainsi qu’une réponse chimiotactique. Les récepteurs des leucotriènes sont également exprimés dans les cellules vasculaires où ils induisent une vasoconstriction et des réponses dépendant de l’endothélium. La formation locale des leucotriènes et leurs puissants effets sur le système cardiovasculaire impliquent une possibilité de cibler ces médiateurs de l’inflammation non seulement dans l’athérosclérose et ses complications ischémiques, mais aussi dans d’autres pathologies comme les anévrismes de l’aorte et l’hypertension artérielle.
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Information
Avis du Conseil Economique et Social sur la coopération sanitaire française dans les pays en développementDevant une situation sanitaire mondiale qui s’aggrave avec l’extension de la pauvreté du plus grand nombre, et un accès à la santé de plus en plus inégal, on doit déplorer, malgré quelques avancées, un déclin de fait de notre présence auprès des responsables sanitaires des pays partenaires et surtout auprès des populations, alors même que le savoir faire français spécifique en matière de santé dans les PED est universellement reconnu.
Session of 3 octobre 2006
Communication scientifique
La Haute Autorité de Santé (HAS)The French National Authority for Health
La Haute Autorité de Santé (HAS) est une autorité publique indépendante à caractère scientifique qui donne des avis au Gouvernement, au Parlement et aux caisses d’assurance maladie sur les produits et actes médicaux en vue du remboursement et de la fixation des prix. Elle fournit également des outils aux professionnels pour une meilleure qualité, élaborant des recommandations de bonne pratique, certifiant, agréant, labellisant ce qui apporte de la qualité en santé. La Haute Autorité est une référence en qualité de la santé et a l’ambition d’agir sur les déterminants des comportements pour plus de qualité et d’efficience.
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Communication scientifique
La Direction générale de la santé aujourd’hui (DGS)The Direction générale de la santé today
Après cinquante ans d’existence, la Direction générale de la santé du Ministère chargé de la santé poursuit son action au service de la santé publique. Faire face dans l’urgence à de nombreuses crises sanitaires, préparer le pays à de grandes menaces sanitaires, renforcer la prévention des maladies et la gestion des risques, assurer la coordination de nombreux acteurs de santé au niveau national et faire valoir les orientations de la politique nationale de santé au niveau européen et international, sont les principaux défis que doit relever la Direction générale de la santé.
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Communication scientifique
Les objectifs et les réalisations de la Fédération Européenne des Académies de Médecine (FEAM)WWWWW
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Communication scientifique
L’École nationale de la santé publique 1962-1966The French National Public Health School 1962-1966
L’Ecole Nationale de la Santé Publique (ENSP) a été créée en 1960. Cette création constituait une étape importante du concept de santé publique qui, apparu à la fin du XIXe siècle, s’est répandu dans le monde et particulièrement en France avec Villermé, Louis et Parisot. De 1962 à 1966, l’Ecole, implantée à Rennes (Bretagne) fonctionne dans des locaux provisoires mais s’installera dans les premiers bâtiments définitifs en 1966. Pendant ces quatre premières années, l’ENSP poursuit dix enseignements de base dont deux nouveaux, celui des directeurs d’hôpitaux et celui des ingénieurs de santé publique. De nombreux étudiants étrangers bénéficient de cet enseignement et, dès cette époque, deux séminaires internationaux sont organisés à la demande de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
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Communication scientifique
Construire l’École des hautes études en santé publique (EHESP)Build the ehesp
Le législateur a souhaité la création d’un grand établissement dénommé Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique afin de donner une plus grande efficacité et une meilleure visibilité à l’enseignement de la santé publique. La mise en œuvre de cette volonté pose la question de l’articulation des formations professionnelles et académiques dans ce champ particulier.
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Communication scientifique
L’enseignement de la santé publique en France : objectifs et perspectivesPublic Health Education in France : challenges and future perspectives
La santé publique se distingue des autres champs d’enseignement en santé par l’étendue de son champ et la diversité de ses publics. Les formations universitaires sont assurées actuellement en France par plus de trois cents enseignants chercheurs titulaires en lien direct avec une activité de recherche significative et une insertion professionnelle dans les hôpitaux et les structures extra-hospitalières de santé publique. Les cadres de la fonction publique sont par contre formés par l’Ecole Nationale de la Santé Publique. Les principaux problè- mes des formations universitaires tiennent dans leur dispersion et leur multiplication sur le territoire national. La création de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique offre l’opportunité d’une rationalisation et d’une mise en réseau de l’offre de formation mais soulève la place dévolue à l’Université dans le champ des formations dans ce champ.
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Communication scientifique
La maîtrise de la propreté de l’air des locaux opératoires : intérêt des mesures en activité et des examens microbiologiquesAir cleanliness in operating rooms : on-site controls and biological testing
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Communication scientifique
Les traumatismes vasculaires iatrogènesIatrogenic vascular injuries
Soixante-dix-huit patients victimes d’un traumatisme vasculaire iatrogène ont été observés de 1970 à 2003. Il s’agissait de quarante et un sujets de sexe masculin (53 %) et trente-sept de sexe féminin (47 %). L’âge moyen était de 45,7 ans fi 24,9. Le siège le plus fréquent était représenté par les vaisseaux fémoraux au triangle de Scarpa car les ponctions vasculaires à ce niveau sont la voie d’abord habituelle des investigations radiologiques, des manœuvres de radiologie interventionnelle, de chirurgie endo-vasculaire ou de réanimation d’urgence. Le tableau clinique a été aigu, hémorragique ou ischémique, dans 51 % des cas, subaigu ou chronique dans 49 % des cas. La réparation artérielle a été possible dans 76 % des cas. Cette série a comporté quatre décès (5 %). Le taux global de mortalité-morbidité a été de 20 %. Il témoigne de la gravité de ces lésions. La fréquence des traumatismes vasculaires iatrogènes varie selon le type d’acte médical ou chirurgical effectué : la chirurgie cœlioscopique expose particulièrement à ce type d’accident ainsi que la chirurgie arthroscopique du genou, mais aucun geste n’est totalement à l’abri d’une telle complication. Le retard au diagnostic est un facteur unanimement reconnu de gravité. Le traitement doit privilégier la réparation du ou des vaisseau(x) lésé(s).
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Communication scientifique
Cardiomyopathies dilatées d’origine rythmiqueArrhythmia-induced dilated cardiomyopathies
Les cardiomyopathies rythmiques se définissent comme des dysfonctions ventriculaires secondaires à une tachycardie prolongée ou chronique donnant un tableau d’insuffisance cardiaque totalement réversible après traitement de la tachycardie et la restauration du rythme sinusal. Depuis la première description du modèle expérimental par Whipple, plusieurs laboratoires ont montré qu’une stimulation auriculaire ou ventriculaire à une fréquence supérieure à 220 par minute réduit la performance ventriculaire et induit des anomalies métaboliques, électrophysiologiques et anatomiques du myocarde. La régression de l’insuffisance cardiaque débute dès les premiers jours après la correction de l’arythmie mais peut demander en clinique plusieurs semaines ou mois. Toutes les tachycardies prolongées peuvent entraîner l’apparition d’une insuffisance cardiaque mais la charge fréquentielle et la durée de l’arythmie causale sont plus importants que son type. Les mécanismes physiopathologiques sont complexes et encore discutés. Le diagnostic d’une authentique cardiomyopathie rythmique est essentiellement rétrospectif, fondé sur la récupération de la fonction ventriculaire. L’ablation sélective par radiofréquence du substrat arythmogène et ou pour les fibrillations auriculaires la modification par radiofréquence de la conduction auriculoventriculaire sont les traitements de choix.
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Rapport
06-10 Méthodes de mesure de la densité minérale osseuse (DMO) et examens biologiques dans la prise en charge de l’ostéoporoseBone density measures and biochemical investigations in the management of osteoporosis
L’ostéoporose constitue à l’heure actuelle un problème de santé publique considé- rable tant par la proportion croissante de femmes qui en est atteinte, du fait du vieillissement de la population, que par ses conséquences sur la qualité de vie. On dispose aujourd’hui de traitements efficaces, pour prévenir ou traiter les fractures, d’où l’importance de reconnaître la maladie par la mesure de la densité minérale osseuse. L’ostéodensitométrie ou absorptiométrie biphotonique aux rayons X (DXA) est la technique la plus sensible, la plus rapide et la plus précise pour une irradiation très faible. Depuis 2005, un contrôle technique annuel du bon réglage des appareils est obligatoire. Les examens biologiques visent, en premier lieu, à éliminer une ostéoporose secondaire. Les marqueurs du remodelage osseux (ostéocalcine, CTX…) n’ont pas d’utilité pour le diagnostic mais ils permettent de mieux choisir un traitement dans les cas difficiles et de mieux suivre son efficacité. La DXA est indiquée chez la femme ménopausée, s’il existe un facteur de risque majeur (antécédents de fracture, ménopause précoce, aménorrhée secondaire prolongée, antécédents familiaux d’ostéoporose, corticothérapie, faible indice de masse corporelle, hyperthyroïdie, hyperparathyroïdisme, notamment). Pour généraliser le dépistage, après 65 ans, il faut attendre la confirmation de l’utilité et la connaissance du ratio coût-efficacité.
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Information
Compte rendu de l’activité du Comité Consultatif National d’Ethique, d’avril 2005 à avril 2006Activity report of the French national ethical consultative committee
Parmi les nombreux thèmes abordés par le CCNE durant cette année, cinq ont paru mériter leur présentation à l’Académie nationale de médecine : — les difficultés, les contraintes et les avantages liés à l’informatisation de la prescription médicale, — l’analyse des problèmes soulevés par le refus de soins, dans le cadre de l’application de la Loi du 4 mars 2002, — les conséquences des avis médicaux en matière de détention d’individus se réclamant d’un statut de mineur, — le respect des obligations réglementaires vis-à-vis des corps de fœtus morts, — le dilemme de la connaissance des origines confronté au respect de la vie privée, qu’il s’agisse des accouchements secrets, de l’accueil d’embryons, de la maternité de substitution ou surtout du don de gamètes.
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Information
Le secret professionnel du médecin et son partage entre soignants et non soignantsMedical secrecy. Sharing confidential information between caregivers and non caregivers
Le principe de l’inviolabilité du secret professionnel du médecin reconnaît un droit fondamental du patient : le respect de sa vie privée. Le « secret médical partagé » entre soignants, exception du pacte de confidentialité médecin-malade, s’est développé au cours des siècles pour optimiser la qualité des soins. Son champ d’application n’a cessé de s’accroître dans différents domaines : la santé, la recherche, la justice. Dans certains cas, le partage du secret est imposé au médecin soit à titre collectif, soit à titre individuel. Dans d’autres circonstances, de plus en plus nombreuses, il faut bien le reconnaître, le praticien est autorisé à partager avec des tiers, dans l’intérêt du patient et avec son consentement éclairé, les informations médicales dont il est le dépositaire. Ces cas sont encadrés par des textes législatifs ou réglementaires ainsi que par la jurisprudence qui en fixent les limites. De nombreuses mesures ont été prises pour garantir la confidentialité de la transmission des données médicales personnelles. Il serait souhaitable que l’Académie nationale de médecine soit consultée avant toute nouvelle dérogation au secret professionnel du médecin. En effet, il importe de souligner que le secret médical demeure la règle et la base de l’éthique médicale et qu’il doit le demeurer au même titre que ses deux autres principes fondamentaux : la liberté de choix du patient et l’indépendance du médecin.
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Rapport
06-09 Le prématuré de moins de 28 semaines, sa réanimation et son avenirManagement and outcome of highly premature infants
Les progrès techniques et thérapeutiques au cours des dernières années ont diminué la mortalité des prématurés de moins de 28 semaines d’aménorrhée (
Session of 20 juin 2006
Rapport
06-11 Sur la demande d’autorisation d’exploiter en tant qu’eau minérale naturelle, telle qu’elle se présente à l’émergence et après transport à distance, l’eau du captage « Daubet 1 » situé sur la commune d’Alvignac (Lot) Lire la suite >Session of 20 juin 2006
Communiqué
Importance de la communication dans la relation soignant-soigné Lire la suite >Session of 20 juin 2006
Rapport
06-12 Le diagnostic en médecine : histoire, mise en œuvre présente, perspectivesMedical diagnosis : past, present and future
Le diagnostic permet de reconnaître une maladie pour en assurer une prise en charge appropriée. Le diagnostic, élément essentiel de la décision médicale, relève de la responsabilité du médecin. Le concept remonte aux origines de la médecine, la rationalité de la démarche diagnostique s’est enrichie au cours des deux derniers siècles des apports de la science. Le schéma selon lequel le diagnostic est issu du recueil et de la hiérarchisation des symptômes et des signes cliniques, confirmé et précisé par les examens complémentaires doit être gardé en mémoire comme un principe fondamental. L’élaboration du diagnostic bénéficie de nombreuses innovations. Elles concernent les moyens techniques disponibles (biologie, imagerie) et les nouvelles méthodes pour tirer partie des données (statistiques, algorithme). Le développement des moyens de diagnostic impose de nouvelles responsabilités aux médecins : renouvellement des connaissances exigeant une formation continue efficace, bon usage des moyens disponibles imposant l’évaluation des pratiques professionnelles. La mise en œuvre du diagnostic doit tenir compte de l’évolution de la société : le malade et son entourage demandent à être considérés comme des partenaires. L’information du malade, même si elle doit être nuancée en fonction des circonstances, est une obligation. Le public n’admet pas l’erreur diagnostique, le développement des plaintes en résulte. Il faut que les médecins soient avertis et préparés à cette situation. On doit considérer à part le rôle du diagnostic dans la décision médicale en situation d’urgence. Si on s’aventure à prévoir l’évolution, on retient : la recherche d’investigations non traumatisantes, le rôle de l’informatique dans la diffusion des connaissances, l’influence de la télémédecine dans l’organisation sanitaire, l’influence des associations de malades notamment dans la prise en charge des maladies rares.
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Rapport
06-18 Importance de la communication dans la relation soignant-soignéImportance of communication in the patient-caregiver relationship
La plupart des litiges voire des conflits qui surviennent entre soignants et soignés résultent d’un manque ou d’une insuffisance de communication. La qualité des premiers contacts, les informations que le patient, inquiet, attend sur sa maladie, son traitement, son avenir, la confiance qu’il porte à son médecin s’en trouvent compromises de même, à terme, que la relation médecin-malade elle-même. Les principales causes de cette carence sont une prise de conscience insuffisante de l’importance de l’information du malade, un manque de temps et une formation quasi inexistante du personnel soignant à la communication. Il est urgent de remédier à cette situation en veillant à la qualité de l’accueil, particulièrement en urgence, à la formation à la communication de tous les acteurs de santé et en permettant aux médecins de consacrer l’essentiel de leur temps aux malades, aussi bien en milieu hospitalier que libéral. La population elle-même, instruite par les médias, devrait également participer à cette véritable ‘‘ culture de la communication ’’, gage d’une qualité essentielle de la relation médecin-malade, la confiance partagée.
Lire la suite >Session of 13 juin 2006
Communication scientifique
IntroductionLa méthodologie des essais thérapeutiques est bien établie dans les pathologies somatiques. Est-ce aussi le cas en psychiatrie ? En ce qui concerne les thérapeutiques médicamenteuses, cela semble une évidence ; pour les psychothérapies, les avis sont partagés. Quatre points méthodologiques clés relatifs à l’évaluation de toute thérapeutique seront successivement abordés : quelles sont les thérapeutiques à comparer ? Quels sont les patients inclus ? Comment évaluer l’efficacité des thérapeutiques ? Comment assurer la comparabilité des groupes de traitement ? Nous verrons ainsi que l’évaluation des thérapeutiques en psychiatrie, qu’elles soient médicamenteuses ou psychothérapeutiques, relève de la même méthodologie que celle utilisée pour comparer les thérapeutiques en médecine somatique. Des similitudes particulièrement fortes peuvent notamment être trouvées avec les approches utilisées pour l’évaluation des prises en charges chirurgicales.
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Communication scientifique
Évaluation des thérapeutiques en psychiatrie : essais thérapeutiques et évaluation des psychothérapiesEvaluation of therapeutics in psychiatry : clinical trials and evaluation of psychotherapies
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Communication scientifique
Usage des psychotropes en France : évolution temporelle et comparaison avec les pays européens prochesPsychotropic drug use in France : changes over time and comparison with other European countries
Au cours des vingt dernières années on a observé en France une diminution de l’usage des hypnotiques, une stabilité de l’usage des anxiolytiques et des neuroleptiques et une augmentation de celui des antidépresseurs. Les données de l’étude ESEMeD (European Study of Epidemiology of MEntal Disorder) menée en 2002 en Allemagne, Belgique, Espagne, France, Hollande et Italie, montre que l’usage des anxiolytiques dans l’année (y compris l’usage récurrent) est moins fréquent en Allemagne que dans les autres pays. Pour les antidépresseurs la Belgique et la France ont une prévalence plus élevée. En cas de dépression, moins d’un tiers des sujets rapportent la prise d’un antidépresseur (sans différence entre pays) et un tiers d’un anxiolytique (taux plus élevé en France). En cas d’anxiété un quart des sujets rapportent la prise d’une benzodiazépine (taux plus bas en Allemagne). Les facteurs très associés à un usage élevé de benzodiazépines sont l’âge, les troubles psychiatriques et les troubles neurologiques. Les facteurs très associés à l’usage des antidépresseurs sont l’âge (courbe en cloche), le sexe féminin et les troubles psychiatriques.
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Communication scientifique
Obligation de soins : aspects juridiques, éthiques et médicauxThe obligation of care : legal, ethical and medical aspects
Une intervention médicale contrainte constitue une atteinte au droit au respect de la vie privée. Dès lors la problématique de l’obligation de soins s’articule autour des deux piliers énoncés par la loi du 4 mars 2002 : l’intérêt individuel et l’intérêt collectif. L’aspect juridique de l’obligation de soins, dont la définition juridique est extrêmement large, recouvre une application diversifiée puisqu’elle peut accompagner diverses infractions et être prononcée à tous les stades de la procédure pénale. Toutefois cette application ne saurait résoudre l’ambivalence de cette obligation puisque l’intervention judiciaire oscille en matière de soins entre incitation et coercition. De plus, l’exécution de l’obligation de soins se heurte sur le plan éthique d’une part aux divers secrets professionnels qui peuvent entrer en conflit (secret judiciaire — secret médical) et d’autre part à la délicate question des certificats de complaisance parfois délivrés. L’existence de ces obstacles atteste de la nécessité d’une meilleure articulation des informations détenues par les sphères médicales et judiciaires. Deux logiques doivent donc cohabiter et conduire à la recherche continue du dialogue et au rapprochement des cultures judiciaires et médicales. L’obligation de soin implique par conséquent une meilleure définition des rôles respectifs de chacun, avec un souci convergent du bien commun dans le traitement de la délinquance qui se joue des frontières professionnelles mutuelles.
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Communication scientifique
Obligation de soins : aspects éthiques et médico-légauxObligatory treatment : ethical, medical and legal issues
La loi du 30 juin 1838 a cadré les hospitalisations sous contrainte (hospitalisations à la demande d’un tiers et hospitalisations d’office), tant sur le plan médico-administratif que judiciaire. Cette loi a été actualisée en 1990, et depuis a fait l’objet de deux évaluations. La dernière remonte à 2005 et a proposé une période d’observation de 72 heures, avant que l’hospitalisation sous contrainte soit décidée. Il persiste, malgré tout, des zones d’ombre pour les malades mentaux qui ont présenté des moments dangereux. D’une part, le psychiatre ne dispose d’aucun moyen quand ce type de patient décide d’arrêter son traitement à la sortie d’une hospitalisation. D’autre part, pour ceux qui sont déclarés irresponsables, une réflexion devrait s’instaurer pour qu’ils puissent être jugés, en adaptant les conditions de ce jugement, et les peines.
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Communication scientifique
Troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivitéAttention deficit with hyperactivity
L’auteur présente le concept de troubles de l’attention avec hyperactivité à la lumière des différentes approches actuelles. Elle discute de la place de différents traitements.
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Communication scientifique
Troubles mentaux non démentiels des personnes âgéesPsychiatric disorders in non demented elderly people
La psychiatrie du sujet âgé est en plein développement. Elle a permis de mieux appréhender des pathologies psychiatriques avec leurs spécificités sémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques. En France, l’intérêt grandissant pour cette discipline est corrélé à un enseignement qui est devenu ciblé et à de nombreuses initiatives en rapport avec des soins spécifiquement orientés. Chez le sujet âgé, une maladie psychiatrique peut se manifester sous des formes atypiques et peut être difficile à différencier du vieillissement ou d’une maladie somatique. Les principales pathologies rencontrées sont la dépression, le délire tardif, l’anxiété, l’hystérie, la confusion et la manie. La dépression comporte des formes spécifiques, des équivalents dépressifs, des facteurs de risque particuliers et une approche thérapeutique catégorielle et dimensionnelle. Son dépistage doit être amélioré. Le délire tardif est organisé autour du préjudice et réalise un mécanisme actif de lutte contre l’isolement, la dépression et l’anxiété. On parle de psychose d’allure schizophrénique d’apparition très tardive. L’anxiété a aussi des présentations propres à la personne âgée et a des liens étroits avec la dépression. Non traitée, ses conséquences sont très dommageables. L’hystérie, pathoplastique avec le temps, l’est aussi avec l’âge et le niveau culturel. On voit ainsi apparaître des conversions « pseudo-cognitives » chez le sujet âgé. La confusion, très fréquente à cet âge, y est souvent multifactorielle, mais les causes psychosociales ne doivent pas être sous-estimées. La manie est souvent secondaire et plutôt de présentation mixte. La démence peut aussi être abordée sur un plan psychopathologique, en particulier dans sa dimension étiopathogénique où on lui reconnaît désormais des facteurs de risque psychosociaux et des facteurs protecteurs en lien avec la biographie et la personnalité de la personne âgée. La psychiatrie de la personne âgée est une discipline médicale intégrative et les troubles mentaux qu’elle aborde reposent sur une clinique spécifique, alimentée par une recherche orientée et soutenue par un enseignement structuré.
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Communication scientifique
ConclusionLa maîtrise de la qualité de l’air des salles d’opérations est basée sur son filtrage, et l’utilisation de différents types d’installations, censées assurer son soufflage, à travers les filtres, en des conditions telles qu’on obtienne un taux particulaire, donc un taux microbien optimal. Le contrôle nécessaire de ces installations amène à vérifier, périodiquement, un certain nombre de paramètres. Pour des raisons théoriques (l’activité est difficile à définir), et pratiques (on perturbe l’activité opératoire par ces mesurages), ces contrôles sont réalisés hors activité, ce qu’avalisent les normes, publiées sur le sujet. Or, ces vérifications hors activité sont foncièrement illogiques, puisque les particules recensées, qui proviennent alors de l’air extérieur, et de l’installation, sont pauvres en microbes, tandis que l’activité et la présence humaine constituent la principale source des colonies microbiennes pathogènes. Il faudrait, par ailleurs, réserver une place plus importante à la détermination du taux microbien par mètre cube, car il n’y a pas de relation mathématique bien établie entre celui-ci et le taux particulaire, tandis que la bactériologie peut, seule, identifier les germes, leur caractère pathogène, les contaminations croisées, et les typages, les résistances… L’étude de différents types de salles d’opérations du CHU de Besançon nous a permis de confirmer : — L’intérêt de l’étude des blocs en activité. — La place majeure des examens bactériologiques. — De comparer les différents types de conditionnement aérien, de valider
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Communication scientifique
Évolution du calendrier vaccinal au MarocEvolution of the Vaccination Timetable in Morocco
Les premières campagnes de vaccination au Maroc remontent au début des années soixante, le programme élargi de vaccination (PEV) à 1981. Ce dernier a été restructuré en Programme national d’immunisation (PNI) six ans plus tard. Parallèlement à la mise en route de ces différents programmes, un suivi continu de la couverture vaccinale a permis de moduler le calendrier national de vaccination en introduisant de nouveaux antigènes et des rappels. Ainsi au fil des années la couverture vaccinale contre les principales maladies cibles, à savoir la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite, a connu une amélioration appréciable. En effet, la diphtérie et le tétanos néonatal ont été éliminés, et la demande de certification de l’éradication de la poliomyélite formulée en 2001 par le Maroc a été acceptée par l’OMS. Les perspectives d’avenir visent actuellement la réduction des disparités entre le milieu urbain et rural. Une meilleure adaptation du calendrier vaccinal prévoit son enrichissement par d’autres antigènes et l’adoption du programme d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale de l’OMS.
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Communication scientifique
Évaluation des réponses immunitaires résiduelles chez des sujets volontaires avant et après revaccination contre la varioleEvaluation of residual immune response against human pox virus before and after revaccination in healthy volunteers
Même très faible, le risque d’acte terroriste avec le virus de la variole oblige à une réflexion sur la stratégie vaccinale. L’analyse du degré d’immunisation de la population est donc importante, à mieux connaître en terme de santé publique. A l’occasion de la revaccination d’une équipe dite « nationale dédiée », il a été possible d’analyser, par deux tests in vitro , l’immunité résiduelle de 184 sujets volontaires : le test Interféron Gamma ELISpot mesurant la réponse des cellules T mémoires et le test de prolifération lymphocytaire mesurant la réponse des cellules T mémoires centrales. Il ressort des résultats que ¾ des sujets vaccinés garde une mémoire immunitaire de type prolifératif. Après 55 ans, la réponse cellulaire diminue mais est réactivable par une revaccination. Ces résultats pourraient aider à la mise en place d’une stratégie de vaccination en cas d’attaque bioterroriste.
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Information
L’éradication mondiale de la poliomyélite. Stratégie, espoirs, difficultés Lire la suite >Session of 30 mai 2006
Communiqué
Prise en charge des urgences main Lire la suite >Session of 30 mai 2006
Information
La peste antonineThe Antonine plague
Pendant le règne de Marc Aurèle, l’Empire Romain fut en proie à une épidémie redoutable et prolongée que l’on nomme la ‘‘ peste antonine ’’ Elle commença à la fin de l’année 165 ou au début de 166, en Mésopotamie, pendant la campagne parthique de Vérus et gagna Rome en moins d’un an. L’épidémie dura au moins jusqu’à la mort de Marc-Aurèle en 180 et sans doute pendant la première partie du règne de Commode. Elle fit d’innombrables victimes. Galien avait une connaissance de première main de la peste antonine. Il était à Rome lorsque l’épidémie commença en 166. Il était également présent pendant l’hiver de 168-169, auprès des troupes stationnées à Aquilée et qui étaient touchées par l’épidémie. Il avait une considérable expérience de la maladie. Les notes de Galien sont éparses et brèves, souvent sommaires, mais elles évoquent très fortement le diagnostic de variole. La description qu’il donne de l’exanthème est typique de la variole, particulièrement à la phase hémorragique de la maladie. Fièvre
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Information
La vaccination contre l’hépatite A en France Lire la suite >Session of 23 mai 2006
Communication scientifique
Association entre la diminution de la fonction pulmonaire et le polymorphisme du promoteur du gène de l’hème oxygénase chez des adultes jeunes issus de la population générale. Etude longitudinale européenne sur la santé respiratoire (ECRHS — France)Association of lung function decline with the microsatellite polymorphism in the heme oxygenase-1 gene promoter, in a general population sample. Results from the longitudinal European Community Respiratory Health Survey (ECRHS — France)
Les oxydants pourraient être impliqués dans la physiopathologie de la BPCO (BronchoPneumopathie Chronique Obstructive), définie par une diminution des débits aériens progressive et incomplètement réversible. L’HO-1 (hème oxygénase-1) est un antioxydant puissant. Il a été montré qu’un polymorphisme microsatellite du promoteur du gène de l’HO-1 (répétition de paires de bases (GT)) était capable de moduler la transcription du gène en réponse au stress oxydant. Un promoteur long serait associé à une expression de la protéine HO-1 moindre. Nous avons émis l’hypothèse que ce polymorphisme pourrait être associé au déclin de la fonction pulmonaire chez des sujets exposés à une agression oxydante importante comme les fumeurs. Pour tester cette hypothèse, nous avons génotypé 749 sujets (âgés de 20 à 44 ans, 50 % d’hommes et 40 % de non-fumeurs) examinés en 1992 et en 2000 dans le cadre du recueil des données françaises de l’étude ECRHS. Nous avons comparé les porteurs d’allèle long (L) ((GT)n ≥ 33 répétitions sur un ou deux allèle(s)) aux autres. En longitudinal, nous avons observé que le déclin de la fonction pulmonaire était accéléré chez les porteurs de l’allèle L par rapport aux autres. En outre, il y avait une interaction entre l’allèle L et le tabagisme : le déclin de la fonction pulmonaire était accéléré dans le groupe des gros fumeurs porteurs de l’allèle L par rapport aux gros fumeurs non-porteurs de l’allèle L et aux porteurs de l’allèle L non-gros fumeurs. Nos résultats suggèrent donc qu’un promoteur long du gène de l’HO-1 serait associé, chez les gros fumeurs, au développement d’un trouble ventilatoire obstructif.
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Communication scientifique
Quantification et valorisation du progrès thérapeutique médicamenteux par la Haute Autorité de SantéQuantification of pharmacological progress by the French national health authorities
En France, l’instance chargée de définir, de quantifier et de valoriser le progrès thérapeutique médicamenteux est la Haute Autorité de Santé par l’intermédiaire de la Commission de la Transparence (CT). Il revient donc à la CT de reconnaître le progrès dans ses différentes modalités et tout d’abord de bien distinguer la notion d’innovation pharmacologique de celle de progrès thérapeutique. La CT ne retient comme innovations susceptibles d’induire un progrès thérapeutique que celles qui répondent aux trois conditions suivantes : constituer une nouvelle modalité de prise en charge d’une maladie, être susceptible d’apporter un progrès cliniquement pertinent et répondre à un besoin non couvert. La démonstration du progrès doit avoir été faite sur des critères cliniques pertinents. Les différentes modalités de progrès reconnu sont d’ordre quantitatif ou qualitatif ou encore en termes de tolérance, d’observance et de maintenance thérapeutique. La CT quantifie le progrès par l’amélioration du service médical rendu (ASMR) résultant de l’utilisation du nouveau médicament. La détermination de l’ASMR prend en compte les données issues des essais ayant comparé le nouveau produit aux produits existants. Dans la réalité, de telles comparaisons directes sont rarement disponibles. La commission doit donc, trop souvent, faire appel aux résultats de comparaisons indirectes. Les textes réglementaires prévoient cinq classes d’ASMR allant du type I (progrès majeur) au type V (absence de progrès). Une ASMR peut n’être attribuée que dans le cadre d’une population cible restreinte, sous-ensemble de la population correspondant à l’indication de l’AMM. Les ASMR attribuées ne sont jamais que des progrès espérés ou attendus dont il importera, par la suite, en particulier dans les cas de médicaments « sensibles », de confirmer ou non les performances dans la vie réelle par des études dites de post-inscription. Outre la mention d’une ASMR, les avis de la CT, publiés et diffusés, comportent un certain nombre de rubriques permettant de valoriser les médicaments facteurs de progrès. La valorisation économique des médicaments passe par la CT puisque ses évaluations sont prises en compte par le comité économique des produits de santé chargé de fixer leurs prix. Parmi les problèmes mal résolus se pose celui des « me too ». En effet, s’il n’appartient pas à une commission d’experts de « faire » le marché à l’intérieur d’une classe thérapeutique, on doit se poser la question de savoir à partir de combien de produits d’une classe présents sur le marché, il serait souhaitable d’alerter décideurs et payeurs sur le fait que le besoin thérapeutique est largement couvert. Un autre problème est celui du contournement des génériques, en particulier dans le cadre de l’introduction sur le marché d’associations à doses fixes contenant un produit susceptible de donner lieu à un générique. Bien que l’appréciation du progrès thérapeutique repose sur des critères objectifs, vérifiables et reproductibles, elle ne se conçoit qu’à l’intérieur d’une instance collégiale et indépendante des firmes pharmaceutiques, des organismes payeurs et des associations d’usagers.
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Communication scientifique
L’inquiètante augmentation du nombre de césariennesThe worrying rise in the frequency of cesarian section
L’augmentation progressive du nombre de césariennes depuis trente ans inquiète les professionnels et le bénéfice attendu sur la réduction de la morbidité et de la mortalité néonatale est faible. Cette tendance actuelle est liée à plusieurs facteurs. L’âge des parturientes augmente, leur parité diminue et les situations à risque (grossesses induites, diagnostic anténatal d’une anomalie, utérus cicatriciel) sont plus fréquents. L’évolution des pratiques médicales basée sur le principe de précaution favorise également cette pratique, la menace médico-légale pesant lourdement sur les obstétriciens. Ce mode d’accouchement n’est pas dénué de risque, à court terme mais surtout à long terme pour l’avenir obstétrical. Si les risques sont au minimum en cas d’accouchement par voie basse, et moyens en cas de césarienne programmée, ils sont au maximum en cas de césarienne en cours de travail. Or l’issue du travail n’est jamais certaine en cas de tentative par voie basse. Le bénéfice attendu d’une césarienne est à opposer aux risques maternels et fœtaux et l’évaluation du rapport bénéfice-risque reste très difficile à ce jour.
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Communication scientifique
Place de la chirurgie dans le traitement de l’otospongioseSurgical treatment of otosclerosis
La chirurgie de l’otospongiose a connu une étape majeure en 1956 avec la stapédectomie. Les progrès de cette chirurgie ont permis de diminuer les complications sans les faire disparaître et de donner un taux de satisfaction très élevé. L’alternative à la chirurgie pour les surdités modérées que sont les aides auditives a bénéficié de progrès considérables. L’implantation cochléaire permet d’améliorer l’audition dans les formes d’otospongiose évoluées lorsque l’association de la chirurgie stapédienne et d’une aide auditive s’avère inefficace. Ces progrès ont des répercussions sur les indications opératoires.
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Communication scientifique
Dialogue entre l’angiotensine et le récepteur du facteur de croissance épidermique dans les maladies rénales chroniques : vers une nouvelle approche thérapeutiqueAngiotensin and EGF receptor cross-talk in chronic kidney diseases : towards a new therapeutic approach
L’angiotensine joue un rôle majeur dans la détérioration rénale. L’inhibition du système rénine-angiotensine atténue le développement des lésions rénales dans plusieurs modèles expérimentaux d’insuffisance rénale et retarde la progression des lésions rénales chez des sujets atteints d’insuffisance rénale chronique. Plus récemment, le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) a été identifié comme une molécule essentielle dans la progression de l’insuffisance rénale. L’interaction entre l’angiotensine et l’EGF est cependant jusqu’à ce jour mal comprise. Nous montrons que les souris génétiquement modifiées qui expriment un dominant négatif du récepteur de l’EGF sont protégées non seulement des lésions rénales entraînées par une réduction sévère de la masse rénale (néphrectomie des trois quarts mais également des lésions provoquées par la perfusion d’angiotensine II. Le TGFα et l’enzyme qui le clive pour en faire une forme circulante (enzyme de conversion du TNF appelé TACE ou ADAM 17) ont une expression qui augmente lors de la perfusion d’angiotensine. Les lésions induites par l’angiotensine sont réduites de manière significative chez les animaux dépourvus de TGFα et chez ceux à qui l’on administre un inhibiteur pharmacologique de TACE. Lors de la réduction néphronique, l’inhibition pharmacologique de la production d’angiotensine (inhibiteurs de l’enzyme de conversion) ou de son action (antagonistes des récepteurs) empêchent l’accumulation de TGF alpha et de TACE. Ces résultats indiquent que la transactivation du récepteur de l’EGF par l’angiotensine joue un rôle crucial dans la détérioration rénale et suggère que les inhibiteurs pharmacologiques de TACE puissent jouer un rôle thérapeutique stratégique dans la prévention de la progression des maladies rénales chroniques.
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Communication scientifique
Liaisons des médicaments aux protéines circulantes : caractéristiques, rôles et modifications physio-pathologiquesDrug binding to blood proteins : characteristics, roles and pathophysiological changes
L’HSA (human serum albumin) et l’AGP (alpha glycoprotein) sont les seules protéines plasmatiques capables de lier les médicaments par des sites spécifiques avec une forte affinité. Elles limitent alors leur distribution et parfois leur élimination. Ces liaisons sont dites restrictives par opposition aux liaisons de faible capacité, dites permissives sans pouvoir rétentionnel significatif. Toute modification de la capacité de fixation d’une liaison restrictive entraîne des variations des autres paramètres pharmacocinétiques et en consé- quence des effets produits. Helicobacter pylori est une bactérie particulièrement répandue et l’on estime que 50 % de la population mondiale serait infectée. La prévalence de l’infection varie largement selon les zones géographiques, l’âge, les groupes ethniques et le niveau socioéconomique. Les taux apparaissent plus élevés dans les pays en développement que dans les pays industrialisés, la plupart des infections survenant au cours de l’enfance. Globalement ils seraient liés aux mauvaises conditions d’hygiène, au niveau social bas, à la promiscuité et à la densité d’habitation. Aucune voie prédominante de transmission n’a été définie parmi les modes oro-fécal, oro-gastrique ou oro-oral. De récentes études ont montré que les souches d’H.pylori qui portent un antigène CagA biologiquement actif seraient plus étroitement associées avec le carcinome gastrique.
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Communication scientifique
Sur quelques aspects épidémiologiques de l’infection à Helicobacter pyloriEpidemiological aspects of Helicobacter pylori infection
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