Articles du bulletin

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3313 résultats

  • Communication scientifique

    Les modèles animaux de la gale : quels sont-ils ? Permettront-t-ils de découvrir de nouvelles stratégies thérapeutiques ?

    Animal models in scabies: which are they? are they useful to optimize the therapeutic management of scabies?

    Les auteurs déclarent les liens d’intérêt 2014-2016 suivants :
    Mme Charlotte Bernigaud déclare avoir reçu une subvention de recherche du laboratoire MSD France en 2014.
    M. Olivier Chosidow déclare avoir reçu un don de médicaments pour la recherche de la part de MSD France ; des honoraires d’orateur et un don de médicaments pour la recherche de la part de Codexial ; des honoraires d’orateur de la part de Zambon.
    M. Jacques Guillot déclare avoir reçu des honoraires d’orateur de la part de MSD Santé animale, Merial, Ceva, Bayer Santé animale et Zoétis.

    La gale humaine est une parasitose cutanée due à l’acarien microscopique Sarcoptes scabiei var. hominis. Cette parasitose est toujours un problème important de santé publique, principalement dans les pays tropicaux ou sub-tropicaux. Cependant l’arsenal thérapeutique demeure limité et comporte surtout des molécules à usage topique. L’ivermectine, molécule de la famille des lactones macrocycliques est la seule molécule orale disponible. Elle a une efficacité reconnue mais certains échecs ont été rapportés. La plupart des molécules ne sont pas ovicides et leur demi-vie, plus courte que le cycle du parasite, implique de proposer plusieurs doses. Des alternatives thérapeutiques sont donc nécessaires à courte échéance, notamment en pédiatrie et dans les pays à forte endémie. Des molécules à usage vétérinaire comme celles appartenant à la famille des lactones macrocycliques ou des isoxazolines, peuvent présenter un intérêt pour le traitement de la gale humaine. La mise en place de modèles expérimentaux animaux a permis le développement préclinique de nouvelles molécules acaricides. Notre équipe dispose actuellement d’un modèle porcin.

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  • Communication scientifique

    Avantages et risques du développement de la santé connectée et des universités numériques en santé

    Benefits and risks of the development of connected health and of digital universities for health sciences

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La révolution du numérique en santé survient au sein d’une métamorphose numérique globale de la société, très rapidement évolutive et incontournable. Elle impacte profondément la gestion de la santé de tous, toutes les pratiques de la médecine et tous les systèmes d’information et de formation des professionnels de la santé. La maitrise de la connaissance des usages de la « santé connectée » devient une nécessité. Elle concerne les patients, le grand public, les professionnels de la santé, les systèmes de gestion de la santé publique et ceux des formations en santé, au niveau local, national et international. Mise au service de tous, la plateforme nationale et francophone des formations numériques pour les sciences de la santé l’université numérique francophone des sciences de la santé et du sport, l’UNF3S (www.unf3s.org) est dédiée à ces objectifs. Elle mutualise les productions numériques de toutes les universités publiques du secteur sanitaire et elle les partage librement et gratuitement avec tous les usagers. Elle vise les avantages de la pédagogie numérique associée à une pédagogie socratique, reposant sur le lien humain entre les apprenants et les enseignants. La prise de conscience institutionnelle de la puissance du tsunami numérique en santé doit être mise à profit. Elle se concrétise au niveau de la mesure 10 de la feuille de route de la « Grande Conférence de santé », à Paris en février 2016, qui prescrit la généralisation les outils numériques dans les formations en santé et le recours aux moyens de l’UNF3S. Cette évolution est analysée avec recul et sagesse en mesurant les risques éthiques de la santé connectée et ceux d’une forme « d’ubérisation » des universités médicales.

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  • Communication scientifique

    Les patients et les médecins dans l’écosystème numérique.

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

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  • Communiqué

    Concertation citoyenne sur la vaccination : remarques de l’Académie nationale de médecine sur ses nouvelles propositions concernant l’obligation vaccinale.

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  • Communication scientifique

    Introduction de la séance thématique : « Les glomérulopathies « primitives » auto-immunes : nouveaux mécanismes, nouveaux antigènes »

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  • Communication scientifique

    La hyalinose segmentaire et focale (HSF)

    La hyalinose segmentaire et focale (HSF) est une maladie rénale sévère dont la physiopathologie est complexe. La récidive de la maladie après transplantation rénale et l’obtention de sa rémission après un traitement par immunoadsorption (IA) illustre l’implication d’un facteur circulant, qui reste à caractériser, dans sa physiopathologie, capable de se fixer à la protéine A. À partir de l’éluat de colonnes de protéine A de malades ayant une récidive de HSF, nous avons identifié par spectrométrie de masse une forme sérique de CASK (calcium calmoduline sérine thréonine kinase). In vitro, CASK induit des anomalies structurales du cytosquelette via son interaction avec son récepteur CD98 et in vivo induit une protéinurie chez la souris associée à un effacement des pédicelles. Chez les malades, CASK est exprimée de manière ectopique par les monocytes.

    En conclusion, dans les formes idiopathique des Hyalinoses Segmentaires et focales, l’identification d’un facteur soluble de perméabilité synthétisé par les cellules du système immunitaire ouvre de nouvelles perspectives pour la compréhension physiopathologique et thérapeutique. 

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  • Communication scientifique

    Progrès récents dans la maladie de Berger (néphropathie à dépôts d’IgA)

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La néphropathie à immunoglobulines A (IgA) est la plus fréquente des glomérulonéphrites primitives et une des premières causes d’insuffisance rénale terminale. Elle se caractérise par des dépôts mésangiaux d’IgA1. Alors que l’épidémiologie et l’évolution clinique sont bien établies, les causes et mécanismes de cette affection restent mal connus. Les études chez les patients ont montré une augmentation des taux sériques d’IgA1 polymériques et anormalement glycosylées. Ces modifications quantitatives et structurales des IgA1 jouent un rôle dans la genèse de la maladie en induisant des anomalies fonctionnelles des différents récepteurs des IgA: le RFca (CD89) exprimé par les cellules sanguines circulantes et le récepteur de la transferrine (TfR1) présent sur les cellules mésangiales. Les IgA anormales induisent la libération de CD89 soluble qui participe à la formation des complexes circulants contenant des IgA1. Ces complexes se déposent alors dans le mésangium en se fixant au TfR1 surexprimé par les cellules mésangiales des patients, induisant l’expression de la transglutaminase 2. Cette enzyme stabilise les dépôts d’IgA1 à la surface des cellules mésangiales. Ces cellules alors activées produisent des cytokines pro-inflammatoires et prolifèrent, conduisant à une perte de la fonction rénale. Récemment, des anomalies au niveau de l’intestin et du microbiote semblent jouer un rôle important dans le développement de la maladie ouvrant ainsi des nouvelles voies de recherche thérapeutiques.

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  • Communication scientifique

    Les nouveaux épitopes antigéniques dans la glomérulonéphrite extramembraneuse

    New antigenic epitopes in membranous nephropathy

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Au cours de ces dernières années, l’identification des antigènes impliqués dans la plupart des formes de glomérulopathie extramembraneuse du nourrisson (endopeptidase neutre) à l’adulte (récepteur de type M de la phospholipase A2 [PLA2R1] et thrombospondine de type 1, domaine 7A [THSD7A]) a transformé la prise en charge des patients tant sur le plan diagnostique que sur celui de la surveillance de l’efficacité des traitements. En effet, les anticorps correspondants sont spécifiques et corrélés à l’activité de la maladie. Plus récemment, l’identification des épitopes de PLA2R1 et d’une propagation de la réponse immune (« epitope spreading ») anti-PLA2R1 corrélée à l’évolution clinique, a ouvert la porte à une médecine personnalisée définie sur des bases moléculaires.

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  • Communication scientifique

    Nouveaux aspects thérapeutiques des glomérulopathies primitives

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les Glomérulopathies primitives ont, pour l’instant, peu bénéficié de l’émergence des nouveaux biomédicaments. La reconnaissance d’une entité « Glomérulopathies auto-immunes primitives » pourrait regrouper des maladies ayant des lésions histopathologiques différentes mais un mécanisme pathogénique et des stratégies thérapeutiques communs. Cinq stratégies thérapeutiques non exclusives apparaissent envisageables :1/ Eliminer les auto-antigènes, actuellement mieux définis et dont les épitopes sont en voie de caractérisation 2/ Bloquer la production d’auto-anticorps par les plasmocytes à vie longue médullaires, idéalement en détruisant les seuls plasmocytes pathogènes.3/ Bloquer la fixation des immuns complexes ou des auto-anticorps au niveau des glomérules par des antagonistes des récepteurs ou des auto-antigènes.4/ Inhiber la réaction inflammatoire, en particulier la cascade du Complément, soit en bloquant la voie finale d’activation (anti C5), soit en bloquant la voie des lectines (anti MASP2).5/ Induire une tolérance de l’auto-antigène, ce qui représente bien entendu la situation idéale pour laquelle des stratégies prometteuses sont en cours de développement. Au Total la reconnaissance de l’entité Glomérulopathies Primitives Auto-immunes devrait permettre aux patients de bénéficier dans un proche avenir de traitements visant à bloquer soit les effecteurs auto-immuns, soit les conséquences de la fixation de ceux-ci au niveau des glomérules.

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  • Discours

    Bilan de l’activité académique 2016

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  • Communication scientifique

    Trente années d’évolution dans la prise en charge des personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine désirant devenir parents : un changement de paradigme

    Thirty years of evolution in the care of people living with the human immunodeficiency virus wishing to have child: a paradigm shift

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Dans les premières années de l’apparition de l’épidémie de SIDA, le risque de transmission sexuelle et de transmission verticale de la mère à l’enfant a été un frein pour la procréation chez les personnes vivant avec le VIH. A partir des années 90, les traitements antrétroviraux ont permis de réduire le risque de transmission verticale de la mère à l’enfant. L’assistance médicale à la procréation (AMP) s’est développée pour permettre aux couples sérodifférents de procréer tout en minimisant le risque de contamination de la partenaire. Par la suite une meilleure connaissance de l’excrétion virale, l’apparition des traitements hautement actifs, les résultats des études épidémiologiques ont permis d’envisager une procréation naturelle chez les couples sérodifférents. De nos jours, les couples sérodifférents, dont la personne vivant avec le VIH est sous traitement efficace, peuvent envisager de procréer naturellement. Dans ce cas ils n’auront recours à l’AMP que s’ils présentent une infertilité. Ainsi, d’interdite puis d’assistée la procréation est revenue dans le champ de l’intime et le couple sera libre de choisir en pleine autonomie son mode de procréation. Cependant, si cette situation est réelle pour les pays développés, il existe de par le monde une iniquité d’accès au dépistage et aux traitements qui freine grandement cette évolution et pose des problèmes de santé publique.

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  • Communication scientifique

    Le diabète de type 1. Des biomarqueurs à une prévention

    Type 1 diabetes. From biomarkers to its prevention

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui conduit à la destruction des cellules insulinosécrétrices par le système immunitaire. Les étapes successives de la réponse auto-immune, de l’expansion initiale des lymphocytes autoréactifs à l’activation des effecteurs responsables de la destruction des cellules insulinosécrétrices, sont aujourd’hui définies dans des modèles expérimentaux. Les mécanismes initiant l’activation des lymphocytes T autoréactifs demeurent en revanche largement méconnus. L’enjeu clinique de l’immunologie du diabète est diagnostique et thérapeutique. C’est d’une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires impliqués qu’il faut attendre de nouvelles stratégies thérapeutiques qui permettront une prévention du diabète de type 1. L’identification de nouveaux marqueurs biologiques est un des prérequis pour avancer vers de stratégies de prévention d’une maladie.

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  • Discours

    Discours d’intronisation aux fonctions de président de l’Académie nationale de médecine

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  • Discours

    Attribution de la grande médaille au Pr. Jacques Poirier

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  • Discours

    Regards sur le passé et l’avenir de la pédiatrie, sa place à l’Académie de médecine

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  • Communication scientifique

    Nouveautés nosologiques, génétique et épilepsie

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les épilepsies, pathologie neurologique d’une prévalence estimée de 4 à 8/1000 tout âge confondu, sont un groupe hétérogène constitué de syndromes de pronostics et de traitements différents répertoriés selon plusieurs critères, notamment le type de crise, les anomalies EEG, l’étiologie et les signes neurologiques et développementaux associés. Les étiologies à
    l’origine de la survenue d’un syndrome épileptique sont variées et ce diagnostic étiologique est parfois rendu difficile compte tenu de la diversité des mécanismes sous-jacents possibles et des limites diagnostiques actuelles qui, cependant, ne cessent d’évoluer. Les étiologies génétiques jouent un rôle étiologique clé dans l’émergence des épilepsies, en particulier dans les encéphalopathies épileptiques, épilepsies débutant dans l’enfance avec des crises pharmacorésistantes et une stagnation voire une régression cognitive. Cette communication exposera les progrès récents apportés par les découvertes génétiques dans les encéphalopathies épileptiques et leur impact majeur sur le diagnostic et la prise en charge mais surtout sur la compréhension des mécanismes physiopathologiques de ces pathologies rares à travers les modèles cellulaires et animaux menant à de nouveaux développements de thérapies ciblées et personnalisées.

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  • Communication scientifique

    Imagerie de l’épilepsie : nouveautés

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet
    article.

    Le développement de l’IRM et surtout des techniques d’IRM fonctionnelle, mesure de perfusion cérébrale, a transformé la nosologie de l’épilepsie de l’enfant. En cas d’épilepsie lésionnelle, l’IRM permet de localiser la lésion, d’en affirmer la responsabilité si en accord avec l’EEG et la clinique, d’en préciser l’extension et ainsi de guider un geste d’exérèse chirurgicale si elle est nécessaire.

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  • Communication scientifique

    Traiter le signal EEG pour soigner l’épilepsie

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’épilepsie est une maladie grave qui, lorsque les crises résistent aux médicaments, peut justifier d’une résection chirurgicale. Un préalable indispensable consiste en l’identification des régions corticales à l’origine des crises, et en la délimitation des régions fonctionnelles qui devront être épargnées par la chirurgie. Pour ce faire, des électrodes peuvent être introduites à l’intérieur même du cerveau selon la méthode dite stéréo-électroencéphalographique, méthode qui permet à la fois l’enregistrement et la stimulation directe du cortex cérébral. Dans ce cadre, de nouvelles approches électrophysiologiques faisant appel à des outils mathématiques de traitement du signal EEG intracrânien se sont développées ces dernières années. Ces approches permettent maintenant d’imager, dans le
    référentiel anatomique du patient, non seulement les régions corticales qui génèrent les crises, mais aussi celles qui sous-tendent de nombreux processus cognitifs, ainsi que la connectivité fonctionnelle corticale. Ce sont ces avancées qui sont brièvement évoquées ici.

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  • Communication scientifique

    Chirurgie de l’épilepsie

    En cas d’échec du traitement médical, la chirurgie est une thérapeutique sûre et efficace pour les enfants épileptiques. Un bilan préopératoire exhaustif permet de proposer différentes approches, depuis la résection d’une lésion épileptogène, jusqu’aux résections lobaires et aux déconnections  hémisphériques. La neuromodulation est une alternative en cas d’échec ou de
    contre-indication chirurgicale. Les résultats post opératoires sont excellents, pour le contrôle des crises d’épilepsie (>70 % patients libres de crises), et sur le plan cognitif. Le délai entre le début de la maladie et la prise en charge chirurgical doit être minimal pour éviter les conséquences sociales de l’épilepsie. Enfin, la chirurgie de l’épilepsie et les neurosciences fondamentales entretiennent des liens forts car la chirurgie ouvre une fenêtre
    sur le fonctionnement cérébral normal et pathologique.

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  • Communication scientifique

    Les émergences d’arboviroses : Chikungunya et zika

    The emergences of arboviruses: Chikungunya and zika

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Nombre des maladies transmissibles à l’origine d’un quart des décès dans le monde sont des maladies à transmission vectorielle. Le virus Chikungunya (CHIKV) et le virus Zika (ZIKV) sont les arbovirus qui ont été les plus étudiés durant cette dernière décennie. D’origine africaine, tous deux se sont propagés au-delà de leur aire de distribution naturelle provoquant plusieurs millions de cas d’infections chez l’Homme. Depuis son émergence en 2005 dans l’Océan Indien, le CHIKV a conquis de nouvelles régions suite à l’expansion mondiale du « moustique tigre » Aedes albopictus. Cette espèce a contribué à la sélection d’une mutation dans le génome viral favorisant la transmission du CHIKV par ce vecteur. De façon intéressante, le CHIKV a atteint les régions tempérées comme l’Europe : une transmission locale du CHIKV a été signalée en Italie en 2007 et en France en 2010 et 2014. Plus récemment, à partir de 2007, le ZIKV a commencé une expansion mondiale, dans la région du Pacifique puis dans les Amériques causant des symptômes graves rarement observés tels que le syndrome de Guillain-Barré et des microcéphalies chez les nouveau-nés. En utilisant des infections expérimentales de moustiques, nous avons démontré que les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus étaient des vecteurs plus compétents pour CHIKV que pour ZIKV, mettant aussi en évidence la complexité des facteurs impliqués dans la transmission vectorielle.

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  • Communication scientifique

    Diagnostic et traitement des viroses émergentes : comment aller de l’avant ?

    Diagnosis and treatment of emerging viral diseases : how can we do better ?

    Les épisodes d’émergence virale se succèdent à un rythme rapide. La communauté scientifique et médicale répond au coup par coup à ces urgences sanitaires mais peine à offrir une réponse stratégique globale à moyen et long terme. En matière de diagnostic, la priorité devrait aller à l’anticipation de la prise en charge des pathologies ré-émergentes, au développement des capacités de diagnostic par les techniques moléculaires en temps réel, et à la préservation des expertises et des ressources biologiques de référence. Cet effort devrait également englober des études séro-épidémiologiques donnant accès à une meilleure cartographie de la circulation des pathogènes potentiellement ré-émergents. En matière de traitement (à l’exception des vaccins qui sont abordés dans une autre présentation), les avancées attendues sont la mise en place par anticipation de trames de protocoles thérapeutiques utilisables au cours des épisodes d’émergence et celle d’une stratégie ambitieuse et volontariste de développement de molécules antivirales couvrant progressivement le spectre taxinomique des groupes évolutifs viraux infectant les vertébrés.

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  • Communication scientifique

    Arboviroses et fièvres hémorragiques : actualités épidémiologique et vaccinale

    Arboviruses and Viral Hemorragic Fevers ; Recent Epidemiological Data and New Vaccines

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Plusieurs des maladies virales transmises par les moustiques du genre Aedes, notamment la Fièvre jaune, la Dengue, et les fièvres à virus Zika ou Chikungunya, ont connu une recrudescence inattendue ces dernières années. On a pu, grâce au vaccin vivant constitué de la souche de virus atténuée 17D, lutter efficacement contre l’épidémie de fièvre jaune de 2015 en Angola et en République Démocratique du Congo. On espère que le vaccin chimère tétravalent Fièvre jaune-Dengue récemment développé sera aussi efficace et permettra de protéger les populations à risque dans le monde, notamment au Brésil, au Mexique et aux Philippines, où le vaccin vient d’être licencié. On reste par contre démunis devant l’épidémie d’impact mondial de la fièvre à virus Zika qui frappe l’Amérique latine et les Antilles, où les cas de microcéphalie congénitale se multiplient. Il paraît capital de développer rapidement un vaccin contre ce virus, pour protéger les populations à risque et les voyageurs dans cette région du monde. Il en va de même des épidémies à virus Ebola. Un vaccin chimère VSV-Ebola, rVSV-ZEBOV, a fait preuve d’une remarquable efficacité dans les essais de vaccination en anneaux réalisé en Guinée sous l’égide de l’OMS lors de l’épidémie de fièvre Ebola de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest. Son étude de Phase III demeure hélas inachevée. Il faut souhaiter que la démonstration de son efficacité contre des épreuves virulentes dans des modèles animaux permette de le faire officiellement accréditer afin de pouvoir l’utiliser dans le futur pour maitriser rapidement toute nouvelle réémergence du virus, notamment en ayant recours à la stratégie de la vaccination en anneaux.

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  • Présentation ouvrage

    Cahen C, Van Wijland J. Inventer le don de sperme. Entretiens avec Georges David, fondateur des CECOS. Éditions Matériologiques, 2016

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  • Présentation ouvrage

    Vincent Jean-Didier. Biologie du couple. Paris : Robert Laffont, 2015

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  • Rapport

    16-10 La chirurgie cardiaque en 2025

    Cardiac Surgery in 2025

    Une mutation profonde de la cardiologie et de la chirurgie cardiaque est en cours justifiant une réflexion sur la chirurgie cardiaque en 2025. La chirurgie coronarienne s’adressera à des patients avec plus de comorbidités. L’indication des TAVI va s’élargir vers des patients à risque intermédiaire entraînant une diminution de la chirurgie de la valve aortique. Les interventions percutanées devront être réalisées dans des centres médico-chirurgicaux au sein d’un « Heart team ». La prise en charge de l’insuffisance cardiaque sévère sera en grand développement avec l’assistance circulatoire mécanique. La chirurgie cardiaque courante de l’adulte devra se faire dans des centres de « proximité » et la chirurgie d’expertise dans des centres de « référence ». L’Académie Nationale de Médecine recommande d’effectuer des regroupements au sein de la chirurgie elle-même, de créer des réseaux de chirurgie cardiaque pour réaliser les interventions non courantes.

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  • Rapport

    16-11 De l’usage des Rayons X en radiologie (diagnostique et interventionnelle), à l’exclusion de la radiothérapie. Rapport et recommandations

    The use of X Rays in diagnostic and interventional imaging, excluding radiotherapy. Report and recommendations.

    L’AUTEUR DECLARE NE PAS AVOIR DE LIEN D’INTERET EN RELATION AVEC LE CONTENU DE CET ARTICLE

    Dès leur découverte (W.C. Roentgen, 1895), les Rayons X font immédiatement progresser l’efficacité de la médecine. Aujourd’hui, l’imagerie médicale diagnostique connaît un développement majeur en devenant « interventionnelle », comme aide au geste chirurgical au bloc opératoire. Mais ces radiations « ionisantes », aussi les premières à traiter le cancer (A. Béclère vers 1900), comportent une dangerosité potentiellement dommageable, surtout chez les enfants et les adultes jeunes, les plus sensibles, comme les personnels médicaux et paramédicaux (accumulation des expositions). Le groupe de travail rappelle  les conséquences des rayonnements ionisants. Invisibles, ils ne suscitent pas la méfiance. Or, la radioprotection s’impose car l’effet des doses d’exposition reçues tout au long de la vie est cumulatif. Les Directives et Recommandations internationales, européennes et nationales encadrent étroitement la radioprotection, en collaboration avec la Société Française de Radiologie (SFR) en diagnostic autant que pour les actes de radiologie interventionnelle (500.000/an en France).  Préoccupée par les conditions de mise en œuvre de cette radioprotection, l’Académie nationale de Médecine a communiqué et invité plusieurs communications à sa tribune, depuis plus de 10 ans. En dépit de cela, chirurgien orthopédique infantile, nous observons des manquements fréquents aux recommandations officielles. Pourtant, une radioprotection insuffisante est source de complications potentielles pour les patients et les praticiens. La littérature internationale et nos Agences nationales démontrent  que, pourtant, la moitié des complications (survenant autrefois en radiothérapie)  surviennent aujourd’hui dans les suites d’actes de radiologie interventionnelle ou de diagnostic (dont le dentaire). Ceci nous a conduit à une bibliographie de 20 ans démontrant la réalité de la question et au rappel des indications des nouvelles techniques d’imagerie minimisant la dose délivrée de rayons X. Cela, en insistant sur celles n’utilisant pas de radiation ionisante (IRM, échographie, techniques optiques), avec leurs indications respectives. Des recommandations en résultent.

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  • Communication scientifique

    Résultats du premier essai randomisé de phase III évaluant la survie de patients atteints de cancer du poumon via un suivi médié par une Web-application comparé au suivi standard

    Results of the first Phase III Randomized Trial assessing Overall Survival in Lung Cancer Patients using a Web-application-mediated Follow-up compared to Standard Modality.

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Introduction: Le suivi des symptômes des patients atteints de cancer pourrait augmenter la survie. Nous avons développé une web-application permettant une détection des récidives symptomatiques, des complications et la réalisation de soins de support précoces entre les visites systématiques chez des patients traités pour un cancer du poumon à haut risque. Une analyse dynamique algorithmique des symptômes auto-rapportés par le patient de façon hebdomadaire déclenchait des visites chez l’oncologue.

    Méthodes: Nous avons réalisé une étude multicentrique de phase III randomisée pour comparer la survie globale entre i) un suivi hebdomadaire par notre web-application (bras expérimental) dans laquelle les patients transmettaient leurs symptômes entre les consultations programmées à leur oncologue et ii) un suivi clinique classique avec scanner systématique (tous les 3 à 6 mois ou à la discrétion de l’investigateur – bras standard). Les patients à haut risque de rechute non évolutifs après traitement étaient inclus. Un traitement de maintenance ou par Inhibiteur de Tyrosine Kinase (TKI) était autorisés. Un accès à internet était requis. Dans le bras expérimental, un email d’alerte était envoyé au médecin si des critères d’association ou de dynamique de symptômes étaient remplis. Un bilan d’imagerie était alors rapidement prescrit. et des soins de support précoces réalisés si besoin. Les critères d’évaluation secondaires étaient la qualité de vie, l’état général à la rechute (performance status – PS) et l’analyse coût-efficacité (surcoût par année de vie gagnée (ICER-LY) et par année de vie de bonne qualité: (ICER QALY)).

    Résultats: 133 patients ont été randomisés et 121 ont pu être inclus dans l’analyse en intention-de traiter. 96% des patients avaient un stade III/IV, 60 étaient dans le bras expérimental et 61 dans le bras standard. Le suivi médian était de 9 mois. La survie médiane était de 19 mois versus 12 mois en faveur du bras expérimental (p=0.0014 – HR 0,325 95% CI 0.157 to 0.672). La survie à 1 an était de 75% versus 49% dans le bras expérimental et standard respectivement (p=0.0025). Le PS à la rechute était à 0-1 (bon ou très bon état général) chez 77% des patients du bras expérimental (versus 33% dans le bras standard – p<0.001). La qualité de vie était améliorée dans le bras expérimental (FACT-L, FACT-L TOI, FACT-G, p=0.02, p=0.01, p=0.04 respectivement) et la rédaction du coût annuel du suivi était de 37%.

    Conclusion: Cet essai est le premier à montrer une amélioration significative de la survie globale et de la qualité de vie en utilisant une web-application de télésurveillance des symptômes auto-rapportés par le patient atteint d’un cancer du poumon. Elle permet une détection précoce des rechutes chez des patients ayant un état général conservé et des soins de support précoces à un coût raisonnable.

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  • Rapport

    16-09 Demande de l’établissement thermal de Divonne-les-Bains pour une orientation thérapeutique « Rhumatologie »

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  • Communication scientifique

    Les déficits cognitifs dans la trisomie 21, de la naissance à la démence : mécanismes et traitements

    Cognitive deficits in Down syndrome, from birth to dementia: mechanisms and treatments.

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La Trisomie 21 (T21) est la première cause génétique de retard mental affectant plus de 5 millions de personnes dans le monde. Les individus porteurs de T21 montrent des altérations cognitives et de comportement d’intensité variable dès le plus jeune âge, puis des signes histopathologiques parfois accompagnés de symptômes de type Alzheimer vers quarante ans. Après le séquençage entier du chromosome 21 en 2000, le développement de modèles de souris de T21 et l’étude de l’expression des gènes en trois copie dans un contexte T21, les recherches actuelles portent sur l’amélioration du déficit cognitif de l’enfant et du jeune adulte, et la prévention de la démence du sujet âgé via la recherche de marqueurs et la définition d’une nouvelle population-cible. Cette revue présentera l’état de l’art ainsi que nos recherches menées sur le front des traitements des déficits cognitifs et de la découverte de biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer dans un contexte T21, applicables à maladie d’Alzheimer sporadique. 

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  • Communication scientifique

    Intérêt de l’utilisation du modèle canin dans les approches thérapeutiques des rétinopathies pigmentaires

    Interest of the use of canine model in therapeutic approaches of pigmentary retinopathies

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les rétinopathies pigmentaires (RP) sont des affections caractérisées par une perte progressive de la vision périphérique associée à un déficit de la vision nocturne. Elles évoluent vers une perte de la vision centrale pour aboutir inéluctablement vers la cécité. Le nombre de patients atteints (plusieurs millions de personnes) et leur mauvais pronostic visuel justifient les efforts très soutenus dans le domaine de la recherche à des fins préventives et thérapeutiques. Si les preuves de concept sont validées chez des rongeurs de laboratoire il est nécessaire d’effectuer des essais thérapeutiques précliniques chez des espèces animales dont les caractéristiques anatomo-fonctionnelles sont proches de celles de l’homme. Le modèle canin présente un double avantage : c’est une espèce animale d’expérimentation, qui possède les caractéristiques anatomo-fonctionnelles d’une espèce diurne avec de nombreux cônes centraux. C’est également un animal de compagnie, fortement médicalisé, partageant la vie de l’homme et son environnement : il peut être spontanément atteint par des affections rétiniennes homologues à celles rencontrées chez l’homme dont le déterminisme génétique est parfois identique. Unir les compétences médicales et vétérinaires devient une nécessité pour lutter contre des mêmes maladies en s’inscrivant dans le concept d’unicité de la santé (one health) pour un bénéfice réciproque des traitements de l’animal et de l’homme. 

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  • Chronique historique

    L’entrée du café en France, par Marseille, en 1644 et le débat médical qui s’ensuivit

    Le café a été introduit pour la première fois à Marseille et en France en 1644. Dans les deux décennies qui suivirent, « l’usage du café devint si universel à Marseille que les médecins s’en alarmèrent, dans la pensée que cet usage ne convenait point aux habitants d’un climat assez chaud et extrêmement sec, ce qui forma une espèce de dispute et de division dans la ville….
    Les choses en cet état, les médecins trouvèrent à propos, pour discréditer cette boisson, d’en faire le sujet d’une dispute publique et de se prononcer, pour ainsi dire, juridiquement sur son usage… ». Cette dispute mémorable mit en scène un dénommé Claude Colomb à qui l’on imposa en 1679, s’il voulait être agrégé au Collège des médecins de la ville, de soutenir une thèse sur les dangers du café. La conclusion de cette thèse, dont le style n’aurait pas
    dépareillé les diatribes de Monsieur Purgon dans Le Malade imaginaire et que les adversaires du café attendaient avec ferveur, était: « De tout cela il faut nécessairement conclure que l’usage du café est nuisible à la plus grande partie des habitants de Marseille. » Pourtant, malgré tous les efforts déployés pour convaincre, cette cérémonie n’eût guère d’impact sur le comportement de la population marseillaise et sur ses pratiques de convivialité.
    On observait bien encore quelques réticences des gens de bon ton à fréquenter les maisons de café, cabarets tenus par des levantins, mais l’ornementation de plus en plus recherchée de ces établissements, lieux de négoce, finit par emporter les derniers scrupules.

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  • Éloge

    Éloge de Bernard HILLEMAND (1923-2015)

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  • Autre

    Compte-rendu de la réunion des membres correspondants du mardi 18 octobre 2016 : « La thérapie cellulaire »

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  • Communication scientifique

    Introduction de la séance thématique : « Pathologie cardio-vasculaire et sexe féminin »

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  • Communication scientifique

    Hypertensions artérielles de la grossesse et devenir maternel : un nouveau consensus

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

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  • Communication scientifique

    Maladie coronaire chez la femme

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Même si l’incidence de la maladie coronaire est plus faible chez les femmes par rapport aux hommes, le taux de mortalité est plus élevé. Le diagnostic de maladie coronaire et notamment le syndrome coronarien aigu est plus difficile chez la femme en raison de symptômes atypiques. Les femmes présentant un infarctus sont en général plus âgées ; cependant la fréquence de l’infarctus du myocarde croit chez les femmes jeunes en raison de l’augmentation du tabagisme dans ce sous-groupe. Les femmes présentent des lésions coronaires moins sténosantes et moins diffuses mais ont plus souvent des symptômes d’angor. Les facteurs de risque cardiovasculaire classiques ont plus de poids chez la femme sur la survenue d’évènements intercurrents graves. Des mesures de prévention primaire orientées spécifiquement vers les femmes sont nécessaires. De même des études réalisées uniquement chez les femmes doivent être programmées pour mieux comprendre les paradoxes de la maladie coronaire chez la femme. Enfin, les professionnels de santé doivent savoir que le diagnostic de pathologie coronaire est plus difficile chez la femme, afin de détecter précocement cette maladie avant la survenue d’évènements aigus.

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  • Communication scientifique

    Insuffisance cardiaque et sexe féminin

    Heart failure and female gender

    L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt concernant le contenu de cet article.

    L’insuffisance cardiaque présente des particularités différentes selon le sexe. Ces disparités se caractérisent par une prévalence plus élevée selon l’âge et une morbi-mortalité moindre chez la femme que chez l’homme. Les étiologies diffèrent avec des particularités propres liées à la grossesse. Le statut hormonal pourrait expliquer ces différences. Des différences existent également en termes de traitement. Cependant, les recommandations internationales doivent s’appliquer, même si la validation de ces recommandations se fait à partir d’un pourcentage faible de femmes participant aux grands essais randomisés.

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  • Communication scientifique

    Risque cardiovasculaire de la contraception hormonale chez la femme

    Cardiovacular risk of hormonal contraception in women

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La pilule œstroprogestative (EP) a vu le jour en 1960. Des cas de phlébites et d’embolie pulmonaire sous pilule EP ont été décrits immédiatement, dans les mois qui ont suivi. Malgré la baisse d’œstrogènes au cours des années, le risque vasculaire le plus important d’une contraception EP reste le risque veineux. Il est évalué entre 4 à 8/ 10 000 années-femmes. Ce risque est proportionnel à la dose d’œstrogène et au type de progestatif. Pour évaluer ce risque, l’association des deux composés, œstrogènes et progestatif, est à prendre en considération, et non pas uniquement la génération du progestatif. Le risque veineux augmente avec la présence d’une thrombophilie et l’âge de la femme, surtout après 40 ans. Il est à mettre en perspective avec le risque de thrombose du postpartum qui est de 40 à 60/ 10 000 AF. Le risque artériel d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral sous contraception EP est environ 10 fois plus faible que le risque veineux. La contraception progestative pure n’est pas associée à une augmentation du risque vasculaire veineux ou artériel.

    La contraception EP représente encore à ce jour une avancée majeure pour les couples. Au vu de son efficacité, elle permet de planifier les grossesses et d’éviter les grossesses non désirées. De plus, elle présente des avantages non contraceptifs. Le risque vasculaire d’une contraception EP existe mais il reste faible. Afin de le réduire, une éducation médicale est nécessaire afin que les praticiens recherchent systématiquement la présence de facteurs de risque veineux et artériels, pour chaque femme, à chaque renouvellement de la contraception. Des avancées sur les facteurs de risque de thrombose devraient  minimiser encore plus le risque veineux dans les années à venir.  

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  • Communiqué

    Conclusion de la séance thématique : « Pathologie cardio-vasculaire et sexe féminin »

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  • Éloge

    Éloge d’Étienne FOURNIER (1923-2015)

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  • Communication scientifique

    Introduction de la séance dédiée : « Prise en charge actuelle des déficits sensoriels sévères. Aspects médicaux et socio-économiques »

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  • Communication scientifique

    Réhabilitation des surdités totales ou profondes par implant cochléaire

    Rehabilitation of profound and severe hearing loss with cochlear implant

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Poursuivant les travaux français de A.Djourno et C.Eyries, C.H. Chouard et son équipe de Saint Antoine vont inventer, mettre au point, développer, breveter et mettre en place le premier implant intracochléaire mutiélectrodes en septembre 1976. Pour de multiples raisons économiques et industrielles, quarante ans plus tard, la fabrication et la commercialisation des implants cochléaires ont hélas échappé à notre pays, tâches maintenant assurées par seulement quatre sociétés australienne, suisse, autrichienne et danoise. À ce jour, plus de 350 000 implants ont été réalisés dans le monde ; en France, adultes et enfants confondus, le flux est de 1500 implantations annuelles.

    Les auteurs décrivent l’implant et les développements technologiques attendus dans un futur proche. Ils situent la place du clinicien, véritable chef d’orchestre dans une démarche qui permet de maintenir les patients sourds profonds bilatéraux dans la communication orale.

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  • Communication scientifique

    Incidences de la vision sur la mobilité au cours du vieillissement

    Sight involvement in mobility in the course of aging

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    La sénescence de l’œil est un phénomène physiologique continu commencé dès l’enfance et se terminant au soir de la vie. Elle est jalonnée par la disparition de l’hypermétropie physiologique et la fin de la maturation des voies visuelles à l’âge de six ans et la diminution régulière du pouvoir accommodatif du cristallin perceptible à partir de l’âge de quarante-cinq ans, qui marque ainsi l’entrée dans la presbytie.

    Au cours du vieillissement, l’affaiblissement progressif des fonctions visuelles aggravé par la survenue éventuelle de pathologies oculaires volontiers familiales : glaucome chronique, rétinopathie diabétique ou hypertensive, dégénérescence maculaire liée à l’âge, vont peu à peu retentir sur la mobilité, la fragiliser et exposer à des accidents dont le coût socio-économique est non négligeable, quand ils n’engagent pas directement le pronostic vital.

    L’importance du facteur héréditaire dans la sénescence tant dans le domaine de la physiologie que de la pathologie montre que nous ne sommes pas tous égaux devant le vieillissement et justifie le rôle prépondérant donné à la prévention. Celle-ci s’appuie sur le dépistage par un examen ophtalmologique systématique surtout dans les familles à risque.

    Ce dépistage est recommandé vers l’âge de quarante-cinq ans et sa faisabilité confortée par la promulgation imminente d’un décret ayant pour objet d’étendre les compétences des Orthoptistes, par délégation de tâches des Ophtalmologistes, grâce à des « protocoles organisationnels ».

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  • Communication scientifique

    Approche diagnostique, pronostique et thérapeutique des troubles olfactifs liés à l’âge

    Diagnosis, prognosis and treatment of olfactory disorders related to age

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  • Communication scientifique

    Actualités thérapeutiques en épilepsie: apport des nouveaux médicaments, focus sur la chirurgie et sur la stimulation

    New therapies in epilepsy: contribution of new drugs, focus on surgery and stimulation

    L’auteur a reçu des honoraires en tant que consultante ou oratrice des laboratoires: EISAI, UCB, GSK et Novartis.

    L’arsenal thérapeutique anti-épileptique s’est considérablement enrichi depuis de nombreuses années. Cet arsenal comprend : les molécules antiépileptiques de nouvelle génération, la chirurgie et les nouvelles méthodes de stimulation.

    L’apport des nouveaux médicaments antiépileptiques, outre un profil pharmacocinétique et de tolérance globalement plus favorable, est d’étoffer considérablement notre choix pour un patient donné, en tenant compte notamment de son terrain (femme en désir de procréation ou de contraception, sujet âgé, enfant….) mais aussi de ses éventuelles comorbidités : « le bon médicament pour le bon patient ». Malheureusement, l’avènement de ces nouveaux médicaments antiépileptiques n’a pas permis de réduire la proportion de patients épileptiques pharmacorésistants qui demeure de l’ordre de 30%.

    Face à des cas avérés de pharmacorésistance (échec à deux médicaments antiépileptiques bien conduits), il faut envisager très rapidement des solutions thérapeutiques alternatives dont la chirurgie d’exérèse. La délimitation du foyer épileptique et l’aide à la planification de l’étendue du geste chirurgical ont énormément profité des progrès de l’imagerie fonctionnelle et de l’imagerie nucléaire, diminuant ainsi le nombre de recours à l’exploration invasive par électrodes intracérébrales.

    Lorsque la chirurgie s’avère elle-même un échec ou est impossible (foyer trop étendu ou localisé en zone fonctionnelle), les techniques palliatives de stimulation peuvent apporter un bénéfice aux patients. Au premier rang de ces techniques, on trouve la stimulation du nerf vague qui permet une réduction de moitié de la fréquence des crises chez près de 40% des patients.

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  • Communication scientifique

    La santé des médecins : Quelques éléments de discussion à partir d’une analyse textométrique de la littérature

    Physicians’ health: some elements of debate from a textual analysis of the literature

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    Qu’en est-il de la santé des médecins ? Comment est-elle étudiée ? Quelles sont les questions abordées par la littérature internationale ?

    À partir d’une analyse textométrique de la littérature de langue anglaise portant sur la question de la santé des médecins, il est possible de mettre en évidence trois clusters thématiques : « 1. Quand le médecin devient malade », « 2. Epidémiologie de la santé des médecins » et « 3. Vocabulaire méthodologiques et termes généraux ». Le cluster 1 est le plus important comprend trois sous-clusters : « 1.a. L’impact sur le patient » (études de l’impact des caractéristiques cliniques du médecin sur la santé et la symptomatologie de ses patients), « 1.b. Les programmes de prise en charge » (correspondants aux Physicians Health Programs des médecins américains ayant un trouble addictif) et « 1.c. Le médecin en souffrance » (la souffrance au travail des médecins et leur façon d’envisager le soin). Le cluster 2 est homogène et le cluster 3 compte un sous-cluster : « Le bonne santé des médecins », regroupant des études sur leur hygiène de vie.

    Cette analyse souligne un manque de la littérature, la non prise en compte de la psychologie du médecin face à la mort et à la maladie. Or ce domaine est à la fois riche et complexe. 

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  • Communication scientifique

    Risque suicidaire et risque addictif chez le médecin

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

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  • Communication scientifique

    La santé somatique des médecins

    Physical health status of physicians

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La santé somatique des médecins a fait l’objet de nombreuses interrogations depuis le début du XXe siècle, et d’un nombre conséquent de publications. Si les plus anciennes d’entre elles étaient alarmantes, la grande majorité des études s’accorde désormais sur le fait que les médecins ont globalement une mortalité et une morbidité moindre que celle de la population générale, en particulier pour les cancers du poumon et les pathologies cardio-vasculaires ou respiratoires. C’est le reflet d’habitudes de vies plus saines (moins de tabagisme) mais également éventuellement d’un biais de sélection. Ce tableau, rassurant, ne doit pas masquer des disparités selon les spécialités et l’incidence parfois plus élevée de pathologies spécifiques de certaines expositions professionnelles. Il ne doit pas non plus occulter la mauvaise préparation des médecins à devenir des patients (absence de médecin traitant, autodiagnostics, auto traitements, participation insuffisante aux programmes de dépistage …). 

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  • Autre

    Conclusion : L’Observatoire Santé des Médecins

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  • Présentation ouvrage

    Michel Huguier. Trois grands esprits de la Renaissance sur les routes de l’Europe, Loyola, Sittow, Vésale. Éditions Fiacre, 2016. 1 vol. 283 p.

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