Articles du bulletin

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3313 résultats

  • Communication scientifique

    Réservoirs animaux du Virus de l’Hépatite E et transmissions zoonotiques

    Le virus de l’hépatite E (VHE) est responsable d’hépatites entéro-transmissibles aiguës chez l’homme. L’infection est le plus souvent asymptomatique mais elle peut évoluer vers des formes chroniques ou sévères avec des insuffisances hépatiques majeures pouvant nécessiter
    une transplantation hépatique. Alors que dans les zones tropicales et subtropicales, les infections par le VHE sont associées à d’importantes épidémies causées par de l’eau contaminée, dans les pays du Nord, les infections à VHE autochtones sont sporadiques et ont une origine animale. Au cours des quinze dernières années, il est apparu que certains génotypes de VHE sont très répandus dans d’autres espèces animales comme les suidés. Les transmissions zoonotiques du virus peuvent se produire par contact direct avec les porcs infectés, les sangliers ou par la consommation de viande contaminée peu cuite. L’hépatite virale E peut donc être une zoonose alimentaire. Cette revue décrit les connaissances actuelles sur les réservoirs animaux du VHE ainsi que sur les différentes voies de transmissions
    zoonotiques du VHE identifiées à ce jour.

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  • Communication scientifique

    L’hépatite E, une infection virale encore méconnue dans les régions non endémiques

    Hepatitis E, a still unrecognized viral infection in non-endemic area

    L’auteur déclare des liens d’intérêt avec LFB, Hologic, Beckman Coulter et Biomérieux.

    Le virus de l’hépatite E (VHE) est largement répandu dans les pays en développement d’Afrique et d’Asie où surviennent régulièrement des épidémies. Dans ces pays, l’infection est liée aux génotypes 1 et 2 du VHE et se transmet de manière interhumaine par l’ingestion d’eau contaminée. La mortalité est particulièrement élevée chez la femme enceinte. Dans les pays industrialisés, la fréquence de la transmission autochtone des génotypes 3 et 4  du VHE et son caractère zoonotique ont été pendant longtemps méconnus en raison de la fréquence élevée des formes asymptomatiques et du manque de performance des outils diagnostiques. La transmission s’effectue par contact direct avec des animaux infectés ou le plus souvent par voie alimentaire lors de la consommation de viande crue ou insuffisamment cuite. Une transmission hydrique semble possible. L’utilisation de produits sanguins contaminés par le VHE pose également un problème de sécurité sanitaire. 

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  • Communication scientifique

    L’hépatite E, une menace pour les immunodéprimés

    Hepatitis E virus infection and immunocompromised individuals

    L’auteur n’a pas de lien d’intérêt en rapport avec le sujet de l’article. Cependant il a des liens d’intérêt avec BMS, Gilead, Janssen, Merck & Co., Roche, Translational Health Economics Network, Lingha Systems sans rapport avec le sujet.

    Le virus de l’hépatite E (VHE) est omniprésent et hyperendémique dans de nombreuses régions du monde, y compris dans les pays industrialisés. Le VHE se transmet par voie orale. Il peut être transmis par les produits dérivés du sang.

    L’infection par le VHE est souvent occulte. Elle est grave chez les personnes âgées, les personnes avec une cirrhose et les personnes immunodéprimées. Des manifestations extra-hépatiques, potentiellement secondaires à un tropisme extrahépatique du VHE, sont de plus en plus rapportées.

    Le diagnostic repose la détection dans le sérum d’anticorps sériques spécifique de type IgM chez les personnes immunocompétentes et sur la recherche d’ARN par PCR des personnes immunodéprimées.

    La ribavirine est un traitement (hors AMM) de l’hépatite chronique E. L’efficacité de la ribavirine n’est pas démontrée pour les autres formes cliniques.

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  • Communication scientifique

    Qu’attendons-nous pour vacciner contre l’hépatite E ?

    What are we waiting for to vaccinate against hepatitis E?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le virus de l’hépatite E (VHE) est la première cause d’hépatite virale aiguë dans le monde. C’est un virus à ARN transmis par voie féco-orale qui ne comporte qu’un seul sérotype mais quatre génotypes. Les VHE de génotypes 1 et 2 sont humains et prédominent dans les pays en développement où ils causent d’importantes épidémies hydriques. Les VHE de génotypes 3 et 4 sont zoonotiques et transmis de façon sporadique dans les pays développés par des aliments contaminés. L’infection par le VHE provoque une hépatite spontanément résolutive en 3 à 6 semaines, mais elle peut évoluer vers une forme fulminante chez les nourrissons, les patients atteints de maladie chronique du foie, et surtout chez les femmes enceintes. Dans les pays développés, le génotype 3 est à l’origine d’hépatites chroniques sur terrain immunodéprimé ainsi que d’atteintes extra-hépatiques. L’infection par le VHE protège contre les réinfections mais cette immunité est incomplète et peu durable. De nombreuses tentatives ont été faites pour obtenir un vaccin capable de conférer ou de renforcer durablement l’immunité contre le VHE, utilisant des protéines recombinantes dérivées du gène de la capside. Deux candidats vaccins ont été évalués avec succès dans les essais de phase II/III : le rHEV exprimé dans le baculovirus, qui n’a pas eu de développement commercial, et le HEV 239 exprimé dans E. coli, mis sur le marché en Chine en 2012 sous l’appellation Hecolin® pour une utilisation chez l’adulte. Mais ce premier vaccin contre l’hépatite E n’est pas encore homologué pour une utilisation dans les autres pays en raison du manque de données sur son efficacité, son immunogénicité et son innocuité dans les populations à risque ciblées par la vaccination. La réalisation d’essais cliniques complémentaires et l’évaluation du rapport coût-efficacité de schémas vaccinaux simplifiés contre l’hépatite E devraient lever les obstacles économiques qui retardent l’immunisation des personnes à haut risque, tant dans les pays en développement que dans les pays industrialisés.

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  • Présentation ouvrage

    Launois B, Jamieson G. The Posterior Intrahepatic Approach in Liver Surgery (Medical Intelligence Unit). New York: Springer; 2013.

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  • Communication scientifique

    Architecture génétique de l’hypertension pulmonaire : des gènes aux médicaments

    Genetic features of pulmonary hypertension: from genes to treatments

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La découverte de nouveaux gènes de susceptibilité à l’hypertension pulmonaire a bouleversé nos connaissances sur la physiopathologie de la maladie. À côté des mutations du gène BMPR2 qui sont, par leurs fréquences et leurs effets, les principales mutations responsables des formes héritables de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) isolée, des mutations ont été décrites dans le gène KCNK3 (TASK1) codant pour un canal potassium, le gène SMAD8 codant, comme BMPR2, pour une molécule de signalisation de la voie BMP, le gène CAV1 codant pour la caveoline-1. Les mutations des gènes de l’endogline et du récepteur ACVRL1 s’inscrivent dans le cadre de la maladie de Rendu-Osler et en aggravent la sévérité, et les mutations du gène TBX4 sont également responsables de formes syndromiques d’HTAP compliquant de façon rare le Small Patella Syndrome. Les mutations du gène EIF2AK4 (GCN2) sont responsables d’une forme rare et sévère d’hypertension pulmonaire, la maladie veino-occlusive pulmonaire appelée aussi hémangiomatose capillaire pulmonaire.

    L’analyse des mécanismes d’action et de régulation de ces gènes et des conséquences fonctionnelles des mutations conduit à la conception de nouveaux traitements à visée étiologique de l’hypertension pulmonaire.

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  • Communication scientifique

    Influence des facteurs de risque vasculaires et de leur traitement sur la cognition

    Influence of vascular risk factors and their treatments on cognition.

    Didier Leys et Stéphanie Bombois déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en rapport avec l’article. Régis Bordet déclare avoir reçu des honoraires de Novartis, Lundbeck, Otsuka pour des travaux d’expertise et de Lundbeck et Otsuka pour des conférences.

    Les mécanismes par lesquels les facteurs de risque vasculaire peuvent induire des troubles cognitifs sont multiples : (i) ils favorisent les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ; (ii) ils favorisent les lésions vasculaires cérébrales dites silencieuses (infarctus, micro-infarctus corticaux, micro-saignements, anomalies de la substance blanche) qui favorisent elles-mêmes l’atrophie cérébrale, fortement liée au déclin cognitif ; (iii) ils favorisent la maladie d’Alzheimer (MA) ; (iv) les lésions Alzheimer et les lésions vasculaires du cerveau se potentialisent, expliquant que chez un patient ayant des lésions infra cliniques de MA, un AVC peut anticiper le début d’une MA ; (v) une interaction est possible entre lésions vasculaires et dégénératives : l’ischémie favorise la synthèse amyloïde, et les lésions Alzheimer favorisent les lésions ischémiques cérébrales par leur effet vasoactif, et hémorragiques par l’angiopathie amyloïde ; (vi) des mécanismes indépendants des lésions vasculaires existent : vasoconstriction des artères perforantes dans l’hypertension artérielle avec ischémie chronique qui favorise l’amyloidogénèse, et altération de la synaptogénèse et du fonctionnement neuronal dans le diabète de type 2, qui accélérent la phosphorylation des protéines Tau.

    Les études épidémiologiques suggèrent un effet délétère des facteurs de risque vasculaire sur les fonctions cognitives, ce qui ne signifie pas nécessairement que la prise en charge de ces facteurs prévient le déclin cognitif. À ce jour, aucune étude n’a jamais évalué les effets de la prise en charge des facteurs de risque vasculaires avec la cognition comme critère de jugement principal. Celles menées avec des antihypertenseurs ont montré l’absence d’effet délétère y compris chez le sujet âgé, et une tendance favorable, qui n’a été significative que dans un seul essai et de façon marginale. Avec les statines, la méta-analyse suggère une réduction du risque de démence, mais seulement à long terme.

    Des essais cliniques sont nécessaires pour évaluer la tolérance et l’efficacité des traitements des facteurs de risque vasculaire sur la cognition. Il conviendrait de recruter des patients d’âge moyen, avec un suivi long et un effectif important, d’utiliser des critères de jugement intermédiaires, de tester une approche multi-domaine. 

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  • Communication scientifique

    L’impératif éthique pour la médecine de demain, à l’aune de nos grands anciens.

    Il existe un impératif éthique pour les professionnels de la santé et notamment les médecins. Cet impératif ne peut être figé et doit prendre en compte les contraintes et les changements multiples dans lesquels les soins et les recherches sont effectués. Cependant une écoute attentive de ce que nos maîtres enseignaient, par leurs exemples et par leurs écrits, s’avère d’une grande et, à notre avis d’une excellente opportunité pour mieux répondre aux valeurs que les patients attendent de nos comportements professionnels. Seule une auto critique peut préserver d’attitudes alors catégorisées comme indifférentes, prétentieuses, voire méprisantes ou réactionnaires pour au contraire donner force à l’humanité de chacun des acteurs de la relation. Cette attitude est la seule manière d’actualiser l’éthique des médecins quand les avancées de la science arrivent à faire oublier la présence humaine. Ainsi une véritable « phronesis » peut déclencher un regain de la sagesse médicale individuelle et collective, telle que nos maîtres nous l’enseignaient à leur époque. 

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  • Rapport

    Rapport 17-03. Nuisances sanitaires des éoliennes terrestres

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt en rapport avec le contenu de ce rapport.

    L’extension programmée de la filière éolienne terrestre soulève un nombre croissant de plaintes de la part d’associations de riverains faisant état de troubles fonctionnels réalisant ce qu’il est convenu d’appeler le «syndrome de l’éolienne ». Le but de ce rapport était d’en analyser l’impact sanitaire réel et de proposer des recommandations susceptibles d’en diminuer la portée éventuelle.  

    Si l’éolien terrestre ne semble pas induire directement des pathologies organiques,il affecte au travers de ses nuisances sonores et surtout visuelles la qualité de vie d’une partie des riverains et donc leur « état de complet bien-être physique, mental et social » lequel définit aujourd’hui le concept de santé.

    Dans le double souci d’améliorer l’acceptation du fait éolien et d’atténuer son retentissement sanitaire, direct ou indirect,  le groupe de travail recommande :

    –  de s’assurer que lors de la procédure d’autorisation l’enquête publique soit conduite avec le souci d’informer pleinement les populations riveraines, de faciliter la concertation entre elles et les exploitants, et de faciliter la saisine du préfet par les plaignants, 

    –  de n’autoriser l’implantation de nouvelles éoliennes que dans des zones ayant fait l’objet d’un consensus de la population concernée quant à leur impact visuel, sachant que l’augmentation de leur taille et leur extension programmée risquent d’altérer durablement le paysage du pays et de susciter de la part de la population riveraine – et générale – opposition et ressentiment avec leurs conséquences psychiques et somatiques.

    –   de systématiser les contrôles de conformité acoustique dont la périodicité doit être précisée dans tous les arrêtés d’autorisation et non au cas par cas,

    –   d’encourager les innovations technologiques susceptibles de restreindre et de « brider » en temps réel le bruit émis par les éoliennes et d’en équiper les éoliennes les plus anciennes,

    –    de ramener le seuil de déclenchement des mesures d’émergence à 30 dB A à l’extérieur des habitations et à 25 à l’intérieur, (tout en laissant les éoliennes sous le régime des Installations Classées pour le  Protection de l’Environnement),

    – d’entreprendre, comme recommandé dans le précédent rapport, une étude épidémiologique prospective sur les nuisances sanitaires.

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  • Communication scientifique

    La sécurité sanitaire mondiale à l’heure de Nagoya

    Global health security at the time of Nagoya

    Déclaration de liens d’intérêt : De 2011 à 2016 à l’OMS (Genève), l’auteur a présidé : le Conseil pour la mise en oeuvre de l’Accord-cadre sur la préparation à une pandémie
    grippale ; deux Groupes de travail sur l’utilisation des données génétiques dans le contexte de cet Accord-cadre ; le Comité d’évaluation sur le rôle du Règlement sanitaire international dans l’épidémie due au virus Ebola en Afrique de l’Ouest.

    Le Règlement Sanitaire International est le principal instrument légal pour la prévention de la propagation internationale des maladies, en particulier liées à des agents infectieux. Il incite en particulier à des échanges de prélèvements entre pays. Ces échanges sont aujourd’hui influencés par l’attente exprimée, par de nombreux pays, d’un partage des bénéfices résultant des échanges de prélèvements. Dans le domaine des virus influenza, l’Accord international de 2011 sur la préparation à une pandémie grippale y apporte une réponse. Le contexte de ces échanges est aussi modifié par les progrès en génétique.
    Le Protocole de Nagoya entré en vigueur en 2014 constitue le nouveau cadre international de l’utilisation des ressources génétiques, y compris touchant les pathogènes. Il aura un impact favorable en termes de santé publique s’il facilite les échanges et permet un partage international des avantages découlant des ressources génétiques liées aux pathogènes. Une
    telle évolution est possible si la mise en oeuvre du Protocole prend appui et modèle sur l’Accord-cadre pour la préparation à une pandémie grippale.

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  • Communication scientifique

    Conception actuelle du glaucome congénital et déductions cliniques, génétiques, et thérapeutiques

    Current conception of congenital glaucoma and clinical, genetic and therapeutic deductions

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    On connaît bien, chez l’adulte, le glaucome chronique par l’altération insidieuse qu’il entraîne au niveau du champ visuel de même que le glaucome aigu par fermeture de l’angle du fait de sa brutalité, de ses douleurs insupportables et parfois ses signes digestifs qui peuvent en imposer pour une urgence abdominale. En revanche on connaît moins, chez l’enfant, le glaucome congénital, beaucoup moins fréquent, au point d’appartenir à la grande famille des maladies rares. Et cependant il est extrêmement grave et constitue une urgence chirurgicale seule susceptible d’éviter une cécité définitive chez le nouveau-né ou le nourrisson. Comme la plupart des maladies oculaires, il est génétiquement déterminé et les altérations de plusieurs gènes ont été reconnues responsables de sa survenue. Ces gènes altérés peuvent s’exprimer plus ou moins tôt dans l’existence laissant présager le rôle de gènes modulateurs. Il apparaît extrêmement intéressant par les études embryologiques, génétiques et thérapeutiques qu’il a suscitées.

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  • Autre

    Compte-rendu de la séance franco-brésilienne du mardi 2 mai 2017

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  • Présentation ouvrage

    Huguier M. Quelle Assurance maladie voulez-vous ? Paris: Éditions L’Harmattan, 2017. 247 pages

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  • Communication scientifique

    Trajectoires de croissance : de l’hypotrophie au risque d’obésité

    Growth trajectories : from hypotrophy to obesity

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Depuis les travaux de Barker, une association entre petit poids de naissance et syndrome métabolique à l’âge adulte a formellement été démontrée. Du fait d’un environnement fœtal perturbé à un moment critique de développement, une reprogrammation métabolique est induite, base du concept de « l’origine fœtale des maladies de l’adulte ». Il est important de s’accorder sur les définitions des anomalies de la croissance et d’utiliser des courbes de croissance adaptées et validées. La rapidité de la croissance dans la période postnatale immédiate induit un excès de poids et une résistance à l’insuline liée à la survenue ultérieure de maladies cardiovasculaires. Des modifications épigénétiques ont été mises en évidence sur des modèles animaux et les mécanismes précis chez l’homme restent à démontrer.

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  • Communication scientifique

    Conséquences neurodéveloppementales et cognitives d’une naissance prématurée

    Neurodevelopmental and cognitive consequences of preterm birth

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’inflammation est de plus en plus reconnue comme étant à la fois d’importance physiologique et pathologique dans le cerveau immature. Le cerveau immature peut être exposé à une inflammation en relation avec une infection virale ou bactérienne pendant la grossesse ou à la suite d‘agressions « stériles » du système nerveux central (SNC). Grâce à des processus efficaces anti-inflammatoires et de réparation, l’inflammation peut se résoudre sans aucun effet nocif sur le cerveau. Dans d’autres cas, l’inflammation contribue aux lésions cérébrales ou augmente la vulnérabilité du SNC à une autre agression (hypothèse du double « double hit »). Une inflammation aiguë peut également évoluer vers un état inflammatoire chronique, pouvant nuire au développement du cerveau. Les microglies sont les principales cellules immunocompétentes du SNC immature et, en fonction du stimulus, du contexte moléculaire et du moment, ces cellules acquerront différents phénotypes, ce qui sera critique pour les conséquences de l’inflammation sur le développement du SNC. L’inflammation peut avoir des conséquences à long terme et pourrait potentiellement modifier le risque de divers troubles neurologiques tant durant le développent qu’à l’âge adulte.

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  • Communication scientifique

    Conséquences à long terme des interventions thérapeutiques chez l’enfant en développement

    Long term consequences of therapeutic intervention in a developing child

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Au-delà du syndrome métabolique décrit par Barker, certains traitements périnataux peuvent avoir des conséquences néfastes à l’âge adulte. Ainsi, l’utilisation d’antibiotiques à large spectre ou de façon prolongée, chez la future mère ou le nouveau-né, entraîne des altérations du microbiote physiologique qui sont associées à une augmentation du risque d’allergies et d’obésité à moyen et long terme. À noter que l’allaitement maternel permet de restaurer, au moins en partie, la qualité du microbiote. De la même façon, l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme l’ibuprofène, peut entraîner chez l’enfant vulnérable, avec une sensibilité particulière chez la petite fille, un risque accru de diminution quantitative de néphrons et une glomérulosclérose précoce qui pourrait altérer à l’âge adulte la réserve fonctionnelle rénale. La reconnaissance de l’impact à long terme des traitements périnataux permettrait de les moduler pour réduire les risques d’évolution défavorable à l’âge adulte.

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  • Rapport

    Rapport 17-02. Les accès à l’exercice de la médecine en France

    Access to medical practice in France

    En France, le nombre d’étudiants admis en deuxième année d’études (numerus clausus NC) est déterminé en fonction des possibilités de formation pratique hospitalière et des évolutions démographiques. L’objectif est d’avoir un nombre de médecins nécessaire mais aussi suffisant. La situation s’est compliquée du fait de possibilités d’accès aux études médicales en dehors du NC, d’accords de l’Union européenne (UE), et de l’occupation de postes hospitaliers vacants par des médecins étrangers hors UE, ouvrant sur des autorisations ministérielles d’exercice. Ainsi, environ 20% des médecins autorisés à exercer en France s’ajoutent au NC. Ce rapport recommande que 1) Les accès aux études médicales soient tous inclus dans le NC 2) Des décisions de l’UE soient prises pour faire évoluer le NC vers une certaine harmonisation quantitative dans les pays membres, 3). Enfin, que la réglementation hospitalière contrôle beaucoup mieux les dévoiements indirects du NC que constitue l’embauche de médecins hors UE sur les postes laissés vacants.

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  • Chronique historique

    Le Polype au Coeur de Jean-Jacques Rousseau

    The Polyp in the Heart of Jean-Jacques Rousseau

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Jean-Jacques Rousseau avait 25 ans, et vivait aux Charmettes avec Madame de Warens, lorsqu’il développa des palpitations, des soupirs, des difficultés à respirer : il s’imagina que la base de son mal était un polype au coeur. Informé que Fizes, médecin à Montpellier, en avait guéri, il y partit. En chemin, il rencontra Madame de Larnage qui lui fit oublier son polype. Les polypes au coeur (concrétions rappelant les poulpes) avaient attiré l’attention au XVIIe siècle. Découverts à l’autopsie, ils furent décrits notamment par Tulp, Malpighi, Sénac, Morgagni, Laennec. On leur attribua des manifestations diverses, et des décès. Ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle que Virchow décrivit la maladie thrombo-embolique dont les caillots intra-cardiaques expliquaient la majorité des « polypes ».

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  • Communication scientifique

    Actualité de l’endocardite infectieuse chez l’adulte

    Update on infective endocarditis in adults

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’endocardite infectieuse (EI), dont l’incidence n’a pas diminué durant les dernières décennies, est aujourd’hui encore une maladie grave, dont le taux de létalité reste voisin de 20 à 30 %. Son épidémiologie a changé : l’âge moyen des patients augmente, plus du quart des EI sont associées aux soins, le staphylocoque doré est le micro-organisme le plus fréquent. Nous disposons de recommandations récentes (2015) de la Société européenne de cardiologie et de l’American Heart Association. Il est fondamental que la prise en charge de l’EI soit faite par une équipe pluridisciplinaire. Le diagnostic de l’EI reste difficile. Les deux examens fondamentaux sont les hémocultures et l’échocardiographie, transthoracique et transœsophagienne. D’autres examens d’imagerie peuvent être très utiles : scanner thoracoabdominal, IRM cérébrale, scanner multibarrettes cardiaque, tomographie d’émission de positons au 18fluorodéoxyglucose couplée au scanner. Le traitement repose d’abord sur l’antibiothérapie, qui doit être bactéricide, rapidement commencée, à doses importantes, pendant plusieurs semaines, par voie intraveineuse. La moitié des patients qui ont une EI doivent être opérés pendant la phase initiale de l’EI, du fait d’une insuffisance cardiaque, d’une infection non contrôlée ou pour prévenir une embolie. L’antibioprophylaxie de l’EI doit être faite en cas de soins dentaires chez les patients à haut risque d’EI (prothèse valvulaire, antécédent d’EI, cardiopathie congénitale cyanogène).

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  • Communication scientifique

    Médicaments antidépresseurs et récupération fonctionnelle après accident vasculaire cérébral

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Malgré leur efficacité démontrée, la thrombolyse IV et la thrombectomie en urgence, ne sont accessibles qu’à une minorité de patients et parmi ceux-ci nombre d’entre eux garderont des séquelles durables. Les dernières décennies nous ont appris que la récupération fonctionnelle spontanée s’accompagnait d’une réorganisation intracérébrale constante et complexe du cerveau lésé. Sa modulation par des facteurs externes tels que des médicaments est maintenant largement d’actualité avec pour objectif d’améliorer la récupération et de réduire le handicap final.

    Parallèlement, il est aussi bien établi que dans les suites d’un accident vasculaire cérébral ischémique, la dépression est fréquente et tient une place particulière en raison de l’interaction qu’elle est susceptible d’induire avec la récupération fonctionnelle.

    Ce texte consacré au rôle des médicaments antidépresseurs après accident vasculaire cérébral, différencie l’action antidépressive sur la dépression post AVC et une action différente plus spécifique sur la plasticité cérébrale et sur la récupération fonctionnelle en dehors de tout phénomène dépressif.

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  • Communication scientifique

    Attentes et perspectives en recherche vaccinale

    L’explosion des vaccins pendant le XXe siècle a permis le contrôle de nombreux fléaux infectieux mais de multiples défis s’opposent à la préservation et l’extension de ces succès. L’hésitation des sociétés modernes face aux vaccinations nécessite, outre une meilleure compréhension par des recherches en sciences humaines et sociales, l’amélioration de l’acceptabilité et de la tolérance des vaccins et adjuvants. Le vieillissement des populations et l’augmentation des sujets à risque nécessitent d’améliorer l’immunogénicité et l’efficacité des vaccins existants. L’émergence constante de nouvelles épidémies, le développement de l’antibio-résistance imposent la création de nouveaux vaccins mais les difficultés du développement de vaccins contre le paludisme, la tuberculose ou le sida, illustrent la nécessité de dépasser les approches classiques pour élaborer de nouveaux vecteurs et adjuvants vaccinaux, mieuxcomprendre l’immunité vaccinale et des populations, définir des corrélats de protection et développer des voies nouvelles d’immunisation. Des recherches multidisciplinaires utilisant les progrès les plus récents de la biologie structurale et cellulaire, de la microbiologie, de l’immunologie et du génie biomoléculaire s’imposent pour répondre à ces défis.

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  • Communication scientifique

    Compte-rendu de la concertation citoyenne sur la vaccination

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  • Autre

    Introduction de la séance thématique : « Progrès dans la prise en charge des adénocarcinomes du pancréas »

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  • Communication scientifique

    L’augmentation inquiétante de l’incidence et de la mortalité du cancer du pancréas à l’échelle mondiale

    The alarming rise of pancreatic cancer burden worldwide

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    En raison de sa mortalité élevée, le cancer du pancréas est devenu un important problème de santé publique. À l’échelle mondiale, les estimations pour l’année 2012 fournies par la base de données GLOBOCAN (globocan.iarc.fr) montrent qu’avec 338 000 nouveaux cas estimés, le cancer du pancréas n’était qu’au douzième rang (338 000 nouveaux cas estimés), alors qu’il était la septième cause de décès (330 000 cas estimés), dans les deux sexes combinés. Dans l’Union Européenne (UE), il était la quatrième cause de décès en 2012, avec 78 500 morts estimés dans les deux sexes combinés, juste après le cancer du sein (91 500 morts estimés). Le taux de mortalité par cancer du sein diminuant dans de nombreux pays de l’UE, il est prévisible que le nombre de décès par cancer du pancréas dépasse celui des décès par cancer du sein avant la fin de l’année 2017. À l’échelle mondiale, plus de 500 000 nouveaux cas de cancer du pancréas sont à prévoir en 2030, à la faveur de l’accroissement et du vieillissement de la population, et du transfert de facteurs de risque, tels que le tabagisme et l’obésité, des pays les plus développés vers les pays les moins développés.

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  • Communication scientifique

    Bilan d’imagerie d’un cancer du pancréas : du diagnostic à l’extension

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La Tomodensitométrie reste aujourd’hui la technique de référence pour établir le diagnostic et le bilan d’extension de l’adénocarcinome du pancréas. En particulier, la TDM est très précise pour évaluer l’extension aux veines et aux artères principales dont l’atteinte contre indique la résection chirurgicale. Bien que ses performances soient plus limitées, elle est également utile dans les formes localement avancées ou de résécabilité limite pour évaluer la réponse au traitement par chimio ou radio-chimiothérapie. L’IRM apporte une précision supplémentaire dans l’évaluation de la présence de petites métastases hépatiques ayant échappé à la TDM. L’échoendoscopie est la méthode de choix pour obtenir une preuve histologique. Déterminer des critères précis permettant de prédire une résection chirurgicale avec marges saines (R0) doit être à l’avenir l’objectif principal des techniques d’imagerie.

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  • Communication scientifique

    Traitement chirurgical de l’adénocarcinome pancréatique en 2017 : sélection des malades, sélection de la tumeur et préparation à l’intervention, innovations techniques, rôle de l’effet centre.

    Surgical treatment of pancreatic adenocarcinoma in 2017: patients selection, tumor selection, preoperative management, technical innovations and role of surgical volume.

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Une pancréatectomie reste nécessaire à la guérison de l’adénocarcinome du pancréas. Toutefois, la chirurgie pancréatique est associée à une morbi-mortalité significative, surtout en cas de duodénopancréatectomie céphalique, et n’est plus la seule option pour une survie prolongée associée à une bonne qualité de vie. Il faut donc sélectionner les patients pour diminuer le risque immédiat de la chirurgie, les préparer à l’intervention, sélectionner les tumeurs pour limiter le risque d’exérèses non radicales, si possible augmenter les possibilités d’exérèse radicale, et identifier dans le parcours du patient les étapes pouvant améliorer son pronostic.

    La sélection des patients repose sur l’évaluation de l’âge, des comorbidités, de l’état général et peut s’aider de l’utilisation de scores. Son but est de limiter la mortalité à moins de 5% et permettre une chirurgie dont les suites autorisent une chimiothérapie adjuvante qui est le 2ème standard du traitement curatif. La préparation du patient repose sur le drainage biliaire préopératoire, indiqué de façon sélective, et l’immuno-nutrition. La sélection de la tumeur doit séparer les tumeurs résécables des tumeurs de résécabilité limite (« border-line »). Les premières sont habituellement opérées en première intention et sans biopsie préopératoire avec le risque de diagnostic erroné dans environ 5% des cas, et celui de ne pas pouvoir faire la chimiothérapie adjuvante si les suites sont compliquées. La valeur d’un traitement néo adjuvant systématique est en évaluation.

    Les tumeurs « border-line » posent des problèmes techniques (résection vasculaire) et carcinologiques (il est plus difficile de réaliser une résection radicale). Lorsque le problème est artériel, les pancréatectomies avec résection artérielle sont associées à une morbidité accrue et un mauvais pronostic ; dans ce cas, l’attitude la plus répandue est un traitement d’induction comportant une chimiothérapie systémique éventuellement suivie de radiothérapie, puis d’opérer les patients répondeurs. En cas d’extension veineuse, le débat actuel est entre chirurgie d’emblée et chirurgie après traitement d’induction. En effet, la nécessité d’une résection veineuse est statistiquement associée à une augmentation du risque d’exérèse non radicale et à une morbi-mortalité légèrement supérieure. La tendance actuelle est de favoriser le traitement « d’induction » mais ce choix devrait être validé par des essais randomisés avec analyse en intention de traiter.

    Plusieurs études récentes, dont une française, ont confirmé l’importance du volume d’activité sur la mortalité des pancréatectomies, mais aussi sur le pronostic à distance. Cet effet centre peut être lié à plusieurs facteurs : expertise pluri-disciplinaire améliorant la pertinence des indications (posées en réunion de concertation pluridisciplinaire), expertise chirurgicale, prise en charge des suites opératoires simples et compliquées, augmentation de l’accès à la chimiothérapie adjuvante. La centralisation des pancréatectomies dans des centres à haut volume apparait donc nécessaire.

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  • Communication scientifique

    Les limites pharmacocinétiques pour définir la dose adéquate de la supplémentation en zinc

    Pharmacokinetic considerations in zinc supplementation: getting the dose right

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Des études sur l’efficacité de la supplémentation en zinc dans les populations à risque de carence sont limitées par le manque d’informations sur la dose et la chronologie de l’administration. Ces problèmes découlent en partie de l’absence d’informations adéquates à partir des études pharmacocinétiques, contrairement à leur utilisation pour définir la posologie des médicaments. Dans la mesure où les tissus contiennent un pool endogène de zinc, les études pharmacocinétiques standard fournissent des réponses inexactes. Des études de traceurs isotopiques chez des sujets sains doivent être utilisées pour développer des modèles adaptés à l’étude de la cinétique du zinc. Mais ces études évaluent mal la dose et le moment des doses, et les résultats ne peuvent pas être utilisés pour évaluer la posologie chez les patients carencés en zinc. Ainsi, le traitement de la carence en zinc dans les populations à haut risque est empirique et continuera de l’être jusqu’à ce que des informations plus fiables sur la cinétique de la supplémentation en zinc soient disponibles.

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  • Communication scientifique

    La technique de la membrane induite dans les reconstructions osseuses segmentaires : développement et perspectives

    Induced membrane technique in restoration of bone defects

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La technique chirurgicale de la membrane induite pour les reconstructions osseuses a été mise au point par l’auteur de cet article, il y a trente ans. Le principe en est simple : la perte de substance osseuse est comblée dans un premier temps par du ciment chirurgical qui induit la formation d’une membrane, par réaction à un corps étranger. Après un intervalle de quelques semaines le ciment est enlevé et la cavité, tapissée par la membrane, est comblée par de l’autogreffe d’os spongieux. La durée de consolidation des segments reconstruits est indépendante de l’étendue de la perte de substance initiale ; elle est de l’ordre de 6-8 mois au membre inférieur et permet, au terme de ce délai, une remise en appui total sans protection. Les résultats cliniques ont suscité de nombreux travaux fondamentaux qui ont mis à jour le rôle biologique de la membrane qui, outre la caractéristique d’être richement vascularisée, sécrète des facteurs de croissance et contient des cellules souches mésenchymateuses. L’association membrane induite – greffe osseuse déclenche un véritable processus de bio-ingénierie in vivo, fait capital qui ouvre un large champ d’investigations possibles pour définir la meilleure combinaison entre contenant et contenu. La validité clinique du procédé chirurgical a été confirmée par de nombreuses équipes, dans le monde entier. 

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  • Information

    La syphilis en France en 2016 : une situation préoccupante

    Syphilis in France in 2016. An ugly situation

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en rapport avec le contenu de cet article.

    La syphilis est réapparue à la fin des années 90 et continue de progresser. Elle touche actuellement dans 90 % des cas, des patients homosexuels masculins. Les bonnes intentions dont se gargarisent les autorités de santé ne sont malheureusement pas suivies d’actions coordonnées et efficaces. Au contraire, plusieurs faits récents contribuent à laisser s’épanouir l’épidémie du fait de décisions irresponsables : insuffisance de la surveillance épidémiologique, suppression du fond noir de la nomenclature, arrêt de fabrication de la benzathine-pénicilline G (BPG), future suppression du Centre National de Référence (CNR) de la syphilis

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  • Présentation ouvrage

    Michaux JL. Ludwig van Beethoven, Le génie et ses maladies. Éditions Fiacre, juin 2015.

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  • Communiqué

    Pour une utilisation optimale des associations fixes de médicaments. Recommandations de prescription

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêts en relation avec ce communiqué.

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  • Communication scientifique

    Vertébroplastie et cyphoplastie dans les fractures vertébrales ostéoporotiques

    Vertebroplasty and kyphoplasty in osteoporotic vertebral fractures

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les fractures vertébrales ostéoporotiques peuvent occasionner des douleurs invalidantes. Le cumul de fractures ostéoporotiques entraine une cyphose rachidienne, responsable d’un handicap fonctionnel. La vertébroplastie et la cyphoplastie sont deux traitements percutanés proposés dans les fractures vertébrales ostéoporotiques douloureuses. La cyphoplastie est une technique dérivée de la vertébroplastie où l’injection de ciment est précédée d’une tentative de ré-expansion du corps vertébral fracturé qui vise à réduire la cyphose vertébrale. L’efficacité de ces interventions sur la douleur fracturaire a été un temps remise en cause par deux essais randomisés comparant la vertébroplastie à une intervention simulée. Depuis, de nombreuses autres études randomisées en faveur de l’efficacité de la vertébroplastie ont été publiées. Les recommandations internationales réservent la vertébroplastie aux échecs du traitement médical sur la douleur mais un positionnement plus précoce peut se discuter si l’on fixe comme objectif de limiter la déformation cyphotique. Les données récentes suggèrent que le gain de cyphose obtenu par la cyphoplastie par rapport à la vertébroplastie n’est pas suffisant pour justifier le coût supplémentaire et le recours à une procédure un peu plus longue et traumatisante. 

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  • Communication scientifique

    Syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) type III (hypermobile): validation d’une échelle clinique somatosensorielle (ECSS-62), à propos de 626 cas

    Ehlers-Danlos Syndrome type III (hypermobile): clinical somatosensory scale (SSCS-62) validation, about 626 patients

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) est très tardivement diagnostiqué et souvent confondu avec d’autres pathologies. L’absence de test génétique de cette maladie héréditaire, dans sa forme commune hypermobile (type III), impose de s’appuyer sur des signes cliniques fiables. Nous proposons une nouvelle échelle diagnostique de 62 items. Une très forte corrélation existe entre 4 groupes de symptômes: cutanés, proprioceptifs, dysautonomiques et sensoriels, preuve de l’homogénéité du tableau clinique. La validité de la grille est démontrée en comparant la cohorte des 626 patients SED avec 826 sujets sains et 206 patients consultant en soins primaires. 

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  • Communication scientifique

    Les nouveaux traitements médicamenteux de la maladie de Cushing

    New medical treatments of Cushing’s disease

    M. Xavier Bertagna déclare participer à plusieurs comités scientifiques ou avoir reçu des honoraires des firmes pharmaceutiques suivantes travaillant dans le syndrome de Cushing, Novartis, IPSEN, HRA-Pharma.

    Encore « maladie rare », la maladie de Cushing est aujourd’hui l’objet d’approches thérapeutiques médicamenteuses, nouvelles et variées, à toutes les étapes de l’axe hypophyso-surrénalien. Dirigées contre les récepteurs membranaires de l’adénome corticotrope, les voies de biosynthèse corticosurénaliennes, ou encore le récepteur des glucocorticoïdes…toutes ces approches affichent une certaine efficacité pour abaisser le cortisol circulant ou en atténuer les effets…et toutes ont de sérieuses limitations avec un taux de succès faible pour les premières, l’inévitable riposte hypophysaire pour les dernières. On en dressera ici la revue critique, et on justifiera comment l’adénome corticotrope hypophysaire doit rester l’obsession raisonnable du thérapeute.

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  • Présentation ouvrage

    Hominisation et transhumanisme. Théophile Godfraind, Académie royale de Belgique. Collection : l’Académie en poche. Bruxelles 2016

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  • Communication scientifique

    Introduction de la séance dédiée aux ONG

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  • Conférence invitée

    L’Ordre souverain de Malte : 1 000 ans au service des plus démunis

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  • Communication scientifique

    La transition humanitaire et le recours à l’éthique

    Humanitarian transition and ethical approach

    Dans un monde qui change très vite, l’action humanitaire est confrontée à de nombreuses évolutions qui font parler de « transition humanitaire ». Pour s’adapter et trouver les meilleures réponses aux situations nouvelles, le recours à l’éthique s’avère le plus approprié et le plus efficace.

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  • Rapport

    Rapport 17-01. Avis de l’Académie nationale de médecine relatif à l’évaluation des risques sanitaires liés à la présence de baryum dans des argiles constitutives des boues thermales et à l’absence de contrôle sanitaire des boues thermales

    Opinion of the French National Academy of Medicine on the evaluation i) of the health risks related to the presence of barium in clays constituting the thermal muds and ii) the absence of sanitary control of the thermal mud.

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt en rapport avec le contenu de ce texte.

    Environ 400 000 curistes bénéficient de traitements par boues soit 6 000 000 de traitements annuels. L’utilisation est principalement rhumatologique avec un bénéfice patent sur les douleurs. La mise en évidence de baryum (Ba) dans une argile utilisée pour confectionner des boues thermales, les observations de la Commission d’Évaluation et de Contrôle de l’Assemblée Nationale sur l’absence de contrôle sanitaire des boues ont amené la Direction générale de la Santé à saisir l’académie sur ces deux problèmes. Les éléments décrits dans ce travail sont le fruit de l’analyse de la littérature et des échanges avec des professionnels du thermalisme. Les traitements par boues thermo-minérales sont destinés à apporter de la chaleur et d’éventuels éléments présents dans les boues, notamment minéraux ; ils consistent essentiellement en illutations et applications de cataplasmes, multiples. Les boues sont préparées et délivrées aux patients selon des modalités qui reflètent, en bonne partie, les particularités des établissements thermaux. La durée des traitements excède le plus souvent la durée minimale règlementaire de 10 mn. La tolérance des traitements par les boues paraît bonne ; les rares événements indésirables identifiés (EI) sont essentiellement des phénomènes d’intolérance thermique. Mais il n’existe pas de vigilance normalisée, systématique, de la survenue d’EI. Les personnels des établissements thermaux peuvent aussi être concernés : les agents thermaux manipulent les boues lors de l’application au malade ; les agents techniques peuvent, dans certains cas, être exposés à des poussières d’argile. Le Ba, dès lors qu’on le recherche, est mis en évidence dans les boues thermales. Il provient essentiellement des substrats, principalement les argiles, et les eaux minérales naturelles (EMN). Une concentration de Ba mesuré ne peut toutefois s’interpréter qu’en connaissant la technique de dosage utilisée. La possibilité d’un passage transcutané d’une forme de Ba disponible (forme ionisée et sels hydro-solubles) ne peut être écartée mais son importance n’est pas appréciable sur la base des données d’observation actuellement disponibles. La toxicité potentielle du baryum, dès lors que sa présence dans les boues thermales est patente, justifie d’explorer cette éventualité par des expériences pertinentes destinées notamment à apprécier son passage dans l’économie et/ou son transfert vers le patient à partir de la boue. A la différence de l’EMN, il n’existe pas de réglementation sur le contrôle et la surveillance sanitaire des boues. La certification Aquacert inclut un contrôle et une surveillance sanitaires des boues. Ces évaluations sont basées sur la transposition aux boues thermales de normes établies pour d’autres produits (boues d’épandage pour les caractéristiques physico-chimiques ; produits cosmétiques pour les critères microbiologiques) qui doivent être vérifiées, complétées et mises à jour. L’analyse des données de la certification utilement favorisée par des incitations pertinentes, devrait permettre de déterminer si la contrôle et surveillance des boues relèvent de la réglementation ou de l’obligation de moyens des établissements thermaux. Ces conclusions ont conduit à l’élaboration de préconisations qui sont proposées par l’Académie Nationale de Médecine à la Direction Générale de la Santé.

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  • Communication scientifique

    Cardiomyopathie Diabétique : une entité spécifique ?

    Is Diabetic Cardiomyopathy a specific entity?

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La cardiomyopathie diabétique (CMD) est la conséquence des altérations de structure et de fonction du myocarde survenant chez les diabétiques indépendamment des facteurs de risque. La CMD est d’origine multifactorielle et plusieurs facteurs cellulaires, moléculaires et métaboliques sont impliqués dans sa genèse. L’hyperglycémie et l’insulino-résistance jouent un rôle clé et déclenchent une cascade de processus adaptatifs nuisibles perturbant la voie glycolytique normale, entraînant l’oxydation d’acides gras libres, la surproduction d’ions superoxydes, altérant les mouvements calciques trans-membranaires et causant une stimulation neurohormonale délétère. Ces processus aboutissent à l’hypertrophie ventriculaire gauche, à des dépôts de collagène et à la fibrose, augmentant la rigidité myocardique, altérant la relaxation et réduisant le remplissage ventriculaire. L’atteinte de la fonction diastolique et plus tardivement de la fonction systolique est mise en évidence par les techniques actuelles d’imagerie myocardique, l’échocardiographie et le doppler tissulaire pulsé. Au début, les altérations fonctionnelles myocardiques sont réversibles avec un contrôle métabolique rigoureux mais elles deviennent rapidement irréversibles et aboutissent à l’insuffisance cardiaque en dehors de toute autre comorbidité. Les traitements classiques de l’insuffisance cardiaque sont bénéfiques dans la prise en charge de la CMD mais des stratégies spécifiques pour la prévention et le traitement de la CMD sont encore à l’étude. 

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  • Communication scientifique

    Épidémiologie descriptive des appendicites en France : Faut-il revoir la physiopathologie des appendicites aiguës ?

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

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  • Communication scientifique

    Évaluation de deux interactions médicamenteuses faisant intervenir une enzyme distincte et de leurs conséquences sur la morbi-mortalité

    Assessment of two drug interactions involving a distinct enzyme and their consequences on morbi-mortality

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Deux interactions pharmacocinétiques ayant pour mécanisme d’action l’inhibition de la formation d’un métabolite actif sont discutées. L’une concerne le clopidogrel, un antiagrégant plaquettaire, l’autre, le tamoxifène, un anti-estrogène. Le clopidogrel est utilisé pour réduire la morbi-mortalité cardiovasculaire chez les patients à risque d’infarctus coronaire ou d’AVC, le tamoxifène est utilisé en prévention des récidives du cancer du sein. L’efficacité repose sur le métabolite actif issu de la biotransformation du produit parent. Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) diminuent la formation du métabolite actif du clopidogrel en inhibant l’enzyme CYP2C19 nécessaire à sa formation, ce qui pourrait exposer le patient à une réduction de l’effet cardioprotecteur. La fluoxétine et la paroxétine diminuent la formation du métabolite actif du tamoxifène en inhibant l’enzyme CYP2D6 nécessaire à sa formation, ce qui pourrait exposer à une majoration du taux de récidives. Comme pour l’efficacité, l’évaluation de ce type d’interaction fait appel à des critères intermédiaires ainsi qu’à des études de morbi-mortalité, mais s’appuie aussi sur la pharmaco-épidémiologie. L’interaction entre le clopidogrel et les IPP, initialement retenue puis finalement non validée, a confronté la communauté scientifique à des résultats nombreux, contradictoires, utilisant des approches variées, de méthodologie peu adaptée au contexte clinique, et qui ont été à l’origine de l’ampleur et de la durée du débat. À l’inverse, l’interaction entre le tamoxifène et la paroxétine ou la fluoxétine a été rapidement validée, car les premières études, utilisant un critère intermédiaire et des plans expérimentaux appropriés, ont montré des résultats convergents qui ont été confirmés par la suite dans des études rétrospectives de plus large effectif. Les principales étapes sont relatées de façon chronologique et font l’objet d’une analyse critique. Les résultats, notamment contradictoires, sont discutés à la lumière des spécificités métaboliques des substrats et des inhibiteurs, des critères intermédiaires retenus et des études cliniques dédiées ou non à la question posée, afin d’expliquer en quoi ces deux interactions, en dépit d’un mécanisme d’action similaire, sont alors apparues d’inégale pertinence. Une étude rétrospective récemment publiée remet en question la réalité de l’interaction entre le tamoxifène et les inhibiteurs du CYP2D6 qui faisait consensus depuis près de sept ans. Cette interaction pourrait avoir une traduction clinique dans la sous-population de patientes non ménopausées répondeuse au tamoxifène. Une augmentation des doses de tamoxifène, pour compenser la réduction d’endoxifène, est proposée à titre conservatoire dans deux situations précises, l’une étant directement liée à l’ordre d’introduction des traitements. Ces deux exemples d’interaction dont l’enjeu est la survie se rejoignent sur la nécessité d’études contrôlées. Ils illustrent deux cas de figure: la mise en garde vis-à-vis d’une interaction considérée cliniquement pertinente d’après les données disponibles, avec un recours possible à des alternatives thérapeutiques aussi efficaces; et une interaction retenue sur des critères disparates, peu prédictifs et contradictoires, à l’origine d’une perte de chance en l’absence d’alternatives d’efficacité comparable. À partir des difficultés rencontrées, des propositions sont faites afin d’éviter des extrapolations à l’origine de mises en garde non justifiées.

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  • Communication scientifique

    Prise en charge des gliomes diffus de bas grade cérébraux de découverte fortuite : vers une politique de dépistage dans la population générale ?

    Preventive management of diffuse low-grade gliomas incidentally discovered: towards a policy of screening in the general population?

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les gliomes diffus de bas grade (GDBG) sont des tumeurs cérébrales initialement lentement évolutives, qui vont inéluctablement évoluer vers une transformation maligne, mettant alors en jeu les pronostics fonctionnel puis vital. Ces tumeurs sont le plus souvent diagnostiquées chez des patients jeunes, qui mènent une vie active, lors d’une IRM effectuée en raison d’une crise d’épilepsie inaugurale. L’exérèse chirurgicale précoce augmente significativement la survie et préserve désormais la qualité de vie dans la vaste majorité des cas, grâce à la réalisation d’une cartographie individuelle chez les patients opérés éveillés, permettant d’utiliser le potentiel de neuroplasticité en épargnant le connectome cérébral. De fait, la chirurgie sous anesthésie locale a récemment été proposée dans le cadre de GDBG de découverte fortuite, sur une IRM réalisée pour une autre cause. Les résultats ont montré qu’en effectuant l’intervention plus tôt, à savoir sur des tumeurs plus petites et des patients sans symptômes apparents, l’étendue des résections était optimisée, le risque de transformation maligne était minimisée, chez des patients continuant à profiter d’une vie familiale, sociale et professionnelle normale, notamment sans épilepsie. Ainsi, nous proposons une politique de dépistage dans la population de 20 à 40 ans, via une IRM cérébrale systématique, afin d’évoluer vers une prise en charge thérapeutique originale ouvrant la porte d’une neuro-oncologie fonctionnelle préventive. Les aspects médico-chirurgicaux, pratiques et éthiques sont abordés.

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  • Éloge

    Éloge du Professeur Cyr VOISIN

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  • Communication scientifique

    Résultats du traitement de la leucémie myéloïde chronique par inhibiteurs de tyrosine kinase seuls ou associés à l’interféron

    Results of the treatment of chronic myeloid leukemia by tyrosine kinase inhibitors alone or in combination with interferon

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La leucémie myéloïde chronique (LMC) est une pathologie de la cellule souche hématopoïétique caractérisée par une prolifération importante de la lignée myéloïde. Une thérapeutique ciblée contre l’activité tyrosine kinase de la protéine chimérique BCR-ABL, l’imatinib, est rapidement devenu la thérapeutique standard en modifiant remarquablement son pronostic. Mais du fait de la persistance de cellules souches leucémiques, le Groupe Français de la LMC a lancé un essai thérapeutique de phase III pour tester l’intérêt de fortes doses d’imatinib ou d’une association imatinib et d’interféron. Les résultats ont montrés des taux de réponses moléculaires significativement augmentés avec l’association imatinib et forme pégylée d’interféron et indiqués qu’une faible dose de 45µg était faisable et efficace. De manière intéressante le profil génomique des patients corrèle avec la réponse moléculaire. La recherche actuelle porte sur l’évaluation d’inhibiteur de deuxième génération. Un arrêt du traitement a été aussi proposé avec succès chez des patients en réponse moléculaire profonde et prolongée

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  • Communication scientifique

    Éradication ou érosion des cellules souches leucémiques : greffes hématopoïétiques et nouvelles molécules

    Can we annihilate or erode the Chronic Myelogenous Leukemia stem cells: allogenic bone marrow transplantation and new agents ?

    M. Philippe Rousselot déclare avoir reçu un financement de recherche de la part de la Fondation ARC et de l’association Laurette Fugain en 2008 et 2009 et une subvention de recherche de la part du programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) en 2013. L’auteur déclare n’avoir aucun autre lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
    M Stéphane Prost déclare n’avoir aucun autre lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La leucémie Myéloïde Chronique (LMC) est une maladie clonale de la cellule souche hématopoïétique dont le pronostic a été transformé par l’utilisation des inhibiteurs de tyrosine kinase (ITKs) qui ciblent la kinase oncogénique Bcr-Abl1. Malgré l’obtention d’une espérance de vie comparable à une population non malade, seulement 10 à 40% des patients atteints de LMC atteignent la réponse moléculaire profonde et sont candidats à des essais d’arrêt de traitement. L’incidence cumulée des rechutes moléculaires après arrêt des ITKs est de l’ordre de 40 à 60%. Même après allogreffe de moelle osseuse, procédure considérée comme le seul traitement potentiellement curateur de la LMC, les rechutes moléculaires ne sont pas exceptionnelles. Ces observations plaident en faveur de la persistance de cellules souches leucémiques (CSLs) de la LMC qui ne sont pas sensibles à l’inhibition de Bcr-Abl1 par les ITKs ou à l’effet des effecteurs allogéniques. Le ciblage des CSLs de la LMC représente une nouvelle voie thérapeutique, en agissant sur des voies de signalisation propres aux CSLs ou par modulation du système immunitaire. Les études pré-cliniques ont identifié des cibles potentielles pour lesquelles des molécules inhibitrices sont disponibles dans la pharmacopée. A titre d’exemple, nous avons pu démontrer que la modulation de STAT5 par la pioglitazone, un agoniste de PPARg induit l’érosion du pool des CSLs de la LMC. Ces avancées permettent maintenant d’évaluer cliniquement des stratégies de traitements combinés ou séquentiels entre ces molécules et les ITKs dans l’objectif d’obtenir la guérison de la maladie. 

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  • Communication scientifique

    Instabilité génétique au cours de la leucémie myéloïde chronique et son implication dans la résistance aux inhibiteurs de tyrosine kinase

    Genetic instability in chronic myeloid leukemia and its implication the development of resistances to tyrosine kinase inhibitors.

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’utilisation des inhibiteurs tyrosine kinase (ITK) a modifié l’histoire naturelle de la leucémie myéloïde chronique (LMC) et a prolongé de manière spectaculaire la survie des patients. Cependant les résistances surviennent chez les patients non-répondeurs, notamment après plusieurs lignes de thérapies. L’instabilité génétique est une des caractéristiques majeures de la LMC, contribuant à la survenue de résistance aux ITK. Les mécanismes par lequel BCR-ABL, l’oncogène responsable de l’initiation de l’amplification clonale des cellules souches leucémiques, déclenche ce phénomène, ont été progressivement élucidés ces dernières années. Il a été montré que BCR-ABL entrainait de manière directe un stress oxydatif dans les cellules leucémiques et en parallèle, agissait sur les voies de réparation d’ADN en modifiant l’expression de DNA-PKcs et de BRCA1, contribuant ainsi à un phénotype mutateur. Les mutations génomiques peu ou mal réparées sélectionnés par les ITK, conduisent aux clones résistant aux ITK. Des approches de ciblages thérapeutiques par de thérapies adjuvantes associées aux ITK sont en cours de dé développement, en utilisant de nouvelles voies de signalisations au niveau des cellules souches leucémiques pour l’éradication complète des cellules souches, seule permettant la guérison définitive.

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  • Communication scientifique

    Conclusion de la séance dédiée : « La leucémie myéloïde chronique »

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  • Communication scientifique

    Sarcoptes scabiei : quel est ce parasite ? Comment se transmet-il et quelle pourrait être son origine ?

    Sarcoptes scabiei: what kind of parasite is it? How is it transmitted and what could be its origin?

    L’auteur déclare les liens d’intérêt 2014-2016 suivants : honoraires d’orateur de la part de MSD Santé animale, Merial, Ceva, Bayer Santé animale et Zoétis.

    Sarcoptes scabiei est un acarien ectoparasite obligatoire. Sa présence dans la couche cornée de l’épiderme est à l’origine de la gale dite sarcoptique. Cette ectoparasitose, très contagieuse, a été décrite chez de nombreuses espèces de mammifères dont l’homme et la plupart des animaux domestiques. Sarcoptes scabiei est un acarien microscopique de contour ovalaire et pourvu de pattes très courtes. L’ensemble du cycle évolutif se déroule à la surface de la peau ou dans des galeries creusées dans la couche cornée de l’épiderme. La durée du cycle (environ deux semaines) et la grande prolificité des sarcoptes femelles permettent parfois la prolifération des parasites et facilitent grandement leur dissémination. La transmission se fait par contact direct ou par l’intermédiaire de l’environnement dans lequel l’acarien est capable de survivre pendant une courte période. La diversité génétique de S. scabiei n’est pas clairement définie et l’unicité de l’espèce a longtemps fait l’objet de controverses. On distingue classiquement des variétés adaptées à une espèce animale ou un groupe zoologique. Ces variétés semblent le plus souvent inter-transmissibles mais leur développement est abortif chez les hôtes anormaux. La diversité des sarcoptes doit être appréciée à l’échelle des populations.

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  • Communication scientifique

    La gale sarcoptique chez l’Homme : pourquoi est-ce un enjeu de santé publique ?

    Human Scabies : why is it a public-health issue ?

    L’auteur déclare les liens d’intérêt 2014-2016 suivants :
    MSD France : don de médicaments pour la recherche.
    CODEXIAL : honoraires d’orateur, don de médicaments pour la recherche
    ZAMBON : honoraires d’orateur

    La gale est un enjeu de santé publique en raison de son incidence/prévalence élevée, de l’atteinte de populations fragiles, ie, patients sans domicile fixe, enfants, sujets vivants dans des institutions de santé soumises à des épidémies. Dans les pays à faible niveau de ressource, la gale est fréquente et souvent compliquée d’impetigo, lui meme responsible de glomérulonéphrite et de rhumatisme articulaire aigu. Le traitement est basé sur l’ivermectine oral ou les topiques scabicides comme la perméthrine à 5 % ou le benzoate de benzyle à 10-25 %. Le traitement n’est pas toujours optimal et le risque de résistance possible.

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