Journal articles

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Consignes aux auteurs




4026 résultats

  • Communication scientifique

    Le syndrome de Churg et Strauss. Étude rétrospective de vingt observations

    The Churg-Strauss Syndrome. Report and Analysis of 20 cases

    Le syndrome de Churg et Strauss (SCS) est une affection caractérisée par une hyperéosinophilie et une vascularite systémique compliquant un asthme préexistant. Vingt observations ont été étudiées. L’asthme précédait le SCS de 8 ans en moyenne. L’éosinophilie sanguine, toujours supérieure à 1 700/ µ L, dépassait 5 000/ µ L dans 17 cas. Les manifestations cliniques étaient les suivantes : 20 altérations fébriles de l’état général, 13 neuropathies périphériques, 15 lésions cutanées, 10 atteintes péricardiques ou myocardiques, 10 atteintes digestives, 9 atteintes myo-articulaires, 7 rénales, toutes liées à la vascularite et 9 atteintes ORL. La radiographie thoracique montrait des anomalies pleuro-pulmonaires ou cardiaques dans 14 cas. Le diagnostic fut confirmé histologiquement dans 15 cas. Aucune différence clinique, biologique ou évolutive entre le groupe des 15 malades à biopsie positive et celui des 5 malades à biopsie négative ne fut constatée. L’évolution, suivie pendant 8,4 fi 7,9 ans, se fit par poussées toujours annoncées par l’élévation de l’éosinophilie. Dix-huit malades furent traités avec succès par les corticoïdes et 9 reçurent, en outre, du cyclophosphamide. La survie à 5 ans fut de 85 %. Cinq décès liés au SCS se sont produits, dont 2 faute d’un traitement adapté. Il faut insister sur l’urgence thérapeutique du SCS dont le diagnostic, essentiellement clinique, peut se passer de confirmation anatomo-pathologique . MOTS-CLÉS : CHURG-STRAUSS, SYNDROME.

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  • Communication scientifique

    Contrôle mitochondrial de l’apoptose

    Mitochondrial control of apoptosis

    La dérégulation de l’apoptose (ou « mort cellulaire programmée ») est impliquée dans de nombreuses maladies, notamment les cancers, fréquemment résistants à l’induction de l’apoptose. Mon équipe a découvert en 1994 l’implication d’un organite, la mitochondrie, dans l’apoptose. Nos travaux ont dévoilé que la perméabilisation des membranes mitochondriales (PMM) constitue une étape décisive du processus apoptotique. La PMM est régulée par de nombreux effecteurs, entre autres les protéines de la famille Bcl-2/Bax (des oncogènes et anti-oncogènes régulateurs de l’apoptose), qui interagissent avec des protéines sessiles mitochondriales. La PMM peut être induite par un grand nombre de messagers secondaires pro-apoptotiques, ainsi que par certains agents anticancéreux expérimentaux, ce qui suggère qu’elle constitue un point d’intégration de la réponse apoptotique. Suite à la PMM, plusieurs protéines apoptogènes qui normalement sont confinées dans la mitochondrie sont relarguées dans l’espace extra-mitochondrial et participent à l’autodestruction de la cellule. Nous avons réussi à identifier différentes protéines apoptogènes mitochondriales et à cloner le gène de l’une d’entre elles, le facteur inducteur de l’apoptose (apoptosis inducing factor ; AIF). L’AIF semble être un des effecteurs principaux de la machinerie apoptotique. L’invalidation du gène codant pour AIF abolit la première vague d’apoptose nécessaire pour la morphogenèse embryonnaire. Sa présence dans le compartiment extramitochondrial suffit à tuer les cellules. L’ensemble de ces résultats permet de mettre au point de nouvelles stratégies visant à induire l’apoptose dans les cellules cancéreuses.

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  • Rapport

    Sur le projet de décret relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier

    About the project of ordinance relating to the professional acts and the practise of the profession of nurse

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  • Rapport

    Organisation des urgences

    Emergencies organization

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  • Communiqué

    A propos du risque de légionellose dans les établissements thermaux

    On risk management of Legionnaires’ disease in hydrothermal areas

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  • Communication scientifique

    Le DARI. Unité de mesure adaptée à l’évaluation de l’effet des faibles doses d’irradiation.

    Le DARI. A unit of measurement adapted to the evaluation of the effects of low-dose radiation exposure

    La dissémination de corps radioactifs par l’industrie nucléaire rend indispensable une vision claire, par un public très large, de l’impact des radiations sur la santé. L’affichage soigneux et permanent des doses induites dans la population par l’industrie nucléaire est insuffisant car il est donné en grandeurs obscures pour les non-spécialistes. Nous proposons de choisir pour unité de mesure la dose d’irradiation subie par les êtres humains en raison de la radioactivité naturelle des tissus humains : Le « DARI », pour « Dose Annuelle due aux Radiations Internes ». Cette radioactivité est due à 90 % au potassium 40, de vie moyenne 1,3 milliard d’années, survivant des poussières cosmiques dont l’agglomération, il y a près de 4,5 milliards d’années, a conduit à la formation de la terre. Le DARI représente moins de 10 % de l’irradiation naturelle due aux roches et aux rayons cosmiques. Son usage pour l’affichage de l’effet d’un incident ou d’un accident impliquant des corps radioactifs, permettrait de juger aisément de leur gravité et éviterait les peurs injustifiées.

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  • Communication scientifique

    Étude de la dimension fractale de la parole

    A speech fractal dimension study

    La dimension fractale (D) d’un signal temporel unidimensionnel estime son degré de liberté et favorise une bonne approche de sa fluctuation et de sa rugosité. Nous avons effectué une mesure de la D éventuelle des principales voyelles et des consonnes de la langue française, à partir de la banque de données BD-SONS. Chaque phonème était prononcé 4 fois par 6 hommes et 6 femmes. Pour la partie stationnaire de ces phonèmes nous avons employé la classique méthode des boîtes, qui permet, en appréciant la pente de la ligne de régression des dix derniers points, de mesurer la valeur de D, appelée 10pD. Dans le but d’approcher les plus petites échelles, et d’apprécier au moins la tendance de la ligne de régression, nous avons aussi calculé 3pD, c’est-à-dire la pente des trois derniers points, permettant d’obtenir ainsi une sorte de signature du signal. Mais cette méthode demande au minimum 1 024 échantillons. Aussi, pour la partie plosive des consonnes, nous avons dû mettre au point une méthode des boîtes semi-continue, dévolue à l’appréciation de la dimension fractale des signaux de durée brève. Notre étude démontre que les voyelles ne sont pas fractales, ce qui est logique puisqu’elles réalisent un signal périodique complexe ; les consonnes plosives ne sont pas fractales ; les consonnes longues fricatives sont fractales ; les valeurs de D des voyelles et des consonnes longues voisées non plosives sont plus élevées chez la femme que chez l’homme ; il y a pour les valeurs de 3pD une différence significative (p<0,01) entre les voyelles entre elles (à l’exception du couple [a] [y]), et entre les consonnes fricatives entre elles (à l’exception du couple [ ∫ ] [f]). Pour les consonnes nasales, cette catégorisation est significative (p<0,01) avec 3pD et 10 pD. Les applications cliniques seront évoquées, qu’elles soient déjà mises en pratique ou en cours d’élaboration, notamment, par exemple, dans le traitement du signal des prothèses auditives.

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  • Rapport

    Lutte contre le sida en Afrique : les centres de traitement ambulatoire

    Fight against AIDS in Africa : Day Care Centers

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  • Communiqué

    A propos de la suppression de l’internat en médecine

    On the residency (internat) being suppressed

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  • Communiqué

    La chaîne du froid et l’aliment

    Cold chain and food

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  • Communiqué

    Infections nosocomiales et responsabilité médicale

    Cross infection and medical responsibility

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  • Communiqué

    Motifs récents d’inquiétude à propos du cannabis

    Recent grounds for being concerned about cannabis

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  • Communication scientifique

    Présentation

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  • Communication scientifique

    Le concept de chirurgie ambulatoire

    The day-surgery’s concept

    La chirurgie ambulatoire est un concept d’organisation centré sur le patient. C’est une innovation dont le développement dépend des politiques d’accompagnement qui lui sont consacrées. Comme pour toute innovation elle ne peut faire profiter les patients ou la société de ses bienfaits que dans la mesure où les conditions de sa mise en œuvre sont respectées. Les définitions internationales reconnues insistent toutes sur son caractère qualifié et substitutif.

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  • Communication scientifique

    Place de la chirurgie ambulatoire en France — Comparaisons internationales

    Ambulatory surgery in France — development and international comparison

    La chirurgie ambulatoire en France a fait l’objet d’un encadrement réglementaire strict depuis 1992. Il existait en France, en 1998, près de 7 600 places autorisant environ 2 700 000 interventions annuelles. L’Association Française de Chirurgie Ambulatoire, en collaboration avec l’International Association for Ambulatory Surgery, a développé un indicateur regroupant 18 interventions dites « traceuses » représentatives de la pratique ambulatoire. Cet indicateur a cru de 35,2 % en 1997 à 39,3 % en 1999. La répartition entre secteur libéral et secteur public était superposable à celle de la chirurgie en hospitalisation complète. La progression du nombre d’actes en ambulatoire a été supérieure à la progression des actes réalisés en hospitalisation complète. Les comparaisons internationales ont montré que la France était en dixième position sur treize pays membres de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économique, laissant supposer l’existence d’un important potentiel ambulatoire au sein des patients actuellement hospitalisés.

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  • Communication scientifique

    Chirurgie ambulatoire : sécurité, qualité

    Ambulatory surgery : safety, quality

    Les exigences d’un encadrement réglementaire contraignant de la chirurgie ambulatoire en France et les attentes des patients imposent que les professionnels soient capables de garantir une organisation adéquate de la prise en charge dans des conditions de sécurité optimales, mais aussi que la survenue d’événements indésirables soit à l’origine d’une politique d’amélioration continue de la qualité et de gestion du risque. Pour ce faire, différents moyens d’action sont proposés. En référence à une terminologie internationale normalisée, une démarche qualité peut se fonder sur l’évaluation par le relevé d’indicateurs médicaux de résultats, l’utilisation des réponses à des questions fréquemment posées ou les enquêtes de satisfaction.

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  • Communication scientifique

    Le contexte administratif de la chirurgie ambulatoire

    The Ambulatory Surgery administrative context

    Le contexte administratif dans lequel se pratique aujourd’hui la chirurgie ambulatoire est relativement ancien puisqu’il date de la Loi hospitalière de 1991 et des décrets d’application qui ont suivi. Ces textes, à l’époque innovants dans leur conception, restent tout à fait adaptés à la pratique actuelle de cette modalité de prise en charge chirurgicale.

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  • Communication scientifique

    Obstacles « culturels » au développement de la chirurgie ambulatoire

    « Cultural » obstacles in the development of same day surgery

    Une série d’obstacles de divers types semble s’opposer au développement de la chirurgie ambulatoire : les appréhensions d’un patient mal informé, les mentalités, les réticences de l’administration, des organismes de tutelle, parfois des médecins généralistes mais aussi une certaine retenue du corps médical hospitalier. Ces critères sont exposés et les arguments de leur réfutation discutés.

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  • Communication scientifique

    Commentaires et discussion

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  • Communication scientifique

    Conclusions

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  • Communiqué

    À propos de la chirurgie ambulatoire

    About ambulatory surgery

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  • Communication scientifique

    Aspects actuels des allergies alimentaires : nécessité d’une allergo-vigilance

    Present aspects of food allergies : the need for a vigilance policy

    La prévalence de l’allergie alimentaire dans les populations européennes est évaluée entre 1,8 et 4,4 %. Elle est de 3,24 % dans la population française. Cette fréquence, comme la gravité de certaines manifestations, a déjà entraîné des mesures préventives et curatives des accidents en milieu scolaire. Leur augmentation est en relation avec des facteurs environnementaux multiples : modifications de la microflore intestinale, diversification alimentaire précoce chez l’enfant, interférence de médicaments favorisant la sévérité clinique chez l’adulte. L’allergénicité peut être modifiée par des technologies agroalimentaires. L’apparition d’aliments nouveaux (protéines exotiques ou dérivées de l’alimentation animale et bientôt OGM), l’utilisation croissante de protéines alimentaires comme ingrédients, constituent de nouveaux risques. L’absence de méthodes expérimentales validées d’évaluation du risque allergique des protéines alimentaires rend nécessaire une allergo-vigilance appliquée aux nouveaux aliments. Les études du risque allergique de la farine de lupin, nouvel ingrédient de produits de boulangerie, sont données à titre d’exemple. Elles indiquent la fréquence de la sensibilisation et de l’allergie croisée arachide, lupin, le faible seuil réactogène indiquant le risque du taux d’incorporation actuellement admis. Elles permettent le dépistage actuel de cette allergie dans la population. Une allergo-vigilance alimentaire est un concept actuel visant à instaurer pour les aliments une surveillance des risques analogue à celle réalisée par la pharmacovigilance pour les médicaments. Un projet de structure est discuté. Si la structure centrale est de l’initiative de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation et de l’Institut de Veille Sanitaire, les auteurs précisent quel devrait être un réseau périphérique d’allergologues, analysent le contenu souhaitable des flux d’informations bidirectionnels, et proposent d’envisager un organisme intermédiaire régulateur, spé- cialisé en allergologie alimentaire. La conception que les pressions environnementales sur la génétique de l’atopie, aboutissent à un continuum des réponses IgE dépendantes dans toute la population, vis-à-vis de tous les allergènes potentiels, appuie la création d’une telle structure, au nom du principe de précaution.

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  • Communication scientifique

    Analyse par « biopuces » du profil d’expression des gènes régulateurs de l’apoptose des lymphomes malins

    « Apoptosis » macro-array analysis of gene expression profiling in lymph node lesions

    L’étude des tumeurs par la technique de « biopuces » ou « DNA-array » permet d’obtenir le profil instantané du niveau d’expression de plusieurs centaines de gènes. Afin de tester l’intérêt de cette technique dans le diagnostic des lymphomes, nous avons analysé 17 biopsies ganglionnaires à l’aide d’une membrane de type « macro-array » contenant 217 gènes impliqués dans l’apoptose ou le cycle cellulaire. Huit échantillons correspondaient à des cellules lymphoïdes triées par billes magnétiques : cellules B de 2 lymphomes folliculaires (LF) et de 2 lymphomes B diffus à grandes cellules (LDGC), cellules B et cellules T de 2 adénites, cellules B vierges de phénotype CD19+/CD38-/IgD+ et cellules B des centres germinatifs de phénotype CD19+/CD38+/IgD- de 2 amygdales bénignes. Neuf échantillons étaient des fragments tissulaires entiers correspondant histologiquement à 4 LF, 2 LDGC et 3 adénites. Dans le groupe des cellules triées, les profils d’expression étaient statistiquement corrélés à la nature des échantillons, permettant de séparer les LF, les LBGC, et les échantillons bénins. Les corrélations étaient moins nettes dans le groupe des tissus. Pour vérifier la fiabilité de la technique de biopuce, nous avons analysé en parallèle par immunohistochimie (IHC) l’expression des caspases -2, -3, -8, -7 et -9. Les résultats des deux méthodes montraient une bonne corrélation. Ces résultats suggèrent une application possible des biopuces pour le diagnostic des lymphomes malins.

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  • Communication scientifique

    Les différentes variétés d’autopsie. Propositions pour un renouveau de l’autopsie médicale et scientifique

    The status of autopsy in France

    Les différentes circonstances autorisant l’autopsie en France (qu’elle soit médico-légale ou médico-scientifique et scientifique, qu’il s’agisse du legs universitaire ou de l’autopsie sanitaire) sont rappelées. La réglementation, ses carences, les limites de son application provoquées par de profondes réticences culturelles, sont énumérées. La disparition des autopsies médico-scientifiques et scientifiques est inquiétante pour trois raisons : l’autopsie joue un rôle important pour le contrôle de qualité. Dans certains domaines, la valeur prédictive du diagnostic clinique est loin d’être parfaite, même à la suite d’une hospitalisation. La proportion des surprises importantes qui auraient permis de modifier le traitement du patient (20 à 25 % environ dans de larges séries clinico-pathologiques) reste stable, malgré les perfectionnements incessants des techniques diagnostiques. L’autopsie constitue, d’autre part, un maillon important du dispositif de veille sanitaire et d’épidémiologie, c’est-à-dire de la protection de la population. A titre d’exemple, en son absence, la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob n’aurait pas été reconnue. Enfin, le stade actuel, postgénomique, de la recherche physiopathologique impose l’étude de prélèvements tissulaires qui ne peuvent souvent être obtenus par d’autres moyens pour des raisons éthiques. De nombreuses associations de malades militent pour que soit facilité le don d’organes pour la recherche. Les conditions d’un regain de l’autopsie, réglementaires et techniques, et surtout la nécessité d’une large communication sur son intérêt auprès de tous les acteurs qui y concourent, à l’hôpital, dans l’ensemble du corps médical, le personnel soignant et plus largement dans le public, sont abordées.

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  • Communication scientifique

    Les indications de l’autopsie médico-légale en France

    The indications of forensic medical autopsy in France

    Le crime peut se dissimuler sous les masques les plus divers : une mort naturelle, un accident, un suicide. Le doute doit habiter le médecin légiste, mais aussi le magistrat et enfin le policier. Le travail a pour but de mettre en exergue l’importance pour le justiciable d’une autopsie médico-légale. Trois types de décès sont concernés par la rédaction d’un certificat en obstacle médico-légal : la mort violente (l’accident, le crime, le suicide), la mort suspecte, la mort subite. Chez l’enfant, les sévices à mineur ne sont pas toujours évidents. Il faut rappeler le cas du syndrome de l’enfant secoué. L’autopsie médico-légale conditionne la réussite de nombreux procès. A bon escient, il faut savoir la susciter en rédigeant un certificat de décès en obstacle médico-légal.

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  • Communication scientifique

    Le don du corps à la science

    Body Donation for Science

    Le don du corps à la science est à la base de l’enseignement et de la recherche en anatomie. Il impose de susciter les dons afin que la recherche puisse se faire et continuer à aller de l’avant sous toutes ses formes d’innovation et d’adaptation aux progrès de la médecine. Les infections méconnues contraignent à des mesures de précautions strictes et nombreuses dans le but de prévenir tout risque de contamination même si ce dernier ne cesse, actuellement, de s’amenuiser.

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  • Communication scientifique

    Les associations de malades et les banques de tissus

    Associations of patients and tissue banks

    Les études biochimiques ou génétiques portent sur des extraits tissulaires. Les études in situ, qui leur sont complémentaires, sont de plus en plus nécessaires. La biologie moléculaire a en effet permis l’identification de nouvelles protéines dont il faut aujourd’hui étudier la fonction, la répartition et le rôle à l’état normal et au cours de la maladie. Mais, en France, les chercheurs n’ont plus accès aux prélèvements tissulaires. Plusieurs raisons ont conduit à cette situation de pénurie. Le médecin est plus assuré de son diagnostic aujourd’hui qu’hier. Il n’éprouve plus la curiosité de le vérifier post mortem . Les familles sont de plus en plus opposées à l’autopsie, surtout si les raisons qui la justifient ne peuvent être expliquées qu’au moment du décès. La nécessité du consentement explicite du patient est un autre facteur limitant. Cette nouvelle obligation limite en pratique la recherche aux échantillons provenant de patients qui ont fait « don de leur corps à la recherche ». Ce don, global, soulève des difficultés d’ordre éthique. Enfin, il n’existe pas encore en France d’organisation qui puisse gérer les prélèvements tissulaires sur tout le pays. Les associations de malades, qui ont pris conscience des carences du système actuel, sont prêtes, à l’avenir, à jouer un rôle primordial. Ce sont elles qui, aujourd’hui, tentent de mettre sur pied les Banques de Tissus en sensibilisant leurs adhérents à l’importance des prélèvements à visée de recherches.

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  • Communication scientifique

    La réglementation des prélèvements à but scientifique en France

    Rules of scientific stampling on deceased persons in France

    La loi no 94-654 du 29 juillet 1994 a modifié le droit français applicable à la réalisation des prélèvements à but scientifique sur personne décédée et a rendu nécessaire, pour toute autopsie (sauf dans le cas de l’autopsie à caractère médico-légal) le consentement du patient. Ce consentement peut être présumé en cas de prélèvements en vue de rechercher les causes du décès. Dans les autres cas, il doit avoir été exprimé directement par l’intéressé de son vivant ou par le témoignage de sa famille. Dans tous les cas, la famille doit être informée de la réalisation des prélèvements. L’application de cette loi semble être une cause directe de la diminution, très sensible au cours des toutes dernières années, du nombre d’autopsies réalisées en milieu hospitalier.

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  • Communication scientifique

    Autopsie et religions

    Autopsy and religions

    Une réflexion sur l’autopsie peut difficilement faire abstraction des religions. Les anthropologies traditionnelles conditionnent le rapport à la mort. Aucune grande religion confessée dans les régions du globe où les autopsies sont pratiquées n’interdit la dissection de façon absolue. Le Judaïsme et l’Islam acceptent l’acte dans la mesure où son utilité est démontrée. Le Christianisme valorise la générosité et la gratuité du don. Le Bouddhisme qui s’est développé dans la négation des apparences trouve des éléments de dialogue avec les pratiques médicales occidentales. La répulsion que suscite l’exploration du cadavre prend son origine en amont des dogmes et des croyances, qui formulent dans une culture donnée les limites acceptables par la communauté. Puisque l’autopsie reste un geste nécessaire, la société laïque doit non seulement tenir compte des croyances des hommes qui la composent, mais de leur besoin fondamental de sublimation face à la mort.

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  • Communication scientifique

    L’exception d’autopsie

    The ethical exception for autopsy

    A priori, l’application des valeurs et des repères qui fondent l’éthique biomédicale semble peu compatible avec des explorations menées sur un cadavre. Du moins, lorsque l’on estime que les notions d’intérêt et de bien ne doivent que concerner la personne elle-même, ce qui, nécessairement, compromettrait toute pratique visant d’autres fins. C’est dire que l’autopsie ne s’avère éthiquement justifiable que lorsque son intérêt est explicitement démontré. Pour autant, certaines formes doivent être respectées, faute de quoi, la réprobation suscitée par des dérives caractérisées, réfute cet intérêt même. Afin de surmonter les équivoques et de déterminer, malgré tout, une modalité morale conciliable avec certaines exigences médicoscientifiques, nous pourrions retenir le principe d’exception d’autopsie. Parce que de telles explorations justifient des conduites absolument irréprochables, il convient que les sociétés savantes et les instances compétentes se dotent des méthodes et des moyens qui garantissent de manière incontestable la pertinence et la qualité des pratiques.

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  • Communiqué

    A propos de l’autopsie

    Autopsy

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  • Communication scientifique

    Sur la fièvre aphteuse

    Actuality on foot-and-mouth disease

    A l’occasion de l’épizootie de fièvre aphteuse sévissant depuis février 2001 en Europe occidentale, l’auteur décrit l’évolution de la situation épidémiologique de la maladie, ses principales caractéristiques épidémiologiques, les stratégies possibles de lutte et le danger potentiel pour l’homme.

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  • Communication scientifique

    Influence des vaccinations sur l’épidémiologie des maladies infectieuses

    Effect of immunizations on the epidemiology of infectious diseases

    Après quelques décennies de vaccination, certaines maladies infectieuses peuvent changer leurs caractéristiques cliniques ou épidémiologiques, en particulier par un glissement de l’âge vers l’adulte. Quatre exemples illustrent cette évolution. La vaccination contre la rougeole a une couverture insuffisante en France (80 %), ce qui provoque un recul de l’âge moyen et une augmentation importante des cas d’adolescents et d’adultes jeunes, chez qui la rougeole est plus grave. Une deuxième dose de vaccin et un rattrapage devraient éviter une épidémie, mais le foyer de rougeoles français persiste (17 954 cas en 1999) et menace les sujets non vaccinés et réceptifs dont beaucoup sont des adultes. La rubéole pose un problème similaire, avec deux épidémies (1993 et 1997) ayant entraîné une remontée du nombre de rubéoles congénitales. Un gros effort pour élever la couverture vaccinale au-delà de 90 % est nécessaire en France vis-à-vis de ces deux maladies. La coqueluche connaît une résurgence en France malgré un bon vaccin et une bonne couverture vaccinale. Des coqueluches surviennent en effet chez des adultes parfois anciens vaccinés qui contaminent de jeunes nourrissons non encore protégés. Cette baisse de l’immunité anticoquelucheuse dans la population âgée nécessite des rappels dans l’enfance (11-13 ans) et peut-être à l’âge adulte, possibles grâce aux nouveaux vaccins coquelucheux acellulaires, bien tolérés. La vaccination de la varicelle non encore conseillée en France pose un problème de choix et de stratégie, car, en cas de couverture vaccinale insuffisante, il existe un risque de voir progresser les varicelles de l’adulte. Ces quatre vaccinations démontrent par les échecs et les difficultés rencontrées en France et dans d’autres pays que la surveillance de la vaccination et de la maladie est plus que jamais indispensable. En effet, seule une surveillance complète clinique, biologique et épidémiologique peut déceler à temps les modifications de stratégie nécessaires en politique vaccinale. La modélisation mathématique peut beaucoup aider à ces prévisions, à condition de disposer de données nationales, actualisées et exploitables.

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  • Information

    Deux étapes dans l’histoire de la notion de contagion : d’Hippocrate à Galien

    Two moments in the history of the concept of contagion : from Hippocrates to Galen

    Le médecin hippocratique renonce à l’explication des maladies épidémiques par le miasme magico-religieux qui souille collectivement les populations ; il en rend responsable l’air ambiant, libérant les hommes de la crainte de la colère des dieux mais fermant ainsi la route à l’idée de la contagion et dissociant son expérience de celle des vétérinaires. Galien néanmoins, à l’occasion de l’observation de cas de lèpre en Asie mineure, a l’intuition d’une contagion inter-humaine.

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  • Communiqué

    Concernant le recrutement et l’indépendance des médecins du sport

    About recruitment and independence of sports medicine specialists

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  • Éloge

    Éloge de Monsieur Jean-Charles Sournia (1917-2000)

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  • Communication scientifique

    Nouvelle cartographie fonctionnelle cérébrale : études sur la plasticité du cerveau humain

    Human brain plasticity and mechanisms of functional recovery

    En pratique clinique, il est courant d’observer une certaine récupération des fonctions cérébrales compromises par une lésion du cerveau. Les mécanismes qui sous-tendent ces phénomènes restent mal compris. Grâce à de nouvelles méthodes d’investigation, il est maintenant possible d’explorer les systèmes cérébraux macroscopiques, et de manière non invasive la structure et la fonction du cerveau humain. Le choix judicieux de populations pathologiques et de protocoles expérimentaux adéquats a permis de démontrer certains des mécanismes associés à la récupération clinique. Cet article présente les résultats d’observations qui suggèrent une réorganisation cérébrale. Au sein d’un système cérébral donné, cette réorganisation concerne non seulement les régions périlésionnelles, mais implique aussi une modification étendue des formules d’activation. En outre, cette réorganisation s’accompagne de modifications structurelles. La morphométrie informatisée, nouvelle technique d’analyse anatomique structurelle, a montré des modifications plastiques significatives, qui vont de l’hypertrophie relative de certaines régions cérébrales chez des sujets normaux à des atrophies à distance liées à l’atteinte des faisceaux afférents chez les patients. Ces travaux suggèrent de nouvelles perspectives thérapeutiques, dont certaines peuvent à leur tour être étudiées par les méthodes d’imagerie.

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  • Communication scientifique

    Les certificats médicaux obligatoires de la première enfance : un outil épidémiologique méconnu

    Compulsory medical certificates for young children : an epidemiological unrecognized tool

    En 1970, une loi rendait obligatoire la délivrance de trois certificats médicaux, le premier établi dans les 8 premiers jours de vie, le second et le troisième, respectivement à 9 et à 24 mois. Trente ans plus tard, une enquête a été menée pour évaluer l’application et l’efficacité du système dans les 100 départements français. Tous les médecins chef de PMI ont répondu au questionnaire qui leur a été envoyé. Le nombre de naissances annuelles par département est en moyenne de 7 665 mais avec des extrêmes de 800 à 36 457. La couverture de la population concernée est très bonne pour le premier certificat et en augmentation : 88,8 % en 1992 et 94,9 % en 1998 ; elle est moins bonne et pratiquement stationnaire pour le CS9 (71,1 %) et le CS24 (66 %) avec des différences départementales notables. Les réponses aux items sont elles aussi variables selon le département mais en moyenne de 86 % (à rapporter aux 650 000 naissances annuelles). L’exploitation informatique des certificats a progressé depuis 10 ans mais 8 départements ont encore un dépouillement manuel. Malgré la décentralisation des services de PMI, les départements sont tenus d’envoyer annuellement au Ministère de la Santé 22 indicateurs médico-sociaux permettant ainsi de suivre l’évolution de la situation à l’échelon national et d’établir des comparaisons entre départements. Parallèlement, les certificats ont permis d’orienter les activités de PMI, souvent jusqu’à l’échelle du canton. Le premier s’est montré très utile pour l’étude des problèmes de périnatalité et le troisième pour l’évaluation de la couverture vaccinale. A titre d’exemple, quelques résultats sont donnés et commentés (qualification de l’examinateur, mortalité néonatale et catégories socio-économiques, âge de la mère, durée de la grossesse, poids de naissance, couverture vaccinale). Certes le système n’est pas parfait mais s’améliore grâce à une meilleure information du personnel médical et des familles. Des recherches seraient néanmoins utiles pour préciser les imperfections et y remédier. Dans l’avenir, il est probable que le système s’étendra à l’enregistrement des données recueillies à l’école maternelle (3-4 ans) puis à l’école élémentaire (5 ans).

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  • Communication scientifique

    La prévention de la toxoplasmose congénitale en France. Évaluation des risques. Résultats et perspectives du dépistage anténatal et du suivi du nouveau-né

    Prevention of congenital toxoplasmosis in France. Evaluation of risks. Results and prospects of prenatal screening and new-born follow-up

    La toxoplasmose congénitale fait l’objet, en France, d’un programme national de prévention basé sur des séro-dépistages pré et/ou per gravidiques (éventuellement complétés par des examens échographiques et biomoléculaires), et sur la surveillance clinique, biologique et radiologique des nouveau-nés. On cherche ainsi à identifier les jeunes femmes non immunes et, par des conseils hygiéno-diététiques, à limiter leur risque de contamination en cours de grossesse ; à dépister et à traiter le plus précocement possible les toxoplasmoses pergravidiques, de façon à éviter ou à limiter la transmission maternofœtale et surtout ses consé- quences ; à diagnostiquer in utero (à partir du liquide amniotique) les contaminations fœtales et à les traiter ; à diagnostiquer et à traiter à la naissance les toxoplasmoses congénitales, parfois inapparentes, pour prévenir le risque de réactivations et de complications tardives, en particulier oculaires. Si les traitements anti-toxoplasmes ont peu évolué, les techniques diagnostiques ont été largement améliorées ces dernières années, même si elles restent évidemment perfectibles. Un tel programme de prévention a un coût, que justifie la prévalence, dans notre pays, de la toxoplasmose acquise de l’adulte (plus de 50 % de la population) et l’incidence annuelle de la toxoplasmose congénitale (au moins 0,1 % des naissances dans l’hypothèse la plus favorable). Ces 6 à 700 cas annuels de toxoplasmoses congénitales sont à rapprocher des 6 à 7 000 séroconversions per gravidiques qui, en l’absence de mesures préventives, risqueraient d’entraîner des contaminations fœtales. Il est * Membre de l’Académie nationale de médecine.

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  • Communication scientifique

    Connectivité neuronale et médiateurs chimiques impliqués dans la transmission du message olfactif

    Neuronal connectivity and transmitter substances implied in the transmission of the olfactive message

    Sens archaïque, l’odorat nous a été transmis presque inchangé, au cours de l’évolution pendant des centaines de millions d’années. Chez l’homme, cette conservation se traduit par l’intervention directe des messages olfactifs dans notre vie mentale, reliant de façon intime les informations parvenant de notre environnement à notre affect. Ainsi, le contenu émotionnel des odeurs, qu’il soit plaisant ou déplaisant, constitue l’un des fondements majeurs de notre rapport avec le monde. Nous voyons que le message olfactif ne peut être réduit à un simple influx de données liées à la nature des molécules qui parviennent à nos narines. En réglant les rapports entre nos connaissances sur l’environnement, nos émotions et nos actions, cette sensibilité chimique primitive a évolué progressivement pour assurer aujourd’hui, à travers l’olfaction, les fonctions biologiques les plus vitales : communication, alimentation et reproduction. Nous présentons dans cet article quelques résultats expérimentaux permettant de montrer comment s’effectuent les réorganisations liées à la production de neurones dans le bulbe en relation avec l’environnement olfactif. Ces modifications morphologiques sont mises en relation avec les performances olfactives du sujet . MOTS-CLÉS : OLFACTION. BULBE OLFACTIF. MÉMOIRE. NEURONE AFFÉRENT. GABA. GLUTAMATES.

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  • Communiqué

    À propos de la prévention de la toxoplasmose congénitale en France

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  • Information

    Les membres du Comité Central de Vaccine, une poignée d’hommes qui ont bien mérité de leur patrie, et même de l’humanité

    The Members of the Central Committee of Vaccine : A Handful of Men Worthy of Their Country and of Humanity

    Il y a 200 ans, en mai 1800, une initiative privée établit un « Comité Central de Vaccine » à Paris. Cette poignée d’hommes se livra à un exercice hors du commun. Il s’agissait de mettre en œuvre une découverte encore récente, mal connue, une méthode pour se protéger contre la petite vérole. La nouvelle provenait d’Angleterre, pays avec lequel la France était en mauvais termes. La petite vérole était une maladie très redoutée, tuant un dixième de la population et en défigurant ou estropiant au moins autant. Après plusieurs échecs, le succès fut atteint et la valeur de la méthode démontrée. Le comité joua un grand rôle dans la diffusion de cette vaccination due à Jenner, non seulement en France, mais dans l’immense empire napoléonien. Ses remarquables expériences furent publiées et diffusées dans l’ensemble du monde occidental. Le comité fut officialisé en 1804 et travailla jusqu’à la fondation de l’Académie de médecine qui reprit ses devoirs et responsabilités. Les Français doivent beaucoup au Comité Central de Vaccine qui contribua grandement à la lutte contre la variole et son éradication finale.

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  • Information

    Les débuts de la diffusion de la vaccine en France (1800-1850)

    The Beginning of Vaccinations against Small-pox in France (1800- 1850)

    Premier facteur de mortalité au dix-huitième siècle, la variole tuait, chaque année, 50 000 à 80 000 personnes en France, 25 000 à 30 000 en Angleterre. En 1796, Edward Jenner découvrait les fabuleuses propriétés de ce cowpox qui, transplanté de la vache à l’homme, immunisait contre le fléau. Entre 1800 et 1850, quelques centaines de vaccinateurs ont participé à une croisade sans précédent contre la variole sillonnant les campagnes, de village en village, de chaumière en chaumière, luttant contre la routine, et, parfois, contre l’hostilité des maires ou des curés. De surcroît, il n’était pas rare que le cowpox vînt à manquer ou perdît de sa virulence. Malgré tout, leurs efforts ont été couronnés de succès : au dixneuvième siècle, la mortalité variolique s’effondre de 90 %.

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  • Information

    Éradication des maladies infectieuses et vaccination

    Eradication of infectious diseases and immunisation

    Les objectifs de la vaccination chez l’homme sont actuellement l’éradication, l’élimination ou l’endiguement (définitions de l’OMS). Pour chaque maladie infectieuse transmissible, il faut en effet tenir compte de l’épidémiologie différente, du mode d’action des vaccins et des politiques poursuivies et acceptables. Depuis le succès obtenu pour la variole, peu de maladies sont candidates à l’éradication : la première sera la poliomyélite, la rougeole pouvant l’être aussi, mais dans une perspective plus lointaine. Les maladies éliminées d’un pays ou d’une région sont à ce jour la poliomyélite (Amériques, Europe, Pacifique Ouest), la rougeole (Finlande, Etats-Unis), la rubéole (Finlande). A ces résultats encore modestes s’oppose le contrôle ou endiguement pour ces mêmes maladies dans de nombreux autres pays et aussi d’autres infections, au prix d’une vaccination correctement appliquée et surtout d’une surveillance épidémiologique rigoureuse : diphtérie, coqueluche, hépatite B. Pour d’autres affections telles que les infections à Haemophilus influenzae b, il est prématuré de miser sur une élimination prochaine, voire sur un contrôle durable. La conduite correcte de la vaccination passe obligatoirement par la mise en place de réseaux de surveillance performants.

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  • Information

    La vaccine hors d’Europe. Ombres et lumières d’une victoire

    Vaccine out of Europe or the two faces of a victory

    Au début du XIXe siècle, la propagation de la vaccine hors d’Europe fut extrêmement rapide. Si la plupart des dirigeants écoutèrent favorablement les avocats du vaccin, les populations suivirent inégalement le mouvement. L’article évoque leur réponse qui revêtit toutes les nuances de l’enthousiasme à la résistance, à travers les exemples de l’Égypte, de la Tunisie, de l’Algérie et du Brésil. L’analyse historique du choix d’une stratégie dans la mise en œuvre de programmes vaccinaux (persuasion ou contrainte) comporte une leçon toujours d’actualité : la nécessité pour les décideurs en santé publique de se préoccuper de l’acceptabilité vaccinale.

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  • Communication scientifique

    Le rôle possible de la glande pinéale dans la pathogénie de la scoliose idiopathique. Études expérimentales et cliniques

    Possible role of pineal gland in pathogenesis of idiopathic scoliosis. Experimental and clinical studies

    Conscients de son importance et vérifiant la découverte de Marie-Jeanne Thillard qui, en 1959, constate que la pinéalectomie est suivie chez le jeune poussin de l’apparition de déformations vertébrales, les auteurs démontrent dans une deuxième série d’expériences que l’injection à doses différentes de mélatonine, faite un même temps que l’exérèse de l’épiphyse, permet de limiter et même de prévenir ces déformations. Il est aussi démontré que chez le rat pinéalectomisé, la scoliose n’apparaît que si cet animal a été contraint à la bipédie par une excision précoce de ses membres antérieurs. Il est constaté enfin, dans la scoliose humaine progressive, un abaissement du taux nycthéméral de mélatonine plasmatique. Cette notion est à rapprocher de la constatation d’autres auteurs que la calmoduline plaquettaire, physiologiquement modulée par la mélatonine, est augmentée chez les enfants atteints de scoliose progressive. Un désordre génétique des neurotransmetteurs, d’origine neuro-hormonale, pourrait être responsable dans la condition de verticalité bipédique, du déséquilibre neuromusculaire à l’origine de la scoliose humaine.

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  • Communication scientifique

    Effecteurs humoraux et cibles cellulaires de l’allo-rejet artériel chronique

    Humoral effectors and cellular targets of chronic-allo rejection in the arterial wall

    A la différence du rejet aigu, le rejet chronique d’une allogreffe artérielle ne fait pas intervenir le passage de leucocytes issus du greffon en direction de l’hôte. Il met en jeu les protéines du système majeur d’histocompatibilité. L’étude expérimentale conduite chez le rat montre que le processus évolue en 3 phases : une première de reconnaissance d’histoincompatibilité médiée par l’endothélium du greffon, une deuxième d’agression immunologique, dépendante des anticorps, des cellules musculaires lisses allogéniques de la média avec infiltration inflammatoire de l’adventice, une troisième cicatricielle, prolifération de l’intima et fibrose de l’adventice.

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  • Communication scientifique

    Mort neuronale : rôle potentiel d’une enzyme nucléaire, la poly(ADPribose) polymérase

    Poly(ADP-ribose) polymerase, its potential role in neuronal death

    La poly (ADP-ribose) polymérase (PARP, EC 2.4.2.30) est une enzyme constitutive nucléaire liée à la chromatine. Elle est également appelée poly (ADP-ribose) synthase (PARS) ou poly (ADP-ribose) transférase (PADRT). A la suite d’une lésion de l’acide desoxyribonucléique (ADN), la PARP est l’objet d’une importante activation, qui participe au processus de réparation de ce dernier. La PARP exerce un rôle physiologique fondamental dans le maintien de l’intégrité génomique. Dans des conditions pathologiques caractérisées par une atteinte importante de l’ADN, comme dans l’ischémie cérébrale, l’hyperactivation de la PARP conduit à une consommation excessive de nicotinamide adénine dinucléotide (NAD+) et d’ATP, ce qui entraîne une déplétion énergétique cérébrale à l’origine de la mort cellulaire. En dehors de l’ischémie cérébrale, l’activation exagérée de la PARP apparaît jouer également un rôle majeur dans la mort neuronale secondaire à un traumatisme crânien et dans la maladie de Parkinson, comme le montrent les données de la littérature et nos propres résultats obtenus chez le Rat (ischémie cérébrale) et la Souris (traumatisme crânien). Ainsi, l’invalidation du gène codant la PARP et l’inhibition de cette dernière par différents agents (dont l’amino-3-benzamide) induisent une neuroprotection significative. Ces différentes données permettent de suggérer que l’inhibition de la PARP pourrait constituer une nouvelle stratégie en vue du traitement de maladies neurodégénératives.

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  • Communication scientifique

    Une cellule souche pluripotente dans le sang de l’homme adulte : vers une nouvelle voie de thérapie cellulaire pour la réparation des tissus

    A human circulating pluripotent tissue stem cell in adult : towards a new approach of cellular therapy for tissue repair

    La persistance chez l’Homme adulte de cellules souches possédant des propriétés de cellules souches embryonnaires ouvre de nouvelles perspectives sur le plan fondamental et thérapeutique. Nous décrivons une cellule souche présente dans le sang de l’Homme adulte, susceptible d’être recrutée lors de la réparation tissulaire, en renfort des cellules souches « de réserve » présentes dans les divers organes. Ces cellules qui circulent sous forme monocytoïde sont capables de se différencier in vitro en divers types cellulaires. Chez l’individu normal, elles sont plus ou moins quiescentes et leur devenir est étroitement contrôlé par une sous-population particulière de lymphocytes T. Elles prolifèrent spontanément dans les cas de fibrose et de chondrosarcome. Dans ces affections, elles échappent à tout contrôle par les lymphocytes T et, en conséquence, s’accumulent pour donner naissance in vitro à un tissu qui évoque la maladie du patient dont elles sont issues, faisant spontanément la preuve de leur pluripotence. Cette cellule migrante porte les marqueurs des cellules neurales, suggérant qu’elle dérive de la crête neurale qui dans cette hypothèse pourrait être à l’origine des cellules souches pluripotentes, aux propriétés de cellules embryonnaires, présentes chez l’adulte. Ces cellules circulantes pourraient constituer une source privilégiée de cellules souches pour la thérapie cellulaire et génique à condition que sa prolifération puisse être provoquée et sa différenciation dirigée. Afin de pallier tout risque de développement de fibrose ou de processus malin, le contrôle par les lymphocytes T doit nécessairement être maintenu.

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  • Communication scientifique

    Réflexions sur quelques erreurs méthodologiques communes dans l’évaluation des médicaments. Dix ans d’expérience à la Commission d’autorisation de mise sur le marché

    Some most common methodological errors in clinical drug evaluation

    Une « surveillance méthodologique » d’une dizaine d’années à la Commission d’autorisation de mise sur le marché a permis de relever les imperfections ou erreurs méthodologiques les plus fréquentes dans les dossiers cliniques d’enregistrement, en particulier dans le domaine de l’évaluation du médicament en rhumatologie : des essais de taille et de puissance statistique insuffisantes, une détermination de la dose optimale manquant de rigueur, l’importance du bruit de fond dû aux traitements associés, le choix d’un comparateur et d’une unité statistique parfois discutable, l’usage abusif de critères intermédiaires et, dans la présentation des résultats, une importance excessive donnée à l’analyse per protocole, une insuffisance de prise en compte de la quantité de l’effet, des revendications abusives d’équivalence et des analyses en sous-groupes non convaincantes.

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