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3921 résultats

  • Communication scientifique

    Morphologie, biologie et cycle des Plasmodium parasites de l’homme

    Morphology, biology and life-cycle of Plasmodium parasites

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  • Communication scientifique

    Le génome de Plasmodium falciparum : conséquences thérapeutiques et prophylactiques

    The Plasmodium falciparum genome : implications for treatment and prophylaxis

    La détermination de la séquence génomique de plusieurs souches de Plasmodium falciparum et de plusieurs espèces murines ou simiennes de Plasmodium a fourni une masse considérable de données sur ces parasites et sur les relations évolutives au sein de ce genre. L’annotation des génomes a identifié des cibles thérapeutiques potentielles à divers stades. Pourtant, la connaissance des voies métaboliques, de la biologie et de la physiologie cellulaire reste encore très fragmentaire. En effet, environ 50 % des gènes demeure sans fonction attribuée. De plus, une fraction importante des séquences de P. falciparum n’a pas d’équivalent chez les espèces murines ou simiennes — et vice versa. Le développement de méthodes de criblage à haut débit au niveau du génome complet a ouvert de nouveaux horizons. L’analyse post-génomique du transcriptome et du protéome à divers stades de développement au long du cycle biologique a déchiffré les premières bases du programme d’expression, données qui se sont enrichies avec les premières cartes d’interactome. Les défis qui sont devant nous sont ceux de la génomique fonctionnelle. Ils se heurtent aux difficultés logistiques des études de génétique formelle, à la lourdeur de la transfection pour P. falciparum, à la spécificité d’espèce de certaines cibles et processus physiologiques et à la nécessité de développer les modèles expérimentaux appropriés pour évaluer de nouvelles cibles d’intervention. La biologie des populations dispose maintenant d’outils puissants pour étudier le polymorphisme et les flux géniques au sein des populations naturelles ainsi que l’impact de nouvelles interventions médicamenteuses, anti-vectorielles ou vaccinales sur les populations parasitaires.

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  • Communication scientifique

    Espoirs et enjeux des stratégies vaccinales contre le paludisme. Pourquoi nous devons faire mieux

    Perspectives and challenges of malaria vaccine. Why we must do more

    Depuis une dizaine d’années, un regain d’intérêt et d’investissements financiers pour le vaccin contre le paludisme ont permis des avancées scientifiques et techniques qui pour être prometteuses n’en sont pas moins encore limitées. De nombreux antigènes d’intérêt vaccinal sont en cours d’étude dans différentes plateformes technologiques, la majorité d’entre elles ont pour but le développement de vaccins sous-unitaires. L’approche du vaccin sporozoitaire atténué reste envisageable, même si les défis technologiques et réglementaires restent à ce jour un facteur limitant. Il reste de nombreuses inconnues scientifiques qui sont des obstacles au développement du vaccin, en particulier certains aspects de la relation hôte-parasite, de la qualité de la réponse immunitaire nécessaire pour induire une protection. Les avancées technologiques ne sont pas non plus la panacée et l’amélioration de l’antigénicité, l’optimisation de la réponse immunitaire induite, restent des pans de recherche à venir. Le facteur limitant a été et est encore le soutien financier de la recherche.

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  • Communication scientifique

    Une nouvelle vision du paludisme révélée par l’imagerie du parasite

    A new view of malaria provided by parasite imaging

    L’infection par Plasmodium, l’agent responsable du paludisme, débute quand les parasites injectés par le moustique vecteur rejoignent et envahissent le foie de l’hôte, où ils se transforment dans la forme qui infecte les érythrocytes et cause les symptômes et les complications de la maladie. Cette phase de l’infection, dite pré-érythrocytaire, reste mal connue bien qu’elle soit reconnue depuis plus de cinquante ans comme une cible de choix dans les stratégies vaccinales qui visent à empêcher l’infection sanguine. Récemment, des approches d’imagerie in vivo du parasite menées dans un modèle rongeur d’infection ont révélé une complexité inattendue de la phase pré-érythrocytaire, notamment une composante d’infection lymphatique, qui modifie notre représentation de la mise en place de la réponse immunitaire contre ces stades du parasite.

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  • Communication scientifique

    Les antipaludiques actuels : résistances, nouvelles stratégies

    Current antimalarial drugs : resistance and new strategies

    Le développement et la diffusion de la résistance de Plasmodium falciparum aux médicaments antipaludiques sont l’un des obstacles majeurs qui entrave le contrôle de l’endémie palustre, en particulier en l’absence d’un vaccin disponible dans un avenir proche. La résistance à la chloroquine, le médicament le plus utilisé dans le monde, a été rapportée dans pratiquement tous les pays endémiques. La résistance affecte également la plupart des autres médicaments antipaludiques mais avec une ampleur différente en fonction des antipaludiques. Ce problème est aggravé par le phénomène de résistance croisée entre les médicaments d’une même famille. Au cours des dernières années, des échecs thérapeutiques et prophylactiques à la chloroquine ont été rapportés pour P. vivax principalement en Asie du Sud-est et en Amérique du Sud. La résistance du parasite aux médicaments antipaludiques augmente la morbidité et la mortalité, particulièrement chez les enfants. Par analogie avec le traitement de la tuberculose et de l’infection au VIH, la nouvelle stratégie de traitement du paludisme est basée sur l’utilisation de combinaisons de médicaments afin de surmonter le problème de la multichimiorésistance. Les artémisinines sont des constituants particulièrement intéressants dans le cadre de ces associations.

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  • Communication scientifique

    Traitement du paludisme : perspectives

    Treatment of malaria : outlook

    Les conditions et les perspectives pour le traitement du paludisme ont changé de façon radicale depuis quelques années. Il y a plus d’argent disponible, de nouvelles actions opérationnelles, de nouveaux acteurs et plus de médicaments en voie d’utilisation. Cependant, le nombre limité de produits innovants en développement clinique souligne à quel point il est nécessaire de découvrir de nouvelles entités chimiques permettant un contrôle efficace et durable du paludisme. Le développement de nouvelles molécules actives est un processus long et complexe ; il en est de même pour le déploiement de nouveaux médicaments.

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  • Communication scientifique

    Situation actuelle et perspectives de la prophylaxie du paludisme chez le voyageur et dans les forces armées

    Current situation and future perspectives for malaria prophylaxis among travellers and military personnel

    Le paludisme constitue une priorité sanitaire pour le voyageur et pour les armées françaises qui déploient chaque année plus de 40 000 hommes dans des régions de forte transmission. Les données épidémiologiques montrent que le paludisme d’importation (PI) est en augmentation chez les migrants chez qui surviennent plus de 60 % des cas de paludisme déclarés chaque année en France. Dans les armées, cette augmentation du PI est liée à une moindre observance de la chimioprophylaxie au retour, à la répétition des missions de courte durée et à de nombreuses infections plasmodiales à P.vivax et P.ovale. Dans ce contexte, le choix d’une chimioprophylaxie dépend du pays visité et du niveau de chloroquino-résistance des souches plasmodiales. Parmi les molécules disponibles, l’association atovaquone-proguanil recommandée pour les pays du groupe 2 et 3 est séduisante pour le voyageur pour sa tolérance et une prise au retour limitée à sept jours. Dans les armées françaises, le monohydrate de doxycycline constitue une alternative moins onéreuse et mieux tolérée que la méfloquine. Toutefois, sa courte demi-vie implique une parfaite observance. La prophylaxie du paludisme ne saurait être efficace sans l’association d’une lutte antivectorielle, des mesures de protection individuelle (moustiquaires de lit imprégnées d’insecticides, insectifuges, port de vêtements protecteurs, insecticides en aérosol). Ces mesures doivent être complétées par une parfaite information sanitaire délivrée avant le départ, pendant et après le séjour.

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  • Communication scientifique

    Alphonse Laveran, élève de l’École impériale du service de santé militaire de Strasbourg

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  • Communication scientifique

    L’Hôpital militaire Alphonse Laveran no 303. Évocation et témoignage

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  • Communication scientifique

    Conclusion

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  • Autre

    Joseph Babinski : une personnalité complexe

    Joseph Babinski : a complex personality

    La personnalité de Joseph Babinski (1857-1932), médecin des hôpitaux de Paris, neurologue célèbre pour la découverte du signe qui porte son nom, est complexe. C’est un beau géant aux yeux bleus, extrêmement silencieux. Ses deux parents ont fui la Pologne, leur patrie, après l’insurrection de 1848 et se sont réfugiés à Paris. Joseph et son frère aîné, nés à Paris, sont français. Joseph, méticuleux, hyperscrupuleux, perfectionniste est atteint de la « maladie du doute ». Il est raisonneur et redresseur de torts. Joseph et son frère, célibataires, forment un couple indissociable. Henri (1855-1931), ingénieur des Mines, chercheur d’or et de diamants, fin gastronome, auteur — sous le pseudonyme d’Ali-Bab — d’un ouvrage réputé de gastronomie, partage la vie de Joseph et s’occupe de tout. Babinski n’a pas d’engagement religieux, idéologique ou politique. Sa personnalité, notamment eu égard à sa vie privée, conserve une face cachée avec des zones d’ombre.

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  • Autre

    Babinski et l’hystérie

    Babinski and Hysteria

    On sait que Babinski a apporté de très nombreuses contributions fondamentales en neurologie et en psychiatrie. Mais c’est le travail de démembrement de l’hystérie qui marque son apport essentiel à la psychiatrie. Après la mort du maître, alors que Freud et Janet développent une psychologie de l’hystérie, Babinski dénonce les dérives théâtrales de la clinique de Charcot et distingue avec subtilité la persuasion de la suggestion pour différencier et opposer le pithiatisme à l’hystérie. Notre communication résume les conceptions de Charcot et met l’accent sur le rôle éminent joué par Babinski pour clarifier les points de vue multiples développés par son maître, et proposer de renoncer au concept d’hystérie jugé trop vague et dangereux au profit d’un concept plus précis et restreint, malheureusement actuellement presque oublié, à savoir le pithiatisme.

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  • Autre

    L’œuvre de Babinski

    Babinski’s Legacy

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  • Communication scientifique

    Introduction

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  • Communication scientifique

    Coelioscopie et cancer en gynécologie : le point en 2007

    Endoscopic management of gynecological malignancies : an update

    La coelioscopie permet la réalisation de la plupart les interventions oncologiques. En gynécologie, l’efficacité oncologique de l’endoscopie opératoire n’a été confirmée par des études prospectives randomisées que dans le cadre du cancer de l’endomètre. Pour le cancer de l’endomètre, en l’absence de signe de dissémination péritonéale, la coelioscopie doit être réservé au stade I clinique avec un volume utérin et un accès vaginal permettant une extraction aisée de l’utérus. Dans le cancer du col, le traitement endoscopique doit être réservé aux patientes N- porteuses d’une tumeur de moins de 2 cm de diamètre. La coelioscopie est la méthode de choix pour le diagnostic chirurgical des tumeurs annexielles. La ponction des lésions kystiques doit être évitée autant que possible. Le traitement endoscopique des tumeurs borderline est possible. Le traitement des cancers ovariens invasifs doit être réalisé par laparotomie quel que soit le stade de la lésion. Mais la coelioscopie diagnostic est un moyen indispensable pour permettre qu’un traitement chirurgica optimal soit proposé à toutes les malades porteuses d’un cancer avancé de l’ovaire. Le restaging des patientes initialement traitées pour une tumeur considérée comme bénigne est une bonne indication de coelioscopie. La connaissance des principes de la chirurgie oncologique et de l’endoscopie est un pré requis indispensable à la mise en œuvre de ces techniques. L’enseignement, l’organisation et la diffusion de l’endoscopie oncologique sont des enjeux majeurs de la chirurgie gynécologique pour les années à venir.

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  • Communication scientifique

    La vidéo-chirurgie dans les cancers urologiques

    Laparoscopic surgery in urologic oncology

    Le développement de la vidéo chirurgie en cancérologie urologique a débuté par la néphrectomie et les curages ganglionnaires ilio-obturateurs. Actuellement la prostatectomie radicale et les cystectomies sont réalisables par cette technique. À cinq et dix ans de recul les résultats carcinologiques sont identiques à ceux de la chirurgie ouverte. Les bénéfices les plus visibles sont la réduction : du saignement per-opératoire et de la transfusion sanguine, de la douleur post opératoire, et de la durée du séjour hospitalier, ainsi que la reprise plus rapide du transit intestinal. Sur le plan carcinologique, les résultats ne montrent pas de risque accru de dissémination métastatique, de carcinose pelvienne ou de greffe tumorale sur les sites de trocarts. À la condition de respecter les règles de la chirurgie carcinologique, la video-chirurgie à une large place dans la prise en charge chirurgicale des cancers urologiques.

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  • Communication scientifique

    Laparoscopie et cancer colorectal

    Laparoscopy and colorectal cancer

    La laparoscopie a démontré son bénéfice dans le traitement du cancer du côlon grâce à plusieurs études randomisées. Elle améliore le résultat postopératoire tout en donnant un résultat carcinologique équivalent à celui de la laparotomie. Dans le cancer du rectum, il manque encore d’autres études randomisées avant de valider la laparoscopie dans cette indication. En effet, les premiers résultats carcinologiques sont équivalents à ceux de la laparotomie, mais la complexité de l’intervention impose une expérience préalable importante des chirurgiens, soulignant l’importance de la formation dans la chirurgie laparoscopique.

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  • Communication scientifique

    Conclusion

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  • Communication scientifique

    Les cellules des capsules frontières. Une niche de cellules souches neurales dans le système nerveux périphérique

    Boundary cap cells. A nest of neural stem cells in the peripheral nervous system

    Les cellules de la crête neurale donnent naissance à la quasi-totalité des dérivés neuronaux et gliaux du système nerveux périphérique (SNP). Notre groupe a récemment montré qu’au sein du SNP les crêtes neurales génèrent également un autre type de dérivées, appelées les cellules de capsules-frontières (CF). Ces cellules sont localisées à l’interface entre le SNC et SNP, au niveau des points d’entrée et de sortie des nerfs et jouent un rôle clé dans la formation et le maintien du SNP. L’ablation génétique des CF conduit à un phénotype surprenant : alors que la croissance axonale des motoneurones n’est pas perturbée, leurs corps cellulaires migrent à l’extérieur de la moelle épinière en se translocant le long des axones. Ainsi les CF sont nécessaires au confinement des motoneurones dans le SNC. Les expériences de traçage in vivo des cellules CF ont révélé qu’elles migrent le long des racines dorsales et ventrales des nerfs périphériques et atteignent les ganglions sensoriels. Le long des racines, les cellules dérivées des CF donnent naissance à la totalité des précurseurs de cellules de Schwann. Dans les ganglions, ces cellules se différencient d’une part en cellules gliales satellites et d’autre part en neurones nociceptifs. Ainsi la capsule frontière représente une population de cellules potentiellement pluripotentes qui pourrait constituer un réservoir de cellules souches neurales susceptibles d’intervenir dans le développement ou la réparation du SNP.

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  • Communication scientifique

    Neuropathie motrice multifocale avec blocs de conduction persistants : étude de l’efficacité des immunoglobulines polyvalentes intraveineuses à fortes doses chez 40 patients et perspectives thérapeutiques

    Multifocal motor neuropathy : a retrospective study of the response to high-dose intravenous immunoglobulin (IVIg) and current perspectives for diagnosis and treatment

    La neuropathie motrice multifocale à blocs de conduction persistants (NMM) a été individualisée pour la première fois en 1986 sur un critère majeur : l’existence de blocs de conduction siégeant exclusivement sur les nerfs moteurs. Cliniquement il s’agit d’une neuropathie multifocale, donc asymétrique, débutant et prédominant aux membres supé- rieurs, touchant préférentiellement l’homme à partir de cinquante ans, et d’évolution chronique à rechutes. Environ 40-50 % des patients ont aussi des anticorps sériques de classe IgM dirigés contre le ganglioside GM1, ce qui constitue un argument supplémentaire en faveur de son caractère dysimmunitaire. L’évolution est imprévisible, la neuropathie pouvant se limiter à un ou deux nerfs moteurs ou s’étendre progressivement à l’ensemble des nerfs moteurs aux quatre membres. Le traitement fait appel aux immunoglobulines polyvalentes intraveineuses (IgIV) à fortes doses, dont l’efficacité est remarquable à court terme. L’efficacité à long terme des IgIV, pour retarder le déclin moteur et la perte axonale dans les nerfs moteurs touchés, est en revanche controversée. Les résultats de cette étude rétrospective chez 40 patients permettent de confirmer l’efficacité des IgIV chez 70 % des patients « naïfs » à six mois, et la dépendance de plus des 2/3 des patients aux IgIV lors du dernier contrôle. En outre, aucun facteur prédictif de réponse aux IgIV n’a été mis en évidence. D’autres stratégies thérapeutiques doivent être mises en œuvre pour éviter aux patients atteints de NMM la dépendance vis-à-vis d’un traitement efficace, mais coûteux et contraignant, et dont il n’est pas certain qu’il ait une action sur l’histoire naturelle de la maladie .

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  • Communication scientifique

    Maladie de Jeune (dystrophie thoracique asphyxiante) et insuffisance respiratoire : intérêt de la ventilation précoce par hyperinsufflations périodiques

    Jeune’disease (asphyxiating thoracic dystrophy) and respiratory failure : importance of early respiratory management with periodic hyperinsufflation

    La dystrophie thoracique asphyxiante (DTA) est une ostéochondrodysplasie autosomique récessive rare caractérisée en particulier par une brièveté des côtes. L’atteinte respiratoire est variable, déterminée par l’immobilité et la rigidité du thorax avec un faible volume thoracique. La prise en charge de cette atteinte est peu décrite ; certaines équipes proposent une chirurgie d’expansion thoracique dont les résultats sont peu probants. Nous rapportons neuf cas d’enfants atteints de cette maladie, que nous avons pris en charge sur le plan respiratoire par hyperinsufflations périodiques. L’analyse de leur évolution clinique, en fonction de la sévérité de l’atteinte respiratoire et de la précocité de leur prise en charge ventilatoire, nous permet plusieurs commentaires. Cette technique peut être mise en route dès les premiers jours de vie et évite ainsi l’évolution vers l’insuffisance respiratoire chronique ; elle peut aussi être utilisée plus tardivement chez des enfants qui ont développé une insuffisance respiratoire sévère nécessitant une trachéotomie et une ventilation endotrachéale permanente au cours des deux premières années. Elle favorise ainsi la croissance thoracique et pulmonaire et permet l’autonomisation respiratoire. Nous retrouvons pour quatre cas une atteinte hépatique régressant sous traitement par acide ursodésoxycholique et trois fois une atteinte musculaire lentement régressive, dont la physiopathologie n’est pas claire et pour laquelle de plus amples explorations notamment histologiques sont à réaliser.

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  • Communication scientifique

    Physiopathologie des effets secondaires aigus des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine

    Acute adverse effects of angiotensin-converting-enzyme inhibitors

    Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine I sont largement utilisés dans le traitement de différentes affections cardiovasculaires. Ainsi, on estime à plus de quarante millions le nombre de patients actuellement traités par cette classe de médicaments. Si cette efficacité thérapeutique s’accompagne d’effets indésirables bien connus aujourd’hui, des études récentes (OVERTURE et OCTAVE) ont mis en exergue des effets secondaires aigus dont la prévalence avait été sous-estimée. La nature de ces complications aiguës varie avec le contexte clinique : des épisodes d’angioœdème sont rapportés chez des patients hypertendus et insuffisants cardiaques ainsi que chez des patients atteints d’accident vasculaire cérébral sous traitement fibrinolytique ; des réactions anaphylactoïdes sont associées aux séances d’hémodialyse faisant appel à une membrane chargée négativement et des réactions d’hypotension sévères sont observées lors de transfusion de différents produits sanguins. Ces effets secondaires résultent de la conjonction de différents facteurs qui affectent la synthèse, le métabolisme et l’action pharmacologique de la bradykinine et surtout de la des-Arginine9-bradykinine, peptides vasodilatateurs et proinflammatoires, médiateurs potentiels de ces complications rares mais potentiellement mortelles. Des facteurs génétiques peuvent également expliquer une prévalence sans cesse croissante de ces complications aiguës.

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  • Information

    Une délégation de l’Académie nationale de médecine, en Algérie, du 5 au 15 septembre 2007

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  • Information

    Journées Médicales Balkaniques, du 13 au 15 septembre 2007

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  • Communication scientifique

    Épidémiologie et facteurs de risque des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

    Epidemiology and risk factors of inflammatory bowel diseases

    Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) sont un problème de santé publique dans les pays industrialisés où elles touchent plus d’un habitant sur 1000. Elles affectent surtout les adultes jeunes. L’incidence des MICI s’est accrue fortement après la seconde guerre mondiale dans les pays occidentaux où elle est maintenant stabilisée. Ces maladies sont par contre en nette augmentation en Europe de l’Est, en Asie et dans les pays en voie de développement. Les variations épidémiologiques des MICI observées dans le temps et dans l’espace suggèrent l’intervention de facteurs de risque environnementaux mais seuls le rôle du tabac et de l’appendicectomie sont établis. Les études chez les jumeaux et l’existence de formes familiales de MICI ont souligné l’importance des facteurs de risque génétiques. Un premier gène de susceptibilité à la maladie de Crohn, NOD2/CARD 15 sur le chromosome 16, a été identifié et d’autres gènes ont été localisés. Leur identification devrait permettre de progresser dans la compréhension des interactions entre l’environnement et le système immunitaire intestinal à l’origine des MICI.

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  • Communication scientifique

    Traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

    Treatment of chronic inflammatory bowel diseases

    Pour traiter deux entités pathologiques, la recto-colite hémorragique (RCH) et la maladie de Crohn (MC), il est fait appel aux mêmes moyens pharmacologiques, on en attend cependant, dans chacune de ces deux maladies, des résultats notablement différents : les aminosalicyls très contributifs dans la RCH sont à peu près sans effet dans la MC où les immunosuppresseurs sont plus largement utilisés. Les dérivés aminosalicylés ont une action anti-inflammatoire par contact avec les lésions. Pour parvenir à délivrer le produit actif au niveau du segment digestif cible, de nombreuses préparations per os ou par voie rectale ont été mises à disposition. La connaissance de leur mécanisme d’action qui repose sur la stimulation du récepteur nucléaire PPAR gamma devrait permettre la conception de nouvelles molécules. L’usage prolongé des aminosalicylés diminuerait le risque de transformation cancéreuse. Les corticoïdes par voie générale restent le traitement de base des poussées de la RCH et de la MC : la rémission est obtenue dans 60 à 90 % des cas. Ils ne doivent pas être utilisés comme traitement d’entretien. Le budésonide est une préparation de corticoïdes libérés électivement dans la région iléocolique ce qui en réduit les effets secondaires. Les immunosuppresseurs, azathiopine et 6 mercaptopurine surtout, méthotrexate plus rarement, sont utilisés dans le traitement d’entretien des formes corticodépendantes et dans les formes où les poussées sont très fréquentes. On en attend une stabilisation de la maladie dans un cas sur deux. Sous une surveillance régulière, notamment hématologique, le traitement doit être poursuivi plusieurs années. La ciclosporine est utilisée par voie veineuse dans les formes sévères de la RCH. Un anticorps monoclonal chimérique anti TNF, l’infliximab (RemicadeR) a une efficacité démontrée dans le traitement des formes aiguës et dans le traitement d’entretien de la MC. Son efficacité dans le traitement de la RCHa a été démontrée plus récemment. Ce traitement, indiqué dans les formes résistantes aux corticoï- des, est contre-indiqué en cas de lésions abcédées, d’infections générales latentes (tuberculose, hépatite virale B) et d’insuffisance cardiaque. La nutrition artificielle n’est plus indiquée que dans les formes aiguës de l’enfant pour éviter le recours aux corticoïdes. Les probiotiques pourraient trouver une indication dans le traitement d’entretien de la RCH. La chirurgie de la RCH consiste en une colectomie ou, plus radicalement, une ioloprotectomie suivi d’une anastomose iléo-anale avec réservoir : on doit cependant peser soigneusement l’indication en tenant compte des séquelles : diarrhée nocturne. La chirurgie de la MC consiste en des résections segmentaires emportant les lésions principales. Dans la mesure où les moyens médicaux et chirurgicaux permettent au mieux le contrôle de la maladie et non sa guérison complète, le projet thérapeutique s’inscrit dans le long terme. Le contrôle des poussées est jugé sur la clinique et la biologie de l’inflammation plutôt que sur la régression des lésions. Le choix du traitement d’entretien est fonction de la nature de la maladie, RCH ou MC et de son évolutivité. La chirurgie est réservée aux formes compliquées ou résistantes aux traitements médicaux.

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  • Communication scientifique

    Maladie de Crohn : état actuel du traitement chirurgical

    Crohn’s disease : current surgical treatment

    Le traitement chirurgical de la maladie de Crohn (MC) est seulement symptomatique. Il ne peut être conçu qu’en association presque permanente avec le traitement médical qui précède toujours la chirurgie, et lui succède presque toujours. Les indications du traitement chirurgical sont d’une part l’échec avéré du traitement médical préalable, et d’autre part les complications évolutives de la maladie : obstruction chronique et occlusions intestinales, abcès et fistules internes, récidives. Soixante-dix à quatre-vingt pour cent des patients atteints de MC subiront une intervention chirurgicale, ce qui rend compte en particulier de la très grande fréquence des récidives (50 % à dix ans). À l’usuel abord des lésions par laparotomie, est venu s’ajouter l’abord laparoscopique, réalisable, avec ses avantages propres, pour toutes les techniques, à l’exception des interventions urgentes. Dans les trente dernières années les résections segmentaires du grêle ont été soumises à des règles techniques précises, fondées sur le principe de l’épargne intestinale. Les entéroplasties d’élargissement (« stricturoplasties ») doivent se substituer aux résections chez les patients porteurs de MC étagées à foyers multiples, et pour traiter les patients porteurs de récidives ayant déjà abouti à des résections mutilantes : elles permettent d’épargner au maximum la longueur de l’intestin et d’éviter le syndrôme du « grêle court ». Dans les colites aiguës graves l’indication opératoire précoce est nécessaire si la réanimation de courte durée échoue ; l’opération est toujours une colectomie subtotale avec double stomie iléale et sigmoïdienne. Dans les atteintes colorectales chroniques et évolutives, le choix de la technique dépend du siège et de l’intensité des lésions. La conservation du gros intestin distal est justifiée lorsque les lésions sont modérées, ce qui permet de garder le transit par la voie naturelle pendant des délais variables, mais bénéfiques chez des adultes jeunes ; à plus ou moins long terme, au moins la moitié de ces conservations échouent. Les pancolo-proctites évolutives compliquées de lésions ano-périnéales compromettant la continence sont habituellemnt traitées par coloproctectomie totale avec iléostomie définitive. On ne reconnait encore à la conservation sphinctériennne par anastomose iléo-anale que de rares indications dans le traitement de la MC colo-rectale.

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  • Communication scientifique

    Scanner à rayons X et paléoanthropologie crânienne

    Computed tomography and cranial paleoanthropology

    Depuis son invention (1972), le scanner à Rayons X fait évoluer l’exercice de la médecine, par sa sensibilité cinq-cents fois plus élevée que celle de la radiologie conventionnelle. Aujourd’hui, plus accessible car plus diffusé, il contribue mieux à la recherche en paléoanthropologie moderne, dans l’exploration des restes fossiles humains. Son premier apport est le caractère non destructif de la radiologie, exactement adapté à la fragilité des squelettes fossiles. Son deuxième apport est la numérisation qui offre les avantages de l’informatique : images traitables (logiciels à complexité croissante), stockables (fichiers de plus en plus volumineux) et transmissibles (technologies de l’information et de la communication, TIC). La volatilité (et le pillage) possible des fichiers, d’une part et, d’autre part, la rapidité technologique (obsolescence à trois ans) sont les aspects négatifs. L’expérience acquise depuis la fin des années 1970 et la soutenance d’une thèse récente conduisent les auteurs à présenter le bilan d’une démarche désormais intégrée dans la routine. Les avancées du scan RX en crâniologie paléontologique sont au nombre de cinq. — L’anatomie numérique, acquise en haute vitesse et résolution spatiale infra-millimétrique (balayage spiral et multidétecteurs), offre une conservation numérique immatérielle, convertible en modèle par stéréolithographie. — La biométrie numérique bi-(2D) et tri-(3D) conduit à l’élaboration de « normogrammes » dont l’exemple facial présenté est applicable en chirurgie maxillo-faciale. — La lecture numérique offre une connaissance approfondie du spécimen, de son état de conservation et/ou de restauration (sensibilité du scan RX). — Du « surréel » de l’image à la virtualité du numérique, une anatomie peut être inventée en console, soit avec utilité (accès de zones cachées sur la pièce), soit avec précaution car dangereux. — Le temps (4 D) offre le mouvement et la simulation endoscopique d’une « navigation » endo-cavitaire. L’iconographie jointe illustre le propos. Même si le futur technique est celui de l’informatique et des réseaux, le devoir est d’accueillir les fossiles au sein des installations d’imageries médicales modernes, comme sont dus le respect et l’affection envers nos ancêtres, ainsi mieux connus.

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  • Communication scientifique

    Génomique somatique et pronostic des cancers colorectaux

    Gene expression profiling in colon cancer

    Dans les cancers coliques sans métastase ganglionnaire, l’identification de nouveaux facteurs pronostiques permettrait de mieux adapter les indications d’une chimiothérapie adjuvante. Le but de ce travail était d’étudier les possibilités offertes dans ce sens par la génomique. Cinquante tissus tumoraux cryo-conservés de malades opérés depuis plus de cinq ans ont été étudiés. Vingt-cinq malades ont développé une récidive métastatique et 25 sont restés sans récidive. Des échantillons d’acide ribonucléique ont été extraits et hybridés sur des puces à oligonucléotides. Mille six cents divisions aléatoires des 50 malades, en groupes d’entrainement et de validation, ont été considérées. Pour chacune de ces divisions, un indicateur pronostique a été construit à partir du groupe d’entrainement (sélection des 30 gènes les plus différemment exprimés chez les malades ayant ou non récidivé, analyse linéaire discriminante), puis ses performances prédictives ont été évaluées sur le groupe de validation. Les performances observées pour l’ensemble des indicateurs pronostiques étaient de 76 % pour l’exactitude, de 85 % pour la sensibilité, et de 68 % pour la spécificité. Un total de 6 124 gènes ont été sélectionnés dans au moins un des 1 600 prédicteurs et 55 gènes ont été sélectionnés plus de cent fois. Les résultats de cette étude suggèrent principalement la possibilité de prédire le pronostic des cancers coliques sans métastase ganglionnaire par une approche de génomique fonctionnelle. Ils suggèrent également la grande variabilité, en terme de composition, des indicateurs pouvant être proposés.

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  • Communication scientifique

    Introduction

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  • Communication scientifique

    Irradiation aiguë localisée : chirurgie et thérapie cellulaire. A propos de deux cas

    Treatment of radiation burns with surgery and cell therapy. A report of two cases

    La multiplicité des sources radioactives médicales et industrielles dont le contrôle est défaillant dans de nombreux pays explique la survenue d’accidents d’irradiations aiguës localisées ou généralisées engageant le pronostic vital et fonctionnel. Les dégâts cutanés provoqués par des irradiations accidentelles sont caractérisées par des lésions profondes, évolutives imposant dans la plupart des cas une chirurgie mutilante. Les auteurs rapportent deux observations d’irradiations aiguës localisées liées à la manipulation involontaire de sources de gammagraphie. Les lésions touchaient le visage la main et la fesse dans le premier cas, le membre supérieur dans le second et s’accompagnaient d’un syndrome douloureux important. Le traitement a comporté, dans les deux cas, une prise en charge chirurgicale plastique spécifique associée à une thérapie cellulaire (cellules souches mésenchymateuses autologues d’origine hématopoïétique). Ce protocole a permis une cicatrisation complète des lésions et une sédation rapide du syndrome douloureux. Ce succès thérapeutique permet de souligner l’apport des cellules souches mésenchymateuses autologues sur les processus ischémiques et inflammatoires des lésions radio-induites et la nécessité de disposer de structures nationales de prise en charge thérapeutique des blessés radio-contaminés. Celles-ci doivent être multidisciplinaires et avoir une expertise confirmée. Les résultats obtenus dans ces deux observations par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et le Service de santé des armées ont été sur ce plan démonstratif.

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  • Communication scientifique

    Terrorisme chimique et modalités de la prise en charge

    Chemical terrorism and the healthcare response

    De nombreux produits chimiques peuvent être utilisés à des fins terroristes, provoquant une intoxication grave de nombreuses personnes et des risques de transfert de contamination. Malgré les mesures prises par les pouvoirs publics, concernant l’organisation des secours, la mise en place d’équipements de protection, de décontamination et de traitement, la prise en charge des victimes d’un attentat chimique reste difficile et très contraignante. La formation théorique et pratique des équipes d’urgence est une étape obligatoire. A côté, les travaux de recherche fondamentale réalisés par ingénierie protéique et génie biomoléculaire ont permis d’isoler des épurateurs catalytiques aux effets très prometteurs notamment vis-à-vis des neurotoxiques organophosphorés insecticides et toxiques de guerre. Les résultats obtenus encouragent à poursuivre ces travaux avec pour objectif de pouvoir appliquer ces épurateurs catalytiques comme moyens prophylactiques, de protection, de décontamination et de traitement.

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  • Communication scientifique

    La réponse sanitaire au risque biologique terroriste

    Healthcare response to bioterrorism

    Le risque biologique agressif fait appel à des agents pathogènes hautement virulents, susceptibles d’induire au sein des populations un état de panique et une désorganisation socio-économique. Si certains agents historiques (charbon, peste, toxine botulinique…) sont faciles à produire, il n’en est pas de même pour d’autres agents pathogènes (virus des fièvres hémorragiques par ex) dont la culture nécessite une infrastructure sophistiquée et un support étatique. Le bioterrorisme pourrait évoluer demain vers l’utilisation de nouveaux pathogènes génétiquement modifiés dont l’obtention pourrait être facilitée par l’essor et la diffusion des nouvelles technologies.. Dans ce contexte, il convient de compléter notre capacité de réaction en optimisant notre dispositif d’alerte et notre capacité diagnostique. La surveillance épidémiologique en temps réel et la création d’un réseau de laboratoires de haute sécurité couvrant tout le territoire national permettront d’avoir une réponse adaptée face à toute nouvelle maladie infectieuse qu’elle soit émergente ou provoquée. Le regroupement des compétences cliniques et de recherche au sein d’infectiopôles apporteront à la microbiologie une nouvelle dynamique

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  • Communication scientifique

    De l’alerte au laboratoire, un réseau cohérent face aux dangers infectieux naturels ou provoqués

    From alert to laboratory : a coherent network designed to deal with to naturally occurring infectious disease outbreaks and bioterrorism

    La prévention des risques pour la santé publique nécessite une détection précoce que la maladie émergente soit consécutive à un évènement naturel ou terroriste. Une surveillance permanente et une architecture des réseaux de laboratoires sont les deux piliers essentiels d’une organisation efficace. La coordination de l’information, de l’entraînement et des procédures à mettre en œuvre a été confiée à l’Institut de veille sanitaire et à un Conseil scientifique du réseau des laboratoires « Biotox-Piratox ». Les capacités de protection contre un acte bioterroriste sont en amélioration, mais cela nécessite un effort constant.

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  • Communication scientifique

    Impacts psychologiques du terrorisme sur les victimes et la population générale

    Psychological impacts of terrorism on victims and the general population

    La menace terroriste représente une préoccupation importante de santé publique. L’impact de la violence portée au centre des populations civiles trouve son effet puissamment renforcé par son impact médiatique qui se trouve ainsi au cœur même de son action. Les effets sur les victimes potentielles se développeront au-delà des victimes directes mais pourront concerner les impliqués bien au-delà de la zone immédiate de l’action terroriste. Ils sont importants à connaître pour mieux les appréhender et mettre en œuvre les réponses sanitaires adaptées.

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  • Communication scientifique

    Conclusion

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  • Communiqué

    Communiqué

    La réponse sanitaire au défi du terrorisme hors conflit armé

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  • Autre

    Un modèle de coopération médicale réussie : l’Hôpital Principal de Dakar

    An example of successful medical cooperation : Dakar Main Hospital

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  • Communication scientifique

    Épidémiologie des infections persistantes à Bartonella et conséquences cliniques

    Persistent Bartonella infection : epidemiological and clinical implications

    Les « Bartonella » sont de petites bactéries Gram négatif hémotropes qui infectent de nombreux mammifères dont l’homme. Les animaux domestiques et sauvages constituent un important réservoir de Bartonelles et au moins quatorze espèces ou sous-espèces parmi les vingt-cinq actuellement décrites sont pathogènes pour l’homme et les animaux. Les hôtes réservoirs sont caractérisés par une bactériémie au long cours. Cette persistance conditionne l’épidémiologie des infections. Les mécanismes à l’origine de cette infection persistante ont des conséquences cliniques aussi bien pour les hôtes accidentels que pour les hôtes réservoirs humains et animaux. Un nombre croissant de manifestations pathologiques sont décrits chez les hôtes réservoirs considérés classiquement jusqu’à maintenant comme asymptomatiques.

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  • Communication scientifique

    Vaccination contre la varicelle et contre le zona

    Immunization against varicella and zoster

    Les deux vaccins contre la varicelle disponibles en France sont des vaccins vivants atténués et dérivés de la souche Oka, utilisée au Japon depuis 1974. Ils sont indiqués chez les sujets sains à partir de douze mois selon un schéma à une dose jusqu’à douze ans. Au-delà, deux doses sont recommandées, espacées de quatre à huit semaines. Ces vaccins entraînent une séroconversion dans plus de 95 % des cas et le maintien des anticorps au-delà de cinq ans. L’efficacité de ces vaccins est de 85 % pour toute varicelle, de près de 100 % contre les formes sévères. En post exposition, ils évitent la maladie dans 95 % des cas et les formes sévères dans près de 100 %. Aux Etats-Unis où la vaccination des enfants est recommandée depuis 1995, un taux de couverture de l’ordre de 80 %, a réduit l’incidence de la maladie de l’ordre de 85 %, dans toutes les tranches d’âge, et principalement les enfants de un à quatre ans. Les problèmes de tolérance sont limités à des réactions locales bénignes et une fièvre modérée. Des questions restent cependant posées : la durée de protection est inconnue. Un schéma à deux doses semble plus à même d’éviter les varicelles des vaccinés (3 à 4 % par an). On craint surtout qu’un taux de couverture insuffisant ne déplace l’âge de la maladie vers l’adolescent et l’adulte jeune, chez qui la maladie est plus grave. Enfin la vaccination généralisée pourrait à terme entraîner une augmentation de l’incidence du zona. Ces problèmes semblent commencer à apparaître aux Etats-Unis. La France a adopté vis-à-vis de cette vaccination des recommandations restrictives qui seront vraisemblablement révisées lors de la mise à disposition d’un vaccin rougeole-rubéole-oreillons-varicelle. Le vaccin contre le zona (vivant atténué préparé avec le même souche à forte concentration) présente une efficacité modérée pour la prévention du zona et surtout des algies post zostériennes chez le sujet de plus de soixante-dix ans. Ce vaccin n’est pas actuellement recommandé en raison des incertitudes sur la durée de protection et du risque potentiel de retarder le zona à un âge où les algies sont plus fréquentes.

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  • Information

    Évolution de l’imagerie dans le domaine cardio-vasculaire

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  • Information

    Un modèle de coopération médicale réussie : l’Hôpital Principal de Dakar

    An example of successful medical cooperation : Dakar Main Hospital

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  • Communication scientifique

    Introduction

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  • Communication scientifique

    La leptine : du gène aux effets sur l’équilibre énergétique

    Leptin : from gene to energy balance

    Le niveau des réserves énergétiques dépend d’un système réglant mettant en jeu des interactions complexes de facteurs biologiques en réponse aux changements de comportement ou d’environnement. La leptine joue un rôle clé dans ce système. Cette cytokine produite par le tissu adipeux informe le cerveau sur le niveau des réserves énergétiques et est également impliquées dans de multiples fonctions en particulier métaboliques en périphérie, sur le système de reproduction, sur l’immunité et le métabolisme osseux. Les déficits complets en leptine sont très rares chez l’homme ; des déficits partiels ont été décrits, plus fréquents. Mais dans la majorité des cas d’obésité, les taux de leptine circulants sont élevés témoignant d’un état de leptino-résistance. L’utilisation thérapeutique de la leptine reste limitée.

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  • Communication scientifique

    Tissu adipeux, inflammation et athérome

    White adipose tissue, inflammation and atherosclerosis

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  • Communication scientifique

    Sensibilité au glucose : de l’intestin au cerveau

    Glucose sensing : from gut to brain

    Les interactions entre le métabolisme glucidique et l’homéostasie énergétique sont connues depuis longtemps, notamment pour ce qui concerne le rôle suppresseur du glucose portal sur la prise alimentaire. De nombreux arguments ont plaidé en faveur d’une détection impliquant le système nerveux de la paroi de la veine porte dans cet effet. Nous avons démontré l’expression des gènes de la néoglucogenèse dans l’intestin de rat et d’homme, au niveau de l’ARNm, de la protéine et de l’activité enzymatique. La production intestinale de glucose a été estimée par une approche combinant dilution de traceur (3-3H)glucose et balance glycémique artério-veineuse. L’effet du glucose portal sur la prise alimentaire a été étudié à l’aide de rats conscients porteurs de cathéters dans la veine porte. L’impact des perfusions au niveau hypothalamique a été étudié par immunodétection de la protéine c-Fos. Les gènes régulateurs de la néoglucogenèse sont induits fortement au cours du jeûne et dans une situation nutritionnelle particulière : l’alimentation riche en protéines, chez le rat. Dans les deux cas, l’induction se traduit par la libération de glucose dans la veine porte, qui perdure après la période postprandiale pour l’alimentation riche en protéines. La perfusion de glucose dans la veine porte à des flux comparables diminue la prise alimentaire du rat et active les régions de l’hypothalamus impliquées dans la prise alimentaire de la même façon que le régime hyperprotéique. Les effets du glucose portal et du régime hyperprotéique sont supprimés par l’ inactivation du système nerveux portal. Ces résultats fournissent l’explication mécanistique de l’effet « satiétogène » des protéines, connu chez l’animal et chez l’homme, mais resté inexpliqué à ce jour.

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  • Communication scientifique

    La sensibilité cérébrale au glucose

    Brain glucose sensing

    La détection des nutriments permet une régulation précise de différentes fonctions en particulier la régulation de l’homéostasie énergétique via le contrôle de la prise. Jusqu’à présent, la détection cérébrale du glucose est celle qui a été le plus étudiée. En particulier les mécanismes sous jacents ont permis de mettre en évidence un parallélisme entre la cellule bêta du pancréas et les neurones gluco-sensibles. Deux types de neurones ont été mis en évidence, ceux dont l’activité varie de manière proportionnelle à la concentration de glucose et ceux dont l’activité varie de manière inversement proportionnelle à cette concentration. Il a récemment été démontré que le système était plus complexe. En effet, la réponse et les mécanismes moléculaires sous-jacents sont différents suivant l’amplitude de variation de concentration de glucose. De plus, de nombreuses preuves sont en faveur, au moins pour certaines des réponses observées, que la détection ne se ferait pas au niveau du neurone lui-même mais mettrait en jeu l’astrocyte. Ceci met en jeu, entre les deux types cellulaires, des systèmes de couplage non encore élucidés, mais qui pourraient impliquer le lactate. Enfin, il faut souligner que cette détection du glucose est modulée par d’autres nutriments mais aussi par de nombreuses hormones libérées à la périphérie ayant une action centrale comme l’insuline, la ghréline et la leptine. Le rôle de ces sous-populations, ainsi que la nature des différents détecteurs de glucose restent à préciser.

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  • Communication scientifique

    Pharmacologie des récepteurs cannabinoïdes

    Pharmacology of cannabinoid receptors

    Le système endocannabinoïde (EC) est un système physiologique qui jour un rôle important dans la régulation de nombreuses fonctions biologiques tant au niveau central que périphé- rique. Dans certaines conditions, il devient hyperactif et peut induire de nombreux troubles physiologiques. Ce système est composé de deux types de récepteurs CB et CB (présents 1 2 respectivement au niveau du SNC et des organes périphériques), de molécules endogènes (AEA, 2-AG) et de système de transport, de synthèse et de dégradation de celles-ci. La découverte d’antagonistes spécifiques du récepteur CB a ouvert la possibilité de nouveaux 1 traitements dans les domaines de l’obésité, du diabète et des risques cardiométaboliques.

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  • Communication scientifique

    Et le diabète dans tout cela ?

    And what about diabetes ?

    Le diabète de type 2, dit aussi diabète gras, augmente de façon alarmante depuis une quinzaine d’années, et va atteindre plus de 350 millions de patients d’ici peu. La physiopathologie du diabète contient plusieurs éléments dont les plus importants sont l’insulinorésistance, principalement due à l’obésité et l’inactivité physique, et à l’insuffisance de l’insulinosécrétion. En effet, bien que 80 % des patients diabétiques présentent un surplus pondéral, les deux tiers des personnes obèses n’ont aucun trouble du métabolisme glucidique. Plusieurs données accumulées durant quelques décennies indiquent sans équivoque que le diabète ne peut apparaître qu’en présence de modifications majeures de l’insulinosécrétion. Ces modifications se caractérisent par la perte du pic précoce de la réponse insulinique au glucose, et la dégradation graduelle de la capacité maximale de la fonction bêta-cellulaire. Cependant, il n’existe pas de discontinuité entre la fonction normale et l’anomalie avancée de la fonction bêta-cellulaire ; on retrouve certaines caractéristiques de l’insulinosécrétion diabétique dans une partie de la population saine. Une question majeure est de savoir si cette sous-population constitue le réservoir des futurs diabétiques. Certaines données soutiennent cet hypothèse, mais sa preuve conclusive est difficile à obtenir. La recherche des facteurs moléculaires qui aboutissent au malfonctionnement de la cellule bêta a été difficile. Il est clair qu’une fois le métabolisme glucidique et lipidique du sujet dérangés, la cellule bêta souffre de ce qui a été nommé la gluco-lipotoxicité, réduisant aussi bien la réponse insulinique aux stimuli que la biosynthèse, donc le stockage, de l’insuline. La résistance à la leptine observée chez le patient obèse pourrait jouer un certain rôle dans ce contexte, car la leptine diminue les lipides de la cellule bêta ; ceci est valable aussi pour la réduction des taux de l’adiponectine. Cependant, il est plus probable que l’inflammation accrue de l’obésité, induite par nombre de cytokines, joue un rôle plus important dans la dégradation de la fonction bêta-cellulaire, comme le démontrent les récents travaux de DONATH. Nous proposons l’hypothèse que la cellule bêta « prédiabétique » n’est qu’une cellule normale dont la gamme de ses capacités (sécrétion, biosynthèse, prolifération cellulaire…) se trouve à l’échelle inférieure de la distribution normale. En temps d’équilibre énergétique normal, les besoins en insuline de l’organisme sont aisément couverts par ce pancréas « prédiabétique ». Un déficit n’apparaîtrait que soit si les besoins s’avèrent au-delà des capacités de la cellule bêta, comme dans la suralimentation excessive avec ou sans insulinorésistance, soit si des facteurs extérieurs à la cellule bêta, dont les cytokines inflammatoires, réduisent son potentiel fonctionnel et prolifératif. Donc, l’insuffisance de l’insulinosécrétion n’est conçue que dans un contexte de relativité imposé par les facteurs d’environnement. Les facteurs génétiques, clairement présents dans le diabète de type 2, joueraient au niveau des limites de la capacité d’adaptation de la cellule bêta. Les découvertes récentes des liens entre le polymorphisme de certains gènes d’importance pour la formation ou fonction de la cellule bêta, tels le TCF7L2 ou le SLC30A8, et le diabète de type 2, soutiennent cette hypothèse. Vu sous cet angle, le traitement du diabète de type 2 nécessiterait — la réduction des exigences auxquelles la cellule bêta est soumise, — le renforcement de sa fonction. Les nouvelles avancées de la thérapeutique, dont une partie a été soulevée dans cette réunion, nous font espérer que le traitement du diabète sera amélioré de façon sensible dans les années à venir.

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  • Communication scientifique

    Conclusion

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