Articles du bulletin

Depuis 2019 le Bulletin est édité en collaboration avec Elsevier-Masson. Les rapports de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. L'accès aux autres textes peut être obtenu sur le site Em-Consulte. Pour soumettre un article, merci de consulter nos instructions aux auteurs.



2981 résultats

  • Éditorial

    Retour des peurs ancestrales avec le coronavirus, COVID-19

    Return of ancestral fears with coronavirus, COVID-19

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    L’usage récréatif du cannabis : des effets aux méfaits. Données épidémiologiques

    Recreational use of cannabis: From effects to harm. Epidemiological data

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    À l’heure où l’usage médical de la plante « cannabis dit thérapeutique » est pratiquement acté dans notre pays, l’ouverture à son usage récréatif constitue la suite logique, à l’image de la chronologie toujours suivie dans tous les pays. En effet, ceux qui ont légalisé la drogue – le végétal – ont auparavant approuvé son emploi en thérapeutique, étape de « justification » qui semble incontournable. Il nous a donc paru opportun de rappeler les effets et les méfaits de la drogue dans le cadre de son usage récréatif. Les enquêtes en population générale réalisées en France depuis 25 ans par Santé publique France et l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, permettent de suivre l’évolution de la consommation de substances psychoactives. Une attention toute particulière est portée aux usages de cannabis qui, dans un contexte de large diffusion depuis un quart de siècle n’ont cessé de progresser parmi les jeunes générations, mais également parmi les adultes plus âgés. La France est le pays européen dont la prévalence de consommation de cannabis est la plus élevée chez les jeunes et les adultes. En 25 ans, sa diffusion n’a cessé de s’étendre et le taux d’expérimentation a été pratiquement multiplié par 4. Estimé à 12,7 % en 1992, il atteint 44,8 % en 2017. De surcroît, en 2017, ce sont 25 % des usagers dans l’année de 18 à 64 ans qui présentent un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance. Ce chiffre est inquiétant car il est en progression constante, il affecte 3 % des 18–64 ans, soit un peu plus d’un million de personnes.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Conduites addictives : faits cliniques

    Addictive behaviors: Clinical facts

    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Malgré les fréquentes comorbidités psychiatriques, le trouble de l’usage de substance doit être appréhendé comme une pathologie autonome par ses déterminants, sa sémiologie et ses modalités évolutives spontanées ou sous traitement. De multiples produits de synthèse sont désormais accessibles via internet : associé à la créativité des chimistes cela a participé à l’émergence de pratiques inédites allant du chemsex au purple drank. Les conduites addictives résultent d’un ensemble de facteurs individuels (vulnérabilités biologique et psychique) et contextuels (disponibilité et banalisation du toxique dans l’environnement). Les pathologies mentales autres sont des facteurs de vulnérabilité à la pathologie addictive, tout comme les conduites addictives peuvent révéler une pathologie émotionnelle ou psychotique. Le médecin se doit d’entendre l’impuissance du malade face au besoin irrépressible de consommer (craving) et proposer une thérapeutique qui peut être chimique (y compris traitement de substitution) et psychologique. Dans la majorité des cas, un accompagnement social s’impose pour corriger les effets désocialisants du trouble de l’usage de substances ou des comportements addictifs.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Cannabis et neurodéveloppement

    Neurodevelopment and cannabis

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Le développement cérébral est un phénomène complexe, qui s’étend de la vie fœtale à l’adolescence, pendant laquelle la maturation cérébrale suit une série d’événements ordonnés incluant des périodes critiques de plasticité. Le cerveau est particulièrement sensible à l’environnement pendant ces remaniements. Le système endocannabinoïde participe directement et indirectement à ces processus de plasticité et de maturation. Le delta-9-tetrahydrocanabinol, principal composant psychoactif du cannabis, diffuse dans le placenta, le lait maternel et le cerveau. Il interagit avec le système endocannabinoïde, notamment par l’activation des récepteurs aux cannabinoïdes 1 CB1R, ce qui peut entraîner des altérations du neurodéveloppement et du fonctionnement des circuits neuronaux. Par conséquent, l’exposition au cannabis in utero, en période périnatale ainsi qu’à l’adolescence est susceptible d’entraîner des perturbations de la maturation cérébrale dont les conséquences, sur le plan cognitif, psychotique et addictif, persistent bien au-delà de la période d’exposition. Plusieurs facteurs modulent le risque de telles complications mais les études réalisées sur des modèles animaux ainsi que chez l’homme ont montré qu’une exposition durant les phases critiques, en particulier durant la phase de développement périnatal et à l’adolescence, constitue en soi un facteur de risque. Les données actuelles incitent à diffuser une information objective aux jeunes, pour prévenir et limiter les consommations précoces.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les effets épigénétiques du cannabis/tétrahydrocannabinol

    Epigenetic effects of cannabis/tetrahydrocannabinol

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au COVID-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    La diffusion, sur un mode quasi pandémique, du cannabis chez les adolescents et adultes jeunes, spécialement en France, justifie l’attention portée aux conséquences, non seulement aiguës, mais également différées de cette intoxication. Dans cette dernière éventualité interviennent des mécanismes épigénétiques. On rappellera d’abord différents types de modifications épigénétiques portant soit sur les histones de la chromatine, principalement des méthylations ou des acétylations, soit sur l’ADN, par méthylation des cytosines. Des modifications de ce type, suscitées par le tétrahydrocannabinol/THC du cannabis, peuvent intervenir, soit au niveau des gamètes avant la procréation, soit sur le fœtus pendant la gestation, soit à différents moments de la vie de l’individu. À certaine de ces modifications épigénétiques sont associés un accroissement de la vulnérabilité aux toxicomanies, impliquant les récepteurs D2 de la dopamine dans le noyau accumbens, une surexpression de la synthèse du précurseur des enképhalines, des modifications : des récepteurs CB1 des endocannabinoïdes, des récepteurs de l’acide glutamique, du GABA et de protéines impliquées dans la plasticité synaptique, etc. Des modifications épigénétiques peuvent aussi affecter : le système immunitaire ; les activités cognitives ; le développement d’affections psychiatriques en relation avec des perturbations de la maturation cérébrale. Les connaissances qui s’accumulent, à cet égard, vont à l’opposé de la banalisation ambiante du cannabis. Elles imposent d’alerter les pouvoirs publics et le public, spécialement les jeunes, sur les risques associés à la consommation de cette drogue.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Cannabis et cannabinoïdes de synthèse. À propos de leur détection biologique

    Testing for cannabis and synthetic cannabinoids in human specimens

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Parmi la soixantaine de cannabinoïdes présents dans le cannabis sativa indica on trouve essentiellement des terpénophénols, parmi lesquels figure le delta-9-trans tétrahydrocannabinol (Δ9-THC) qui constitue le principal produit psychoactif chez l’homme. Depuis une dizaine d’années, avec l’émergence du e-commerce et la recherche pharmaceutique sur des médicaments originaux, des dérivés synthétiques du Δ9-THC ont fait leur apparition. Ces molécules, sous le nom générique anglo-saxon de « spices », ont des structures chimiques très différentes, mais se lient toutes sur les mêmes récepteurs CB1 et CB2. Elles miment les effets du Δ9-THC, avec des effets pharmacologiques plus puissants, et donc des effets secondaires bien plus délétères et des durées d’action augmentées. L’usage de tous les cannabinoïdes est contrôlé, ce qui nécessite de disposer de méthodes analytiques performantes pour leur détection. L’objet de cette mini revue est de faire le point sur les possibilités actuelles de mise en évidence et de discuter, en fonction de la matrice biologique utilisée (sang, urine, salive, sueur, air expiré, cheveux) des avantages et des limitations de chaque approche.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Pour une prise en charge préventive de la maladie d’Alzheimer

    Toward a preventive management Alzheimer's disease

    B.D. et M.L. : participation à l’essai clinique de l’aducanumab.
    Les autres auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.


    Les démences et la maladie d’Alzheimer (MA), en particulier, vont devenir de plus en plus un enjeu de santé publique. Trois données importantes peuvent cependant modifier le poids de ces pathologies : (1) de simples mesures d’hygiène de vie (contrôle de facteurs de risque vasculaire, activité physique et stimulation cognitive) instaurées chez les jeunes adultes ont un impact sur un déclin cognitif ultérieur ; (2) chez des sujets âgés à risque, ces mêmes dispositions retardent l’entrée dans la maladie et (3) enfin et pour la première fois, un anticorps anti-amyloïde aurait montré un effet significatif sur l’évolution de la MA chez des patients au stade débutant. Il ressort de ces travaux qu’il faut se préparer à reconsidérer la stratégie de prise en charge des troubles cognitifs, qu’ils soient mineurs ou majeurs, et de la MA en particulier. L’entrée des patients dans le parcours de soins reste aujourd’hui trop tardive. La solution est d’agir plus précocement, voire de façon préventive. Il faut développer une offre de soins adaptée à cette situation nouvelle afin d’agir sur la maladie le plus tôt possible, fondée sur : 1) des algorithmes prédictifs pour déterminer chez les sujets sans symptômes spécifiques ceux qui seront à risque de développer une pathologie dégénérative; ces algorithmes devront être mis au point à partir de données démographiques, familiales, cognitives, génomiques et biologiques, comme celles recueillies dans le projet « Santé-Cerveau » développé en partenariat avec l’ARS et les médecins généralistes ; 2) le renforcement des activités de prévention dans les 450 centres mémoire de proximité disponibles en France et les 26 CM2R et 3) la transformation de quelques-uns de ces centres experts en « cliniques de prévention de la démence » pour tester les mesures de prévention, initier des programmes d’éducation thérapeutique multidomaine et les valider, communiquer sur le risque, répondre à la demande de sujets inquiets et déterminer, chez ceux-ci, à l’aide des algorithmes, le niveau de risque qu’ils ont de déclarer une MA dans les mois et années qui viennent, en tenant compte de la compétition entre les risques. On peut ainsi se préparer à faire bénéficier précocement les uns et les autres des traitements pharmacologiques susceptibles d’exister.

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : « Covid-19 : Interprétation des données de morbidité et mortalité »

    Covid-19: Interpretation of Morbidity and Mortality Data

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Suivi des soignants impliqués dans la prise en charge de la Covid-19

    Follow-up of caregivers involved in the management of Covid-19

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : Suivi des patients convalescents de la Covid-19 par le médecin généraliste

    Follow-up of convalescent Covid-19 patients by the general practitioner

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué tri-académique : Essais cliniques au cours de la pandémie Covid-19

    Clinical Trials during Covid-19 Pandemic

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie : « Hospitaliser les patients âgés en chambre individuelle : un rempart contre la Covid-19 et les infections nosocomiales »

    Hospitalizing elderly patients in a single room: a bulwark against Covid-19 and hospital-acquired infections

    Lire la suite >
  • Avis

    Avis tri-académique : « Essais cliniques au cours de la pandémie Covid-19 : Cibles thérapeutiques, exigences méthodologiques, impératifs éthiques »

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Que déduire des études évaluant l’effet du climat sur la Covid-19 ?

    What can be inferred from studies assessing the effect of climate on Covid-19?

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de chirurgie : Usage des masques par le personnel soignant

    Use of masks by health care workers

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie nationale de Médecine : Vitamine D et Covid-19

    Vitamin D and Covid-19

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de pharmacie : Qu’attendre de la sérologie du SARS-CoV-2 en période de déconfinement ?

    What to expect from Covid-19 serology in a period of deconfinement?

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie nationale de médecine : Enquêtes autour des cas de Covid-19 et utilisation des tests sérologiques

    Investigation of Covid-19 cases and use of serological tests

    Lire la suite >
  • Pré-rapport

    Pré-rapport de l’Académie nationale de médecine : Les phases de l’épidémie du COVID-19 : critères, défis et enjeux pour le futur

    COVID-19 epidemic phases: criteria, challenges and issues for the future Pre-Report of the French National Academy of Medicine

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué commun de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de chirurgie : La reprise des activités chirurgicales : une urgence sanitaire et une contribution à la reprise économique

    The resumption of surgical activities: a health emergency and a contribution to the economic recovery

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Communiqué de l’Académie nationale de Médecine : Face à la Covid-19, vaccinons contre la grippe !

    Facing Covid-19, lets get the flu shot!

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Fièvre méditerranéenne familiale et autres maladies auto-inflammatoires : de la génétique à la pratique médicale

    Family Mediterranean fever and other auto-inflammatory diseases: From genetics to medical practice

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Les maladies auto-inflammatoires (MAI) sont un groupe de maladies rares dues à une dérégulation du système immunitaire inné. Elles se caractérisent par des fièvres récurrentes, associant de façon variable sérites, inflammation cutanée, et déficit neurosensoriel. Le syndrome biologique inflammatoire est constant. Il existe des formes multifactorielles de l’adulte comme la goutte, la maladie de Crohn ou de Behçet, et des formes monogéniques débutant en général chez l’enfant. Nous avons identifié le premier gène en 1997 dans le cadre d’un consortium français. À ce jour, une quarantaine de gènes ont pu être impliqués. Trois voies physiopathologiques principales sont activées : l’inflammasome, le NF-κB, et l’interféron, aboutissant à un excès de sécrétion de cytokines pro-inflammatoires. Leur compréhension a permis le développement de tests génétiques et de thérapeutiques ciblées efficaces. Un diagnostic précoce permet d’initier un traitement adapté, d’améliorer la qualité de vie des patients, et de leur éviter des complications parfois létales comme l’amylose rénale ou un déficit fonctionnel majeur.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    « Damage control orthopédique de guerre » des lésions des membres. Réflexions sur l’expérience du service de santé des armées français

    Damage control orthopaedics in war wounds of limbs. Reflecting on the experience of the French Military Health Services

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Extension du concept de damage control chirurgical, le « damage control orthopédique » (DCO) a été initialement développé pour limiter l’agression chirurgicale chez les polytraumatisés instables. L’objectif est d’éviter la triade létale (acidose, hypothermie, coagulopathie) par une stabilisation rapide des fractures au moyen d’un fixateur externe qui sera relayé de façon précoce par une ostéosynthèse interne. Ce principe de fixation externe temporaire a ensuite été appliqué à la prise en charge de traumatismes isolés, mais sévères des membres ne pouvant être traités de façon idéale en urgence : fractures avec lésion artérielle nécessitant une réparation vasculaire, fractures épiphysaires avec souffrance cutanée et traumatismes étagés des membres. Les autres circonstances d’application du DCO sont liées au contexte sanitaire, lorsque les moyens chirurgicaux de la structure d’accueil sont limités ou qu’il existe un afflux de blessés saturant imposant un damage control collectif. Pour ces raisons, le DCO s’impose souvent dans la prise en charge des traumatismes balistiques des membres, et est quasiment obligatoire en pratique militaire pour laquelle on décrit un DCO de guerre. La stabilisation temporaire s’intègre alors dans une stratégie globale visant à sauver la vie en stoppant l’hémorragie, à sauver le membre en levant l’ischémie, et à préserver la fonction en évitant l’infection et le syndrome compartimental. Le choix du mode fixation définitive, interne ou externe, se fera secondairement en fonction du segment osseux considéré, de la gravité des lésions des parties molles et de la survenue d’éventuelles complications infectieuses.

    Lire la suite >
  • Éditorial

    Laissons parler le regard

    When the gaze speak for us

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Relation pharmacocinétique/pharmacodynamique entre la concentration sanguine de tétrahydrocannabinol et l’aptitude à conduire un véhicule chez des consommateurs occasionnels ou chroniques de cannabis

    Pharmacokinetic/pharmacodynamic relationship between tetrahydrocannabinol blood concentration and ability to conduct a vehicle in chronic and occasional cannabis consumers

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Étant donné le contexte sanitaire épidémique lié au Covid-19 du mois de mars 2020, la présentation orale de cette communication en séance à l’Académie a été reportée.

    Objectif
    La relation pharmacocinétique/pharmacodynamique (PK/PD) après une prise fumée de cannabis et l’aptitude à conduire est peu documentée.

    Méthodes
    Le tétrahydrocannabinol (THC) et ses deux principaux métabolites ont été mesurés dans le sang de 15 consommateurs chroniques (CC, 1–2 joints/j) et de 15 consommateurs occasionnels (CO, 1–2 joints/semaine) 12 fois pendant 24h après consommation d’une cigarette contenant de manière randomisée du placebo, 10mg ou 30mg de THC. Les effets ont été évalués 7 fois par un test de vigilance (temps de réaction) et un simulateur de conduite durant la même période.

    Résultats
    Il n’existe pas de relation PK/PD. La concentration sanguine en THC et 11-OH-THC est maximale dès la fin de la consommation alors que les effets sont maximums 5 à 6h après. Après une même dose consommée, la concentration sanguine de THC est pratiquement deux fois plus élevée chez les CC que chez les CO. Les CC ont toujours du THC dans le sang (>1ng/mL) après 24h alors qu’il est<0,5ng/mL chez les CO après 6h environ. Les effets sur l’allongement du temps de réaction sont plus importants pour les CO (+19 % à 10mg et +27 % à 30mg) que pour les CC (+11 % à 10mg et +19 % à 30mg), de même sur l’aptitude à conduire où on ne retrouve pas d’effet dose (+25 % d’erreur pour les CC vs +34 % chez les CO). L’effet total sur la conduite dure environ 8h chez les CC et jusqu’à 13h chez les CO.

    Conclusion
    Le cannabis a un effet délétère sur la conduite, décalé dans le temps par rapport à la cinétique sanguine du THC.

    Lire la suite >