Articles du bulletin

2682 résultats

  • Communication scientifique

    Le coût des anti-cancéreux : un défi pour les systèmes de santé des pays de l’OCDE

    Cost of anticancer drugs: a challenge for health systems of OCDE countries

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt avec le sujet traité. Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur, et non celles de l’OCDE ou de ses pays membres. L’auteur assume l’entière responsabilité d’éventuelles erreurs.

    Cet article présente les défis que pose aux systèmes de santé l’arrivée de nombreux médicaments anticancéreux, très onéreux, parfois pour des bénéfices cliniques mineurs. Il montre que les pratiques de prix pour ces produits rendent inopérants les principaux instruments mobilisés dans les processus de prix et remboursement du médicament. L’article présente enfin quelques données comparatives sur les prix, l’accès et l’utilisation des produits anticancéreux qui concordent pour confirmer que la France reste en bonne position concernant l’accès, l’utilisation et les prix de ces produits.

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  • Communication scientifique

    Enjeux et difficultés de la gestion des médicaments onéreux non intégrés dans la liste en sus pour un hôpital traitant des cancers

    La compréhension fine des mécanismes biologiques des cancers humains et le développement de thérapeutiques personnalisées basées sur de nouvelles classifications moléculaires et immunologiques de ces cancers progresse à un rythme rapide depuis plusieurs années. Le développement clinique des médicaments innovants, curatifs, évolue également rapidement dans ses méthodologies en s’adaptant aux fragmentations nosologiques qui résulte de ces progrès. Cependant le coût de ces thérapeutiques qui permettent une amélioration de la survie voire la guérison de maladies incurables met en difficulté financière les systèmes de santé. De nombreux médicaments de ces familles thérapeutiques ne font pas l’objet de prise en charge spécifique actuellement en France. Cet article discute les conséquences et les enjeux de cette situation inédite dans le domaine de la cancérologie clinique.

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  • Communication scientifique

    Prix et coûts des traitements anticancéreux : réalités, enjeux et perspectives

    Prices and costs of anticancer drugs: realities, issues and perspectives

    Les auteurs sont tous trois salariés de la fédération syndicale représentant l’industrie pharmaceutique en France (le LEEM).

    L’arrivée de vagues d’innovations thérapeutiques en oncologie interroge la rationalité des prix et la soutenabilité budgétaire des systèmes d’assurance maladie. Une analyse des traitements financés dans les hôpitaux français entre 2010 et 2016 apporte des éléments d’objectivation. La part budgétaire des traitements anticancéreux financés en sus des prestations d’hospitalisation est la même en 2016 qu’en 2010, le prix moyen pondéré est stable (12 318 €) depuis 2012, le prix à l’entrée sur le marché (18 658 €) a cru sensiblement mais cette croissance s’explique logiquement par l’augmentation du nombre d’innovations et la diminution des populations cibles. Les besoins de financement semblent à la portée des économies attendues dans les prochaines années mais les enjeux d’accès invitent à revisiter les critères de détermination des prix et à adapter les modalités de financement aux différents types d’innovation.

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  • Communication scientifique

    Conclusion de la séance dédiée : « Les coûts des médicaments des cancers »

    L’auteur n’a aucun conflit d’intérêt lié au contenu de cet article.

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  • Présentation ouvrage

    Santé : explosion programmée. Il faut agir maintenant ! par Patrick Bouet. Éditions de l’Observatoire 2018.

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  • Rapport

    Efficacité et effets indésirables des statines : évidences et polémiques

    Efficacy and adverse effects of statins: controversies and evidences.

    Monsieur Julien BEZIN déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt seulement un financement public de recherches (Subvention de recherche par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM)
    Professeur Régis BORDET déclare avoir participé à des symposia et des comités de consultance pour les laboratoires Lundbeck, Otsuka, BMS, Sanofi, Novartis mais sans rapport avec les statines. Il a été conseiller scientifique de la société Genfit, sous couvert de son université et de son CHU. Il est impliqué dans un projet du FUI avec la société Theranexus, ainsi qu’un projet de recherche clinique sur la prévention secondaire des AVC, soutenu par le PHRC et la société Bayer. Il a coordonné un projet européen IMI soutenu par l’UE et l’EFPIA sur le développement des médicaments dans la maladie d’Alzheimer. Il a présidé le Centre National de Gestion des Produits de Santé (GIP public/privé) et a été président du conseil scientifique du think tank ‘Ateliers de Giens’. Il est président du conseil scientifique de la Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique. Il est conventionné avec l’ANSM et la DGOS via le financement du CRPV et du CEIP de Lille qu’il coordonne. Il a mené plusieurs travaux de recherche précliniques et cliniques étudiant l’effet des statines, dans le cadre académique, et pour un projet en lien avec les sociétés Genfit et Pfizer.
    Le Professeur Eric BRUCKERT déclare avoir mené des travaux de recherche ou participé à des activités de conseils avec les laboratoires MSD, Astra Zeneca, Amgen, Aegerion, Sanofi-Aventis-Regeneron, Danone, Unilever, Lilly, Genefit, Akcea, Chiesi-Unicure et Meda).
    Le Professeur Isabelle DURAND ZALESKI déclare être consultante chez Sanofi.
    Le Professeur Michel KOMAJDA (rapporteur) déclare avoir mené des travaux de recherche ou participé à des activités de conseils avec les laboratoires Servier, Novartis, MSD, BMS, Sanofi, Novo Nordisk.
    Le Professeur Didier LEYS déclare pour les 5 dernières années être Président du Comité de validation des évènements critiques de l’étude TST (financée par le PHRC national, Principal investigateur Professeur Amarenco, Paris), et absence d'autre lien en rapport avec les statines. En dehors du domaine concerné par cet article, est intervenu comme investigateur dans des études ou pour une activité de conseil auprès des laboratoires Astra-Zeneca, Sanofi-Aventis, BMS, Boehringer-Ingelheim, Bayer et Pfizer. Les contrats financiers ont été passés soit avec Adrinord, soit avec la délégation à la recherche du CHU de Lille (pas d’honoraires).
    Le Professeur Nicolas MOORE déclare, par la plateforme Bordeaux PharmacoEpi, qu’il dirige réaliser des études demandées par les autorités sanitaires, financées par les industriels du médicament, et à ce titre a pu travailler avec la plupart des laboratoires pharmaceutiques présents sur le marché Français. Aucune de ces études n’a concerné les statines, directement ou indirectement. A titre personnel, il lui arrive de donner des conseils de méthodes ou de stratégies d’évaluation post-AMM aux industriels, mais aucune n’a concerné les statines.
    Le Professeur Pierre François PLOUIN déclare n'avoir aucun lien d'intérêt en relation avec le contenu de cet article.
    Le Professeur Jocelyn RAUDE déclare avoir participé à des séminaires sur la crise de confiance dans les médicaments soutenus par une entreprise pharmaceutique (MSD)

    L’introduction des statines comme traitement des dyslipidémies a révolutionné  la prise en charge de cette pathologie et de multiples études randomisées et contrôlées ont confirmé que cette classe thérapeutique réduisait les évènements cardio-vasculaires majeurs en prévention secondaire et en prévention primaire. Cette classe de médicaments est actuellement recommandée par les recommandations internationales afin de réduire le risque cardio-vasculaire en diminuant le taux de LDL cholestérol circulant avec un niveau de preuve très élevé. Cependant une polémique récurrente a alimenté les interrogations de la population sur l’efficacité et l’innocuité des statines et conduit de nombreux patients à interrompre leur traitement. Ce rapport a pour but d’analyser de manière objective les preuves en faveur de l’efficacité, de l’efficience et des effets indésirables des traitements par statines, mais aussi d’étudier les raisons qui sous-tendent la polémique et les conséquences pour la population des arrêts intempestifs de traitement.

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  • Communication scientifique

    Myélome multiple : introduction

    Multiple Myeloma : introduction

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le myélome multiple est une affection néoplasique des plasmocytes médullaires responsables de la sécrétion clonale d’une immunoglobuline. C’est une pathologie peu fréquente des gens d’âge. Elle peut être précédée d’une étape prémyélomateuse sous forme d’une gammopathie monoclonale de signification indéterminée. L’histoire clinique et le déroulement prolongé d’un cas de myélome traité intensivement servira d’introduction aux exposés des différents orateurs.

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  • Communication scientifique

    Biologie du myélome multiple : utilité clinique

    Multiple myeloma biology: clinical utility

    Au cours des 15 dernières années, des améliorations très significatives de la survie globale ont été observées dans le myélome multiple (MM), principalement en raison de la disponibilité de nouveaux médicaments avec des mécanismes d’action variables. Cependant, ces améliorations ne bénéficient pas à tous les patients, et certains d’entre eux, définis comme à haut risque, affichent toujours une survie courte. Les facteurs de risque les plus importants sont les anomalies génétiques présentes dans les plasmocytes malins. Les caractéristiques de haut risque les plus importantes sont les del(17p), del(1p32), t(4;14) et gains 1q. L’évaluation de ces marqueurs est obligatoire au diagnostic et au moins à la première rechute, puisqu’il a été clairement démontré que l’association lénalidomide-dexaméthasone n’est pas vraiment efficace chez ces patients à haut risque. En revanche, une combinaison de triplets ajoutant un inhibiteur de protéasome ou un anticorps monoclonal au squelette lénalidomide-dexaméthasone améliore nettement la survie. Une autre façon d’améliorer le résultat serait de cibler spécifiquement les anomalies génétiques avec des inhibiteurs spécifiques. Le séquençage de plus de 1000 exomes de MM a encore révélé une énorme hétérogénéité. Les mutations les plus fréquentes impliquent les gènes KRAS et NRAS (20-25 % chacun). Cependant, à ce jour, aucun bon inhibiteur du RAS n’est disponible sur le plan clinique, ce qui empêche une thérapie ciblée. La seule cible pharmacologique réelle est la mutation V600E de BRAF. Malheureusement, cette mutation spécifique n’est présente que chez seulement 3% des patients. Enfin, il a été récemment rapporté une efficacité spécifique du venetoclax (BCL2-inhibiteur) chez les patients avec la translocation t(11;14), qui est retrouvée chez 20% des patients.

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  • Communication scientifique

    De la radiographie standard à l’IRM corps entier : 30 ans de progrès en imagerie du myélome multiple

    From the radiographic skeletal survey to whole body MRI : 30 year-advances in imaging of multiple myeloma

    Les auteurs déclarent n'avoir aucun lien d'intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le myélome multiple (MM) est un cancer hématologique caractérisé par la prolifération clonale de plasmocytes au sein de la moelle osseuse. C’est la forme la plus grave des dyscrasies plasmocytaires dont les complications – hypercalcémie, insuffisance rénale, anémie et lésions osseuses lytiques – sont graves et justifient la prise en charge thérapeutique. L’imagerie des lésions osseuses est un élément cardinal au diagnostic, à la stadification, à l’étude de la réponse au traitement et à l’évaluation pronostique des patients atteints de MM. Historiquement, le bilan radiographique squelettique (BRS), couvrant l’ensemble du squelette axial, a été utilisé pour détecter des lésions osseuses. Avec le temps, de nouvelles techniques d’imagerie plus performantes que le BRS ont été évaluées. La tomodensitométrie (TDM) corps entier à basse dose supplante le BRS pour la détection de l’atteinte osseuse, mais ne permet guère l’évaluation de la réponse thérapeutique. L’IRM de la moelle osseuse, étudiant initialement le squelette axial pelvi-rachidien et plus récemment le corps entier, est une alternative attrayante. Au-delà de son caractère non irradiant, sa sensibilité pour la détection de l’atteinte médullaire, sa capacité à évaluer la réponse thérapeutique et sa valeur pronostique ont été démontrées. Mature, cette technique est incorporée dans les systèmes de stadification de la maladie par de nombreuses autorités scientifiques et systèmes de santé. Elle constitue avec la tomographie par émission de positons (TEP) – TDM au 18 fluorodéoxyglucose l’imagerie actuelle de choix du MM. Cet article illustre les progrès de la technique IRM au fil des trois dernières décennies et situe son rôle dans la prise en charge de patients atteints d’un MM.

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  • Communication scientifique

    Guérison du myélome multiple : un objectif envisageable à court terme ?

    Is curing myeloma feasible in the near future?

    L’auteur déclare des liens d’intérêt avec les compagnies pharmaceutiques Celgene, Janssen, Takeda, Amgen, Karyopharm

    Le myélome multiple est-il toujours une maladie incurable, et si oui, pour combien de temps encore ? C’est à cette question complexe que nous allons tenter d’apporter quelques éléments de réponse. Depuis le début des années 2000, la compréhension des mécanismes physiopathologiques de cette hémopathie s’est significativement améliorée, les critères de réponse au traitement se sont affinés, en lien notamment avec les progrès de l’imagerie médicale et l’évaluation de la maladie résiduelle après traitement, et surtout bien des médicaments innovants sont apparus, qui laissent entrevoir pour certains patients la perspective d’une maladie contrôlée sur le long terme, avec peut être un espoir de guérison.

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  • Communication scientifique

    Présentation de l’Association Française des Malades du Myélome Multiple (AF3M)

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Cet article vise à montrer que parallèlement aux progrès médicaux dont les malades du myélome ont bénéficié durant cette dernière décennie et ceux attendus pour les années à venir, l’Association Française des Malades du Myélome Multiple (AF3M) n’a pas manqué de les accompagner en soutenant activement la recherche, en mettant à disposition des malades et proches une information qui prenne en compte leurs attentes, en développant des projets innovants, en s’impliquant activement afin de permettre aux malades d’accéder plus rapidement aux nouveaux médicaments.

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  • Présentation ouvrage

    Oxford Textbook of Geriatric Medicine par Jean-Pierre Michel, B. Lynn Beattie, Finbarr C. Martin, Jeremy D. Walston. Editions Oxford University Press, 3ème edition, 2017.

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  • Communication scientifique

    Le risque cardiovasculaire du diabétique : les évidences

    Cardiovascular risk of the diabetic patient; which evidence ?

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La prévention des complications cardiovasculaires du patient diabétique représente un objectif important pour le clinicien car les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des patients diabétiques, devant le cancer. Le risque de maladies cardiovasculaires est ainsi deux fois plus important pour les patients avec un diabète par rapport à la population non-diabétique d’âge équivalent. L’artériopathie des membres inférieurs est deux à trois fois plus fréquente chez le patient diabétique que chez le non-diabétique. En France, l’incidence de l’accident vasculaire cérébral (AVC) est supérieure à celle de l’infarctus du myocarde chez les patients diabétiques. Des données récentes sont en faveur d’un sur-risque relatif de mortalité comparable pour un patient diabétique de type 2 et un patient non-diabétique en prévention secondaire, soulignant le haut niveau de risque des individus diabétiques. De nombreuses études convergentes soulignent que le sur-risque relatif d’infarctus ou d’AVC associé au diabète est plus élevé chez les femmes que chez les hommes par comparaison à une population non-diabétique, ce qui suggère d’optimiser la prévention cardiovasculaire pour les femmes diabétiques.

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  • Communication scientifique

    Le contrôle glycémique réduit il les complications cardiovasculaires du diabète de type 2 ?

    Does blood glucose control prevent macrovascular complications of type 2 diabetes ?

    Bernard Charbonnel has received fees for: Advisory Boards: AstraZeneca, Merck-Sharpe & Dohme, Novo-Nordisk, Sanofi. Speaker Bureau: AstraZeneca, Boehringer-Ingelheim, Lilly, Merck-Sharpe & Dohme, Novo-Nordisk, Sanofi, Takeda.

    Toutes les études d’observation montrent une forte corrélation entre le niveau d’HbA1c et le risque cardiovasculaire du diabète de type 2, mais il peut s’agir d’une association sans valeur de causalité en raison d’éventuels facteurs confondants, d’où l’importance des études d’intervention où on regarde si un strict contrôle glycémique, quels que soient les agents antidiabétiques utilisés pour l’obtenir, permet une prévention des complications cardiovasculaires par rapport à un contrôle glycémique moins strict. Quatre études ont posé cette question, UKPDS, ACCORD, ADVANCE et VADT. Aucune de ces études, prises individuellement, n’a montré un bénéfice statistiquement significatif du strict contrôle glycémique mais la tendance était positive et devenait significative en moyenne après 5 à 10 ans de suivi, ce qui permet de conclure, dans les méta-analyses, à un bénéfice cardiovasculaire vraisemblable du strict contrôle glycémique même si le niveau de preuve est faible et si il faut attendre un certain temps pour que ce bénéfice se manifeste. Enfin, tous les antidiabétiques ne sont pas équivalents vis-à-vis du risque cardiovasculaire, certains, dans les antidiabétiques modernes, ayant démontré un bénéfice surajouté à celui qu’on peut attendre de la réduction glycémique.

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  • Communication scientifique

    Diabète et insuffisance cardiaque : données épidémiologiques et implications thérapeutiques

    Diabetes mellitus and heart failure: epidemiology and therapeutic implications

    Michel Komajda déclare avoir des activités d’orateur ou de consultant avec les laboratoires SERVIER, NOVARTIS, SANOFI, MSD et NOVO NORDISK.

    L’association d’un diabète de type 2 et d’une insuffisance cardiaque est fréquente et induit un risque accru de mortalité intra-hospitalière ou extra-hospitalière et d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque. Le traitement de l’insuffisance cardiaque du patient diabétique n’est pas différent de celui préconisé chez le patient non diabétique mais le risque d’hyperkaliémie ou de détérioration de la fonction rénale est accru lors de l’utilisation des inhibiteurs du système rénine angiotensine aldostérone. La sécurité d’emploi des anciens médicaments antidiabétiques vis-à-vis du risque d’insuffisance cardiaque est mal connue en l’absence d’essais contrôlés randomisés. La metformine et l’insuline ne semblent pas associées à une augmentation de risque mais un doute subsiste pour les sulfamides hypoglycémiants. Le traitement du diabète du patient insuffisant cardiaque à fraction d’éjection altérée contre-indique l’utilisation des glitazones. La saxagliptine est associée à un sur risque d’insuffisance cardiaque mais non la sitagliptine. Un doute subsiste sur le risque induit par les analogues GLP1. Les inhibiteurs SGLT2 réduisent significativement le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque et sont actuellement testés dans cette dernière indication.

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  • Chronique historique

    Robert Debré (1882-1978) une vocation française

    Membre de l’Académie nationale de médecine (1933) et de l’Académie des Sciences (1961), Robert Debré fut un des principaux fondateurs de la Pédiatrie Française, le promoteur de la réforme hospitalo-universitaire (1958), le créateur du Centre international de l’enfance (1949), le récipiendaire d’un prix Nobel de la paix au titre de l’Unicef (1965). Il présidera l’Institut National d’Hygiène de 1946 à 1964, l’école de santé publique de Rennes (1960) et le Haut Comité contre l’alcoolisme (1954). Nous rapportons ici quelques éléments d’une vie guidée par l’honneur et la passion de servir.

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  • Communication scientifique

    Radiologie interventionnelle dans les métastases osseuses

    Les actes de radiologie interventionnelle dans les métastases osseuses peuvent être classés en techniques antalgiques et de consolidation d’une part et celles de destruction tumorale d’autre part. La cimentoplastie (vertébroplastie dans le cas du rachis) est la technique antalgique et de consolidation la plus commune. Elle est efficace dans les segments osseux soumis principalement à des contraintes en compression (vertèbres, cotyle). Dans les localisations osseuses comme les os longs, où des forces de cisaillement dominent, ou en cas d’instabilité, l’association avec la mise en place percutanée de vis, de tiges métalliques ou d’implants intra-osseux est nécessaire. Les techniques de destruction tumorale par méthode thermique (radiofréquence, cryothérapie), chimique (alcool) ou médicamenteuse (chimio-embolisation), s’adressent principalement aux cas de métastase unique. Ces actes de radiologie interventionnelle pratiqués à foyer fermé ont l’avantage de ne pas retarder la mise en route d’une radiothérapie ou d’une chimiothérapie.

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  • Communication scientifique

    Vésicules extra cellulaires : nouveaux agents thérapeutiques pour la réparation cardiaque ?

    Extracellular vesicles: new therapeutic agents for cardiac repair ?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Au cours des dernières années, la thérapie cellulaire a été progressivement reconnue comme une option thérapeutique dans de nombreuses et diverses pathologies. Toutefois, alors que le mécanisme d’action initialement présumé était un remplacement des cellules pathologiques du tissu ciblé par les cellules greffées, il est aujourd’hui communément admis que l’effet thérapeutique est principalement paracrine et donc médié par les facteurs sécrétés par les cellules et l’activation consécutive de voies de réparation endogènes. La plupart de ces facteurs sont regroupés dans les vésicules extra-cellulaires, nanoparticules produites par toutes les cellules de l’organisme et qui jouent un rôle clé dans la communication inter-cellulaire. De nombreux travaux ont ainsi montré que le bénéfice des cellules transplantées pouvait être reproduit par les vésicules qu’elles sécrètent, ouvrant ainsi la voie à un nouveau concept de thérapie a-cellulaire où les cellules ne sont plus transplantées directement mais servent uniquement in vitro à la production du sécrétome qui sous-tend leurs effets et deviendrait le produit thérapeutique administré au patient. Même si les problèmes translationnels à régler restent nombreux, les avantages pratiques de tels médicaments biologiques laissent supposer qu’ils trouveront une place dans l’arsenal des traitements visant à la réparation tissulaire.

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  • Éloge

    Éloge de Pierre RONDOT (1923-2017)

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  • Communication scientifique

    Éditorial – Séance dédiée « Actualités du déficit intellectuel d’origine génétique »

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  • Communication scientifique

    Apport des puces à ADN et nouveaux syndromes microdélétionnels

    DNA microarrays and new microdeletion syndromes

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de cet article.

    L’analyse chromosomique sur puces à ADN (ACPA) constitue une approche pangénomique maintenant utilisée en routine dans l’exploration des déficiences intellectuelles syndromiques. La pratique des ACPA a permis de mettre en évidence une nouvelle classe de variants : les CNV (Copy Number Variant), dont l’interprétation est parfois délicate. L’ACPA identifie des anomalies de dosage génique pathogènes à type de délétion ou duplication chez 12 à 18 % des patients avec déficience intellectuelle syndromique. Les syndromes microdélétionnels correspondent à des délétions terminales ou interstitielles non visibles sur un caryotype standard. Les syndromes subtélomériques les plus fréquents sont la monosomie 1p36 et la monosomie 22q13.

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  • Communication scientifique

    Anticorps monoclonaux en oncologie : déclencher une réponse immunitaire en plus de la réduction tumorale spécifique

    Monoclonal antibodies to treat cancer: initiate an immune response besides a specific tumor regression

    Les récentes avancées dans notre compréhension de la biologie tumorale et dans le développement des anticorps monoclonaux ont optimisé leur utilisation en oncologie. Ces biomédicaments ont élargi les perspectives thérapeutiques des patients atteints de cancer. Cet arsenal thérapeutique comprend des anticorps monoclonaux ciblant des antigènes tumoraux ou des molécules immunomodulatrices et des anticorps monoclonaux bispécifiques. L’efficacité des anticorps monoclonaux repose sur une réduction tumorale et l’initiation d’une réponse immunitaire adaptative par divers mécanismes. Cette revue reprend les anticorps monoclonaux les plus utilisés en pratique clinique en oncologie et s’intéresse également aux avancées biotechnologiques et clinico-biologiques liées à l’usage de ces biothérapies ouvrant vers de nouvelles perspectives thérapeutiques.

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  • Conférence invitée

    L’art difficile de la réforme de l’État : le cas emblématique de la politique publique de santé

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  • Rapport

    Retour à la vie « normale » après traitement d’un cancer

    Back to « normal » life after cancer treatment

    Les rapporteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    L’incidence du cancer et le nombre de sujets en vie après un cancer augmentent. En 2008, en France, trois millions de personnes ayant eu un cancer sont en vie et 18 millions sont prévus en 2022. La réinsertion de ces patients dans la vie « normale » soulève des problèmes sociétaux, familiaux et professionnels. Ces trois sujets sont abordés dans ce rapport. A la fin des traitements quel que soit l’impact psychologique du cancer, le retour à la vie « normale » passe par l’acceptation d’être guéri de la peur de mourir. Cette acceptation est d’autant plus difficile qu’une surveillance est proposée et que la prise en charge du cancer en Affection de Longue Durée (ALD) se poursuit. Les patients doivent s’investir fortement avec si nécessaire un soutien psychologique et une aide de l’Association Française de Soins Oncologiques de Support (AFSOS), de la convention tripartite signée entre pouvoirs publics, professionnels de la banque et assureurs (AERAS) qui leur permettra de s’assurer et d’emprunter si besoin et enfin des actions en faveur du retour à l’emploi. Dans tous les cas un encouragement à l’activité physique et des conseils alimentaires identiques à ceux donnés en prévention primaire doivent être formulés. Le maintien d’une cohésion familiale est important et passe par le retour à une vie sexuelle normale et une proposition de préservation de la fertilité avec conservation des gamètes. Chez l’enfant, avant la puberté, une proposition de conservation de tissu germinal est possible mais sa réutilisation reste du domaine de la recherche. Ce rapport est un plaidoyer pour coordonner toutes les mesures existantes garantissant au maximum de patients un retour à la « vie normale ».

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  • Communication scientifique

    La part des médecins à diplôme hors Union européenne dans la démographie médicale en France depuis 10 ans

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Entre 2009 et 2016, 10,4% des médecins s’inscrivant au tableau de l’Ordre ont un diplôme hors Union européenne. Ils doivent passer par la procédure d’autorisation d’exercice, dispositif législatif prévoyant 3 possibilités, la liste A destinée à tout médecins du monde pouvant exercer dans son pays d’origine, la liste B destinée aux réfugiés politiques et assimilés, la liste C réservée à des médecins exerçant en France en tant que praticiens associés. Seules les listes A et B persisteront dans l’avenir mais il reste à clore le dispositif de la liste C non finalisé actuellement.

    Le nombre de médecins DHUE exerçant en France doit tenir compte des besoins et de la vérification d’une compétence identique aux médecins français.

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