Articles du bulletin

A partir de 2019 les articles du Bulletin de l'Académie sont édités par Elsevier-Masson. Les prises de position de l'Académie sont disponibles intégralement sur le site internet de l'Académie. Les autres textes de la revue peuvent être obtenus en texte intégral sur le site ScienceDirect ou Em-Consulte.

Numéros complets archivés en accès libre (jusqu'en 2018) :

Avant 2001 (Gallica) | 2001 à 2018



2771 résultats

  • Autre

    Éditorial : L’échinococcose alvéolaire : une zoonose négligée en pleine évolution

    Alveolar echinococcosis: A full growing neglected zoonotic disease

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  • Communication scientifique

    L’échinococcose alvéolaire une zoonose en pleine expansion

    Alveolar echinococcosis a full spreading zoonotic disease

    Entre 2005 et 2010 nous avons enquêté sur la présence du parasite Echinococcus multilocularis chez le renard roux, considéré comme le principal responsable de la contamination environnementale, sur une partie importante du territoire en France. La carte de répartition du parasite montre que sa présence est beaucoup plus étendue que ce qui était envisagé, s’étendant aussi bien à l’Ouest qu’au sud de la zone d’endémie connue. Dans cette dernière, nous y avons détecté une prévalence beaucoup plus élevée que ce qui y était précédemment décrit. De plus, nous avons montré la présence du parasite également dans la banlieue de Paris. Entre 2016 et 2018 nous avons mené une investigation identique mais sur une surface plus réduite. Nous avons mis à jour une croissance forte de la prévalence par endroits en dehors de la zone d’endémie.

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  • Communication scientifique

    Auto-transplantation hépatique après résection ex-vivo pour échinococcose alvéolaire au stade terminal

    Ex-vivo liver resection and auto-transplantation (ELRA)for advanced alveolar echinococcosis

    La résection complète des lésions, associée à un traitement par albendazole pendant deux ans représentent le traitement le plus efficace de l’échinococcose alvéolaire hépatique (EAH). Seulement un petit nombre de patients peuvent bénéficier d’une hépatectomie conventionnelle du fait de l’infiltration extensive des lésions hépatiques d’EAH et pour les autres patients un traitement par albendazole avec ou sans allotransplantation ou un traitement interventionnel non chirurgical doivent être envisagés. Bien que la transplantation soit considérée comme une option légitime pour des cas aussi avancés, la pénurie de donneurs d’organes, la nécessité d’un traitement immunosuppresseur postopératoire à vie et une possible récidive due aux effets secondaires des traitements médicaux, les chirurgiens ont été motivés pour chercher une modalité alternative possible. C’est dans cette optique que la résection « ex vivo » des lésions hépatiques suivie par l’autotransplantation du foie résiduel sain (ELRA) a été entreprise pour la première fois chez un patient avec une échinococcose alvéolaire (EA) au stade terminal par les auteurs en 2011 et réalisée à ce jour chez 94 patients avec des résultats cliniques prometteurs. Les données actuellement disponibles chez les 69 premiers patients, confirment que la résection ex vivo suivie d’autotransplantation pour les lésions d’EAH au stade terminal est une option émergente en cas de lésions non résécables par chirurgie classique avec une mortalité globale de 7 % à 30 jours et une survie sans récidive de 100 %. La sélection minutieuse des patients, l’évaluation précise du volume et de la qualité du foie restant sont les clés de la réussite du geste chirurgical. Des cohortes complémentaires avec un nombre plus élevé de patients et un suivi à plus long terme devraient confirmer ces résultats.

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  • Communication scientifique

    L’échinococcose alvéolaire au XXIe siècle : une maladie infectieuse opportuniste ?

    Alveolar echinococcosis in the 21st century: An opportunistic infection?

    L’augmentation de la susceptibilité des animaux expérimentaux immunodéprimés vis-à-vis de l’échinococcose alvéolaire (EA) est connue depuis plus de 30 ans, ainsi que la progression rapide des lésions résiduelles chez les patients transplantés pour EA. Cependant, ce n’est que depuis le début des années 2000 que des publications isolées ont fait état de cas d’EA chez des patients atteints d’immunosuppression acquise. Une étude systématique des cas d’EA chez les transplantés d’organe et les patients atteints de sida ou d’affections malignes et/ou inflammatoires chroniques traités pas immunosuppresseurs a bénéficié de l’existence d’un Registre Français des cas d’EA (FrancEchino). Elle a confirmé l’augmentation significative du nombre et du pourcentage de cas d’EA associés à une immunosuppression de 1992 à 2012, plaçant désormais l’EA au sein des infections « opportunistes ». Dans cette situation l’EA est généralement une découverte fortuite lors du bilan de la pathologie sous-jacente. Le diagnostic est souvent retardé et son traitement parfois erroné du fait de la confusion avec cette pathologie, en particulier en cas de cancer. Si l’EA est symptomatique, le caractère aigu des symptômes, simulant un abcès hépatique, est aussi source d’errance diagnostique, d’autant que la sérologie est plus souvent négative et l’imagerie plus souvent atypique que chez les patients sans immunosuppression. La stratégie thérapeutique de l’EA s’applique cependant : résection hépatique complète des lésions si elle est possible et si la maladie sous-jacente le permet, et traitement à vie par albendazole chez les patients inopérables ; dans ce dernier cas, l’amélioration peut être spectaculaire, mais les effets secondaires semblent plus fréquents. Des études complémentaires permettront de dire si l’EA est due à une réactivation d’une infection ancienne ou à une contamination récente.

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  • Autre

    Éditorial : De quelques pathologies respiratoires

    A few respiratory pathologies

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  • Communication scientifique

    Apport de la chirurgie dans le traitement de la polypose nasosinusienne

    Objectif
    Le but de cette étude est d’évaluer les résultats à long terme d’une prise en charge médico-chirurgicale de la polypose naso-sinusienne (PNS) cortico-résistante.
    Méthode
    Étude observationnelle et monocentrique incluant 279 patients consécutifs opérés pour une PNS cortico-résistante (ethmoïdectomie radicale bilatérale) avec un recueil standardisé des données, avec un recul minimum de 5 ans. L’évaluation du traitement médico-chirurgical a été réalisée à la fois sur les symptômes rhinologiques (obstruction, rhinorrhée, odorat, douleurs faciales) et sur la consommation annuelle de corticoïdes per os.
    Résultats
    Le traitement médico-chirurgical a permis à la fois une amélioration symptomatique significative sur tous les symptômes (p < 10-3), et une diminution significative de la consommation de cures courtes de corticoïdes per os (p < 10-3).
    Conclusion
    Les résultats permettent de montrer qu’un excellent résultat fonctionnel et une diminution de la consommation annuelle de corticostéroides oraux peuvent être obtenus dans plus de 95 % des cas après une chirurgie ethmoïdale radicale chez les patients ayant une PNS cortico-résistante.

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  • Communication scientifique

    Muqueuse naso-sinusienne et mucoviscidose

    Sinus mucosa and cystic fibrosis

    L’épithélium nasal assure le rôle de filtre des voies aériennes inférieures grâce au drainage mucociliaire dont l’efficacité dépend des transports ioniques trans-épithéliaux qui régulent l’hydratation du liquide de surface recouvrant les cellules ciliées. Dans la mucoviscidose, les mutations du gène CFTR, codant pour une protéine membranaire responsable de la sécrétion d’ions chlorure, conduisent à la déshydratation du liquide périciliaire de surface, ce qui impacte le mucus et provoque inflammation et infection des sinus aux poumons. La mise en évidence de l’infection sinusienne dans la mucoviscidose est capitale dès le plus jeune âge afin de retarder l’infection pulmonaire. Une prise en charge médico-chirurgicale est nécessaire y compris chez le patient greffé pulmonaire où les sinus sont la source de l’infection des greffons. La muqueuse sinusienne est aujourd’hui proposée comme un outil de médecine personnalisée afin de tester ex vivo dans des cultures primaires issues de brossage nasal de nouveaux traitements modulateurs du défaut de fonction de CFTR.

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  • Communication scientifique

    Quel est l’impact de la pollution atmosphérique sur l’asthme de l’enfant ?

    What is the impact of air pollution on children’s asthma?

    Il est actuellement clairement démontrer, grâce aux études épidémiologiques, que la pollution est responsable d’une augmentation des exacerbations d’asthme chez les enfants asthmatiques. L’hypothèse que la pollution contribue à la genèse de l’asthme chez l’enfant repose également sur des données épidémiologiques, cliniques et expérimentales. Après avoir défini la pollution atmosphérique, nous abordons dans cette revue les données expérimentales et épidémiologiques qui mettent en évidence un lien entre pollution et asthme chez l’enfant. Nous insistons également sur l’asthme de l’enfant comme première maladie chronique de l’enfant et les conséquences dans notre pratique clinique de la pollution sur la prise en charge des enfants asthmatiques.

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  • Communication scientifique

    La bronchopneumopathie chronique obstructive

    Chronic obstructive pulmonary disease

    La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est caractérisée par des symptômes respiratoires persistants et une limitation des débits aériens dus à des lésions des voies aériennes et alvéolaires induites par une exposition à des particules ou des gaz. Le principal facteur de risque est le tabac mais d’autres expositions environnementales, notamment professionnelles, sont décrites. La BPCO peut être secondaire à un déclin accéléré de la fonction respiratoire ou à une croissance pulmonaire incomplète induite par différents facteurs de risque dans l’enfance. La sévérité de la BPCO prend en compte l’altération de la fonction respiratoire, l’intensité des symptômes, l’historique des exacerbations et les co-morbidités, fréquentes et qui aggravent la morbidité et la mortalité de la BPCO. L’évolution de la BPCO peut se compliquer d’insuffisance respiratoire chronique. Le sevrage tabagique est la mesure la plus efficace pour modifier l’histoire naturelle de la BPCO. Les principaux traitements de la BPCO sont la réhabilitation respiratoire et les traitements inhalés, bronchodilatateurs et corticoïdes. Ces traitements essentiellement symptomatiques sont adaptés selon la sévérité de la maladie. Les traitements instrumentaux, en cours de développement, ont des indications spécifiques chez des patients avec un emphysème et une distension thoracique importante. Au stade d’insuffisance respiratoire, l’oxygénothérapie de longue durée et parfois la ventilation mécanique améliorent la qualité de vie et le pronostic. Dans les cas les plus graves, la transplantation pulmonaire, proposée en l’absence de contre-indication, améliore la qualité de vie et les capacités fonctionnelles des patients.

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  • Autre

    Éditorial : La santé des migrants

    Health of migrants

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  • Autre

    Éditorial : La santé des migrants, une urgence pour la solidarité

    Migrants’ health

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  • Communication scientifique

    Éléments relatifs à la santé et au recours aux soins des personnes migrantes en France

    About migrants’ health status and migrant’s access to health care in France

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  • Communication scientifique

    Exil et violences

    Exile and violences

    Les liens entre exil et violences sont analysés du point de vue des problèmes de santé liés à la précarité, la violence, la migration, la souffrance mentale. Une première partie terminologique précise les différences entre migrants, réfugiés et exilés. Le concept d’exil étant celui qui est le plus problématique. L’exilé est en situation tout à la fois politique et d’acculturation différente de celle du migrant travailleur. Les définitions des violences et de leurs effets s’appuient sur le Rapport mondial sur la violence et la santé proposé en 2002 par l’OMS. Il montre que les violences sont facteurs de risque, notamment psychotraumatiques à long terme, sur la santé des personnes qui en ont été victimes et leurs proches. Après une estimation du nombre de migrants ayant subi la torture et en besoin potentiel de soins, des mentions particulières sont faites sur la spécificité des effets des violences de l’exil pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Il est rappelé ensuite que le psychotraumatisme longtemps dénié est reconnu aujourd’hui mais que les manques de formations de professionnels compétents sont considérables. La conclusion insiste sur les violences des effets maltraitants que nos politiques migratoires et pratiques institutionnelles infligent aux migrants et qui souvent réactivent les traumatismes anciens. Les professionnels de santé ont alors un devoir de prévention, de protection.

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  • Communication scientifique

    L’accueil sanitaire des migrants en France et en Europe, reflet d’une crise de solidarité

    Medical health care provision for migrants in France and the rest of Europe reveals a solidarity crisis

    En Europe et singulièrement depuis 2015, les politiques migratoires font l’objet de décisions risquant de porter atteinte à la santé de celles et ceux qui viennent chercher protection et accueil. La santé de milliers de migrants, femmes vulnérables, mineurs non accompagnés ou hommes jeunes, fait l’objet d’idées fausses et de préjugés. De plus, la médecine peut être instrumentalisée à des fins de contrôle migratoire. Présents sur le territoire français et européen et dans des zones de conflits et d’extrême pauvreté, Médecins du Monde (MdM) peut attester que la santé des migrants nécessite un cadre protecteur et accueillant leur permettant de se remettre des extrêmes violences vécues dans les pays d’origine et de transit, ce que les dispositifs actuels ne permettent pas en l’état. Si les pathologies rencontrées n’ont guère de spécificité, les traumatismes subis ont souvent des conséquences physiques et psychologiques graves. Sur le sol français et européen, un accueil et un hébergement dignes, combinés à un accès à des soins adaptés, seraient conformes à nos valeurs de solidarité et d’humanité.

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  • Autre

    Quelques rappels sur les migrations de populations

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  • Discours

    Bilan de l’activité académique 2018

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  • Autre

    Éditorial du Rédacteur en chef

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  • Discours

    Quelques réflexions sur le parcours de l’Homme. De l’ignorance à l’ennui ?

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  • Rapport

    Rapport 18-13. Conséquences de la pratique sportive de haut niveau chez les adolescentes : l’exemple des sports d’apparence

    Consequences of high level sport practice in female adolescents: the example of appearance sport

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    Si la pratique du sport chez l’enfant ou l’adolescent est conseillée pour leur épanouissement physique et psychologique, une activité sportive trop intensive dans ces périodes de la vie chez des sportives de haut niveau, peut engendrer des effets délétères sur la croissance, le développement osseux, le métabolisme et le développement pubertaire. Les causes de ces effets néfastes sont multiples : entraînements très intensifs, contrôle excessif de la silhouette et donc des apports nutritionnels, troubles endocriniens et métaboliques, blessures musculo-tendineuses osseuses et articulaires. Une prise de conscience de ces conséquences devrait avoir lieu et devrait entrainer des informations précises aux sportives sur les risques et une formation des encadrants. Les fédérations sportives les plus concernées devraient proposer une surveillance médicale adaptée et des recommandations spécifiques pour les sports  de silhouette ou sports d’apparence.

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  • Communication scientifique

    Histoire et Préhistoire de la coopération hospitalière et des groupements hospitaliers de territoire (GHT)

    History and Prehistory of Hospital Cooperation and Territorial Hospitals Group (GHT)

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt privé en relation avec le contenu de cet article.

    Les groupements hospitaliers de territoire (GHT) constituent l’une des dispositions les plus importantes de la loi du 21 janvier 2016 qui vise notamment à réformer l’organisation territoriale de l’offre de santé.
    Au nombre de 135, ils s’enracinent dans la longue marche de la prise de contrôle de l’organisation hospitalière par l’État. Celle-ci date en réalité des débuts même de l’État, avec Charlemagne, se renforce à la Renaissance sous l’influence des idées Réformées, s’affirme avec les Lumières et la Révolution de 1789 dont elle est à la fois un fleuron et un échec et s’impose vraiment à partir de la IIIe République. Le but commun est d’abord celui du nécessaire contrôle par une autorité supérieure du bon usage de la dépense. Avec la médecine moderne, il devient celui d’instituer un réseau de soins gradué,  coordonné, offrant davantage de qualité et de sécurité.

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  • Autre

    La construction juridique des Groupements hospitaliers de territoire (GHT)

    Legal construction of Territorial Hospitals Groups (THG)

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt avec quiconque ou quelconque organisme liés à cette étude.

    La loi no 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a créé les Groupements hospitaliers de territoire (GHT). Ce sont des regroupements d’hôpitaux publics voulus par la puissance publique, sur la base d’un volontariat et sur un territoire commun. Ils se réunissent autour d’un projet médical partagé défini ensemble. C’est l’aboutissement d’une planification des moyens, lits et équipements lourds se transformant en une organisation graduée des soins au service du patient. Une mutualisation des moyens et des équipes en est la conséquence et l’objectif. L’hétérogénéité des GHT résulte de la rapidité de leur mise en place, en moins de quatre mois, et l’absence d’une contrainte de l’Etat. Les hôpitaux resteront indépendants mais 135GHTont été créés pour des territoires de 100 000 à 2,5 millions d’habitants.

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  • Communication scientifique

    L’exercice médical dans le projet médical et soignant partagé

    Medical practice in shared medical and shared-care projects

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt avec quiconque ou quelconque organisme liés à cette étude.

    Les Groupements hospitaliers de territoire (GHT), créés par la loi en 2016 ont été rapidement mis en place, sur la base d’un volontariat par plusieurs établissements publics. Le territoire de santé est l’échelon de base pour l’organisation des soins et la prise en charge du patient. Les hôpitaux faisant partie duGHTrestent indépendants, mais un établissement support assure une responsabilité sur les achats, le système d’information hospitalier (SIH) et de fait sur le projet médical dans le GHT. Les instances du GHT sont semblables aux hôpitaux, mais lui sont propres. Le projet médical partagé est accompagné du projet de soins partagé, les deux étant liés. Il est l’élément clé de la coopération des établissements dans le GHT. Il s’appuie sur des filières de soins allant des consultations générales ou spécialisées aux soins les plus aigus et les plus complexes. Il est établi par les équipes médicales et soignantes, sous la forme de filières de soins par pathologie, par type de soins ou par population.

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  • Communication scientifique

    Soins de suite et de réadaptation

    Post-acute care facilities with a rehabilitation purpose

    Les soins de suite et de réadaptation (SSR) assurent la prise en charge de patients après le court séjour dans le triple objectif de rééducation, réadaptation et réinsertion. Un million de personnes sont concernées tous les ans pour des affections orthopédiques (401 000), neurologiques (195 000), viscérales (467 000). Ils sont pris en charge par 1843 établissements de santé publics ou privés organisés en unités indifférenciées ou bien spécialisées (orthopédie, neurologie, pathologie cardiaque, affections respiratoires, troubles digestifs et métaboliques, onco-hématologie, addictologie, brûlures, personnes âgées) regroupant au total 105 532 lits et 12520 places.

    Les patients sont orientés sur les SSR en fonction de leurs besoins médicaux, rééducatifs, liés à la dépendance. Un programme de médicalisation des systèmes informatiques (PMSI) spécifique, recueille de manière hebdomadaire des informations concernant l’état morbide des patients et leur niveau de dépendance.

    Le coût global des SSR est de 8,5 milliards d’euros pour 1 448 000 séjours représentant 38 millions de journées de traitement ; cet argent est utilisé dans le cadre de dotation de fonctionnement (69% des établissements) ou de prix de journée selon les établissements (31% des établissements) ; la part liée à l’activité est de 10%.

    Près d’un demi-million de personnes bénéficient annuellement d’une alternative au SSR, les programmes d’accompagnement du retour à domicile.  

     

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  • Communication scientifique

    Étude comparative des prothèses de cheville et des arthrodèses de l’articulation tibio-astragalienne dans les séquelles traumatiques et dégénératives de la cheville A propos de 83 prothèses et 33 arthrodèses

    Comparative study of total ankle prosthesis and tibio-talar arthodesis in traumatic and degenerative sequellae of the ankle. A series of 83 prostheses and 33 arthrodeses

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    De 1990 à 2015 83 prothèses totales de cheville ont été posées par un seul opérateur. La révision des patients a été clinique et radiographique avec des clichés dynamiques en flexion et en extension. Le recul minimum était de 29 mois. Nous avons obtenu 62 % de très bons et bons résultats et 10 mauvais résultats avec nécessité d’une arthrodèse secondaire. Dans le même temps, 33 arthrodèses talo-crurales ont été revues. Les résultats sont 69 % de très bons et bons résultats. Au terme de cette double étude, nous proposons le schéma thérapeutique suivant : les chevilles très désaxées, les instabilités ligamentaires, les ostéo-nécroses taliennes et les doubles arthroses (talo-crurales et sous-taliennes) nécessitent une arthrodèse d’emblée, En revanche, les arthroses centrées, quelle que soit leur origine et l’âge du patient, peuvent bénéficier d’une prothèse de cheville.

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  • Communication scientifique

    Le modèle de simulation Simlife en médecine interventionnelle : validation pédagogique avant sa diffusion universitaire.

    Simlife simulation model in interventional medicine: pedagogical validation before its university diffusion.

    La technologie « SimLife » repose sur un module technique, objet d’un brevet international, raccordé à un corps donné à la science Elle lui donne une vascularisation pulsatile et une ventilation, simulant un patient anesthésié au bloc opératoire. Cette innovation est destinée à l’apprentissage selon les principes de la pédagogie par simulation des chirurgiens en formation initiale ou continue. Le réalisme du modèle, niveau 1 de l’échelle d’évaluation des formations selon Kirkpatrick, a été validé par l’École Francophone de Prélèvement Multi-organes ; elle rend licite la diffusion universitaire de scénarii et de leurs échelles d’évaluation utilisant la technologie « SimLife ». Ceci est possible pour différentes spécialités chirurgicales grâce à un réseau numérique sous l’égide du Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation.

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