Articles du bulletin

2682 résultats

  • Communication scientifique

    Impact de l’organisation des soins en périnatalité

    Impact of the perinatal care organization

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’organisation des soins en périnatalité repose sur deux grands principes : assurer la sécurité des patientes et des nouveau-nés / permettre à chacun(e) d’avoir des soins appropriés à son niveau de risque. Pour cela des décrets ont établi des normes pour les centres périnataux aussi bien en personnels qu’en équipements et en nombre d’accouchements. Une des plus importantes conséquences de ces décrets (et des contraintes budgétaires) a été la fermeture de nombreuses maternités, y compris dans les années récentes. Ceci a entrainé une augmentation importante des accouchements dans les établissements faisant plus de 3000 accouchements par an (19 % en 2010 et 29 % en 2016). On doit s’interroger sur cette évolution en termes d’accès et de qualité des soins. Les études réalisées montrent que le temps moyen d’accès au lieu d’accouchement a peu varié. Les interventions telles que césariennes ou épisiotomies ont diminué et elles restent plus fréquentes dans les petits établissements. Ces éléments objectifs ne doivent pas faire oublier des données plus subjectives d’insatisfaction. Quant aux résultats ils montrent que, même si la mortalité maternelle par hémorragie a diminué, la mortalité périnatale et la mortalité néonatale, en baisse, restent à un niveau moyen par rapport aux autres pays européens et que les inégalités persistent. L’organisation des soins périnatals a aussi été mise en place pour les situations à très haut risque comme les naissances très prématurées (avant 32 semaines). Les deux enquêtes EPIPAGE montrent que la mortalité et les handicaps ont diminué pour cette population. Toutefois la dernière enquête a révélé que la situation pour les extrêmes prématurés (<27 semaines) posait des problèmes. Les données présentées ici montrent qu’il existe encore des améliorations nécessaires aussi bien pour les situations à bas risque que pour les situations à très haut risque, dans trois domaines : celui de la prévention, de la lutte contre les inégalités, de la participation des femmes et des parents dans les décisions.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Évolution de la réponse médicale aux catastrophes et aux attentats terroristes

    Medical response to major disasters

    L’auteur déclare n’avoir aucun conflit d’intérêt en relation avec le contenu de cet article

    L’organisation de la réponse médicale aux grandes catastrophes s’articule en France autour du dispositif ORSEC de la Sécurité Civile et ORSAN du ministère de la Santé. Sur le terrain, le plan NOVI permet, sous les ordres du préfet du département, de déployer une chaine médicale de l’avant. Elle met en place le triage, les soins d’urgence au PMA et l’évacuation des victimes après régulation médicale par le SAMU. Le Plan Blanc est la réponse de l’hôpital à la catastrophe. Il organise, sous la responsabilité du directeur de l’établissement, l’accueil d’un afflux de victimes et la gestion de la crise. Ces plans sont conçus pour s’adapter pragmatiquement à toutes les situations sanitaires exceptionnelles. Ils sont évolutifs et ont été modifiés pour intégrer les leçons des récents attentats terroristes : le contexte d’insécurité, l’utilisation d’armes de guerre, et la stratégie du Damage Control chirurgical. La réponse médicale a aussi une dimension éthique et participe à la résilience. Pour anticiper de nouveaux risques plusieurs pistes d’amélioration ont été identifiées

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Que penser de l’approche médicamenteuse préventive de la maladie d’Alzheimer ?

    Toward a preventive approach of Alzheimer’s disease ?

    Bruno DUBOIS déclare des activités de conseil auprès des laboratoires Lilly, Merck et Boehringer INGELHEIM. Son institution a reçu des grants de la Fondation MSD Avenir et du laboratoire ROCHE. Stéphane EPELBAUM et Nicolas VILLAIN ne déclarant aucun conflit relatif à cet article.

    Sur les 413 essais cliniques dans le domaine de la maladie d’Alzheimer publiés au cours de ces 15 dernières années, aucun n’a conduit à la mise sur le marché d’un nouveau médicament, qu’il s’agisse de produits à visée symptomatique ou de médicaments à visée physiopathologique, qui agissent directement sur la cascade biologique de la maladie [1] . Ces derniers, appelés « disease modifiers » avaient pourtant suscité beaucoup d’espoir, notamment les anticorps monoclonaux dirigés contre l’amyloïde Ab (fibrilles ou plaques) ou les inhibiteurs de secrétases qui empêchent la production du peptide amyloïde. Malheureusement, en dépit de leur efficacité contre les lésions cérébrales de la maladie, ces molécules n’ont pas montré d’efficacité contre les symptômes. De là, l’idée d’essayer de traiter les patients plus tôt dès les premiers symptômes, voire avant leur apparition. Mais cette orientation pose de problèmes d’ordre éthique et organisationnel que nous souhaitons exposer.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Évaluation de l’aptitude médicale à la conduite : quels enjeux ?

    Assessment of medical aptitude to drive: what are the stakes?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de cet article.

    L’évaluation de l’aptitude médicale à la conduite fait l’objet de controverses émanant des usagers de la route et des professionnels de santé. Nous ferons le point sur les connaissances validées : éléments statistiques et épidémiologiques, moyens proposés en pratique médicale pour l’évaluation des conducteurs. À partir de ces éléments et de l’état de la réglementation en France, nous analyserons les missions dévolues aux médecins praticiens, du travail et agréés pour le contrôle de l’aptitude médicale à la conduite. Le seul but ne saurait être d’empêcher les conducteurs supposés dangereux de prendre la route, d’autant que les bases scientifiques ne sont en la matière pas très solides sauf face à certaines situations. Il convient aussi de proposer des aménagements pour le maintien de l’autonomie des déplacements face à certaines pathologies ou situations de handicaps. Le rôle de conseil et d’information dévolu aux médecins est fondamental et doit s’appliquer dans le respect des intérêts de l’usager, de la sécurité routière, des connaissances acquises et de la déontologie.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Apport de la biomécanique des chocs dans la prévention des blessures

    Contribution of biomechanics of impact in injury prevention

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la mortalité routière sera à l’horizon 2020, la 3ème cause de mortalité dans le monde, conséquence du développement exponentiel de la mobilité individuelle en particulier dans les pays émergents. Notre engagement collectif en sécurité routière se place « de facto » dans les priorités de santé publique. La conception de systèmes de protection sûrs repose sur l’identification des mécanismes de blessures grâce aux travaux d’accidentologie, et sur la connaissance de la tolérance de l’être humain à l’impact par la recherche en biomécanique. Ces travaux permettent la définition de critères biomécaniques et fixent les limites qui doivent être respectées dans le cadre de l’homologation internationale des véhicules, pour la protection des usagers.

    Dans la suite de l’utilisation de mannequins physiques lors des essais de choc, le développement de modèles numériques, substituts de l’être humain, autorise une conception préventive des véhicules. Les résultats obtenus en termes de protection et d’évitement de blessures lors des accidents de la route prouve la puissance de la démarche.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Simulation biomécanique personnalisée et application à la traumatologie

    Subject specific numerical simulation and its application to traumatology

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les modèles biomécaniques sont maintenant utilisés dans les crashs tests virtuels en amont de la construction de prototypes de véhicules. Cependant ces modèles ne prennent que partiellement en compte l’extrême variabilité du corps humain. Cette variabilité soulève des défis liés à la personnalisation des modèles, qu’il s’agisse de la géométrie ou des propriétés mécaniques des tissus. Les progrès en imagerie médicale et en particulier la radiographie biplane et les reconstructions 3D associées, utilisées en routine clinique, ont permis des avancées drastiques en modélisation géométrique et donnent aujourd’hui accès à de larges bases de données permettant d’analyser et de modéliser les variations interindividuelles. Les connaissances quant à la caractérisation des propriétés mécaniques osseuses ont également connu une progression rapide. La caractérisation in vivo des propriétés mécaniques des tissus mous du sujet humain bénéficie du développement récent des moyens d’élastographie ultrasonore. Au-delà du domaine de la sécurité routière, les recherches en modélisation personnalisée sont également actives en orthopédie et traumatologie pour l’identification de sujets à risques ou pour la planification des traitements conservateurs ou chirurgicaux. De véritables « outils métiers » devraient émerger dans un futur proche pour l’aide à la réflexion, au diagnostic et à la planification d’une stratégie de traitement tenant compte des spécificités de chaque patient, ouvrant ainsi une voie vers la médecine individualisée.

    Lire la suite >
  • Information

    Réflexions sur les activités du Collège de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) en 2016.

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Foramen ovale perméable, anévrisme du septum inter-auriculaire et infarctus cérébral cryptogénique: étude CLOSE

    Patent foramen ovale, atrial septal aneurysm and cryptogenic stroke: the CLOSE trial

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Le foramen ovale perméable (FOP) est une cause potentielle d’infarctus cérébral cryptogénique. Nous avons conduit un essai randomisé multicentrique (CLOSE) pour comparer d’une part la fermeture du FOP par voie endovasculaire suivie d’un traitement antiplaquettaire à un traitement antiplaquettaire seul, d’autre part les anticoagulants oraux aux antiplaquettaires, chez des patients âgés de 16 à 60 ans victimes d’un infarctus cérébral cryptogénique récent attribué à un FOP associé soit à un anévrisme du septum inter-auriculaire, soit à un shunt droit-gauche important. Pendant un suivi moyen de 5.3 ans, aucune récidive d’AVC n’est survenue chez les 238 patients randomisés dans le groupe « fermeture », versus 14 récidives chez les 235 patients randomisés dans le groupe « traitement antiplaquettaire seul » (HR, 0.03; IC95 %, 0 à 0.26; p < 0.001). Quatorze 14 patients (5.9 %) ont eu une complication liée à l’intervention de fermeture du FOP, principalement une fibrillation atriale transitoire. Le risque global de fibrillation auriculaire était significativement plus élevé dans le groupe « fermeture » que dans le groupe « traitement antiplaquettaire » (4.6 % vs. 0.9 %, p = 0.02). Trois des 187 patients randomisés dans le groupe « anticoagulants oraux » ont eu une récidive d’AVC versus 7 des 174 patients randomisés dans le groupe « traitement antiplaquettaire seul », une réduction non significative (HR, 0.43 ; IC95 %, 0.1 à 1.45; p = 0.17), possiblement en raison d’un manque de puissance statistique.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les cellules tuft intestinales : de la régulation de l’immunité de type-2 à la carcinogenèse digestive

    Intestinal tuft cells : from type-2 immune response to carcinogenesis

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les tissus épithéliaux agissent comme une interface d’échange privilégiée entre tissus de l’hôte et milieu extérieur, et jouent un rôle central dans la physiologie des êtres vivants. Le cas de l’épithélium intestinal en est le parfait exemple. Outre sa fonction dans l’absorption des nutriments, cet épithélium représente la plus grande surface de contact avec un environnement complexe dans lequel sont présents des milliards d’organismes commensaux, voire d’agents potentiellement pathogènes et de substances nocives. Une des questions clefs en physiologie digestive réside dans la compréhension des mécanismes fondamentaux permettant à la muqueuse intestinale de s’adapter de manière permanente à cet environnement. Cette communication écrite se place dans ce contexte et se propose de diffuser de la manière la plus didactique possible les données de recherches obtenues sur un type de cellules épithéliales encore méconnues à ce jour : les cellules tuft intestinales, dont la fonction de sentinelle mucosale vient d’être récemment découverte. Ne se voulant pas exhaustive, cette revue se focalisera sur les cellules tuft du tractus digestif. Après avoir rappelé aux lecteurs non avertis les bases de la physiologie de l’épithélium intestinal, nous dresserons l’historique de la caractérisation de ces cellules avant de détailler les travaux ayant conduits à la découverte de leur fonction dans l’immunité de type-2, ainsi que les données soutenant leur rôle dans les processus de carcinogenèse du tractus digestif.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La toxicité rétinienne des diodes électroluminescentes (Light Emitting Diodes, plus connues par leur sigle LED)

    La directive européenne pour l’écologie incite à l’amélioration des performances énergétiques des produits d’éclairage domestique. De ce fait elle a adopté la suppression des ampoules incandescentes et leur remplacement par des ampoules fluo-compactes ou des diodes électroluminescentes, « Light Emitting Diodes » (LED). Du point de vue énergétique cette décision est indiscutable. Cependant, les risques potentiels représentés par ces nouvelles sources lumineuses ont fait l’objet d’un avis réservé émis par l’ANSES indiquant le besoin d’études approfondies sur la question de la photo toxicité des LED sur la rétine. En effet, ces dispositifs présentent une forte luminance et un spectre d’émission avec un déséquilibre spectral vers les faibles longueurs d’onde (lumière bleue) ce qui expose la rétine à des rayonnements dangereux. Ainsi, « The Beaver Dam Eye Study », par exemple, a montré que l’exposition à la lumière du soleil pouvait être un facteur de risque pour les stades précoces de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Nous avons montré, chez le rat, que les LED sont plus toxiques pour la rétine que d’autres sources de lumière et que ceci est lié à la composante bleue des LED. Nous avons montré une mort des photorécepteurs mais aussi des altérations au niveau de l’épithélium pigmentaire, des altérations qui risquent de devenir dramatiques lors d’expositions répétées.

    Lire la suite >
  • Présentation ouvrage

    Thérapeutique manuelle par Dominique BONNEAU. Editions Dunod, 2017. Collection « Les nouveaux chemins de la santé »

    Lire la suite >
  • Rapport

    Multimorbidité : Prise en charge par le médecin généraliste

    Multimorbidity : Clinical practice by the general practitioner

    Les rapporteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de ce rapport.

    La multimorbidité vise à décrire l’ensemble des maladies chroniques qui impacte la prise en charge d’un sujet. En France, l’enquête INSEE-Credes sur la santé et les soins médicaux a montré que la multimorbidité est la règle chez les personnes âgées et occupe une place importante dans les soins de premiers recours. La prise en charge de ces patients multi morbides est difficile, car la symptomatologie clinique appartient à plusieurs maladies chroniques sous-jacentes qui interagissent entre elles. La plupart des recommandations pour la pratique clinique sont construites selon une approche de «maladie unique». En présence d’un patient porteur d’une multimorbidité, les praticiens généralistes sont censés additionner toutes les recommandations préconisées pour chaque maladie considérée isolément, ce qui aboutit à des prises en charge médicamenteuses complexes, fort onéreuses et augmente le risque iatrogénique.

    La réponse des médecins généralistes face à la multimorbidité ne doit pas être centrée uniquement sur les moyens pour ralentir la symptomatologie, mais doit intégrer d’autres paramètres comme : le maintien de la qualité de vie des patients, la réduction des déficits fonctionnels et des troubles sensoriels souvent méconnus ou délaissés, la prise en compte des aspects techniques, humains et financiers de la dépendance. Dans cet objectif il faut confier au médecin généraliste une responsabilité spécifique de coordination des soins et des prescriptions. Un dispositif de prise en charge à mettre en œuvre dans ces situations est proposé.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Comment les machines d’hémodialyse sont-elles devenues (semi-) intelligentes ?

    Are hemodialysis monitors become intelligent ?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’implantation de logiciels spécifiques dans les moniteurs d’hémodialyse représente une avancée technologique majeure du début du XXIe siècle. Ces logiciels, dont quelques exemples seront décrits, peuvent donner l’illusion d’une machine d’hémodialyse intelligente parce que devenue capable de déterminer la valeur optimale d’un paramètre (par exemple la concentration sodée du dialysat) dont la prescription était auparavant réservée au néphrologue. La machine d’hémodialyse ne fait pourtant que continuer à obéir aux directives de ce dernier. C’est pourquoi il est peut-être préférable de parler de machines rendues semi-intelligentes plutôt que de machines devenues véritablement intelligentes.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La dialyse au domicile des patients : l’autonomie des patients vis à vis d’un organe artificiel est-elle possible ?

    Home Dialysis: is patient autonomy for an artificial organ possible?

    L’auteur ne déclare aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La meilleure façon de rendre un patient dialysé autonome est de le faire réaliser sa dialyse lui-même, à domicile, soit par l’hémodialyse (HD) dite « à domicile », soit par dialyse péritonéale (DP). L’HD à domicile est réalisée depuis les années 1970. Son maximum a été atteint dans les années 1980 avec 20% des patients dialysés dans certains établissements. Ensuite le pourcentage a diminué en France probablement en raison de la transplantation rénale et des unités d’auto-dialyse. Actuellement il existe un regain d’intérêt pour cette méthode due à l’arrivée de nouvelles machines simplifiées et due à de nouveaux programmes de dialyse quotidienne courte. La DP a débuté à partir des années 1980. Elle s’est développée de façon inhomogène en France, pour des questions d’écoles. Actuellement elle est arrivée à maturité et les survies en DP et en HD sont équivalentes. L’état des lieux montre que la France est parmi les pays européens où l’hémodialyse à domicile et la dialyse péritonéale ont la prévalence la plus faible. Les leviers d’action pour essayer de développer la dialyse à domicile en France sont passés en revue. Les mesures incitatives professionnelles ont montré leurs limites et il est probable que des incitations réglementaires ou financières sont maintenant nécessaires à côté d’une politique volontariste.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    La télémédecine appliquée à l’hémodialyse ou la machine connectée

    Telemedicine applied to hemodialysis or connected machine

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Au XXIe siècle, l’insuffisance rénale est une maladie chronique qui touche plusieurs millions de personnes, en France et dans le monde. Sa prévalence dans la population générale augmente avec l’allongement de l’espérance de vie qui marque les pays développés et qui commence à apparaître dans les pays en voie de développement. L’hémodialyse chronique est un traitement qui a sauvé au 20ème siècle de nombreux enfants ou jeunes adultes dont les reins étaient détruits par plusieurs agents infectieux, toxiques et par des accès d’hypertension maligne dus à des hypertensions non traitées. Ces causes ont été maitrisées grâce aux mesures d’hygiène, les agents pharmacologiques anti-infectieux ou protecteurs du système cardio-vasculaire. Les causes de l’insuffisance rénale terminale aujourd’hui dominées par les maladies dégénératives du vieillissement que sont le diabète et la maladie vasculaire chronique. Le traitement par hémodialyse ne peut pas être toujours relayé par la transplantation rénale. De nombreux patients restent en hémodialyse chronique jusqu’à leur décès. Il importe d’adapter les conditions du traitement à leur vie sociale pour que celles-ci soient les meilleures possibles. C’est l’objectif de la télé dialyse qui consiste à réaliser les séances d’hémodialyse au plus proche du domicile, voire au domicile, tout en assurant la surveillance à distance des séances par la télémédecine. Les pratiques de télémédecine qui caractérisent la télé dialyse sont la télésurveillance médicale, la téléconsultation et la téléexpertise. Le moniteur d’hémodialyse est connecté à la plateforme et envoie en quasi temps réel les principaux paramètres biologiques et cliniques de la séance, lesquels permettent au médecin néphrologue du centre ambulatoire d’évaluer la qualité de la séance. Le système de télé dialyse est construit avec des logiciels spécifiques de mesure des différents paramètres de surveillance et les moyens de communication par videotransmission.

    Lire la suite >
  • Éloge

    Éloge de Paul Malvy (1922-2016)

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    De l’arthrose aux arthroses : une nouvelle vision physiopathologique

    From one disease to several diseases: a new approach of the pathophysiology of osteoarthritis

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’arthrose est la maladie ostéo-articulaire la plus fréquente et associée à une surmortalité liée au handicap fonctionnel dont elle est responsable. Sa physiopathologie a connu de grandes avancées ces dernières années avec une connaissance approfondie du rôle de chaque tissu articulaire, au-delà de la simple atteinte du cartilage. Le rôle de chaque tissu (cartilage, synoviale et os sous-chondral) et de leurs interactions dans les mécanismes de dégradation de l’articulation a ainsi été mieux compris.

    On définit cliniquement 3 grands phénotypes cliniques d’arthrose basés sur ses principaux facteurs de risque: arthrose post-traumatique, arthrose métabolique incluant l’arthrose liée à l’obésité et arthrose liée au vieillissement. Une autre approche est d’étudier la physiopathologie de l’arthrose en fonction de ces phénotypes en supposant que chaque phénotype possède des spécificités physiopathologiques.

    Ces atteintes tissulaires ou ces phénotypes étant facilement caractérisables cliniquement ou par des méthodes d’imagerie modernes, on peut imaginer un futur proche des traitements personnalisés et ciblés issus de ces nouvelles données physiopathologiques.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Données nouvelles dans l’imagerie du cartilage

    On distingue deux types d’imagerie du cartilage. L’imagerie morphologique est utilisé dans les soins courants et repose d’abord sur la radiographie qui montre l’espace articulaire, image indirecte de l’épaisseur du cartilage, et doit rester l’examen de première intention car peu coûteux, facilement accessible, reproductible, seul examen d’imagerie fait en charge et qui peut être sensibilisé par une légère flexion (genou) ou une incidence particulière (hanche). L’IRM n’est pas utile dans la grande majorité des cas mais peut permettre de comprendre l’origine d’une douleur d’intensité disproportionnée par rapport aux images radiographiques. C’est le seul examen qui donne une image directe de tous les composants articulaires et montre « l’oedème » de l’os sous-chondral, très corrélé à la douleur. L’arthroscanner ou l’arthro-IRM sont nécessaires pour obtenir une image très fine du cartilage. L’IRM structurale du cartilage, technique de recherche, permet d’appréhender les altérations de ses constituants, protéoglycanes ou collagène, avant même l’altération anatomique et peut servir de marqueur dans la recherche sur les mécanismes de l’arthrose et l’évaluation des futurs traitements.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Avancées de la recherche sur les marqueurs biologiques de l’arthrose

    Advances in research on biological markers of osteoarthritis

    Yves Henrotin déclare être le Président Directeur Général de la Spin-Off de l’Université de Liège dénommée Artialis SA.

    Le diagnostic de l’arthrose est basé sur des données cliniques et radiologiques qui sont apparentes à un stade irréversible de la maladie. Il est important de diagnostiquer l’arthrose avant l’apparition des signes radio-cliniques, durant la phase silencieuse de la maladie. Cette phase appelée aussi « moléculaire » est caractérisée par des modifications du métabolisme des tissus articulaires. Les marqueurs biologiques dits « solubles » permettent d’étudier ces changements métaboliques. Malheureusement, il n’existe à ce jour aucun marqueur protéique ayant une spécificité et une sensibilité suffisantes pour être utilisé en clinique dans le but de diagnostiquer précocement la maladie ou de prédire son évolution. La recherche de nouveaux marqueurs, mais aussi de nouveaux outils de détection de ces marqueurs dans les fluides biologiques, sont nécessaires. Récemment, les analyses protéomiques associées à la bio-informatique ont permis l’identification de signatures biologiques de l’arthrose. Cet article résume l’état de l’art et les découvertes récentes sur les marqueurs solubles de l’arthrose. Il propose également quelques réflexions sur les recherches menées dans ce domaine.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Avancées et nouveautés thérapeutiques dans l’arthrose

    Advances and news treatments of Osteoarthritis

    Conflits d’intérêts : aucun avec la rédaction de cet article.

    L’arthrose est une maladie complexe qui comprend différentes localisations anatomiques. Les principales avancées thérapeutiques ont été réalisées dans la gonarthrose. Les nouveaux traitements de l’arthrose ciblent deux objectifs : le premier est le contrôle des symptômes, et notamment de la douleur, le second plus ambitieux concerne la protection du cartilage. L’arrivée des anti-NGF a marqué un tournant dans la prise en charge de douleurs de l’arthrose. Avec ces anticorps monoclonaux, l’effet antalgique a été majeur. Néanmoins, cet effet s’est accompagné d’arthropathie destructrice qui, dans un premier temps, en a limité l’application. Les essais ont repris depuis, avec une forme sous-cutanée, et à des doses moindres. De nombreuses autres molécules qui visent à bloquer les voies de la transmission de la douleur, arrivent sur le marché. En ce qui concerne la chondroprotection, il convient de distinguer deux situations. La première concerne ce qu’on pourrait appeler la pré-arthrose situation où le traitement consiste en une bio-ingénierie tissulaire dont le but est de réparer et de régénérer le cartilage La deuxième situation plus classique concerne des patients ayant une arthrose radiographique avérée. Dans cette situation, beaucoup de traitements se sont révélés inefficaces, aussi bien dans le contrôle de la douleur que dans l’évolution de la maladie. Cependant, un essai récent randomisé contre placebo, utilisant des injections intra-articulaires d’un facteur de croissance, le FGF18 a montré pour la première fois un gain d’épaisseur du cartilage dans la partie la plus atteinte. C’est le premier essai montrant un effet chondroprotecteur avec une biothérapie. De très nombreuses molécules visant à contrôler la destruction du cartilage en bloquant différentes voies, comme le WNT ou les enzymes, les chimiokines, ou encore restaurer l’autophagie sont en cours de développement. Il n’est pas démontré que les traitements qui visent à ralentir la maladie soient également efficaces sur le contrôle des symptômes. Au total, il y a eu des avancées considérables dans le domaine de la recherche fondamentale qui permettent d’espérer la mise au point de nouveaux traitements. Il faudra adapter l’administration en fonction du phénotype des malades, mais également en fonction de l’évolution naturelle de la maladie et bien peser la balance bénéfice /risques de ces nouvelles thérapeutiques.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Les déprimés sont-ils trop sensibles aux autres ? Contributions de l’imagerie cérébrale à la physiopathologie de la dépression unipolaire.

    Are depressed patients too aware of others? The contribution of cerebral imaging to major depression physiopathology

    La dépression unipolaire est caractérisée par la persistance d’affects négatifs, des difficultés de concentration, d’attention, de la rumination, symptômes qui affectent les capacités d’interaction sociale des patients. Dans ce travail nous passons en revue les données d’imagerie cérébrale qui sous-tendent au niveau neural ces différents symptômes dépressifs. Nous montrons que la dépression affecte de nombreuses régions cérébrales parmi lesquelles le cortex cingulaire antérieur dans sa partie subgénuale, le cortex médial préfrontal et l’insula. Ces régions appartiennent en partie au réseau du mode par défaut et au réseau de salience. Nous proposons un modèle suggérant que la dépression résulterait d’une difficulté à allouer des ressources attentionnelles en réponse à des situations de stress social. Ces données d’imagerie cérébrale fonctionnelle laissent entrevoir la possibilité de développer des traitements préventifs de la dépression chez des sujets à risque.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Biomarqueurs du liquide cérébrospinal dans la maladie d’Alzheimer

    Cerebrospinal fluid biomarkers in Alzheimer’s disease

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de cet article.

    Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer (MA) a été nettement amélioré depuis quelques années par la découverte et l’utilisation des biomarqueurs du liquide cérébrospinal (LCS) et les marqueurs d’imagerie. Les marqueurs classiques du LCS sont maintenant bien reconnus avec une baisse des concentrations du peptide amyloïde Aβ1-42 et une augmentation des protéines tau et tau phosphorylée. Certains de ces marqueurs pourraient être anormaux une ou deux décennies avant les premiers signes de la maladie. Ils peuvent prédire le risque de progression d’un trouble cognitif léger vers un trouble cognitif sévère et ils sont bien corrélés aux anomalies de marqueurs d’imagerie comme le PET amyloïde. Les nouveaux marqueurs sont développés pour apprécier l’importance de la dégradation synaptique et de la mort neuronale ainsi que de la neuroinflammation. Les premiers résultats montrent qu’ils pourraient être corrélés au déclin cognitif des patients. A l’avenir la détection des premières anomalies métaboliques cérébrales pourra permettre d’envisager une approche de prévention secondaire de la MA en aidant aussi à l’inclusion des patients dans des essais cliniques au cours desquels un meilleur ciblage thérapeutique et une amélioration de l’effet sur les paramètres d’atteinte neuronale et synaptique pourront être validé au cours de l’évolution.

    Lire la suite >
  • Communication scientifique

    Réactivation de la tuberculose au cours des traitements par inhibiteurs du TNF : compréhension et prévention

    Reactivation of tuberculosis during treatment with inhibitors of TNF: understanding and prevention

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    L’inhibition du TNF a été un progrès majeur dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques en agissant sur leur expression locale et systémique. Cependant ce traitement peut être responsable d’infections graves, en particulier de réactivation de la tuberculose. Leurs mécanismes sont maintenant mieux compris. D’une part, les maladies inflammatoires chroniques s’accompagnent d’un déficit de l’immunité à médiation cellulaire touchant particulièrement la voie Th1. D’autre part, le TNF ayant un rôle central dans la formation des granulomes, son inhibition permet la libération du bacille de la tuberculose et sa propagation rapide. Cette compréhension a permis des actions de prévention avec dépistage et traitement des tuberculoses latentes.

    Lire la suite >
  • Présentation ouvrage

    Bernard SALLE. Cinquante ans de néonatologie. 2017 : Éditions Le Livre Actualité.

    Lire la suite >
  • Communiqué

    Formation des futurs neurologues et des futurs psychiatres

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêts avec le sujet abordé.

    Lire la suite >