Journal articles

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Instructions aux auteurs




4017 résultats

  • Communication scientifique

    L’accompagnement des parents face à une mort annoncée en périnatalité : pour l’introduction d’une démarche de soins palliatifs en maternité et en néo-natalogie

    Dealing with parents facing imminent death of their neonate : introducing palliative care in maternity wards and neonatal intensive care units

    Dans le cadre du diagnostic anténatal d’une maladie potentiellement létale pour un enfant à naître, les parents se retrouvent pris dans une telle tourmente que l’interruption médicale de grossesse apparaît souvent comme la moins mauvaise des solutions. Pourtant l’approche de la mort et le deuil à venir laissent entrevoir une situation d’une grande complexité. Face à ce drame, un certain nombre de parents souhaite redonner du sens à leur fonction, en accompagnant leur bébé jusqu’à son décès. Une démarche de soins palliatifs peut alors s’appliquer dans ce contexte, en considérant le bébé à naître « comme un vivant parmi les vivants », la grossesse comme le premier chapitre de toute vie humaine et la mort comme un processus naturel. Cette démarche qui vient s’inscrire en maternité et en néonatologie implique une cohérence dans le temps des informations données aux parents et la mise en œuvre d’un projet de vie leur laissant une large place. Une procédure collégiale, ancrée sur le refus de l’obstination déraisonnable et la primauté du confort du bébé, permet de constituer un cadre porteur où chacun peut trouver sa place. Ces nouvelles demandes parentales méritent d’être comprises afin d’être bien accompagnées.

     

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  • Communication scientifique

    Asphyxie périnatale et paralysie cérébrale : implications médico-légales

    Perinatal asphyxia and cerebral palsy : medicolegal implications

    Au cours des trente dernières années, la pratique obstétricale s’est notablement modifiée (monitorage fœtal systématique perpartum, augmentation importante du taux de césarienne,) dans le but de prévenir l’asphyxie périnatale et tout particulièrement sa fraction perpartum. Mais l’amélioration des paramètres néo-natals ne s’est pas accompagnée d’une évolution parallèle du taux de paralysie cérébrale qui est resté stable autour de 2 ‰ au cours des trente dernières années. De fait, les causes de la paralysie cérébrale sont très majoritairement anténatales, ce qui explique l’échec de la technologie perpartum censée prévenir ce risque, de même que celui de la césarienne préventive. A partir de l’analyse exhaustive de la littérature des trente dernières années, des critères ont été proposés pour pouvoir établir une éventuelle relation causale entre une asphyxie aiguë perpartum et une paralysie cérébrale : des études en population ont démontré que cette relation était très minoritaire. Mais l’obstétrique est une discipline qui est tout particulièrement soumise à une inflation des primes d’assurance pour faire face à une sinistralité néonatale, très souvent attribuée à une mauvaise gestion de l’accouchement, en particulier pour le cas de la paralysie cérébrale, à un défaut ou une réalisation trop tardive d’une césarienne. L’expertise périnatale judiciaire est encore trop souvent basée sur des notions devenues obsolètes. Une réforme de l’expertise s’impose mais sera probablement inefficiente tant qu’elle se contentera d’améliorer les problèmes uniquement structurels en amont de l’expertise. Le modèle américain, initié par les neurologues et adopté par de nombreuses disciplines s’avère séduisant pour tous, y compris avocats et magistrats : il consiste à vérifier le caractère éthique des expertises contestées par les parties qui les saisissent et à en tirer éventuellement des conséquences sur le plan professionnel.

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  • Communication scientifique

    Douleur fœtale : conséquences immédiates et à long terme

    Fetal pain : immediate and long term consequences

    De nombreuses situations sont potentiellement douloureuses pour le fœtus : malformations, gestes de médecine fœtale. Il est donc légitime de s’interroger sur la douleur fœtale. Les voies de la nociception sont fonctionnelles dès 26 semaines de grossesse. S’il est impossible de savoir ce que le fœtus ressent exactement, il est cependant essentiel de préciser les éventuelles conséquences immédiates et à long terme de ces stimulations nociceptives. Dès le début du deuxième trimestre, une réponse hémodynamique et endocrinienne au stress est observée lors des stimulations nociceptives. Chez l’animal, des conséquences à long terme sur l’axe corticotrope, la réponse ultérieure à la douleur et le comportement ont été mises en évidence après des stimulations nociceptives en période périnatale. Néanmoins, les données de l’expérimentation animale sont encore pauvres et il est nécessaire de poursuivre les travaux sur la douleur fœtale mais aussi sa prise en charge.

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  • Communiqué

    Expositions aux rayons ultraviolets artificiels : leur danger n’est toujours pas suffisamment pris en compte.

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  • Éloge

    Éloge de Jean-Paul Binet (1924-2008)

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  • Communication scientifique

    Présentation

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  • Communication scientifique

    Système nerveux central, système nerveux périphériques : comment maintenir la frontière ?

    Krox20 inactivation in the PNS leads to CNS/PNS boundary transgression by central glia

    Les interfaces entre système nerveux central (SNC) et périphérique (SNP) constituent des frontières cellulaires, car elles délimitent des territoires contenant des populations neuronales et gliales différentes. En dépit de leur intérêt potentiel pour la médecine régénérative, les mécanismes qui confinent les oligodendrocytes et les astrocytes dans le SNC et les cellules de Schwann dans le SNP ne sont pas connus chez les mammifères. Afin d’analyser l’implication de la glie périphérique et de la myéline dans le maintien de la frontière SNC/SNP, nous avons utilisé des souris mutantes. Nous montrons que l’inactivation de Krox20/Egr2, un gène-maître de la régulation de la myélinisation dans les cellules de Schwann, aboutit à la transgression de la frontière SNC/SNP par les astrocytes et les oligodendrocytes et à la myélinisation des axones des racines nerveuses par les oligodendrocytes. Une telle migration n’a pas lieu avec la mutation TremblerJ, qui empêche la myélinisation du SNP sans affecter l’expression de Krox20. Ces résultats suggèrent donc que le maintien de la frontière SNC/SNP requière une fonction de Krox20 séparable du contrôle de la myélinisation. Nous avons également analysé un patient humain affecté d’une neuropathie congénitale amyélinisante, associée à l’absence de la protéine KROX20 dans les cellules de Schwann. Dans ce cas, les racines nerveuses sont envahies par des oligodendrocytes et des astrocytes. Ceci indique que les mécanismes qui gouvernent la transgression de la frontière SNC/SNP sont communs à l’homme et à la souris.

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  • Communication scientifique

    Sclérose en plaques : avancées thérapeutiques

    Multiple sclerosis : emerging treatments

    La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central, dont les lésions associent démyélinisation et atteinte axonale. Elle représente la première cause de handicap non traumatique du jeune adulte. Les traitements actuels sont les immunomodulateurs (interférons β , acetate de glatiramer), les immunosuppresseurs (mitoxantrone) et le natalizumab, anticorps monoclonal qui bloque la transmigration dans le système nerveux central des lymphocytes activés. De nombreuses molécules sont actuellement évaluées dans les formes rémittentes, avec des résultats encourageants. Cette efficacité est à mettre en balance avec la toxicité potentielle, notamment infectieuse. En revanche, aucun traitement n’a encore démontré d’efficacité sur la phase progressive de la maladie, dominée par une atteinte axonale en partie indépendante de l’inflammation.

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  • Communication scientifique

    Polyneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques : hétérogénéité clinique et difficultés thérapeutiques

    Chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy : clinical heterogeneity and therapeutic perspectives

    Les polyradiculonévrites inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) ont été rapportées pour la première fois en 1958 par Austin. Leur prévalence est de 3 à 7 pour 100 000 habitants, avec une nette prédominance masculine. L’équipe de Dyck à la Mayo Clinic a proposé en 1975 l’acronyme de « Chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy : CIDP », et individualisé deux formes évolutives : lentement progressive (environ deux-tiers des cas) et à rechutes (un tiers des cas). Depuis trente-cinq ans, les PIDC ont fait l’objet de très nombreux travaux qui ont permis de souligner la très grande hétérogénéité de leurs aspects cliniques, électrophysiologiques et neuropathologiques. Dans la forme typique, l’existence d’un déficit moteur prédominant sur les racines et sensitif proprioceptif, symé- trique des quatre membres avec aréflexie généralisée, l’hyperprotéinorachie et les anomalies de la conduction nerveuse motrice avec blocs de conduction à l’examen électrophysiologique, sont les principaux arguments du diagnostic. Récemment, une attention particulière a été portée aux formes sensitives pures avec ataxie qui nécessitent une stratégie diagnostique différente pouvant nécessiter de recourir à la biopsie neuro-musculaire. Le traitement de première intention fait appel aux corticoïdes, aux immunoglobulines polyvalentes intraveineuses à fortes doses et aux échanges plasmatiques. Le traitement au long cours est difficile en raison du caractère imprévisible de l’histoire naturelle et de la difficulté à conduire des essais contrôlés randomisés conduits avec différentes classes d’immunomodulateurs.

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  • Autre

    La mort subite de l’Empereur Jovien. Une enquête médico-légale, dix-sept siècles plus tard

    Sudden death of Emperor Jovian : a forensic enquiry 17 century later

    L’analyse des faits concernant la mort de l’empereur Jovien, tels qu’ils ont été rapportés par les historiens antiques, permet de tenir pour vraisemblable le diagnostic d’intoxication oxycarbonée aiguë.

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  • Communication scientifique

    Présentation

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  • Communication scientifique

    Histoire des refus vaccinaux

    History of vaccine refusal

    L’histoire de la lutte des hommes contre les maladies infectieuses est ancienne. Elle a commencé avec les variolisations, probablement en Chine, au cours du e XVII siècle et dans le monde occidental, au début du e XVIII siècle. Comme toutes les nouveautés, elle a suscité de nombreuses oppositions basées sur des données, les unes valables, les autres, fort discutables ou carrément fausses. Les améliorations apportées aux méthodes de préventions par Edward Jenner puis par Louis Pasteur n’ont pas mis un terme aux oppositions pour des motifs : raisonnables, discutables, du domaine des convictions religieuses ou morales, de routine, pseudo-scientifiques, indirectes, ciblées sur de grands noms, illusoires, par emploi d’arguments douteux, sur bases de propos inutilement insultants.

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  • Communication scientifique

    Conséquences des oppositions vaccinales en France et en Europe. Comment maintenir une couverture vacinale efficace en 2010 ?

    Consequences of opposition to vaccination in France and Europe. How to maintain effective vaccine coverage in 2010 ?

    Les refus de vaccination ont pour principale conséquence l’insuffisance de la couverture vaccinale(CV). Le bénéfice collectif d’une vaccination n’est obtenu qu’au prix d’une CV efficace et maintenue. Son insuffisance conduit à la persistance des maladies et parfois à leur glissement vers l’âge adulte. C’est actuellement le cas de la rougeole en Europe où certains pays, dont la France, après de longues années de stagnation de leur CV, n’ont pas atteint la CV efficace de 95 % et sont le siège de foyers épidémiques, avec des complications graves touchant des adolescents et des adultes, atteignant aussi les nourrissons très jeunes non encore vaccinés. En France la CV de la vaccination hépatite B est également toujours très basse chez les nourrissons et les adolescents. Ces difficultés sont dues à la négligence du programme vaccinal et surtout à une opposition croissante aux vaccinations. Cette opposition provient de la peur des effets adverses des vaccins. Elle fut à l’origine en 1970 de la persistance de la coqueluche en Europe et de la réapparition de la diphtérie en 1990 en Russie. En 2010 la société occidentale remet en question la justification de certains vaccins de routine, n’en percevant plus le bénéfice pour les maladies disparues (polio, diphtérie) ou mal connues du public (hépatite B, infections à HPV). Les solutions envisagées pour la France passent par une refonte complète de la formation des soignants en vaccinologie et une information plus pertinente des personnes sur le rapport bénéfice-risque des vaccins. La récente polémique sur la vaccination de la grippe pandémique H1N1 a démontré que le public et les médias sont beaucoup plus sensibles aux inconvénients hypothétiques de la vaccination qu’à son avantage. Une réflexion éthique et politique s’impose conjointement pour parvenir à une prévention vaccinale moderne efficace et acceptable au XXIe siècle.

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  • Communication scientifique

    L’avenir de l’obligation vaccinale : aspects juridiques

    The future of the obligation to be vaccinated : legal aspects

    Le droit ne doit pas être instrumentalisé en faveur ou contre l’obligation vaccinale : il est neutre sur ce point. Il donne aux pouvoirs publics une grande liberté de décision. Il leur revient de concilier la liberté des patients et l’intérêt de la santé publique et d’arbitrer entre l’obligation, la recommandation ou l’abstention. Mais dans tous les cas, il faut envisager les différentes responsabilités qui peuvent peser sur les patients (ou leurs parents), sur les vaccinateurs et sur les décideurs.

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  • Communication scientifique

    Demain, qui va prendre soin des personnes âgées ? Le taux de soutien aux très âgés

    Tomorrow, who will take care of the elderly ? The oldest old support ratio

    Le rapport que le Comité Consultatif National d’Éthique français a consacré au vieillissement, en 1998, observait : « L’espérance de vie de l’homme connaît depuis plusieurs décades la phase de croissance la plus rapide de toute l’histoire de toute l’humanité ». La situation de ceux qu’on appelle « les aidants naturels », sur lesquels reposaient autrefois, presque exclusivement, la prise en charge informelle en soins de leurs parents âgés. Les buts de cette présentation sont tout d’abord d’évaluer l’implication des aidants naturels (soins informels par la famille) dans les soins aux personnes très âgées et/ou dépendantes en France, puis d’envisager les difficultés numériques et qualitatives à venir afin de pouvoir au mieux anticiper quelques possibles solutions. Pour atteindre ces buts, les liens de dépendance intergénérationnelle sont rappelés de même que les différences entre âge chronologique et fonctionnel, affections de longue durée et dépendance pour les actes de la vie quotidienne. Le nombre des personnes dépendantes âgées de plus de 75 ans et leurs conditions actuelles de vie démontrent l’importance et l’intensité du travail (encore non reconnu) des aidants naturels, dont le nombre va décroître dans les prochaines décades. En France, le taux de support qui était en 1950 voisin de 45 potentiels aidants naturels pour une personne âgée de plus de 85 ans se réduira en 2050 aux alentours de cinq. Ce changement drastique des rapports entre classes d’âge aura des implications majeures. En effet, il n’est aujourd’hui plus contesté que le maintien à domicile demeure la meilleure réponse au respect de la dignité de la personne. Mais, si le maintien à domicile est la solution la plus économiquement valable, elle paraît bien devoir être aussi de plus en plus difficile à préserver. Parmi les possibles solutions à cet important défi de société, il importe de parfaitement intégrer l’extrême avance en âge dans l’ensemble du parcours de vie individuel, de reconnaître et soutenir le travail des aidants naturels, de maintenir des ressources adéquates en professionnels de santé travaillant dans la communauté, d’ assurer une formation adaptée tant aux aidants naturels qu’aux soignants professionnels et enfin de trouver des systèmes de soins novateurs et financièrement attractifs.

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  • Communication scientifique

    Paralysies laryngées unilatérales isolées de l’adulte : étude d’une cohorte de 591 patients pris en charge en centre hospitalo-universitaire

    Isolated unilateral laryngeal nerve paralysis in adults. An inception cohort of 591 patients managed in a French teaching hospital

    Analyse d’une cohorte de 591 patients adultes avec une paralysie laryngée unilatérale isolée suivis dans un service hospitalo-universitaire au décours des années 1990-2008. Analyse de la symptomatologie, des étiologies, du traitement et de l’évolution spontanée avec comparaison des données sur deux périodes successives (1990-2000 vs 2001-2008) en utilisant les tests du Chi et U de Mann et Whitney. La symptomatologie associait dysphonie, troubles 2 de la déglutition et troubles respiratoires notés respectivement dans 98,3 %, 34,8 % et 4,1 % des cas. L’étiologie de la paralysie était chirurgicale dans 65,1 % des cas et médicale non chirurgicale dans 21,1 % des cas avec une affection néoplasique sous-jacente notée dans 59,6 % des cas. Le plus fréquent des cancers était étant le cancer pulmonaire et 22 % de ces cancers étaient en traitement palliatif. La chirurgie thoraco-médiastinale tumorale et la chirurgie des glandes thyroïdes et parathyroïdes représentaient 79,4 % des étiologies chirurgicales. Les tumeurs malignes représentaient 76,8 % des étiologies non chirurgicales. Au sein du groupe des paralysies idiopathiques (13,8 % de la cohorte), la surveillance dépistait une tumeur maligne sur le trajet du nerf paralysé plusieurs mois après le début de la paralysie dans 3,7 % des cas. Au plan évolutif une remobilisation de l‘hémilarynx paralysé survenait dans 19,6 %. Ce taux variait de façon statistiquement significative en fonction de trous paramètres : l’existence d’une section du nerf, l’étiologie et le délai depuis le début de la symptomatologie. Le traitement réalisé était une médialisation laryngée et une rééducation orthophonique, respectivement dans 40,1 % et 59,9 % des cas. Le taux de succès actuel de la médialisation laryngée est de 90,3 %. Conclusion : Trois axes étiologiques prédominent dans notre cohorte: les tumeurs (en grande majorité cancéreuses et souvent à un stade palliatif), la chirurgie (avant tout thoraco-médiastinale et thyroïdienne) et les affections cardio-vasculaires (chirurgicales et non chirurgicales).Dans notre service, la médialisation laryngée est devenue un élément primordial de la prise en charge des patients avec une immobilité laryngée unilatérale isolée.

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  • Communication scientifique

    Quels enjeux thérapeutiques chez la personne âgée diabètique ?

    What therapeutic goals in the aged diabetic patients ?

    Le diabète des personnes âgées constitue un problème croissant de santé publique qui retentit en termes de qualité de vie et d’autonomie des patients. Malgré l’absence d’étude prospective, il est actuellement possible d’entrevoir quels objectifs thérapeutiques rechercher en fonction des patients. Ces objectifs sont déterminés à l’aide de l’évaluation diabétologique habituelle complétée par une évaluation gériatrique permettant notamment de préciser le degré de fragilité du patient. Alors que l’objectif glycémique pour un diabétique âgé en bonne santé est peu différent de celui du diabétique plus jeune, il doit être plus large chez les diabétiques âgés fragiles, notamment pour limiter le risque hypoglycémique et éviter des contraintes sans bénéfice potentiel pour le malade. Etant donné que les diabétiques âgés ont plus fréquemment des complications dégénératives plus graves, de même que d’autres facteurs de risque cardio-vasculaire, il est nécessaire de définir là aussi des objectifs individualisés prenant en compte, non seulement la maladie diabétique, mais aussi les conséquences du vieillissement. Cette démarche, préalable indispensable à l’utilisation appropriée des moyens thérapeutiques, doit être entreprise par une concertation multidisciplinaire.

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  • Autre

    Le strasbourgeois Charles-Adolphe Wurtz (1817-1884), Doyen de la Faculté de médecine de Paris, Président de l’Académie des sciences, et President de l’Académie de médecine

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  • Communication scientifique

    La sécurisation du dossier médical partagé (DMP)

    Securing shared medical records

    Institué par la loi du 13 Août 2004, le dossier médical personnel avait pour but de « soigner mieux à un moindre coût ». Il devait, en effet, éviter des examens redondants ou des traitements incompatibles. Attribué à chaque bénéficiaire de l’assurance maladie, il aurait dû être mis en œuvre le 1er Janvier 2007. Diverses difficultés concernant notamment, la confidentialité des données médicales échangées, ont entraîné des reports successifs de sa date d’application. Six ans après sa création, devenu dossier médical partagé, il n’est toujours pas opérationnel. L’information actuelle fait le point entre théorie et réalité, et constate que des changements fondamentaux doivent être apportés à un projet initial trop ambitieux. Des solutions pratiques et peu coûteuses existent qui permettraient la création d’un dossier médical individuel sécurisé susceptible de recueillir le concours du corps médical et celui de l’ensemble de la population.

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  • Communication scientifique

    L’apport des connaissances en médecine et santé au travail à l’ensemble de la population

    Contribution of occupational medicine to social medicine

    La médecine et santé au travail a toujours fait partie de la médecine sociale en s’intéressant à une population ciblée, celle qui a une activité professionnelle. La connaissance des maladies professionnelles a, dans de nombreux cas, aidé à la connaissance des risques environnementaux pouvant toucher d’autres parties de la population. C’est le cas de certains cancers, comme ceux qui sont liés aux poussières de bois, à l’amiante, au benzène, ou à des risques liés aux produits chimiques cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction. Une meilleure connaissance des risques engendrés par les résines époxydiques, les ciments, le formaldéhyde, le plomb ou le toluène ou d’autres agents chimiques permettent de mieux comprendre certaines pathologies de la population. La connaissance du mécanisme d’action des troubles musculo-squelettiques dûs au travail répétitif a permis de transmettre l’expérience professionnelle à d’autres domaines ; la reprise prudente et adaptée d’une activité semble être le meilleur traitement de fond. La charge mentale pathologique et ses conséquences en milieu de travail (suicides, dépressions…) conduit à une réflexion beaucoup plus générale sur les relations entre les êtres humains dans notre société. Le travail avec des réseaux multidisciplinaires permet de faire régulièrement le point des connaissances en médecine du travail applicables à la médecine sociale.

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  • Information

    L’Académie nationale de médecine en défense et illustration de l’humanisme médical

    The French National Academy of Medicine as a defender and an illustration of medical humanism

    L’humanisme médical, heureuse tradition de la médecine française, se trouve, comme l’humanisme lui-même, en péril, du fait d’évolutions multiples, mais surtout, depuis que le consumérisme a transformé le médecin en ‘‘ prestataire de soins ’’ et le malade lui-même en ‘‘ usager ’’ de ces soins (Denys Pellerin). En France, les nombreux constats entendus ou lus de dérives regrettables, témoignent d’errements issus de ces évolutions mal maîtrisées. Les menaces sur l’humanisme médical sont d’autant plus redoutables qu’elles sont multipolaires, émanées des évolutions de la société contemporaine, de l’exercice de la médecine et … des médecins eux-mêmes. L’environnement de la médecine a modifié mentalités et comportements, fait peser les contraintes financières, le principe de précaution expose à la judiciarisation de l’acte médical. L’évolution de la médecine associe la tendance à l’auto-suffisance de la (merveilleuse) technologie médicale, aux risques du mésusage des réseaux Internet. Le médecin lui-même, harassé de charges non médicales, mal préparé à l’écoute, tend à négliger la clinique, élément essentiel de l’art médical. Restaurer l’humanisme médical ne se fera pas sans une réforme profonde du contenu de l’enseignement de la médecine., rappelant les fondamentaux du choix et de l’exercice du médecin, et intégrant les bénéfices de la technologie médicale dans la clinique, qui ne se réduit pas à palper et ausculter, mais inclut un dialogue médecin-malade de qualité.

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  • Éloge

    Éloge de Bernard Glorion (1928-2007)

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  • Communication scientifique

    Organisation topographique du corps calleux chez l’homme. Étude cartographique en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (f-IRM)

    Functional topography of the human corpus callosum

    Le concept de cartographie fonctionnelle du corps calleux (CC) est né des études lésionnelles chez l’homme et des recherches anatomiques chez les autres mammifères. Notre étude a pour but de décrire cette cartographie du CC humain obtenue pour la première fois in vivo et en utilisant une technique non invasive : l’Imagerie par Résonance Magnétique Fonctionnelle (f-IRM). Nous avons testé l’activation corticale et au niveau du CC par effet BOLD pendant la stimulation sensorielle (tactile, gustative, visuelle) et motrice sur 38 volontaires. Nous avons également évalué l’organisation axonale de la substance blanche au niveau du CC chez 16 de ces 38 volontaires en imagerie par tenseur de diffusion (DTI) et tractographie par tenseur de diffusion (DTT). La stimulation du goût comporte une activation de la partie antérieure du CC, l’activation motrice de sa partie centrale, la stimulation tactile de sa partie centrale et postérieure, et la stimulation visuelle celle du splenium du CC. La reconstruction par DTT des faisceaux du CC qui connectent les aires corticales primaires activées du goût, motrices, somato-sensorielles et de la vision, démontrent des corrélations anatomiques de l’activation fonctionnelle du CC avec des faisceaux qui empruntent le CC, respectivement au niveau du genou, du corps antérieur et postérieur et du splenium, en correspondance avec les sites d’activation fonctionnelle du CC détectés par effet BOLD. Ces données démontrent que la topographie fonctionnelle du CC peut être explorée pour la première fois in vivo chez l’homme par f-IRM, avec des perspectives d’application en la pratique clinique courante, surtout pour la planification des actes neurochirurgicaux.

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  • Communication scientifique

    Les matrikines anti-tumorales : intérêt potentiel en cancérologie

    Anti-tumoral matrikines : potential interest in oncology

    Le terme de « matrikine » a été créé pour désigner des peptides provenant de la dégradation partielle des macromolécules de la matrice extracellulaire, possédant des activités modulatrices sur les cellules. Parmi les matrikines, certaines possèdent des propriétés inhibitrices de la progression tumorale et/ou de la néoangiogénèse, ce qui fait d’elles de nouveaux agents anti-tumoraux potentiellement utilisables en thérapeutique anti-cancéreuse. Cette revue fait le point sur les principales matrikines anti-tumorales actuellement décrites, en particulier celles provenant des macromolécules de la membrane basale.

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  • Rapport

    10-06 Éducation pour la santé à l’école

    Health through school education

    Dans la lutte pour l’amélioration de la santé en France, l’école a pris, au cours de cette dernière décennie, une place prioritaire depuis qu’il est apparu que la France est le pays de l’UE où la mortalité due aux comportements est la plus élevée (accidents, imprudences, suicides, alcool, tabac, insuffisance d’exercice physique). Ces comportements nocifs débutent pendant l’adolescence, mais sont conditionnés par l’état mental qui a été construit pendant la petite enfance. La situation actuelle de l’éducation pour la santé à l’école est préoccupante pour deux raisons : — l’absence d’une doctrine cohérente. Les concepts qui l’inspirent ont grandement évolué depuis 1975 (notamment avec la charte d’Ottawa introduisant la promotion de la santé en 1986). On s’est contenté d’additionner les approches au lieu de redéfinir les buts et d’adapter les moyens ; — l’absence de suivi des actions entreprises. De nombreuses circulaires et directives ont été rédigées, des études ont été faites, mais on n’a tiré aucun enseignement des échecs et des réussites. En 2010, au moment où l’on reconsidère la formation des maîtres, donc le contenu des enseignements, il est impératif de préciser les objectifs et de rechercher comment adapter les moyens à la réalité du terrain. Une série d’études françaises et internationales, notamment le rapport de l’OCDE (2009) jugent de façon extrêmement critique la situation en France et montrent la nécessité d’un effort. Alors que la France consacre des moyens notables aux actions visant l’adolescence, ceux consacrés à la petite enfance sont très insuffisants. Or, les données sociologiques, et les enseignements que l’on peut tirer du progrès des neurosciences, montrent que si de la vie in utero jusqu’à l’âge adulte, le développement physique et mental est continu, les premières années de la vie ont une importance cruciale. C’était autrefois le domaine des familles. Il faut, hélas, constater que dans la France contemporaine celles-ci sont souvent défaillantes. Certains parents n’ont pas conscience de leur responsabilité éducative envers leurs enfants ou manquent de repères. Par ailleurs, la France est devenue un pays hétérogène. La précarité et la marginalisation de certaines familles retentissent sur l’équilibre psychique des parents et, par voie de conséquence, sur celui et de leurs enfants. Les différences de culture et de mode de vie introduisent des problèmes sanitaires et rendent difficile l’élaboration d’une stratégie globale. Ceci montre la nécessité d’un effort considérable. Il faut sensibiliser les parents et les informer dès la grossesse en profitant, par exemple, des consultations prénatales obligatoires pour enseigner aux futures mères, et si possible à leurs conjoints, les axes de leur action auprès de leurs enfants dès la naissance (l’éveil et la stimulation des activités intellectuelles doivent débuter dès les premières semaines de la vie). Le rapport de l’OCDE montre que les parents français sont parmi ceux qui consacrent le moins de temps à leurs enfants ; de nombreuses raisons peuvent expliquer cette situation préoccupante, il convient de les analyser et d’agir ; notamment en renforçant le partenariat entre parents et les responsables des écoles maternelles et des crèches. Des réticences doivent être surmontées et des structures mises en place. La place de la santé pendant la prime enfance a beaucoup évolué. Autrefois, on considérait que chez les petits enfants, elle était essentiellement liée à des problèmes somatiques (malvoyance, mal entendance, difficultés motrices, etc.). Aujourd’hui, les problèmes psycho-sociologiques apparaissent particulièrement importants. Les acteurs des crèches ou des écoles maternelles, l’instituteur, sont devenus ceux qui repèrent le plus efficacement les enfants ayant des problèmes psychiques et ont des difficultés à établir des relations avec les autres enfants, à jouer avec eux. L’efficacité des interventions est d’autant plus grande qu’elle commence plus tôt. Le bilan psychosomatique fait à l’occasion de cette alerte par le pédiatre et le pédopsychiatre (ou le psychologue) doit inclure l’analyse des conditions de vie ainsi que l’étude de l’aide à apporter aux petits enfants présentant des problèmes de santé physique ou mentale. Les comparaisons internationales montrent que les jeunes français sont parmi ceux qui sont les plus pessimistes quant à leur avenir, ont le plus la sensation de ne pas être intégrés dans la société et de n’avoir que peu de moyens d’influencer leur avenir dont ils pensent qu’il dépend des autres ; ils estiment que la société est bloquée et ne leur laisse que peu de possibilités de promotion. Il est tentant de supposer que ces attitudes ont été marquées par le vécu de la petite enfance. Le contenu de l’enseignement doit être adapté à l’âge des enfants, en ayant pour principal objectif de donner aux petits enfants confiance en eux et en leurs capacités à améliorer leur épanouissement. Il doit être centré sur les fonctions et activités les plus simples : le sommeil, l’alimentation, l’éducation physique (parmi les pays étudiés dans le rapport de l’OCDE, la France est celui où l’éducation physique et le sport sont le moins développés). Il doit aider l’acquisition de la sociabilité, la reconnaissance des émotions siennes mais aussi celles des autres avec leurs différences ; la pratique des jeux de rôle au sein de l’école pouvant être un moyen simple d’aide à cette prise de conscience. Pour progresser, il convient de s’appuyer sur des expériences pédagogiques, fondées sur le volontariat des écoles et enseignants (comme cela a été fait avec succès pour « La main à la pâte »), mais aussi donner à ces études les moyens nécessaires et suivre leurs résultats pour en tirer des enseignements. La formation des enseignants a un rôle clé avec un double aspect : formation initiale dans les masters des universités où un module sur l’enseignement pour la santé est indispensable et dont les contenus doivent être harmonisés et formation continue dont l’impact est très grand, qui dépend elle du ministère de l’éducation nationale. Une cohérence entre ces deux formations est indispensable. Il faut de plus veiller à l’adéquation entre les objectifs et les moyens. Rappelons à l’occasion du e XX anniversaire de la signature de la Convention internationale des Droits de l’Enfant que les buts de l’éducation pour la santé, comme pour l’éducation en général, doivent s’appliquer à tous. Il faut pour y parvenir introduire à la fois souplesse et rigueur dans les méthodes pédagogiques et le contenu des enseignements. Il faut associer au partenariat parents-enseignants, les acteurs de la protection maternelle et infantile (PMI), ainsi que les pédiatres. La répartition des responsabilités concernant les nourrissons et les jeunes enfants, entre instances relevant de l’Etat, des autorités locales, des structures sanitaires, médicosociales et des professionnels de santé incluant les médecins et infirmières scolaires devrait permettre une coordination indispensable dans les situations difficiles.

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  • Communication scientifique

    Effets iatrogènes des traitements radiothérapiques (irradiation externe et/ou curiéthérapie) et chimiothérapiques sur la fertilité

    Effects of radiotherapy (external and/or internal) and chemotherapy on female fertility

    L’effet de la chimiothérapie sur les fonctions ovariennes dépend en particulier de l’âge de la patiente, de la drogue utilisée et de sa dose. Les alkylants sont les plus gonadotoxiques. L’utilité des agonistes de la GnRH dans la prévention de cette toxicité est en cours d’évaluation dans un essai de phase III européen. L’impact de la radiothérapie et/ou de la curiethérapie sur les ovaires, est lui aussi très bien connu et dépend de trois facteurs : de l’âge de la patiente, de la dose reçue aux ovaires et de la combinaison éventuelle de la radiothérapie à une chimiothérapie. La transposition ovarienne avant irradiation est une technique chirurgicale simple et efficace dans certaines indications pour diminuer le risque de castration ovarienne. Quant à l’impact de la curiethérapie sur l’utérus, s’il existe incontestablement des effets de l’irradiation sur l’utérus en terme de vascularisation, de croissance (lorsque cet organe a été irradié dans l’enfance), de réponse au traitement de stimulation, beaucoup de données manquent en ce qui concerne l’influence de l’âge, des doses d’irradiation et des volumes irradiés.

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  • Communication scientifique

    Traitements de l’infertilité après traitement d’un cancer gynécologique et indication de la congélation du tissu ovarien

    Infertility treatments after gynecologic cancers and indications of ovarian tissue cryopreservation

    Les progrès de la cancérologie conjugués au recul du désir d’enfant vont amener des femmes qui ont bénéficié avec succès d’une prise en charge d’un cancer du sein, de l’ovaire ou de l’utérus à vouloir bénéficier d’une prise en charge de leur infertilité si la grossesse spontanée ne survient pas rapidement. La fertilité ultérieure doit être envisagée, de façon multidisciplinaire au moment de la prise en charge thérapeutique : cryoconservation embryonnaire, ovarienne ou ovocytaire. En cas d’infertilité persistante, le recours à l’Assistance Médicale à la Procréation peut dans certains cas se discuter.

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  • Communication scientifique

    Grossesse après cancer gynécologique ou mammaire

    Pregnancy after gynecologic or breast cancer

    Le cancer mammaire touche fréquemment la femme jeune, en âge de procréer. La grossesse dans ce contexte est devenue de plus en plus courante. De nombreuses études montrent que la grossesse n’a pas d’influence sur le pronostic de la maladie et le délai à respecter après un cancer du sein pour démarrer une grossesse doit donc tenir compte essentiellement des risques de récidive et de localisations secondaires de la tumeur initiale. La grossesse par elle-même ne présente pas de particularité. Après un cancer gynécologique, le traitement de la maladie peut comporter des risques importants sur le pronostic de la grossesse, en particulier le risque de prématurité ou de fausse couche après cancer du col utérin ayant bénéficié d’un traitement chirurgical conservateur. Le maintien de la possibilité de grossesse après cancer de l’ovaire ou de l’endomètre nécessite une sélection rigoureuse des cas car il existe un risque non négligeable de récidive au cours ou au décours de la grossesse.

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  • Communication scientifique

    Contraception après cancer gynécologique et mammaire

    Contraceptive methods after gynecological and breast cancer

    Grâce à l’évolution et à l’efficacité des techniques de dépistage et de traitement des cancers, les femmes bénéficient de plus en plus de traitements conservant leur fertilité. Environ 10 % des cancers gynécologiques et mammaires touchent des femmes de moins de 40 ans, encore en âge de procréer. En France, on estime que plus de cinq mille femmes atteintes de cancer du sein sont âgées de moins de 45 ans. Si la contraception hormonale est contre indiquée en cas d’antécédents de cancer du sein ou de l’endomètre, elle semble protectrice pour le cancer de l’ovaire. Même si une grossesse après un cancer n’est pas contre indiquée, elle doit absolument être plannifiée. Pour toutes ces femmes, la prescription d’une contraception adaptée est une nécessité.

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  • Communication scientifique

    Conclusion

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  • Communication scientifique

    Asthme sévère : nouvelles cibles thérapeutiques

    Severe asthma : new therapeutic targets

    Environ 10 % des asthmes présentent une forme sévère de la maladie, souvent appelée également « réfractaire » ou « difficiles » en raison des difficultés de traitement, des exacerbations fréquentes et graves, malgré un traitement maximal bien conduit par bronchodilatateurs et corticoïdes. Un objectif majeur de la recherche actuelle dans l’asthme est d’en élucider les mécanismes cellulaires et moléculaires afin de développer de nouveaux traitements pour ces patients en impasse thérapeutique. La persistance de polynucléaires éosinophiles dans les voies aériennes est un des éléments les plus caractéristiques de l’asthme sévère. Leur recrutement dépend de l’IL-5. Leur activation conduit ensuite à la sécrétion de MBP, protéine cationique des éosinophiles. Ils participent au maintien et à la progression de la maladie en augmentant l’inflammation, via leur production de cytokines et en favorisant le remodelage bronchique. L’utilisation d’un anticorps monoclonal anti-IL5 chez un sous groupe de patients asthmatiques sévères avec éosinophilie persistante malgré les corticoïdes, a montré son efficacité en diminuant le nombre d’exacerbations sévères. Des molécules inhibant les protéines cationiques telles pourraient également être intéressantes en diminuant les lésions épithéliales et le remodelage bronchique. L’épithélium bronchique des asthmatiques présente une susceptibilité accrue à l’agression. Les cellules épithéliales bronchiques ont également une capacité importante à produire, en réponse à une agression, des facteurs fibrogéniques et des facteurs de croissance qui vont induire, via le tissu mésenchymateux une fibrose sous épithéliale et une hypertrophie/hyperplasie du muscle lisse. Récemment, il a été démontré que l’ET-1 était surexprimée dans l’épithélium bronchique des patients ayant un asthme sévère avec trouble ventilatoire obstructif fixé, comparativement aux asthmatiques moins sévère, et que ceci était corrélé à l’hypertrophie du muscle lisse bronchique et à l’importance de l’obstruction bronchique. L’inhibition de la voie de l’ET-1 pourrait donc être une voie thérapeutique dans le remodelage bronchique des asthmes sévères.

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  • Communication scientifique

    Introduction

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  • Communication scientifique

    L’éosinophilie : implication dans l’inflammation des maladies allergiques

    Eosinophilic inflammation in allergic diseases

    Une éosinophilie tissulaire est une composante de l’inflammation allergique. La conception classique, fondée sur l’étude de l’hypersensibilité IgE-dépendante, insiste sur l’interrelation d’une activation des lymphocytes Th2 et de l’attraction tissulaire puis de l’activation des éosinophiles. La comparaison des maladies atopiques, et d’affections « miroir » identiques mais non atopiques, éclaire la complexité de cette inflammation. Les pathologies envisagées sont l’asthme allergique, comparé à l’asthme intrinsèque et à l’asthme de la maladie de Churg-Strauss, la polypose naso-sinusienne, la conjonctivite vernale, l’œsophagite à éosinophiles, le DRESS, la maladie d’Ofuji, la cystite à éosinophiles. A la lumière de ces pathologies, on doit considérer que le couple Th2-éosinophiles n’est pas spécifique de profil atopique. D’autre part l’inflammation allergique à éosinophiles peut reconnaître l’association d’une activation Th1 et le rôle déclenchant d’une infection virale simultanée (DRESS). Le rôle possible de l’épithélium dans l’induction de l’attraction tissulaire des éosinophiles est une conception alternative, démontrée dans l’oesophagite à éosinophiles, et pourrait conduire à de nouvelles thérapeutiques ciblant à ce niveau le contrôle de l’expression de l’éotaxine 3.

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  • Communication scientifique

    À la redécouverte des syndromes hyperéosinophiliques

    New insights into hypereosinophilic syndromes

    Le syndrome hyperéosinophilique (SHE) est un syndrome rare se caractérisant par la présence d’une hyperéosinophilie (HE) persistante, inexpliquée, responsable d’un infiltrat tissulaire. Le caractère d’« entité pathologique » attribué au SHE est maintenant légitimement contesté, en raison d’une expression clinico-biologique très hétérogène. Celle-ci témoigne de dérèglements qui affectent soit directement la lignée éosinophile (souvent lié à un gène de fusion FIP1L1-PDGFRA et correspondant alors à une leucémie chronique à éosinophiles), soit la lignée lymphoïde, où l’éosinophilie est secondaire à une expansion de lymphocytes T produisant des quantités importantes d’interleukine-5, cytokine impliquée dans l’éosinophilopoïèse. Ces découvertes récentes ont légitimé l’utilisation d’inhibiteurs de tyrosine kinase comme l’imatinib, qui, en inhibant PDGFRA, ont bouleversé le pronostic de ces leucémies chroniques à éosinophiles, mais aussi l’utilisation d’anticorps monoclonaux anti-IL-5, traitement prometteur des SHE cortico-dépendants.

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  • Communication scientifique

    Épidémiologie des parasitoses, hyperéosinophilies sanguines et IgE d’origines parasitaires en milieux tempérés et tropicaux

    Epidemiology of parasitic deseases, hypereosinophilia, IgE from tropical and european parasitological origins

    La démarche diagnostique d’une hyperéosinophilie sanguine, souvent accompagnée d’une élévation du taux des IgE, est fonction de l’origine géographique ou des voyages du patient. En France les helminthiases pratiquement les seules parasitoses à éosinophiles, sont pour certaines fréquentes mais peu graves comme l’oxyurose de l’enfant mais parfois plus graves et heureusement plus rares dans le cas des distomatoses, de la trichinellose, de taeniases, de l’échinococcose ou de syndromes de larva migrans viscérale. Chez l’autochtone ou voyageurs de retour d’un environnement tropical à l’hygiène insuffisante, les éosinophilies sont le fruit d’un polyparasitisme intense précoce et leur valeur diagnostique est faible. au Gabon en milieu africain équatorial chaud et humide, un enfant d’école rurale héberge en moyenne plus de trois parasites différents susceptibles d’entraîner une hyperéosinophilie ou une augmentation des IgE sériques. Leur éosinophilie croît dès le plus jeune âge, dès le sevrage et les contacts avec le sol, et rapidement jusqu’à l’âge adulte, avec un moyen tout âge confondu atteignant 1 580 éosinophiles par mm3 et un taux moyen des IgE de 3300 kU/l. Le diagnostic direct des parasitoses chroniques est possible et des traitements spécifiques des affections reconnues sont prescrits. Par contre au cours d’une consultation de parasitologie européenne fréquentée par des migrants ou des voyageurs s’étant rendus en milieu tropical, le diagnostic évoqué par une hyperéosinophilie est difficile et la démarche diagnostique, rarement appuyée sur la découverte d’une forme parasitaire, est fondée sur des arguments épidémiologiques, cliniques, et sérologiques. Sur ces arguments des traitements souvent probabilistes seront prescrits associant albendazole, ivermectine et praziquentel.

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  • Communiqué

    Recommandations concernant l’automesure tensionnelle

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  • Communication scientifique

    Présentation

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  • Communication scientifique

    Douleur psychique : un symptôme ?

    Mental pain : is it a symptom ?

    Peut-on parler de douleur psychique ? Le psychiatre est confronté à toutes sortes d’états émotionnels, de la tristesse à l’exaltation de l’humeur, et le terme de douleur morale est couramment utilisé dans la description d’un épisode dépressif à caractéristiques mélancoliques. Mais est-il possible de caractériser cette douleur sans lésion visible ni délimitation corporelle ? Nous montrons qu’il est légitime de parler de douleur psychique, à la fois d’un point de vue physiopathologique, d’un point de vue pronostique et d’un point de vue thérapeutique. Les neurosciences cognitives permettent en effet de montrer que les structures cérébrales impliquées dans la représentation de la douleur physique sont également activées par la douleur psychique. L’importance de la douleur psychique est par ailleurs associée au risque suicidaire. Enfin, les antalgiques, notamment les opioïdes et la kétamine, modulent la douleur psychique et peuvent être utilisés dans cette perspective.

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  • Communication scientifique

    Indications psychiatriques de la stimulation cérébrale profonde

    Psychiatric indications of deep brain stimulation

    Introduite à la fin des années 1980, la technique de stimulation cérébrale profonde a montré son efficacité dans le traitement de pathologies neurologiques, telles que la maladie de Parkinson, les dystonies, les tremblements essentiels, dans lesquelles les circuits cortico-sous-corticaux sont impliqués. La fréquente co-morbidité psychiatrique de ces pathologies a conduit très rapidement à appliquer cette technique à certaines pathologies psychiatriques, en particulier à la prise en charge des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) réfractaires à tout traitement. Cette pathologie représente désormais une indication de choix de cette technique, même si la cible anatomique la plus appropriée reste à définir. D’autres indications sont en cours de développement en particulier les troubles dépressifs chroniques et résistants (TDRC).

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  • Communication scientifique

    Mieux évaluer l’action des médicaments antipsychotiques

    Towards better evaluation of antipsychotic drugs

    La méthodologie d’évaluation des produits médicamenteux est aujourd’hui bien établie. Elle repose, d’une part sur des études scientifiques réalisées en vue de l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché et, d’autre part sur des études moins rigoureuses méthodologiquement visant à évaluer l’effet des produits en situation réelle de prescription dans un système de soin donné. Des progrès sont à attendre pour réduire le différentiel méthodologique entre les deux perspectives. Dans le domaine des médicaments antipsychotiques, ces progrès devraient porter en premier lieu sur la définition des critères d’efficacité. Des travaux récents montrent en effet que des améliorations symptomatiques peuvent entraîner un meilleur « insight » qui à son tour peut augmenter le niveau d’exigence du patient. Il peut en résulter une stagnation de la qualité de vie perçue. Les essais randomisés ne permettent en outre qu’une médiocre transposabilité de leurs résultats à la pratique clinique quotidienne. Des études d’épidémiologie évaluative, rigoureuses sur un plan méthodologique et réalisées par des organismes indépendants doivent être encouragées.

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  • Communication scientifique

    Les critères d’évaluation des thérapeutiques comportementales et cognitives dans la dépression

    Evaluation of behavioral and cognitive therapy in depression

    Un ensemble de psychothérapies sont proposées aux patients déprimés parmi lesquelles les thérapies comportementales et cognitives. Ces thérapies brèves ont montré leur efficacité dans l’accélération de la rémission clinique et la diminution du taux des récidives dépressives. Cet article présente les principales études d’évaluation des thérapeutiques comportementales et cognitives proposées au sujet déprimé. L’ensemble des résultats amène à discuter de la faisabilité, de l’acceptation et de l’efficacité de cette thérapie. Les critères d’évaluation utilisés par toutes ces recherches sont présentés et mis en perspective avec les contraintes imposées par le processus de l’évaluation des psychothérapies. Les recherches actuelles tentent de définir des facteurs prédictifs de bonne réponse aux thérapies de la dépression.

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  • Communication scientifique

    La soumission chimique : un problème de santé publique ?

    Drug facilitated crime : a public health problem ?

    La soumission chimique est un phénomène relativement bien connu du grand public. De manière paradoxale, en raison de l’absence totale d’enseignement de toxicologie au cours des études médicales, il est trop souvent méconnu par les médecins amenés à les prendre en charge et à l’origine d’erreurs de diagnostic. Il s’agit d’un mode d’agression dont la fréquence est sous évaluée du fait d’une admission souvent tardive et des difficultés d’application des textes. La soumission chimique a fait l’objet d’une circulaire DHOS/02/ DGS/2002/626 en date du 24 décembre 2002 : « relative à la prise en charge dans les établissements de santé autorisés à exercer une activité d’accueil et de traitement des urgences, de personnes victimes de l’administration à leur insu, de produits psychoactifs ». Le 19 juillet 2005, une lettre a été adressée à tous les professionnels de santé par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé. Elle précise le rôle des médecins cliniciens et le rôle des toxicologues analystes. Les analyses toxicologiques doivent être réalisées dans des laboratoires, disposant de l’équipement sophistiqué nécessaire, par des biologistes compétents. Une large information du public et des professionnels de santé est souhaitable afin de sensibiliser les victimes potentielles, leur entourage et les professionnels de santé concernés. Les benzodiazépines et les dérivés apparentés sont retrouvés dans près de 75 % des cas de soumission chimique.

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  • Communication scientifique

    De la loi de santé publique à l’expérimentation « violence et santé » en Picardie

    Public health law in practice : violence and health in Picardy

    La violence est trop souvent considérée comme un fait inéluctable de l’existence humaine. Si la mortalité est remarquable, les traumatismes physiques, les conséquences psychologiques et comportementales ont un impact sur la santé des individus mais également sur le système de santé. Encore trop souvent perçue comme un problème uniquement social, la violence concerne pourtant le champ de la santé publique. Impulsées par l’Organisation Mondiale de la Santé et développé en France par les travaux du Pr. Henrion, du Haut Comité de la Santé Publique et de la mission dirigée par le Dr. Tursz, les démarches de santé publique applicables à la thématique « violence et santé » ont été dessinées. La loi de santé publique de 2004 prévoyait un plan national « violence et santé » qui devait les mettre en œuvre. Dans le cadre d’une étude-action d’initiative ministérielle, nous avons développé un outil de coordination nécessaire pour développer des actions pluri-institutionnelles. Le Groupement d’Intérêt Public « pour la santé, contre la violence en Picardie » tente de répondre aux recommandations des experts ayant travaillé sur ce sujet en développant les connaissances, en favorisant la formation des acteurs et le travail en réseau et de développer les services pour la prise en charge et l’orientation des victimes de violence.

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  • Communiqué

    Cannabis : un faux médicament, une vraie drogue

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  • Communication scientifique

    Introduction

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  • Communication scientifique

    Les bases de l’épigénétique

    Fundamentals of epigenetics

    Le code génétique seul ne suffit pas à expliquer la diversité des phénotypes cellulaires et individuels. L’épigénétique fournit un niveau supplémentaire d’information, non inscrit directement dans la molécule d’ADN mais qui influence son activité de manière stable et héritable au cours des générations cellulaires. Cet effet sur l’expression génique résulte de l’ajout de résidus biochimiques qui altèrent l’état de la chromatine, par ciblage de la molécule d’ADN ou des protéines histones associées. La régulation épigénétique permet ainsi de convertir un signal développemental ou environnemental labile en une réponse transcriptionnelle stable, dont la mémoire sera perpétuée en l’absence de ce stimulus initial. La régulation épigénétique permet ainsi d’expliquer comment, à partir d’un matériel génétique unique, l’embryon pluripotent va pouvoir différencier une pléthore de tissus et maintenir cette variété d’identités cellulaires au cours du développement. Au contraire des mutations génétiques, les modifications épigénétiques sont réversibles, ce qui permet notamment de retourner d’un état différencié à un état pluripotent. Cette reprogrammation épigénétique s’opère de manière naturelle au cours du développement mais peut aussi être induite dans des systèmes artificiels, comme dans le cas du clonage somatique ou des cellules iPS. Des aberrations épigénétiques sont associées à un nombre croissant de pathologies congénitales ou acquises comme le cancer. Enfin, puisque l’épigénétique peut être globalement assimilée à une mémoire de l’état de transcription des gènes, une des questions actuelles tient à la possibilité d’une transmission transgénérationnelle d’états épigénétiques et leur implication à long terme sur la santé.

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  • Communication scientifique

    Anomalies épigénétiques et de l’empreinte parentale dans les maladies du développement humain

    Epigenetics, genomic imprinting and developmental disorders

    Les mécanismes épigénétiques jouent un rôle clé dans la régulation de l’expression des gènes. Une des modifications épigénétiques les plus étudiées est la méthylation au niveau des dinucléotides CpG que ce soit au niveau des promoteurs des gènes, des transposons ou des centres de contrôle de l’empreinte (ICR). L’empreinte génomique est une marque épigéné- tique qui est dépendante de l’origine parentale et qui est associée à une expression génique monoallèlique. Plusieurs gènes impliqués dans la croissance embryonnaire et fœtale sont soumis à l’empreinte génomique. Il existe deux périodes critiques dans la mise en place ou le maintien de l’empreinte : lors de la gamétogénèse et lors du développement précoce préimplantatoire du zygote. La reprogrammation majeure prend place dans les cellules germinales primordiales dans lesquelles l’empreinte est effacée et où leur totipotence est restaurée. Les marques de l’empreinte sont ensuite apposées durant la spermatogénèse ou l’ovogénèse en fonction du sexe. Après la fertilisation, il existe une déméthylation globale du génome qui sera suivie d’une vague de méthylation de novo, mais dont les loci soumis à l’empreinte sont épargnés. Des anomalies de l’empreinte peuvent entraîner des troubles de la croissance fœtale comme observés dans le syndrome de croissance excessive de BeckwithWiedemann (BWS), ou au contraire le retard de croissance intra utérin du syndrome de Silver-Russell (RSS).Ces syndromes sont dûs à des méthylations d’ADN anormales au niveau de la région chromosomique 11p15 où sont localisés de nombreux gènes soumis à l’empreinte, dont le facteur de croissance IGF2. Dans les BWS une perte de méthylation au niveau de cette région centromérique ICR2 (KCN1OT1) de l’allèle maternel ou un gain de méthylation de la région télomérique ICR1/IGF2/H19 sur l’allèle maternel ont été montrés ; cette dernière anomalie étant associée à un risque élevé de tumeur pédiatrique dont le néphroblastome. À l’opposé une déméthylation d’ICR1 de l’allèle paternel a été montré dans le miroir clinique qu’est le RSS. La gamétogénèse et la période précoce post fertilisation représentent des fenêtres critiques de perturbation de la mise en place de l’empreinte par des facteurs environnementaux. Une fréquence anormale d’aide médicale à la procréation a été notée dans les séries de BWS suggérant que celle-ci puisse avoir une incidence sur les anomalies de l’empreinte. Les causes à l’origine de ces anomalies d’empreinte ne sont pas connues. De plus d’autres anomalies de l’empreinte touchant de nombreux loci autre que ceux de la région 11p15 ont été décrites que ce soit chez des enfants issus d’AMP ou de grossesse spontanée. Ces données suggèrent que les troubles de la méthylation de l’ADN survenant après la fécondation implique un (des) facteur contrôlant en trans la régulation des marques de méthylation.

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  • Communication scientifique

    Apport de l’expérimentation animale dans l’étude de la reproduction, de la procréation médicale assistée et du développement

    Contribution of animal models to the study of reproduction, assisted reproductive technologies and of development

    Les enfants nés par procréation médicale assistée (PMA) constituent une part importante des naissances (environ 2,4 % en France). Une attention toute particulière a été accordée à l’impact de ces techniques sur la santé des enfants. Dans leur grande majorité, les enfants conçus par PMA sont en bonne santé, bien qu’on puisse observer une augmentation du risque de perturbations mineures à la naissance, un petit poids de naissance et dans de rares cas des syndromes de l’empreinte parentale tels que les syndromes de Beckwith-Wiedemann (SBW), d’Angelman (SA) et de Silver Russel (SRS). L’utilisation de modèles animaux est indéniablement pertinente pour rechercher les effets possibles de chacune des procédures liées à la PMA (stimulation ovarienne, manipulations des gamètes, fécondation in vitro , culture et transfert d’embryons) sur la reprogrammation épigénétique. Cette revue présente des études menées dans un contexte liant épigénétique et défauts de développement en appliquant les techniques de la PMA dans des modèles animaux. Les résultats obtenus soulignent la nécessité de poursuivre les efforts focalisés sur les perturbations épigénétiques induites par la PMA, non seulement liées à l’empreinte parentale mais aussi concernant d’autres loci dans la perspective de mieux appréhender les effets à long terme de ces technologies sur la santé.

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  • Communication scientifique

    Les petits ARN non codant, nouvelles cibles et nouvelles approches thérapeutiques

    Small non-coding RNAs : new targets and new therapeutic possibilities

    La découverte des petits ARN non codant régulateurs a révolutionné les concepts en matière de régulation de l’expression des gènes. Ces petits ARN non codants sont des outils exceptionnels pour explorer les mécanismes du vivant et pour manipuler artificiellement l’expression des gènes. Les petits ARNs naturels représentent également eux-mêmes des cibles thérapeutiques potentielles.

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  • Éloge

    Éloge de Philippe Vichard (1931-2008)

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