Articles du bulletin

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2992 résultats

  • Communication scientifique

    Les raisons du succès de la chirurgie robot assistée en urologie

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêts en rapport avec cette publication.

    Le concept des gestes robot assistés, qui ne se limite pas au télé-manipulateur Da vinci, envahit progressivement les blocs opératoires des pays industrialisés. Dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint, la chirurgie robot assistée avec le robot Da vinci s’est largement développée en particulier pour les interventions urologiques. Les modifications induites par l’arrivée de cette innovation technologique assez révolutionnaire sont importantes, tant sur le plan technique pour l’équipe chirurgicale et paramédicale que sur le plan organisationnel et financier pour les structures de soins et pour notre système de santé. Cette publication qui reprend les principaux résultats oncologiques et fonctionnels des deux interventions pour lesquelles la chirurgie robot assistée s’est largement développée en urologie (prostatectomie totale et chirurgie conservatrice du rein) , met en exergue les
    résultats encourageants mais le Service Médical Rendu considéré comme faible dans le rapport de la Haute Autorité de Santé de novembre 2016 sur la dimension clinique et organisationnelle de la chirurgie robot assistée pour la prostatectomie totale soulève encore de nombreuses interrogations face au développement inexorable de cette technologie qui prend le pas sur les autres voies d’abord. Nous proposons dans ce document de donner quelques réponses à vos interrogations sur « l’explosion » de cette technologie en urologie.

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  • Communication scientifique

    Sur quels arguments peut-on prendre en charge un acte de chirurgie robotique sans preuves de sa supériorité ?

    La prostatectomie totale chirurgicale reste le traitement de choix pour un cancer localisé. Quel que soit l’approche chirurgicale de la prostatectomie il existe un risque important d’incontinence urinaire et d’impuissance postopératoire. En dépit de son coût très élevé, l’approche laparoscopique assistée par robotique se développe massivement sans arguments en faveur d’une réduction des complications et d’une diminution des récidives. À la suite d’une saisine du ministère de la santé, la HAS a évalué en 2016 les dimensions cliniques, organisationnelle ainsi que l’efficience de la prostatectomie robot-assistée afin de statuer sur sa prise en charge par la collectivité. Sur la base des données de la littérature, des recommandations des sociétés savantes et des conclusions d’un groupe de travail, le document élaboré par la HAS confirme que : (a) l’approche mini-invasive, incluant la laparoscopie standard et la voie robotique, réduit les pertes sanguines opératoires et diminue la durée d’hospitalisation ; (b) toutes les approches chirurgicales ont un taux similaire de dysfonction urinaire et sexuelle en postopératoire ; (c) aucune approche chirurgicale n’apporte un bénéfice oncologique et (d) il existe une équivalence des résultats cliniques entre la laparoscopie standard et la voie robotique. En dépit de ces résultats, la HAS s’est prononcée en faveur d’une prise en charge de la prostatectomie robotique. Les arguments qui ont conduit à cette décision incluent l’adhésion massive des chirurgiens urologues en faveur de cette approche qui améliore la vision en 3 dimensions du champ opératoire, facilite la gestuelle avec un meilleur confort que la laparoscopie standard. Bien que le nombre d’études comparatives à fort niveau de preuves soit limité, il n’existe pas de données montrant un sur-risque de complications ou une réduction du bénéfice carcinologique de l’approche robotique. Enfin le remboursement de cet acte va permettre d’ implémenter des procédures de contrôle de qualité dans les établissements utilisateurs, de contrôler l’information partagée avec les malades et surtout obtenir un registre pour évaluer les incidents techniques, les complications et les résultats carcinologiques à long terme d’une pathologie dont l’exérèse chirurgicale reste discutée. L’absence de supériorité ne doit pas être un argument pour se figer sur des procédures classiques et la décision de la HAS vise à contrôler une véritable innovation.

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  • Communication scientifique

    Éditorial : La chirurgie robot-assistée

    Robotic-assisted surgery

    L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

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  • Communication scientifique

    Chirurgie assistée par robot : principes et indications ; formation et évaluation des compétences

    Robotic-assisted surgery: principles and indications; learning and assessment of competencies

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La robotique, ou plutôt la télémanipulation chirurgicale a connu un développement exponentiel depuis son introduction en 1999. De l’urologie, spécialité principale utilisatrice pendant plusieurs années, elle a étendu son domaine à la gynécologie, la chirurgie générale, puis à la plupart des spécialités. La formation en robotique, gérée jusqu’ici par l’industriel, comme pour la conduite automobile au début du XXe siècle, doit maintenant être prise en main par les professionnels, sociétés savantes, collèges d’enseignants et universités. Elle comporte trois étapes : la formation de base commune à toutes les spécialités, formation à la maîtrise technique du robot ; la formation avancée, spécifique à chaque spécialité et chaque intervention ; et la formation non technique, encore plus nécessaire en robotique qu’en chirurgie conventionnelle. La formation ne peut être dissociée de l’évaluation des compétences, indispensable avant mise en pratique sur l’humain.

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  • Communiqué

    Accès aux fonctions d’interne (3e cycle des études médicales). Avant de classer, contrôler le niveau des connaissances

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  • Communication scientifique

    Le concept d’activité physique pour la santé

    The concept of physical activity for health

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Au cours de ces dernières années, de nombreuses publications ont démontré que l’activité physique (AP) régulière est un facteur de santé à la fois en termes de prévention des principales maladies chroniques mais aussi dans le cadre de leur prise en charge. A l’inverse l’inactivité physique et les comportements sédentaires (temps éveillé passé assis) sont tous les deux des facteurs de risque à part entière pour la santé. Les recommandations pour un mode de vie actif pour la santé sont de pratiquer une AP régulière associant endurance et renforcement musculaire (pour maintenir la masse musculaire) et de diminuer les temps passés assis dans la journée. Cependant, pour beaucoup, il existe une confusion entre lestermes d’AP et de sport, alors que le sport n’est qu’une des composantes de l’AP, et entre inactivité physique et sédentarité. Les effets respectifs de l’AP et de la sédentarité sur la santé sont encore insuffisamment connus.

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  • Communication scientifique

    Le concept de prescription de l’activité physique

    The concept of prescription of physical activity

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La définition précise de la prescription, est « une recommandation thérapeutique, éventuellement consignée sur ordonnance, faite par le médecin ». La prescription d’activité physique et sportive (APS) dans un but de santé s’adresse donc à des porteurs de pathologies chroniques pour lesquels elle aura une action thérapeutique et une action de prévention des complications. Cette prescription repose sur 4 paramètres caractérisant l’APS, nature, intensité, durée et fréquence des séances et devra être personnalisée. Des recommandations actualisées existent, relayées par les pouvoirs publics qui ont récemment officialisé cet acte de prescription par une loi pour les affections de longue durée. Le concept de prescription de l’activité physique associée à l’indispensable lutte quotidienne contre la sédentarité est une avancée majeure du rôle des APS comme facteur de santé et de la prise de conscience de la nécessité de modifier les comportements. Il reste cependant à s’assurer des compétences des différents acteurs, en termes de prescription médicale et de prise en charge spécifique.

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  • Communication scientifique

    Les syndromes hallucinatoires : que nous apprend la neuroimagerie ?

    Hallucinatory syndromes: what can we learn from brain imaging?

    Les hallucinations peuvent survenir dans de nombreuses pathologies mais sont particulièrement fréquentes dans la schizophrénie. Les hallucinations sont alors le plus souvent auditives avec la perception de mots ou de phrases, source de souffrance pour les patients et fréquemment à l’origine d’actes auto-agressifs. Dans un tiers des cas, ces hallucinations sont résistantes au traitement pharmacologique usuel. Le développement de la neuroimagerie a permis d’objectiver l’implication des régions du langage dans la survenue des hallucinations tant au niveau fonctionnel et anatomique, ouvrant des perspectives thérapeutiques nouvelles comme la modulation de l’activité de ces régions par des techniques de stimulation cérébrale. Enfin, les anomalies des sillons cérébraux associés aux hallucinations révèlent l’implication d’anomalies précoces du neurodéveloppement, lors de la genèse de ces structures corticales, dans la genèse du trouble schizophrénique et des hallucinations.

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  • Rapport

    Rapport 17-05. Précarité, pauvreté et santé

    Precarity, poverty and health

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt en rapport avec le contenu de ce rapport.

    La précarité est l’incapacité des individus à jouir de leurs droits fondamentaux, en particulier dans le domaine de la santé. Pauvreté et précarité sont intimement liées.

    Il y a en France environ 9 millions de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté, dont 3 millions d’enfants, 140 000 personnes vivant à la rue (les « SDF »). La France accueille chaque année 200 000 migrants, en Ile de France 35 000 personnes sont hébergées chaque nuit dans des hôtels ou des dispositifs dédiés.

    Parmi les plus précaires, la mortalité et la morbidité sont augmentées. Le taux de couverture vaccinale est inférieur parmi les enfants issus de familles pauvres, la participation aux dépistages des cancers dépend de facteurs socio-économiques, les campagnes de prévention sont d’autant moins efficaces que le niveau de revenus est bas. L’accès aux soins et à la prévention de certains sous-groupes de la population est particulièrement difficile : personnes vivant à la rue ou en grande précarité, personnes hébergées à l’hôtel par le Samu social (115), prisonniers, gens du voyage, migrants…

    De très nombreux dispositifs sanitaires et sociaux ont été développés à destination des populations précaires : Aide médicale d’Etat, Couverture maladie universelle complémentaire, Aide complémentaire santé, Equipes mobiles psychiatrie précarité, Permanences d’accès aux soins de santé, Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, Programmes d’accès à la prévention et aux soins gérés par la Agences régionales de santé, etc. De nombreuses associations humanitaires sont actives dans le champ de la santé. Malgré le déploiement de moyens importants, la situation sanitaire des personnes précaires et pauvres est de plus en plus préoccupante. De nouvelles initiatives doivent être encouragées pour que la santé ne reste pas une préoccupation secondaire pour les pauvres et les précaires, pour améliorer le bien-être des « exclus de la santé », pour favoriser la prévention.

    Des efforts particuliers doivent concerner les populations les plus vulnérables : chômeurs, personnes âgées, femmes enceintes et enfants, familles monoparentales et malades en situation de précarité, migrants, exclus sociaux, en facilitant l’accès aux mesures déjà existantes, en adaptant leur large panoplie à la mosaïque des situations qui existent, en les coordonnant de façon efficace, en développant de nouveaux moyens facilitant l’accès à la santé. Des mesures appropriées sont recommandées concernant la coordination des actions dans ce domaine, la facilitation de l’accès aux droits, le recours à des technologies facilitatrices, le déploiement ciblé des richesses de notre système de santé. L’intégration de ces spécificités contribuera à faire de la santé un droit pour tous et à ce qu’il existe moins de personnes exclues de la santé. La coordination des dispositifs européens doit être renforcée.

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  • Communication scientifique

    Des techniques de neurostimulation à l’immunopsychiatrie

    From neurostimulation techniques to immuno-psychiatry

    Raphaël Gaillard déclare avoir participé à des interventions ponctuelles (essais cliniques, travaux scientifiques, activités de conseil, conférences, colloques) pour les entreprises : Astra Zeneca, Boehringer, BMS, Pierre Fabre, Janssen, Lilly, Lundbeck, Otsuka, Recordati, Roche, Sanofi, Servier, SOBI, Takeda.

    L’électroconvulsivothérapie est une thérapeutique psychiatrique découverte avant l’ère de la psychopharmacologie. Bien que son image ait longtemps été négative, cette thérapeutique est l’une des plus efficaces, tant en termes de rapidité d’action que de taux de réponse et de maintien de celle-ci. Elle fait l’objet de nombreux travaux de recherche, à l’origine de nouvelles techniques de neurostimulation ou neuromodulation plus sélectives. Parallèlement,
    les liens entre immunologie et psychiatrie ont été consacrés par une autre thérapie de choc, la malariathérapie. L’essor de l’immuno-psychiatrie conduit à de nouvelles hypothèses physiopathologiques et de nouvelles pistes thérapeutiques plus sélectives pour les maladies mentales.

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  • Communication scientifique

    Pour une neurobiologie des conduites suicidaires.

    Neurobiology of suicide

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les conduites suicidaires sont considérées comme des entités pathologiques à part entière avec une neurobiologie propre, abordées selon un modèle stress-vulnérabilité et pouvant bénéficier de la recherche de biomarqueurs. Les difficultés interpersonnelles, sources de douleur psychologique, sont associées une altération de prise de décision sous tendue par un dysfonctionnement du cortex préfrontal, associé à la vulnérabilité suicidaire. Ceci entrainerait le sujet à favoriser un choix (suicide) associé à une récompense immédiate (sédation de la douleur), même s’il est associé à les conséquences délétères (mort). Ainsi la douleur psychologique serait centrale dans les conduites suicidaires en tant que conséquence immédiate des stress psychosociaux, et en influençant les facteurs de vulnérabilité, qui favorisent sa perception et augmentent la sensibilité à certains évènements sociaux via des processus neuroanatomiques et biochimiques en impliquant les systèmes opioïdergique, inflammatoire et vasopressinergique. Ainsi de nouvelles voies de compréhension physiopathologiques permettraient d’envisager la douleur psychologique comme une potentielle cible thérapeutique de prévention suicidaire.

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  • Communication scientifique

    Les Cardiomyopathies hypertrophiques

    Hypertrophic Cardiomyopathy

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article. Budget de recherche octroyé à mon institution par Sanofi & Shire ; Consultant ponctuel ou honoraires versés par Amicus, Boehringer, MyoKardia, Novartis, Sanofi, Servier, Shire. Pas de royalties, titres ou autre participation dans l’industrie pharmaceutique.

    La cardiomyopathie hypertrophique constitue la maladie génétique cardiaque la plus fréquente (prévalence : 1 / 500 personnes) et l’une des principales causes de mort subite du sujet jeune. Les progrès récents de la génétique moléculaire ont renouvelé profondément notre connaissance de cette pathologie, en identifiant le rôle clé des protéines sarcomériques et suggérant que les mutations induisent un gain de fonction avec une hypercontractilité au coeur de la physiopathologie. Ces avancées moléculaires ont ouvert la voie à divers travaux qui ont permis de revisiter l’histoire naturelle de la maladie, de mieux comprendre la vaste étendue du spectre étiologique sous-jacent, d’intégrer le conseil génétique et le test génétique dans la prise en charge de la maladie, enfin d’entrevoir de nouvelles approches thérapeutiques, pharmacologiques ou d’édition génique.

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  • Communication scientifique

    Les canalopathies : quels progrès dans la prévention de la mort subite ?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Les canalopathies regroupent un ensemble de pathologies qui peuvent être responsables de la survenue de trouble du rythme cardiaque et de mort subite chez des patients qui ont par ailleurs un coeur morphologiquement normal. Elles ont une origine génétique dont la transmission se fait sur le mode autosomique dominant pour la plupart d’entre elles. De nombreux gènes ont été identifiés mais la rentabilité du diagnostic moléculaire est variable d’une pathologie à l’autre. Les critères de diagnostic sont maintenant bien déterminés, d’importants progrès ont été réalisés dans l’évaluation pronostique de ces pathologies. La prise en charge sera adaptée à chaque patient en fonction de l’évaluation du risque rythmique mais également de l’âge de la situation socioprofessionnelle et de la psychologie du patient. Cette prise en charge pouvant aller de la simple éviction des médicaments à risque jusqu’à l’implantation d’un défibrillateur implantable. Compte tenu de la complexité de ces pathologies, de la nécessité de mettre en place un diagnostic moléculaire et de réaliser le dépistage familial, il est utile de s’aider des centres de référence et de compétence maladies rares.

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  • Communication scientifique

    Le syndrome de Marfan et apparentés

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  • Rapport

    Rapport 17-04. La conservation des ovocytes

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt en rapport avec le contenu de ce rapport.

    La conservation des ovocytes s’effectue par vitrification, en France depuis 2011, et seules y sont autorisées les conservations destinées à la préservation de la fertilité, donc les indications médicales. Cette technique s’adresse surtout aux femmes atteintes de pathologies malignes, dont un traitement gnonadotoxique, par chimiothérapie ou radiothérapie risque de dégrader la fonction ovarienne. Elle concerne pareillement les femmes menacées d’insuffisance ovarienne prématurée.À ces indications se sont ajoutées depuis quelques années des demandes dites « non médicales », en fait de palliation de l’infertilité liée à l’avancée en âge. Sans perspective prévisible de grossesse, surtout faute de stabilité de couple, des femmes sensibles à la baisse de la fertilité avec l’âge, souhaitent faire prélever et conserver leurs ovocytes afin d’y avoir éventuellement recours plus tard, par FIV, si elles éprouvaient alors des difficultés à concevoir. Les chances de grossesse dépendent essentiellement de l’âge auquel les ovocytes ont été recueillis, au mieux avant 35 ans.

    Les risques et les avantages possibles de ces démarches, sont  discutés. Non autorisées en France elles sont effectuées par les Françaises dans les centres étrangers. Cependant la Loi de Bioéthique du 07 juillet 2011 a étendu aux femmes majeures n’ayant jamais procréé la possibilité de participer au don d’ovocytes. En contrepartie ces femmes peuvent conserver pour elles-mêmes, si leur nombre le permet, une partie des ovocytes recueillis. Ainsi est ouverte la voie légale de la conservation des ovocytes pour palliation de l’infertilité liée à l’âge.

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  • Communication scientifique

    Fibrose hépatique : les myofibroblastes en question

    Liver fibrosis : focus on myofibroblasts

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La fibrogenèse hépatique relève d’un processus dynamique responsable de modifications quantitatives et qualitatives de la matrice extracellulaire, dont la principale est l’accumulation de collagène de type I. Ces modifications altèrent progressivement l’architecture hépatique et aboutissent à la cirrhose. Au cours de la fibrogenèse hépatique, comme celle des autres tissus, la matrice extracellulaire est synthétisée par les myofibroblastes, cellules caractérisées par l’expression de novo d’actine-alpha de type musculaire lisse (α-SMA).
    Absents du foie normal, les myofibroblastes ont deux origines principales dans un foie pathologique ; les cellules étoilées du foie (CEF), cellules péricytaires stockant la vitamine A, et dans une proportion moindre, les cellules mésenchymateuses portales, population hétérogène incluant des cellules périvasculaires dépourvues de vitamine A. Les cellules mésenchymateuses portales sont à l’origine des myofibroblastes portaux, qui se distinguent des CEF myofibroblastiques par des différences phénotypiques claires mais des marqueurs insuffisants, dont un des plus discriminants semble être le collagène de type-XV-alpha. Les myofibroblastes portaux jouent un rôle clé dans l’angiogenèse pathologique,  phénomène constant au cours des maladies du foie favorisant la progression de la fibrose des espaces porte vers le lobule pour aboutir à la cirrhose. Il a maintenant été bien démontré que la fibrose hépatique et la cirrhose pouvaient régresser. La régression de la fibrose s’accompagne d’une désactivation des CEF myofibroblastiques, qui pour autant ne redeviennent pas totalement quiescentes. La preuve du caractère réversible de la fibrose hépatique constitue une excellente base rationnelle pour la recherche de traitements anti-fibrosants dont encore aucun n’a fait la preuve de son efficacité dans les maladies du foie. La reprogrammation des myofibroblastes hépatiques en hépatocytes in vivo chez la souris représente une stratégie
    particulièrement innovante pour le futur.

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  • Communication scientifique

    Fibrose du tissu adipeux chez l’obèse : nouveaux aspects

    Fibrosis in human adipose tissue in obese people: new aspects

    Mme Clément Karine déclare avoir une collaboration de recherche avec la société Echosens sur le développement d’outils cliniques mesurant la fibrose chez l’obèse

    Au cours de ces dernières années, l’obésité est devenue épidémique et de nouveaux aspects de la biologie du tissu adipeux ont été mis à jour. En particulier, plusieurs travaux ont montré l’importance des phénomènes immuno-inflammatoires dans le tissu adipeux des patients obèses. Des progrès considérables ont été obtenus en caractérisant des événements cellulaires et moléculaires impliqués dans l’inflammation systémique et tissulaire liée à l’obésité et ses complications. En particulier, des travaux récents ont décrit des cellules appelées progénitrices (des précurseurs cellulaires) contribuant à l’accumulation de fibrose, à la rigidification du tissu adipeux et probablement aussi aux complications associées à l’obésité. De nouveaux développements pour la connaissance de la maladie du tissu adipeux chez les personnes obèses sont à attendre de ces travaux récents.

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  • Communication scientifique

    Mécanismes de la fibrose pulmonaire idiopathique

    Pathobiology of idiopathic pulmonary fibrosis

    L’auteur déclare avoir bénéficié de subventions de recherche, d’honoraires personnels, ou de la prise en charge des frais de voyages pour congrès par les entreprises suivantes : Astra-Zeneca/Medimmune, Boehringer Ingelheim, CARDIF, Chiesi, Sanofi-Aventis.

    La fibrose pulmonaire idiopathique est une épithéliopathie alvéolaire. Elle résulte de dysfonctionnements sévères et étendus des cellules de l’épithélium alvéolaire, qui sont favorisés par l’exposition à des toxiques inhalés tels que le tabac, par le vieillissement, et dans certains cas par une susceptibilité génétique. L’inflammation jouerait un rôle limité notamment dans les phases précoces de la maladie, mais pourrait contribuer à l’entretien du cercle vicieux de la fibrose. Les altérations du microbiome alvéolaire ont été décrites sans qu’on puisse affirmer leur rôle étiologique. Deux médicaments (pirfenidone, nintédanib)ont démontré leur capacité à ralentir la progression de la fibrose pulmonaire. Les voies inhibées par ces médicaments donnent des indications quant aux voies profibrosantes dans le poumon.

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  • Communication scientifique

    La fibrose cardiaque

    Cardiac fibrosis

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La fibrose cardiaque est un des évènements délétères qui survient lors de l’adaptation du coeur à une agression (ischémie, infarctus du myocarde, hypertension artérielle) et favorise la transition vers l’insuffisance cardiaque, une des premières causes de morbi-mortalité dans le monde. L’inclusion dans les schémas thérapeutiques de l’insuffisance cardiaque d’inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone a montré les effets bénéfiques sur la prévention du développement de la fibrose. Cette communication sera axée sur des résultats récents, soulignant le rôle pro-inflammatoire de l’aldostérone, qui ont permis d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques de la fibrose cardiaque, telle la galectine-3.

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  • Communiqué

    Protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. À propos de la révision 2017 de la Directive 2010/63/UE

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  • Communication scientifique

    Fibrose rénale : peut-elle être traitée ?

    Can we treat Renal Fibrosis?

    L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    La prévalence de la maladie rénale chronique (MRC) est en augmentation continue dans le monde entier. Au cours de la dernière décennie, la caractérisation de nouveaux médiateurs de progression de la MRC et de cibles à visée thérapeutique a été au cœur de plusieurs investigations. Indépendamment de la cause initiale, la défaillance de la fonction rénale provient de l’expansion de la fibrose rénale qui résulte de la perturbation de l’équilibre entre des facteurs pro- et anti-fibrotiques. Dans cette revue, nous discutons le rôle des facteurs majeurs de la fibrose rénale et les nouveaux concepts thérapeutiques envisagés pour arrêter ou ralentir la MRC. Nous présentons aussi le rôle physiopathologique de deux nouveaux médiateurs potentiels de la maladie rénale, les protéines DDR-1 et la périostine dont le
    ciblage pourrait aboutir à de nouveaux traitements.

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  • Autre

    Présentation de la séance thématique : « Mécanisme de la fibrose d’organe »

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  • Présentation ouvrage

    Giroud JP. Automédication. Le guide expert. Editions de la Martinière. Paris. 2017. 1 vol. 512 pp.

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  • Communication scientifique

    Actualités des facteurs de risque des démences

    Current knowledge on the risk factors for dementia

    Déclaration de liens d’intérêt : Archana Singh-Manoux est responsable du programme « vieillissement cognitif » dans la cohorte Whitehall II, cette recherche est soutenue par le National Institute on Aging, NIH (R01AGO13196 ; R01AGO34454).

    La démence est un syndrome qui se définit par un trouble de la mémoire accompagné par un déficit dans au moins un autre domaine cognitif (i.e., l’aphasie, l’apraxie, l’agnosie ou une atteinte des fonctions exécutives). L’âge est le principal facteur de risque de démence; parmi les autres facteurs de risque on compte les facteurs cardiovasculaires, les comportements de santé et les facteurs psychosociaux tels que l’éducation. Cependant, ce domaine de recherche se caractérise par des résultats incohérents et l’échec des essais cliniques. Cet article tente d’apporter une explication à ces incohérences en soulignant la longue période d’incubation de la démence et propose un cadre pour la recherche dans ce domaine.

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  • Communication scientifique

    Identification des patients atteints de maladies neurodégénératives dans les bases de données administratives françaises

    Identification of patients with neurodegenerative diseases in French administrative databases

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

    Il existe en France des bases de données médico-administratives (BDMA) nationales qui permettent de fournir pour la quasi-totalité de la population française des données de recours aux soins et d’hospitalisation depuis 2006 ; il s’agit du Système national d’information inter-régimes d’assurance maladie ou SNIIRAM géré par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés. Ces données représentent une opportunité considérable pour la surveillance et pour la recherche, notamment en épidémiologie et dans le domaine des services de santé. Néanmoins, l’identification des patients atteints de maladies spécifiques grâce à des algorithmes construits à partir de ces sources de données pose des difficultés méthodologiques non négligeables. L’objectif de cet article est de discuter l’utilisation du SNIIRAM pour identifier les patients atteints par trois maladies neurodégénératives (maladie d’Alzheimer ou autres démences, maladie de Parkinson, maladie du motoneurone) et de présenter quelques exemples récents de leur utilisation dans le cadre du programme de surveillance des maladies neurodégénératives mis en place par Santé publique France avec le conseil scientifique de l’Inserm. Nous montrons que la validité des estimations de fréquence obtenues à partir du SNIIRAM sont variables et dépendent notamment des caractéristiques de la maladie d’intérêt et de l’existence d’un algorithme validé. Compte tenu de la facilitation de l’accès aux données du SNIIRAM et les travaux autour de la qualité des algorithmes, les travaux utilisant ces données sont amenés à se développer dans les années à venir et devraient contribuer à améliorer les connaissances sur ces maladies graves et au coût sanitaire, économique et social élevé.

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