3948
résultats
Session of 27 novembre 2012
Communication scientifique
Les infections d’origine alimentaire en FranceFoodborne infections in France
Henriette DE VALK*, Nathalie JOURDAN-DA SILVA, Lisa KING, Gilles DELMAS, Véronique GOULET, Véronique VAILLANT
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Des mesures de prévention et de contrôle, mises en place ces dernières décennies tout le long de la chaîne alimentaire, ont porté leur fruits comme l’illustrent les baisses spectaculaires d’incidence de la listériose et de certains sérotypes de Salmonella. Toutefois, les infections d’origine alimentaire persistent avec une incidence élevée. Les infections à Salmonella, Campylobacter et Listeria monocytogenes continuent à avoir un impact important en morbidité et mortalité, mais d’autres infections, moins fréquentes comme les infections à STEC, méritent également l’attention en raison de leur potentiel épidémique. La surveillance des infections d’origine alimentaire a identifié ces dernières années plusieurs phénomènes notables, en particulier l’augmentation importante du nombre de souches de variants monophasiques de Salmonella Typhimurium et l’augmentation continue de l’incidence des infections à Campylobacter. Elle a permis également de repérer l’évolution rapide du nombre de souches de Salmonella et de Campylobacter résistantes aux antibiotiques associée à une extension de leur spectre de résistance. Ces évolutions soulignent l’importance de la surveillance épidémiologique et microbiologique des infections alimentaires humaines en interface étroite avec la surveillance de la santé animale et les contrôles de la chaîne alimentaire.
Lire la suite >Session of 27 novembre 2012
Communication scientifique
Introduction – Séance commune Académie vétérinaire de France — Académie nationale de médecine : « Les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) »Vincent CARLIER *
Lire la suite >Session of 27 novembre 2012
Communication scientifique
Conclusion – Séance commune Académie vétérinaire de France — Académie nationale de médecine : « Les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) »Patrick BERCHE *
Lire la suite >Session of 21 novembre 2012
Communiqué
Résistance aux antibiotiques : une impasse thérapeutique ? Implications nationales et internationales Lire la suite >Session of 20 novembre 2012
Rapport
Pharmacovigilance : actualités et perspectivesJean-Paul TILLEMENT *
Lire la suite >Session of 20 novembre 2012
Communication scientifique
Un modèle d’immunisation foeto-maternelle : le lupus néonatal ?Neonatal lupus: a fetal-maternal immunisation model ?
Zahir AMOURA*, Laurent ARNAUD, Alexis MATHIAN
Le lupus néonatal regroupe des manifestations liées à la transmission passive des anti-Ro/SSA et anti-La/SSB maternels. Il se traduit diversement, selon les cas, par une éruption cutanée qui disparaît avec la clairance des anticorps maternels, une atteinte hématologique ou hépatique, ou des complications neurologiques. La complication majeure est la constitution d’un bloc auriculo-ventriculaire congénital (BAVc) qui survient sur un cœur indemne de cardiopathie malformative. Les anticorps anti-Ro/SSA sont nécessaires mais néanmoins insuffisants pour entraîner un BAVc. La fréquence du BAVc chez les femmes porteuses d’un anticorps anti-SSA/Ro est estimée à 1 à 2 % et le risque de récurrence est de 10 à 17 %. Les mères de ces nouveau-nés sont soit asymptomatiques, soit atteintes de lupus érythémateux disséminé (LED) ou de syndrome de Sjögren (SS). L’hypothèse physiopathologique qui prévaut actuellement fait intervenir une translocation des antigènes SSA/Ro et SSB/La à la surface des cardiocytes fœtaux apoptotiques où ils sont liés par les anticorps anti-SSA/Ro maternels. Ces cardiocytes recouverts par les anticorps anti-SSA/Ro sont phagocytés par les macrophages qui produisent en réponse des cytokines telles que le TNF et le TGFβ. Ce relargage de TGFβ favorise la transdifférenciation des fibroblastes en myofibroblastes qui sont des cellules capables d’entraîner un phénomène de fibrose, et par voie de conséquence la destruction du tissu de conduction. Le BAVc complet est définitif et est associé à une morbidité (nécessité d’implanter un pace maker dans 2/3 des cas) et une mortalité (16 à 19 %) faisant toute la gravité de ce syndrome.
Lire la suite >Session of 20 novembre 2012
Communication scientifique
Glomérulopathie extramembraneuse par immunisation materno-fœtaleAnti-CD10 maternal-fetal allo-immunisation
Hanna DEBIEC,Pierre RONCO *
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Les glomérulopathies extra-membraneuses (GEM) anténatales par allo-immunisation materno-fœtale sont une nouvelle entité due au passage transplacentaire d’anticorps maternels qui se fixent sur les podocytes des glomérules fœtaux et induisent une maladie rénale. Les anticorps pathogènes sont dirigés contre l’endopeptidase neutre (EPN)/CD10. Les mères, apparemment bien portantes, sont génétiquement déficientes en EPN et s’immunisent dès la première grossesse contre l’EPN/CD10 présente sur les cellules placentaires. Cette maladie que nous avons identifiée maintenant dans cinq familles représente la première cause prouvée de pathologie d’organe induite par allo-immunisation materno-fœtale. Les futures grossesses chez les mères immunisées étant à haut risque pour le fœtus, il est impératif de mettre au point des stratégies thérapeutiques visant à éliminer les anticorps pathogènes, ce qui nécessite au préalable l’identification des épitopes reconnus.
Lire la suite >Session of 20 novembre 2012
Communication scientifique
Présentation – Séance dédiée à la pathologie immuno-foetalePaul VERT *
Lire la suite >Session of 20 novembre 2012
Conférence invitée
Le passage placentaire des immunoglobulinesPlacental immunoglobulin transfer
Elisabeth ELEFANT *
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Le passage placentaire des immunoglobulines est un processus actif, particulièrement intense dans le dernier trimestre de la grossesse, qui implique le récepteur FcRn. Ce passage permet l’obtention d’une immunité passive protégeant l’enfant pendant ses premiers mois de vie grâce à un répertoire d’anticorps qui reflète l’expérience immunologique de la mère. Le transfert des anticorps de la mère à l’enfant est d’autant plus protecteur que l’enfant est à terme, que le taux d’immunoglobulines totales de la mère est normal, que son taux d’anticorps spécifiques est suffisant, que l’antigène est immunogène et que le placenta est intact. La protection de l’enfant peut être accrue par une vaccination maternelle en fin de grossesse dans des cas de pathologies graves chez le jeune enfant et/ou si une vaccination n’est pas possible dans les premiers mois de vie. La connaissance du mécanisme de transfert placentaire des immunoglobulines permet d’adapter les nouvelles thérapeutiques maternelles (biothérapies) afin d’en réduire l’impact foetal et néonatal.
Lire la suite >Session of 13 novembre 2012
Communication scientifique
Le rôle des défaillances de la protéolyse intracellulaire dans l’étio-pathogénie de certaines maladies dégénératives humainesRole of defective intracellular proteolysis in human degenerative diseases
Christian NEZELOF *
L’ auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Alors que la synthèse des protéines a été et est toujours l’objet d’incessantes enquêtes, leur dégradation, connue sous le nom de protéolyse, est comparativement moins étudiée. La protéolyse est sous double commande : l’autophagie, assurée par les lysosomes et le système Ubiquitine-Protéasome (UPS). L’UPS met en jeu l‘ubiquitine, une petite molécule de soixante-seize acides-aminés, présent dans toutes les cellules eucaryotes, qui assure l’identification (ou mieux l’adressage) de la protéine à dégrader et son transport vers le protéasome. Celui-ci, tel un composteur, en assure la dissection enzymatique. Cette dégradation, telle une vis sans fin, libère l’ubiquitine, les peptides et acides-aminés qui deviennent disponibles pour un nouveau cycle. Pour faire obstacle à une activité protéasique spontanée et indésirable, ces systèmes sont finement régulés par une cascade d’activités enzymatiques. Celles-ci se comptent par plusieurs centaines et représentent des « points faibles » et ouvrent des possibilités thérapeutiques. Parallèlement aux lysosomes qui « travaillent » en milieu acide, le système UPS assure 80 à 90 % de la protéolyse des protéines à vie brève et veille en permanence, comme les molécules chaperons, à la bonne conformation, donc à la fonction des protéines cellulaires. La protéolyse laisse sur place des déchets, des scories, qui, s’ils sont insolubles, précipitent sous forme de corps inclus ou aggregosomes. Répertoriés depuis longtemps par les pathologistes, ils intéressent plus particulièrement les cellules à vie longue : neurones, histiocytes, cellules musculaires, etc. Les dépôts pigmentaires, faits de résidus lipidiques peroxydés représentent le chef de file de ces inclusions, dont la composition chimique est infiniment variable et ne peut servir de base scientifique à une classification. Les défaillances de ces systèmes de clairance sont nombreuses et varient avec la durée de vie des cellules atteintes et surtout le type de protéolyse. Il est proposé de séparer :
– Les défaillances lysosomiales. Ce sont des affections héréditaires. Elles touchent toutes les cellules, qui sont peu ou prou encombrées de dépôts d’un matériel homogène non ou mal métabolisé. Elles frappent essentiellement les sujets jeunes ;
– Les défaillances du système UPS. Contrairement aux précédentes, ces affections sont sporadiques. Liées à l’accumulation avec le temps de sous-produits hétérogènes et éventuellement cytotoxiques, elles frappent essentiellement les cellules à vie longue, en particulier les cellules nerveuses et affectent avant tout les sujets âgés. À titre d’hypothèse, les principales maladies neurodégénératives, de la DMLA, avec ses Drusen, à la maladie de Parkinson et d’Alzheimer peuvent trouver leur origine dans une défaillance de ce système.
Lire la suite >
Session of 13 novembre 2012
Communication scientifique
SÉANCE THÉMATIQUE SUR LA PROTÉOLYSE INTRACELLULAIRE LE RÔLE DE SES DÉFAILLANCES DANS L’ÉTIO-PATHOGÉNIE DE CERTAINES MALADIES DÉGÉNÉRATIVES HUMAINES Introduction Lire la suite >Session of 13 novembre 2012
Communication scientifique
Le système lysosomial dans la protéolyse : panorama des maladies lysosomialesLysosomal proteolysis ; overview of lysosomal diseases
Irène MAIRE *
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Dans une cellule dont les constituants sont en constant renouvellement, le lysosome joue un rôle clé dans le recyclage des autres organites et des protéines cellulaires à vie longue.
Carrefour du système vacuolaire de la cellule dont les fonctions sont étroitement interrégulées, le lysosome, avec sa machinerie protéolytique, est essentiel au maintien de l’homéostasie cellulaire. Les maladies lysosomiales sont des maladies génétiques rares dues au déficit d’une ou plusieurs protéines lysosomiales. Le caractère partiel ou total du déficit et les fonctions multiples de cet organite dans les différents types cellulaires expliquent l’extrême diversité de leurs présentations cliniques.
Lire la suite >Session of 13 novembre 2012
Communication scientifique
Les inclusions intracellulaires sont-elles toujours des témoins d’un trouble de la protéolyse intracellulaire ?New insights into intracellular inclusions and intracellular proteolysis
Isabelle PLU **,***, Danielle SEILHEAN **,****, Charles DUYCKAERTS **,Jean-Jacques HAUW *
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet
article
La signification des inclusions intracellulaires est très variable : marqueurs de certaines des maladies de la protéolyse, qu’elles contribuent à identifier, elles peuvent relever de multiples autres mécanismes, souvent intriqués. À titre d’exemples, les données actuelles sur la morphologie et la signification des lipofuscines du vieillissement cellulaire, des dégénérescences neurofibrillaires et des corps de Lewy et sur celles des granules de Birbeck de l’histiocytose langherhansienne sont analysées. Certaines de ces inclusions peuvent résulter de la mise en jeu à la fois des systèmes d’endocytose, de production, de malconformation et d’agrégation protéique et de ceux de protéolyse intracellulaire. D’autres constituants cellulaires sont souvent aussi impliqués. Enfin les systèmes de protéolyse ne paraissent pas essentiellement en cause dans le cas des granules de Birbeck, considérées comme des domaines sous-membranaires du recyclage endosomial. Ils jouèrent un rôle décisif dans l’identification de l’origine langerhansienne de l’histiocytose X.
Lire la suite >Session of 6 novembre 2012
Rapport
Évaluation de la dangerosité psychiatrique et criminologiqueAssessment of psychiatric and criminal danger
Jacques HUREAU *, Jean-Pierre OLIE *
L’évaluation de la dangerosité psychiatrique et criminologique est une des missions les plus
délicates qui puisse être confiée à un expert judiciaire psychiatre en raison de leur faible nombre, de la qualité des outils d’évaluation disponibles et des potentielles conséquences individuelles et sociales de cette évaluation
Après l’exposé des motifs de ce rapport et quelques remarques préliminaires, les chapitres
analytiques successifs traitent de la saisie de la dangerosité psychiatrique et criminologique par le droit pénal, du dilemme permanent entre asile ou prison, des apports de la médecine pour comprendre et résoudre les problèmes liés à la dangerosité, du rôle de l’expertise médicale, des modalités de l’évaluation de la dangerosité mises à sa disposition et des mesures à prendre pour améliorer la qualité de ces expertises.
Il s’en dégage des conclusions et recommandations pour une meilleure prise en charge de l’évaluation de la dangerosité psychiatrique et criminologique.
Lire la suite >Session of 6 novembre 2012
Chronique historique
Les femmes et le Sida : de tumultueux prémicesWomen and HIV/AIDS: stormy beginnings
Roger HENRION *
À la suite de la transfusion à une jeune femme de deux unités de sang contaminé par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) au cours d’une césarienne faite dans le service de gynécologie obstétrique de Port-royal à Paris en 1984, l’auteur, confronté à une situation inédite, prit conscience du danger qu’allait représenter ce virus pour les femmes et leurs enfants à un moment où l’infection semblait circonscrite aux homosexuels, aux toxicomanes, aux hémophiles et aux transfusés. Il dut s’efforcer de résoudre successivement toute une série de problèmes : la maîtrise des phénomènes de rejet envers ces femmes séropositives ; l’obligation de faire respecter des mesures de précaution inhabituelles en salle de travail et d’opération ; la nécessité de recevoir ces patientes en un lieu unique doté d’un personnel compétent et volontaire afin de les aider à prendre leur décision de poursuivre ou non leur grossesse, les risques étant à cette époque le développement de maladies opportunistes mortelles au cours de la grossesse et la transmission à l’enfant estimée de 20 à30 % ; le désir des couples de procréer quand l’un des deux membres étaient séropositifs ; la difficulté de respecter le secret professionnel lorsqu’un mari séropositif et immunodéprimé refusait obstinément d’avertir sa femme et d’utiliser des préservatifs ; l’intérêt de réunir ces femmes, notamment les africaines, au sein d’une association afin qu’elles puissent s’exprimer et confronter leurs difficultés ; l’importance du dépistage des anticorps anti VIH au début de la grossesse, d’une part afin d’appliquer un traitement préventif de la transmission de la mère à l’enfant, d’autre part de prévenir les pédiatres ; l’utilité d’évaluer la prévalence de la séropositivité chez les femmes enceintes et d’en surveiller l’évolution en entreprenant une enquête dite sentinelle, ultérieurement reprise par l’Inserm, puis le Centre européen pour la surveillance épidémiologique du Sida. L’auteur, après avoir signalé les nombreuses autres questions âprement discutées au fil des années, rappelle qu’au début, lors de toute nouvelle proposition pour améliorer le sort des femmes et des enfants, il s’est heurté à l’atermoiement des pouvoirs publics soumis à la pression conjointe de certains médecins peu clairvoyants, des associations d’homosexuels et d’une cohorte de sociologues et de philosophes, apôtres des droits de l’homme et omniprésents dans les médias.
Lire la suite >Session of 6 novembre 2012
Communication scientifique
Comment réduire la mortalité maternelle ?How to reduce maternal mortality?
Alexandre DUMONT*
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Lire la suite >Session of 6 novembre 2012
Communication scientifique
La chirurgie des fistules obstétricalesSurgical management of obstetric fistulae
Claude DUMURGIER*, Ludovic FALANDRY
Les auteurs, ayant une expérience de plus de trois décennies des fistules obstétricales (FO), rappellent les principes de la prise en charge chirurgicale des fistules obstétricales secondaires à un travail prolongé (classiquement plus de deux jours ), qui est la cause principale des FO dans les pays très pauvres. Une classification clinique permet de classer ces fistules obstétricales en trois groupes de difficulté croissante. Si la technique de base est simple, les difficultés dépendent des lésions tissulaires (sclérose), du siège de la fistule, des lésions associées (atteinte sphinctérienne, fistules de la filière ano-rectale associée dans un tiers des cas). Si les FO du groupe I peuvent être traitées avec succès (moins de 20 %) en un seul temps opératoire, les FO graves, complexes, nécessitent deux ou plusieurs interventions pour obtenir une guérison ou une amélioration. La qualité des soins post-opératoires, la recherche clinique et chirurgicale permettront l’amélioration des résultats globaux, ce qui est encore loin d’être le cas dans les conditions actuelles. La prévention (soins obstétricaux d’urgence, ressources humaines) est possible puisque cette conséquence dramatique de la dystocie a pratiquement disparu dans les pays riches.
Lire la suite >Session of 6 novembre 2012
Communication scientifique
Séance dédiée à la prise en charge obstétricale dans les pays en voie de développement. PrésentationGilles CREPIN *
Lire la suite >Session of 6 novembre 2012
Communication scientifique
Séance dédiée à la prise en charge obstétricale dans les pays en voie de développement. ConclusionGilles CREPIN *
Lire la suite >Session of 6 novembre 2012
Information
Impact sanitaire des particules diesel : entre mythe et réalité ?Health impact of diesel particles: between myth and reality ?
Michel AUBIER *
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cette information
L’exposition aux particules de la pollution atmosphérique, produites en grande partie par la circulation automobile, en particulier les particules diesel, est incriminée dans la survenue de multiples effets délétères pour la santé humaine. Si certains, comme la potentialisation des allergies respiratoires, sont indéniables, de nombreuses interrogations demeurent pour d’autres, tels l’impact sur la mortalité, le cancer du poumon ou les accidents cardiovasculaires.
Lire la suite >Session of 6 novembre 2012
Conférence invitée
La santé des femmes dans les pays en voie de développementWomen’s health and development
Jacques MILLIEZ *
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Par rapport aux pays développés, la mortalité maternelle est cent fois plus élevée dans les
pays à faibles ressources, où chaque minute une femme meurt parce qu’elle est enceinte. Les décès surviennent presque tous pendant l’accouchement, à domicile, et le plus souvent par hémorragie. L’absence de professionnel de la naissance, l’éloignement et le dénuement qui empêchent l’accès aux soins obstétricaux d’urgence en expliquent les causes. Quatre
facteurs contribuent à la réduction de la mortalité maternelle : l’élévation du niveau de vie, l’éducation des filles, la baisse de la fertilité, la formation de personnels qualifiés en
obstétrique.
Lire la suite >Session of 30 octobre 2012
Communication scientifique
Futures pistes thérapeutiques médicamenteuses pour la maladie de ParkinsonFuture drug targets for Parkinson’s disease
Étienne C. HIRSCH *
Monsieur Étienne HIRSCH déclare que les recherches présentées ont été financées par le CNRS, l’INSERM, l’UPMC, l’ICM. Le travail a aussi bénéficié du soutien de la MJ Fox Foundation for Parkinson’s disease à New York, de l’Association France Parkinson, de la fédération pour la recherche sur le cerveau, de l’ANR, d’IRIS, laboratoires Pierre Fabre, Laboratoires Fournier-Solvay.
La maladie de Parkinson est caractérisée par la triade motrice classique (akinésie, rigidité et tremblements) secondaire à la mort des neurones dopaminergiques de la substance noire.
Elle s’intègre aujourd’hui, au sein des synucléinopathies, parmi le groupe plus vaste des maladies à corps de Lewy. Ces symptômes moteurs sont bien corrigés par une restauration de la neurotransmission dopaminergique, associée ou non à la stimulation cérébrale profonde.
Les difficultés majeures actuelles de prise en charge des malades parkinsoniens concernent principalement l’évolution temporo-spatiale des lésions. Dans cet article de revue, nous analyserons successivement les mécanismes à l’origine de la progression de la pathologie afin d’identifier des cibles thérapeutiques de neuroprotection et les mécanismes d’atteinte des systèmes non-dopaminergiques à l’origine des symptômes qui résistent aux traitements symptomatiques actuels.
Lire la suite >Session of 30 octobre 2012
Communication scientifique
Mortalité coronarienne élevée à l’Île Maurice. Étude des facteurs de risque et analyses génomiquesElevated coronary mortality in Mauritius: risk factors and genetic analyses
Soorianarain BALIGADOO *
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
La mortalité coronarienne à l’Île Maurice fut observée, dès 1986, comme étant beaucoup plus élevée qu’aux États-Unis chez les jeunes adultes, malgré une approche thérapeutique similaire. Cette différence a persisté en 1998 et 2007 malgré une baisse constatée dans les deux pays liée aux progrès thérapeutiques. Une étude épidémiologique comparant soixante cas d’infarctus précoces (<45 ans) à une communauté extrahospitalière sans atteinte coronarienne montra l’importance de l’obésité abdominale, de l’hypertension artérielle, du diabète, des anomalies de l’hyperglycémie provoquée, du cholestérol HDL, LDl et des triglycérides comme facteurs de risque. Le tabagisme est aussi un facteur contributif, 37 % des patients atteints avant quarante-cinq ans d’un infarctus fumaient plus de vingt cigarettes par jour comparé à 7 % des témoins (p<0,001) et que 75 % des patients atteints d’IDM avaient fumé, comparé à 59 % (p<0,001) des témoins. L’importance du risque héréditaire est statistiquement confirmée par la prévalence plus élevée d’événements coronariens dans les familles des patients atteints d’un infarctus précoce par rapport aux familles des témoins.
Le syndrome métabolique et ses composants sont fortement liés au risque coronarien. Une étude du génome effectuée à Lille (Francke et al.) chez des patients mauriciens de l’ethnie indo-mauricienne atteints d’une maladie coronarienne a montré une relation de la maladie
coronarienne avec le chromosome 16p13 (LOD 3,06), le chromosome 10q23 (LOD 2,03) qui a aussi une relation avec le HDL cholestérol, le rapport LDL/HDL, et le chromosome 3q27 (LOD 2,37). Ces résultats diffèrent des données de la littérature relatives à une population européenne. Cette étude montre l’importance du syndrome métabolique dans la survenue de l’infarctus du myocarde au sein de la population indo-mauricienne à l’île Maurice et le caractère polygénique de la maladie.
Lire la suite >Session of 30 octobre 2012
Communiqué
Recommandations pour la prise en charge des patients ayant une forme sévère d’hypertension artérielleRecommendations for the management of patients with severe arterial hypertension
Jean-Noël FIESSINGER *, Pierre-François PLOUIN *
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le
contenu de cet article
Lire la suite >Session of 30 octobre 2012
Information
Le dépistage des troubles visuels chez l’enfant : nouveaux moyens d’examens et place de l’orthoptisteScreening for visual impairment in children: new tests and the place of the orthoptist
Claude SPEEG-SCHATZ *
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
De la fragilité et de la plasticité de la fonction visuelle chez l’enfant naît le principe fondamental d’un dépistage précoce des troubles visuels. Des nouveaux appareillages tels la réfraction automatique portable, les tonomètres, les fonds d’yeux numérisés permettent d’améliorer la qualité de ce dépistage. Le problème qui se pose actuellement est celui du manque des ophtalmologistes auquel nous cherchons à palier par la réingénierie du métier de l’orthoptiste et par l’actualisation de leurs compétences grâce aux délégations de tâches.
Lire la suite >Session of 30 octobre 2012
Information
Les lanthanides des éoliennes marines sont-ils toxiques ?Are rare earths used in offshore windpower installations toxic?
Élodie SAUSSEREAU **, Christian LACROIX **, Michel GUERBET ***,Emmanuel Alain CABANIS *, Jean-Pierre GOULLE *
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Lire la suite >Session of 29 octobre 2012
Information
Compte rendu de rencontres Deuxième symposium franco-chinois transdisciplinaire sur les maladies infectieuses, de Wuhan (Chine), 29-31 octobre 2012André PARODI *
Lire la suite >Session of 23 octobre 2012
Rapport
Assistance médicale à la procréation en prisonAssisted reproductive technology in prison
Roger HENRION *
Lire la suite >Session of 23 octobre 2012
Communication scientifique
Séance dédiée aux neuropathies amyloïdes héréditaires. PrésentationJean-Marc LÉGER *
Lire la suite >Session of 23 octobre 2012
Communication scientifique
Les polyneuropathies amyloïdes : aspects biochimiques et génétiquesAmyloid polyneuropathies — Biochemical and genetic aspects
Marc DELPECH , Sophie VALLEIX *
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Les polyneuropathies amyloïdes familiales sont parmi les plus fréquentes des amyloses héréditaires. Ce sont des maladies graves, le plus souvent fatales et dont la transmission est
autosomique dominante. Des mutations dans quatre gènes peuvent en être responsables, il
s’agit des gènes codant la transthyrétine, l’apolipoprotéine A1, la gelsoline et la béta-2- microglobuline.Latransthyrétine est un tétramère, composé de quatre sous-unités identiques associées de façon non covalente. Elle possède des sites de fixation pour la thyroxine (T4) et pour la retinol-binding protein (RBP).Àce jour plus de cent vingt variations de séquence du gène de la transthyrétine ont été caractérisées, et 80 %d’entre elles sont décritescommeétant pathogènes. La mutation induit une déstabilisation du tétramère libérant des monomères de transthyrétinemutée qui se replient de manière anormale et s’agrègent en fibrilles amyloides insolubles. Le spectre des mutations est très variable d’un pays à l’autre, la mutation Val30Met étant présente chez 95 %des patients portugais et suédois, alors qu’en France nous observons une très forte hétérogénéité mutationnelle. L’âge d’apparition de la maladie et le tableau clinique varient en fonction de nombreux facteurs, notamment du type de mutation.
Les autres facteurs pouvant expliquer cette variabilité ne sont pas encore complètement élucidés.
La structure tridimensionnelle de la forme normale, et d’une dizaine de formesmutées de la transthyrétine, est maintenant connue ce qui permet ainsi de mieux comprendre les effets délétères des mutations. Une meilleure compréhension du mécanisme de la constitution du dépôt amyloïde a ainsi conduit au développement de nouvelles molécules empêchant la déstabilisation du tétramère de la transthyrétine. On peut espérer que dans quelques années ces molécules remplaceront la transplantation hépatique qui est actuellement le seul traitement.
Lire la suite >Session of 23 octobre 2012
Communication scientifique
Neuropathies amyloïdes héréditaires : aspects thérapeutiquesFamilial amyloid polyneuropathies: therapeutic issues
David ADAMS *, Cécile CAUQUIL *, Marie THÉAUDIN *
David Adams déclare avoir reçu des honoraires de Pfizer pour participation à des symposiums et des honoraires d’Alnylam et d’ISIS en tant que consultant. Marie Théaudin déclare avoir reçu des honoraires de Pfizer pour participation à un symposium. Cécile Cauquil déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Le traitement des neuropathies amyloïdes héréditaires (NAH) à transthyrétine (TTR) justifie une prise en charge pluridisciplinaire, en premier lieu neurologique et cardiologique.
Il comprend des traitements spécifiques, pour bloquer l’amyloïdogénèse systémique, des traitements symptomatiques des manifestations neuropathiques et des traitements ciblés des organes touchés par l’amylose (coeur, yeux, reins). Le traitement spécifique de référence des
NAH-TTR met30 est la transplantation hépatique (TH) qui permet de supprimer la
principale source de TTR mutée, de stopper la progression de la neuropathie dans 70 % des
cas à long terme et de doubler la médiane de survie. En cas d’insuffisance rénale ou cardiaque sévère, une double transplantation rein-foie ou coeur-foie peut se discuter. Le tafamidis (Vyndaqel® ; Pfizer) est un médicament stabilisateur du tétramère de TTR qui a montré dans des stades très précoces de NAH-TTR met30 des capacités à ralentir à court terme la progression de la neuropathie périphérique. Il est à proposer au stade I de la maladie (marche sans aide). Des médicaments de fond issus des biothechonologies sont à l’étude pour bloquer la production hépatique de TTR mutée et sauvage, délétère dans les formes tardives de NAH (> 50 ans) (ARN interférents, Oligonucléotides AntiSens) voire pour déterger les dépôts amyloïdes (anticorps monoclonaux anti-SAP). Ils devraient s’adresser, dans le cadre d’essais cliniques, et en cas d’échec ou de non indication du Vyndaqel® (stade II), en priorité aux patients les moins bons répondeurs à la TH, c’est-à-dire ceux ayant une forme tardive deNAHou unemutation non met30. Le bilan et la surveillance cardiaque sont fondamentaux car l’atteinte cardiaque est constante et responsable d’une part importante de mortalité.Leconseil génétique est très important. Il permet le dépistage familial, voire prénatal, des porteurs de mutation du gène de la transthyrétine, ce qui permet d’instaurer un suivi régulier des porteurs asymptomatiques de la mutation par des examens appropriés, afin de détecter le plus précocement possible le début de la maladie et débuter un traitement de fond.
Lire la suite >Session of 23 octobre 2012
Communiqué
Neuropathies amyloïdes héréditaires : aspects cliniques et neuropathologiquesFamilial amyloidotic polyneuropathies
Benoît FUNALOT, Frédéric FAUGERAS, Laurent MAGY,Jean-Michel VALLAT *
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
La polyneuropathie amyloïde familiale liée à une mutation de la transthyrétine (TTR)
(TTRFAP) est une neuropathie de transmission autosomale dominante, d’évolution fatale
en moyenne dix ans après l’apparition des premiers symptômes. Cette affection est présente
dans le monde entier, avec une plus grande fréquence pour la forme la plus habituelle
Val30met au Portugal, en Suède et au Japon. De nombreuses variantes phénotypiques ont
été décrites. TTRFAP doit être évoquée chez des malades souffrant d’une neuropathie
axonale, d’évolution progressive et sans cause précisément déterminée, surtout si sont
associées des perturbations liées à une atteinte du système nerveux autonome. D’autres cas
dans la famille, sont souvent reconnus chez des malades dont les signes ont débuté autour de
la trentaine, tandis que les formes de révélation tardive sont souvent sporadiques et il n’est
donc pas rare que ces cas soient longtemps considérés comme souffrant d’une polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique. Une biopsie de nerf est souvent réalisée
pour confirmer la présence de dépôts extracellulaires au sein du tissu interstitiel de l’espace
endoneural. De tels dépôts peuvent aussi être trouvés dans le muscle, les glandes salivaires,
la graisse abdominale confirmant qu’il s’agit d’une maladie polyviscérale. Il convient de
souligner que des résultats négatifs de ces examens pathologiques ne peuvent faire éliminer
avec certitude le diagnostic d’amylose. Dans tous les cas la recherche d’une mutation du gène
TTR devra être pratiquée.
Lire la suite >Session of 16 octobre 2012
Éloge
Éloge de Louis Douste-Blazy (1921-2012)Jacques CAEN *
Lire la suite >Session of 16 octobre 2012
Communication scientifique
Troubles limites et personnalité « border-line » : comment les reconnaître et les traiter ?Borderline personality disorders: diagnosis and treatment
Monique ASTIER-DUMAS *
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Les troubles limites ou « border-line » correspondent à des états cliniques complexes qui combinent les traits de la personnalité border-line proprement dite avec des symptômes d’un très grand polymorphisme aboutissant à des tableaux cliniques intriqués qui induisent de très grandes difficultés diagnostiques et le plus souvent un très grand retard au diagnostic et à la mise en route du traitement. Toutes les classifications internationales s’accordent sur la présence de critères tels que : instabilité de l’identité et des relations affectives, présence envahissante de sentiments de vide et d’ennui, impulsivité pathologique. Leur prévalence est de 2 % avec un sex-ratio de deux à trois femmes pour un homme, incluant aussi bien les adolescents que les adultes avec un taux élevé de suicidalité, de risque addictif et de trouble du comportement alimentaire, et de passage à l’acte médico-légaux. L’histoire personnelle et les antécédents retrouvent fréquemment des traumas précoces au cours du développement, tels que séparations, pertes, agressions voire abus sexuels, maltraitance et carence affective. Les symptômes et signes subjectifs ont une importance toute particulière pour le diagnostic et pour la mise en place de l’alliance thérapeutique, ce qui exige une habileté et un entrainement particuliers pour développer les capacités d’empathie et une plus grande subtilité clinique. Les examens standardisés et semi-structurés sont utiles pour une évaluation complète et la détection de toutes les nombreuses comorbidités thymiques, anxieuses, addictives, voire la présence de symptômes psychotiques qui émaillent souvent l’évolution.
Le modèle bio-psycho-social utilisé en psychiatrie permet de prendre en compte les multiples facteurs pathogéniques tels que trauma précoces, particularités tempéramentales voire dérégulations émotionnelles diverses, aussi bien que les facteurs de vulnérabilité psychosociale, neurobiologique (en particulier 5HT), ou encore d’origine génétique. Le traitement exige la meilleure coordination et combinaison possible entre les approches psychothérapiques et pharmacologiques tout en s’appuyant sur des possibilités d’intervention en urgence voire d’hospitalisation lors de situations critiques avec risque suicidaire ou décompensation d’allure délirante. L’évolution est souvent longue et chaotique mais le pronostic peut être assez favorable à condition d’avoir pu gérer correctement les principales complications de ces troubles au premier chef desquelles le suicide.
Lire la suite >Session of 16 octobre 2012
Communication scientifique
Le progrès médical à la lumière de l’amélioration de la sécurité de l’angioplastie coronaireMedical progress exemplified by improvements in the safety coronary angioplasty
Jean-Philippe METZGER *
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
La forte diminution des complications de la procédure d’angioplastie coronaire constitue un modèle permettant d’individualiser une typologie du progrès médical contemporain. Le progrès par rupture est dû à l’initiative individuelle. Le progrès incrémentiel est le produit d’améliorations ponctuelles et anonymes. Les deux formes de progrès sont complémentaires. Elles avaient été déjà décrites par Claude Bernard en 1864.
Lire la suite >Session of 16 octobre 2012
Information
Les dépenses de santéMichel HUGUIER *
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Les dépenses de santé peuvent être assimilées aux dépenses de soins et biens médicaux. Leur montant s’élève à 175 milliards d’euros, financés par l’assurance maladie (77 %), les mutuelles ou les assurances complémentaires (14 %), et directement par les ménages (9 %). Ces dépenses, sont constituées par les hospitalisations (44 %), les soins extrahospitaliers médicaux, dentaires et para-médicaux (28 %), les médicaments (20 %) et quelques autres prestations (8 %). Leurs augmentations ont comme principales raisons le progrès médical et le vieillissement de la population. D’autres facteurs sont plus maîtrisables : l’offre de soins, le coût pour les patients, la formation et l’information du public, la formation des médecins prescripteurs. La France est le pays d’Europe qui consacre le plus fort pourcentage de son PIB aux dépenses de soins (9,2 %) alors qu’il se situe entre 7 % et 8 % en Suède, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, ce qui représente un différentiel d’environ 18 milliards. L’augmentation du coût des soins et biens médicaux est particulièrement marquée en France, même si elle s’est un peu atténuée en 2011. Il existe surtout un déséquilibre chronique entre le financement et les dépenses aboutissant à un déficit cumulé qui n’est pas loin d’atteindre 100 milliards. Dans un premier temps nous pouvons et nous devons gagner beaucoup en efficience. Ensuite, ou bien nous voulons préserver notre système de protection sociale et il sera nécessaire d’en réformer le financement, ou bien la priorité sera de maintenir son mode de financement et la protection sociale s’altérera peu à peu.
Lire la suite >Session of 9 octobre 2012
Communication scientifique
Les nouveautés physiopathologiques à la base de la révolution thérapeutique des biothérapies dans les rhumatismes inflammatoiresPathophysiological advances underlying the biotherapeutic revolution in inflammatory rheumatism
Xavier MARIETTE *
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Des progrès spectaculaires ont été faits dans la physiopathologie de la polyarthrite rhumatoïde, des spondylarthrites et des connectivites ou maladies systémiques auto-immunes, progrès qui ont permis l’utilisation de nouveaux traitements biologiques dans ces trois groupes de maladies. Dans la polyarthrite rhumatoïde, la découverte des anticorps anticitrulline ou ACPA(anti-citrullinated peptide antibody), dont la spécificité est de 95 à 98 % et qui peuvent être présents avant le début de la maladie, a permis un diagnostic plus précoce et une compréhension nouvelle de la maladie. Les nouveautés physiopathologiques sur le rôle des cytokines (TNFα et IL-6), des lymphocytes B, de la co-stimulation des lymphocytes T ont permis des avancées thérapeutiques majeures. Dans les spondylarthrites, les inhibiteurs du TNFα sont efficaces. Dans le lupus et le syndrome de Gougerot Sjögren, les gènes stimulés par l’interferon de type 1 sont hyper exprimés de même que la cytokine BAFF (ou BLyS) activant les lymphocytes B. Ces découvertes physiopathologiques sont à la base de nouveautés thérapeutiques.
Lire la suite >Session of 9 octobre 2012
Communication scientifique
L’apport et les indications des biothérapies dans les rhumatismes inflammatoiresIndications and efficacy of biologics in inflammatory arthritis
Bernard COMBE *
L’auteur déclare avoir reçu des honoraires des laboratories : Merck, Pfizer, Roche Chugai et UCB.
L’amélioration très importante des connaissances sur la pathogénie des rhumatismes inflammatoires au cours des vingt dernières années et l’identification de cibles précises
impliquées dans l’inflammation articulaire, a permis de développer des thérapeutiques
ciblées pour le moment essentiellement d’origine biologique. Les anti-TNF ont été les premières biothérapies disponibles dans la polyarthrite rhumatoïde puis dans la spondylarthrite et le rhumatisme psoriasique. Secondairement, un anticorps anti-CD20 du lymphocyte B, (rituximab), l’abatacept, inhibiteur des voies de co-stimulation CD28-CD80/86 du lymphocyte T, et le tocilizumab, inhibiteur du récepteur de l’interleukine-6 ont été également autorisés dans la polyarthrite rhumatoïde. Ces biothérapies ont transformé la
prise en charge et l’évolution à moyen et long terme des patients atteints de polyarthrite
rhumatoïde et de spondyloarthrite. Les stratégies thérapeutiques des patients sont actuellement bien définies en fonction des critères d’activité et de sévérité de la maladie. Les sociétés internationales comme l’EULAR et l’ASAS ont émis des recommandations de stratégies précises et utiles pour la pratique courante.
Lire la suite >Session of 9 octobre 2012
Communication scientifique
Aspects médico-économiques de la polyarthrite rhumatoïdeMedical and economic aspects of rheumatoid arthritis
Bruno FAUTREL *, Cécile GAUJOUX-VIALA
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie chronique et invalidante. Sa prise en charge et son retentissement socio-professionnel explique qu’elle engendre des coûts importants, à la fois en termes de consommation de soins (coûts directs) et de perte de productivité (coûts indirects). Les principaux déterminants des coûts ont pendant longtemps été le handicap engendré par la maladie ainsi que les hospitalisations fréquentes (notamment pour le remplacement prothétique des articulations détruites). Depuis quelques années, les thérapeutiques médicamenteuses ont supplanté les hospitalisations. Ces thérapeutiques très efficaces ont permis de réduire la consommation de soins globale des patients souffrant de PR, avec notamment une diminution du recours aux prothèses articulaires. L’impact sur la perte de productivité est favorable sur les arrêts de travail, mais à ce jour, les biothérapies n’ont pas montré leur capacité à réduire la mise en invalidité des patients. De ce fait, leur rapport coût — efficacité reste élevé, ce qui soulève la question de leur prix.
Lire la suite >Session of 9 octobre 2012
Information
Les activités physiques et sportives — la santé — la sociétéPhysical activities and sport ; implications for health and society
Daniel RIVIÈRE,Jacques BAZEX *, Pierre PENE *
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Des publications de plus en plus nombreuses viennent confirmer que pratiquer des Activités Physiques et Sportives (APS) tout au long de la vie augmente l’espérance de vie en bonne santé, retarde la dépendance, et constitue un complément thérapeutique efficace en luttant contre la sédentarité pour de nombreuses affections comme l’obésité et bien d’autres encore, sans oublier la prise en charge des sujets en situation d’handicap. Outre Atlantique, la sédentarité a été qualifiée de « Sedentary Death Syndrome » [SeDS]. Si les effets favorables de la pratique des APS étaient connus de longue date, les études statistiques appliquées à des populations importantes ont confirmé ce qui était souvent contesté au plan individuel.
La connaissance du retentissement des APS sur les processus cellulaires, tissulaires et métaboliques s’est considérablement améliorée, et le domaine des APS n’est plus limité à une vision ludique de la vie, mais occupe désormais une large place, de l’organisme sain à la prise en charge du pathologique. Plus généralement, se consacrer à des APS offre aussi des ouvertures considérables dans les domaines du social, de l’éducatif et de l’intégration. Dès lors, notre société peut-elle refuser ou même négliger ces avantages ? Ce travail a pour objectif : 1) d’examiner rapidement les avantages d’une pratique « Régulière, Raisonnée, Raisonnable » des APS, en mettant en garde cependant contre les incidents qui pourraient
survenir en cas d’excès ; 2) de rappeler la désaffection de la population française vis-à-vis des APS, et d’en analyser les causes ; 3) d’indiquer le volume d’activités qui offrirait les meilleurs bénéfices pour les moindres inconvénients ainsi que les moyens de parvenir à un équilibre satisfaisant ; 4) de proposer une organisation nouvelle impliquant les pouvoirs publics pour guider nos concitoyens vers une pratique si bénéfique pour l’organisme, voire incontournable pour le bien être de chacun. Toute la population doit trouver sa place dans ce programme sport pour la santé : le médecin doit transmettre ses connaissances, proposer des conférences de consensus et en surveiller leur application, le citoyen doit admettre que le maintien de sa santé appelle la poursuite d’APS pour son bien être, les pouvoirs publics doivent intervenir pour rendre prioritaire l’application d’un tel programme auprès de tous les sujets sans discrimination.
Lire la suite >Session of 2 octobre 2012
Communication scientifique
Indications et efficacité de la chirurgie prophylactique des cancers gynécologiques et digestifs avec prédisposition génétiqueProphylactic surgery in common hereditary cancer syndromes
Catherine NOGUÈS *, Emmanuelle MOURET-FOURME *
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
La chirurgie prophylactique s’intègre dans la stratégie de prise en charge des personnes à haut risque de cancer. Les indications de la chirurgie prophylactique sont définies en fonction de l’évaluation du risque tumoral, de l’organe cible concerné (et de son accessibilité à une chirurgie préventive), de la nature de la prédisposition génétique et des possibilités de surveillances alternatives. La chirurgie préventive est alors positionnée soit en option possible soit en recommandation. La mammectomie prophylactique bilatérale est actuellement retenue comme une option préventive chez les femmes à haut risque génétique de cancer du sein. La réduction du risque de cancer du sein est de l’ordre de 95 % pour les femmes porteuses d’une mutation d’un des gènes de prédisposition majeure BRCA1 ou BRCA2. L’annexectomie bilatérale prophylactique est par contre une recommandation femmes porteuses d’une mutation constitutionnelle de BRCA1 ou de BRCA2, réduisant le risque de cancer de l’ovaire mais également celui du sein (de l’ordre de 50 %).
De même l’hystérectomie constitue une recommandation pour les femmes pour lesquelles une indication de chirurgie utérine est posée (fibrome) et présentant un syndrome de Lynch
associé à l’identification d’unemutation constitutionnelle délétère d’un des gènes du système MMR. En ce qui concerne les cancers digestifs, des gestes de chirurgie préventive sont également discutés, soit au cas par cas dans le syndrome de Lynch en fonction de la présentation clinique, soit de façon plus formelle en particulier dans la polypose adénomateuse familiale ou dans les cancers gastriques diffus héréditaires. Malgré une efficacité élevée, la chirurgie préventive, qu’elle soit une option ou une recommandation dans la stratégie de prise en charge de personnes indemnes à haut risque de cancer, doit bénéficier d’une réflexion multidisciplinaire et d’un accompagnement psychologique de la personne compte tenu des répercussions physiques et psychologiques et/ou sociales.
Lire la suite >Session of 2 octobre 2012
Communication scientifique
La chirurgie prophylactique du cancer médullaire de la thyroïdeProphylactic thyroidectomy in medullary thyroid cancer
Jean-Louis PEIX *, Jean Christophe LIFANTE, Françoise BORSON CHAZOT, Sophie GIRAUD
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Le cancer médullaire de la thyroïde (CMT) est génétiquement déterminé par une mutation du proto oncogène RET dans 30 à 35 % des cas. Cette mutation peut siéger sur différents exons situés sur le chromosome 10 et il existe une relation génotype-phénotype conditionnant l’âge de survenue du CMT. Il existe trois phénotypes regroupant les néoplasies endocriniennes multiples de type 2 (NEM 2 A et B) et les cancers médullaires isolés et familiaux (FMTC). Selon le génotype, trois groupes ont été individualisés : à très haut risque (niveau 3), à haut risque (niveau 2) et à risque plus faible (niveau 1). Il a été proposé une chirurgie à visée prophylactique dans les premiers mois de vie des sujets du niveau 3 et avant l’âge de cinq ans pour ceux du niveau 2. Les recommandations sont moins précises pour les sujets du niveau 1 pour lesquels le taux de calcitonine joue un rôle important dans la décision thérapeutique et où l’histoire familiale doit également être prise en compte. Notre expérience concerne seize sujets opérés dans un but prophylactique. Quel que soit la mutation, tous les enfants ont été guéris si le taux de calcitonine pré opératoire était normal.
Cependant on constate, pour des raisons tenant essentiellement à un diagnostic tardif et une réticence familiale à accepter une thyroïdectomie chez le petit enfant, une prise en charge chirurgicale souvent plus tardive que ne le proposent les recommandations.
Lire la suite >Session of 26 juin 2012
Rapport
Les adjuvants vaccinaux : quelle actualité en 2012 ?Vaccines adjuvants in 2012
Jean-François BACH *, Hervé BAZIN *, Pierre BÉGUÉ *, Marc GIRARD *
Les adjuvants restent indispensables à la plupart des vaccins, notamment les plus purifiés, ainsi qu’en toute probabilité aux vaccins du futur. Leur rôle est de stimuler les mécanismes de l’immunité innée afin d’activer les cellules qui produisent la réponse immunitaire adaptative. L’aluminium présent dans les adjuvants vaccinaux est sous une forme particulière répondant à des normes physico-chimiques très précises. Des recommandations officielles (OMS, FDA) ont fixé, à partir de l’expérimentation animale, des valeurs sécuritaires pour l’aluminium alimentaire : le taux minimal de risque ou MRL (minimal risk level ) a été fixé à 1 mg/Kg/jour. Les vaccins du calendrier vaccinal contiennent une dose d’aluminium réglementaire inférieure à 0,85 mg/dose. Un travail expérimental, utilisant de l’aluminium marqué, a montré que la quantité d’aluminium apportée par les vaccins injectés aux nourrissons dans le cadre du calendrier vaccinal demeure très inférieure à la dose de sécurité minimale définie pour l’alimentation. Même si de très faibles quantités d’aluminium se retrouvent dans le tissu cérébral, la relation lointaine entre aluminium et maladie d’Alzheimer fait débat depuis des décennies sans qu’aucune preuve n’ait pu être apportée. En particulier, chez les hémodialysés décédés d’encéphalopathie et chez l’animal d’expérience à qui on a injecté de l’aluminium, les lésions cérébrales ne sont pas celles de la maladie d’Alzheimer. Dans la myofasciite à macrophages, les troubles cognitifs publiés ne correspondent pas non plus à ceux de la maladie d’Alzheimer. Aucune preuve de toxicité neurologique imputable à l’aluminium de l’alimentation ou des vaccins n’a pu encore être fournie à ce jour. Les adjuvants non aluminiques nouveaux et/ou en cours d’investigation ne sont pas destinés à remplacer les sels d’aluminium, mais à permettre d’élaborer des vaccins nouveaux contre des maladies telles que le paludisme, l’infection à VIH, la tuberculose ou certains cancers. Les différents adjuvants ne sont pas interchangeables et demeurent spécifiques de tel ou tel vaccin. Pour ce qui concerne le phosphate de calcium, qu’on a proposé pour remplacer l’aluminium, les études d’efficacité ont donné des résultats variables, voire contradictoires. Le débat reste donc ouvert et des travaux supplémentaires seraient souhaitables. Si la recherche s’orientait vers le remplacement de l’aluminium dans les vaccins, la substitution ne pourrait se faire qu’après de longs et nombreux essais, contrôles, et études cliniques qui nécessiteraient plusieurs années (environ cinq à dix ans). L‘analyse détaillée des conditions nécessaires à la provocation d’une maladie auto-immune n’apporte aucune preuve à ce jour permettant d’incriminer les vaccins ou les adjuvants. Tout moratoire portant sur la non-utilisation des adjuvants aluminiques rendrait impossible, sans pourtant aucun argument probant, la majorité des vaccinations. La résurgence des maladies prévenues par ces vaccins entraînerait par contre, et de façon certaine, une morbidité très supérieure à celle, hypothétique, des maladies auto-immunes ou neurologiques imputées à la vaccination.
Lire la suite >Session of 26 juin 2012
Communication scientifique
Resynchronisation électrique du coeur : passé, présent et futurCardiac resynchronization : past, present and future
Jean-Claude DAUBERT *, Christophe LECLERCQ, Philippe MABO
Le Dr Daubert déclare avoir reçu des honoraires soit à titre personnel, soit au titre de son institution (Direction de la recherche clinique,CHURennes) comme orateur, consultant ou président/membre de comités scientifiques d’études cliniques, des sociétés EBR, ELA Médical, Medtronic Bakken Research Center (NL), Medtronic Inc et ST Jude Medical Le Dr Leclercq déclare avoir reçu des honoraires soit à titre personnel, soit au titre de son institution (Direction de la recherche clinique,CHURennes) comme orateur, consultant ou membre de comités scientifiques d’études cliniques, des sociétés Boston Scientific , Medtronic Inc, ST Jude Medical et Sorin Le Dr Mabo déclare avoir reçu des honoraires soit à titre personnel, soit au titre de son institution (Direction de la recherche clinique,CHU Rennes) comme orateur, consultant ou membre de comités scientifiques d’études cliniques, des sociétés Biotronik, Boston Scientific, Medtronic Inc, ST Jude Medical et Sorin.
L’intérêt pour la désynchronisation et la resynchronisation cardiaque n’a cessé de croître au cours des trois décennies passées, permettant d’élargir le champ de la stimulation électrique à de nouvelles indications hémodynamiques en particulier dans l’insuffisance cardiaque. Les équipes françaises ont joué un rôle moteur dans la définition de ces nouveaux concepts tous nés de l’observation clinique, dans la conception des outils de resynchronisation en lien avec l’industrie, et dans leur évaluation clinique. Cette revue personnalisée se propose de faire la synthèse des connaissances récentes sur la resynchronisation électrique du coeur aux trois étages: atrial, atrio-ventriculaire et ventriculaire, et de dresser quelques perspectives d’avenir. Parmi ces concepts, certains ont pu être validés avec l’apport de preuves cliniques solides sur lesquelles ont pu se fonder les recommandations scientifiques. D’autres ont connu un sort moins heureux.
Lire la suite >Session of 26 juin 2012
Communication scientifique
L’insuffisance cardiaque et son traitement : un enjeu pour les systèmes de santéManagement of heart failure : a challenge for healthcare systems
Michel KOMAJDA *
L’auteur déclare avoir reçu des honoraires pour présentations orales, activités de conseil, membre du Comité exécutif d’essais cliniques de : Servier, Bristol Myers Squibb, Glaxo Smith Kline, Nile Therapeutics, Johnson et Johnson Astra Zeneca, Menarini, Sanofi Aventis, au cours des trois derniers mois.
L’insuffisance cardiaque représente un fléau du fait de sa forte prévalence, des handicaps générés et de la lourde mortalité qui y est associée. De plus, cette pathologie se caractérise par des hospitalisations prolongées et répétées. Des progrès thérapeutiques majeurs ont été accomplis avec l’introduction de médicaments neuro-modulateurs incluant inhibiteurs de l’enzyme de conversion, bêtabloquants, antagonistes des récepteurs de l’angiotensine, antagonistes des récepteurs de l’aldostérone, et plus récemment avec l’ivabradine, agent bradycardisant pour le traitement de l’insuffisance cardiaque aiguë. En revanche, le traitement de l’insuffisance cardiaque aiguë et de l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée n’a pas progressé. De nouvelles voies thérapeutiques, tant pharmacologiques que non pharmacologiques, sont actuellement à l’étude afin de mieux lutter contre cette pathologie et d’améliorer la morbi-mortalité ou la qualité de vie.
Lire la suite >Session of 19 juin 2012
Communication scientifique
Folates et programmation fœtale : rôle des mécanismes nutrigénomiques et épigénomiquesFolates and fetal programming: role of epigenetics and epigenomics
Jean-Louis GUÉANT*, Jean-Luc DAVAL*, Paul VERT** et Jean-Pierre NICOLAS**
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Les folates jouent un rôle crucial dans la nutrition et dans les mécanismes épigénomiques en contribuant respectivement à la synthèse et l’échange de groupements monocarbones nécessaires à la synthèse ou la méthylation de l’ADN et de l’ARN et à la méthylation de transrégulateurs de l’expression génique. Les mécanismes épigénétiques liés aux folates sont illustrés par leurs effets sur la méthylation de l’ADN, le phénotype héréditaire des souris agouti, l’expression modifiée des gènes soumis à empreinte parentale tels que Igf2/H19 et l’influence synergique de facteurs environnementaux tels que la mycotoxine FB1 sur l’assemblage de l’hétérochromatine. La carence en donneurs de méthyles, et notamment en folates et vitamine B12, augmente le risque de malformations congénitales et produit des manifestations viscérales de la programmation fœtale, avec l’accumulation de lipides dans le foie et le coeur par dérégulation de la balance méthylation/acétylation de PGC1-α et une diminution de la déacétylase SIRT1. Elle conduit à la persistance des troubles cognitifs à travers l’altération plasticité et l’atrophie de l’hippocampe. Décrypter ces mécanismes aidera à comprendre les discordances entre les modèles expérimentaux et des études de population sur la supplémentation en folates.
Lire la suite >Session of 18 juin 2012
Communication scientifique
Genèse de l’allergie alimentaire du nourrisson : possibilité d’une prophylaxie partielleGenesis of food allergy in infancy
Denise-Anne MONERET-VAUTRIN *
L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
La genèse de l’allergie alimentaire prend origine dans la polarisation Th2 du foetus. Chez le nourrisson atopique la balance vers une prédominance Th1 dans les premiers mois est défaillante. Les facteurs critiques orientant vers l’allergie alimentaire sont multiples.
L’influence de la génétique connue par les études d’agrégation familiale indique le rôle de gènes candidats, de leurs polymorphismes et de leurs interactions avec l’environnement, concourant à la programmation foetale. Les modifications épigénétiques, héritables, adaptent rapidement l’organisme aux modifications environnementales et expliquent l’augmentation récente des allergies alimentaires et autres maladies atopiques. L’environnement atmosphérique comme la nutrition de la femme enceinte comportent des facteurs de risque. Chez le nourrisson, les conditions de naissance, des particularités du microbiote intestinal, l’âge de la diversification alimentaire, les expositions aux allergènes et polluants par ingestion, contact, inhalation contribuent à la prévalence de l’allergie alimentaire. Une prophylaxie partielle devient possible, nécessitant une information détaillée des familles à risque atopique pour leur descendance.
Lire la suite >Session of 12 juin 2012
Discours
Attribution du titre de Membre honoris causa de l’Académie nationale de médecine au Professeur Jules HoffmannAndré PARODI *
Lire la suite >Session of 12 juin 2012
Communication scientifique
Immunisation par les chimiothérapies anticancéreuses : le point en 2012Antitumoral immunization during cancer chemotherapy
Laurence ZITVOGEL *,**,***,*********, Dalil HANNANI *,**,***, Laetitia AYMERIC *, **, ***, Oliver KEPP *, **, ****, Isabelle MARTINS *, **, ****, Guido KROEMER ****, *****, *****, *******, ********
Les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Le mécanisme d’action supposé de la plupart des traitements anticancéreux résulte d’une
action cytotoxique directe sur les cellules tumorales. Dans un numéro de 2008 du Bulletin de l’Académie nationale de médecine, nous proposions une théorie alternative ou complémentaire fondée sur nos résultats expérimentaux selon laquelle le système immunitaire contribuerait à l’efficacité de certaines chimiothérapies et radiothérapies antitumorales. Notre travail a montré certains des mécanismes moléculaires de l’immunogénicité de la mort cellulaire induite par les agents thérapeutiques classiques. Ainsi, les signaux échangés entre la tumeur mourante et le système immunitaire conduiraient-ils à l’activation des lymphocytes T par les cellules dendritiques (CD). Nous avons décrypté l’importance du stress du réticulum endoplasmique qui permet la relocalisation de la calréticuline à la membrane plasmique de la cellule tumorale, contribuant ainsi à la phagocytose des corps apoptotiques par les CD. Nous rapportons ici qu’un second stress prémortem, l’autophagie, doit être déclenché pour permettre l’émission de l’ATP dans le milieu extracellulaire, générateur du recrutement des cellules présentatrices d’antigènes et de l’activation de l’inflammasome des CD pour la sécrétion d’IL-1β et la polarisation des lymphocytes T effecteurs. L’architecture de la tumeur se modifie après chimiothérapie efficace, permettant l’accumulation intratumorale séquentielle d’acteurs de l’immunité innée et acquise qui agiront de concert pour l’élimination des cellules tumorales. Ces résultats permettent de générer de nouveaux facteurs prédictifs de réponse aux anthracyclines et de nouvelles stratégies d’immunochimiothérapie
Lire la suite >Session of 5 juin 2012
Rapport
Les nuisances sonores de voisinage dans l’habitat – analyse et maîtriseHome noise pollution due to neighborhood activities Analysis and control
François LEGENT *
L’auteur déclare ne pas avoir de lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article
Si les nuisances sonores de voisinage dans l’habitat sont bien connues, leurs répercussions sur la santé s’avèrent souvent sous-estimées par l’opinion publique. Reflet de la société, les nuisances de voisinage ne peuvent être maîtrisées par la seule réglementation. Les maires jouent maintenant un rôle majeur dans cette maîtrise en recourant avant tout à l’éducation, à l’information et à la médiation tout en utilisant la réglementation à bon escient.
Lire la suite >