Journal articles

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Consignes aux auteurs




4017 résultats

  • Communication scientifique

    Géographie de la pénurie de médecins spécialistes en France

    Geography of the shortage of specialist doctors in France

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Cet article est un travail original reposant sur l’analyse de données publiques disponibles. En lien avec les travaux en cours du groupe de travail sur la « Pénurie de médecins spécialistes » de l’Académie nationale de médecine, un tableau préalable de la situation contemporaine est ici présenté, envisagé sous un angle particulier, celui de la géographie médicale et mobilisant des statistiques descriptives univariées et multivariées. Sur cette base, sont décrites les principales caractéristiques géographiques de la médecine spécialisée : évolution dans le temps très liée à l’histoire de la médecine, inégalités qui se renforcent dans l’espace géographique, évolution vers de nouvelles formes d’exercice mixte au détriment du secteur libéral exclusif, spécialités différemment atteintes par la pénurie, rôle du service public hospitalier dans l’équilibrage de l’offre, boucle de rétroaction avec l’aménagement du territoire. Pour finir sont évoqués quelques principes d’aménagement du territoire, de financement, et d’estimation des besoins.

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  • Communication scientifique

    Mémoire de l’immunité innée macrophagique. Application à la modulation des maladies inflammatoires et infectieuses

    Macrophage innate immune memory. Application to the modulation of inflammatory and infectious diseases

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    De plus en plus d’arguments expérimentaux suggèrent la présence d’une mémoire rudimentaire de l’immunité innée. Cette mémoire, induite après exposition à des composés principalement infectieux conduisent à des modifications métaboliques et épigénétiques qui vont rendre les cellules myéloïdes plus ou moins réactives lors d’une seconde stimulation, qu’elle soit ou non de même nature. La possibilité de manipuler cette mémoire de l’immunité innée, soit en la renforçant par le biais d’agent stimulant comme le BCG ou le β-Glucan soit, au contraire en l’inhibant comme en utilisant de faible dose de LPS, est donc en mesure d’immuno-moduler la réponse immunitaire innée et d’orienter la réponse adaptative, permettant ainsi de renforcer nos défenses contre les maladies infectieuses ou au contraire de diminuer les processus inflammatoires chroniques dans un contexte immuno-pathologique. Dans cet article, nous présentons les grands principes de l’immunité innée entraînée et de l’immunotolérance et donnons quelques exemples de sa manipulation dans le contrôle de maladies fibro-inflammatoires chroniques et dans l’immunité infectieuse anti-pneumococcique.

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  • Autre

    Chimères : du mythe au vivant

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communiqué

    Chimères : du mythe au vivant

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Éditorial

    La xénogreffe : un défi médical autant qu’un enjeu sociétal

    Xenotransplantation: A medical challenge as well as a societal issue

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Chronique historique

    “La Leçon de Claude Bernard”, une page d’histoire de la IIIe République

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communiqué

    Birth rate: understanding the decline, removing the obstacles, restoring confidence among younger generations

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  • Rapport

    Rapport 25-10. Les pénuries en médecins spécialistes, hors médecine générale. Pour une territorialisation, de la formation initiale à l’organisation du système de santé

    Shortages of specialist physicians, excluding general medicine Towards a territorial approach, from initial training to the organization of the health system

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien ni conflit d’intérêt.

    La pénurie en médecins spécialistes est une réalité vécue au quotidien très négativement par les Français. Très inégalement répartie sur le territoire national, et fonction des spécialités, cette pénurie est en relation avec quatre phénomènes : un nombre encore insuffisant de spécialistes formés, eu égard aux besoins d’une population vieillissante et à la démographie médicale, une organisation des soins largement fondée sur l’offre et non sur une approche populationnelle, une répartition dans les territoires très déséquilibrée et insuffisamment adaptée aux réalités sanitaires locales, une prise en compte insuffisante des facteurs d’attractivité avec un impact particulièrement préoccupant pour l’exercice libéral.

    Le groupe de travail a auditionné un nombre important de parties prenantes en les réunissant sous forme d’ateliers de travail consacrés aux principales difficultés rencontrées. Il a concentré ses interrogations sur les mesures pratiques qui pourraient améliorer la situation actuelle. Ainsi des recommandations ont-elles été élaborées sur :

    –      la planification des besoins en formation et son organisation en développant une universitarisation territoriale pour l’enseignement théorique et les stages,

    –      l’organisation des soins et les évolutions à apporter en facilitant le décloisonnement du système de santé et en assouplissant les conditions d’exercice tout en prenant en compte les nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle (IA),

    –      la prise en compte des enjeux de l’aménagement du territoire en intégrant le rôle des collectivités locales et du territoire à l’échelon local et régional, en coordination avec les services de l’état (Agences Régionales de Santé),

    –      le développement des facteurs d’attractivité territoriale incitant les jeunes spécialistes à faire le choix d’une installation locale.

    Compte tenu de la complexité et de la diversité des situations locales, une amélioration pratique des pénuries constatées ne pourra être obtenue que grâce à une gestion régionale intégrée adaptée à la situation constatée.

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  • Communication scientifique

    Nouvelles avancées thérapeutiques dans la prise en charge de l’hyperplasie congénitale des surrénales par déficit en 21-hydroxylase

    Advances in the management of congenital adrenal hyperplasia

    Le Dr Aude Brac a participé aux inclusions des essais cliniques de Phase 2 et 3 pour le Plenadren et Chronocort.

    Le Pr Laetitia Martinerie a participé en tant qu’expert scientifique à un comité scientifique de Neurocrine Biosciences en 2020 pour la mise en place de l’essai clinique de Phase 3 et a participé aux inclusions pour l’essai clinique de Phase 3 Crinecerfont. Elle a participé en 2024 en tant qu’expert scientifique à un comité scientifique de Crinetics pour la mise en place de l’essai clinique de Phase 2/3 pour l’Atulmenant.

    L’hyperplasie congénitale des surrénales, aussi bien à l’âge pédiatrique qu’à l’âge adulte, reste un vrai challenge pour les endocrinologues dans l’optimisation thérapeutique. En effet, parvenir à un équilibre entre les effets escomptés sur la freination hypophysaire et limiter les effets secondaires de la supplémentation supra-physiologique en hydrocortisone est souvent difficile. De nouvelles approches thérapeutiques sont donc régulièrement évaluées. Récemment, plusieurs nouvelles molécules ont été générées et sont en cours d’étude de phase I, II ou III. Nous reviendrons sur chacune de ces molécules, leur mode d’action, leur niveau de développement et les résultats des différentes études disponibles. Certains de ces nouveaux traitements, déjà en phase III chez l’adulte et chez l’enfant, semblent très prometteurs et vont vraisemblablement modifier la prise en charge de nos patient.e.s dans les années à venir.

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  • Communication scientifique

    Anomalies génétiques du développement de l’hypophyse et troubles de la croissance staturale

    Genetic disorders of pituitary development and growth retardation

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La connaissance sur l’ontogenèse hypophysaire et la régulation en hormone croissance a progressé à partir de 4 modèles de souris dont le nanisme est secondaire à des mutations spontanées, soit des mutations sur le gène POU1F1 (souris Snell et Jackson), sur le gène PROP1 (souris Ames) et sur le gène GHRHR (souris Little). Puis, les modèles de souris transgéniques ont permis d’établir le rôle crucial de plusieurs protéines, non seulement dans le développement hypophysaire mais également dans le développement cérébral. Du fait de la conservation de l’ontogenèse chez les vertébrés, l’identification du rôle de ces protéines permettait en retour d’identifier de nouvelles causes génétiques chez des patients présentant des déficits touchant la lignée somatotrope mais également les autres lignées hypophysaires parfois dans un tableau syndromique. Les progrès dans la compréhension des déficits hypophysaires se sont donc appuyés sur la conservation de l’ontogenèse hypophysaire chez les vertébrés et soulignent l’importance de certains modèles animaux qui ont permis d’avoir accès à cette toute petite glande, mesurant 7 à 8 mm de diamètre chez l’humain, et si cruciale pour la physiologie endocrinienne. Au cours de l’ontogenèse hypophysaire, les 5 phénotypes cellulaires sont issus d’une même cellule souche d’origine ectodermique qui, sous l’influence de facteurs de transcription et de facteurs neurohypothalamiques, se différencient pour aboutir à leur différenciation terminale en cellule somatotrope, lactotrope, thyréotrope gonadotrope et corticotrope à e17 chez la souris et e51 chez l’humain. Des altérations génétiques de ces facteurs hypophysaires ou neurohypothalamiques sont responsables d’un déficit hormonal touchant une ou plusieurs lignées chez l’humain.

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  • Communication scientifique

    L’empreinte parentale : un acteur clé de la croissance fœtale et postnatale : des bases moléculaires aux implications cliniques, exemple du syndrome de Silver-Russell

    Parental imprinting: An essential element in foetal and postnatal growth, and its dysregulation in Silver-Russell syndrome

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Irène Netchine a reçu des financements de recherche de Merck et de Pfizer et la prise en charge pour la participation à des congrès scientifiques et médicaux de Novo Nordisk et Sandoz. Les autres auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’empreinte parentale est un processus épigénétique à l’origine de l’expression monoallélique d’un gène en fonction de l’origine parentale de l’allèle. Chez l’être humain, près de 150 gènes sont soumis à empreinte, regroupés en « clusters » localisés dans des régions spécifiques de contrôle de l’empreinte, riches en îlots CpG méthylées de manière différentielle selon l’allèle parental. Ces gènes soumis à empreinte parentale sont impliqués dans la croissance, le métabolisme et le développement avec un rôle crucial durant l’embryogenèse. Des anomalies de régulation de l’empreinte parentale sont à l’origine d’une dizaine de syndromes congénitaux chez l’humain. Les pathologies liées à l’empreinte parentale, tels que le syndrome de Silver-Russell (SRS), le syndrome de Beckwith-Wiedemann (BWS) ou le syndrome de Temple (TS14), illustrent la sensibilité de ces processus physiologiques à des perturbations d’origine génétique, épigénétique ou environnementale et nécessitent une prise en charge précoce et multidisciplinaire sur le plan nutritionnel, métabolique, de la croissance et du développement ainsi que du risque tumoral dans l’enfance pour le BWS. La procréation médicalement assistée constitue un exemple de situation où l’environnement périconceptionnel pourrait impacter la stabilité des marques de épigénétiques au niveau des régions soumises à empreinte. Le développement de modèles cellulaires et animaux de pathologies d’empreinte est essentiel pour mieux comprendre les interactions entre facteurs environnementaux et mécanismes de mise en place de l’empreinte et à terme en améliorer la prévention et la prise en charge.

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  • Conférence invitée

    Les médias face au Covid

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communication scientifique

    Réémergence en Amérique du Sud du virus Oropouche dont le principal vecteur est un culicoïde : faut-il s’inquiéter ?

    Re-emergence in South America of the Oropouche virus, whose main vector is a Culicoid: Is there cause for concern?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Texte accepté en Conseil d’administration de l’ANM le 28 avril 2024. Non présenté en séance.

    L’expansion récente du virus Oropouche (OROV) responsable d’une maladie fébrile ressemblant à la dengue chez l’Homme en Amérique Centrale, en Amérique du Sud et dans les Caraïbes dans des zones auparavant non endémiques, l’identification d’une transmission materno-fœtale et les premiers signalements de décès dus à la maladie causée par cet arbovirus ont suscité des inquiétudes quant à la menace plus forte que cet agent représente pour les pays voisins (territoires français des Caraïbes), les Amériques, y compris les États-Unis. Le risque d’expansion concerne également l’espace européen dans la mesure où le portage du virus a été documenté en 2024 chez des cas humains importés au retour de séjour au Brésil ou à Cuba. Le virus OROV présente par ailleurs la particularité d’être transmis par différents vecteurs, principalement par des culoicoïdes ou moucherons piqueurs. Par analogie et au cours des deux dernières décennies, trois arbovirus exotiques (dont un Orthobunyavirus, de la même famille que l’OROV) transmis par des culicoïdes, introduits puis implantés en Europe ont été responsables d’émergences épizootiques chez des animaux de rente. Il s’agit des agents responsables de la fièvre catarrhale ovine, de la maladie de Schmallenberg et de la maladie hémorragique épizootique des bovins. Ces évènements ont démontré la possibilité d’un relais vectoriel autochtone chez des ruminants. En termes d’anticipation, le risque d’installation du virus OROV en Europe ne peut être formellement exclu à la faveur de la prochaine période saisonnière d’activité des moucherons piqueurs. Il importe aussi de mieux connaître les possibilités d’introduction ou d’extension dans un pays de ces virus émergents transmis par des culicoïdes tant en médecine vétérinaire qu’en médecine humaine.

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  • Communication scientifique

    Maternité et sclérose en plaques. Évolution des concepts et des prises en charge

    Maternity and multiple sclerosis. Evolution of concepts and care

    Sandra Vukusic déclare avoir reçu des honoraires et un soutien à son activité de recherche des laboratoires Biogen, Janssen, Merck, Novartis, Roche, Sandoz, Sanofi Genzyme et Teva Pharma.

    La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire, démyélinisante et neuro-dégénérative du système nerveux central, touchant préférentiellement les femmes. Elle est le plus souvent diagnostiquée à un âge où beaucoup ont des projets de maternité. Jusqu’au début des années 2000, la grossesse était déconseillée, car suspectée d’aggraver la maladie ; elle était considérée comme une « grossesse à risque » ; la péridurale était fréquemment refusée, par crainte de déclencher des poussées. L’arrivée des traitements immuno-actifs, modifiant le cours de la maladie, à partir de 1996, a totalement changé le pronostic de la maladie, laissant espérer, quand un traitement efficace est mis en place précocement, une vie sans handicap. Las, le manque d’information au moment de la commercialisation des nouveaux traitements incite, par précaution, à les arrêter avant la conception, ce qui conduit à de longues périodes sans traitement. Il en va de même pour l’allaitement, qui souvent est mis en compétition avec la reprise du traitement de fond. Pourtant, nous avons accumulé de nombreuses données scientifiques qui devraient permettre aujourd’hui de concilier le projet de maternité avec un bon contrôle évolutif de la maladie, et de vivre une grossesse « normale ». De nouveaux parcours de soins sont proposés, qui permettent aux femmes vivant avec une SEP de mieux anticiper leur projet de maternité, en ayant les informations nécessaires, avec une meilleure communication entre les professionnels de santé, et la possibilité d’avoir un accompagnement personnalisé dans cette période et dans les premières années de l’enfant.

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  • Rapport

    Rapport 25-09. Handicaps moteurs, sensoriels, et parentalité

    Motor, sensory disabilities and parenthood

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien ni conflit d’intérêt.

    Si la prise en charge médicale des personnes handicapées a connu des progrès considérables depuis la loi « handicap » de 2005, des difficultés certaines persistent en ce qui concerne les soins gynécologiques et andrologiques, la vie affective, la sexualité et la parentalité. Ce travail, limité aux handicaps moteurs et sensoriels, permet de faire le point de la situation en France et de formuler des propositions d’amélioration.

     

    Les dispositifs existants permettant le suivi et le dépistage gynécologique doivent être maintenus et soutenus. Une coordination plus étroite entre les dispositifs et acteurs existants est souhaitable, afin d’en améliorer la lisibilité, l’efficacité et de réduire les inégalités territoriales. Ce rôle de coordination pourrait être assuré par les Dispositifs Spécifiques Régionaux en Périnatalité.

    Concernant la parentalité, il est fondamental d’anticiper les projets de grossesse, de repérer les difficultés médicales, matérielles et sociales prévisibles, au cours d’une consultation multidisciplinaire préconceptionnelle. Celle-ci devra envisager toutes les étapes de la prise en soins (y compris, si nécessaire, assistance médicale à la procréation (AMP) et diagnostic prénatal). Les conséquences du handicap sur la fertilité masculine doivent être évoquées très tôt, même en l’absence de projet de paternité.

    Le suivi de la grossesse et l’accouchement doivent être effectués par une équipe multidisciplinaire expérimentée, dans un établissement organisé pour l’accueil des personnes en situation de handicap. Des consultations médico-psycho-sociales permettront d’optimiser l’accompagnement et de préparer le retour à domicile. La désignation d’un référent « handicap » dans chaque établissement permettra de jouer un rôle facilitant.

    L’Académie Nationale de Médecine formule des recommandations concernant non seulement l’organisation des soins mais aussi la formation des personnels soignants.

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  • Communication scientifique

    Endométriose : un nouveau paradigme pour le diagnostic et le traitement

    Endometriosis: A new paradigm for diagnosis and treatment

    L’endométriose, maladie inflammatoire chronique définie par la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus, est responsable de douleurs pelviennes et d’infertilité. Observée chez 10 à 15 % des femmes, cette maladie ayant un impact majeur sur la qualité de vie des patientes avec un coût socio-économique important doit être considérée comme un véritable problème de santé publique. Les progrès considérables de l’imagerie (échographie pelvienne par voie vaginale et imagerie par résonance magnétique) ont révolutionné les modalités diagnostiques de l’endométriose. La cœlioscopie à simple visée diagnostique n’a aujourd’hui plus d’indications. Ce changement de paradigme sur le plan du diagnostic impacte la prise en charge thérapeutique. Trois options peuvent être proposées : les traitements hormonaux, la chirurgie et l’assistance médicale à la procréation (AMP). Dans la mesure où le diagnostic est aujourd’hui non chirurgical et qu’il est possible de débuter un traitement sans preuve histologique, le traitement médical est l’option thérapeutique de première intention pour les patientes souffrant de douleurs pelviennes et n’ayant pas de désir de grossesse immédiat. En cas de désir de grossesse, le choix se pose entre la chirurgie et l’AMP. Il est possible d’effectuer une AMP sans exérèse préalable des lésions endométriosiques. La chirurgie ne doit plus être considérée comme le traitement systématique de première intention des patientes infertiles. La prise en charge moderne de l’endométriose doit être individualisée grâce à une approche intégrée, multimodale et multidisciplinaire centrée sur la patiente.

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  • Communication scientifique

    Développer la culture de prévention : solution face à une crise systémique ?

    Developing a culture of prevention: A solution to a systemic crisis?

    La prévention est apparue récemment dans les politiques publiques de santé au point d’être introduite dans l’intitulé du ministère en 2022. Cette appellation, qui disparaîtra en 2024, traduisait la volonté de la France à engager une évolution de son système de santé. Les différents ministres de la santé ont fait le diagnostic d’une crise qui s’aggrave progressivement au point de devenir systémique. La population française vieillit et le taux de dépendance démographique augmente progressivement interrogeant la soutenabilité du système. Malgré des dépenses atteignant 12 % du PIB, l’espérance de vie en bonne santé n’a que très peu augmenté en 20 ans, le nombre de patients porteurs de maladies chroniques est supérieur à 24 millions soit 35 % de la population française et les inégalités en santé progressent avec un gradient social très marqué. Une part importante de ces maladies chroniques est accessible à des actions de prévention permettant de diminuer l’incidence ou de retarder leur apparition. Pour être efficaces, ces interventions doivent respecter un certain nombre de conditions : reposer sur un cadre théorique, mobiliser des modèles de changement, agir simultanément sur les individus et les environnements, être évaluées. Ce sont les conditions pour mettre en œuvre une réelle politique de prévention cohérente susceptible d’augmenter l’espérance de vie en bonne santé, soulager le système de soins et assurer la soutenabilité du système de santé français.

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  • Communication scientifique

    Physiologie et physiopathologie moléculaire de la rigidité artérielle

    Molecular physiology and physiopathology of arterial stiffness

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les propriétés élastiques des artères de conductance constituent l’une des fonctions hémodynamiques les plus importantes de l’organisme. Des données nouvelles continuent d’émerger sur l’importance de leurs dysfonctionnements dans le vieillissement vasculaire et la plupart des maladies cardiovasculaires communes. Nous examinerons les progrès réalisés sur les mécanismes biologiques qui apparaissent aujourd’hui comme d’importants déterminants fondamentaux de la rigidité artérielle, en particulier ceux qui interviennent dans la contractilité, la plasticité et la rigidité des cellules musculaires lisses vasculaires (CMLVs). Nous nous concentrerons sur la mécanotransduction membranaire et nucléaire, la fonction de phagocytose et les stimuli immuno-inflammatoires. Enfin, nous discuterons des avancées au plan méthodologique, diagnostique et thérapeutique en insistant sur les questions de co-morbidité et la prise en charge individuelle des sujets.

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  • Communication scientifique

    Les nombreuses pistes thérapeutiques de la maladie de Charcot-Marie-Tooth

    The therapeutic strategies for Charcot-Marie-Tooth disease

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT) est la plus fréquente des maladies neuromusculaires héréditaires. Elle présente un large éventail phénotypique, une hétérogénéité génétique et une évolution variable de la maladie. Les divers mécanismes génétiques et moléculaires de la CMT ont été découverts au cours des trois dernières décennies. Ceci a permis la classification des différents types de CMT selon les gènes mutés ou la vitesse de conduction nerveuse. Nous nous concentrerons dans cette revue sur la forme majeure de la CMT, la CMT1A, due à la duplication du gène de la myéline PMP22. Malgré l’identification de cibles thérapeutiques intéressantes, il n’existe, à l’heure actuelle, aucune thérapie efficace de la maladie. La rééducation, les orthèses et la chirurgie sont les seuls traitements disponibles pour atténuer les symptômes. La plupart des traitements qui atteignent les essais cliniques sont des traitements pharmacologiques. Malheureusement, aucun n’a prouvé son efficacité. Une nouvelle ère thérapeutique s’ouvre avec l’avènement des thérapies ciblées par silençage des gènes. Dans cette revue, nous discuterons des approches thérapeutiques prometteuses de la CMT1A.

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  • Éloge

    Éloge du professeur Marie-Odile Rethoré (1929–2023)

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communication scientifique

    Peut-on prédire, détecter et prévenir la cardiotoxicité des médicaments anticancéreux ?

    Can we predict, detect, and prevent cardiotoxicity of cancer drugs?

    Déclaration de liens d’intérêts :
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les avancées des thérapies oncologiques ont significativement amélioré le pronostic des cancers. En 2026, 85 % des patients diagnostiqués d’un cancer seront en rémission. La complexification des traitements oncologiques permet l’amélioration de la survie sans progression, au détriment du risque de cardiotoxicité. Par celle-ci, l’on entend le plus souvent la survenue d’insuffisance cardiaque ou de dysfonction ventriculaire gauche. La société européenne de cardiologie a, via les premières recommandations de cardio-oncologie, défini des seuils de fraction d’éjection ventriculaire gauche, de fonction longitudinale, par les indices de déformation échocardiographiques et même de biomarqueurs cardiaques. Il est donc essentiel de développer des stratégies robustes pour prédire, détecter, c’est-à-dire diagnostiquer précocement, et prévenir ces effets indésirables. Plusieurs stratégies de cardioprotection ont été étudiées, à la fois pharmacologiques et comportementales, avec des résultats parfois contradictoires. Le contrôle optimal des facteurs de risque cardiovasculaires classiques demeure la pierre angulaire de la prévention de la cardiotoxicité des traitements oncologiques.

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  • Communication scientifique

    Structuration d’une activité de cardio-oncologie

    Structuring a cardio-oncology program

    Déclaration de liens d’intérêts :
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La cardio-oncologie est une discipline en pleine expansion, née de la nécessité de prévenir et de gérer les maladies cardiovasculaires chez les patients touchés par un cancer, incluant notamment les toxicités des traitements. Face à la complexité croissante des parcours de soins oncologiques et à l’augmentation du nombre de patients à risque, la structuration d’une activité de cardio-oncologie devient un enjeu majeur. Cette organisation repose sur une collaboration étroite entre oncologues et cardiologues, appuyée par une approche multidisciplinaire intégrée. La mise en place d’un programme de cardio-oncologie efficace nécessite de définir un parcours de soins clair et coordonné, adapté à chaque établissement. La désignation d’un binôme oncologue-cardiologue comme coordinateur est essentielle pour assurer la cohérence et la fluidité des prises en charge. L’élaboration de protocoles standardisés basés sur les recommandations internationales, l’intégration des outils de dépistage et de surveillance, ainsi que la mise en place d’un suivi personnalisé sont des étapes clés pour garantir la qualité et la sécurité des soins. L’activité de cardio-oncologie doit également s’inscrire dans le suivi à long terme des patients après cancer, en coordination avec la médecine de ville et les centres de rééducation. Enfin, le développement de réseaux de soins, la labellisation de centres de référence et l’intégration des innovations technologiques (intelligence artificielle, objets connectés) permettront d’optimiser la prise en charge et d’assurer un accès équitable à cette expertise sur l’ensemble du territoire.

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  • Communication scientifique

    Comment traiter la cardiotoxicité des médicaments anticancéreux ? L’exemple de l’insuffisance cardiaque

    How to treat cardiotoxicity of anticancer drugs? The example of heart failure

    Déclaration de liens d’intérêts :
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Depuis les années 1990, la mortalité liée au cancer n’a cessé de diminuer, augmentant drastiquement le nombre de survivants. Cependant, les effets indésirables des traitements anticancéreux, notamment les cardiotoxicités, sont devenus en parallèle un enjeu majeur. En 2019, 11 % des survivants du cancer sont morts de maladies cardiovasculaires, faisant de la cardio-oncologie une expertise devenue essentielle. La dysfonction cardiaque, incluant l’insuffisance cardiaque, est la cardiotoxicité la plus fréquente. La pharmacologie joue un rôle central dans la prévention et la gestion de ces cardiotoxicités. Depuis les années 2000, de nombreux nouveaux médicaments anticancéreux ont été développés, nécessitant des connaissances pharmacologiques solides pour évaluer les effets indésirables. Le concept de « cardiotoxicité permissive » implique une évaluation de la balance bénéfice-risque afin de guider la prise en charge. L’insuffisance cardiaque imputable aux médicaments anticancéreux est réellement devenue problématique avec l’arrivée du trastuzumab en 2001, lors du constat que 33 % des patientes traitées pour un cancer du sein avaient présenté une insuffisance cardiaque imputable à ce médicament et alors même qu’elles présentaient un faible risque cardiovasculaire. De nombreux autres médicaments ont depuis été associés à la survenue d’une insuffisance cardiaque, nécessitant une implication accrue des cardiologues. La prise en charge d’une insuffisance cardiaque imputée aux médicaments anticancéreux suit les recommandations générales de la population générale auxquelles s’ajoutent certaines spécificités. Une évaluation pluridisciplinaire est recommandée afin de statuer sur l’imputabilité des médicaments anticancéreux et la nécessité ou non de les interrompre. La prise en charge doit être individualisée, tenant compte en priorité de la balance bénéfice-risque.

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  • Éditorial

    Le chirurgien du XXIe siècle entre tradition et modernité

    The surgeon of the XXIth century between tradition and modernity

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  • Rapport

    Rapport 25-08. Handicaps sévères de l’enfant, passage à l’âge adulte. Améliorer le parcours de santé afin d’accomplir ses projets de vie.

    Transition to adulthood for children with severe disabilities : Improving their health care pathway to accomplish their life projects

    L’adolescent, puis le jeune adulte en situation de handicaps sévères, présente une double vulnérabilité, celle de ses handicaps et celle de l’adolescence, période à risques dont ceux de comorbidités psychiques. Or, il est confronté au changement complet des équipes médicales, avec une spécialisation accrue et un changement de la relation médecin – patient ainsi que d’établissement médicosocial de vie qui lui sont imposés.

    Il y a ainsi, pour cet adulte en construction et pour ses parents, des risques graves de rupture de soins, de détresse psychologique et de rupture du parcours éducatif.

    Les questions traitées par ce rapport sont celles des enfants en situation de handicaps sévères, définis par le recours indispensable à une aide humaine pour leur autonomie au moins une partie du temps : paralysies cérébrales, troubles du spectre de l’autisme, maladies neuro-musculaires, troubles du développement intellectuel et polyhandicaps.

    Les points communs entre toutes ces situations, apparemment si différentes, sont nombreux et permettent de proposer des recommandations : considérer que l’âge n’est pas le seul facteur déterminant de la transition ; faciliter l’accès aux établissements médicaux sociaux pour adultes par une simplification de leur financement, anticiper et coordonner le processus ; fonder le projet sur les compétences et les potentialités de la personne en s’appuyant sur des évaluations précoces, tracées, actualisées, détaillées et renouvelées ; prendre en compte la double vulnérabilité de la personne ; promouvoir la communication entre tous les acteurs.

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  • Communication scientifique

    L’espace au service de la santé

    Space for health

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’exploration spatiale dépasse la simple conquête de nouveaux territoires, elle représente aussi un levier majeur d’innovation dans le domaine médical. L’environnement spatial, caractérisé par la microgravité, les radiations et l’isolement, impose des défis physiologiques, psychologiques et biologiques aux astronautes. Pour préserver leur santé, des solutions technologiques avancées sont développées, allant de la télémédecine aux systèmes de surveillance physiologique ou plus généralement à des systèmes d’assistance pour l’aide au diagnostic et aux soins. Les défis que posent les missions spatiales permettent ainsi d’accélérer des innovations pour répondre à la fois aux besoins spatiaux et à des applications sur Terre, notamment pour le suivi médical en environnements isolés ou extrêmes où l’accès aux soins est limité. Par ailleurs, les technologies ou données issues du spatial, notamment grâce aux satellites d’observation, de communication ou aux services de géolocalisation, peuvent jouer un rôle crucial en santé publique. Elles permettent de contribuer à la surveillance sanitaire, de détecter des risques environnementaux affectant la santé humaine et d’améliorer l’accès aux soins à distance, notamment dans les zones reculées. En France, le Centre national d’études spatiales (CNES) et l’Institut de médecine et de physiologie spatiales (MEDES) sont des acteurs clés dans ces avancées. En collaboration avec les communautés scientifiques et industrielles, ils participent activement à la recherche et au développement de nouvelles technologies médicales adaptées aux défis de l’exploration spatiale et transposables aux besoins terrestres. Grâce à ces efforts, l’espace devient un laboratoire d’innovation médicale, dont les retombées bénéficient aussi bien aux astronautes qu’aux populations terrestres confrontées à des défis similaires en matière de santé.

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  • Communiqué

    Debate on assisted dying: distinguishing between euthanasia and assisted suicide

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  • Rapport

    Rapport 25-07. Les xénogreffes d’organes, de tissus et de cellules : un plan xénogreffe est nécessaire en France

    Organ, tissue and cell xenografts: France needs a xenograftplan

    Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt.

    La pénurie croissante de greffons et les progrès de la biologie moléculaire ont remis en lumière l’intérêt des xénogreffes de porcs génétiquement modifiés. Les résultats encourageants des premières xénogreffes réalisées chez l’Homme depuis 2021 aux Etats Unis et en Chine ont incité le groupe de travail à identifier les étapes à franchir pour faire bénéficier les patients français de cette innovation de rupture. Si les obstacles immunologiques, infectieux, physiologiques, réglementaires, éthiques et sociétaux sont nombreux, ils sont tous surmontables. Aussi, pour éviter  un décrochage de la France en Transplantation et, plus globalement, en sciences biomédicales, l’Académie nationale de Médecine appelle à la mise en place d’urgence d’un plan Xénogreffes et recommande : 1- d’investir massivement dans la recherche fondamentale, en particulier dans l’identification des mécanismes des rejets dans lesquels la France dispose d’une expertise internationalement reconnue.2- de créer en France ou en Europe des porcs transgéniques basés sur l’analyse de ces mécanismes.3- de créer une ferme « pharmaceutique » capable d’élever ces porcs transgéniques.4- d’élaborer les règles de bonne pratique complétant la loi de 1998 permettant la production et de distribution de ces organes.5- de définir un cadre éthique et sociétal pour utiliser ces organes pour que leur utilisation soit une chance nouvelle pour les patients.

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  • Éditorial

    Actualités en neuro-oncologie

    News in neuro-oncology

    Déclaration de liens d’intérêts
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Nouvelles perspectives thérapeutiques des glioblastomes

    New therapeutic perspectives for glioblastoma

    Déclaration de liens d’intérêts :
    Caroline Zerbib déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
    Elizabeth Cohen-Jonathan Moyal : a servi comme membre de comité d’experts pour Novocure et Servier. Subventions de recherche d’Astra Zeneca, Novocure, Bayer et Incyte. Subventions de recherche de la fondation ARC.

    Le glioblastome, tumeur cérébrale primitive la plus fréquente et agressive, présente un pronostic très défavorable, avec une survie à 5 ans estimée à seulement 7 %. Le traitement standard associe chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie par Témozolomide. Récemment, l’ajout de champs électriques de faibles intensité (TTFields) a permis d’améliorer la survie globale, mais les rechutes locales restent quasi-inévitables. L’hétérogénéité tumorale, notamment de par la présence de cellules souches du glioblastome particulièrement agressives et radio-résistantes, joue un rôle clé dans ces récidives, demeurant un défi thérapeutique majeur. Les stratégies d’optimisation du traitement reposent sur l’adaptation des doses et des volumes d’irradiation, amélioration de la prédiction de la réponse thérapeutique à l’aide de biomarqueurs, ou l’utilisation de l’imagerie multimodale innovante pour détecter précocement les sites de récidive. De plus, des approches combinées, comme l’association des TTFields à la radiothérapie et à l’immunothérapie, ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques. L’émergence des biomarqueurs moléculaires, immunologiques et radiologiques, permettrait de guider le traitement de manière plus personnalisée, réduisant ainsi la variabilité des réponses entre patients. L’intelligence artificielle (IA), par l’analyse de données multidimensionnelles, pourrait jouer également un rôle clé dans la prédiction de la réponse au traitement. L’intégration de ces technologies promet de transformer la prise en charge du glioblastome, en optimisant les traitements et en permettant d’identifier les patients susceptibles de bénéficier de thérapies spécifiques.

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  • Communication scientifique

    Complications neurologiques des immunothérapies anti-cancéreuses

    Neurological complications of cancer immunotherapy

    Déclaration de liens d’intérêts :
    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les immunothérapies anti-cancéreuses incluent principalement les cellules T avec récepteur à l’antigène chimérique (CAR-T cells) et les inhibiteurs de checkpoint immuns (ICIs). Ces deux classes thérapeutiques s’accompagnent chacune d’un spectre de toxicités neurologiques propres. Les CAR-T cells entraînent un syndrome de neurotoxicité associé aux cellules immunes effectrices (ICANS) chez 40 à 60 % des sujets traités, qui consiste en un tableau d’encéphalopathie de sévérité variable, résolutif sous traitement dans plus de 90% des cas. Les toxicités tardives sous la forme d’un syndrome parkinsonien sont exceptionnelles (< 1 % des patients). Les ICIs occasionnent des toxicités neurologiques immuno-induites chez 1–8 % des patients selon les séries, avec une très grande variabilité d’atteintes, dont les plus fréquentes sont les myosites, les polyradiculoneuropathies aiguës démyélinisantes, et les encéphalites. Ces dernières se répartissent en deux sous-groupes aux caractéristiques cliniques, biologiques et pronostiques propres: les encéphalites focales, qui reproduisent la présentation clinique des encéphalites paranéoplasiques et sont souvent réfractaires au traitement; et les méningoencéphalites, répondant habituellement favorablement aux corticoïdes. Le diagnostic des effets indésirables neurologiques des ICIs repose sur le rapport chronologique avec le traitement par ICI, le diagnostic syndromique de l’atteinte neurologique, l’élimination des diagnostic différentiels, et la recherche de signes d’inflammation du système nerveux, incluant l’identification d’anticorps anti-neuronaux. Le traitement est mal codifié, reposant sur les corticoïdes, les immunoglobulines intraveineuses et les immunosuppresseurs, avec un pronostic extrêmement variable selon les types d’atteinte.

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  • Communication scientifique

    Mécanismes de l’activation auto-immune dans les syndromes neurologiques paranéoplasiques

    Mechanisms of immune reaction in paraneoplastic neurological syndromes

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    Les syndromes neurologiques paranéoplasiques (SNP) sont des maladies auto-immunes rares déclenchées par la présence d’un cancer. L’auto-immunité est dirigée contre des protéines exprimées à la fois par la tumeur et le système nerveux. On les désigne comme des antigènes onconeuraux. Des autoanticorps spécifiques reconnaissant ces antigènes onconeuraux permettent le diagnostic de ces maladies. Chaque anticorps est spécifique d’un syndrome neurologique et d’un type de cancer particulier. Les mécanismes moléculaires de la rupture de tolérance immune conduisant à la production d’autoanticorps spécifiques, et à l’attaque immunitaire du système nerveux, commencent à être expliqués et sont propres à chaque sous-groupe de SNP. N’importe quel cancer ne peut pas conduire à un SNP. Chaque syndrome est associé à un sous-type histomoléculaire spécifique de tumeur, suggérant un lien entre la genèse du SNP et les mécanismes moléculaires de l’oncogenèse. La seule expression de l’antigène onconeural par ces tumeurs est insuffisante pour expliquer la rupture de tolérance immune et des modifications antigéniques sont nécessaires. Certaines ont été identifiées, comme des mutations, des variations du nombre de copies du gène, conduisant à une surexpression du transcrit et de la protéine, mais ces anomalies n’expliquent pas tous les SNP. D’autres mécanismes sont en cours d’étude, notamment des modifications post-traductionnelles des protéines ou des spécificités géniques propres aux patients. Du fait de ce large panel de mécanismes d’activation de l’auto-immunité, les SNP apparaissent, malgré leur rareté comme un excellent modèle pour comprendre les maladies auto-immunes et les mécanismes de l’immunité antitumorale.

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  • Éloge

    Éloge du Professeur Jacques Barbier (1933–2023)

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Éditorial

    Xénogreffe : le serpent de mer ressort la tête

    The sea serpent's head popping up again

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communication scientifique

    Pénurie d’organes : État des lieux et estimation des besoins à venir

    Organ shortage: Current situation and estimate of future needs

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    La réponse à la pénurie d’organes destinés à la transplantation est un défi majeur pour les systèmes de santé à travers le monde. En France, malgré des efforts significatifs pour améliorer le prélèvement, le don et la transplantation d’organes et de tissus, un écart persiste entre les besoins des patients et le nombre de greffons prélevés. Cet article explore les tendances actuelles de l’épidémiologie des maladies chroniques et les projections des besoins en organes pour les cinq prochaines années, en s’appuyant sur des données récentes et des analyses prospectives. Les principaux facteurs influençant cette pénurie, ainsi que les stratégies potentielles pour y remédier, sont également discutés, en intégrant les objectifs du Plan Greffe Organes-Tissus 2022–2026.

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  • Communication scientifique

    Espoirs et déceptions de la xénotransplantation au vingtième siècle

    Hopes and disappointments of twentieth-century xenotransplantation

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    L’histoire de la xénotransplantation au vingtième siècle a évolué par vagues successives apportant espoirs et déceptions. La première est celle des pionniers lyonnais de la transplantation, Alexis Carrel et Mathieu Jaboulay qui, ayant mis au point une technique permettant de réaliser des anastomoses vasculaires, ont fait les premières xénogreffes de reins de porc et de chèvre, décrivant sans le savoir le rejet hyperaigu avec thrombose et nécrose du greffon. Les premiers succès de l’allogreffe de rein et la pénurie de greffons ont déclenché une seconde vague dans les années soixante avec des xénogreffes d’organes de primates proches de l’homme mais avec une survie des greffons qui ne dépassait pas quelques semaines, faute d’une immunosuppression efficace. La découverte de nouveaux immunosuppresseurs à la fin du vingtième siècle et l’identification des mécanismes du rejet hyperaigu a suscité de nouveau de grands espoirs avec des xénogreffes d’organes de porcs. Malheureusement la découverte de rétrovirus porcins dans le génome des porcs et la possibilité de déclencher une pandémie mondiale a imposé un moratoire d’une vingtaine d’années avant que les progrès de la biotechnologie ne permettent de franchir un nouveau cap, peut être décisif cette fois, en 2021.

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  • Communication scientifique

    Problématiques et avancées de la xénotransplantation

    Issues and advances in Xenotransplantation

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    La xénotransplantation a été dès le début du XX e siècle, la première preuve de concept de la faisabilité technique de la transplantation d’organe, par la mise au point des anastomoses vasculaires. Mais jusque peu, elle a bien entendu toujours été confrontée à la problématique de la discordance d’espèce menant à des rejets immédiats ou très précoces. La meilleure compréhension des phénomènes engagés, combinée d’une part à l’accès aux techniques de modification génétique chez les grands animaux et en particulier le porc et d’autre part à de nouvelles immunosuppressions, ont permis de franchir de nouvelles étapes dans les modèles précliniques porcs sur primates non humains avec des prolongations de survies, telles que l’avancée majeure du passage chez l’homme s’est produite depuis l’année 2021. À ce stade, les expérimentations humaines demeurent exceptionnelles et pilotes, essentiellement aux États-Unis et à un moindre niveau en Chine et l’observation de leurs résultats sera d’un grand enseignement. Ces « premières » montrent certainement la voie pour le redémarrage d’autres dynamiques, notamment françaises et européennes.

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  • Conférence invitée

    Une seule santé et gouvernance des données : le rôle de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

    One Health and data governance: The role of the French Agency for Food, Environmental and Occupational Health & Safety

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) déploie une approche intégrée « Une seule santé (One Health) » articulant santé humaine, animale, végétale et environnementale. Cette revue présente ses quatre missions — évaluer les risques, produire des connaissances, surveiller et alerter, et examiner les autorisations de mise sur le marché de produits règlementés — en montrant comment cette stratégie sert des objectifs scientifiques et politiques. D’un point de vue opérationnel, l’Anses incarne une gouvernance interministérielle des questions de santé et une approche interdisciplinaire adossée à des collectifs d’expertise indépendants et à des laboratoires de recherche et de référence. Sur le plan politique, l’approche One Health constitue un cadre d’action privilégié pour répondre à des défis systémiques : zoonoses, antibiorésistance, polluants persistants, changement climatique et justice environnementale. En appui de la montée en puissance de ce cadre, l’Anses s’implique dans l’exploitation des données numériques au profit des politiques publiques de santé au travers du Green Data for Health (GD4H), plateforme nationale visant l’interopérabilité et la valorisation des données environnementales et sanitaires au service de l’exposome, de la surveillance et de l’évaluation des risques. Le GD4H crée des ponts entre données d’air, d’eau, de sols, d’alimentation et de santé, au bénéfice des décideurs et des territoires (plans d’action, prévention, aménagement). Cette revue propose des repères pour relier excellence scientifique, transparence et participation des parties prenantes, au service d’une sécurité sanitaire élargie et d’une action publique plus efficace.

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  • Communication scientifique

    Anticorps monoclonaux anti-amyloïde Beta contre la maladie d’Alzheimer en 2025 : prudence ou scepticisme ?

    Anti-amyloid monoclonal antibodies: cautions or skepticism?

    G. Bouvenot déclare des liens ponctuels avec GSK, Sanofi, Vifor Pharma, Sage Therapeutics, Steba Biotech, Alnylam, Tesaro Bio France, Insmed, GenSight, Pierre Fabre Médicaments, Lupin, Dyne.

    La prise en charge de la maladie d’Alzheimer constitue l’un des problèmes majeurs de santé publique dans nos sociétés. Or, il faut se résoudre à constater que l’histoire des médicaments de la maladie d’Alzheimer n’a été jusqu’à ce jour qu’une suite de déceptions et de désillusions face aux attentes de la communauté des soignants, des associations de patients, des aidants et des Sociétés savantes. Les leçons du passé à propos de tacrine, puis des autres inhibiteurs de l’acétylcholine estérase et d’un antagoniste des récepteurs N-méthyl-D-aspartate, invitent à se garder de tout excès d’optimisme pour les médicaments à venir. Les anticorps monoclonaux antiamyloïde Beta, considérés comme « prometteurs » et dont l’efficacité attendue repose sur le « paradigme » discuté de la responsabilité du développement de plaques amyloïdes dans la genèse de la maladie, justifient un regard critique. Les performances actuellement connues du lecanemab (Leqembi® Autorisation de mise sur le marché USA 2023) et du donanemab (Kisunla® AMM USA 2024), après le retrait de l’aducanumab (Aduhelm® USA 2022) et les échecs du développement de plusieurs autres anticorps, font en effet débat. Leur efficacité, qualifiée dans la littérature de modeste quand ce n’est pas de marginale ou même de discutable, n’est reconnue que dans les formes débutantes et pour des durées limitées, tandis que leurs effets indésirables, principalement un œdème ou des d’hémorragies encéphaliques visualisés par imagerie, de survenue non exceptionnelle, ne laissent pas d’inquiéter, même quand ils ne sont pas cliniquement symptomatiques. La balance bénéfices/risques de ces produits, considérée comme encore incertaine par nombre de spécialistes, mérite donc d’être affinée. Et, indépendamment des questions éthiques posées par leur prescription, leur arrêt et leur financement, il y a de sérieuses raisons d’en limiter strictement l’usage à la population cible véritablement atteinte de la maladie (de plus en plus reconnue comme hétérogène) et précisée par l’Agence Européenne des médicaments pour en améliorer la sécurité d’emploi.

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  • Communication scientifique

    Étiopathogénie des malformations vasculaires. Quel lien avec le cancer ?

    New insights in genetic mechanisms of vascular malformations; Is there a link with cancer?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Objectifs
    Les anomalies vasculaires recouvrent une gamme étendue de troubles cutanés, de lésions bénignes à des affections potentiellement graves. Un diagnostic précis est essentiel pour leur prise en charge efficace, et une approche multidisciplinaire est indispensable. La classification établie par l’ISSVA distingue les anomalies vasculaires entre tumeurs vasculaires prolifératives et malformations vasculaires non prolifératives. Ce système permet une communication unifiée entre pathologistes, cliniciens et chercheurs, et facilite l’évaluation, le diagnostic et le traitement des malformations, selon leur composante vasculaire prédominante, leur flux (lent ou rapide), et leur nature familiale ou sporadique. La recherche génétique, avec l’analyse des voies de signalisation PI3K/AKT/mTOR et RAS/MAPK/ERK, a également permis de clarifier l’étiopathogénie et d’orienter vers des traitements ciblés. Cette avancée permet d’envisager en sus des thérapeutiques interventionnelles (sclérothérapie, embolisation ou chirurgie) des thérapies pharmacologiques basées sur des inhibiteurs moléculaires ciblant les mutations spécifiques, dont certaines sont partagées avec l’oncologie.

    Étiopathogénie
    Les mutations germinales et somatiques dans les gènes TEK, PIK3CA, RASA1 et EPHB4 sont fréquemment retrouvées dans des malformations spécifiques. Les études montrent que ces mutations affectent les voies PI3K/AKT/mTOR et RAS/MAPK/ERK, entraînant une prolifération anormale des cellules endothéliales et des anomalies de morphogenèse vasculaire. Les techniques de séquençage génétique NGS permettent d’identifier des mutations somatiques responsables des cas sporadiques de malformations, et de déterminer ainsi un traitement médicamenteux ciblé. Les traitements actuels incluent des inhibiteurs de mTOR, des inhibiteurs de PIK3CA et des inhibiteurs de MEK. Ces traitements peuvent être administrés en adjuvant ou en néoadjuvant. L’existence d’un second hit dans les malformations vasculaires pour l’expression clinique de la maladie permettrait de créer un parallèle avec l’exposome, permettant l’expression d’un cancer.

    Similitudes et différence avec les cancers
    Les malformations vasculaires partagent certaines caractéristiques biologiques avec les tumeurs oncologiques, notamment des voies de prolifération communes, telles que PI3K/AKT/mTOR et RAS/MAPK/ERK. Cependant, des différences significatives subsistent : les anomalies vasculaires ne montrent pas d’atypies histologiques, de mitoses anormales, ni de prolifération cellulaire rapide, contrairement aux tumeurs. De plus, l’apparition des malformations vasculaires est liée à des mutations germinales et somatiques spécifiques au tissu, alors que les cancers dépendent de mutations acquises influencées par des facteurs environnementaux. Cette distinction explique que les traitements puissent être similaires dans certains cas, mais que les approches thérapeutiques restent différentes, les patients atteints de malformations étant souvent plus jeunes et devant éviter des effets secondaires lourds.

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  • Communication scientifique

    Les effets des comportements sédentaires (temps assis) sur la santé. Quelle prévention ?

    The effects of sedentary behaviour (sitting time) on health. What prevention?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les comportements sédentaires (temps passé assis en période éveillée) sont reconnus comme un comportement distinct du comportement d’activité physique avec leurs effets propres sur la santé et ils ne peuvent pas être uniquement définis par le manque d’activité physique. Les comportements sédentaires sont associés à une augmentation du risque de décès prématurés et de morbidité (diabète de type 2, obésité, maladies cardiovasculaires, cancers, dépression, démence…). Les effets de l’activité physique sont le plus souvent insuffisants pour contrer les conséquences d’un temps de sédentarité élevé, surtout si le niveau d’activité physique est peu important. Les mécanismes physiopathologiques de la sédentarité sont multiples et intriqués. La valeur du seuil de sédentarité « délétère » pour la santé n’est pas définie, car elle dépend de tous les comportements d’activité physique des 24h (incluant le sommeil, la position debout, l’activité physique d’intensité légère, modérée et vigoureuse). Trois types d’actions sont efficaces pour lutter contre les effets de la sédentarité : (1) substituer du temps de sédentarité par de l’activité physique c’est-à-dire remplacer une partie – 30minutes à 1heure – du temps de sédentarité par de l’activité physique, quelle que soit son intensité ; (2) interrompre régulièrement le temps assis par des pauses actives ; (3) pratiquer une activité physique de faible intensité pendant les temps assis (bureaux actifs). Compte-tenu de l’importance du temps de sédentarité (7 à 12h/jour), la diminution des comportements sédentaires est un objectif de santé publique majeur et doit être associée aux messages favorisant l’activité physique.

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  • Avis

    Avis inter-académique. Amélioration de l’évaluation des projets utilisant des animaux à des fins scientifiques

    Improving the assessment of projects using animals for scientific purposes

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  • Communiqué

    Legalizing “recreational” cannabis use would cause serious public health problems

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  • Éditorial

    Le triage médical : une expérience en pédiatrie

    Medical triage: An experience in pediatrics

    Les auteurs déclarent n'avoir aucun lien d'intérêt.

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  • Communication scientifique

    De l’état d’exception au rationnement invisible et retour : penser le triage en continuum ?

    From a state of exception to invisible rationing…and back: Rethinking triage as a continuum?

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    Le tri médical est une pratique d’allocation des ressources médicales en contexte de tension visant à maximiser le bénéfice collectif. Non sans malentendus sur sa signification, la pandémie de Covid-19 a révélé son extension bien au-delà des services de réanimation, affectant l’ensemble du système de soins et mettant en lumière un rationnement structurel souvent invisible. Des situations d’exception où les protocoles engagent directement qui vivra et qui mourra, aux arbitrages budgétaires ordinaires en santé ou en recherche, faut-il penser le tri le long d’un continuum où les enjeux sacrificiels apparaissent plus ou moins nets ou flous ? Prendre conscience du tri même là où il ne se voit pas a le mérite d’éclairer ses angles morts. Mais réinjecter du tragique dans la vie ordinaire comporte aussi des risques. Cet article explore la pertinence et les limites d’une pensée du tri en continuum, interrogeant les critères de priorisation à l’articulation entre logiques d’expertise médicale et philosophies de la justice distributive, l’impact des décisions collectives sur la médecine individuelle et la nécessité d’un débat démocratique sur la gestion des ressources en santé. Face aux tensions croissantes sur le système de soins, il plaide pour une prise de conscience collective et une régulation explicite du rationnement, afin d’en assurer l’équité et la légitimité tout en préservant les valeurs fondamentales du soin.

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  • Communication scientifique

    Triage et urgences pédiatriques. Expérience de l’hôpital Necker-Enfants–Malades

    Pediatric emergency triage systems. A universitary emergency department's experience

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    Le triage est un outil fonctionnel nécessaire à la gestion quantitative et qualitative des services d’urgences. Les échelles pédiatriques de triage ne sont pas satisfaisantes. Elles doivent être complétées par une évaluation médicale simultanée première étape de la démarche diagnostic. Le triage doit donc être le fruit d’un travail conjoint de l’infirmière d’accueil et du pédiatre.

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  • Communication scientifique

    Le triage en néonatologie

    Medical triage in neonatology

    L'auteur déclare n'avoir aucun lien d'intérêt.

    Le triage médical en réanimation médicale comme dans d’autres spécialités, ne se réalise pas qu’en situation de crise, ou de manque de ressources, mais peut être vécu au quotidien de façon conscient ou inconscient. En prenant l’exemple de 4 situations, cet article souhaite attirer l’attention des professionnels de la périnatalité sur la nécessité d’anticiper les choix difficiles en se basant sur la médecine fondée sur les preuves et d’éviter toute discrimination.

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  • Communication scientifique

    Faut-il vraiment parler de « tri »?

    Do we really need to talk about ‘triage’?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Dans cet article, nous défendons trois idées. Bien que l’on parle souvent de « tri » en médecine, et même parfois d’une « médecine du tri », le terme de tri (qui renvoie à l’idée d’élimination et d’élection) est impropre pour décrire l’activité ordinaire de la médecine, qui relève à nos yeux d’un triage, c’est-à-dire d’une orientation différenciée des patients dans le système de santé. En deuxième lieu, ce triage médical, cette orientation différenciée, s’opère à la fois sur une base individuelle (afin de donner à chaque patient le traitement le plus approprié à sa situation) et sur une base populationnelle (pour répartir au mieux les ressources de santé disponibles). Enfin, le triage populationnel peut prendre des formes très différentes, qui vont du simple report de soins à l’annulation pure et simple de procédures ou d’interventions, en passant par le fait de proposer des prises en charge plus ou moins suboptimales, pendant un temps plus ou moins long, ce qui peut avoir des conséquences plus ou moins graves, tant d’un point de vue médical que d’un point de vue éthique. Si certaines formes de triage populationnel ont, jusqu’à présent, fait l’objet de nombreux travaux et réflexions, d’autres sont mises en œuvre de manière large, sans recevoir toute l’attention éthique qu’elles méritent.

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  • Rapport

    Rapport 25-06. De l’origine du SARS-CoV-2 aux risques de zoonoses et de manipulations dangereuses de virus

    From the Origin of SARS-CoV-2 to the Risks of Zoonoses and Dangerous Virus Manipulation

    Christine ROUZIOUX, Patrick BERCHE, Patrice BINDER, François BRICAIRE, Yves BUISSON, Bernard CHARPENTIER, Etienne DECROLY ne déclarent aucun lien ni conflit d’intérêt ; Jean-François DELFRAISSY déclare être Président actuellement du Comité consultation national d’éthique et ancien Président du Conseil scientifique covid-19 auprès du gouvernement.

    Cinq ans après le début de la pandémie de COVID-19, l’origine du virus SARS-CoV-2 reste une énigme. L’hypothèse de l’origine naturelle est opposée à celle d’un virus manipulé dans un laboratoire à Wuhan en Chine, point de départ de la pandémie. Connaître l’histoire de la pandémie permet une analyse des risques. Les risques zoonotiques restent majeurs et persistent voire augmentent ; il est donc nécessaire d’établir des recommandations en matière de surveillance épidémiologique.  Les risques liés aux manipulations génétiques de virus sont également croissant et il faut sensibiliser les chercheurs et les étudiants face à leurs responsabilités scientifiques et éthiques liées à la finalité de leurs travaux et face aux risques d’accidents/incidents de laboratoire. Le contexte actuel de développement technologique en biologie incluant l’IA peut induire de graves conséquences en l’absence de contrôle et de réflexion sur leurs impacts possibles, notamment sur en matière de biosécurité.

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  • Communication scientifique

    L’exoscopie 3D-4K en chirurgie de la tête et du cou : simple évolution ou révolution ?

    3D-4K exoscopy in head and neck surgery: Simple evolution or revolution?

    Thierry Van Den Abbeele : conférences, invité en tant que conférencier pour Storz®.

    Les autres auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Introduction
    Les dispositifs chirurgicaux d’agrandissement, comme les microscopes opératoires et les endoscopes couplés à des caméras HD, ont transformé la chirurgie de la tête et du cou. Récemment, les exoscopes 3D-4K sont apparus, offrant des avantages significatifs en termes de profondeur de champ et d’ergonomie. Cette étude vise à évaluer l’apport de ces nouveaux instruments en oto-rhino-laryngologie pédiatrique et à examiner leurs avantages et inconvénients.

    Matériels et méthodes
    Une étude rétrospective (2019–2023) a inclus 3055 interventions pédiatriques utilisant des exoscopes, microscopes ou loupes. Les chirurgies ont été classées en procédures otologiques, laryngées, transorales et cervicales ouvertes. Par ailleurs, au sein de cette période, une évaluation prospective sur près de 200 cas a été menée de juin 2021 à juin 2022 pour comparer les techniques à l’aide de questionnaires.

    Résultats
    Entre 2019 et 2023, 2418 des 3055 chirurgies ont utilisé un exoscope. Lors des procédures d’otologie (1482 interventions), des avantages nets de l’exoscopie en termes d’ergonomie, de qualité d’image notamment couplée avec l’endoscopie, et de partage entre opérateurs ont été mis en évidence, bien que des limitations soient notées à fort grossissement. En chirurgie laryngée (566 interventions), l’exoscope a offert une meilleure maniabilité que le microscope. Pour les chirurgies transorales (329 interventions), l’exoscope a surpassé les loupes chirurgicales en termes de confort, d’ergonomie et d’enseignement. Aucune complication liée à l’équipement n’a été signalée.

    Discussion
    L’exoscopie 3D-4K présente des avantages pédagogiques et ergonomiques certains, facilitant le travail d’équipe et améliorant le confort opératoire. La courbe d’apprentissage s’est avérée rapide. Les limites comportent notamment la dégradation de l’image à fort grossissement, mais celles-ci peuvent être atténuées avec l’expérience, les améliorations technologiques en cours et le couplage avec la chirurgie endoscopique.

    Conclusion
    L’exoscopie 3D-4K représente une avancée significative en chirurgie ORL et pourrait rapidement surpasser la microscopie opératoire qui était jusqu’à présent la technique de référence pour les interventions les plus complexes.

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