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ARTICLES DU BULLETIN
Séance du 1 avril 2001
Information
Éradication des maladies infectieuses et vaccinationEradication of infectious diseases and immunisation
Les objectifs de la vaccination chez l’homme sont actuellement l’éradication, l’élimination ou l’endiguement (définitions de l’OMS). Pour chaque maladie infectieuse transmissible, il faut en effet tenir compte de l’épidémiologie différente, du mode d’action des vaccins et des politiques poursuivies et acceptables. Depuis le succès obtenu pour la variole, peu de maladies sont candidates à l’éradication : la première sera la poliomyélite, la rougeole pouvant l’être aussi, mais dans une perspective plus lointaine. Les maladies éliminées d’un pays ou d’une région sont à ce jour la poliomyélite (Amériques, Europe, Pacifique Ouest), la rougeole (Finlande, Etats-Unis), la rubéole (Finlande). A ces résultats encore modestes s’oppose le contrôle ou endiguement pour ces mêmes maladies dans de nombreux autres pays et aussi d’autres infections, au prix d’une vaccination correctement appliquée et surtout d’une surveillance épidémiologique rigoureuse : diphtérie, coqueluche, hépatite B. Pour d’autres affections telles que les infections à Haemophilus influenzae b, il est prématuré de miser sur une élimination prochaine, voire sur un contrôle durable. La conduite correcte de la vaccination passe obligatoirement par la mise en place de réseaux de surveillance performants.
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Séance du 1 avril 2001
Information
La vaccine hors d’Europe. Ombres et lumières d’une victoireVaccine out of Europe or the two faces of a victory
Au début du XIXe siècle, la propagation de la vaccine hors d’Europe fut extrêmement rapide. Si la plupart des dirigeants écoutèrent favorablement les avocats du vaccin, les populations suivirent inégalement le mouvement. L’article évoque leur réponse qui revêtit toutes les nuances de l’enthousiasme à la résistance, à travers les exemples de l’Égypte, de la Tunisie, de l’Algérie et du Brésil. L’analyse historique du choix d’une stratégie dans la mise en œuvre de programmes vaccinaux (persuasion ou contrainte) comporte une leçon toujours d’actualité : la nécessité pour les décideurs en santé publique de se préoccuper de l’acceptabilité vaccinale.
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Séance du 1 avril 2001
Information
Les membres du Comité Central de Vaccine, une poignée d’hommes qui ont bien mérité de leur patrie, et même de l’humanitéThe Members of the Central Committee of Vaccine : A Handful of Men Worthy of Their Country and of Humanity
Il y a 200 ans, en mai 1800, une initiative privée établit un « Comité Central de Vaccine » à Paris. Cette poignée d’hommes se livra à un exercice hors du commun. Il s’agissait de mettre en œuvre une découverte encore récente, mal connue, une méthode pour se protéger contre la petite vérole. La nouvelle provenait d’Angleterre, pays avec lequel la France était en mauvais termes. La petite vérole était une maladie très redoutée, tuant un dixième de la population et en défigurant ou estropiant au moins autant. Après plusieurs échecs, le succès fut atteint et la valeur de la méthode démontrée. Le comité joua un grand rôle dans la diffusion de cette vaccination due à Jenner, non seulement en France, mais dans l’immense empire napoléonien. Ses remarquables expériences furent publiées et diffusées dans l’ensemble du monde occidental. Le comité fut officialisé en 1804 et travailla jusqu’à la fondation de l’Académie de médecine qui reprit ses devoirs et responsabilités. Les Français doivent beaucoup au Comité Central de Vaccine qui contribua grandement à la lutte contre la variole et son éradication finale.
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Séance du 1 avril 2001
Information
Les débuts de la diffusion de la vaccine en France (1800-1850)The Beginning of Vaccinations against Small-pox in France (1800- 1850)
Premier facteur de mortalité au dix-huitième siècle, la variole tuait, chaque année, 50 000 à 80 000 personnes en France, 25 000 à 30 000 en Angleterre. En 1796, Edward Jenner découvrait les fabuleuses propriétés de ce cowpox qui, transplanté de la vache à l’homme, immunisait contre le fléau. Entre 1800 et 1850, quelques centaines de vaccinateurs ont participé à une croisade sans précédent contre la variole sillonnant les campagnes, de village en village, de chaumière en chaumière, luttant contre la routine, et, parfois, contre l’hostilité des maires ou des curés. De surcroît, il n’était pas rare que le cowpox vînt à manquer ou perdît de sa virulence. Malgré tout, leurs efforts ont été couronnés de succès : au dixneuvième siècle, la mortalité variolique s’effondre de 90 %.
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Séance du 27 mars 2001
Communication scientifique
Effecteurs humoraux et cibles cellulaires de l’allo-rejet artériel chroniqueHumoral effectors and cellular targets of chronic-allo rejection in the arterial wall
A la différence du rejet aigu, le rejet chronique d’une allogreffe artérielle ne fait pas intervenir le passage de leucocytes issus du greffon en direction de l’hôte. Il met en jeu les protéines du système majeur d’histocompatibilité. L’étude expérimentale conduite chez le rat montre que le processus évolue en 3 phases : une première de reconnaissance d’histoincompatibilité médiée par l’endothélium du greffon, une deuxième d’agression immunologique, dépendante des anticorps, des cellules musculaires lisses allogéniques de la média avec infiltration inflammatoire de l’adventice, une troisième cicatricielle, prolifération de l’intima et fibrose de l’adventice.
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Séance du 27 mars 2001
Communication scientifique
Le rôle possible de la glande pinéale dans la pathogénie de la scoliose idiopathique. Études expérimentales et cliniquesPossible role of pineal gland in pathogenesis of idiopathic scoliosis. Experimental and clinical studies
Conscients de son importance et vérifiant la découverte de Marie-Jeanne Thillard qui, en 1959, constate que la pinéalectomie est suivie chez le jeune poussin de l’apparition de déformations vertébrales, les auteurs démontrent dans une deuxième série d’expériences que l’injection à doses différentes de mélatonine, faite un même temps que l’exérèse de l’épiphyse, permet de limiter et même de prévenir ces déformations. Il est aussi démontré que chez le rat pinéalectomisé, la scoliose n’apparaît que si cet animal a été contraint à la bipédie par une excision précoce de ses membres antérieurs. Il est constaté enfin, dans la scoliose humaine progressive, un abaissement du taux nycthéméral de mélatonine plasmatique. Cette notion est à rapprocher de la constatation d’autres auteurs que la calmoduline plaquettaire, physiologiquement modulée par la mélatonine, est augmentée chez les enfants atteints de scoliose progressive. Un désordre génétique des neurotransmetteurs, d’origine neuro-hormonale, pourrait être responsable dans la condition de verticalité bipédique, du déséquilibre neuromusculaire à l’origine de la scoliose humaine.
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Séance du 20 mars 2001
Éloge
Éloge de Monsieur Lucien Brumpt (1910-1999) Lire la suite >ARTICLES DU BULLETIN
Séance du 20 mars 2001
Communication scientifique
Mort neuronale : rôle potentiel d’une enzyme nucléaire, la poly(ADPribose) polymérasePoly(ADP-ribose) polymerase, its potential role in neuronal death
La poly (ADP-ribose) polymérase (PARP, EC 2.4.2.30) est une enzyme constitutive nucléaire liée à la chromatine. Elle est également appelée poly (ADP-ribose) synthase (PARS) ou poly (ADP-ribose) transférase (PADRT). A la suite d’une lésion de l’acide desoxyribonucléique (ADN), la PARP est l’objet d’une importante activation, qui participe au processus de réparation de ce dernier. La PARP exerce un rôle physiologique fondamental dans le maintien de l’intégrité génomique. Dans des conditions pathologiques caractérisées par une atteinte importante de l’ADN, comme dans l’ischémie cérébrale, l’hyperactivation de la PARP conduit à une consommation excessive de nicotinamide adénine dinucléotide (NAD+) et d’ATP, ce qui entraîne une déplétion énergétique cérébrale à l’origine de la mort cellulaire. En dehors de l’ischémie cérébrale, l’activation exagérée de la PARP apparaît jouer également un rôle majeur dans la mort neuronale secondaire à un traumatisme crânien et dans la maladie de Parkinson, comme le montrent les données de la littérature et nos propres résultats obtenus chez le Rat (ischémie cérébrale) et la Souris (traumatisme crânien). Ainsi, l’invalidation du gène codant la PARP et l’inhibition de cette dernière par différents agents (dont l’amino-3-benzamide) induisent une neuroprotection significative. Ces différentes données permettent de suggérer que l’inhibition de la PARP pourrait constituer une nouvelle stratégie en vue du traitement de maladies neurodégénératives.
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Séance du 20 mars 2001
Communication scientifique
Réflexions sur quelques erreurs méthodologiques communes dans l’évaluation des médicaments. Dix ans d’expérience à la Commission d’autorisation de mise sur le marchéSome most common methodological errors in clinical drug evaluation
Une « surveillance méthodologique » d’une dizaine d’années à la Commission d’autorisation de mise sur le marché a permis de relever les imperfections ou erreurs méthodologiques les plus fréquentes dans les dossiers cliniques d’enregistrement, en particulier dans le domaine de l’évaluation du médicament en rhumatologie : des essais de taille et de puissance statistique insuffisantes, une détermination de la dose optimale manquant de rigueur, l’importance du bruit de fond dû aux traitements associés, le choix d’un comparateur et d’une unité statistique parfois discutable, l’usage abusif de critères intermédiaires et, dans la présentation des résultats, une importance excessive donnée à l’analyse per protocole, une insuffisance de prise en compte de la quantité de l’effet, des revendications abusives d’équivalence et des analyses en sous-groupes non convaincantes.
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Séance du 20 mars 2001
Communication scientifique
Une cellule souche pluripotente dans le sang de l’homme adulte : vers une nouvelle voie de thérapie cellulaire pour la réparation des tissusA human circulating pluripotent tissue stem cell in adult : towards a new approach of cellular therapy for tissue repair
La persistance chez l’Homme adulte de cellules souches possédant des propriétés de cellules souches embryonnaires ouvre de nouvelles perspectives sur le plan fondamental et thérapeutique. Nous décrivons une cellule souche présente dans le sang de l’Homme adulte, susceptible d’être recrutée lors de la réparation tissulaire, en renfort des cellules souches « de réserve » présentes dans les divers organes. Ces cellules qui circulent sous forme monocytoïde sont capables de se différencier in vitro en divers types cellulaires. Chez l’individu normal, elles sont plus ou moins quiescentes et leur devenir est étroitement contrôlé par une sous-population particulière de lymphocytes T. Elles prolifèrent spontanément dans les cas de fibrose et de chondrosarcome. Dans ces affections, elles échappent à tout contrôle par les lymphocytes T et, en conséquence, s’accumulent pour donner naissance in vitro à un tissu qui évoque la maladie du patient dont elles sont issues, faisant spontanément la preuve de leur pluripotence. Cette cellule migrante porte les marqueurs des cellules neurales, suggérant qu’elle dérive de la crête neurale qui dans cette hypothèse pourrait être à l’origine des cellules souches pluripotentes, aux propriétés de cellules embryonnaires, présentes chez l’adulte. Ces cellules circulantes pourraient constituer une source privilégiée de cellules souches pour la thérapie cellulaire et génique à condition que sa prolifération puisse être provoquée et sa différenciation dirigée. Afin de pallier tout risque de développement de fibrose ou de processus malin, le contrôle par les lymphocytes T doit nécessairement être maintenu.
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Séance du 14 mars 2001
Information
Réunion de la Fédération des Académies de Médecine et des Institutions Similaires de l’Union Européenne Lire la suite >ARTICLES DU BULLETIN
Séance du 13 mars 2001
Communication scientifique
ProsopagnosieProsopagnosia
La prosopagnosie dans les cas purs laisse intacte la perception des visages qui cependant ne peuvent être identifiés, malgré l’existence d’une reconnaissance implicite souvent conservée. Si l’examen est suffisamment détaillé, il apparaît que le trouble de la reconnaissance visuelle peut concerner l’individualisation d’éléments appartenant à d’autres catégories, en particulier celles des lieux, paysages et constructions d’une part, celle des animaux d’autre part. L’observation d’un paysan transitoirement prosopagnosique et incapable de reconnaître ses vaches est rapportée. Les données en faveur d’une dominance hémisphérique droite pour cette aptitude sont discutées.
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Séance du 13 mars 2001
Communication scientifique
Troubles de la reconnaissance des visages : reconnaissance implicite, sentiment de familiarité, rôle de chaque hémisphèreImpaired recognition of faces following right and left hemispheric lesions : covert recognition, feeling of knowing, and respective function of each hemisphere
Nous rapportons trois patients présentant une incapacité à identifier les individus à partir de leur visage. Les deux premiers avaient un défaut de reconnaissance caractéristique d’une prosopagnosie. Ils ne ressentaient aucun sentiment de familiarité à l’égard de visages antérieurement connus, et ne pouvaient repérer les visages connus parmi ceux d’inconnus. Les lésions occipito-temporales étaient bilatérales dans un cas et unilatérales droites dans l’autre. Le troisième patient éprouvait normalement un sentiment de familiarité à l’égard des visages célèbres, pouvait distinguer leur visage parmi ceux d’inconnus, mais était incapable d’évoquer les informations biographiques relatives aux individus concernés. La lésion était occipito-temporale gauche. Les patients prosopagnosiques démontraient, dans une condition expérimentale d’apprentissage contrarié, des capacités de reconnaissance implicite. Nous estimons que ces capacités sont liées à l’activation des réseaux codant l’imagerie mentale, respectée dans nos deux cas. Des épreuves stimulant l’imagerie mentale chez le premier patient amélioraient en effet les possibilités de reconnaissance inconsciente. Ces observations mettent en lumière le rôle respectif de chaque hémisphère dans la reconnaissance et l’identification des individus. L’hémisphère droit a l’avantage dans l’analyse perceptive : il active, à partir des visages perçus, les réseaux mnésiques codant les visages déjà rencontrés ; il déclenche le sentiment de familiarité, probablement par des systèmes différents et complémentaires de ceux régissant la reconnaissance. L’hémisphère gauche est le plus compétent pour activer consciemment les informations sémantiques reliées spécifiquement à chaque individu. Sa contribution pourrait dépendre des informations transmises par l’hémisphère droit.
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Séance du 6 mars 2001
Communication scientifique
Évolution des techniques d’isolement et d’identification des virus des eauxEvolution of concentration and typing methods of waterborne viruses
Si la présence de virus dans les eaux date de la haute antiquité, comme en témoignent des œuvres d’art égyptiennes révélant des atteintes de poliomyélite dès le XIVe siècle avant J-C., ce n’est que depuis quatre décennies seulement qu’ont été mises au point les méthodes nécessaires à leur isolement et à leur identification. Parmi les méthodes mises en œuvre c’est la méthode d’adsorption-élution qui a donné les meilleurs résultats. Deux importants écueils ont dû être évités concernant, dans un premier temps, l’étape de concentration sur divers matériaux dont les rendements ont dû être progressivement améliorés. Dans un second temps l’identification des virus isolés a dû également être améliorée par mise au point de typages, non plus particule par particule, mais par populations entières. Malgré ces avancées, seules quelques familles de virus susceptibles de provoquer un effet cytopathogène en cultures cellulaires ont pu être recensées. La méthode de la RT.PCR, beaucoup plus sensible, permet actuellement d’identifier les acides nucléiques (ou leurs fragments) de pratiquement tous les virus, cytopathogènes ou non. Des pourcentages élevés d’échantillons d’eaux réputées potables se sont révélés positifs. Cependant, la signification sanitaire de ces chiffres reste encore à démontrer.
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Séance du 6 mars 2001
Communication scientifique
Expression de la N0 synthase inductible et production du monoxyde d’azote par les cellules mononucléées sanguines dans la sclérodermie systémiqueNitric oxide production and inducible nitric oxide synthase expression by monocytes in systemic sclerosis
La sclérodermie diffuse est une maladie du tissu conjonctif caractérisée par des lésions vasculaires et l’accumulation de collagène. Sa pathogénie exacte est encore inconnue, mais on sait que le spasme vasculaire a un rôle important. Cela nous a conduit à étudier la production du monoxyde d’azote (NO) et de la NO synthase inductible (NOSi) par les mononucléaires sanguins. Dix-huit malades atteints de sclérodermie ont été comparés, à titre de contrôle, à 16 cas de polyarthrite rhumatoïde et 23 cas de sciatique. La concentration en nitrites et nitrates dans le plasma et dans le surnageant de culture a été déterminée par fluorimétrie. L’expression de NOSi a été étudiée pendant 5 jours, dans les cultures cellulaires, avant et après l’action de différentes cytokines par immunofluorescence, immunoempreinte et cytométrie en flux. Il a été mis en évidence une diminution significative des concentrations des métabolites du NO dans le plasma et un retard d’induction de la NO synthase dans les cultures cellulaires des sclérodermies. Ce déficit en NO, qui est un vasodilatateur puissant, pourrait favoriser les lésions vasculaires de la maladie avec d’éventuelles implications thérapeutiques.
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