Position statements Le moteur de recherche ci-dessous vous permet de rechercher un texte parmi les prises de position de l'Académie par mot-clé, année et/ou type de texte :
Published 6 May 2025
Communiqué
Debate on assisted dying: distinguishing between euthanasia and assisted suicide Lire la suite >Session of 6 mai 2025
Rapport
Rapport 25-07. Les xénogreffes d’organes, de tissus et de cellules : un plan xénogreffe est nécessaire en FranceOrgan, tissue and cell xenografts: France needs a xenograftplan
Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt.
La pénurie croissante de greffons et les progrès de la biologie moléculaire ont remis en lumière l’intérêt des xénogreffes de porcs génétiquement modifiés. Les résultats encourageants des premières xénogreffes réalisées chez l’Homme depuis 2021 aux Etats Unis et en Chine ont incité le groupe de travail à identifier les étapes à franchir pour faire bénéficier les patients français de cette innovation de rupture. Si les obstacles immunologiques, infectieux, physiologiques, réglementaires, éthiques et sociétaux sont nombreux, ils sont tous surmontables. Aussi, pour éviter un décrochage de la France en Transplantation et, plus globalement, en sciences biomédicales, l’Académie nationale de Médecine appelle à la mise en place d’urgence d’un plan Xénogreffes et recommande : 1- d’investir massivement dans la recherche fondamentale, en particulier dans l’identification des mécanismes des rejets dans lesquels la France dispose d’une expertise internationalement reconnue.2- de créer en France ou en Europe des porcs transgéniques basés sur l’analyse de ces mécanismes.3- de créer une ferme « pharmaceutique » capable d’élever ces porcs transgéniques.4- d’élaborer les règles de bonne pratique complétant la loi de 1998 permettant la production et de distribution de ces organes.5- de définir un cadre éthique et sociétal pour utiliser ces organes pour que leur utilisation soit une chance nouvelle pour les patients.
Lire la suite >Published 11 April 2025
Avis
Avis inter-académique. Amélioration de l’évaluation des projets utilisant des animaux à des fins scientifiquesImproving the assessment of projects using animals for scientific purposes
Lire la suite >Published 10 April 2025
Communiqué
Severe accidents due to collisions between skiers Lire la suite >Published 10 April 2025
Communiqué
Legalizing “recreational” cannabis use would cause serious public health problems Lire la suite >Published 4 April 2025
Communiqué de presse
Epidemiological surveillance of zoonoses and prevention of the risks of dangerous virus manipulation in laboratories Recommendations of the French Academy of Medicine, without any controversy Lire la suite >Session of 1 avril 2025
Rapport
Rapport 25-06. De l’origine du SARS-CoV-2 aux risques de zoonoses et de manipulations dangereuses de virusFrom the Origin of SARS-CoV-2 to the Risks of Zoonoses and Dangerous Virus Manipulation
Christine ROUZIOUX, Patrick BERCHE, Patrice BINDER, François BRICAIRE, Yves BUISSON, Bernard CHARPENTIER, Etienne DECROLY ne déclarent aucun lien ni conflit d’intérêt ; Jean-François DELFRAISSY déclare être Président actuellement du Comité consultation national d’éthique et ancien Président du Conseil scientifique covid-19 auprès du gouvernement.
Cinq ans après le début de la pandémie de COVID-19, l’origine du virus SARS-CoV-2 reste une énigme. L’hypothèse de l’origine naturelle est opposée à celle d’un virus manipulé dans un laboratoire à Wuhan en Chine, point de départ de la pandémie. Connaître l’histoire de la pandémie permet une analyse des risques. Les risques zoonotiques restent majeurs et persistent voire augmentent ; il est donc nécessaire d’établir des recommandations en matière de surveillance épidémiologique. Les risques liés aux manipulations génétiques de virus sont également croissant et il faut sensibiliser les chercheurs et les étudiants face à leurs responsabilités scientifiques et éthiques liées à la finalité de leurs travaux et face aux risques d’accidents/incidents de laboratoire. Le contexte actuel de développement technologique en biologie incluant l’IA peut induire de graves conséquences en l’absence de contrôle et de réflexion sur leurs impacts possibles, notamment sur en matière de biosécurité.
Lire la suite >Published 26 March 2025
Communiqué
CAR-T cells targeting GD2: a hope for children with neuroblastoma Lire la suite >Published 25 March 2025
Communiqué
Treatment of solid cancers with cell-based therapies: a hope that is becoming a reality Lire la suite >Session of 11 mars 2025
Communiqué
Recent US measures: harmful consequences for global health and international medical research Lire la suite >Session of 11 mars 2025
Rapport
Rapport 25-05. Vaccination des femmes enceintes: répondre aux enjeux actuelsVaccination during pregnancy: addressing the challenges
Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt
La vaccination pendant la grossesse est désormais un outil important de prévention pour protéger la mère et/ou le nouveau-né et le jeune nourrisson contre des maladies potentiellement graves. Elle s’inscrit dans une stratégie globale de prévention pour la femme et pour l’enfant à naître qui commence avant la grossesse et se poursuit en post-partum en vue d’une grossesse ultérieure, en complément de l’hygiène et des gestes barrière.
Actuellement en France, quatre vaccinations sont recommandées aux femmes enceintes, à chaque grossesse contre la coqueluche et de façon saisonnière contre la grippe, la Covid-19 et plus récemment contre le virus respiratoire syncytial (VRS), en alternative à l’immunothérapie passive du nouveau-né. L’efficacité et la tolérance sont clairement démontrées pour chacun de ces vaccins. Face au constat d’une couverture
vaccinale insuffisante chez les femmes enceintes, l’objectif du présent rapport est d’analyser les obstacles afin de proposer des mesures pour améliorer la prévention vaccinale dans le contexte de la grossesse.
Le premier motif de non-vaccination des femmes enceintes est l’absence de proposition par les professionnels de santé. Les autres facteurs sont la peur d’effets défavorables pour le bébé, l’absence de crainte de la maladie, et la méfiance envers les vaccins. La principale motivation des mères pour se vacciner est de protéger l’enfant à naître.
Ainsi, pour améliorer la protection vaccinale, les mesures à prendre doivent toucher à la fois les professionnels de santé, les pouvoirs publics et la population.
L’Académie nationale de médecine rappelle que la vaccination est une mission prioritaire de santé publique. Elle recommande : 1) d’inscrire les vaccinations dans le suivi prénatal usuel, en fournissant à chaque femme enceinte une information claire, cohérente et individualisée, en respectant son autonomie ; 2) de rendre la vaccination facilement accessible à toutes les femmes enceintes dans des lieux diversifiés : maternités, cabinets de médecins et de sages-femmes, PMI, pharmacies et assurer la coordination avec le carnet de vaccination numérique; 3) de former et de mobiliser les professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des femmes enceintes, et mener des actions dans les régions où la vaccination est la plus faible ; 4) de développer la recherche en vaccinologie adaptée à la grossesse ; 5) d’analyser périodiquement l’évolution des pratiques et des couvertures vaccinales.
Lire la suite >Session of 11 mars 2025
Avis
Avis. Monoxyde de carbone, tabac et femme enceinteCarbon monoxide, tobacco and pregnant women
Lire la suite >Published 14 March 2025
Communiqué de presse
Notice of the French Academy of Medicine regarding non-European Union Diploma Practitioners (PADHUE) Lire la suite >Published 3 March 2025
Communiqué
How to better manage cardiovascular risk factors in the elderly ? Lire la suite >Session of 25 février 2025
Rapport
Rapport 25-04. La formation médicale initialeMedical initial training
Les auteurs du rapport déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt.
L’évolution rapide des sciences et des technologies médicales impose aux universités une adaptation constante pour former efficacement les futurs médecins. En 2025 la médecine ne se limite plus aux disciplines traditionnelles : de nouvelles spécialités émergent, comme la médecine de proximité, l’infectiologie ou la médecine interventionnelle, entraînant une diversification et une surspécialisation des pratiques.
Si l’université transmet un savoir scientifique et médical, elle ne prépare pas les étudiants à l’exercice réel du métier. Les stages hospitaliers ne couvrent pas tous les aspects de la profession, notamment la gestion quotidienne du cabinet et la coordination avec d’autres professionnels de santé.
Les réformes successives des études médicales, notamment le passage de la PACES au système PASS/LAS, s’avèrent des échecs expliquant la fuite massive des étudiants à l’étranger pour se former.
L’académie de médecine propose de : simplifier, raccourcir, professionnaliser, humaniser et apprendre à partager, impliquant les transformations suivantes :
– créer une Licence santé (3 ans) commune aux professions médicales ;
– un Master médecine (2 ans) suivi des EDN + ecos ouvrant à l’internat ;
– un Doctorat en médecine (4 ou 5 ans ) selon les spécialités (desc).
Elle précise l’urgence à : introduire ou augmenter le temps de formation concernant l’économie de santé, l’organisation du système de santé, les sciences numériques et la cybersécurité, l’art de l’écoute et du partage, les techniques de management.
Elle propose de :
– Généraliser les facultés de santé à toutes les universités concernées.
– D’établir un oral sous la forme d’un entretien pour les étudiants ayant réussi leur examen écrit de première année.
– Augmenter le service sanitaire, par des stages de découverte et débuter le Contrat d’engagement de service public (CESP) dès la 2° année.
– Supprimer le classement des ECOS.
– Introduire un entretien en fin de deuxième cycle (motivation, orientation) et régionaliser une partie de l’internat.
– Accroître les moyens matériels et humains dans les UFR, CHU et autres structures de formation.
– Proposer un clinicat de deux ans renouvelable en fin de cursus pour ceux souhaitant poursuivre une carrière hospitalo-universitaire.
Lire la suite >Published 28 February 2025
Communiqué de presse
The French Academy of Medicine publishes its report on the determinants and impacts of food quality on human nutrition and health Lire la suite >Session of 4 février 2025
Rapport
Rapport 25-03. Les effets néfastes retardés du sport intensif. Partie 1 : les commotions cérébrales dans le sportThe delayed effects of intensive sport. Part 1: Concussions in sport
Les auteurs ne déclarent aucun lien d’intérêt.
Les commotions cérébrales (CC) représentent 5 à 9 % de tous les traumatismes liés à la pratique du sport, mais avec une grande variabilité suivant le type de sport. Compte tenu des politiques mises en place afin de développer la pratique du sport amateur et de loisir, il est fort probable que ces données de prévalence soient très largement sous-estimées.
De nombreux arguments épidémiologiques existent pour considérer que les CC peuvent être à l’origine de maladies neurodégénératives, encéphalopathie chronique traumatique, sclérose latérale amyotrophique ou maladie d’Alzheimer. Il en est de même pour les impacts crâniens sous-commotionnels dont la répétition à l’entrainement ou en compétition est à l’origine d’une mortalité par sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie d’Alzheimer plus importante que dans la population générale.
C’est la raison pour laquelle la mise en place de stratégies de prévention est essentielle afin de réduire le risque de développement de ces pathologies neurodégénératives. De telles stratégies doivent reposer à la fois sur une amélioration des équipements de protection (casques, protections intra-buccales dans certains sports), une meilleure préparation physique et technique des sportifs et l’adaptation de règlements sportifs.
Du côté médical, une meilleure sensibilisation des professionnels de santé à la reconnaissance des CC, à leur diagnostic précoce, à la mise en place de programmes adaptés de récupération des fonctions neurologiques (en utilisant les ressources de télémédecine) et à l’application de critères stricts de retour en compétition sont indispensables pour réduire les effets à long terme des CC. Enfin, la formation des cadres sportifs non-professionnels de santé à la reconnaissance de signes suspects de CC tient une place importante pour la prévention des effets à long-terme des CC répétées.
Lire la suite >Session of 28 janvier 2025
Rapport
Rapport 25-02. Prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire des personnes âgées de 75 ans et plusManagement of cardiovascular risk factors in people aged 75 and over
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de morbidité et de mortalité chez les sujets âgés de 75 ans et plus, en raison des altérations structurelles et fonctionnelles du cœur et des vaisseaux liées à l’âge, ainsi que de l’exposition cumulative aux facteurs de risque cardiovasculaire. Cette population présente une très forte croissance démographique ainsi qu’une hétérogénéité importante au niveau de l’état de santé et des capacités fonctionnelles : c’est à partir de cet âge qu’un pourcentage important de sujets présentent une fragilité croissante avec un déclin important des capacités physiques et mentales, et de plus en plus de maladies chroniques. Les sujets âgés les plus fragiles sont souvent à très haut risque de complications cardiovasculaires graves, et nécessitent donc des traitements médicamenteux préventifs et curatifs ; cependant, cette même population étant la plus vulnérable aux effets indésirables des traitements, cela peut conduire à des stratégies médicamenteuses moins agressives.
L’objectif de ce rapport est de contribuer à une prise en charge personnalisée, coordonnée et holistique des facteurs de risque cardiovasculaire chez les sujets âgés de 75 ans et plus en fonction de leur niveau de fragilité et de leur état fonctionnel, et non de leur âge chronologique, afin d’éviter un surtraitement des plus fragiles, ou un sous-traitement des plus robustes.
Le groupe de travail de l’Académie, créé en Mars 2024 et composé de 14 membres, a rédigé ce rapport après avoir auditionné 14 experts.
Ce rapport souligne l’importance du dépistage systématique de la fragilité et des capacités fonctionnelles des personnes âgées pour l’évaluation du rapport bénéfice/risque des différentes stratégies de prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire (FdR CV). La généralisation de cette approche innovante nécessite une formation de tous les professionnels de santé en contact avec des patients âgés aux notions gériatriques de base, et en particulier aux méthodes de dépistage des capacités fonctionnelles et de la fragilité. Le rapport insiste également sur l’intérêt de la décroissance thérapeutique chez les plus fragiles, chez qui les effets indésirables des traitements sont les plus fréquents et les plus graves. L’intervention de professionnels de santé et l’utilisation de nouvelles technologies peuvent aider au suivi du contrôle des FdR CV et à la diminution des erreurs de la prise médicamenteuse. Ce rapport met également l’accent sur la nécessité d’améliorer la prise en charge des résidents d’EHPAD à haut risque CV en proposant l’intervention d’équipes mobiles externes qui pourront suivre de façon régulière l’évolution de leur état clinique. Enfin, il est urgent de promouvoir des études cliniques de qualité en y incluant les patients âgés fragiles qui en sont actuellement le plus souvent exclus.
Les recommandations proposées s’adressent aux autorités politiques, aux universités, aux médecins et autres professionnels de santé, ainsi qu’aux patients et leurs aidants. Une action commune de tous ces acteurs est nécessaire afin de faire rentrer la sensibilisation et les pratiques gériatriques dans la vie quotidienne.
Lire la suite >Published 22 January 2025
Communiqué
Vaccinating seniors: a neglected prevention duty Lire la suite >Published 25 January 2025
Communiqué
Early diagnosis and preventive treatments for the progression of renal fibrosis Lire la suite >Published 20 January 2025
Communiqué de presse
Partners serving science : The Parliamentary Office for the Evaluation of Scientific and Technological Choices, the Academy of Sciences and the French National Academy of Medicine open the second phase of their partnership Lire la suite >Published 15 January 2025
Communiqué
When obesity becomes a disease Lire la suite >Published 14 January 2025
Communiqué
Confidentiality of ethical assessment in the context of animal use for scientific purposes Lire la suite >Session of 14 janvier 2025
Rapport
Rapport 25-01. L’inégalité de prise en charge de l’infarctus du myocarde chez les femmes en FranceInequality in the management of myocardial infarction in Women in France
Les auteurs du rapport déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Des registres nationaux ont démontré une inégalité dans la prise en charge de l’infarctus du myocarde chez la femme entrainant une surmortalité. L’objectif de ce rapport est de sensibiliser la population et l’ensemble des acteurs de santé à cette problématique cruciale et de formuler 4 recommandations concrètes pour améliorer la prévention, le diagnostic, la gestion et surtout le pronostic de cette maladie chez la femme.
Lire la suite >Session of 10 décembre 2024
Rapport
Rapport 24-13. La culture générale, pilier d’une médecine humanisteGeneral knowledge as the mainstay of an humanist medicine
Les auteurs ne déclarent aucun lien ni conflit d’intérêt.
La déshumanisation de la médecine de soins, amplement démontrée, a partie liée avec le déclin de la culture générale et un enseignement trop centré sur les matières scientifiques à caractère universel. Les objectifs visant à développer le sentiment empathique chez les médecins en formation, doivent être fondés sur la stimulation de l’intérêt pour la culture générale et, notamment, sur l’incitation à la lecture et l’interprétation d’œuvres d’art pictural. Dans cet esprit, il paraît nécessaire de mettre en place, dans chaque faculté de médecine, un « Département de Philosophie et Pédagogie de la Santé » dirigé par un philosophe de profession, afin de créer un véritable accompagnement culturel des étudiants, tout au long de leur cursus, dans le but ultime d’améliorer la relation médecin-patient et, partant, de restituer la dimension humaine du soin.
Lire la suite >Published 3 December 2024
Communiqué
“VISCERAL AND CRANIAL” OSTEOPATHY IN NEWBORNS : A QUESTIONABLE PRACTICE Lire la suite >Published 2 December 2024
Communiqué
Learning surgery in humans still depends on the use of some big animals Lire la suite >Session of 26 novembre 2024
Rapport
Rapport 24-12. Déterminants et impacts de la qualité sanitaire de l’alimentation sur la nutrition et la santé humainesDeterminants and impacts of food safety on human nutrition and health
Absence de conflit d’intérêt – pour tous les auteurs du rapport
Les composés potentiellement toxiques de l’alimentation font l’objet de de larges débats contradictoires pour leurs effets sur la santé. Ils regroupent les xénobiotiques provenant de la pollution et des traitements de l’agriculture, les mycotoxines et les additifs utilisés dans la transformation des aliments. Le marché agroalimentaire européen est soumis à des réglementations plus contraignantes que les marchés américains et asiatiques, avec cependant une ouverture de plus en plus grande à la mondialisation des échanges. Un groupe de travail (GT) a auditionné des experts et acteurs du domaine pour approfondir trois questions : quels sont les enseignements et les limites de la toxicologie alimentaire? La traçabilité des sources et des modes de productions est-elle une réponse à l’enjeu de sécurité alimentaire face à la mondialisation ? Les labels de qualité alimentaire sont-ils suffisants pour assurer une information objective du consommateur sur la prévention du risque? Le GT constate une politique très volontariste de la France en matière d’affichage de la qualité qui contraste notablement avec l’insuffisance de contrôle du respect des règlementations européenne et nationale. Le GT a retenu 6 recommandations : 1- Inscrire le droit à l’alimentation dans le Droit français et européen pour garantir un accès à une alimentation saine, sûre, digne et durable. 2- Reconnaître une exception agro-alimentaire, notamment dans le cadre des échanges commerciaux. 3- Renforcer la fréquence des contrôles par l’Etat, avec l’obligation de contrôles élargies pour les gros acteurs de l’industrie agro-alimentaires. 4- Instaurer une réglementation et des mesures assurant au consommateur un accès aux produits avec label AB équivalent à l’accès aux productions conventionnelles. 5- Soumettre les produits transformés et ultra transformés à une obligation de contrôles en fin de chaine de production. 6 – Interdire l’utilisation non réglementée de composés chimiques non évalués par les agences européennes par application du principe de précaution.
Lire la suite >Session of 5 novembre 2024
Rapport
Rapport 24-11. Offre de soins en cancérologie adulteAdult cancer care
Les auteurs ne déclarent pas de conflits d’intérêts
La fréquence des cancers en France a doublé depuis trente ans. Malgré une organisation très structurée, il existe des difficultés et des inégalités territoriales de prise en charge tout au long du parcours de soins. Concernant la prévention, une analyse des besoins avec la recherche des populations concernées, une planification des offres et une évaluation des résultats sont indispensables. Les réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) doivent être inter établissements évitant des décisions « monolithiques » et facilitant l’accès aux techniques innovantes, aux protocoles de recherche clinique et aux RCP de recours. La caractéristique génomique des tumeurs est indispensable et repose sur la détection d’anomalies du génome effectuée de façon ciblée (test compagnon) ou de préférence d’une manière plus globale (séquençage haut débit : NGS). Une interaction entre pathologiste et biologiste moléculaire est indispensable avec des comptes rendus unifiés et standardisés. Pour la chirurgie pour lesquels des seuils d’activité et une gradation de soins ont été définis, la radiothérapie où une forfaitisation tarifaire par traitement, identique entre le public et le privé est en cours de mise en place et l’oncologie médicale, il est indispensable de créer des parcours territoriaux de soins équilibrés avec un engagement opposable entres centres de référence et centres de proximité. Une politique nationale incitant aux métiers orientés vers la cancérologie doit être largement proposée avec une qualification spécifique des chirurgiens oncologues et une amélioration des parcours professionnels pour les personnels paramédicaux. Les soins de support doivent débuter dès la prise en charge avec une articulation hôpital-ville
Lire la suite >Published 22 October 2024
Communiqué
Pour bien soigner la goutte, continuer le traitement après la crise !To treat gout properly, continue treatment after the attack!
Lire la suite >Published 10 October 2024
Communiqué
Attacks on hospital computer systems endanger patients’ lives Lire la suite >Published 10 October 2024
Communiqué
Congenital CMV infection: screening to be organized in France! Lire la suite >Published 24 September 2024
Communiqué
Research funding is an investment, not a variable for adjusting public deficits Lire la suite >Session of 24 septembre 2024
Avis
Le principe de précaution en médecine : vingt ans aprèsThe precautionary principle in medicine: Twenty years later
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Objectifs
Le principe de précaution (PP) est un mode de gestion des risques en situation d’incertitude scientifique. Son absence de définition dans les textes officiels et le flou qui entoure ses modalités d’application ont suscité de multiples interprétations et polémiques. Initialement limité à l’environnement puis étendu à la santé, la mise en œuvre de ce principe a fait craindre une judiciarisation de l’activité de soins et une entrave à la recherche biomédicale.
Méthode
Douze auditions ont été réalisées de vingt-quatre personnalités concernées par le principe de précaution ainsi qu’une analyse de la littérature.
Résultats
Notre analyse renouvelée du PP a fait apparaître les points suivants : le PP est une démarche formalisée qui repose sur une attitude de prudence, un raisonnement fondé sur des hypothèses et des dispositions de précaution. Son dévoiement, sous la forme du « précautionnisme », est responsable de l’application de mesures de précaution inappropriées ; la médecine de soins individuelle est parfaitement encadrée par le Code de déontologie médicale ; nul n’a besoin, en pratique courante, de solliciter le PP ; la recherche biomédicale obéit également à des procédures bien définies et autonomes. Cependant toute recherche doit se garder d’un « précautionnisme », d’essence administrative, susceptible d’élever des obstacles au déroulement de ses programmes. Dans les deux domaines précités, des innovations de rupture susceptibles d’engendrer des transformations sociétales pourraient mobiliser conjointement le PP et un questionnement éthique ; en revanche la santé publique est un domaine d’application du PP, dans la mesure où l’État a pour mission régalienne de protéger les populations ; on peut tenir pour assuré qu’en dehors de la santé publique, le PP ne s’applique pas dans le champ médical.
Conclusion
En conséquence, la maîtrise du PP implique de promouvoir des actions de formation à l’adresse des médecins, des décideurs politiques et administratifs, des établissements d’enseignement et des médias.
Session of 17 septembre 2024
Rapport
Rapport 24-10. Améliorer la pratique des activités physiques, du sport et réduire la sédentarité à l’École, un enjeu de Santé PubliqueImproving physical activity, sport and sedentary lifestyles at school: A public health issue
En France, la pratique de l’activité physique par les enfants et adolescents est nettement insuffisante, alors que leur niveau de sédentarité ne fait que s’aggraver. Le manque d’activité physique va croissant avec l’avancée en âge, surtout chez les jeunes filles et les élèves d’établissements situés en zones défavorisées. Seuls 20 % des garçons et 10 % jeunes filles en situation de handicap atteignent les recommandations en activité physique émises par l’OMS. La sédentarité, autre comportement à risque pour la santé, affecte tout particulièrement les enfants et adolescents qui passent en moyenne 3 à 4h30 par jour devant un écran.
Les états d’inactivité et de sédentarité des enfants et adolescents français constituent des environnements à risque de surpoids, obésité, maladies cardio-métaboliques à court- ou long-terme, affectant ainsi le bien-être, la qualité de vie et la santé à l’âge adulte. Cette situation a été récemment aggravée par la pandémie de COVID-19 qui par les restrictions imposées de pratique d’activité physique a créé un environnement favorable au développement du surpoids et de l’obésité. Modifier les comportements des jeunes afin d’augmenter le niveau d’activité physique et réduire leur sédentarité est donc plus que jamais une priorité de santé publique.
Même si le rôle des parents est fondamental, l’école et l’environnement périscolaire tiennent une place importante pour changer le comportement des enfants et adolescents. C’est pourquoi l’Académie nationale de médecine recommande de pérenniser les mesures déjà mises en place, renforcer la place de l’EPS (en accordant une attention toute particulière aux jeunes filles, enfants en surpoids ou obèses), sensibiliser tous les enseignants à la lutte contre la sédentarité, impliquer les parents pour promouvoir les déplacements actifs vers l’école. Enfin, une attention toute particulière doit être portée sur la mise en place de programmes d’activité physique adaptés pour les enfants et adolescents en situation de handicap.
Lire la suite >Published 8 July 2024
Communiqué de presse
2024 PARLIAMENT ELECTIONS WARNING CALL Science, Medicine and Humanism in danger faced with the statements of the National Rally (“Rassemblement National”) Lire la suite >Published 2 July 2024
Communiqué
Treatment of ovarian cancers: the main drivers of progress Lire la suite >Session of 25 juin 2024
Rapport
Changement de paradigme dans les maladies cardio-néphro-métaboliquesParadigm shift in cardio-nephro-metabolic diseases
Déclaration de liens d'intérêt :
GR : conférencier dans des symposia organisés par Lilly, Sanofi-Aventis, Astra-Zeneca. Participation à des Boards scientifiques de Lilly, Sanofi-Aventis, Novo-Nordisk
MD : aucun en relation avec ce rapport
TH : aucun en relation avec ce rapport
PJ : aucun en relation avec ce rapport
PL : aucun lien d’intérêt
PR : aucun lien d’intérêt
BB : interventions ponctuelles (essais cliniques, travaux scientifiques, activité de conseil, conférence ou colloque) de la part des entreprises Astra-Zeneca, Boehringer Ingelheim, GSK, Merck Sharp & Dohme, Novartis, Novo Nordisk, Pfizer, Eli Lilly.
Le concept de « maladies cardio-néphro-métaboliques » englobe des troubles impactant le métabolisme, le système cardiovasculaire et la fonction rénale, liant des affections telles que le diabète, l’obésité, la NASH (MASLD, Metabolic dysfunction-Associated Steatotic Liver Disease dans la nomenclature de 2023), les maladies coronariennes, l’insuffisance cardiaque et rénale. En 2015, une avancée majeure a marqué la thérapeutique du diabète de type 2 avec la démonstration d’une réduction significative de la mortalité par les inhibiteurs du SGLT-2 (iSGLT-2). Les iSGLT-2 ont ensuite révélé des effets bénéfiques sur l’insuffisance cardiaque et la protection rénale, même en l’absence de diabète. Les analogues du GLP-1 (A-GLP-1) ont émergé comme des traitements efficaces du diabète et de l’obésité, avec des effets cardio et peut-être néphro-protecteurs. Ainsi, ces médicaments au départ diabétologiques étendent leurs indications à d’autres disciplines, illustrant une transversalité médicale. Ce rapport vise à montrer qu’il s’agit d’un véritable changement de paradigme résolvant des défis médicaux importants en termes de santé publique. Son but est d’encourager le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques interdisciplinaires et des parcours de soins mieux organisés dans le cadre de la médecine fondée sur les preuves, afin de pouvoir le mettre en œuvre sans délai.
Lire la suite >Published 19 June 2024
Communiqué de presse
Catherine Lovey, winner of the Literary Prize of the French Academy of Medicine with «Story of the man who did not want to die» Lire la suite >Published 6 June 2024
Communiqué
CHEMICAL HAIR STRAIGHTENING AND HEALTH RISKS Lire la suite >Published 6 June 2024
Communiqué
Let’s better protect our natural mineral waters! Lire la suite >Published 3 June 2024
Communiqué
Bill 2462 on support for patients and the end of life: discarding the prerequisites of a vital prognosis in the short and medium term is a high-risk choice Lire la suite >Published 30 May 2024
Communiqué
Can France afford to lose its leading generic drug manufacturer? Lire la suite >Published 28 May 2024
Communiqué de presse
The French Academy of Sciences, the French Academy of Medicine, and the French Parliament Office for Scientific and Technologic Choices Evaluation (“Office Parlementaire d ‘Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques”) are launching a partnership to serve science and politics Lire la suite >Published 28 May 2024
Communiqué
Denial of abuse puts the child in danger Lire la suite >Published 15 May 2024
Communiqué
“High dose” influenza vaccination: a step forward in the protection of seniors to be preserved Lire la suite >Session of 14 mai 2024
Rapport
Patients PartenairesPatient partners
Le concept de patient partenaire est une étape importante sur le long chemin de l’évolution sociétale en médecine. Il repose sur la reconnaissance de l’existence d’un savoir fondé sur l’expérience de leur maladie développée par les patients ayant une pathologie chronique. Les patients partenaires peuvent faire profiter de ce savoir les autres patients (rôle de pair-aidant), les étudiants en santé (rôle de patient-enseignant), les chercheurs (rôle de co-chercheur) et les instances décisionnelles (rôle des Associations de patients). Dans ce rapport, nous privilégions le terme de patient partenaire, par rapport à celui de patient expert. Le concept de patient partenaire doit être vu comme un moyen d’améliorer l’efficacité des soins en général et la relation thérapeutique en particulier. Une co-construction précise de sa mise en œuvre est indispensable. Des garde-fous doivent être mis en place pour éviter des démarches illégitimes pouvant aboutir à des non-sens médicaux ou des dérives mercantiles, voire sectaires. Pour éviter ces dérives, les patients partenaires doivent pouvoir avoir bénéficié d’une formation, actuellement délivrée dans plusieurs universités et/ou par des Associations de patients elles-mêmes. Le développement à côté de la médecine de précision (pour les patients) d’une médecine participative (avec les patients) contribue au développement d’une médecine apportant en même temps les meilleurs traitements médicaux et les meilleurs soins humains.
Lire la suite >Published 2 May 2024
Communiqué de presse
L’Académie nationale de médecine annonce le nom des cinq finalistes du Prix littéraire 2024 de l’Académie nationale de médecine Lire la suite >Published 2 May 2024
Communiqué
Be careful of close contact of children, at home, with non-traditional pets (NTP) Lire la suite >Session of 30 avril 2024
Rapport
Maltraitance physique chez l’enfant. Améliorer le repérage, le diagnostic et la prise en charge dans le secteur de la santéPhysical abuse in children Improving identification, diagnosis and management in the health sector
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt autres que scientifiques avec le sujet du rapport.
La maltraitance à enfants a longtemps été ignorée. Les récents plans ministériels prévoient de nombreuses mesures de protection dont le déploiement d’unités d’accueil pédiatriques des enfants en danger (UAPED). Malgré toutes ces avancées, le diagnostic reste sous-estimé dans le secteur de la santé avec une prévalence de l’ordre de 1 enfant sur 10 dans les pays à hauts revenus, toutes catégories de maltraitance confondues. La fréquence de décès serait de 1 enfant tous les 5 jours en France. Les violences subies durant l’enfance représentent une lourde perte de chance en termes d’espérance de vie, de santé, de développement et d’insertion. Le rapport est limité aux Maltraitances Physiques chez l’Enfant (MPE) et n’aborde donc pas les maltraitances sexuelles. Le maître-mot est la nécessité d’hospitaliser l’enfant pour une protection immédiate, une évaluation multidisciplinaire, les soins et l’alerte des autorités en temps utile. Les résultats de l’étude montrent une réelle prise de conscience de la MPE dans le secteur pédiatrique. Toutefois, le diagnostic peut être sous-estimé et banalisé chez l’enfant, ce qui signifie que l’étiologie « traumatisme infligé » doit être évoquée largement par le médecin quel que soit son lieu d’intervention. Il y a une amélioration nette de la formation dans ce domaine. Toutefois, le rapport met en évidence une insuffisance persistante des moyens humains dans les secteurs des UAPED, de médecine scolaire, de PMI et de pédopsychiatrie. Le psycho-traumatisme doit être pris en charge à court, moyen et long terme. Le diagnostic différentiel permet d’éliminer toutes les étiologies confondantes tels que traumatisme accidentel, maladie rare ou autres. Tout médecin doit pouvoir être guidé, accompagné et protégé pour les situations de MPE. Les médecins référents « Violences » des conseils départementaux de l’ordre des médecins (CDOM) doivent avoir une compétence dans le domaine de la MPE. L’académie nationale de médecine propose 6 recommandations : une hospitalisation prioritaire de tout enfant victime ou suspect de MPE jusqu’à ce que tous les éléments du diagnostic soient établis ; un renforcement des moyens humains des UAPED en y intégrant un temps de pédopsychiatrie ; un renforcement du repérage des situations à risque dès la maternité ; un renforcement de la protection et de l’accompagnement des médecins afin que ceux-ci n’hésitent plus à signaler les situations de MPE ; l’extension du périmètre du numéro 119 aux médecins et personnels de santé ; la création d’un registre national pour suivre l’épidémiologie et juger de l’efficacité des mesures prises
Lire la suite >
