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Résultats de la recherche

  • Communication scientifique

    De la découverte de la ventilation liquidienne à son application en soins intensifs : un exemple d’interaction entre recherches animale, humaine et technologique

    From the discovery of liquid ventilation to its application in intensive care: An example of interaction between animal, human, and technological researches

    Cet article a pour but d’exposer les principaux développements de la recherche sur la ventilation liquidienne. Cette méthode de respiration artificielle consiste à administrer des liquides respirables, les perfluorocarbures, dans les voies aériennes. Leurs propriétés physicochimiques et leur forte solubilité pour l’oxygène et le dioxyde de carbone permettent le maintien d’échanges gazeux. Cette technique a été étudiée dans l’espoir de développer une nouvelle option thérapeutique pour les services de réanimation, en particulier pour le traitement du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) et l’induction d’une hypothermie rapide chez les patients réanimés après un arrêt cardiaque. L’approche la plus étudiée, intitulée « ventilation liquidienne partielle » (VLP), consiste à administrer les perfluorocarbures dans la trachée au cours d’une ventilation mécanique gazeuse traditionnelle. Cette méthode requiert des volumes pulmonaires élevés ayant conduit, lors des expériences cliniques, à l’apparition de volotraumatismes chez certains patients et à l’interruption des recherches sur cette modalité de ventilation. En parallèle, l’intérêt pour l’autre approche de ventilation liquidienne, la ventilation liquidienne totale (VLT), a été renforcé. Cette méthode consiste à échanger un volume courant de liquide à chaque cycle respiratoire à l’aide d’un dispositif dédié. Cela présente l’avantage de contrôler le volume de liquide et de maitriser le risque de volotraumatisme. En revanche, cela nécessite le développement d’une technologie dédiée, ayant soulevé des défis en terme d’ingénierie et de recherche biomédicale. Après une quinzaine d’année de recherche, nous préparons un transfert clinique de cette approche thérapeutique à des fins d’induction d’une hypothermie ultra-rapide après un arrêt cardiaque.

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  • Communication scientifique

    Diabète « néonatal » : une maladie neuro-endocrine, au-delà de la cellule à insuline. De la maladie rare à la maladie fréquente

    “Neonatal” diabetes: A neuroendocrine disease, beyond the insulin cell. From rare to common disease

    Le diabète sucré « néonatal » se définit par l’existence d’une hyperglycémie liée à l’absence ou à l’insuffisance d’insuline circulante. C’est une maladie génétique rare (1 naissance vivante sur 100 000 en France). Il survient principalement avant six mois, et rarement entre six mois et un an. Cette maladie est liée à deux grands groupes de mécanisme : malformation du pancréas avec altération du développement et/ou de la survie des cellules sécrétant l’insuline (cellule β), ou anomalie fonctionnelle de la cellule β pancréatique existante, comme dans les mutations des gènes ABCC8, KCNJ11 codant pour le canal potassique de la cellule β pancréatique. Tous les patients porteurs d’une mutation des gènes ABCC8 ou KCNJ11, exprimés aussi dans le système nerveux central, présentent à minima des troubles neurologiques et/ou neuropsychologiques. Ces derniers sont susceptibles de pouvoir passer avec succès d’injections d’insuline à des sulfonylurées par voie orale. Il a également été démontré récemment que les sulfamides hypoglycémiants (le glibenclamide en particulier) étaient capables d’améliorer les déficits neurologiques, neuropsychologiques et visuomoteurs s’ils étaient introduits tôt dans la vie de l’enfant atteint. L’élucidation moléculaire de cette maladie rare a permis de valider l’importance de gènes codant pour des protéines impliquées dans le développement et la fonction des cellules à insuline. Cette compréhension génétique a aussi permis de mieux expliquer l’implication de ces gènes dans la pathogénie de diabètes sucrés de l’enfant et de l’adulte, illustrant le bénéfice d’un travail sur une maladie rare pour irriguer la compréhension d’une maladie fréquente, le diabète sucré.

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  • Mercredi 4 décembre 2024 : Journée Vaccination et sujets âgés organisée par la HAS et l’ANM

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  • Communiqué

    L’OSTÉOPATHIE « VISCÉRALE ET CRANIENNE » CHEZ LE NOUVEAU-NÉ : UNE PRATIQUE QUI INTERROGE

    VISCERAL AND CRANIAL” OSTEOPATHY IN NEWBORNS: A QUESTIONABLE PRACTICE

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  • Communiqué

    L’apprentissage de la chirurgie chez les humains reste dépendant du recours à certains animaux

    Learning surgery in humans still depends on the use of some big animals

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  • Communication scientifique

    The price of doubt: Consequences of vaccine hesitancy on the incidence of infectious diseases in Brazil

    Le prix du doute : conséquences de l'hésitation vaccinale sur l'incidence des maladies infectieuses au Brésil

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  • Séance du 26 novembre 2024 : « L’obésité aujourd’hui : mieux comprise, mieux traitée »

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  • Autre

    Compte rendu du colloque « Maladies cardiométaboliques, tous concernés »

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  • 28 novembre 2024 : Webinaire RIS ANM : La riposte aux épidémies émergentes et ré-émergentes…

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  • 28 Novembre 2024 : Webinaire GA-AMF : Etat des lieux sur la prise en charge du diabète

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  • 27 novembre 2024 : Webinaire Franco-Marocain : La depression

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  • Communication scientifique

    Nouveaux médicaments de l’obésité : quelle pertinence ?

    New drugs for obesity: What is their relevance?

    L’obésité est une maladie chronique induite par des facteurs génétiques, environnementaux et comportementaux qui s’associe avec un grand nombre de comorbidités incluant le diabète de type 2, les maladies cardio- et cérébro-vasculaires, la maladie rénale, les hépatopathies stéatosiques, les dysfonctions respiratoires, l’arthrose, la dépression et autres. Ces comorbidités ont un lourd impact sur la mortalité et la qualité de vie. Les approches nutritionnelles, l’exercice, les programmes comportementaux, les médicaments et la chirurgie bariatrique obtiennent, indépendamment ou en les combinant, des résultats bénéfiques démontrés par les études cliniques. Les agonistes du récepteur du Glucagon-Like peptide 1 (AR-GLP1), dans les essais cliniques, ont apporté la preuve d’une efficacité sur la perte de poids, l’équilibre glycémique, la protection cardiaque, cérébrovasculaire et rénale, ainsi que sur la réduction des hépatopathies stéatosiques et des apnées du sommeil. Tout récemment, les doubles et triples agonistes des récepteurs des incrétines ont obtenu une perte pondérale similaire à celle induite par la chirurgie bariatrique.

    Cette classe de médicaments agit par intermédiaire de leurs récepteurs localisés dans le tube digestif, le cœur, les vaisseaux, le système nerveux central, les nerfs, les lymphocytes impliqués dans l’effet anti-inflammatoire. Cette revue synthétise la balance bénéfices-risques liés aux effets secondaires des agonistes de récepteurs des incrétines afin de préciser les bonnes indications, leurs précautions et leurs limites chez les personnes en situation d’obésité avec ou sans diabète. La soutenabilité financière d’une prise en charge par la couverture universelle de l’Assurance Maladie nécessite de sélectionner attentivement les patients en accord avec les résultats et recommandations issues des essais cliniques contrôlés.

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  • Communication scientifique

    État des lieux de l’endoscopie bariatrique

    State of the art of bariatric endoscopy

    L’endoscopie bariatrique est une discipline en plein essor qui offre des alternatives moins invasives à la chirurgie traditionnelle pour le traitement de l’obésité. L’avenir de l’endoscopie bariatrique semble prometteuse en raison de plusieurs avancées technologiques et de la demande croissante de traitements moins invasifs de l’obésité. Voici un aperçu de l’endoscopie bariatrique, des tendances et des perspectives d’avenir de cette discipline.

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  • Communication scientifique

    Physiopathologie de l’obésité

    Physiopathology of obesity

    Cette revue explore les mécanismes physiopathologiques fondamentaux de l’obésité à travers plusieurs axes complémentaires. Elle commence par analyser les théories de la prise de poids, notamment le modèle de la balance énergétique et le modèle glucidique-insulinique, qui montrent comment un déséquilibre entre apport et dépense énergétique, ou l’influence des glucides sur la sécrétion d’insuline, favorisent l’accumulation de graisse. Elle aborde ensuite la prédisposition génétique, en distinguant les formes rares d’obésité monogénique et syndromique, où la génétique joue un rôle prédominant, des formes polygéniques courantes, dans lesquelles des variations génétiques interagissent avec l’environnement pour moduler le risque d’obésité. La dimension multi-organe de l’obésité est examinée à travers le rôle central du tissu adipeux, considéré non seulement comme un réservoir de stockage lipidique, mais aussi comme un organe endocrine actif. L’hypertrophie, l’inflammation et la fibrose de ce tissu contribuent aux complications métaboliques, telles que l’insulinorésistance et le diabète de type 2. L’étude se penche également sur le microbiote intestinal, en soulignant les interactions entre certaines compositions microbiennes et le métabolisme énergétique, avec des données suggérant que certains profils microbiens pourraient favoriser le développement de l’obésité. Enfin, la revue traite des altérations des hormones intestinales, en particulier les incrétines (GIP et GLP-1), qui régulent la sécrétion d’insuline et l’appétit. Ensemble, ces mécanismes mettent en évidence la complexité et l’hétérogénéité de l’obésité, soulignant la nécessité d’approches thérapeutiques personnalisées et adaptées aux spécificités de chaque patient.

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  • Communication scientifique

    La dénervation rénale par voie endovasculaire dans le traitement de l’hypertension artérielle : mise au point

    Endovascular renal denervation in the treatment of arterial hypertension: An update

    On estime la prévalence de l’hypertension artérielle (HTA) à 31 % de la population adulte française (17 millions de personnes). C’est l’un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire. En dépit de la multitude des classes d’antihypertenseurs disponibles, l’HTA reste insuffisamment contrôlée pour des raisons multiples incluant la non-adhérence thérapeutique des patients et l’inertie thérapeutique. C’est dans ce contexte et en l’absence de nouvelles thérapeutiques médicamenteuses qu’a été proposé un traitement invasif comme la dénervation rénale [DR] par voie endovasculaire pour le traitement des HTA. La DR utilise un cathéter dédié introduit par voie fémorale délivrant des ultrasons focalisés (UF) ou un courant de radiofréquence (RF) pour réaliser une ablation thermique des fibres nerveuses sympathiques afférentes et efférentes cheminant dans l’adventice des deux artères rénales. Les premiers essais randomisés contrôlés utilisant des cathéters de première génération ont donné des résultats hétérogènes en termes d’efficacité tensionnelle. De 2017 à 2023, 6 essais contrôlés randomisés de bonne facture menés chez des patients ayant une HTA modérée ou une HTA résistante au traitement ont montré de façon consistante une baisse cliniquement pertinente de la pression artérielle à court, moyen et long terme après une DR avec un cathéter de 2e génération optimisé utilisant les UF ou la RF par rapport à une intervention simulée. La DR s’accompagne d’un risque minime de complications au point de ponction artériel fémoral. La DR a été ainsi intégrée dans l’arsenal thérapeutique de la prise en charge de patients avec HTA sévère, résistante ou compliquée dans les dernières recommandations européennes.

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