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3885 résultats

  • Communication scientifique

    Approches vaccinales dans les maladies auto-immunes

    Development of vaccines in autoimmune diseases

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    À côté de vaccinations classiques contre des virus qui contribuent au diabète (rotavirus, Coxsackie B), des approches activant les lymphocytes T régulateurs sont développées. Elles utilisent des particules de dimensions, charge, voie d’administration, composition (polymères) diverses, portant des autoantigènes, des agents chimiotactiques ou tolérogènes. L’utilisation des seuls autoantigènes s’est avérée insuffisante. Ces particules ciblent des lymphocytes T, des cellules dendritiques, des organes immunitaires et associent des agents d’actions différentes. L’objectif est d’induire une tolérance immunitaire vis-à-vis des autoantigènes qui contribuent à une maladie auto-immune en favorisant le développement d’une tolérance « infectieuse » ou de « proximité » (bystander tolerance) dont la clé est la présentation des différents autoantigènes en jeu par une même cellule présentatrice. L’explosion des techniques d’ingénierie cellulaire et moléculaire, une révolution dans le traitement de cancers avec les CAR-T cells, ouvre la voie à des applications dans les maladies auto-immunes et le diabète. Elles visent la « fabrication » de cellules T régulatrices artificielles exprimant les gènes FoxP3, du récepteur de l’IL2 et de récepteurs des lymphocytes T régulateurs leur conférant une spécificité antigénique unique à partir de cellules T régulatrices de patients purifiées ou T CD4+ dans lesquelles sont introduits les gènes leur conférant l’activité régulatrice et la spécificité pour un autoantigène. Une clé est l’avidité et l’affinité de ces récepteurs pour l’autoantigène. Des cellules CAR-T construites sur le modèle de celles utilisées dans le cancer, ou le lupus, sont également développées dans des maladies comme le lupus et testées dans des modèles expérimentaux.

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  • Communication scientifique

    Vaccination contre les allergies : immunothérapie spécifique des allergènes

    Vaccination against allergies: Allergen-specific immunotherapy

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’immunisation contre les allergènes obtenue au cours de l’immunothérapie spécifique des allergènes (ISA) peut être considérée comme une vaccination puisqu’il s’agit d’induire une réponse immunitaire protectrice durable grâce à l’administration de l’agent pathogène. Ce traitement est efficace contre les allergies au venin d’hyménoptères, et contre la rhinite et l’asthme déclenchés par les pollens et les acariens. Son intérêt par voie orale augmente pour l’allergie alimentaire à l’arachide mais c’est dans ce domaine que le niveau de preuve est le plus faible. Ses mécanismes sont de mieux en mieux connus, avec une réorientation de la réponse immune vers celle des non allergiques. De plus, l’ISA est capable de modifier le cours de l’allergie, en étant efficace sur le long terme, mais aussi en prévenant de nouvelles sensibilisations et la survenue de l’asthme. Sa place dans l’arsenal thérapeutique récemment enrichi des anticorps monoclonaux doit maintenant être précisée, au regard de son intérêt possible en association avec les biothérapies dans les formes sévères d’asthme. C’est ainsi que l’allergie doit désormais être considérée comme une caractéristique traitable à part entière dans les maladies chroniques médiées par l’inflammation de type 2.

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  • Présentation ouvrage

    Clément J.-M. Qui gouverne l’hôpital ? Les pouvoirs contre l’autorité. LEH éditionsBordeaux (2024)

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  • Communication scientifique

    Évaluation d’une stratégie éducative psychosociale en santé destinée aux patients atteints du VIH pour l’amélioration de la suppression virale au Centre Médical Béraca

    Evaluation of a psychosocial health education strategy for HIV patients for the improvement of viral suppression at Beraca Medical Center

    Paul Marc Hansley Joachim rapporte que l'aide à la rédaction du rapport a été fournie par l'Université de Lorraine, CHRU de Nancy, Département d'anesthésiologie, de soins intensifs et de médecine d'urgence. Paul Marc Hansley Joachim rapporte que le soutien administratif et l'aide à la rédaction ont été fournis par Catholic Medical Mission Board Inc. David Zéphirin déclare ne pas avoir de liens intérêts.

    L’infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH), traitée par les antirétroviraux, est considérée actuellement comme une maladie chronique. Au Centre Médical Béraca, l’un des principaux établissements de prise en charge des patients atteints du VIH du département du Nord-Ouest d’Haïti, une stratégie éducative psychosociale pour l’amélioration de l’adhérence au traitement des patients a été mise en place en 2021. Cette stratégie vise l’accompagnement des patients avec une charge virale détectable, en vue d’améliorer leur suppression virale. Une évaluation de cette stratégie à travers une étude qualitative a été réalisée. Elle a pris en compte les éléments de mise en place, d’exécution et des résultats à partir de la consultation de documents et d’entretiens semi-directifs adressés aux parties prenantes. L’analyse a permis d’apprécier l’adaptation innovante de la stratégie face aux ressources disponibles, mais également les failles de sa démarche liées à la population visée par rapport à son objectif principal qu’est la suppression virale.

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  • Communication scientifique

    Techniques biomédicales au service de l’archéologie : utilisation des dosages de métaux pour l’identification de zones sacrificielles (palais royal de Bapa, Cameroun)

    Biomedical techniques at the service of archaeology: Use of metal quantifications for the identification of sacrificial zones (royal palace of Bapa, Cameroon)

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Objectif
    L’analyse élémentaire des perturbations chimiques d’origine anthropique bénéficie aux études archéologiques. Pour la première fois, une fouille archéologique menée par le musée du quai Branly et l’université Versailles St-Quentin a appliqué ces techniques biomédicales au sol archéologique afin de mettre à jour la topographie précise de pratiques magico-religieuses.

    Matériel et méthodes
    En avril 2022, dans les ruines d’une case sacrée du palais de Bapa, en territoire Bamiléké (Cameroun), des échantillons prélevés sur 12 unités stratigraphiques (US) ont permis d’identifier les répartitions de 15 éléments, dosés par spectrométrie d’émission optique en plasma induit (ICP-OES).

    Résultats
    La plupart des éléments sont présents en concentrations maximales dans l’US 14, hormis les éléments d’origine tellurique (Al, Fe, Pb, Ti) qui présentent une répartition homogène sur l’ensemble des US.

    Conclusions
    Grâce à des techniques biomédicales utilisées en transversalité, les données d’archéologie de terrain ont pu être approfondies, et jointes à la connaissance ethnographique pour identifier des zones de fonctions rituelles qui n’ont pas laissé de traces macroscopiques.

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  • Communication scientifique

    L’interface anticorps IgA/microbiote intestinal : santé, maladie et perspectives thérapeutiques

    IgA antibody/intestinal microbiota interface in health or disease, and therapeutic perspectives

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’intestin humain est densément colonisé par des microbes commensaux, qui contribuent grandement à façonner notre système immunitaire. L’immunoglobuline A (IgA) sécrétoire n’est plus seulement connue pour jouer un rôle crucial dans la compartimentation du microbiote intestinal à travers son rôle d’exclusion immune de pathogènes potentiels intraluminaux. Au cours de la décade qui vient de s’écouler, et notamment grâce à l’essor de la métagénomique et de la cytométrie bactérienne, le rôle central de l’IgA dans l’établissement et dans le maintien à long terme d’un microbiote intestinal commensal sain est maintenant reconnu. Les implications thérapeutiques et diagnostiques de ces nouvelles découvertes dans diverses maladies sont décrites.

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  • Communication scientifique

    Comment faire de l’après-cancer un projet de vie, plutôt qu’un projet de survie

    How to make post-cancer a life project, rather than a survival project

    Déclaration de liens d'intérêt :
    Privé : Roche, GSK, MSD, Astra Zeneca, Exact science (contrats à chaque fois ponctuels).
    Public : membre du conseil de Faculté Sorbonne université, membre du CNU section 54-03, membre du Conseil national gynécologue obstétriciens français (CNGOF), Société national d’oncologie gynécologique (SFOG), European Society of Gynecologic Oncology (ESGO).

    La promesse d’un après-cancer synonyme de nouveau projet de vie et non pas de survie passe par différentes étapes qui pour certaines précèdent même la prise en charge. Ainsi, il faut d’abord s’attacher à adapter la gestion du risque de cancer à chaque sujet en fonction de son histoire familiale, de ses facteurs de risques pour adapter les modalités de dépistage et de prévention et ainsi permettre des diagnostics précoces qui limitent l’impact des traitements et peuvent améliorer la survie. Une fois porté le diagnostic de cancer, l’accès à des parcours diagnostiques complets, rapides et prenant en compte les spécificités de chaque patient permettra un meilleur vécu, gage d’une meilleure récupération. Le praticien en situation de « partage décisionnel » avec le patient doit choisir le traitement le plus efficace mais aussi limiter les risques de séquelles. La période d’après-cancer en elle-même peut être vécue comme une période de solitude et, aidé de nouveaux acteurs de santé, le praticien doit aussi accompagner cette étape vers le complet rétablissement.

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  • Communiqué

    Denial of abuse puts the child in danger

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  • Conférence invitée

    Les cellules CAR-T anti-CD19 : prototypes du médicament vivant

    CD19 CAR T cells: Prototypes for living drugs

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les CARs (chimeric antigen receptors) sont des récepteurs synthétiques qui déterminent la spécificité des lymphocytes qui les expriment et en augmentent les fonctions. Leur domaine extracellulaire se lie à un antigène de surface sélectionné comme cible thérapeutique. À la suite à cette ligation, le CAR signale par son domaine intracellulaire au lymphocyte d’activer la cytotoxicité, la sécrétion de cytokines et la prolifération. Le CAR stimule ainsi les propriétés d’un médicament vivant programmé pour exercer une action anti-tumorale et immunorégulatrice. Ayant établi au début des années 1990 une méthode permettant d’intégrer des gènes exogènes dans les lymphocytes primaires, nous avons pu définir des modules de signalisation combinatoires capables de soutenir une réponse cellulaire prolongée (Maher et al., 2002), étape clé du développement du médicament vivant. Nous avons ensuite identifié CD19 comme une cible prometteuse, laquelle, au vu de résultats précliniques encourageants (Brentjens et al., 2003), a ouvert la voie aux essais cliniques. Les premiers essais dans le cadre de leucémies et lymphomes réfractaires exprimant CD19, fondés sur une production académique des CAR-T, obtinrent des réponses thérapeutiques remarquables, rapidement confirmées dans plusieurs centres (June et Sadelain, 2018). Les CAR-T anti-CD19 furent les premiers médicaments vivants approuvés aux États-Unis en 2017 et en Europe en 2018. Les CARs anti-CD19 ont ainsi engendré une nouvelle classe de médicaments et inspiré de nouvelles applications pour lutter contre le cancer et les maladies auto-immunes, justifiant des efforts soutenus pour en abaisser le coût afin d’en permettre une utilisation accrue et équitable.

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  • Communication scientifique

    Les antiplaquettaires dans l’ischémie cérébrale aiguë : limites et perspectives

    Antiplatelet agents in acute cerebral ischaemia: Limits and opportunities

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Objectif
    Identifier le bénéfice apporté par les antiplaquettaires en phase aiguë de l’ischémie cérébrale, leurs risques, et les perspectives en termes d’efficacité et de sécurité.

    Méthode
    Revue de la littérature.

    Résultats
    L’activation et l’agrégation des plaquettes jouent un rôle central dans l’ischémie cérébrale due à l’athérosclérose. Les essais cliniques en phase aiguë ont montré que : (i) dans les 48 premières heures, l’aspirine augmente la proportion de survivants sans handicap ; (ii) l’association de 2 antiplaquettaires est supérieure à l’aspirine pour réduire le risque ischémique ; (iii) la bithérapie antiplaquettaire n’est pas inférieure à la thrombolyse i.v. dans les ischémies cérébrales à symptomatologie mineure ; (iv) les antiplaquettaires augmentent le risque d’hémorragie cérébrale ou systémique ; et (v) les associations d’antiplaquettaires exposent à un risque hémorragique plus élevé. Ce risque hémorragique limite l’utilisation des antiplaquettaires en phase aiguë de l’ischémie cérébrale. Il est faible et ne contrebalance pas le bénéfice apporté par la réduction des événements ischémiques, mais il est une limite chez des patients à haut risque hémorragique (patients ayant reçu un traitement thrombolytique ou une thrombectomie mécanique dans les 24 premières heures, ou ayant un infarctus cérébral étendu, ou un stent récent).

    Conclusion
    Les antiplaquettaire réduisent le risque de récidive ischémique après un premier épisode d’ischémie cérébral, mais leur utilisation est limitée par le risque hémorragique.

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  • Communication scientifique

    De l’identification d’un récepteur plaquettaire (GPVI) au développement d’un candidat antiplaquettaire découplé du risque hémorragique

    Platelet glycoprotein VI: From its identification to the development of a candidate antiplatelet agent uncoupled from the bleeding risk

    Martine Jandrot-Perrus est co-fondateur scientifique d’Acticor-Biotech et conseiller scientifique.

    Objectif
    La quête d’un nouveau médicament antiplaquettaire, efficace sans augmenter le risque hémorragique, requiert l’identification d’une voie fortement impliquée dans les processus thrombotiques mais non nécessaire à l’hémostase physiologique. La glycoprotéine VI (GPVI) plaquettaire présente toutes les caractéristiques d’un récepteur jouant un rôle clé dans les thromboses sans être nécessaire à l’hémostase. Cette revue a pour objectif de décrire les étapes qui ont conduit de l’identification, la caractérisation structurale et fonctionnelle de GPVI au développement d’un fragment d’anticorps bloquant thérapeutique, le glenzocimab, évalué comme traitement adjuvant des accidents vasculaires cérébraux ischémiques.

    Méthode
    Revue de la littérature.

    Résultats
    Les caractéristiques suivantes de GPVI en font une cible idéale pour développer de nouvelles molécules antiplaquettaires dénuées de risque hémorragique : (i) un déficit en GPVI ou des molécules bloquant GPVI n’induisent pas de saignement spontané et n’augmentent pas les saignements provoqués ; (ii) GPVI est un récepteur majeur d’activation plaquettaire ; (iii) les ligands principaux de GPVI sont le collagène exposé par les plaques d’athérosclérose (athéro-thrombose) et la fibrine présente dans un thrombus ou à un site inflammatoire (thrombo-embolie et thrombo-inflammation). De plus, GPVI concours à la stabilisation des agrégats de plaquettes en contribuant au signal d’activation induit par le fibrinogène immobilisé à la surface des plaquettes activées ; (iv) GPVI est exprimée exclusivement par les plaquettes et des mégacaryocytes et avec un nombre modéré de copies par plaquette permettant une action pharmacologique ciblée et contrôlée. Le fragment d’anticorps (Fab) monoclonal, 9O12 se lie avec une haute affinité à GPVI et bloque de manière réversible toutes ses fonctions in vitro, ex vivo ; il est antithrombotique in vivo dans différents modèles animaux sans induire de désordre de l’hémostase. Le glenzocimab est la version humanisée du Fab 9O12 et en reproduit tous les effets.

    Conclusion
    GPVI apparaît comme une cible idéale pour développer un traitement antiplaquettaire efficace dans différentes circonstances sans augmenter le risque hémorragique. Le glenzocimab présente toutes les caractéristiques fonctionnelles et pharmacologiques attendues d’un antagoniste thérapeutique efficace et sûr.

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  • Communication scientifique

    Un anticorps monoclonal ciblant la glycoprotéine VI plaquettaire : une nouvelle génération d’antithrombotique sans risque hémorragique à la phase aiguë de l’infarctus cérébral

    A monoclonal antibody targeting platelet glycoprotein VI: A first in-class antithrombotic agent without hemorrhagic risk for acute ischemic strokes

    Mikael Mazighi est responsable scientifique du RHU BOOSTER (ANR-18-RHUS-0001), financement ANR-France 2030.
    Mikael Mazighi est consultant pour Acticor-Biotech et Boerhinger Ingelheim.
    Les autres auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le traitement de recanalisation à la phase aiguë de l’infarctus cérébral comprend la thrombolyse intraveineuse avec l’activateur du plasminogène (tPA) et le traitement endovasculaire avec la thrombectomie en cas d’occlusion artérielle proximale. Cette approche combinant une thérapeutique pharmacologique et endovasculaire permet d’obtenir des taux de recanalisation de l’ordre de 80–90 %. Malgré cette efficacité, plus de 50 % des patients n’auront pas d’autonomie fonctionnelle à 3 mois. Les principales limites de ces traitements s’expliquent en partie par une recanalisation non optimale de la microcirculation et le risque hémorragique, qui est multiplié par 5 avec la thrombolyse. L’analyse des thrombus récupérés lors des procédures de thrombectomies a permis de montrer que les plaquettes jouent un rôle clé dans la résistance des thrombus aux thérapeutiques de recanalisation (tPA et traitement endovasculaire inclus). Les plaquettes représentent ainsi une cible de choix pour améliorer le pronostic des patients, mais le risque hémorragique associé aux antiplaquettaires actuels n’a pas permis de répondre à ce défi. Dans ce contexte, l’arrivée du glenzocimab, un fragment d’anticorps monoclonal qui cible la glycoprotéine VI plaquettaire, premier antithrombotique de sa classe administré par voie intraveineuse, est une réelle innovation. En effet, la glycoprotéine VI est impliquée dans la thrombose mais pas dans l’hémostase, et donc sans risque hémorragique. L’inhibition de la glycoprotéine VI représente ainsi une piste très prometteuse. Le glenzocimab évalué à la phase aiguë de l’infarctus cérébral en association au tPA, dans une première étude de phase 2, a été associé à une réduction des hémorragies cérébrales et de la mortalité. En attendant la confirmation de ces résultats dans des études de phase 3, nous rentrons dans une ère inédite de traitements de phase aiguë l’infarctus cérébral avec une nouvelle génération de thérapeutiques adjuvantes du tPA, pour cibler d’autres composants que la fibrine et améliorer le pronostic des patients.

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  • Communication scientifique

    Avancées et perspectives en préservation d’allotransplantations de tissus composites

    Advances and perspectives in vascularized composite allotransplantation preservation

    K.U., C.L.C., A.G.L. et Y.B. ont déposé des brevets dans le domaine de la préservation des ATC. K.U. a des intérêts financiers et siège au conseil scientifique de Sylvatica Biotech Inc., une société privée développant des technologies de préservation d’organes à basse température. Les liens d’intérêts des chercheurs du Massachusetts General Hospital sont gérés par le MGH et le MGB conformément à leurs politiques.

    Les allotransplantations de tissus composites (ATC) concernent les transplantations de face, de membre supérieur, de trachée, de pénis, de paroi abdominale et, plus récemment, d’utérus. Ces greffons ont la particularité de comporter de nombreux tissus spécialisés dérivant de plusieurs feuillets embryonnaires, chacun présentant des contraintes spécifiques. Là où la composante cutanée, en tant que barrière immunologique, est un véritable challenge sur le plan de la tolérance immunitaire, le muscle est très sensible à l’ischémie, et les lésions d’ischémie-reperfusion peuvent mener à un relargage antigénique favorisant les épisodes de rejet. Si le gold standard de la préservation de ces greffons demeure la préservation froide statique (4°C), l’émergence des techniques dynamiques de perfusion en transplantation d’organes solides permet d’envisager leur adaptation aux ATC. Par cette revue, nous exposons les défis posés par l’allotransplantation de tissus composites, et discutons les dernières avancées en matière de préservation d’ATC basées sur machine de perfusion mais également sur les techniques statiques à températures négatives. Une attention particulière est portée à la préservation par perfusion subnormothermique et aux techniques de supercooling (surfusion), développées par notre équipe, tentant d’importer ces techniques optimisées en préservation d’organes solides.

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  • Autre

    Hommage à Alain Cribier

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Éloge

    Éloge du Professeur Yves Grosgogeat (1927–2023)

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  • Rapport

    Patients Partenaires

    Patient partners

    Le concept de patient partenaire est une étape importante sur le long chemin de l’évolution sociétale en médecine. Il repose sur la reconnaissance de l’existence d’un savoir fondé sur l’expérience de leur maladie développée par les patients ayant une pathologie chronique. Les patients partenaires peuvent faire profiter de ce savoir les autres patients (rôle de pair-aidant), les étudiants en santé (rôle de patient-enseignant), les chercheurs (rôle de co-chercheur) et les instances décisionnelles (rôle des Associations de patients). Dans ce rapport, nous privilégions le terme de patient partenaire, par rapport à celui de patient expert. Le concept de patient partenaire doit être vu comme un moyen d’améliorer l’efficacité des soins en général et la relation thérapeutique en particulier. Une co-construction précise de sa mise en œuvre est indispensable. Des garde-fous doivent être mis en place pour éviter des démarches illégitimes pouvant aboutir à des non-sens médicaux ou des dérives mercantiles, voire sectaires. Pour éviter ces dérives, les patients partenaires doivent pouvoir avoir bénéficié d’une formation, actuellement délivrée dans plusieurs universités et/ou par des Associations de patients elles-mêmes. Le développement à côté de la médecine de précision (pour les patients) d’une médecine participative (avec les patients) contribue au développement d’une médecine apportant en même temps les meilleurs traitements médicaux et les meilleurs soins humains.

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  • Éditorial

    La prise en charge médicopsychologique des adultes jeunes amputés traumatiques du membre inférieur : une remise en continuité somato-psychique

    The medical and psychological care of young adults traumatic lower limb amputees: Reestablishing mind-body continuity

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Au cours de notre expérience au sein d’un trauma-center, nous avons été sollicités pour la prise en charge de différentes situations d’amputation traumatique du membre inférieur chez l’adulte jeune : l’amputation brutale lors de l’événement générateur ou réalisée en urgence par nécessité, l’amputation précoce décidée après l’échec de la chirurgie de conservation, et l’amputation à distance au fil des séquences de reconstruction. Ces situations toujours singulières nécessitent d’être attentif, à chaque étape médicochirurgicale, aux effets psychiques pouvant interférer avec le pronostic évolutif de la blessure physique. Il peut s’agir de phénomènes psychotraumatiques face à la confrontation soudaine et indicible au réel du corps amputé révélant la violence subie. Prendre la décision avec le patient de ne pas « conserver » un membre abîmé, peut exposer le sujet à la perte, au deuil parfois impossible d’un état antérieur. Le processus d’acceptation de la nouvelle image du corps dépend des assises narcissiques de la personnalité, du parcours de vie et des étayages socio-familiaux. Le patient peut aussi solliciter un traitement lui permettant, avec une prothèse, de gagner en autonomie, voire de se projeter à nouveau dans des activités socioprofessionnelles et sportives. Enfin, les demandes itératives d’amputation questionnent d’éventuels troubles psychiques, notamment quand la zone anatomique est considérée comme un corps étranger insupportable. Afin d’accompagner la prise de décision à l’écoute du patient, nous décrirons les manifestations psychiques à repérer et les modalités de suivi en interaction constante avec l’équipe médicochirurgicale pluridisciplinaire. Le travail du psychiatre va consister à retisser du lien, à rétablir la continuité somato-psychique pour que le sujet puisse intégrer sa blessure et sa nouvelle image corporelle dans sa trajectoire existentielle.

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  • Communication scientifique

    L’amputé traumatique du membre inférieur : prise en charge chirurgicale

    Traumatic lower limb amputee: Surgical management

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Malgré les progrès de la chirurgie réparatrice, l’amputation reste parfois la seule option devant un traumatisme sévère des membres. L’amputation ne doit cependant pas être vécue comme un échec mais comme une voie de retour à un certain degré d’autonomie et de reprise d’activités pour le patient. Ces lésions surviennent en effet chez des patients jeunes en bonne santé ayant une forte demande fonctionnelle et soucieux de reprendre leur parcours socioprofessionnel dans les meilleures conditions possibles. Les auteurs présentent ici les indications des amputations traumatiques du membre inférieur et les bases techniques de leur réalisation. Ils évoquent ensuite les principes du traitement chirurgical des complications des moignons qui sont fréquentes du fait des lésions des parties molles et compromettent la qualité de l’appareillage.

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  • Communication scientifique

    Réadaptation des patients après amputation traumatique de membre inférieur

    Rehabilitation of patients after traumatic lower limb amputation

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le nombre d’amputations traumatiques du membre inférieur (ATMI) augmente dans le monde ces dernières années. Les personnes ATMI sont souvent jeunes et actives au moment du traumatisme, leurs attentes fonctionnelles sont élevées et elles vieilliront avec leur amputation. En 2024, il est admis que les capacités fonctionnelles, la santé physique (cardiovasculaire) et mentale, et la qualité de vie des ATMI sont altérées sur le long terme. Les cliniciens impliqués dans la prise en charge des ATMI doivent mettre en œuvre les soins médicaux et de réadaptation adaptés à la situation médicale et au projet de vie du patient. Ceci implique notamment le choix de la prothèse et de ses composants qui résulte d’un processus d’évaluation multimodal non standardisé. Un suivi médical spécialisé au long cours de cette population est indispensable. Des progrès technologiques sont attendus pour améliorer la performance et le confort des prothèses, mais également des innovations des outils de réadaptation, afin d’augmenter le niveau d’activité et la qualité de vie des patients ATMI.

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  • Communication scientifique

    Amputé traumatique du membre inférieur. Points de vue de l’orthoprothésiste et du biomécanicien

    Traumatic lower limb amputee. Orthoprosthetist and biomechanist points of view

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Une personne amputée du membre inférieur peut retrouver l’usage du déplacement bipodal grâce à une rééducation et un appareillage appropriés. Cet appareillage consiste en un assemblage de composants visant à restaurer au mieux les fonctions des articulations amputées ainsi qu’à se fixer au segment de membre résiduel de l’utilisateur, de manière à assurer confort mais aussi contrôle de la prothèse. Ces composants doivent par ailleurs assurer une sécurité à l’utilisateur, dans toutes les situations rencontrées. Les limitations des appareillages peuvent entraîner des compensations et boiteries chez l’utilisateur, facilitant l’apparition de troubles musculosquelettiques à long terme. Des troubles cutanéomusculaires peuvent aussi apparaître à court terme, limitant alors le port de l’appareillage le temps de la cicatrisation. Les acteurs de l’appareillage et de la recherche visent à repousser ces limitations, notamment par l’adjonction de composants électroniques ou la recherche sur de nouveaux matériaux ou formes d’emboîture et de manchon. Il n’existe pas à ce jour de prothèse universelle permettant de réaliser toute activité aussi parfaitement qu’un membre vivant.

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  • Communication scientifique

    Commotion cérébrale du sportif : physiopathologie, définition et épidémiologie

    Sports-related concussion: Mecanisms, definition and epidemiology

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La commotion cérébrale ou traumatisme craniocérébral léger est un type de blessure qui a reçu une attention particulière dans la cadre spécifique de la médecine du sport. En effet, à la différence du sujet sédentaire, le sportif commotionné est exposé à l’accumulation de ces accidents en cas de poursuite de son activité. Depuis le début des années 2000, la médecine a fait d’important progrès dans la prise en charge de ces blessures. Ceci a été tout d’abord formalisé par des conférences de consensus permettant d’affiner progressivement la définition et les signes diagnostiques de commotion cérébrale. Très rapidement on a assisté à une dynamique de recherche permettant de mieux comprendre la physiopathologie et en particulier la cascade neurométabolique qui est activée dans les suites de l’impact. Ceci a permis de donner un rationnel organique à ce qui était autrefois dénommé le syndrome subjectif des traumatisés crâniens. En parallèle, de nombreuses instances sportives se sont penchées sur la question afin d’avoir des données précises sur l’importance épidémiologique du problème. En dépit d’une définition universelle, les comparaisons entre chaque pays, chaque discipline et chaque niveau de pratique restent toutefois très compliquées. Quand ces données épidémiologiques sont collectées, la qualité du recueil reste très inégale et à ce jour il reste encore de nombreuses zones d’ombre sur l’ampleur réelle du problème en pratique sportive, notamment amateur.

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  • Communication scientifique

    Le diagnostic de terrain des commotions cérébrales liées au sport. Un temps essentiel de la prévention de leurs effets à long terme

    The on-field diagnosis of sport-related concussions. An essential step in preventing the long-term effects of concussion

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Objectifs
    Cet article se propose de présenter l’ensemble des outils mis au point par le Groupe d’études des commotions liées au sport (CISG) afin de reconnaître et rapidement diagnostiquer les cas de commotions cérébrales survenant au cours de la pratique sportive.

    Résultats
    On considère que les commotions cérébrales sont l’une des blessures les plus complexes à diagnostiquer auxquelles sont confrontés les médecins du sport. Leurs conséquences potentielles à moyen et long terme justifient le développement d’outils applicables sur le terrain destinés soit aux professionnels de santé (SCAT6), soit aux non-professionnels de santé (CRT6) afin d’en assurer la reconnaissance et le diagnostic. Si ces outils existent, leur diffusion et leur maitrise, notamment par les professionnels de santé, doivent être considérablement développés. Au même titre que le développement d’équipements de protection individuelle, certaines méthodes d’entraînement et l’adaptation de règlements sportifs, la détection précoce et la prise en charge médicale des commotions cérébrales jouent un rôle essentiel pour la prévention primaire des commotions cérébrales liées au sport.

    Conclusions
    Le SCAT6 est un outil facile à déployer sur le terrain qui apporte des informations importantes pour le diagnostic de commotion cérébrale qui reste une démarche clinique. De son côté, le CRT6 est d’une grande utilité pour la sensibilisation des non-professionnels de santé.

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  • Communication scientifique

    Les effets à long terme et cumulatifs des commotions cérébrales sous l’angle de la neuroimagerie de pointe

    The long term and cumulative effects of sport-related concussions from an advanced neuroimaging perspective

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La pratique d’un sport comporte invariablement des risques de blessure, en particulier dans les sports de contact. Parmi les blessures les plus fréquentes sont les commotions cérébrales. Leur incidence épidémique fait des commotions cérébrales un véritable enjeu de santé publique, d’autant plus lorsqu’elles sont récurrentes chez un même athlète. À cet effet, l’accumulation excessive de coups répétés à la tête tout au long d’une carrière sportive a été associée au développement précoce d’une condition neurodégénérative communément appelée encéphalopathie traumatique chronique (ETC), laquelle est principalement caractérisée par la combinaison de dommage axonal diffus, d’une réponse neuroinflammatoire excessive et de l’accumulation de protéines tau de façon prépondérante dans le mésencéphale. La neuroimagerie de pointe a mis à la disposition des chercheurs des outils d’investigation exceptionnels pour mieux caractériser in vivo les altérations de l’intégrité du cerveau commotionné tout au long de la vie de l’athlètes. Cette revue proposera un sommaire des principales trouvailles en la matière à travers les âges.

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  • Communication scientifique

    Les têtes répétées au football : pourquoi et comment protéger le cerveau ?

    Repetitive heading in soccer: Why and how to protect the brain?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le football, sport très populaire, expose à un risque de commotion cérébrale et d’impacts crâniens répétitifs, avec une particularité : le jeu de tête qui est à l’origine d’impacts tête-ballon à haute cinétique fréquents et intentionnels, pouvant entraîner un dysfonctionnement cérébral, qualifié de « sous-commotionnel ». Des effets cumulés sur le cerveau sont suspectés à court et long terme. Certaines études ont montré un risque plus important de maladies neurodégénératives chez d’anciens footballeurs professionnels. Des études en neuroimagerie suggèrent que le jeu de tête lorsqu’il est répété pourrait avoir un retentissement sur le cerveau, avec des modifications cérébrales subtiles après une saison de football chez de jeunes joueurs. Des modifications aiguës dans le fonctionnement cérébral et cognitif ont également été décrites après des têtes répétées. Le rôle primordial de la diminution de l’accélération de la tête lors des chocs est reconnu comme axe principal de prévention, et ce, notamment grâce à la musculature axiale cervicale et à l’alignement de l’ensemble tête–cou–tronc. Dans ce cadre, l’utilisation d’une protection intrabuccale réalisée sur mesure pourrait contribuer à limiter les effets sur le cerveau des têtes au football. Une première étude expérimentale, dans laquelle cet équipement était porté par des footballeurs réalisant 10 têtes successives, a montré une diminution de l’accélération de la tête lors des impacts, une augmentation de la force des muscles fléchisseurs du cou, et surtout l’absence de toutes les modifications des performances cognitives et du fonctionnement cérébral qui étaient retrouvées après les têtes lorsque la protection intrabuccale n’était pas utilisée.

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  • Rapport

    Maltraitance physique chez l’enfant. Améliorer le repérage, le diagnostic et la prise en charge dans le secteur de la santé

    Physical abuse in children Improving identification, diagnosis and management in the health sector

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt autres que scientifiques avec le sujet du rapport.

    La maltraitance à enfants a longtemps été ignorée. Les récents plans ministériels prévoient de nombreuses mesures de protection dont le déploiement d’unités d’accueil pédiatriques des enfants en danger (UAPED). Malgré toutes ces avancées, le diagnostic reste sous-estimé dans le secteur de la santé avec une prévalence de l’ordre de 1 enfant sur 10 dans les pays à hauts revenus, toutes catégories de maltraitance confondues. La fréquence de décès serait de 1 enfant tous les 5 jours en France. Les violences subies durant l’enfance représentent une lourde perte de chance en termes d’espérance de vie, de santé, de développement et d’insertion. Le rapport est limité aux Maltraitances Physiques chez l’Enfant (MPE) et n’aborde donc pas les maltraitances sexuelles. Le maître-mot est la nécessité d’hospitaliser l’enfant pour une protection immédiate, une évaluation multidisciplinaire, les soins et l’alerte des autorités en temps utile. Les résultats de l’étude montrent une réelle prise de conscience de la MPE dans le secteur pédiatrique. Toutefois, le diagnostic peut être sous-estimé et banalisé chez l’enfant, ce qui signifie que l’étiologie « traumatisme infligé » doit être évoquée largement par le médecin quel que soit son lieu d’intervention. Il y a une amélioration nette de la formation dans ce domaine. Toutefois, le rapport met en évidence une insuffisance persistante des moyens humains dans les secteurs des UAPED, de médecine scolaire, de PMI et de pédopsychiatrie. Le psycho-traumatisme doit être pris en charge à court, moyen et long terme. Le diagnostic différentiel permet d’éliminer toutes les étiologies confondantes tels que traumatisme accidentel, maladie rare ou autres. Tout médecin doit pouvoir être guidé, accompagné et protégé pour les situations de MPE. Les médecins référents « Violences » des conseils départementaux de l’ordre des médecins (CDOM) doivent avoir une compétence dans le domaine de la MPE. L’académie nationale de médecine propose 6 recommandations : une hospitalisation prioritaire de tout enfant victime ou suspect de MPE jusqu’à ce que tous les éléments du diagnostic soient établis ; un renforcement des moyens humains des UAPED en y intégrant un temps de pédopsychiatrie ; un renforcement du repérage des situations à risque dès la maternité ; un renforcement de la protection et de l’accompagnement des médecins afin que ceux-ci n’hésitent plus à signaler les situations de MPE ; l’extension du périmètre du numéro 119 aux médecins et personnels de santé ; la création d’un registre national pour suivre l’épidémiologie et juger de l’efficacité des mesures prises

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  • Communication scientifique

    Hétérogénéité histologique et moléculaire des cancers de l’ovaire

    Histological and molecular heterogeneity of ovarian cancers

    L’auteur déclare avoir de liens d’intérêts avec Astrazeneca, GSK, MSD, Pfizer, Myriad Genetics, Illumina.

    Les carcinomes ovariens représentent un groupe hétérogène de tumeurs composé d’entités distinctes avec des facteurs de risque, des précurseurs, une oncogenèse, des profils moléculaires, une réponse à la chimiothérapie et une évolution clinique et un pronostic distincts. La cinquième édition de la classification des tumeurs de l’appareil génital féminin de l’Organisation mondiale de la santé reconnaît au moins cinq types principaux et distincts de carcinomes ovariens : le carcinome séreux de haut grade, le carcinome séreux de bas grade, le carcinome endométrioïde, le carcinome à cellules claires et le carcinome mucineux. La pathologie moléculaire a permis d’améliorer la connaissance du paysage génomique des carcinomes ovariens en identifiant des altérations particulières pour chaque sous-type histologique. Les carcinomes séreux de haut grade les plus fréquents, proviennent majoritairement de la trompe de Fallope et sont caractérisés par des mutations de TP53, des gènes BRCA et une importante instabilité génomique. Les carcinomes séreux de bas grades sont une entité bien distincte, prenant naissance dans précurseurs ovariens. Les tumeurs à malignité limite et présentant des mutations BRAF et KRAS sont fréquentes dans les carcinomes séreux de bas grade. Les carcinomes endométrioïdes et à cellules claires sont fréquemment associés à l’endométriose. Ils peuvent présenter une instabilité microsatellitaire. En 2024, les carcinomes endométrioïdes de l’ovaire sont classés, sur le plan moléculaire, comme les carcinomes endométrioïdes de l’utérus en quatre groupes. Enfin, les carcinomes mucineux sont des tumeurs rares et constituent un diagnostic d’élimination, la majorité des carcinomes mucineux de l’ovaire étant des métastases en particulier du tube digestif.

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  • Communication scientifique

    La chirurgie du cancer épithélial avancé de l’ovaire : escalade et désescalade

    Surgery for advanced epithelial ovarian cancer: Escalation and de-escalation

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La chirurgie est la pierre angulaire du traitement du cancer avancé de l’ovaire. La chirurgie complète sans résidu tumoral est le principal facteur pronostic indépendant du cancer avancé de l’ovaire. Cet impératif conditionne la réflexion sur la stratégie chirurgicale. La double notion de diffusion multiviscérale et d’impératif de chirurgie complète, dans un contexte de progrès des traitements oncologiques systémiques, chimiothérapie, traitements de maintenance, abouti aux notions de désescalade et d’escalade chirurgicale qui caractérisent l’évolution de la chirurgie du cancer avancé de l’ovaire. Dans la première partie de cette revue seront abordés le bilan initial d’évaluation, la standardisation de la prise en charge chirurgicale, les notions de chirurgie première ou d’intervalle, la chirurgie ultra radicale, la chirurgie de la première récidive ainsi que la place de la chimiothérapie intrapéritonéale et de la chimiothérapie hyperthermique intra péritonéale. Dans la deuxième partie seront abordés les essais randomisés de phase III en cours qui auront un impact sur les pratiques.

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  • Communication scientifique

    Cancers de l’ovaire. Des nouvelles molécules pour chaque type histologique ou moléculaire, une avancée vers plus de guérison ?

    Ovarian cancers. New molecules for each histological or molecular type, a step forward towards more cure?

    Isabelle Ray-Coquard : §Honoraires from Agenus, Blueprint, BMS, PharmaMar, Genmab, Pfizer, AstraZeneca, Roche, GSK, MSD, Deciphera, Mersena, Merck Sereno, Novartis, Amgen, Macrogenics, Tesaro and Clovis; §Honoraires (institution) from GSK, MSD, Roche and BMS; §Advisory/consulting fees from Abbvie, Agenus, Advaxis, BMS, ESAÏ, Daichi, PharmaMar, Genmab, Pfizer, AstraZeneca, Roche/Genentech, GSK, MSD, Deciphera, Mersana, Merck Sereno, Novartis, Amgen, Tesaro and Clovis; research grant/funding (self) from MSD, Roche and BMS ; §Research grant/funding (institution) from MSD, Roche, BMS, Novartis, Astra Zeneca and Merck Sereno; §voyage support from Roche, MSD, AstraZeneca and GSK. Les autres auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les cancers de l’ovaire sont hétérogènes avec des caractéristiques moléculaires variées, nécessitant des traitements systémiques personnalisés basés sur ces anomalies. L’adoption de thérapies ciblées a permis d’améliorer les réponses au traitement, prolonger la survie et minimiser les effets secondaires. Les sous-types histologiques et moléculaires de ces cancers, ayant une faible incidence, rendent la recherche clinique complexe, avec peu de progrès médicaux en comparaison aux cancers plus fréquents. Historiquement, les chimiothérapies à base de platine et les taxanes ont été la norme, mais leur efficacité est limitée par la résistance primaire ou secondaire des tumeurs. Les avancées comprennent les inhibiteurs de PARP, particulièrement efficaces chez les patientes avec variants délétères de BRCA ou présentant un déficit de la recombinaison homologue, et les thérapies anti-angiogéniques comme le bévacizumab. Au-delà des carcinomes séreux de haut grade, l’immunothérapie, bien qu’encore à l’étude, les inhibiteurs de MEK, et les inhibiteurs de PI3KCA, ciblent des voies moléculaires spécifiques et offrent de nouvelles perspectives. Les anticorps-médicament conjugués (ADC) représentent une autre innovation, visant des antigènes spécifiques à la surface des cellules tumorales ovariennes. La sélection des patientes pour ces traitements ciblés repose sur des analyses histologiques et/ou moléculaires complexes, nécessitant une approche multidisciplinaire pour une prise en charge optimisée. Malgré les progrès évidents en première ligne, la résistance aux médicaments et l’identification précise des patientes les plus susceptibles de bénéficier de ces thérapies restent des défis majeurs.

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  • Communication scientifique

    Vers une guérison… Nécessité d’un parcours médicochirurgical organisé sur l’ensemble du territoire

    Towards a cure… The need for a nationally organized medical and surgical management

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le cancer de l’ovaire est une pathologie rare dont le pronostic est profondément modifié par la concentration des cas dans des centres experts, l’accès à des signatures moléculaires permettant l’accès à des nouvelles thérapeutiques et pour laquelle dans ces conditions on peut envisager la guérison. Une prise en charge multidisciplinaire est indispensable, avec une excellence attendue de la totalité des acteurs incluant les chirurgiens, les oncologues médicaux, les anatomopathologistes-biologistes moléculaires, les radiologues… Différents critères « qualité » ont été publiés afin de baliser le parcours thérapeutique. L’application de ces critères qualité permet une auto-évaluation des équipes en vue d’une accréditation européenne. Ils ont également permis en France de travailler avec les acteurs politiques de santé, aboutissant à la publication du décret 2022-689 identifiant une autorisation spécifique à pratiquer la chirurgie oncologique des cancers de l’ovaire. Son application sur le territoire est en cours, avec comme impératifs d’améliorer la prise en charge des cancers en évitant une disparité territoriale.

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  • Communication scientifique

    Robotique interventionnelle : promesses, réalités et défis

    Robots for medical interventions: Promises, realities and challenges

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La robotique interventionnelle utilisée en chirurgie, radiologie et cardiologue interventionnelles ou radiothérapie a incontestablement contribué à une évolution des pratiques cliniques depuis 4 décennies. Interface entre l’espace physique, où se situe le patient, et le monde numérique où sont stockées ses données, le robot a permis de matérialiser un planning préopératoire préparé sur une image tridimensionnelle et/ou de redonner de la dextérité dans des gestes de moins en moins invasifs dans des environnements anatomiques confinés et/ou distants. L’imagerie médicale multimodale, sans laquelle le robot est « aveugle » est venue redonner la capacité de voir une anatomie peu accessible et de contrôler le geste en temps réel. L’accès aux données peropératoires ouvre également la voie à des aides contextuelles utiles à l’opérateur novice ou pour une meilleure compréhension de ce qu’est le « bon geste » et sa quantification. Les défis scientifiques et technologiques pour le futur sont à chercher notamment dans la capacité à faire des robots intracorporels, à rendre compte d’une robotique dite continue (ou flexible) en interaction étroite avec l’anatomie et à repenser l’interaction humain–robot et le partage de décision entre l’un et l’autre. Au-delà de ces thématiques, nous évoquerons la difficulté du transfert industriel et ses conséquences sur l’existant offert au praticien.

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  • Communication scientifique

    Bioprothèses trachéobronchiques. Remplacement trachéobronchique par allogreffe aortique cryopréservée stentée

    Tracheobronchial bioprostheses. Tracheobronchial replacement using stented cryopreserved aortic allografts

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Dans le contexte parfaitement standardisé de la transplantation d’organes, le remplacement trachéobronchique restait une problématique non résolue malgré de nombreux travaux de recherche réalisés ces dernières décennies. Depuis 26 ans, une solution originale est évaluée, l’utilisation d’une matrice aortique rigidifiée par une endoprothèse. Des expérimentations menées au laboratoire entre 1997 et 2008 ont permis de mettre au point le remplacement trachéobronchique par greffon aortique (autogreffes, allogreffes fraîches puis cryopréservées). La régénération tissulaire observée au sein des matrices aortiques a permis l’ablation de l’endoprothèse en silicone après 6 mois. Des études prospectives depuis 2009 ont confirmé cette faisabilité chez l’homme. Le registre TRITON-01, incluant plus de 35 patients à ce jour, a permis de confirmer récemment ces résultats positifs, avec une mortalité (2,9 %) et une morbidité (22,9 %) comparables à celle des interventions majeures de chirurgie thoracique. Les complications principales à moyen et long termes ont été liées aux endoprothèses (granulomes) et nécessité un traitement mini-invasif par bronchoscopie rigide. Une régénération tissulaire épithéliale et cartilagineuse a également été observée chez l’homme, ceci permettant une ablation de l’endoprothèse après 18 mois. Les recherches se poursuivent aujourd’hui pour renforcer les indications principales, notamment dans le cadre de cancers trachéobronchiques et thyroïdiens invasifs qui restent rares, en collaboration avec des laboratoires spécialisés dans les domaines respiratoire, du cartilage et de l’immunologie pour expliquer les mécanismes de régénération.

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  • Communication scientifique

    Le financement et l’évaluation des dispositifs médicaux innovants en France

    Financing and evaluation of innovative medical devices in France

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Le développement de nouveaux dispositifs médicaux (DM) est crucial pour l’amélioration des soins aux patients et vital pour maintenir une technologie nationale performante. Le financement des projets de recherche est favorablement soutenu par les acteurs institutionnels et les porteurs de projets sont hébergés dans de nombreuses pépinières et incubateurs. Les protocoles de recherche sont évalués et autorisés par l’ANSM dont l’objectif est de garantir la qualité des données scientifiques. Les recherches qui impliquent des personnes humaines sont validées et suivies par les CPP qui veillent au respect de leurs droits et de leur sécurité. Tout DM mis sur le marché européen doit avoir un marquage CE délivré par un organisme notifié qui évalue ses risques dans le cadre du nouveau MDR 2017. Le marquage CE est indispensable mais pas suffisant pour être pris en charge par l’Assurance maladie. C’est la HAS qui évalue le service médical attendu et le tarif de remboursement est négocié en fonction du niveau d’évaluation du service attendu par le CRPS. La prolongation des délais d’approbation des protocoles de recherche, l’augmentation des exigences de sécurité et de traçabilité suscitent des critiques qui peuvent être surmontées par une plus grande implication des professionnels de la santé et des chercheurs. Un des principaux facteurs de réussite de ce parcours reste la rencontre avec des décideurs capables de déceler l’intérêt d’une innovation.

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  • Correspondance

    À propos du Dr Paul Teissier

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  • Éditorial

    L’anesthésie-réanimation, en synergie avec la chirurgie, évolue vers un nouveau concept : l’anesthésie-réanimation médecine périopératoire (ARMPO)

    Anesthesia-intensive care, in synergy with surgery, is evolving towards a new concept: Anesthesia-intensive care-perioperative medicine (ARMPO)

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’anesthésie, longtemps pratiquée par les chirurgiens, est une technique qui s’est imposée au milieu du XIXe siècle par l’adoption d’inhalation d’éther, puis du chloroforme et du protoxyde d’azote, permettant au chirurgien d’opérer sans douleur sur un patient immobile. Les progrès médicamenteux, les anesthésiques locaux, puis intraveineux, les dérivés morphiniques puissants et d’action courte, les curares, alliés à l’amélioration des techniques et des matériels d’administration et de surveillance, ont permis une élévation du niveau de sécurité, des évolutions des modalités et indications opératoires tant chirurgicales qu’anesthésiques. Ces dernières ont justifié la création d’une spécialité médicale. L’adoption de l’anesthésie-réanimation-médecine périopératoire (ARMPO) a permis par une organisation pré- et postopératoire plus rationnelle, transversale et transdisciplinaire, de renforcer la sécurité des actes, d’améliorer le confort des patients, d’alléger des contraintes opératoires, de raccourcir les séjours hospitaliers.

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  • Communication scientifique

    Comment la morbi-mortalité anesthésique a-t-elle été réduite par un facteur dix ?

    How has anesthetic morbidity and mortality been decreased by a factor of ten?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    La notion de risque est inséparable de l’exercice de l’anesthésie-réanimation et sa maîtrise une préoccupation centrale. Les progrès accomplis en matière de sécurité ces trente dernières années ont rendu possible une réduction d’un facteur dix de la morbi-mortalité directement ou indirectement liée à l’anesthésie. La formation des professionnels de l’anesthésie-réanimation s’est améliorée (allongement à cinq ans de la durée du troisième cycle de spécialité). Une attention particulière a été portée à l’évaluation préopératoire du patient (obligation réglementaire de la consultation d’anesthésie), au contrôle des voies aériennes (prévention de l’inhalation du contenu gastrique) et de l’hémodynamique (stratégie transfusionnelle), à la surveillance et à la gestion des complications en post opératoire (obligation de passage en salle de surveillance postinterventionnelle). Des techniques d’anesthésie plus sûres et plus efficaces ont également joué un rôle. La mise en place de protocoles standardisés pour la gestion des patients en période périopératoire (homogénéisation des pratiques médicales) a permis de minimiser les risques de complications, notamment les infections et les événements thromboemboliques. Enfin, les progrès technologiques tels que les équipements de surveillance et de ventilation, leur vérification et leur maintenance rendues obligatoires, la mise à disposition de médicaments anesthésiques plus sûrs et la disponibilité continue des équipes d’anesthésie-réanimation durant la période opératoire, permettant l’intervention sans délai, à tout instant de la prise en charge, ont également contribué à diminuer la morbi-mortalité anesthésique. Ces avancées ont permis de réduire le risque de complications liées totalement ou partiellement à l’anesthésie contribuant à une amélioration significative de la sécurité des patients bénéficiant d’un acte interventionnel, chirurgical ou non.

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  • Communication scientifique

    Anesthésiste donc réanimateur.trice, gage de qualité des soins en France

    Anaesthesiologist and intensivist, a guarantee of quality care in France

    L’autrice ne déclare pas avoir de liens d’intérêts.

    L’anesthésie-réanimation est une discipline polyvalente, jeune et mouvante. Son enseignement repose sur des bases solides de physiologie, pharmacologie, anatomie et physiopathologie et elle entretient des liens étroits avec de nombreuses disciplines médicales et chirurgicales avec lesquelles elle interagit. Comprendre la trajectoire et les enjeux de la spécialité c’est connaître son origine, les modalités d’accès à la formation, les facteurs d’attractivité et le mode d’exercice de l’anesthésie-réanimation en France. Les anesthésistes-réanimateurs sont les principaux médecins en charge des soins critiques en France et en Europe. Les pouvoirs publics ont souligné l’importance de la double compétence anesthésie et réanimation dans l’élasticité des soins critiques pour faire face aux besoins courants et aux situations sanitaires exceptionnelles comme l’épidémie de COVID-19 en a été l’illustration. La démographie médicale en réanimation fait face à une tension que les pouvoirs publics ont identifiée et pour lesquels des propositions ont été faites pour poursuivre l’ouverture supplémentaires de postes d’anesthésistes-réanimateurs pour les 10 ans à venir afin de garantir le maintien de l’attractivité de la discipline polyvalente et le haut niveau de compétence des soignants en soins critiques.

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  • Communication scientifique

    Évolution des conflits armés, conséquences pour l’anesthésiste-réanimateur militaire ?

    Evolution of armed conflicts, consequences for military anesthesia and intensive care?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Après plusieurs décennies de contre-terrorisme, le conflit ukrainien marque le renouveau de la guerre dite de « haute intensité ». Il constitue un tournant stratégique majeur pour le modèle contemporain des guerres dites de « faible intensité » impliquant l’Occident. Ces conflits sont l’aboutissement de mutations stratégiques incluant notamment un réarmement débridé des états, étendu à de nouvelles formes d’emploi de la force (cyber, informationnelle, spatiale, fonds marins) dans un contexte de contestation de règles communément admises. La haute intensité est en particulier caractérisée par un affrontement frontal de fortes capacités militaires entraînant de très nombreux blessés et par la mise en œuvre de grandes capacités antiaériennes qui limitent les évacuations médicales par voies aériennes. Elle requiert des capacités matérielles élevées en termes de feux, d’effectifs et de soutien mais aussi de forces morales. Ces changements d’échelle aboutissent à un allongement des délais d’évacuation des blessés, faisant basculer le principe de la Golden Hour à celui du Golden Day. L’anesthésie-réanimation militaire se prépare pour relever les nombreux défis tout au long de la chaîne d’évacuation des blessés conduite par le service de santé des Armées. Cela concerne notamment la capacité à prendre en charge des afflux massifs et à distribuer une forte intensité de soins pendant les évacuations et les étapes dans des unités chirurgicales, en adaptant de nouvelles modalités transfusionnelles. Sur territoire national, les missions seront rendues possibles par l’amplification de l’engagement des réservistes, comme cela a pu être démontré au cours de la crise sanitaire liée au Covid, et par l’organisation de parcours de soins entre hôpitaux civils et militaires.

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  • Communiqué

    Bedbugs in 2024: realities, risks, and deceptions

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Enjeux d’éthique du numérique et de l’IA en santé

    Ethical issues of digital and AI in healthcare

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    L’éthique de la biomédecine numérique n’est pas juste une combinaison des éthiques du numérique et de la biomédecine. Elle nécessite une réflexion intégrative prenant en compte les interactions profondes entre ces deux disciplines et leurs impacts combinés sur les conduites humaines et les valeurs qui les fondent. Dans cette courte revue des enjeux d’éthique du numérique et de l’IA en santé, nous reprenons les points qui ont été développés récemment dans le contexte d’évolution rapide et radicale de la combinaison résultant de ces deux disciplines.

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  • Rapport

    Rapport 24-06. Lever les freins au développement de la Recherche clinique en France

    Removing obstacles to the development of clinical research in France

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts avec le sujet abordé.

    La recherche clinique correspond aux études scientifiques réalisées sur la personne humaine, en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales. Afin d‘améliorer la compétitivité et l’attractivité de la France dans ce domaine, nous avons identifié un certain nombre de freins : lourdeurs administratives, capacités réduites à inclure rapidement, absence de disponibilité des investigateurs pour la recherche, difficultés à obtenir des financements académiques et à en disposer, difficultés d’adaptation rapide aux nouvelles technologies de santé et aux nouvelles méthodologies, prise en compte insuffisante des attentes des patients au regard de la recherche clinique. A la suite de ces constats, nous avons identifié 20 pistes de réflexion et émis 5 recommandations fortes : 1-Limiter et mesurer les délais règlementaires et surtout post- règlementaires en simplifiant les démarches administratives pour s’adapter à la compétition internationale. 2-Structurer, financer et recenser des réseaux, registres, cohortes et centres de ressources biologiques pour inclure rapidement. 3-Réuniversitariser et remédicaliser la gouvernance des CHU et des DRCI. 4-Restructurer l’organisation des CHU autour de pôles Hospitalo-universitaires intégrant des services de soins, des laboratoires et des équipes de recherche et disposant de moyens pour remettre la recherche au cœur des CHU et redonner du sens et de l’attractivité au métier d’hospitalo-universitaire. 5-Instituer au sein du ministère de la Santé une gouvernance médicale (le COHR) de la recherche hospitalière financée par les MERRI en réformant profondément la procédure d’allocation des moyens en la fondant sur des critères objectifs de qualité scientifique et de besoin médical

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  • Rapport

    Rapport 24-04. Pour une éducation des jeunes citoyens à la prévention en santé

    Educating young citizens about preventive health care

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts

    En France où la qualité des soins est reconnue, la prévention en santé est insuffisante. Il en résulte d’importantes inégalités de santé, et les valeurs médiocres de certains indicateurs comme l’espérance de vie en bonne santé ou la prévalence de d’obésité. Dans ce contexte, renforcer la prévention est un enjeu majeur pour la santé des Français, et un objectif prioritaire à développer par les pouvoirs publics. C’est également un enjeu pour la maîtrise des dépenses liées aux soins, et donc pour la pérennité de notre système de santé. La méconnaissance, par les citoyens, des principaux enjeux sanitaires et des déterminants de la santé représente un handicap au déploiement d’une politique de prévention. En effet, pour être efficace, une politique de prévention doit être acceptée et comprise par tous. Ceci rend indispensable d’inculquer à la population française une culture de la prévention en santé, qui passe par l’éducation de tous à la compréhension des enjeux et déterminants de santé. Faisant le constat que l’éducation est un déterminant essentiel de la santé, et que dans notre pays les pouvoirs publics font de l’école le pivot de l’éducation à la santé, il apparaît que si la biologie, la physiologie et la santé sont présentes dans les programmes scolaires, leur lien avec la prévention y est insuffisamment formalisé. D’autre part, le « parcours éducatif de santé » mis en place en 2016 pour mettre en œuvre des actions de prévention hors programmes scolaires, est déployé de façon hétérogène sur le territoire national. Les volumes d’enseignement consacrés aux thématiques de santé et prévention dans les programmes scolaires sont insuffisants au regard d’autres disciplines importantes. Compte tenu de ces éléments, l’Académie nationale de médecine appelle à une nouvelle alliance entre le monde éducatif et le monde de la santé, et recommande l’inscription dans les programmes scolaires d’une « éducation des jeunes citoyens à la prévention en santé » graduée de la maternelle au lycée. C’est l’école de la république qui doit assurer cette mission, pour ancrer dès l’enfance les connaissances et comportements qui permettront aux futurs citoyens d’adhérer aux politiques de prévention. Une éducation de la jeunesse à la prévention en santé est aussi indispensable à l’école que l’enseignement moral et civique. Parce que prendre soin de sa santé, c’est aussi protéger les autres et agir de façon responsable pour la société.

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  • Rapport

    Rapport 24-05. Comprendre la place de l’irrationalité dans le soin : quelles conséquences pour la pratique et la formation des soignants ?

    Understanding the place of irrationality in care: What consequences for the practice and training of carers?

    Les membres du groupe de travail déclarent l’absence de liens d’intérêt.

    Un nombre important de personnes se tournent vers des thérapies non conventionnelles, parfois au détriment de leur santé. Les motivations sont nombreuses : insatisfaction vis-à-vis du système de santé et de ses acteurs notamment du fait d’une perte de sens dans le soin, sentiment de méfiance envers la science, informations fallacieuses et complotisme étalés sur les réseaux sociaux. Dans un tel contexte, les soignants peuvent se sentir démunis face à des comportements qu’ils jugeront comme manifestement irrationnels. L’irrationalité d’un comportement est cependant un concept délicat à manier et qu’il faut considérer avec prudence dans le cadre de la relation médecin malade. Lors de la rencontre avec un patient la question de la finitude de la vie n’est jamais totalement absente. Construire une alliance thérapeutique implique souvent de prendre en compte une telle réalité. L’Académie nationale de médecine se doit de rappeler que la pratique clinique repose sur la maîtrise d’un savoir hautement scientifique et technique mobilisé dans le contexte d’un dialogue entre deux êtres humains, chacun empreint de sa propre subjectivité. Des pistes concrètes sont proposées dans ce rapport, dans les domaines de l’exercice clinique, de la formation des soignants, de l’information des patients et plus généralement des citoyens. Il s’agit d’un enjeu de toute première importance pour garantir un système de soin à la fois bienveillant et efficace, conditions nécessaires pour éviter le recours à certains soins alternatifs potentiellement délétères. C’est à ces conditions que notre système de soin sera véritablement « rationnel ».

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  • Éditorial

    Les cellules CAR-T : quelles sont les perspectives d’évolution et les options de leur utilisation ?

    CAR-T cells: What are the prospects and options for their use?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    L’ingénierie cellulaire au service de l’optimisation des CAR-T cells

    Cellular engineering for the optimization of CAR-T cells

    A.G. et J.G. déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. M.F. est employé par CARLA Biotherapeutics. Il n'y a pas de financement de CARLA Biotherapeutics pour ce travail.

    Le succès des CAR-T cells, lymphocytes T dotés d’un récepteur à l’antigène chimérique (CAR) ciblant les hémopathies malignes B a propulsé le domaine de la thérapie cellulaire antitumorale et suscité l’espoir de traiter les tumeurs solides d’une manière similaire. Ces dix dernières années, les autorisations successives par les agences de santé européenne et américaine en sont l’illustration concrète. Toutefois la stratégie des CAR-T cells fait encore face à des défis importants pour améliorer leur persistance fonctionnelle, leur sécurité et l’accès des patients au traitement. Ces défis peuvent être en partie relevés grâce aux avancées technologiques dans le domaine de l’ingénierie cellulaire notamment en termes d’édition du génome ou de vectorologie. Ces outils permettent une optimisation de toutes les étapes de la production des CAR-T : construction du CAR, choix de la source de lymphocytes T, édition de gènes impliqués dans la fonctionnalité endogène des lymphocytes T, dans leur sensibilité à l’environnement tumoral immunosuppresseur et dans leurs propriétés allogéniques. Au final, les modifications génétiques et épigénétiques permettant l’optimisation des CAR-T cells semblent infinies et permettraient à l’avenir d’imaginer la production de CAR-T cells adaptés à la pathologie de chaque patient sous réserve de l’identification d’un antigène spécifique.

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  • Communication scientifique

    Les cellules CAR-T ont-elles tenu leurs promesses dans le traitement des leucémies aiguës en 2024 ?

    Have CAR-T cells lived up to their promise as a treatment for acute leukemias in 2024?

    André Baruchel :
    - honoraria, invitations congrès : Amgen, Astra-Zeneca, Jazz, Janssen, Novartis, Sanofi, Servier, Wugen ;
    - dons recherche : Shire/Servier ;
    - investigateur essai clinique : Novartis, Servier, Celgene BMS, Kite/Gilead, Cellectis, Miltenyi, Alexion, Incyte, Sanofi, Takeda, Wugen.

    Les auteurs (Marie-Émilie Dourthe, Karima Yakouben, Mony Fahd, Jean-Hugues Dalle) n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts.

    Les CAR-T cells ont révolutionné le domaine des leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL) de la lignée B en phase avancée, chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte jeune. Mais de nombreuses questions restent encore posées : comment améliorer leur efficacité dans ces formes avancées où 40 à 50 % des patients rechutent à nouveau, quelle est la place de la greffe, quel est leur rôle dans les phases moins avancées de la maladie. Le très long terme reste encore mal défini, la plus ancienne patiente vivante étant encore seulement à 12 ans de l’injection des cellules CAR-T. L’exploration de la toxicité à long terme (en particulier conséquences de l’agammaglobulinémie, mais aussi d’un questionnement récent de la FDA sur la survenue de lymphomes T secondaires), nécessite donc un suivi très prolongé, pour l’instant fixé à 15 ans. Le développement de cellules CAR-T autologues ou allogéniques pour les LAL-T et les LA myéloblastiques en phase avancée reste difficile mais des données encore préliminaires suscitent des espoirs réels. En ce qui concerne les nouveaux CART, la nécessité d’études prospectives mais conduites dans des populations de très petite taille, implique d’imaginer des designs d’essais innovants et aussi de se servir de registres de vie réelle de qualité, pour la construction de bras synthétiques. L’accès à ces innovations reste limité et réservé à quelques centres dans le cadre d’essais très sélectionnés, en particulier pour les enfants. Enfin le coût réel des médicaments très onéreux, déjà mis sur le marché, reste à évaluer par des études médicoéconomiques complexes.

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  • Communication scientifique

    Les CAR-T cells ont-elles leur place dans les pathologies inflammatoires et auto-immunes ?

    Do CAR-T cells have a place in inflammatory and autoimmune diseases?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les maladies auto-immunes représentent un défi majeur en termes de santé publique, affectant significativement la morbi-mortalité et la qualité de vie des patients. Les traitements actuels reposent sur l’immunosuppression pour contrôler l’activité de la maladie et atténuer la suractivation du système immunitaire. Les thérapies conventionnelles et ciblées ont considérablement amélioré le pronostic, mais de nombreux patients connaissent un échappement primaire ou secondaire à leur traitement, nécessitant un suivi à long terme pour maintenir le contrôle de la maladie. Une nouvelle approche thérapeutique émerge avec l’utilisation des CAR-T cells, une technologie initialement développée pour traiter les lymphomes B réfractaires. Cette méthode consiste à utiliser des lymphocytes T génétiquement modifiés pour cibler spécifiquement les cellules tumorales exprimant un antigène particulier, notamment le CD19 exprimé sur les lymphocytes B. Des résultats spectaculaires ont été observés dans le lupus systémique, avec l’obtention dans des formes sévères et réfractaires d’une déplétion B profonde transitoire associées à une rémission prolongée clinique et immunologique sans traitement. Les résultats sont également prometteurs dans la sclérodermie systémique et les myopathies inflammatoires. D’autres constructions, telles que les CAAR-T cells et les CAR-Tregs, offrent également un potentiel thérapeutique en supprimant les lymphocytes B autoréactifs ou en rétablissant la tolérance immunitaire dans les tissus affectés. Les CAR-T cells représentent un espoir tangible pour le traitement des maladies auto-immunes rhumatismales, offrant un nouvel arsenal thérapeutique pour les patients qui ne bénéficient pas actuellement de traitements curatifs.

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  • Communication scientifique

    Cellules CAR-T et tumeurs solides : où en sommes-nous en France ?

    CAR-T cells and solid tumors: Where are we in France?

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les stratégies d’immunothérapie sont dorénavant largement utilisées pour le traitement des patients atteints de cancer, qu’il s’agisse d’hémopathies malignes ou bien de tumeurs solides. Parmi les stratégies d’immunothérapie les plus innovantes développées ces dernières années, on retrouve les cellules CAR-T (Chimeric Antigen Receptor). Ces cellules correspondent à des lymphocytes T prélevés à un patient, qui sont ensuite modifiés génétiquement dans le but de leur faire exprimer un récepteur antigénique spécifique d’une cible tumorale d’intérêt. Les cellules CAR-T anti-CD19 et les cellules CAR-T anti-BCMA sont actuellement les seuls modèles à avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché en France. Ces deux modèles font maintenant partie intégrante de la stratégie de prise en charge des patients atteints de certains types d’hémopathies malignes en rechute ou réfractaire aux traitements conventionnels. Le développement global des cellules CAR-T est en plein essor, y compris pour le traitement des tumeurs solides. Cependant, les résultats obtenus dans le domaine des tumeurs solides sont à ce jour beaucoup moins satisfaisants que dans le domaine des hémopathies malignes. On retrouve toutefois des données cliniques prometteuses de cellules CAR-T dans certains types de tumeurs. Nous décrirons dans cet article les résultats des essais cliniques de cellules CAR-T en tumeurs solides les plus encourageants à ce jour, ainsi que les difficultés rencontrées dans ce domaine, les stratégies d’amélioration en cours d’exploration, et la place des équipes académiques de recherche en France dans ce cadre.

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  • Avis

    Avis. Risques zoonotiques et traumatiques liés aux contacts des enfants avec les animaux de compagnie non traditionnels (ACNT)

    Zoonotic and traumatic risks linked to children's contact with non-traditional companion animal (NTCA)

    Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Cet avis a pour objectif de présenter les risques occasionnés par des contacts de l’enfant avec des animaux autres que le chien et le chat (Animaux de compagnie non traditionnels ou ACNT). L’engouement pour ces ACNT est en progression constante qu’il s’agisse du domicile familial (reptiles, amphibiens, petits rongeurs…) ou dans des lieux publics (fermes pédagogiques, mini-fermes, zoos, animaleries, aquariums…). Ces risques sont accrus chez le jeune enfant âgé de moins de 5 ans du fait de sa plus grande vulnérabilité, de son inconscience du risque traumatique ou infectieux ainsi que son comportement naturel de mettre toujours ses mains à la bouche, la recommandation de lui laver les mains étant inadéquate dans ce cas. À la différence de certaines zoonoses considérées comme très fréquentes comme la teigne observable simultanément chez l’animal et son propriétaire, il existe certainement une sous-estimation voire l’ignorance de certains risques pour l’enfant quand il s’agit d’un ACNT apparemment en bonne santé mais excréteur d’un agent pathogène. Les exemples sont nombreux : rat et hantavirus de Séoul, hamster et chorioméningite lymphocytaire, oiseau et Chlamydia psittaci, ruminants et colibacillose entérohémorragique, rongeurs, volailles ou reptiles et salmonellose… Ceci peut expliquer une sous-estimation voire l’ignorance de ces risques pour l’enfant à son domicile ou dans un lieu public où l’on oubliera d’appliquer les mesures de biosécurité permettant d’éviter une contamination directe ou indirecte. Par conséquent, il importe : d’avertir le public de ces risques ; d’afficher les mesures de biosécurité nécessaires dans les établissements accueillant enfants et animaux ; de renforcer le contrôle sanitaire du commerce de ces ACNT ; de créer une plateforme d’épidémiosurveillance regroupant tous les acteurs concernés (laboratoires de diagnostic, médecins, vétérinaires…) et en favorisant le partage des données informatives ; de déconseiller tout contact étroit entre l’enfant âgé de moins de 5 ans et certains ACNT au domicile (reptiles, amphibiens, oiseaux) comme dans les lieux publics (ruminants…) ; d’éviter l’implantation des zones de restauration près des mini-fermes destinées aux enfants.

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  • Communication scientifique

    Écrans, sommeil et horloge interne : un cocktail à haut risque

    Screens, sleep and the internal clock: A high-risk cocktail

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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  • Communication scientifique

    Surconsommation des écrans par l’enfant et l’adolescent : usage problématique ou addiction ?

    Overconsumption of screens by children and adolescents: Problematic use or addiction?

    L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

    Les écrans et le smartphone en particulier sont devenus essentiels à l’activité quotidienne de la plupart des enfants et adolescents. Un usage raisonné des écrans est positif car il leur permet l’acquisition de connaissances et une ouverture au monde. En revanche, une consommation excessive des écrans peut devenir problématique et aboutir à une addiction dite comportementale chez des sujets vulnérables conduisant à des troubles de la santé. La prévalence chez les jeunes de l’utilisation problématique/addiction à internet est différente d’un pays à l’autre en lien avec l’absence de consensus des chercheurs sur la nomenclature et la symptomatologie. De nombreux facteurs de prédisposition ont été recensés et des associations significatives entre usage problématique et usage du tabac ou prise d’alcool ont été identifiées. L’association la plus fréquemment rapportée est celle entre l’usage problématique d’internet et le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). La thérapie cognitivo-comportementale est la plus utilisée, les traitements médicamenteux étant surtout utiles au traitement des comorbidités. La prévention des troubles engendrés par la surconsommation des écrans concerne de nombreux acteurs de la société parmi lesquels les pouvoirs publics car il s’agit d’un problème de santé publique qui s’installe durablement dans la jeunesse et qui doit être traité à l’échelon national. La participation des enseignants à une sensibilisation des élèves aux risques des écrans pourrait être un élément actif de prévention. Enfin, le rôle des parents reste majeur dans la vigilance qu’ils doivent porter aux excès de leurs enfants.

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