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ARTICLES DU BULLETIN
Séance du 4 février 2025
Communication scientifique
Les allergies alimentaires de l’enfant en 2025Pediatric food allergies in 2025
Les allergies alimentaires sont devenues un problème de santé publique au cours des dernières années, avec une augmentation de leur incidence et de leur sévérité. Elles intéressent 5 à 10 % des enfants et affectent de façon significative la qualité de vie des patients et de leur entourage. Des mesures de prévention primaire existent, mais ont encore une place limitée dans la diminution de l’incidence des allergies. Un diagnostic de certitude, qui passe souvent par la réalisation d’un test de provocation orale, est essentiel pour une prise en charge efficace, qui inclut tout d’abord l’éviction des aliments auxquels l’enfant est allergique, la mise en place d’une trousse d’urgence, la rédaction d’un plan d’action écrit en cas d’accident allergique par exposition à l’allergène, et la prescription d’un projet d’accueil individualisé. Établir ce dernier signifie aussi interagir avec le personnel des écoles, qui parfois ne se sent pas suffisamment formé pour comprendre la maladie de l’enfant et pour agir de façon adaptée en cas d’accident. L’éducation thérapeutique en cas d’allergie alimentaire doit donc inclure non seulement le patient et son entourage, mais aussi les médecins de l’éducation nationale et le personnel des écoles. En tout cas, malgré toutes les mesures de préventions, les enfants allergiques risquent de présenter des réactions inattendues et aujourd’hui il est indispensable de pouvoir proposer aussi des approches thérapeutiques, telle que l’induction de tolérance orale, pour essayer de traiter l’allergie ou au moins réduire la possibilité d’accident, en augmentant la dose de l’aliment tolérée par le patient.
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Publié le 4 février 2025
Séance dédiée du 4 février 2025 : « Actualités sur les maladies allergiques » Lire la suite >ARTICLES DU BULLETIN
Séance du 4 février 2025
Communication scientifique
Les allergies respiratoires, un problème d’environnementRespiratory allergies, an environmental issue
L’asthme est une maladie chronique des voies respiratoires inférieures, marqué par des crises aiguës et des symptômes intermittents tels que l’essoufflement, la toux et une respiration sifflante. Elle résulte d’une inflammation de la muqueuse bronchique, d’une hyperréactivité bronchique et d’une hypersécrétion de mucus, provoquant une obstruction variable mais réversible des voies aériennes. Cette pathologie, qui altère la qualité de vie des malades, peut nécessiter une hospitalisation dans ses formes graves. La prévalence de l’asthme a fortement augmenté au cours du XXe siècle dans les pays industrialisés, mais tend à se stabiliser voire à diminuer dans ces régions, alors qu’elle progresse toujours dans les pays à faible revenu. En France, plus de 4 millions de personnes sont asthmatiques, avec une prévalence chez les enfants estimée à 10–15 %, et chez les adultes à environ 9 %. Bien que survenant majoritairement pendant l’enfance, l’asthme peut survenir à tout âge. Il persiste toute la vie, avec des phases possibles de rémission. Il n’existe pas de traitement pour guérir de l’asthme, mais une prise en charge adaptée, comprenant des traitements quotidiens, des traitements de crise et l’évitement des facteurs déclenchants, permet un bon contrôle de la maladie. L’asthme est une maladie multifactorielle, résultant d’interactions entre des facteurs génétiques et environnementaux. Cette revue propose une mise au point sur les facteurs environnementaux (mode de vie, expositions professionnelles, facteurs de l’environnement intérieur puis extérieur) impliqués dans le développement de l’asthme et souligne plus particulièrement ceux pour lesquels des travaux récents ont permis de préciser leur rôle.
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Séance du 15 octobre 2024
Communication scientifique
Cirrhose métabolique : une entité en plein essorMetabolic cirrhosis: An emerging entity
Depuis la première description de la stéatohépatite métabolique en 1981 de nombreux progrès ont permis son individualisation en tant que maladie hépatique fréquente et potentiellement grave. L’identification de l’insulinorésistance comme déterminant causal de la stéatogenèse et possiblement de la progression des lésions hépatiques a permis d’envisager le dépistage des sujets avec facteurs de risque métabolique à la recherche de fibrose hépatique. La démonstration que la stéatohépatite métabolique peut coexister avec d’autres hépatopathies et en aggraver l’évolution fibrosante a permis de reconnaître cette affection comme une hépatopathie indépendante, ne nécessitant plus un diagnostic d’exclusion. Le fait que la cirrhose est un facteur fréquent et indépendant de décès, la survenue du carcinome hépatocellulaire ainsi que l’augmentation significative de la mortalité hépatique et cardiovasculaire plaident en faveur de la sévérité de cette maladie. Avec le déclin de l’usage de la biopsie hépatique en pratique clinique, les marqueurs non invasifs ont pris une place croissante dans le diagnostic des formes progressives et la prédiction du risque évolutif. Une recherche thérapeutique très active vise à développer des médicaments corrigeant la dysfonction métabolique ou interférant avec les mécanismes d’inflammation et fibrogenèse hépatique. Les futures stratégies thérapeutiques devront viser à optimiser l’adoption durable des changements diététiques et du style de vie et à leur intégration avec des approches pharmacologiques ciblées.
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Séance du 4 avril 2024
Communication scientifique
Enjeux d’éthique du numérique et de l’IA en santéEthical issues of digital and AI in healthcare
L’éthique de la biomédecine numérique n’est pas juste une combinaison des éthiques du numérique et de la biomédecine. Elle nécessite une réflexion intégrative prenant en compte les interactions profondes entre ces deux disciplines et leurs impacts combinés sur les conduites humaines et les valeurs qui les fondent. Dans cette courte revue des enjeux d’éthique du numérique et de l’IA en santé, nous reprenons les points qui ont été développés récemment dans le contexte d’évolution rapide et radicale de la combinaison résultant de ces deux disciplines.
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Séance du 20 novembre 2024
Communication scientifique
Réflexions sur l’évaluation des médicaments et leur mise à disposition face aux évolutions sociétalesDrug evaluation faced with current societal developments: Are new marketing authorizations still reliable?
Les annonces, parfois relayées par un tapage médiatique, de futures mises à disposition de médicaments des cancers et des maladies rares présumés très efficaces, associées au souhait des patients et de leurs associations de disposer de ces produits « prometteurs » le plus vite possible, créent une situation nouvelle en matière de revendications d’autorisations de mise sur le marché et en France de prise en charge par la solidarité nationale. Cette situation, faite d’espoirs et d’impatience face à des promesses souvent inconsidérées, est propice à un accommodement préoccupant avec les exigences méthodologiques d’une évaluation rigoureuse de ces candidats-médicaments. Il peut en résulter des mises sur le marché de médicaments insuffisamment évalués, de balance bénéfices/risques incertaine ou même défavorable, comme en témoignent des retraits ultérieurs du marché qui font se poser, surtout s’ils sont tardifs, la question des risques que l’on a fait courir aux patients. À cette évolution, des mentalités s’ajoutent les demandes de plus en plus pressantes de chercheurs et de sociétés savantes d’utiliser des méthodes plus appropriées que l’essai comparatif randomisé conduit à l’aveugle pour évaluer les nouveaux traitements ciblés des cancers, les thérapies cellulaires ou géniques. Les revendications sociétales, prises en compte et relayées par les pouvoirs publics, sont donc de deux ordres : évaluer plus vite quitte à évaluer moins bien et savoir parfois changer de paradigme en matière d’évaluation quitte à se satisfaire d’un niveau de preuve dégradé. La Food and Drug Administration et l’European Medicines Agency donnent des droits à ces désidératas et ne font pas obstacle à la prise en compte des résultats d’études non comparatives ou même d’essais « basket » pour octroyer des autorisations conditionnelles. Toutefois, les enjeux sécuritaires de ces évolutions étant considérables, on ne doit pas s’étonner qu’à l’inverse, de nombreuses prises de position dans la littérature stigmatisent nombre d’autorisations octroyées comme inappropriées.
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Séance du 17 septembre 2024
Conférence invitée
Transformer l’incertitude en confiance dans le parcours de soin : place de la prise de décision partagée, freins et facilitateurs de son implémentation en FranceTransforming uncertainty into confidence in the care pathway: The place of shared decision-making, obstacles and facilitators to its implementation in France
La prise en compte et la gestion de l’incertitude en médecine, exacerbée par la pandémie de Covid-19, souligne l’importance de la prise de décision partagée (PDP) pour inscrire cette incertitude dans une relation de confiance. La pandémie a mis en évidence la nature imprévisible des situations cliniques, renforçant la nécessité d’impliquer les patients dans les décisions concernant leur santé. En France, bien que la PDP soit soutenue par des politiques publiques et des recommandations de la Haute Autorité de Santé, sa mise en œuvre reste inégale. Les obstacles principaux incluent des freins culturels liés à une pratique médicale qui demeure encore paternaliste, un manque de formation des professionnels de santé aux techniques de communication nécessaires, et des contraintes organisationnelles qui rendent difficile l’intégration de la PDP dans la pratique quotidienne. L’article insiste sur l’importance d’une formation systématique des soignants pour les doter des compétences nécessaires à la communication des risques et à l’utilisation des outils d’aide à la décision. Ces outils, tels que des applications numériques et des brochures d’information, sont essentiels pour améliorer la satisfaction des patients, la qualité des décisions médicales et l’observance des traitements. De plus, l’émergence d’une culture centrée sur le patient et le renforcement de la littératie en santé sont identifiés comme des facilitateurs clés pour l’adoption de la PDP. En conclusion, l’article suggère que surmonter les obstacles actuels et promouvoir la formation continue sont essentiels pour faire de la PDP une norme en France, particulièrement dans un contexte où l’incertitude est omniprésente.
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Séance du 28 janvier 2025
Communication scientifique
Un statut privé non lucratif permettant d’assurer le service publicA private status allowing public service to be provided
Majoritaires à l’étranger, les hôpitaux privés à but non lucratif représentent 10 % du nombre des hôpitaux publics français. Supportés par des associations, des fondations ou des mutuelles, ils pratiquent presque exclusivement le secteur 1. Les médecins y sont, sauf exception le plus souvent due à l’histoire, salariés. Les centres anti-cancéreux sont intégrés dans cette catégorie d’établissements. Autonomes dans leur gestion, ils sont plus souples mais aussi plus fragiles. La plupart participent aux missions de service public et à l’enseignement des sciences médicales et paramédicales. Ils développent des projets et des promotions de recherche. Certains de leurs praticiens sont professeurs d’université. Leur tarification, élaborée sur les mêmes bases que celle des hôpitaux publics a été cependant, depuis presque dix ans, inférieure de plus de 1 % à la leur. Les charges de personnels sont majorées par des cotisations salariales plus importantes. Des efforts de gestion sont donc déployés pour rester en équilibre financier et permettre leur pérennité. L’investissement et la recherche de qualité sont également indispensables à la satisfaction des patients.
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Séance du 28 janvier 2025
Communication scientifique
Les nouvelles approches du financement des soins hospitaliersNew approaches to financing hospital care
Mise en place progressivement à partir de 2004, la tarification à l’activité ou T2A est devenue la principale modalité de financement des établissements de santé pour le secteur court séjour dans ses composantes médecine, chirurgie et obstétrique (MCO). De 2004 à 2024, la T2A a cependant connu de nombreuses évolutions et adaptations pour tenter de parvenir à une meilleure description clinique des patients hospitalisés, une meilleure caractérisation des types d’activités réalisées et une tarification des groupes homogènes de séjours optimale. Après deux décennies de financement par la T2A, le bilan contrasté porté sur cette modalité de financement ainsi que les difficultés rencontrées par le système de santé et notamment le secteur hospitalier ont amené les pouvoirs publics à proposer et engager une évolution des modalités de financement des établissements de santé MCO. Il s’agit d’atteindre une diversification des modalités de financement et de diminuer la part de la T2A dans le financement des hôpitaux de court séjour. Il est fait l’hypothèse que chaque modalité de financement pourra avoir un impact positif sur les organisations et les pratiques de soins en complémentarité des impacts liés aux autres modalités de financement. Les nouvelles modalités de financement introduites ou renforcées visent à accroître le niveau de qualité des prises en charge, à favoriser la continuité des soins et à mieux répondre aux besoins de santé des populations des différents territoires. Ainsi, de nouvelles modalités de financements sont déployées : financement à la qualité, dotation populationnelle, financement à l’épisode de soins ou au parcours de santé, financement d’objectifs de santé publique. La balance entre complexité des mécanismes d’implémentation et résultats attendus ainsi que l’impact de la coexistence de différentes modalités de financement seront deux enjeux riches d’enseignement. Les objectifs ambitieux poursuivis au travers de ces évolutions du financement devront faire l’objet d’une évaluation.
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Séance du 28 janvier 2025
Communication scientifique
Le financement des hôpitaux publics. Approche conceptuelle en France : Du prix de journée à la tarification à l’activitéFinancing public hospitals. A conceptual approach in France: From the daily charge to activity-based pricing
Le choix des modes de financement de l’hôpital, dans les systèmes de santé développés, est assumé par un tiers payeur, public ou privé en fonction de l’organisation de la protection sociale du pays. Depuis 1950, en France, plusieurs stratégies ont été proposées pour déterminer les ressources nécessaires à la prise en charge des patients hospitalisés. Trois mécanismes se sont suivis pour établir le budget hospitalier : le prix de journée, la dotation globale de financement et enfin la tarification à l’activité, avec deux caractéristiques que l’on a cherché à améliorer, d’une part, un financement prospectif et non rétrospectif, d’autre part, un niveau de connaissance des soins nécessaires pour une pathologie. Le premier a consisté en un forfait à la journée calculé sur les coûts totaux annuels de l’établissement divisés par le nombre de journées effectué pendant cette même année. Le second a consisté à utiliser le budget de l’année N en lui appliquant un taux directeur (pourcentage d’augmentation) pour obtenir le budget de l’année N+1. Le troisième est issu d’un mécanisme mis en place aux USA c’est à dire un système de classement des patients selon leurs besoins dans des groupes homogènes de malades ou iso-ressources : le financier sait ainsi ce qu’il rémunère. Une comparaison succincte avec le financement des hôpitaux privés à but, lucratif, ex-objectif quantifié national y est introduite. Mais le financement n’est qu’un élément participant à l’efficience du système de soins hospitaliers, la qualité des soins, la planification et le concours de la médecine ambulatoire de premier recours.
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Séance du 28 janvier 2025
Communication scientifique
L’évolution des dépenses hospitalières en France (2014–2023)The evolution of hospital expenses in France
La France est le deuxième pays européen après l’Allemagne pour la part de son PIB consacrée à la santé (11,8 % en 2022). La Dépense Courante de Santé au sens international (DCSi) s’élève à 325 milliards d’euros, soit 4600 euros par habitant en 2023. Depuis la tarification à l’activité, les dépenses hospitalières n’ont cessé de croître pour atteindre 122 milliards en 2023. Cette progression des dépenses hospitalières est très corrélée à l’ensemble des dépenses de santé du pays mais également à plusieurs décisions prises dans la période pour adapter l’offre de soins à la survenue de l’épidémie COVID: garantie de financement à l’hôpital, prise en charge du dépistage et de la vaccination, accords du Ségur de la Santé. Selon la DREES, les comptes financiers des hôpitaux publics se sont dégradés très fortement en 2022. Après un déficit de 415 millions en 2021, le déficit des hôpitaux publics s’élève à 1,3 milliards d’euros en 2022 et entre 1,7 et 1,9 milliards d’euros en 2023. La réforme des modalités de financement devient inévitable. Sont apparues récemment des innovations comme le financement sur objectifs de santé publique, le financement à la qualité et le paiement au forfait des parcours de soins.
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Publié le 28 janvier 2025
Séance du 28 janvier 2025 : « Le financement de l’hôpital en France » Lire la suite >ACTUALITÉS / LES SÉANCES
Publié le 23 janvier 2025
Séance du 21 janvier 2025 Lire la suite >ACTUALITÉS / COMMUNIQUÉS DE LA PLATEFORME DE COMMUNICATION RAPIDE DE L'ACADÉMIE / PRISES DE POSITION
Publié le 22 janvier 2025
Communiqué
Vacciner les seniors : un devoir de prévention négligéVaccinating seniors: a neglected prevention duty
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Séance du 21 janvier 2025
Éloge
Éloge du professeur Christian Chatelain (1932–2023) Lire la suite >
