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  • Communication scientifique

    L’innovation thérapeutique ne saurait tenir lieu de progrès médical. Plaidoyer contre l’abus de la dénomination de médicament innovant

    Use and abuse of the word innovative medicine

    Notre société désenchantée semble avoir fait son deuil de la notion de progrès qui avait soulevé l’enthousiasme de générations de chercheurs et de médecins au cours du siècle dernier. Contesté au nom des méfaits de la société industrielle, le progrès est un mot qui se démode et cède sa place à la notion plus extensive d’« innovation ». Mot-clé du vocabulaire de la communication et du marketing, l’innovation s’est répandue au-delà de l’univers de la consommation et de la publicité, jusque dans l’espace public et le discours politique. Innover est devenu le nouvel impératif catégorique de notre temps. Le domaine du bien-être et de la santé n’y échappe pas. Le fait est que le mot innovation est de plus en plus utilisé dans les congrès médicaux. Cette puissance séductrice peut conduire à abuser les médecins et surtout les patients qui réclameront un « droit d’essayer », quitte à sous-estimer la question sécuritaire du respect des exigences méthodologiques. Face à cette pente glissante, le présent article entend rappeler que ce qui est important pour les malades n’est pas la nouveauté mais l’efficacité et la sécurité d’emploi des produits qui leur sont administrés. Si nous voulons maintenir une cloison étanche entre « produit de santé » et « produit marchand », entre le « patient » et le « client », il faut rappeler la portée scientifique incontournable et la valeur éthique inestimable de la notion de progrès médical.

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  • Communiqué de l’Académie de Médecine

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  • Communication scientifique

    La déplétion totale des lymphocytes B : un espoir de guérison des maladies auto-immunes ?

    Total B-cell depletion of B-lymphocytes: Towards cure of autoimmune diseases

    Le rôle majeur des lymphocytes B dans la physiopathologie des maladies auto-immunes systémiques a été mis en exergue depuis le début des années 2000 seulement. Depuis, différents traitements entraînant, soit une déplétion des lymphocytes B, soit une diminution de leur activation ont été développés. Beaucoup de ces traitements viennent de l’hématologie où ils sont utilisés pour traiter les hémopathies malignes B. Dans cette revue, nous décrivons ces différents traitements et leur mode d’action. S’ils ont permis des avancées importantes, ils n’ont le plus souvent qu’un effet suspensif et doivent être administrés de façon chronique, ce qui peut entraîner à terme des effets indésirables. La principale raison de l’effet uniquement suspensif des traitements classiques déplétant les lymphocytes B est que, si la déplétion B sanguine est totale, la déplétion B tissulaire est minime voire inexistante. Pour pallier cette insuffisance, certaines équipes ont commencé à utiliser dans les maladies systémiques auto-immunes réfractaires des stratégies thérapeutiques issues aussi de l’hématologie et ayant une action de déplétion totale des lymphocytes B à la fois sanguine et tissulaire : les cellules CAR-T anti-CD19 ou anti-BCMA et les anticorps bispécifiques anti-CD3/CD19 ou anti-CD3/BCMA engageant les cellules T. Quelques dizaines de patients ont été traités avec l’une ou l’autre stratégie. La tolérance a été excellente avec une déplétion B totale mais une réapparition des lymphocytes B à 3 mois sous la forme de lymphocytes B naïfs. Beaucoup de ces malades sont restés en rémission complète de la maladie sans traitement plus de 2 ans après la procédure. Ainsi ces stratégies de déplétion totale des lymphocytes B peuvent permettre une réinitialisation des lymphocytes B avec disparition des lymphocytes auto-immuns pathologiques, ce qui pourrait permettre ainsi une rémission prolongée sans traitement. Les cellules CAR-T et les anticorps bispécifiques recruteurs de cellules T ont fait évoluer le paradigme du traitement des maladies auto-immunes systémiques d’un simple traitement d’entretien à une guérison potentielle.

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  • Communication scientifique

    Toxoplasma gondii, un parasite protozoaire responsable d’une zoonose, la toxoplasmose, dans la problématique « Une seule santé » (One Health)

    Toxoplasma gondii, a protozoan parasite responsible for the zoonotic disease toxoplasmosis, as part of the “One Health” approach

    Toxoplasma gondii est un parasite protozoaire responsable d’une zoonose, la toxoplasmose, qui existe sous trois formes dont deux sont présentes chez tous les mammifères homéothermes ; la forme sexuée est retrouvée uniquement chez l’hôte définitif (les Félidés sauvages et domestiques). Ce parasite est largement répandu à la surface du globe avec des prévalences de la toxoplasmose observées très variables d’un pays à l’autre dépendant de nombreux facteurs (dont les facteurs climatiques, les habitudes alimentaires, des facteurs sociologiques…). Ce parasite présente une grande diversité génomique avec de très nombreux isolats se regroupant actuellement en 16 haplogroupes avec des virulences variables. Asymptomatique chez les personnes immunocompétentes, les formes cliniques de l’infection sont dépendantes du statut immunitaire de l’hôte avec essentiellement deux tableaux de complications : la toxoplasmose congénitale et la toxoplasmose de réactivation chez l’immunodéprimé. Les méthodes diagnostiques ont considérablement évolué durant les dernières années avec l’apport de la biologie moléculaire. Deux approches diagnostiques peuvent être proposées : par sérologie (diagnostic indirect) ou par détection directe de l’ADN du parasite dans les prélèvements biologiques. Ces méthodes sont diversement employées selon les pays, pouvant expliquer aussi les différences de prévalence. En France métropolitaine, le diagnostic et le traitement sont bien codifiés et la maladie ne représente pas un problème majeur de santé publique, situation différente dans les départements ou territoires ultramarins. Néanmoins, les traitements sont limités et la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques paraît nécessaire.

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  • Communication scientifique

    Le risque médico-judiciaire en anesthésie réanimation

    Legal issues in medecine, specific considerations for anesthesia

    Le risque d’une procédure médico judiciaire est actuellement fréquent dans la pratique des professionnels de santé. En fonction des spécialités médicales, un praticien exerçant en libéral est confronté à une procédure tous les trois à cinq ans en fonction de sa spécialité. Il existe deux types de responsabilité médicale : pénale (répressive) et (civile) (indemnitaire), des juridictions différentes instruisent les demandes. Parallèlement aux procédures judiciaires les commissions de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux, créées en 2002, instaurent une procédure amiable d’indemnisation des dommages causés non seulement par une faute des acteurs de santé, mais également des dommages sans faute. En France, alors que le nombre de procédures indemnitaires n’augmente que très modérément depuis 5 ans, on remarque une envolée des coûts des réclamations. En raison du nombre de médecins anesthésistes réanimateurs en exercice, l’anesthésie est avec la médecine générale et la chirurgie une des trois spécialités qui fait l’objet du plus grand nombre de poursuites. Les responsabilités du médecin anesthésiste réanimateur s’étendent sur les périodes pré, per et postopératoires. L’anesthésie réanimation est une spécialité sans finalité thérapeutique. De ce fait une information très spécifique sur les risques auxquels elle expose doit être donnée à la consultation d’anesthésie. La pratique de l’anesthésie est régie par le décret du 5 décembre 1994 relatif aux conditions techniques de fonctionnement des établissements de santé en ce qui concerne la pratique de l’anesthésie.

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  • Communiqué de presse

    L’Académie nationale de médecine publie son rapport sur les déterminants et impacts de la qualité de l’alimentation sur la nutrition et la santé humaines

    The French Academy of Medicine publishes its report on the determinants and impacts of food quality on human nutrition and health

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  • Séance du 11 février 2025 en hommage au Pr Alain Cribier

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  • 19 février 2025 : Webinaire : Avancées diagnostiques et thérapeutiques des AVC en Afrique

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  • Éditorial

    Hommage à Alain Cribier

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  • Rapport

    Rapport 25-02. Prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire des personnes âgées de 75 ans et plus

    Management of cardiovascular risk factors in people aged 75 and over

    Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de morbidité et de mortalité chez les sujets âgés de 75 ans et plus, en raison des altérations structurelles et fonctionnelles du cœur et des vaisseaux liées à l’âge, ainsi que de l’exposition cumulative aux facteurs de risque cardiovasculaire. Cette population présente une très forte croissance démographique ainsi qu’une hétérogénéité importante au niveau de l’état de santé et des capacités fonctionnelles : c’est à partir de cet âge qu’un pourcentage important de sujets présentent une fragilité croissante avec un déclin important des capacités physiques et mentales, et de plus en plus de maladies chroniques. Les sujets âgés les plus fragiles sont souvent à très haut risque de complications cardiovasculaires graves, et nécessitent donc des traitements médicamenteux préventifs et curatifs ; cependant, cette même population étant la plus vulnérable aux effets indésirables des traitements, cela peut conduire à des stratégies médicamenteuses moins agressives.

    L’objectif de ce rapport est de contribuer à une prise en charge personnalisée, coordonnée et holistique des facteurs de risque cardiovasculaire chez les sujets âgés de 75 ans et plus en fonction de leur niveau de fragilité et de leur état fonctionnel, et non de leur âge chronologique, afin d’éviter un surtraitement des plus fragiles, ou un sous-traitement des plus robustes.

    Le groupe de travail de l’Académie, créé en Mars 2024 et composé de 14 membres, a rédigé ce rapport après avoir auditionné 14 experts.

    Ce rapport souligne l’importance du dépistage systématique de la fragilité et des capacités fonctionnelles des personnes âgées pour l’évaluation du rapport bénéfice/risque des différentes stratégies de prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire (FdR CV). La généralisation de cette approche innovante nécessite une formation de tous les professionnels de santé en contact avec des patients âgés aux notions gériatriques de base, et en particulier aux méthodes de dépistage des capacités fonctionnelles et de la fragilité.  Le rapport insiste également sur l’intérêt de la décroissance thérapeutique chez les plus fragiles, chez qui les effets indésirables des traitements sont les plus fréquents et les plus graves. L’intervention de professionnels de santé et l’utilisation de nouvelles technologies peuvent aider au suivi du contrôle des FdR CV et à la diminution des erreurs de la prise médicamenteuse. Ce rapport met également l’accent sur la nécessité d’améliorer la prise en charge des résidents d’EHPAD à haut risque CV en proposant l’intervention d’équipes mobiles externes qui pourront suivre de façon régulière l’évolution de leur état clinique. Enfin, il est urgent de promouvoir des études cliniques de qualité en y incluant les patients âgés fragiles qui en sont actuellement le plus souvent exclus.

    Les recommandations proposées s’adressent aux autorités politiques, aux universités, aux médecins et autres professionnels de santé, ainsi qu’aux patients et leurs aidants. Une action commune de tous ces acteurs est nécessaire afin de faire rentrer la sensibilisation et les pratiques gériatriques dans la vie quotidienne.

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  • Rapport

    Rapport 25-01. L’inégalité de prise en charge de l’infarctus du myocarde chez les femmes en France

    Inequality in the management of myocardial infarction in Women in France

    Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Des registres nationaux ont démontré une inégalité dans la prise en charge de l’infarctus du myocarde chez la femme entrainant une surmortalité. L’objectif de ce rapport est de sensibiliser la population et l’ensemble des acteurs de santé à cette problématique cruciale et de formuler 4 recommandations concrètes pour améliorer la prévention, le diagnostic, la gestion et surtout le pronostic de cette maladie chez la femme.

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  • 5 février 2025 : Webinaire franco-marocain : Défaillance terminale d’organes : la solution de la transplantation

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  • Éloge

    Éloge du Professeur Jean-Marie Mantz (1926–2023)

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  • Communication scientifique

    Le diagnostic des allergies chez l’atopique, vers l’utilisation de l’intelligence artificielle

    The use of artificial intelligence in the diagnosis of allergies in atopic patients: An exploration of the future of precision medicine

    L’étude et les applications de l’intelligence artificielle (IA) en santé se sont rapidement développées au cours de la dernière décennie. En allergologie, domaine marqué par l’hétérogénéité des pathologies et le rôle de facteurs immunologiques et environnementaux complexes nécessitent des outils capables de traiter des données volumineuses et multidimensionnelles. L’IA, notamment par le biais du machine learning, du deep learning et du traitement du langage naturel, facilite l’analyse de ces données. Les allergies ayant une prévalence élevée (30 % de la population en 2025 et 50 % en 2050), l’IA offre des opportunités majeures pour améliorer et personnaliser le diagnostic. Ces technologies, intégrées au sein de systèmes d’aide à la décision clinique peuvent notamment soutenir les professionnels dans le diagnostic, la définition des endotypes et la recherche de biomarqueurs. Cette revue de littérature du groupe de travail e-santé et intelligence artificielle (GTESIA) de la Société française d’allergologie (SFA) expose les questions et propositions actuelles sur l’IA spécifiques à la spécialité. Nous présentons une sélection des méthodes les plus prometteuses et précisons comment l’IA peut s’intégrer dans le parcours de soin complexe et multidisciplinaire des patients allergiques.

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  • Communication scientifique

    Les hypersensibilités médicamenteuses : primum non nocere mais agir

    Drug hypersensitivity: Primum non nocere but act

    Les hypersensibilités médicamenteuses se manifestent par des réactions très hétérogènes pouvant toucher tous les organes, avec une prédilection pour la peau. Leurs causes et mécanismes sont multiples. On parle d’allergies médicamenteuses quand le mécanisme est immunologique spécifique, sinon d’hypersensibilités non allergiques. Elles peuvent engager le pronostic vital et être responsables de retrait du marché d’un médicament ou de précautions particulières à sa prescription. Bien que les véritables hypersensibilités aux médicaments soient relativement rares, de nombreux sujets, parfois dès l’enfance, sont étiquetés comme étant « allergiques », en particulier aux antibiotiques. Ils sont alors susceptibles d’être traités avec d’autres médicaments, qui peuvent être moins efficaces, plus toxiques, plus coûteux et conduire à des échecs et en ce qui concerne les antibiotiques au développement de certains types de bactéries résistantes. Le diagnostic des hypersensibilités médicamenteuses s’est considérablement amélioré au cours de la dernière décennie grâce à quelques découvertes immunologiques, aux échanges et standardisations entre équipes et à l’utilisation de bases de données plus importantes analysées avec des outils mathématiques modernes. Il nous reste à convaincre la communauté des non-allergologues que ce bilan est moins préjudiciable que la simple éviction, source de pertes de chance des patients qui ne reçoivent pas le traitement de première intention en raison d’une possible allergie/hypersensibilité médicamenteuse. C’est à travers la réponse à quelques questions cliniques que cet article survolera ce vaste domaine.

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