Résumé
Les comportements sédentaires (temps passé assis en période éveillée) sont reconnus comme un comportement distinct du comportement d’activité physique avec leurs effets propres sur la santé et ils ne peuvent pas être uniquement définis par le manque d’activité physique. Les comportements sédentaires sont associés à une augmentation du risque de décès prématurés et de morbidité (diabète de type 2, obésité, maladies cardiovasculaires, cancers, dépression, démence…). Les effets de l’activité physique sont le plus souvent insuffisants pour contrer les conséquences d’un temps de sédentarité élevé, surtout si le niveau d’activité physique est peu important. Les mécanismes physiopathologiques de la sédentarité sont multiples et intriqués. La valeur du seuil de sédentarité « délétère » pour la santé n’est pas définie, car elle dépend de tous les comportements d’activité physique des 24h (incluant le sommeil, la position debout, l’activité physique d’intensité légère, modérée et vigoureuse). Trois types d’actions sont efficaces pour lutter contre les effets de la sédentarité : (1) substituer du temps de sédentarité par de l’activité physique c’est-à-dire remplacer une partie – 30minutes à 1heure – du temps de sédentarité par de l’activité physique, quelle que soit son intensité ; (2) interrompre régulièrement le temps assis par des pauses actives ; (3) pratiquer une activité physique de faible intensité pendant les temps assis (bureaux actifs). Compte-tenu de l’importance du temps de sédentarité (7 à 12h/jour), la diminution des comportements sédentaires est un objectif de santé publique majeur et doit être associée aux messages favorisant l’activité physique.
Summary
Sedentary behavior (time spent sitting during waking hours) is recognized as a distinct behavior from physical activity with its own health effects and cannot be solely defined by lack of physical activity. Sedentary behavior is associated with increased risk of premature deaths and morbidity (type 2 diabetes, obesity, cardiovascular diseases, cancers, depression, dementia, etc.). The effects of physical activity are often insufficient to counteract the consequences of high sedentary time, especially if the level of physical activity is low. The mechanisms linking sedentary behavior to disease pathology are numerous and complex. The value of the “harmful” threshold for sedentary behavior in health is not defined, as it depends on all 24-hour physical activity behaviors (including sleep, standing, light, moderate, or vigorous physical activity), Three types of actions are effective in combating the effects of sedentary behavior: (1) substituting sedentary time with physical activity, meaning replacing a portion (30minutes to 1hour) of sedentary time with physical activity of any intensity; (2) regularly interrupting sitting time with active breaks; (3) engaging in light-intensity physical activity during sitting time (active desks). Given the significant amount of sedentary time (7 to 12hours/day), reducing sedentary behaviors is a major public health goal and should be accompanied by messages promoting physical activity.
Accès en ligne : https://doi.org/10.1016/j.banm.2024.12.017
(b) Service de médecine du sport et d’explorations fonctionnelles, CHU de Clermont-Ferrand, Hôpital G. Montpied, rue Montalembert, 63000 Clermont-Ferrand, France
⁎Auteur correspondant.
Bull Acad Natl Med 2025;209:869-77. Doi : 10.1016/j.banm.2024.12.017
