neurone n.m.
neuron, nerve cell
Cellule spécialisée du système nerveux, assurant la perception, la mémoire et la commande motrice en fonction de la diversité de leurs modes de connexion plutôt que de leur diversité, qui est très faible.
Dépourvue de pouvoir de division, elle comporte:
- un corps cellulaire ou soma, centre métabolique mesurant de 45 à 100 µm de diamètre, avec son noyau contenant les éléments génétiques (acide désoxyribonucléique, ADN, acide ribonucléique, ARN) qui contrôlent le fonctionnement de la cellule par l'intermédiaire des protéines provenant d'un ARN spécifique ;
- issus de celui-ci, des dendrites : fines arborisations réceptrices des informations émises par d'autres neurones ;
- également né du corps cellulaire, l'axone, prolongement unique de taille très variable (quelques µm à environ un mètre), unité conductrice du neurone transportant jusqu'à sa terminaison, les molécules élaborées dans le corps cellulaire.
L’appellation impropre de fibre nerveuse est utilisée pour désigner l'axone, entouré ou non de myéline et d'une gaine de Schwann. La myéline tient un rôle essentiel dans la rapidité de conduction de l'influx nerveux (vitesse de conduction, VC).
Les contacts établis par les prolongements neuronaux avec d'autres neurones sont dénommés synapses. L'énorme réseau ainsi réalisé (de 10 à 100 milliards de cellules nerveuses selon les auteurs) est d'une immense complexité (jusqu'à 15 000 informations par neurone) et en tout cas bien supérieur à celui d'un ordinateur.
neuronophagie n.f.
neuronophagia, neuronophagy
Phagocytose et destruction neuronales par des cellules gliales ou des leucocytes.
Processus observé notamment lors de certaines affections virales. Il en est ainsi des encéphalites herpétiques, dont l'histologie associe plages de nécrose, foyers hémorragiques, inflammation périvasculaire, foyers microgliaux et altérations des neurones avec aspects de neuronophagie.
neuropathie optique paranéoplasique l.f.
paraneoplasic optic neuritis
Paralysie oculomotrice bilatérale associée à une baisse d'acuité visuelle avec scotome central et un œdème papillaire, observée en association avec un carcinome bronchique à petites cellules.
neuropathie sensitivomotrice paranéoplasique de Wyburn-Mason l.f.
Wyburn-Mason's paraneoplastic sensitivomotor neuropathy, Wyburn-Mason's syndrome
La plus fréquente des neuropathies paranéoplasiques, réalisant une polynévrite prédominant aux membres inférieurs.
Elle peut être révélatrice du carcinome.
Les carcinomes bronchopulmonaires en sont le plus souvent responsables. Les études histologiques révèlent une très nette prépondérance des carcinomes non à petites cellules. Cependant de nombreux autres carcinomes sont possibles (sein, tube digestif, pancréas, utérus, etc.). Son mécanisme est probablement auto-immun.
R. Wyburn-Mason, neurologue britannique (1948)
neutropénie allo-immune l.f.
alloimmune neutropenia
Neutropénie du nouveau-né : à la suite d'un passage fœto-maternel de globules blancs, la mère s'immunise contre les antigènes d'origine paternelle exprimés par ces cellules.
La neutropénie est alors consécutive à une allo-immunisation, de nature IgG, contre les antigènes spécifiques des neutrophiles (NA1, NA2, NB1, NB2). Des iso-anticorps anti-CD16 ont été décrits. L'immunisation anti-HLA, bien que fréquente, est exceptionnellement la cause de neutropénie néonatale. La neutropénie est mise en évidence dans un contexte infectieux qui va nécessiter un traitement antibiotique. L'évolution est favorable et la guérison est observée en 15 jours à 5 mois.
névrome n.m.
neuroma
Lésion pseudotumorale survenant au niveau de nerfs périphériques et généralement rattachée à une cause traumatique.
Elle est faite de faisceaux désorientés, d'axones et de cellules de Schwann (névrome d'amputation), ou d'une fibrose (névrome de Morton ou névrome plantaire).
niche cellulaire l.f.
niche, stem cell niche
Microenvironnement cellulaire qui protège les cellules souches des influences extérieures et maintient leur état indifférencié.
[A2]
Édit. 2017
nicotinamide n.m.
nicotinamide, niacinamide
Amide de l'acide nicotinique (C5H4N-CONH2), substance présente dans toutes les cellules comme constituant des coenzymes de déshydrogénases (NAD et NADP) et non synthétisable en quantité suffisante par l'Homme pour lequel il constitue une vitamine, la vitamine antipellagreuse ou vitamine PP.
Sa synthèse implique un acide aminé également indispensable, le tryptophane, dont la carence est responsable de la pellagre. Il est apporté par la levure de bière, les germes et enveloppes des céréales et la plupart des organes animaux (foie, rein, cœur, muscles, etc.). C'est une vitamine hydrosoluble faisant partie du groupe B.
nicotinamide-adénine-dinucléotide n.m.
nicotinamide-adenine-dinucleotide
Coenzyme d'oxydo-réduction dérivé de la vitamine PP, constitué par deux nucléotides (phospho-5'-ribosyl-N-nicotinamide et adénosine-5'-monophosphate) unis par une liaison pyrophosphorique, présente dans toutes les cellules et jouant le rôle de transporteur d'hydrogène et d'accepteur d'hydrogène pour de très nombreuses déshydrogénases.
Elle se présente comme une poudre blanche, hygroscopique, soluble dans l'eau, stable en milieu acide, labile en milieu alcalin. Réduite par l'hydrosulfite ou par une réaction catalysée par une déshydrogénase, elle fixe deux atomes d'hydrogène ou, plus exactement, un atome d'hydrogène sur le C-4 (en para- de l'azote pyridinique) et un électron sur l'azote pyridinique : NAD+ + 2H > NADH + H+ (E'o = - 0,32 V).
Découvert en 1906 par Harden et Young dans l'extrait de levure, ce composé fut nommé cozymase, car il est le cofacteur dialysable de la « zymase », ensemble d'enzymes catalysant la fermentation alcoolique ; il fut ensuite nommé coenzyme I, et codéhydrase I (codéshydrogénase I) lorsque fut découvert le deuxième coenzyme nicotinique (le NADP) ; sa structure fut élucidée par Schlenk en 1942, et il reçut le nom de diphosphopyridine-nucléotide (abrégé en DPN). Une décision des commissions internationales de nomenclature lui a depuis donné le nom actuellement utilisé, abrégé en NAD.
A. Harden, Sir, prix Nobel de chimie en 1929 et W. J. Young, biochimistes britanniques (1906) ; A. Schlenk, biochimiste américain (1942)
Syn. codéhydrase I, codéshydrogénase I, coenzyme I, cozymase, diphosphopyridine-nucléotide
Sigle NAD+
→ coenzyme, déshydrogénase, oxydo-réduction
[C1,C3]
Édit. 2018
nicotine n.f.
nicotine
Principal alcaloïde de la feuille de tabac (Nicotina tabacum L. et N. rustica L., Solanaceæ) responsable de l’addiction au tabac.
- En pharmacognosie, c’est un alcaloïde non oxygéné, volatil à l’état de base, à noyau pyridine substitué en 3 par un reste de N-méthylpyrrolidone. Sa teneur est de 2 à 8 p. cent dans la feuille sèche.
- En pharmacologie, agoniste des récepteurs cholinergiques des ganglions du système nerveux végétatif et de la plaque motrice (récepteurs nicotiniques), la nicotine provoque tachycardie, hypertension, polypnée, mydriase, accélération du péristaltisme. A forte dose, elle bloque la transmission ganglionnaire (action ganglioplégique).
- En toxicologie, elle est à l’origine d’intoxications accidentelles du fait de son emploi comme insecticide, en particulier contre les pucerons. Elle est absorbée soit par voie respiratoire, soit par voie transcutanée. Les symptômes de l’intoxication aigüe sont : lésions des muqueuses digestives, nausées, hémorragies, insuffisance respiratoire, collapsus, coma, convulsions et mort. L’intoxication à faible dose provoque : hyperventilation, hyper-sialorrhée, vomissements, diarrhée, tachycardie, hypertension, tremblements des extrémités. Le traitement en urgence fait appel au lavage d’estomac ou au lavage des régions de la peau contaminées avec une solution de permanganate de potassium, assistance ventilatoire, sédation des crises convulsives. La nicotine est très toxique pour de nombreuses cellules. Elle stimule puis déprime le système nerveux central entraînant, entre autres effets : confusion mentale, perte de la mémoire. Présente dans la fumée de tabac, elle est responsable de graves accidents vasculaires (artérite).
- En thérapeutique, depuis quelques années, elle est préconisée pour le sevrage des fumeurs de tabac, sous forme de gomme à mâcher et de timbres adhésifs. Son efficacité, réelle quoique non systématique, justifie l’autorisation de la publicité grand public pour ce produit, pourtant uniquement délivré sur ordonnance médicale.
J. Nicot, ambassadeur de France en Espagne (1530-1600)
Niemann-Pick (maladie de) l.f.
Niemann-Pick disease
Génopathie humaine à transmission autosomique récessive, caractérisée par une accumulation anormale de sphingomyéline dans les tissus, liée à un déficit enzymatique de la sphingomyélinase acide, qui entraîne une dégénérescence nerveuse progressive et la mort en quelques années.
Les caractères cliniques et biologiques constatés chez les malades ont entraîné récemment l'individualisation de plusieurs formes cliniques et métaboliques différentes :
- Dans le type A (OMIM 257200), forme néo-natale, l'activité de la sphingomyélinase peut être totalement déficiente. La maladie débute dès la première année par des troubles digestifs avec hépatosplénomégalie, et parfois ictère, des signes pulmonaires et dysmorphiques. A partir du deuxième semestre apparaît une hypotonie avec une régression psychomotrice, des crises d’épilepsie myoclonique. Une tache rouge cerise est observée au fond d’œil sans anomalie de l’électrorétinogramme, associée parfois à un trouble cornéen et à une coloration brunâtre du cristallin. La mort survient avant l’âge de 3 ans.
- Dans le type B (OMIM 607616), forme plus tardive, l'activité de la sphingomyélinase est diminuée et la maladie se manifeste par une splénomégalie, une atteinte pulmonaire, un retard de croissance, une hyperlipidémie d’apparition tardive. La mort survient vers l’âge de 15 ans.
Le gène codant la sphingomyélinase acide, SMPD1, dont les mutations sont responsables des types A et B, est localisé dans le chromosome 11 (11p15.1-p15.4). Le diagnostic de certitude de ces affections se fait par dosage de la sphingomyélinase dans le sang et par séquençage du gène SMPD1, réalisés en laboratoire spécialisé.
- Les types C1 et C2, dits "Nova Scotia", constituent des maladies tout à fait distinctes, où il n'y a pratiquement pas de déficience en sphingomyélinase et l'accumulation lipidique porte surtout sur le cholestérol, dont l'estérification apparaît déficiente. Le type C1 (OMIM 257201), deuxième maladie hépatique d’origine génétique au Royaume Uni (après le déficit en alpha 1 antitrypsine), est lié à un défaut cellulaire du transport et du métabolisme du cholestérol provenant de la captation par les macrophages de cellules ou de lipoprotéines sanguines altérées dans la circulation. Pendant la période néonatale, apparaît un ictère cholostatique conduisant à la mort avant six mois dans un tiers des cas tandis que les autres développent une cirrhose asymptomatique puis une régression psychomotrice et une atteinte cérébelleuse. Une asynergie oculocéphalique dans le regard vers le haut est un signe d’orientation. Une tache rouge cerise peut s’observer moins fréquemment que dans la forme A. La mort survient entre 2 et 6 ans.
La forme C2 (OMIM 607625) se présente comme la C1 sans signes ophtalmologiques.
Des mutations du gène NPC1, localisé dans le chromosome 18 (18q11-q12), sont responsables de la variété C1 et des mutations du gène NPC2, localisé en 14q24.3 sont responsables de la variété C2.
A. Niemann, pédiatre allemand (1914) ; L. Pick, anatomopathologiste allemand (1926)
→ sphingomyéline, sphingomyélinase,, lipoïdose, neurolipidose, , sphingolipidose, SMPD1, NPC1, NPC2
[C1, Q2, N3, H1, O1, F1, K1, L1, R1]
Édit. 2020
nociception n.f.
nociception
Concept concernant l’ensemble des structures nerveuses et des mécanismes impliqués dans la détection, la transmission et le traitement de la douleur.
L'animal y réagit par diverses réponses réflexes et par des comportements plus ou moins élaborés. Chez l'Homme, les sensations ainsi provoquées sont volontiers assimilées à une douleur aigüe, rendant délicate une différenciation entre ces deux concepts.
Deux ordres de contrôles permettent le traitement, donc d'éventuelles modifications du message nociceptif provenant de la périphérie :
- les contrôles segmentaires, parmi lesquels les effets inhibiteurs importants sur la réponse des neurones spinaux, exercés par la corne postérieure de la moelle épinière, et ceux tenus par les cellules de la substance gélatineuse de Rolando. Selon la théorie du "Gate control", l’équilibre entre ces effets et l'action activatrice de certaines fibres est rompu en faveur des messages excitateurs. Mais des discordances persistent :
- les contrôles d'origine supraspinale, réalisés surtout depuis le tronc cérébral et probablement, mais plus accessoirement, le thalamus. Ces contrôles inhibiteurs diffus induits par les stimulations nociceptives (CIDN), qui ont été assimilés à ceux de la morphine, sont également discutés.
Il apparaît désormais que les systèmes endomorphiniques ou du moins certains d'entre eux, sont activés à la suite d'une stimulation nociceptive. Mais les mécanismes en jeu restent à préciser.
C. Sherrington, Sir, neurologiste britannique, prix Nobel de médecine en 1930 (1906)
Étym. lat. nocere :nuire, capere : prendre
NOD acr. angl. m. pour Nucleotide-binding Oligomerization Domain.
Protéine cellulaire régulatrice membre d’une famille présente dans de nombreux tissus et responsable de la régulation d’effets activateurs ou inactivateurs médiés par des facteurs nucléaires tels que NF-kB.
NOD1 est une grosse protéine de 953 acides aminés, dont le domaine N-terminal induit l’activation de NF-kB.
NOD2 est une protéine plus spécialement présente dans les cellules épithéliales intestinales et dans les monocytes capable de se lier à des peptidoglycanes, oligomannanes contenant de l’acide diaminopimélique, et par conséquent à des parois bactériennes : elle joue ainsi un rôle protecteur de l’intestin contre les infections. On a reconnu des mutations du gène de NOD2 dans la pathogénie de la maladie de Crohn.
Apaf1 est aussi une protéine de cette famille qui joue un rôle dans l’apoptose en induisant l’autoactivation de la procaspase 9.
nodule du chorion cytogène l.m.
chorionic nodule
Tumeur bénigne à cellules endométriales développée dans le chorion de l’endomètre.
nœud lymphatique l.m.
nodus lymphoideus, nodus lymphaticus, lymphonodus (TA)
lymph node
Structure organoïde lymphoïde encapsulée située sur le trajet des vaisseaux lymphatiques centraux (abdominaux, thoraciques) et périphériques (cervicaux, axillaires, inguinaux, cruraux).
Les vaisseaux lymphatiques afférents traversent la capsule du ganglion pour constituer sous celle-ci un sinus lymphatique périphérique plus ou moins riche en macrophages, ou sinus sous-capsulaire ; de là rayonne un réseau lymphatique soutenu par les travées conjonctives émanées de la capsule, constituant les sinus médullaires qui convergent vers le hile ganglionnaire pour former les vaisseaux lymphatiques efférents. La zone dense périphérique sous-capsulaire du ganglion, ou zone corticale, est peuplée de lymphocytes groupés dans la partie externe en follicules à centre clair dits germinatifs, où prolifèrent les lymphocytes B avec présence d’immunoblastes et de proplasmocytes, et à couronne plus sombre où se continue la maturation des cellules plasmocytaires ; la partie profonde du cortex, au contact de la médullaire, ou zone para-corticale, renferme peu ou pas de follicules et est peuplée de lymphocytes T. La médullaire, faite de cordons émanés de la corticale et séparés par les sinus lymphatiques, contient des lymphocytes et des plasmocytes.
Outre leur rôle de filtre à l’égard de substances diverses, (des poussières notamment pour les ganglions thoraciques), et de bactéries, grâce à l’activité des macrophages, les ganglions lymphatiques sont, pour les lymphocytes B, un lieu de multiplication et de production de leurs anticorps, et, pour les lymphocytes T, un lieu de multiplication et de mise en réserve.
Une atteinte ganglionnaire (adénopathie), de nature inflammatoire ou tumorale, se traduit généralement par une intumescence, soit indolore, soit plus ou moins douloureuse. Les ganglions lymphatiques peuvent en effet devenir le siège de proliférations tumorales primitives (lymphomes malins, etc.) ou secondaires (métastases de carcinomes, mélanomes, etc.).
Dans la nouvelle terminologie, utilisée pour le système lymphatique, la dénomination ganglion est remplacée par le mot nœud.
Syn. anc. ganglion lymphatique
non-disjonction chromosomique l.f.
chromosomal non-disjonction, chromosome non-disjunction
Anomalie caractérisée par l'absence de séparation de certaines paires de chromosomes homologues à la méiose, ou des deux chromatides d'un chromosome à la mitose.
Elle aboutit à l'aneuploïdie. Elle est responsable de monosomie et de trisomie dans les cellules filles, Par ex. la trisomie 21.
→ disjonction aneuploïdie, monosomie, trisomie
noradrénaline n.f.
noradrenaline, norépinephrine
Catécholamine naturelle, neurotransmetteur du système nerveux sympathique périphérique (neurones post-ganglionnaires) et de certaines synapses du tronc cérébral.
Biosynthétisée par les cellules noradrénergiques, par hydroxylation de la chaîne latérale de la dopamine, sa structure est celle de l’adrénaline non méthylée. Elle en est un précurseur au sein de la glande médullosurrénale où sa synthèse se fait à partir de phénylalanine.
C’est un vasoconstricteur puissant. L'action physiologique est prépondérante sur les récepteurs alpha 1, elle est plus modérée sur les bêta. Elle s'arrête par recaptage dans les terminaisons nerveuses, par diffusion locale et par transformation métabolique sous l'effet de deux enzymes, catéchol-O-méthyl-transférase et monoamine-oxydase.
Ses récepteurs se situent surtout dans le système limbique et dans les terminaisons post-ganglionnaires : noyaux gris, mésencéphale, hypothalamus, bulbe olfactif notamment. En dehors de sa contribution au contrôle des mouvements et de la posture, elle semble jouer un rôle important dans les processus de vigilance et de sommeil. Un déficit en noradrénaline a été relevé au cours du syndrome de Korsakoff alcoolique.
Dans la réanimation des états de choc avec vasoplégie (choc septique) la noradrénaline est utilisée sous forme de bitartrate (Lévophed®).
La noradrénaline peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique. Ce dosage est utilisé dans le bilan de certaines hypertensions artérielles complexes.
Syn. norépinéphrine, artérénol
NO-synthase n.f.
NO synthase
Système enzymatique catabolisant la biosynthèse du monoxyde d’azote NO à partir de l’azote guanidine terminal de la L-arginine (au cours d’une réaction de dioxygénation qui entraîne la biotransformation de la L-arginine en L-citrulline), du NADPH et de la tétrahydrobioptérine.
Il en existe trois formes distinctes, les deux premières étant calcium dépendantes : la NO synthase I neuronale, flavoprotéine de masse moléculaire 160 kDa; la NO-synthase III endothéliale, de structure proche de la NO-synthase I, de masse 135 kDa, mais possédant un site myristoylé lui permettant d’être attachée à la membrane ; la NO-synthase II de masse 130 kDa, qui est inductible.Dans la vasoplégie du choc septique, la NO- synthase est inhibée.
| Type de NO-synthase | mode d'expression | mode d'action |
| NOS neuronale(NOS - I)calcium dépendante | neuronescentraux et périphériques(nerfs nitergiques) | neurotransmissionrelaxation (fibres musculaires)régulation centrale de la pression artérielle |
| NOS endothélialeNOS - IIIcalcium dépendante | cellules endothélialesplaquettesactivées par stimulus cyclique(acétylcholine, bradykinine)flux pulsatilestress et cisaillement | activation de guanylate-cyclaseélévation du GMP cycliquerégulation du tonus musculaire de la pression artérielle et des flux régionauxdiminution adhésion leucocyteset plaquettes à paroi |
| NOS inductibleNOS IIcalcium indépendante | induction dans les endothéliums et les fibres musculaires lisses sous l'effet d'endotoxines et de cytokines(TNFά IL I interféron γ) | synthèse de novo de protéinesrôle dans l'inflammation et dansle choc |
Sigle : NOS
noyau dentelé l.m.
nucleus dentatus
Masse de substance grise intracérébelleuse, ainsi appelée du fait de son aspect évocateur, constituant le plus important des noyaux centraux du cervelet, et qui est en relation avec le cortex récent du néocérebellum.
Provenant de la partie latérale de l'hémisphère cérébelleux dont les cellules de Purkinje se projettent sur le noyau dentelé, les efférences de celui-ci sont de deux types :
- descendantes, dont la projection principale se fait sur un circuit dentato-rubro-olivocérébelleux ;
- ascendantes, les unes empruntant le pédoncule cérébelleux supérieur pour croiser la ligne médiane et se terminer sur la paroi ventrolatérale du thalamus, relais des projections cérébelleuses vers le cortex cérébral moteur et prémoteur controlatéral, et les autres, plus diffuses, se faisant par l'intermédiaire des noyaux médians du thalamus sur le cortex contro- et ipsilatéral.
Ainsi, une lésion des efférences du noyau dentelé vers le thalamus, en aval de la décussation de Wernekink, provoque un syndrome cérébelleux cinétique controlatéral. Le syndrome cérébelleux est également croisé si la lésion siège plus en aval, sur la voie efférente, dentatothalamocorticale, au niveau du relais thalamique (noyau ventrolatéral) ou des projections thalamocorticales.
noyau dorsal moteur du pneumogastrique l.m.
dorsal motor nucleus of pneumogastric nerve
Colonne de cellules étendues un peu en dehors du noyau du nerf grand hypoglosse (XIe paire crânienne), sous le plancher du IVe ventricule, qui ne contient qu'un petit nombre de fibres non myélinisées et se trouve à l'origine de fibres efférentes viscérales.
Chez l'animal, avec son symétrique, il représente le centre vagal sécrétomoteur médullaire, dont la destruction provoque une considérable réduction de la sécrétion gastrique d'origine insulinique.
Syn. noyau cardio-pneumo-entérique.
noyau supra-chiasmatique l.m.
supra chiasmatic nucleus
Partie de l'hypothalamus constituée d'un groupe cellulaire situé sur la ligne médiane au-dessus du chiasma optique.
Les efférents quittent l'hypothalamus pour aller vers les différentes formations avoisinantes et jusqu'à la moelle épinière.
La voie la plus importante est le tractus mamillothalamique. Fonctionnant comme une horloge biologique primaire dans le cycle veille-sommeil, il reçoit une information sur les variations lumineuses nycthémérales par l'intermédiaire de connexions directes avec la rétine.
De plus, sa densité particulière en synapses dendrodendritiques relie étroitement les cellules entre elles, constituant un support morphologique possible du synchronisme de leur activité. Son rôle essentiel est d'assurer le rythme de sécrétion de la mélatonine par la glande pinéale.
Sigle : NSC
nucléine n.f.
nuclein
Fraction nucléoprotéinique qui avait été obtenue (Friedrich Miescher isole l’ADN pour la première fois en 1869) à partir de noyaux de cellules de pus ou de spermatozoïdes après dégradation d'autres constituants par la pepsine.
Elle contient des acides nucléiques et des protéines basiques.
F. Miescher, biochimiste suisse (1844-1895)
nucléoside n.m.
nucleoside
Oside constitué d'un pentose et d'une base purique ou pyrimidique.
Les principaux nucléosides naturels contiennent du ribose (ribonucléosides) ou du désoxyribose (désoxyribonucléosides). Plus rarement, on rencontre des nucléosides à arabinose (arabino- ou spongonucléosides).
Le pentose est uni à la base par une liaison N-osidique, soit sur l'azote 3 du cycle pyrimidique, dans le cas de l'uridine, la cytidine, la thymidine, la dihydro-uridine, l'orotidine, soit sur l'azote 9 du cycle purique, dans le cas de l'adénosine, la guanosine, l'inosine, la xanthosine, la N6-méthyl-adénosine, la N6-diméthyl-adénosine, la méthyl-2-adénosine). La pseudo-uridine est le seul nucléoside connu des acides nucléiques dont le pentose est attaché à un carbone (C-5) du cycle pyrimidique. Les nucléosides sont présents dans les cellules en très faible quantité à l'état libre. Ce sont des produits de dégradation partielle des nucléotides.
nucléoside-diphosphate n.m.
nucleoside-diphosphate
Ester diphosphorique d'un nucléoside.
Les principaux nucléoside-diphosphates isolés des cellules vivantes sont l'adénosine-diphos
nucléoside-triphosphate n.m.
nucleoside-triphosphate
Ester triphosphorique d'un nucléoside.
Les nucléoside-triphosphates les plus importants dans les cellules vivantes sont l'adénosine-triphosphate (ATP), le guanosine-triphosphate (GTP), le cytidine-triphosphate (CTP), l'uridine-triphosphate (UTP), les dérivés similaires à désoxyribose (dATP, dGTP, dCTP) et le thymidine-triphosphate.
Leur rôle biologique est considérable, d'une part comme précurseurs des acides nucléiques, d'autre part comme composés métaboliques riches en énergie, donneurs d'acide phosphorique ou pyrophosphorique, ou donneurs de nucléotides, voire de nucléosides.