mélatonine n.f.
melatonin
Hormone dérivée de la sérotonine, de formule N-acétyl-méthoxy-5-tryptamine, sécrétée par la glande pinéale pendant la nuit ou les périodes d’obscurité.
Elle est considérée comme l'aiguille de l'horloge interne (noyaux suprachiasmatiques).
Son pic de sécrétion, nocturne, situé entre minuit et 4 heures du matin, est inhibé par l'exposition à la lumière. Elle apporte à l'organisme l'information temporelle du jour et de la nuit.
Elle est très rapidement captée et métabolisée par le foie qui l’excrète sous forme conjuguée dans les urines. Son rythme de sécrétion nocturne est assuré par l’horloge circadienne localisée dans les noyaux hypothalamiques suprachiasmatiques régissant le cycle veille-sommeil. Sa sécrétion est réglée par l’intensité de l’éclairage ambiant et les changements dans la durée de sa sécrétion permettent à l’organisme de mesurer la photopériode et donc de s’adapter par anticipation aux changements saisonniers du climat.
Les sites et mécanismes d’action de cette hormone restent à préciser. Elle possède de nombreuses propriétés pharmacologiques : antiradicalaire, antioxydant, agent de resynchronisation de l'horloge interne, augmentation des défenses immunitaires…En effet l’ensemble des fonctions de l’organisme est soumis à l’horloge circadienne.
La mélatonine freine la sécrétion de l’hormone lutéinique L. H (luteinizing hormone), elle s’oppose à l’action des hormones corticotropes et mélanotropes, elle contrôle directement la mélanogénèse en inhibant divers facteurs qui déclenchent la sécrétion d’hormones hypophysaires et en agissant comme antagoniste de la MSH (Melanocyte Stimulating Hormone) au niveau des mélanocytes. Divers troubles, en particulier chez les personnes âgées qui sécrètent moins de mélatonine, proviennent d’un dérèglement de cette organisation temporelle. Elle peut être utilisée pour améliorer le rythme circadien des voyageurs qui franchissent rapidement plusieurs fuseaux horaires.
Étym. gr. melas : noir ; tonos : tension