Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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accélérine n.f.

accelerin

Protéine du plasma intervenant dans la coagulation du sang pour stimuler l'action du facteur Stuart en présence de calcium et pour entraîner la protéolyse de la prothrombine.

Étym. lat. acceleratio : action de se hâter, de faire vite

Syn. facteur V.

proaccélérine

[C1,F4]

Édit. 2016

accepteur d'hydrogène l.m.

hydrogen acceptor

Facteur d’une réaction chimique capable de se combiner avec un ou plusieurs atomes d’hydrogène au cours de cette réaction, par ex. nicotinamide-adénine-dinucléotide (NAD).

nicotinamide-adénine-dinucléotide, NAD

[C1]

Édit. 2016

accepteur d'oxygène l.m.

oxygen acceptor

Facteur d’une réaction chimique capable de se combiner avec un ou plusieurs atomes d’oxygène au cours de cette réaction, par ex. substrats des hydroxylases.

hydroxylase

[C1]

Édit. 2016

accident de la route l.m.

traffic accident

Traumatismes liés à la circulation routière.
Ils entraînent surtout des blessures, des tachytraumatismes, des écrasements et, moins fréquemment, des brûlures. Ils sont en général dus aux effets de décélération lors du choc, les dommages sont d'autant plus grands que la vitesse du véhicule était plus grande avant l'accident.
La prévention primaire passe par la normalisation des véhicules, l'amélioration du réseau routier, la réglementation de la circulation, le contrôle policier (vitesse, etc.), la formation des conducteurs et la surveillance de leur hygiène (contrôle de l'alcoolémie, etc.). Le «facteur humain» est très important : les erreurs de conduite ont une grande part dans la survenue des accidents, c'est pourquoi la prévention passe par une bonne formation des conducteurs, leur surveillance et une stricte observance de l'hygiène (consommation alimentaire, boisson, respect d'un repos nécessaire, etc). Notamment les substances psychotropes (alcool, drogues, médicaments tels les benzodiazépines, etc.) sont souvent impliqués, aussi leur détection est faite par la police lors de contrôles pour excès de vitesse (éthylotest) ou par la justice (recherche des toxiques lors des autopsies). Les recherches de substances psychotropes devraient être systématiques à l'autopsie et surtout lors de l'admission des blessés à l'hôpital, malheureusement elles sont rarement effectuées.
Ces recherches devraient être systématiques à l'autopsie et surtout lors de l'admission des blessés à l'hôpital, malheureusement elles sont rarement effectuées. L’usage du téléphone au volant responsable d’un accident corporel sur 10 est interdit qu’il soit tenu à la main ou porté à l’oreille.
La prévention secondaire consiste en l'aménagement du véhicule, l'usage de la ceinture de sécurité et l'air-bag.
La prévention tertiaire passe par l'organisation des secours avec une médicalisation précoce et une meilleure organisation des services d'accueil hospitaliers.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accélération, accident, éthylotest, syndrome d'écrasement, blessé, SAMU, tachytraumatisme, urgence

[G2]

Édit. 2016

accommodation (réserve d') l.f.

reserve of accommodation

Part accommodative non révélée lors d’une réfraction sous cycloplégique.
Elle impose la nécessité de réaliser des réfractions itératives chez le jeune enfant afin de connaître la valeur totale de l’hypermétropie. En effet, avant de poser une indication opératoire de strabisme, il importe d’éliminer tout facteur accommodatif qui pourrait interférer dans sa génèse, d’où la nécessité de rechercher la réserve accommodative.

Étym. lat. accommodatio : accommodement (accommodo : adapter ; accommodari : s'adapter).

cycloplégique

[P2]

Édit. 2016

achondroplasie n.f.

achondroplasia

Chondrodysplasie héréditaire à transmission dominante autosomique caractérisée par un nanisme dysharmonieux avec membres courts par arrêt de développement des os dans leur longueur et une atteinte craniofaciale.
L’anomalie est liée à un défaut de conversion du cartilage en os, affectant particulièrement les os longs, prédominant sur les segments proximaux ; les métaphyses sont larges, les diaphyses épaisses. La tête est large avec des bosses frontales saillantes, une ensellure nasale et un prognathisme relatif ; le raccourcissement de la base du crâne donne un aspect brachycéphale. La longueur du tronc contraste avec la brièveté des membres, le rachis est en cyphose, les vertèbres sont étroites, leurs pédicules courts et rapprochés. Le strabisme, l’atrophie optique et l’atteinte des nerfs crâniens sont liés à la dysmorphie craniofaciale. L’intelligence est normale. L’incidence est de 1/ 15000.
L’affection est due à la mutation du codon 380 du gène FGFR3 du récepteur du facteur de croissance des fibroblastes, locus en 4p16.3. 90% des cas sont dus à une mutation récente. L’homozygotie est létale (MIM 100800, pénétrance complète). Une mutation du gène FGFR3 est également trouvée dans le nanisme thanatophore et dans l’hypochondroplasie, affections correspondant sans doute à une forme létale et à une forme modérée de l’achondroplasie (Maroteaux).

J. Parrot, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1878) ; P. Maroteaux, pédiatre et généticien français (1966)

Étym. gr. a : privatif ; chondros : cartilage ; plassein : former

Syn. nanisme achondroplasique

Parrot (maladie de), nanisme thanatophore, hypochondroplasie

[I2, Q2]

Édit. 2020

acide indole-acétique l.m.

indoleacetic acid

Acide présent en faible quantité dans les urines, provenant du métabolisme du tryptophane.
Il est présent chez les végétaux où il est un facteur de croissance : c'est la principale auxine, substance régulatrice de la croissance et inhibitrice de certains tropismes.

[C1]

Édit. 2017

acide p-aminobenzoïque l.m.

p-aminobenzoic acid
Acide aminé aromatique, précurseur métabolique de l'acide folique chez les bactéries, pour lesquelles il est considéré comme un facteur de croissance, appelé parfois vitamine Bx.
Il ne peut pas être utilisé par les animaux et n'est donc pas un aliment indispensable. Il est apporté par les aliments végétaux et est normalement éliminé dans les urines après avoir été combiné à la glycine sous forme d'acide p-aminohippurique. Les sulfamides sont des analogues structuraux qui agissent comme antibiotiques par leur effet antivitamine B chez les microorganismes. L'acide p-aminobenzoïque est employé comme protecteur de la peau contre les rayonnements actiniques et certaines affections cutanées.

Syn. paraaminobenzoïque

[C1,D1,G3,J1]

Édit. 2017

acide pantothénique l.m.

pantothenic acid

L'acide pantothénique dont on utilise le sel calcique est un facteur de croissance.
Il participe à la constitution du coenzyme A.
Présent dans le foie, les reins et de nombreux aliments. Une déficience en vitamine B5 provoque une  fatigue et un état nauséeux.

On l'a préconisé dans l'insuffisance hépatique et dans les affections du cuir chevelu ; administration par voie orale.
 

Syn. facteur antidermatitique des gallinacés (désuet), vitamine B5

[C1, G5, J1, L1]

Édit. 2020

acide ptéroyltriglutamique l.m.

pteroyltriglutamic acid

Composé formé par la combinaison de l'acide ptéroylglutamique avec deux autres molécules d'acide glutamique unies par leur fonction amine à la fonction gamma-carboxylique de l'acide glutamique précédent.
C'est un dérivé appartenant au groupe vitaminique de l'acide folique ; il est transformé en acide folique dans les tissus animaux. Il est connu comme un facteur de croissance pour Streptococcus lactis R et pour Lactobacillus casei.

Syn. ptéroptérine (désuet)

[C1]

Édit. 2017

acide rétinoïque l.m.

retinoic acid

Acide dérivant du rétinol par oxydation de la fonction alcool en fonction acide.
C'est le métabolite principal du rétinol et il fut l'un des premiers rétinoïdes synthétisés.
L'acide rétinoïque joue un rôle semblable à un facteur de croissance et de différenciation cellulaire en se fixant sur des récepteurs intracellulaires et contrôlant la transcription de certains gènes, par ex. celui de la collagénase dans les fibroblastes. Il assurerait la régulation de l’expression des gènes HOX (HOXA, HOXB, HOXC, HOXD), gènes homéotiques qui commandent les facteurs positionnels dans l’axe craniocaudal du cerveau postérieur. Il existe sous deux formes isomères : l'acide rétinoïque tout-trans (tout entgegen) et la forme 9-cis. Les récepteurs de l'acide rétinoïque tout-trans (RAR) et du 9-cis-rétinoïque (9-zusammen, RXR) sont normalement localisés dans le noyau. Les leucémies aigües à promyélocytes sont caractérisées par une translocation chromosomique touchant le gène RAR sur le chromosome 17, et l'acide rétinoïque tout-trans peut induire une rémission de la maladie. L'acide rétinoïque tout-trans est aussi appelé trétinoïne. On a également préparé un isomère 13-cis appelé isotrétinoïne. Il est utilisé dans le traitement de certaines leucémies, en particulier la leucémie à promyélocytes M3.
Utilisé en applications locales, il a un effet kératolytique, antinéoplasique et immunitaire. Ses principales indications sont l'acné juvénile surtout rétentionnelle, le vieillissement cutané photo-induit, les troubles de la pigmentation et les troubles de la kératinisation. Ses effets secondaires sont dominés par les phénomènes irritatifs locaux. Il se présente sous forme de gel, de crème, de tampons et de solution.

Syn. trétinoïne, “vitamine A acide”

isotrétinoïne, leucémie aigüe promyélocytaire , rétinoïde, trétinoïne, vitamine A

[A4,C1,C3,O6]

Édit. 2017

acné de l'enfant l.f.

prepubertal acne

Variété d'acné juvénile polymorphe.
Sa survenue avant l'âge habituel doit faire rechercher plusieurs causes : un facteur favorisant, tel que médicament acnéigène, topique comédogène ; une puberté précoce centrale (avant 8 ans chez la fille, avant 9 ans chez le garçon) ou une puberté avancée (entre 8 et 10 ans chez la fille, entre 9 et 11 ans chez le garçon) ; une hyperplasie congénitale des surrénales, des tumeurs corticosurrénaliennes, testiculaires ou ovariennes.

Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)

[J1,O1,O4]

Édit. 2017

activité intrinsèque l.f.

intrinsic activity

Pour un médicament, facteur de proportionnalité entre l'amplitude de l'effet pharmacologique et la concentration des récepteurs activés.
Par définition, alpha = 1 pour les agonistes capables de fournir la réponse maximale.

Étym. lat. activitas : activité (déverbal d'ago : pousser devant soi, agir)

[G3,G5]

Édit. 2017

adaptation (troubles psychiques de l') l.m.p.

adjustment disorders

Ensemble des plaintes somatiques, détresse et perturbations émotionnelles, altérations de l'activité sociale ou occupationnelle, liées à un changement existentiel marquant ou à des circonstances éprouvantes (conflit professionnel ou conjugal, deuil, séparation, immigration, guerre, etc.).
Selon la CIM 10, la prédisposition et la vulnérabilité individuelles jouent ici un rôle plus important que lors d'une réaction aigüe ou dans l'état de stress post-traumatique. Mais ces troubles ne surviendraient pas en l'absence du facteur de stress en cause.
Des phénomènes régressifs (énurésie, "parler-bébé", succion du pouce) sont fréquents chez l'enfant, et des conduites agressives ou dyssociales chez l'adolescent.
Habituellement extériorisés dans le mois (CIM 10) ou les trois mois (DSM-IV) qui suivent l'évènement, ces états ne persistent guère au-delà de six mois.

Étym. lat. adaptare : ajuster

[H4]

Édit. 2017

adénine n.f.

adenine

Base azotée, 6-amino-purine, constitutive des acides nucléiques et de certains coenzymes : ATP, NAD, NADP, FAD, CoA, cobalamine.
Sa biosynthèse s'effectue à partir des éléments de la glycine (C4, C5, N7), de radicaux formyles transférés par l'acide tétrahydrofolique (C2, C8) et de dioxyde de carbone (C6) ; les azotes 3 et 9 proviennent de l'ammoniac de la glutamine, tandis que l'azote 1 et l'azote porté par le C6 proviennent de l'acide aspartique. Sa désamination par une adénine-désaminase conduit à l'hypoxanthine, son catabolisme aboutit chez l'Homme à l'acide urique. L'adénine est un facteur de croissance pour certaines espèces. Elle est utilisée pour ses propriétés leucopoïétiques et anti-agranulocytaires. Elle a été découverte en 1885 parmi les produits d'hydrolyse des nucléoprotéines du pancréas.

Étym. gr. adên : glande

[C1, C2, C3]

Édit. 2020

adhésion plaquettaire l.f.

platelet adhesion

Premier temps de l'hémostase après lésion de l'endothélium vasculaire, les plaquettes s'étalent puis se collent aux fibres de collagène et aux micro-fibrilles sous-endothéliales.
Lorsque les forces de cisaillement sont élevées, l'adhésion plaquettaire se fait par l'intermédiaire du facteur von Willebrand dont le récepteur principal à la surface des plaquettes est le complexe glycoprotéine Ib (GPIb IX).

[F4]

Édit. 2017

ADP-ribosylation n.f.

ADP ribosylation

Fixation sur une protéine d'un groupe ADP-ribosyle.
Le transfert, catalysé par une ADP-ribosyl-transférase, a pour donneur le NAD et pour accepteur un reste d'amino-acide de la protéine.
Cette réaction a été découverte dans les noyaux cellulaires et dans l'activité des toxines de certaines bactéries (toxine du choléra, de la diphtérie ou de colibacilles). L'amino-acide accepteur est souvent l'arginine, ou bien aussi l'acide glutamique dans les histones ; il peut encore être le diphtamide dans le facteur d'élongation EF-2 des ribosomes. Un analogue du NAD, le désoxy-NAD, inhibe cette réaction et freine le développement cellulaire des tumeurs. Les histones subissent une poly-ADP-ribosylation, où les radicaux ADP-ribosyle sont liés les uns aux autres par une liaison ribosyle sur le C2 du ribose de l'ADP précédent. La poly-ADP-ribosylation concerne essentiellement les histones H1 et H2B dans la chromatine des noyaux cellulaires ; le poly-ADP-ribose se fixe sur les gamma-carboxyles de restes glutamiques.

[C1,C3]

Édit. 2017

adrénomédulline n.f.

adrenomedullin

Polypeptide de 52 acides aminés à action vasodilatatrice majeure, secrété principalement par les cellules endothéliales vasculaires, mais aussi par les ventricules cardiaques, les reins et les poumons, sous forme d’un précurseur de 185 acides aminés, la pro-adrénomédulline.
L’adrénomédulline plasmatique augmente dans les situations de stress, en particulier en cas d’atteinte cardiovasculaire, mais aussi dans les pneumopathies et les atteintes rénales sévères. Son dosage plasmatique, ou celui de  la partie centrale de son précurseur, la MR-pro-adrénomédulline (« Mid Regional-pro-adrenomedullin ») , plus stable, a été proposé comme marqueur de gravité de l’atteinte tissulaire. Une concentration élevée d’adrénomédulline ou de la pro-adrénomédulline dans le plasma est un facteur de mauvais pronostic.

[C1,C3]

Édit. 2017

adressage n.m.

addressing

Transport intracellulaire de protéines de leur site de synthèse à leur site de destination.
Par ex. les protéines synthétisées dans le réticulum endoplasmique, destinées à être exportées au niveau des membranes plasmiques sont d'abord acheminées dans l'appareil de Golgi grâce à une séquence peptidique spécifique, la séquence signal.
Les récepteurs de molécules à internaliser sont aussi porteurs de séquences spécifiques permettant leur cheminement intracellulaire vers les lysosomes : le motif tyrosine et le motif dileucine sont communs à plusieurs types de récepteurs. Un facteur cytosolique a été reconnu essentiel à la fusion entre les membranes intercellulaires, le NSF (N-ethylmaleimide sensitive fusion factor) qui interagit avec des protéines solubles, les SNAPs (soluble NSF attachment proteins). Des protéines synaptiques, comme la synaptobrévine, la syntaxine, la SNAP-25 et la Munc-18, ont été décrites comme participant à l'ancrage et à la fusion des membranes au niveau des synapses.

[C2,C3]

Édit. 2017

agénésie sacrée l.f.

sacral agenesia

Syndrome de régression caudale de l'embryon, souvent associée à un diabète maternel associant une absence totale ou partielle du sacrum à des anomalies du rachis lombaire sus-jacent, à des paralysies des membres inférieurs et à des troubles fonctionnels et des malformations urogénitales et anorectales.
Trois groupes principaux ont été décrits (G. Bollini 1989) :
- Le groupe 1 correspond à une agénésie totale du sacrum et du coccyx associée à une hypoplasie plus ou moins étendue du rachis lombaire. Les deux ailes iliaques sont soudées sur la ligne médiane ou séparées par une amphi-arthrose. Le bassin est étroit, le détroit supérieur rétréci. Les anomalies sous-jacentes sont toujours graves : paraplégie (avec conservation de la sensibilité profonde), troubles sphinctériens, déformations des membres inférieurs enraidis en mauvaise position ; l’hypermobilité de la région lombopelvienne permet la position assise malgré l’enraidissement des hanches et doit être conservée.
- Le groupe 2 correspond à une dysgénésie sacro-iliaque unilatérale par absence d’une moitié du sacrum ; elle entraîne une subluxation avec instabilité sacro-iliaque unilatérale, une asymétrie du bassin et une scoliose lombaire sus-jacente avec déport du tronc du côté de la malformation.
- Le groupe 3 correspond à une agénésie transversale du sacrum sous S2. Les articulations sacro-iliaques sont stables ; des déformations des membres inférieurs peuvent se voir : pieds bots, pieds creux avec griffe des orteils. Cette forme peut s’associer à un dysraphisme spinal fermé, à des troubles fonctionnels et malformations anales et urogénitales.
Ces trois formes paraissent sporadiques ; un diabète maternel a été noté dans 16 à 20 p. cent des cas.
Le syndrome de Currarino associe une agénésie sacrée transversale avec conservation de S1 à des malformations anorectales, une tumeur présacrée (myélocèle ou tératome), une dysraphie spinale avec des malformations médullaire et méningée. L’hérédité autosomique dominante est liée au gène HLXB3, locus 7q36, codant pour un facteur de transcription, la protéine HB9.

G. Currarino, radiologue pédiatrique américain (1981) ; G. Bollini, chirurgien orthopédiste français (1989)

Currarino (syndrome de), Currarino (triade de) régression caudale (syndrome de)

[I1,Q2]

Édit. 2017

agent n.m.

agent

Facteur dont la présence ou l’absence constitue un élément dans la survenue d’une maladie.
Par exemple le virus de l’immunodéficience humaine  est l’agent du sida.

Étym. lat. agens, de agere : agir

[D1]

Édit. 2020

agressivité et criminologie l.f.

aggressivity and criminology

Pour le criminologue, facteur important d'explication des transgressions sociales, l'agressivité pouvant être dirigée contre soi-même (suicide, toxicomanie avec éventuellement des conséquences sur autrui), ou contre les autres.
Nombre de maladies mentales ont pour corollaire de diminuer le contrôle de l'agressivité ou d'en favoriser l'expression : divers états psychotiques, déséquilibre psychique au sens classique, mais également dépression et anxiété.
À la suite des travaux de K. Lorenz, les études criminologiques ont mis l'accent sur son aspect physiologique, mais elles en font un phénomène biopsychosocial sur lequel influent des facteurs internes allant de la faim à la passion, et externes tels que l'alcool, la dynamique de groupe et les conditions sociales.

K. Lorenz, médecin autrichien, prix Nobel de médecine en 1973 (1903-1989)

dangerosité en psychiatrie

[E3,H3,H4]

Édit. 2017

Albee (greffe d')

Albee’s procedure

Technique d’arthrodèse vertébrale postérieure par encastrement d’un greffon dans les apophyses épineuses dédoublées.
La technique originale, facteur d’un nombre important de défauts de consolidation n’est plus employée.

F.H. Albee chirurgien orthopédiste américain (1911)

arthrodèse vertébrale postérieure

[I2]

Édit. 2017

alcool éthylique l.m.

ethanol

Alcool primaire C2H5OH, éthanol, se présentant sous forme d’un liquide incolore, volatil, bouillant à 78°C, miscible à l’eau, très inflammable, d'odeur piquante et aromatique, de saveur âcre et chaude.
L'éthanol est un constituant universel résultant de la fermentation alcoolique provoquée en particulier par Saccharomyces cerevisiae, la Levure de bière : tout produit naturel contenant des sucres fermentescibles est amené à subir cette fermentation productrice d’alcool qui contribue à stabiliser ce produit (fabrication du vin, de la bière, du cidre, du lait, etc.). La fabrication des boissons alcooliques et de l’alcool pur est de grande importance industrielle. L’alcool peut en outre être produit en vue de la fabrication de biocarburants. Il peut être synthétisé industriellement.
Sous l’angle alimentaire et toxicologique, l’alcool doit être traité avec attention et des attitudes contradictoires sont exprimées par divers spécialistes. D’une part l’usage régulier de boissons alcoolisées est attesté depuis la plus haute antiquité dans la plupart des civilisations, d’autre part l’alcool fut introduit dans la panoplie des remèdes, en particulier sous des formes pharmaceutiques diverses (vins, élixirs...), le pouvoir dissolvant de l’alcool permettant la mise en solution de divers constituants naturels (fabrication d’extraits et teintures). Pendant longtemps, avant l’invention des anesthésiques, l’alcool fut largement utilisé pour réduire la sensation de la douleur et aussi les réactions de défense de sujets soumis à des situations conflictuelles (soumission chimique).
L’alcool est employé comme antiseptique à la dilution de 70%.
L'alcool est absorbé très rapidement par voie digestive avec les boissons ou par voie pulmonaire sous forme de vapeur. Par voie digestive, son absorption est complète en 30 à 45 minutes dans l’estomac (20%), puis dans le grêle proximal de manière passive. La vitesse d’absorption est très variable selon l’état de la vacuité gastrique qui l’accélère, selon la concentration de l’alcool et la nature des aliments qui l'accompagnent et selon les susceptibilités individuelles. Elle est retardée par la consommation de graisses en abondance et aussi par la prise de certains médicaments (amphétamines et anticholinergiques).
L’alcool diffuse en quelques dizaines de minutes dans tout l'organisme ; sa répartition est comparable à celle de l'eau. L'alcoolémie est maximale en une demi-heure environ après l'absorption orale, elle est alors approximativement égale au rapport poids d'alcool ingéré/poids corporel.
L'alcool s'élimine sans changement par tous les émonctoires, notamment par voie pulmonaire. Son métabolisme dominant est hépatique, lié entre autre à des cytochromes P 45O inductibles de classe II. L'alcool-déshydrogénase, enzyme du métabolisme, transforme l'éthanol en éthanal (acétaldéhyde) à une vitesse pratiquement constante de 0,15 g/L de sang par heure. Le terme ultime est l'acide acétique, point de départ pour une transformation en lipides. Sa dégradation complète en dioxyde de carbone et eau libère 30 kJ/g (soit 7 kcal).
Selon le degré de vulnérabilité individuelle et l’importance de la consommation, l’alcool intervient plus ou moins dans les métabolismes et exerce un rôle pathogène sur différents organes, en particulier le foie et le système nerveux. D'autres systèmes d'oxydation peuvent aussi concourir à cette oxydation de l'alcool (MEOS) et certains d’entre eux produisent des formes actives de l'oxygène capables d'altérer les structures membranaires des mitochondries hépatiques pouvant entraîner une cirrhose. La conséquence la plus immédiate du catabolisme de l'éthanol dans le foie est une stéatose. Dans le système nerveux central, l'alcool interfère avec le métabolisme des catécholamines, conduisant à des composés apparentés aux alcaloïdes hallucinogènes ou opioïdes. L'ivresse est produite par ingestion immodérée de boissons alcooliques. Psychotrope facteur de communication par levée des inhibitions, pour certains sujets, il peut devenir toxicomanogène. Une pratique de haute gravité qui se généralise actuellement chez les jeunes est la consommation en quantité de boissons riches en alcool en vue de provoquer rapidement une ivresse avancée (binge trinking traduit par « cuite express ». L’alcool apparaît alors comme une « drogue licite » puisque sa consommation n’est pratiquement pas entravée.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; éthyle : formé sur éther avec le suffixe yle : par analogie avec méthyle

alcoolisme aigu, alcool méthylique, ébriété, éthylotest, ivresse alcoolique, MEOS, stéatose, opioïde

[C1,G3,G4,L1]

Édit. 2017 

allergie nasale l.f.

nasal allergy

Allergie qui participe à tous les caractères généraux de l'allergie respiratoire, c'est-à-dire unité de lieu, de temps très souvent observée dans ces phénomènes explosifs : prurit nasal, éternuements.
Les phénomènes oculaires accompagnent fréquemment le phénomène nasal, particulièrement au cours des pollinoses. L'atteinte nasale est souvent rhino-sinusienne, ce qui est un facteur de durée plus grande de l'infection. Toute rhinite allergique qui dure doit entraîner une exploration endoscopique, radiographique et scanographique des sinus.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3 ,P1,P2]

Édit. 2017 

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