frisson n.m.
chill
Sensation de froid avec tremblements involontaires par augmentation du tonus musculaire et contractions réflexes de nombreux muscles (claquement de dents, etc.), vasoconstriction cutanée et horripilation («chair de poule»), survenant par accès irréguliers soit lors de la lutte contre le froid qui entraîne un notable dégagement de chaleur (frisson thermique), soit comme signe d'un accès de fièvre (frisson infectieux).
Les frissons surviennent lorsque le centre thermorégulateur, situé dans la partie postérieure de l'hypothalamus, est stimulé, soit par les impulsions des nerfs sensitifs (frisson thermique) transmettant les stimulations des récepteurs de la peau, des muqueuses et vraisemblablement du cerveau, soit par l'action de certaines toxines dites pyrogènes (frisson fébrile ou toxique) qui modifient le réglage du « thermostat » de l'hypothalamus. Contrôlé par un centre hypothalamique inhibiteur situé un peu plus en avant, le centre thermorégulateur, lorsqu'il est excité, met en jeu une vasodilatation et stimule les glandes sudoripares : la crise de sudation de la fièvre survient après la phase de frisson.Dans les infections, les substances pyrogènes peuvent provenir de toxines microbiennes et les leucocytes pourraient peut-être en sécréter. Les liquides de perfusion peuvent accidentellement contenir des substances pyrogènes provenant de débris des microbes tués lors de la stérilisation.
Étym. lat. frictio : tremblement
→ fièvre, pyrogènes (substances)
[C2, D1]
Édit. 2019
pyrogène n.m.
pyrogen
Substance endogène ou exogène induisant la fièvre.
Les principaux pyrogènes endogènes sont des prostaglandines et des cytokines de l’inflammation tels que l’interleukine-1 et le TNFa.
Les pyrogènes exogènes peuvent être les différentes molécules de microorganismes telles que les endotoxines (lipopolysaccharides de bactéries gram négatif) ou les protéoglycanes de bactéries gram positif.
On recherche l’activité pyrogène d’une solution injectable par mesure de la température après injection intraveineuse chez le Lapin ou bien par le test du Limulus (agrégation de l’hémolymphe d’un crabe microscopique).
En réanimation, une souillure des solutions injectables provoque une réaction fébrile d'autant plus intense que la quantité injectée est plus grande. Ce risque affecte donc surtout les perfusions. Ces souillures résultent de résidus protéiques venant des cellules microbiennes tuées lors de la stérilisation du solvant ou des ampoules et des flacons ou encore des tubulures mal nettoyées au préalable. Les produits distribués par les pharmaciens doivent avoir subi un contrôle pour garantir qu'ils sont exempts de pyrogènes.
Étym. gr. pur : feu (purektikos : fiévreux) ; gène : "qui cause" (contresens usuel)
toxicogénomique n.f.
Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (règlement n°1907/2006) entré en vigueur le 1er juin 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen. D’ici 2018, plus de 30 000 substances chimiques seront connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe disposera ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques. Il a pour buts de protéger la santé humaine et l’environnement face aux risques potentiels des substances chimiques, d’Instaurer une information complète et transparente sur la nature et les risques des substances, du fournisseur au client final, de sécuriser la manipulation des substances chimiques par les salariés dans l’entreprise en imposant le respect de normes de sécurité et de renforcer la compétitivité de l’industrie, en particulier l’industrie chimique européenne, secteur clé de l’économie en Europe.
4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de Mme Marie-Thérèse Hermange, sénatrice, membre de l’Académie Nationale de Médecine (JO Sénat du 12/07/2007 - page 1248)
Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine
Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie
→ génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening
[2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]
barrière hémato-encéphalique (BHE) l.f.
blood-brain barrier
Ensemble des mécanismes régissant le passage des substances entre le sang, le liquide cérébro-spinal et le système nerveux central.
Il existe trois barrières ou zones d’échanges.
1) La BHE proprement dite régit le passage des substances du sang vers les cellules du système nerveux central. Histologiquement, elle est constituée par l'endothélium continu des capillaires sanguins et les prolongements astrocytaires jointifs autour de la membrane du capillaire. La perméabilité est facilitée par la liposolubilité et la petite taille des substances, à laquelle s'ajoutent des transports actifs.
2) La barrière hématoméningée régit le passage:
- des substances du sang vers le liquide cérébro-spinal. Histologiquement, elle est constituée par l'endothélium capillaire largement fenêtré, la membrane basale et les cellules épithéliales avec des vésicules de pinocytose. La perméabilité des substances se fait par les pores de l'endothélium, puis par voie intracellulaire. De nombreux facteurs favorisent ce passage (liposolubilité) ;
- du LCR vers le sang. Cette barrière siège dans les granulations de Pacchioni, les hernies arachnoïdiennes et les sinus veineux dure-mériens. Elle est constituée par les cellules leptoméningées, la membrane basale, l'endothélium vasculaire continu. Le passage des substances se fait par filtration-résorption (phénomène actif).
3) la barrière méningoencéphalique ou liquidotissulaire assure le passage des substances du liquide cérébro-spinal vers le système nerveux central. Histologiquement, elle est faite de deux barrières :
- la barrière épendymaire, située entre les ventricules et le système nerveux central, constituée par l'épithélium épendymaire (jonctions cellulaires très perméables, dont le passage est passif par diffusion simple dans les deux sens) ;
- la barrière piogliale, qui siège entre les espaces sous-arachnoïdiens et les cellules du système nerveux central, constituée par la pie-mère discontinue et les prolongements astrocytaires jointifs, et au niveau de laquelle le passage des substances se fait par diffusion simple.
En imagerie médicale, certains tissus pathologiques (tumeurs, abcès, infarctus cérébraux) peuvent altérer cette barrière, qui va alors laisser passer, au cours d'un examen angiographique ou scanographique, le produit de contraste au sein de la région lésée. Cette extravasation explique en grande partie, sinon en totalité, le mécanisme de la fixation de contraste dans ces processus pathologiques et les aggravations qui peuvent être observées après certaines artériographies, en particulier dans les infarctus cérébraux. Le produit de contraste lui-même peut, dans certaines conditions, altérer la BHE (Broman et Olsson). Le mécanisme de cette toxicité, mal connu, paraît lié à la concentration en iode de la solution et à son hypertonicité (Gonsette) ; d'où l'intérêt des produits de contraste triiodés non ioniques de basse osmolarité : leur osmolarité, dans leurs concentrations les plus faibles, est en effet proche de celle du plasma (300 mosm/kg H2O). De plus, pour un radical donné, la toxicité serait plus importante pour les sels de sodium que pour les sels de méthylglucamine.
R. E. Gonsette, neurochirurgien belge (1968 et 1972) ; T. Broman et O. Olsson, neurologues suédois (1948)
Édit. 2017
fièvre simulée l.f.
malingered fever
Simulation d’un état fébrile artificiellement provoqué et entretenu par un sujet, souvent hystérique et exempt de toute pathologie organique, avec manipulation du thermomètre ou utilisation, bien plus rare, de substances pyrogènes par voie interne ou externe.
Cette conduite a pour but d'éviter une obligation ou une contrainte redoutée, souvent scolaire, d'obtenir ou de maintenir quelque avantage et/ou d'attirer l'attention sur soi. Cette situation peut donc se prolonger.
Syn. fièvre factice, thermopathomimie
[N1]
Édit. 2018
sémiochimique n.m. et adj.
semiochimic
Terme générique désignant une substance chimique émise par une plante ou par un animal dans l’environnement et qui a valeur de signal entre les êtres vivants.
Les substances sémiochimiques sont classées en phéromones, qui permettent la communication entre des individus de la même espèce, et en allomones, échangées entre des animaux ou des plantes appartenant à des espèces différentes. Dans le cas des animaux, les substances sémiochimiques volatiles peuvent être perçues par l’odorat, tandis que les substances non volatiles peuvent l’être par le goût ; les informations portées par les sémiochimiques peuvent permettre la localisation et la reconnaissance d’un partenaire sexuel, d’une proie ou d’une ressource alimentaire. Ces substances sont de grande ipmportance en parasitologie dans l’étude des relations entre hôtes et animaux prédateurs.
Étym. gr. semios : signe ; chimique
toxicomanie n.f.
drug addiction
Consommation compulsive de toxiques, drogues ou mêmes des médicaments psychotropes détournés de leur indication, avec une forte pulsion à répéter cette consommation, associée ou non à un besoin physique d'éviter les symptômes du sevrage et-ou à un désir intense de retrouver des effets considérés comme agréables. Certaines de ces substances sont souvent appelées drogues illicites, mais ce terme ne convient pas en médecine car il correspond à une distinction juridique, variable selon les pays et, dans le même pays, selon les décisions successives de l'Autorité gouvernementale.
Généralement cet usage s'accompagne de phénomènes de tolérance de doses de plus en plus importantes et d'addiction, dépendance vis-à-vis du toxique dont la suppression entraîne un besoin impérieux de consommation accompagné de manifestations viscérales douloureuses (syndrome «de manque»).
Sont utilisées par les toxicomanes de nombreuses substances psychotropes : alcool, éther, substances hallucinogènes, benzodiazépines, barbituriques, amphétamines, cannabinoïdes, cocaïne, morphine et ses dérivés dont l'héroïne etc. D'une manière générale l'action psychotrope de ces substances entraîne souvent une déchéance physique et morale avec inappétence, conduisant à la dénutrition et au marasme. Elle favorise des actions irraisonnées qui peuvent engendrer des traumatismes, des contaminations sexuelles, voire des suicides.
Les effets des psychotropes dépendent évidemment de leur nature et de leurs propriétés spécifiques :
- les opiacés entraînant une dépression respiratoire, de sorte que l'administration d'une forte dose (surdose) est la cause d'arrêts respiratoires rapidement mortels ;
- l'alcool et les anesthésiques volatils (éther, trichloréthylène etc.) sont à l’origine de lésions cirrhotiques du foie ;
- la cocaïne a des effets cardiovasculaires toxiques sur le cerveau et le cœur, elle peut être la cause de malformations du fœtus in utero.
En cas d'utilisation de la voie intraveineuse, les risques de contamination bactérienne ou virale (VIH ou hépatite B) sont importants.
La toxicomanie peut s'accompagner de tolérance et de syndrome de sevrage. Cependant ces données ne suffisent pas à faire de ces personnes des toxicomanes : elles en font seulement des sujets dépendants. En effet, des malades traités par des opiacés pour une douleur peuvent développer une tolérance aux opiacés et présentent au moment de la suspension un syndrome de sevrage, sans pour autant éprouver le désir impérieux de se soumettre à l’action d’opiacés. C'est le mouvement du sujet vers le toxique qui provoque la toxicomanie. Le toxique détermine l'intoxication. La toxicomanie comporte donc la notion de perte de maîtrise de soi du sujet ce qui se traduit par la répétition de la consommation en dépit des conséquences manifestement nocives.
De façon étiologique, la toxicomanie apparaît comme le résultat de phénomènes complexes, biopsychosociaux, qui interagissent pour favoriser l'éclosion et le maintien de ce comportement.
Syn. addiction
Étym. gr. toxicon : poison pour les flèches ; mania : démence
→ addiction, alcoolisme aigu, benzodiazépine, cocaïne, drogue, marasme, morphine, surdose, toxique, assuétude, dépendance
leptospirose n.f.
leptospirosis
Zoonose due à un spirochète du genre Leptospira.
Les leptospiroses humaines sont causées par le "complexe L. interrogans" qui regroupe au moins sept espèces pathogènes. Les leptospiroses s'observent dans le monde entier mais sont plus fréquentes dans les pays tropicaux. En France, elles surviennent surtout en été et au début de l'automne. Les germes sont hébergés par de nombreuses espèces animales sauvages et domestiques (rongeurs surtout, mais aussi Chien, Porc, bovins,...) chez lesquelles l'infection est asymptomatique et qui éliminent les leptospires par leurs urines, souillant ainsi l'environnement: sol, eaux, etc. L'Homme est un hôte accidentel; la transmission a lieu le plus souvent indirectement par l'intermédiaire de milieux hydriques (rivières, étangs) contaminés par l'urine des rongeurs, plus rarement par contact direct avec un animal infecté (urine de rongeur, morsure...). La porte d'entrée est généralement cutanée (plaies ou excoriations, même minimes) ou muqueuse (conjonctive notamment, même intacte).
L’expression clinique est polymorphe, traduisant une bactériémie avec diffusion de l’infection à de nombreux organes, en particulier les méninges ; en l’absence de traitement antibiotique, une rechute fébrile, de cause vraisemblablement immunologique, survient au 15e jour de la maladie. L'incubation varie de 2 à 21 jours. Après un début brutal, elle se traduit par un état fébrile avec des frissons, des douleurs musculaires et articulaires et parfois un syndrome méningé ; à partir du 3e–5e jour, apparaissent des atteintes viscérales telles qu’un ictère, une insuffisance rénale aigüe, des hémorragies superficielles ou viscérales, une méningite à liquide clair, plus rarement une encéphalite, une myocardite ou des manifestations pulmonaires. Le pronostic est presque toujours favorable sous antibiotiques. La sévérité de la maladie varie suivant le sérogroupe en cause: les formes les plus graves sont les leptospiroses à Icterohaemorrhagiae, mais aussi à Australis, Canicola ou Pyrogenes, alors que Sejroe, Grippotyphosa, Ballum et Pomona (cette dernière appelée autrefois "maladie des jeunes porchers") provoquent des infections subaigües, plus bénignes (formes purement fébriles ou méningées). Le diagnostic biologique de la leptospirose associe la mise en évidence du leptospire (sang, liquide céphalorachidien) par culture ou amplification génique (PCR) et, à partir du 10e jour, par sérologie. Le traitement des leptospiroses est antibiotique par pénicilline G ou aminopénicilline ou tétracycline pendant au moins 10 jours. Les leptospiroses sont reconnues comme des maladies professionnelles dans certaines circonstances. Un vaccin préventif, bien toléré et efficace, vis-à-vis de L. icterohaemorragiae, est disponible pour les professions exposées (égoutiers, éleveurs, vétérinaires).
Étym. gr. leptê: grêle ; speira : spirale
Syn. maladie de Weil
toxine érythrogène l.f.
erythrogen toxin
Exotoxine sécrétée par certaines souches de Streptococcus pyogenes, lors d’une angine et responsable de l’éruption de la scarlatine.
On en distingue trois sous-types antigéniques : A, B, C (ou exotoxines pyrogènes streptococciques SpeA, SpeB ou SpeC). Les toxines A et C ont en plus des propriétés de super antigènes en déclenchant une stimulation polyclonale des lymphocytes T qui libèrent des cytokines ou d'autres médiateurs de l'inflammation ; elles sont à l’origine du syndrome de choc toxique streptococcique.
G.F. Dick, bactériologiste américain (1914)
Syn. toxine de Dick
→ scarlatine, toxines streptococciques
toxines streptococciques l.f.p.
- diffusibles comme la streptolysine O, la hyaluronidase, la streptokinase et la streptodornase,
- trois toxines érythrogènes A, B, C (ou exotoxines pyrogènes streptococciques SpeA, SpeB ou SpeC), inconstamment produites par ces streptocoques, qui sont à l’origine de l’éruption de la scarlatine.
Les toxines A et C ont en plus des propriétés de super antigènes en déclenchant une stimulation polyclonale des lymphocytes T qui libèrent des cytokines ou d'autres médiateurs de l'inflammation ; elles sont à l’origine du syndrome de choc toxique streptococcique
déodorant n.m.
deodorant
Produit utilisé pour réduire l'odeur de la sudation.
Les déodorants sont, soit des substances bactéricides qui limitent la flore résidente qui décompose la sueur pour donner des produits volatils malodorants, soit des substances astringentes visant à réduire la production de sueur, tels les sels d'aluminium et les tanins, soit des substances qui captent les odeurs; l'association des trois types de produits est fréquente.
Syn. désodorisant
dopage n.m.
doping
Au sens pharmacologique du terme, administration d'un produit chimique destiné à améliorer les performances physiques et intellectuelles.
Le dopage mental ou intellectuel est pratiqué par exemple avant des examens. Les amphétamines sont des substances psychostimulantes mais leurs effets indésirables en rebond, non négligeables, peuvent être contre-performants.
Le dopage des capacités physiques a, de longue date, été utilisé et interdit pour les animaux de course (chevaux).
Le dopage des sportifs lors des compétitions, aussi ancien que les « jeux du stade », fait actuellement l’objet d’une législation répressive régulièrement mise à jour. Elle concerne non seulement les substances et procédés mis en œuvre mais aussi les produits et manœuvres destinés à masquer les procédés de dopage.
En 2011, les principaux textes concernant la lutte contre le dopage sont :
- la Loi n° 99-223 du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage (sanctions pénales, art. 27 et 28),
- l’Ordonnance n° 2006-596 du 23 mai 2006 relative à la partie législative du Code des sports – art. 5
- le Code de la santé publique – art.L. 3525-1,
- le Code du sport – Livre II – Titre III – art. L. 232-1 à L. 232-4.
La liste des substances dopantes est classée par catégories : amphétamines, antidouleurs (stupéfiants ou non), corticoïdes (par voie générale), anabolisants, hormones peptidiques (type somatotrophine, gonadotrophine...), diurétiques et produits masquant l’élimination urinaire des dopants, bêta-bloqueurs, anesthésiques locaux. Certains de ces produits peuvent cependant faire l'objet d'une justification thérapeutique (ex éphédrine en O.R.L., salbutamol). Pour la présence de caféine dans l'urine, il existe une tolérance limite (12 mg /L).
Le dopage sanguin est en outre défini : l'administration de sang, de produits du sang, ou de produits susceptibles d'augmenter ou de stimuler la production d'hématies.
Étym. angl. to dope : faire prendre un excitant
[G4]
Édit. 2018
réabsorption tubulaire l.f.
tubular reabsorption
Processus par lequel des substances présentes dans l'urine tubulaire sont transportées hors de cette urine à travers la paroi du tubule.
La réabsorption tubulaire a pour fonction de maintenir l'équilibre du bilan des substances réabsorbées en récupérant tout ou partie des substances filtrées : elle se fait soit entre les cellules épithéliales, soit à travers les cellules épithéliales avec deux étapes apicale et latérobasale, soit uniquement à travers la membrane apicale. Elle peut être soit passive soit active. Dans ce dernier cas, elle a lieu contre un gradient de concentrations ou de potentiels électriques, et nécessite la présence d'oxygène et l'hydrolyse de l'ATP. Elle est limitée à un maximum appelé masse tubulaire maximum ou Tm.
sécrétion tubulaire l.f.
tubular secretion
Processus par lequel des substances présentes dans le plasma sont transportées dans l'urine à travers la paroi tubulaire.
Il s'applique également au passage dans l'urine des substances formées dans la cellule à travers la membrane apicale.
La sécrétion peut être soit passive, soit active. Dans ce dernier cas, elle a lieu contre un gradient de concentrations ou de potentiels électriques et nécessite la présence d'oxygène et l'hydrolyse de l'ATP.
Certaines substances circulantes exogènes comme l'acide paraaminohippurique ou des médicaments apparaissent dans l'urine par un double processus de filtration glomérulaire et de sécrétion tubulaire, cette dernière étant limitée par un transport maximum (Tm). D'autres comme l'ammoniac ou le 3'-5' AMP cyclique sont synthétisées dans la cellule tubulaire et sécrétées dans l'urine, la part sécrétée s'ajoutant ainsi à celle filtrée.
Étym. lat. secretio : séparation, émission
stœchiométrie n.f.
stoichiometry
Étude des proportions quantitatives exactes des substances qui participent à une réaction chimique déterminée, ainsi que des quantités de substances qui résultent de toute réaction chimique.
Une réaction chimique implique des proportions quantitatives bien définies des substances qui y participent. Ces proportions peuvent être prévues par des calculs effectués sur la base de diverses données : formule chimique, numéro atomique, poids moléculaire, équations mathématiques...
Une telle réaction stœchiométrique, c'est-à-dire molécule à molécule est, par ailleurs, relativement lente : une fraction de seconde. C’est ce qui a permis de mettre en évidence, au cours du déclenchement d’une pancréatite aiguë hémorragique, l’existence d’une phase au cours de laquelle la trypsine circulante n’est pas inhibée et est responsable d’un processus de coagulation intravasculaire disséminée : l’action de la trypsine est instantanée sur les facteurs de coagulation, alors que l’action des antitrypsines sériques est stœchiométrique sur la trypsine.
J.B. Richter, chimiste allemand (1792)
Étym. gr. stoïkeion : élément, principe d’une chose
toxicogénomique n.f.
toxicogenomics
Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (
4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de
Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine
Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie
→ génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening
[2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]
trouble de l’usage d’une substance psychotrope l.m.
Les classifications nosographiques regroupent sous cette appellation, l’ensemble des manifestations psychiques, physiques et comportementales, révélatrices d’une perte de contrôle de la consommation qui se répète malgré les conséquences individuelles (menaces sur la santé) et sociales (menaces sur la situation familiale, professionnelle en particulier) négatives.
Le sujet a tendance à consommer davantage que souhaité ou prévu, à minimiser les conséquences de la consommation, échoue à interrompre sa consommation malgré des tentatives répétées du fait d’épisodes de craving, de l’apparition d’une tolérance ou de symptômes de sevrage.
Le trouble de l’usage peut être qualifié de léger,moyen ou grave.
Les substances susceptibles d’induire un trouble de l’usage sont nombreuses : alcool, tabac, caféine , médicaments benzodiazépiniques parmi les substances licites, cannabinoides, héroine, cocaine, amphétamines, hallucinogènes parmi les substances illicites.
Un arrêt de la consommation depuis plus de 3 mois et moins de 12 mois est qualifié de rémission précoce.
Un arrêt depuis plus de 12 mois est qualifié de rémission prolongée.
La notion de guérison ne peut être avancée qu’après 2 ans d’arrêt de toute consommation de la substance.
→ addiction, dépendance, craving, sevrage
[G4, H3]
Édit. 2020
abus n.m.
abuse
1) Au sens général, usage injustifié ou excessif de quelque chose ou d’un pouvoir.
2) En médecine, utilisation excessive et volontaire, permanente ou intermittente, d’une ou de plusieurs substances psycho-actives ou non, ayant des conséquences préjudiciables à la santé physique ou psychique.
Lorsque cet abus est constaté, le médecin est invité à faire une déclaration auprès du centre régional de pharmacovigilance (article R. 5121-153 du Code de la santé publique). L’abus de substances psycho-actives doit faire l’objet d’une déclaration auprès du centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance (article R. 51232-97 du Code de la santé publique)
[G5]
Édit. 2016
accident de la route l.m.
traffic accident
Traumatismes liés à la circulation routière.
Ils entraînent surtout des blessures, des tachytraumatismes, des écrasements et, moins fréquemment, des brûlures. Ils sont en général dus aux effets de décélération lors du choc, les dommages sont d'autant plus grands que la vitesse du véhicule était plus grande avant l'accident.
La prévention primaire passe par la normalisation des véhicules, l'amélioration du réseau routier, la réglementation de la circulation, le contrôle policier (vitesse, etc.), la formation des conducteurs et la surveillance de leur hygiène (contrôle de l'alcoolémie, etc.). Le «facteur humain» est très important : les erreurs de conduite ont une grande part dans la survenue des accidents, c'est pourquoi la prévention passe par une bonne formation des conducteurs, leur surveillance et une stricte observance de l'hygiène (consommation alimentaire, boisson, respect d'un repos nécessaire, etc). Notamment les substances psychotropes (alcool, drogues, médicaments tels les benzodiazépines, etc.) sont souvent impliqués, aussi leur détection est faite par la police lors de contrôles pour excès de vitesse (éthylotest) ou par la justice (recherche des toxiques lors des autopsies). Les recherches de substances psychotropes devraient être systématiques à l'autopsie et surtout lors de l'admission des blessés à l'hôpital, malheureusement elles sont rarement effectuées.
Ces recherches devraient être systématiques à l'autopsie et surtout lors de l'admission des blessés à l'hôpital, malheureusement elles sont rarement effectuées. L’usage du téléphone au volant responsable d’un accident corporel sur 10 est interdit qu’il soit tenu à la main ou porté à l’oreille.
La prévention secondaire consiste en l'aménagement du véhicule, l'usage de la ceinture de sécurité et l'air-bag.
La prévention tertiaire passe par l'organisation des secours avec une médicalisation précoce et une meilleure organisation des services d'accueil hospitaliers.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accélération, accident, éthylotest, syndrome d'écrasement, blessé, SAMU, tachytraumatisme, urgence
[G2]
Édit. 2016
adjuvant n.m.
adjuvant
1) En pharmacie, substance inerte ajoutée à un médicament pour en faciliter l'administration au malade, par ex. pour en masquer le goût désagréable.
2) En immunologie, substance non antigénique ou mélange de substances qui, administrée en même temps et au même site qu'un antigène, accroît la réponse immunitaire à ce dernier.
Pour la majorité des vaccins inactivés (ne comportant pas de germe vivant), la présence d’adjuvants est indispensable pour permettre une réponse immunitaire entraînant une protection. L’ajout d’adjuvant dans les vaccins permet, par ailleurs, de diminuer la quantité d’antigènes par dose vaccinale, et de réduire le nombre d’injections.
L'adjuvant habituellement utilisé pour les vaccinations chez l'Homme est l'hydroxyde d'alumine Al(OH)3. Si certaines manifestations cliniques sévères ont pu paraître provoquées par des injections vaccinales (myofascite à macrophage), aucun lien de causalité n’a pu être établi, à ce jour, avec les adjuvants aluminiques, d’autant que ces manifestations paraissent limitées dans le temps (non identifiées avant 1990 et semblant en extinction depuis 2012) et dans l’espace (la France a cumulé la quasi-totalité des cas décrits dans le monde). Le squalène est parfois utilisé comme adjuvant de certains vaccins comme le vaccin grippe avec le squalane, dérivé hydrogéné du squalène.
Sur les 56 vaccins autorisés en France, 30 contiennent des adjuvants dont 90% sont des dérivés de l’aluminium (Agence du médicament - 2014). Certains vaccins, notamment ceux qui sont à base de virus vivants atténués, n’ont pas besoin d’adjuvant. Mais pour les vaccins inactivés ou subunitaires (anatoxine diphtérique ou tétanique, antigène HBs du virus de l’hépatite B…), les adjuvants sont indispensables pour obtenir une réponse immunitaire efficace.
De très nombreuses substances extraites de micro-organismes ont des propriétés adjuvantes et pro-inflammatoires.
En expérimentation animale, l'adjuvant incomplet de Freund est un mélange d'huile minérale et d'agents émulsifiants. L'adjuvant complet de Freund contient en outre des mycobactéries (Mycobacterium tuberculosis) tuées par chauffage. Différents adjuvants ont fait l'objet d'études expérimentales, en particulier des émulsions d'huile dans l'eau préparées avec du squalane (dérivé hydrogéné du squalène), de la saponine, hétéroside triterpénique extrait de l'arbre Quillaia saponaria qui, associé à la lécithine et au cholestérol, forme des particules de 35 nm de diamètre contenant l'antigène sous forme très immunogène (ISCOMS : immunostimulating complexes). Les liposomes (émulsions eau-huile) permettent de présenter des antigènes et des adjuvants sous forme de gouttelettes lipidiques ou bien en phase aqueuse. Ces liposomes sont internalisés dans les cellules présentatrices d'antigène, leur contenu est transloqué dans le cytosol et les antigènes peuvent alors être présentés sous forme de peptides associés aux molécules de classe I du complexe majeur d’histocompatibilité, permettant l'induction d'une réponse T cytotoxique, qui est nécessaire dans certaines vaccinations contre les infections virales.
Étym. lat. adjuvare : aider
→ Freund (adjuvant complet de), Freund (adjuvant incomplet de), squalène, liposome, complexe majeur d'histocompatibilité
[F3, G3]
Édit. 2020
amphétamine n.f.
amphetamine
1. Substance psychostimulante dérivée de la méthamphétamine, analogue de Synthèse de l'éphédrine.
2. Famille de substances dont les effets stimulants et anorexigènes sont recherchés par les usagers de substances toxiques.
Syn. amine de l'éveil
[G3]
Édit. 2017
antiacide gastrique (médicament) l.m.
antacids drug
Médicament destiné à neutraliser l’acidité du suc gastrique, utilisé dans l’hyperchlorhydrie, l’ulcère gastroduodénal.
Ce sont des substances « tampon » fixant les ions acides du liquide gastrique (ce qui augmente le pH). Elles sont utilisées pour prévenir le syndrome de Mendelson en anesthésiologie.
Ces substances sont dites particulaires ou non, selon la composition de la solution. Les produits particulaires les plus courants sont formés par un mélange d'hydroxydes d’aluminium et de magnésium. Les antiacides non particulaires sont des sels dont l’anion fixe les ions H+ (par ex. citrate de sodium en solution 0,3 molaire). Le citrate de Na effervescent peut être associé à des antihistaminiques (anti-H2). Les antiacides agissent de façon presque instantanée mais leur action se limite au liquide présent dans l'estomac au moment de l'absorption. Il ne faut pas confondre ces antiacides avec les anti-H2 et les inhibiteurs de la pompe à protons de la muqueuse gastrique qui réduisent la sécrétion acide.
anticholinestérasique n.m.
Médicament dont l'effet s'oppose à l'hydrolyse de l'acétylcholine : de tels médicaments sont utilisés comme traitement de la myasthénie , de la maladie d’Alzheimer et de la démence à corps de Lewy
Dans le traitement de la myasthénie, trois substances sont utilisables per os : la néostigmine, la pyridostigmine, l'ambénonium. L'éphédronium par voie intraveineuse peut servir à titre diagnostique ; il permet la régression des symptômes myasthéniques.
Trois autres substances ont été également développées dans le traitement de la maladie d’Alzheimer : le donepezil, la rivastigmine et la galantamine. Elles ont un effet symptomatique modeste et transitoire. La rivastigmine et le donepezil ont également monté une efficacité symptomatique dans la démence à corps de Lewy. Leurs effets secondaires sont de nature cholinergique : bradycardie, nausées, diarhée, crampes musculaires notamment.
anxiolytiques adj. et n.m.
tranquilizer
Médicaments psychotropes ayant un effet d'apaisement de l'anxiété dont les principaux représentants sont les benzodiazépines (autrefois désignées tranquillisants mineurs).
Les anti-histaminiques réduisent l'anxiété : l'hydroxyzine est indiquée comme sédatif anxiolytique.
Les substances agissant sur le système sérotoninergique (agonistes 5-HT1A ) telle la buspirone sont une thérapeutique de l'anxiété chronique.
D'autres substances sont anxiolytiques à de faibles posologies:
-les antipsychotiques les plus sédatifs (autrefois désignés tranquillisants majeurs) : cyamémazine, lévomépromazine..
-les antidépresseurs les plus sédatifs : miansérine, trimipramine, amitryptilline....
Syn. tranquilisant
→ benzodiazépines, psychotropes
[H3,G5 ]
Édit. 2017
aphrodisiaque n.m. ou adj.
aphrodisiac
Qui a la propriété de rendre plus intenses les plaisirs de l'amour ; se dit des substances qui produisent ou sont censées stimuler le désir sexuel et permettre la réalisation de l'acte sexuel.
La définition du mot aphrodisiaque ne fait pas l'objet d'un consensus. La mise sur le marché de médicaments susceptibles d'agir sur la libido, le désir sexuel, l'érection du pénis, l'éjaculation du sperme, les modifications du clitoris et du vagin induites par une excitation sexuelle, amène à proposer une définition plus large incluant objets, substances, remèdes déterminant une amélioration de la qualité de l'activité sexuelle.
Étym. gr. aphrodisiakos : qui concerne les plaisirs de l'amour, d'après la déesse Aphrodite