chromosome n.m.
chromosome
Dans les cellules des Bactéries et ou dans les Virus, molécule d'acide désoxyribonucléique qui contient la grande majorité ou même la totalité de l'information génétique et, chez les Eucaryotes, structure composée d'ADN et de protéines qui porte l'information génétique d'une cellule.
Le nombre et la forme des chromosomes sont spécifiques de l'espèce (23 paires chez l’Homme). Dans les cellules haploïdes (gamètes), le nombre est presque toujours impair (n); dans les cellules diploïdes, il est pair (2n). Les chromosomes sont individualisés au moment de la mitose et de la méiose, à partir du réseau de chromatine contenu dans le noyau à l'état quiescent. La forme des chromosomes varie selon le stade de la mitose. à la prométaphase (l'un des premiers stades de la mitose), après fixation de la préparation microscopique, les chromosomes apparaissent sous forme d'X. C'est le stade retenu en cytologie pour leur numération et leur étude minutieuse; on décrit alors deux bras courts (désignés par la lettre p) et deux bras longs (désignés par la lettre q), réunis par le centromère. Chaque bras est divisé en régions, observables après coloration convenable.
Chromosome minuscule double : chez les Eucaryotes, fragment d'ADN extrachromosomique dépourvu de centromère et instable.
Chromosomes X et Y : dans l'espèce humaine, la 23e paire de chromosomes est la seule responsable de la détermination génétique du sexe, les 22 autres paires étant des autosomes. La formule normale de ces chromosomes sexuels étant XX chez la femme et XY chez l'homme.
Les anomalies chromosomiques portent sur le nombre des chromosomes et leur structure chimique. - Parmi les anomalies de nombre, existent :
1° la trisomie, c’est-à-dire la présence d'un chromosome en supplément, la trisomie 21 étant la plus fréquente (chez un garçon, elle s'écrit 47, XY, +21);
2° la monosomie, c’est-à-dire un chromosome en moins (ex.: monosomie X ou syndrome de Turner, qui s'écrit 45, X).
- Les anomalies de structure sont de cinq types :
1° inversion (cassure en deux endroits sur un chromosome, retournement du segment cassé et recollement);
2° délétion (perte d'un segment chromosomique);
3° translocation réciproque (échanges de segments entre deux chromosomes);
4° remaniement de structure (chromosomes dérivés);
5° fragilisation de sites (régions chromosomiques sujettes à des cassures fréquentes). Les autres anomalies sont beaucoup plus rares. L'établissement du caryotype - en règle générale identique chez toutes les cellules d'un même individu - se fait surtout sur les lymphocytes cultivés in vitro à partir d'un prélèvement de sang périphérique. Il s'agit d'un ensemble d'examens délicats réservés à quelques spécialistes.
Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps
Syn. gonosome, allosome
→ trisomie, monosomie, inversion, délétion, translocation réciproque
[Q1,A2]
Édit. 2016
acide nucléique l.m.
nucleic acid
Substance polynucléotidique de haut poids moléculaire, constituée par la combinaison séquentielle de nombreux nucléotides, l’acide phosphorique de l’un estérifiant une fonction alccol du pentose du précédent.
Les propriétés des acides nucléiques sont dues aux fonctions acides libres des acides phosphoriques. Elles sont responsables de la basophilie des acides nucléiques cellulaires. Unis à des protéines basiques, ces derniers constituent les nucléoprotéines.
On distingue deux catégories d’acides nucléiques:
1) les acides désoxyribonucléiques, ADN, (anciennement appelés “thymonucléiques” ont d’abord été isolés du thymus) constitués de nucléotides à désoxyribose et localisés dans tous les noyaux cellulaires où on les trouve unis à des protéines basiques (protamines ou histones).On rencontre aussi des ADN dans les bactéries, dans les mitochondries et dans les choloroplastes des eucaryotes. Ils sont le support des caractères géniques dans les chromosomes;
2) les acides ribonucléiques, ARN, (anciennement appelés “zymonucléiques” parce qu’ils ont été isolés de la levure) sont constitués de nucléotides à ribose. On en trouve de masses moléculaires très différentes dans les noyaux cellulaires, dans les ribosomeset et même en petite quantité dans le liquide cytoplamique (acides nucléiques solubles).
Les acides nucléiques diffèrent par leur composition en bases (adénine, guanine, cytosine, uracile, thymine) et surtout par leur disposition séquentielle dans l’enchaînement polynucléotidique. On explique ainsi qu’ils soient porteurs de l’information spécifique nécessaire à la biogénèse des protéines. Les acides nucléiques sont peu solubles dans l’eau mais solubles dans les solutions alcalines diluées ou dans les solutions salines en donnant une solution de viscosité élevée. Ils sont dépolymérisés par des enzymes spécifiques, les ribonucléases et les désoxyribonucléases.
Étym. lat. nucleus : noyau
Syn. acide nucléinique (désuet)
→ acide ribonucléique, acide désoxyribonucléique
[C1, C3, Q1]
Édit. 2020
ACP sigle angl. pour Acyl-Carrier Protein
Protéine transporteuse de radical acyle, dont la partie coenzymatique est la 5-phosphopantéthéine, et qui sert de support aux produits intermédiaires au cours de la synthèse des acides gras.
Chez les eucaryotes, l'ACP est une sous-unité de l'acide gras synthétase.
[C1]
Édit. 2017
ADN en zygzag l.m.
zyg-zag DNA
Duplex d’ADN dans lequel la double hélice est enroulée par la gauche au lieu de la droite.
L’ADN adopte une configuration en zygzag quand les purines et les pyrimidines alternent sur le
même brin. Il existe dans les chromosomes d’eucaryotes mais sa fonction n’est encore pas connue.
→ purine, pyrimidine, eucaryote
[C1,Q1]
Édit. 2017
ADN extrachromosomique l.m.
extrachromosomal DNA
Dans les cellules procaryotes, ADN plasmidique, et dans les cellules eucaryotes, ADN mitochondrial, chloroplastique et plasmidique.
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
ADN-polymérase n.f.
DNA polymerase
Enzyme catalysant la biosynthèse de l'acide désoxyribonucléique, à partir de l'ensemble des désoxyribonucléosides-triphosphates, en assurant la réplication de chaque chaîne par une copie complémentaire.
L'enzyme a besoin d'une amorce constituée d'un fragment d'ARN ("primer"), qui est détachée par hydrolyse secondairement.
On distingue plusieurs types d'ADN-polymérases :
- l'ADN-polymérase I, impliquée dans l'hydrolyse de l'amorce et la synthèse d'une séquence correspondante d'ADN, à la vitesse de 10 nucléotides par seconde chez E. coli ;
- l'ADN-polymérase II, dont le rôle reste à préciser; agissant 20 fois moins vite;
- l'ADN-polymérase III, spécialement impliquée dans la réplication d'une chaîne d'ADN, qui agit 15 fois plus vite, et qui est constituée de 10 protéines différentes, assurant à la fois l'assemblage des désoxyribonucléotides et la fidélité de la réplication.
Chez les eucaryotes, on distingue une ADN-polymérase/a qui participe à la Synthèse des amorces dans les fourches de réplication, une ADN-polymérase/b active dans les processus de réparation, une ADN-polymérase/g responsable de la réplication des génomes des mitochondries et une ADN-polymérase/d qui est l'enzyme majeure de la réplication.
Syn. DNA-polymérase
[Q1]
Édit. 2019
ADN satellite l.m.
satellite DNA
ADN des cellules eucaryotes de densité différente de l'ensemble de l'ADN cellulaire en ultracentrifugation.
Il correspond à un ADN hautement répétitif ou à l'ADN des organites cellulaires.
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
apicoplaste n.m.
apicoplaste
Vestige d’une endosymbiose entre une algue microscopique et les sporozoaires (Toxoplasma gondii, Plasmodium sp.), cette formation est l’analogue du chloroplaste chez les végétaux chlorophylliens.
Évidemment absente chez l’Homme, elle peut constituer une cible thérapeutique intéressante et, pour le traitement du paludisme, sa découverte a suscité de grands espoirs, restés jusqu’ici sans importantes applications pratiques.
Le chloroplaste intervient dans la synthèse de la DOXP, enzyme-clé de la synthèse des isoprénoïdes qui est inhibée par la fosmidomycine, un herbicide qui a été ensuite utilisé comme antibiotique. Dans le traitement du paludisme, son activité est incomplète (rechutes fréquentes). Elle pourrait être augmentée par la prescription associée de lincosamides synergiques (lincomycine, clindamycine).
Le chloroplaste intervient aussi dans la biosynthèse d’acides gras, composants essentiels de la membrane plasmodiale. Cette biosynthèse est inhibée par la thiolactomycine et par le triclosan.
Enfin le chloroplaste est impliqué dans un système transcriptionnel de type procaryote (alors que les sporozoaires sont des eucaryotes) qui est bloqué par certains antibactériens (clindamycine, doxycycline).
ARN monocistronique l.m.
monocistronic RNA
Molécule d'ARN messager qui ne comporte qu’une seule information génétique.
Elle code une seule chaîne polypeptidique. Elle est produite par transcription d'un gène de structure (cistron) unique : elle est particulièrement présente chez les Eucaryotes.
→ cistron, ARN messager polycistronique
[Q1]
Édit. 2017
ARN nucléaire hétérogène l.m.
heterogenous nuclear RNA (hnRNA)
Ensemble de molécules d'ARN de masses moléculaires élevées et variées, présentes dans le noyau des cellules eucaryotes, et qui constitueraient les ARN pré-messagers en cours de maturation.
Symb. ARNnh
ARN polymérase n.f.
RNA polymerase
Enzyme catalysant la synthèse de l’ARN au cours de la transcription de l’ADN.
Il existe trois types d’ARN polymérase (ARN pol) chez les eucaryotes : ARN pol I, II et III. L’ARN pol I catalyse la synthèse des ARN ribosomiques de grande taille ; l’ARN pol II celle des ARN messagers, des petits ARN nucléaires et des micro-ARN ; l’ARN pol III celle des ARN de transfert et de l’ARN ribosomique 5S.
Abrév. ARN pol
[Q1]
Édit. 2019
ARN précurseur l.m.
precursor RNA
ARN représentant le produit de transcription primaire d’un gène.
Les ARN précurseurs transcrits à partir de la plupart des gènes eucaryotes et de certaines archées contiennent des introns qui seront éliminés lors de la maturation.
→ ARN prémessager, ARN ribosomique, intron, archée
[Q1]
Édit. 2019
ARN ribosomique l.m.
ribosomal RNA
Acide ribonucléique constitutif des ribosomes.
L’ARNr est monobrin mais des régions hélicoïdales se forment lorsque des bases complémentaires s’unissent à l’intérieur même d’un brin.
Chez les Eucaryotes, on trouve quatre ARN ribosomiques, ARNr 18S de 2 000 nucléotides, présent dans la petite sous-unité du ribosome, ARNr 5,8S de 160 nucléotides et ARNr 28S de 5 000 nucléotides, présents dans la grande sous-unité, et enfin ARNr 5S de 120 nucléotides, également présent dans la grande sous-unité. Les 3 premiers sont Syn.thétisés ensemble à partir d'un ARNr précurseur de 13 000 nucléotides (ARNr 45S), formé par l'action d'une ARN-polymérase I, tandis que le petit ARNr 5S est formé, comme les ARNt, par l'action d'une ARN-polymérase III.
Sigle : ARNr (ou rRNA)
ARN-polymérase n.f.
RNA polymerase
Enzyme qui catalyse la synthèse d'un ARN à partir d'un ADN ou d'un ARN complémentaire.
Chez les Eucaryotes, on distingue une ARN-polymérase I ou A spécifique des ARN ribosomiques, une ARN-polymérase II ou B pour les ARN messagers et une ARN-polymérase III ou C pour les petits ARN.
banque d'expression l.f.
expression library
Collection de gènes insérés dans des vecteurs d’expression, portant des séquences capables de permettre leur expression après introduction dans une cellule hôte, par transformation chez les bactéries ou par transfection ou transduction dans les cellules eucaryotes.
→ vecteur, transformation, transfection, transduction, cellule hôte, vecteur
[Q1]
Édit. 2019
Bardet-Biedl (syndrome de) l.m. (SBB)
Bardet-Biedl’s syndrome
Ciliopathie héréditaire incluant une atteinte multiviscérale associée à une obésité et à des troubles des apprentissages, avec ou sans déficit intellectuel.
La prévalence du SBB est de 1/125 000 à 1/175 000 pour les populations d’Europe et d’Amérique du Nord.
A l’obésité s’ associent de façon variable des atteintes oculaire et rénales, une polydactylie et des anomalies des membres, un hypogonadisme,
Alors que le poids de naissance est normal, la surcharge pondérale survient précocement et tend à s’aggraver, sans retard de croissance le plus souvent. Elle semble davantage due à une hyperphagie qu’à des troubles métaboliques bien que des cas de cause centrale hypothalamique avec selle turcique vide aient été rapportés. Elle entraîne une morbidité accrue à laquelle contribuent diabète de type 2, dyslipidémie, hypertension artérielle, complications orthopédiques et respiratoires.
L’atteinte oculaire inclut principalement une dystrophie rétinienne mixte des cônes et des bâtonnets, associant une rétinite pigmentaire précoce et quasi constante à une dégénérescence maculaire (plus rare et souvent plus tardive). Même en l’absence d’anomalies du fond d’œil, l’électrorétinogramme est anormal dans presque tous les cas à partir de cinq ans. Une dyschromatopsie (le bleu et le jaune) est fréquente. D’autres signes ophtalmologiques sont beaucoup plus rares. La cécité st habituelle après 30 ans.
Il existe une atteinte de la morphologie rénale de fréquence variable : lobulation fœtale, diverticules, anomalies de la forme des calices et du bassinet, petits reins, dysplasie tissulaire. Mais une altération fonctionnelle peut survenir sur des reins échographiquement normaux, ne se manifester qu’à l’âge adulte et conduire à l’insuffisance rénale chronique.
La polydactylie consiste habituellement en une hexadactylie post-axiale, présente sur les quatre membres ou seulement sur les mains ou les pieds. D’autres anomalies des membres incluent les brachydactylies, des syndactylies souvent des deuxième et troisième doigts et une clinodactylie du cinquième doigt.
L’hypogonadisme, présent chez 98 % des garçons, se manifeste par une cryptorchidie, un micropénis et/ou un retard pubertaire. Les filles présentent des irrégularités du cycle menstruel ou plus rarement une atrésie vaginale avec hydrométrocolpos à la naissance, ou une hypoplasie des trompes de Fallope. Une origine centrale de cet hypogonadisme a été suspectée devant son association à l’obésité, à une petite taille et à la présence d’une selle turcique vide dans quelques cas. Il a été également décrit des atteintes gonadiques primaires, surtout chez les filles.
Le déficit intellectuel est souvent modéré mais malgré un QI normal, de très nombreux sujets ont des difficultés d’apprentissage qui s’expliquent en partie par le déficit sensoriel et par les particularités neuropsychiques des patients (lenteur d’idéation et de réalisation motrice, troubles du langage expressif, immaturité émotionnelle, difficultés de l’abstraction, troubles obsessionnels compulsifs, désinhibition, hyperactivité).
Les manifestations neurologiques de fréquence variable incluent une ataxie et des troubles de la coordination. Le syndrome cérébelleux serait lié à des anomalies morphologiques (hypoplasie du cervelet) ou à une dégénérescence secondaire. Certains patients présentent une spasticité et un syndrome pyramidal peu sévère.
L’hypotonie des muscles de la face est frappante et donne aux patients un aspect amimique et figé.
Il peut exister aussi une surdité de transmission ou une surdité mixte, des malformations cardiaques congénitales (situs inversus, persistance du canal artériel, cardiomyopathies, hypertrophie ventriculaire gauche, sténose aortique), une dysmorphie faciale est fréquente (front proéminent, rétrécissement bitemporal, hypertélorisme, fentes palpébrales orientées en bas et en dehors, ptosis, yeux enfoncés dans les orbites, élargissement de la racine du nez, narines antéversées, un philtrum long, un palais ogival, une brachycéphalie). On peut également observer un diabète insipide néphrogénique, une hypertension artérielle, une fibrose hépatique avec ou sans retentissement fonctionnel, des anomalies de la dentition (à type d’encombrement, de malocclusion ou d’hypoplasie de l’émail), une atrésie anale, un asthme, une anosmie ou une maladie de Hirschprung.
Le SBB est une ciliopathie, affection liée à une atteinte des cils primitifs (protrusion présente à la surface de la plupart des cellules eucaryotes) qui jouent le rôle de capteurs d’informations sensorielles (chimique ou mécanique) au sein de différentes voies de signalisation cellulaires, d’où leur importance dans le développement embryonnaire et postnatal et dans le maintien de la fonction cellulaire et de l’homéostasie. Il existe plus de 1 300 protéines ciliaires. Chez l’Homme, le SBB est génétiquement très hétérogène puisqu’il est la conséquence de mutations dans 12 gènes : BBS1 à BBS12. Localisations en 3p12-p13 (BBS3) ; 11q13 (BBS1) dans 40% des cas ; 15q22.2q23 (BBS4) ; 16q21 (BBS2) ; 2q31(BBS5) ; 20p12 (BBS6, localisation identique à celle du gène MKKS responsable du syndrome de Mc Kusick-Kaufman) ; 4q27(BBS7) ; 14q32 (BBS8). L’affection est autosomique récessive (MIM 209900 pour la forme 2 et 209901 pour la forme 1).
Les protéines BBS sont localisées au niveau du complexe cil/corpuscule basal/centrosome et fonctionnent dans des processus cellulaires basés sur les microtubules. BBS4, BBS6 et BBS8 s’associent avec la pericentriolar material protein 1(PCM1) BBS6, BBS10 et BBS12 sont des protéines chaperones-like ayant une forte interaction entre elles au niveau génétique. Sept des protéines BBS (BBS 1, 2, 4, 5, 7, 8, 9) forment un complexe stable appelé BBSome, impliqué dans le transport vésiculaire vers le cil. Les protéines BBS7 et BBS8 sont impliquées dans le transport intraflagellaire du cil et sont requises pour la localisation normale de certaines protéines. La protéine BBS11 est une ubiquitine ligase E3.
Le BBS était autrefois appelé syndrome de Laurence-Moon-Bardet-Biedl selon la suggestion de Solis-Cohen et Weiss (1925). Schachat et Maumenee (1982) ont revu la nosographie de ces syndromes et les ont à nouveau séparés. Le syndrome de Laurence-Moon comporte une paraplégie mais n'a pas de polydactylie et d'obésité. Cependant des données récentes rendent cette séparation nosologique discutable, puisque la polydactylie n’est présente que chez deux tiers des SBB, et que certains patients (BBS1 à BBS12) ont des signes pyramidaux.
Syn. BBS, optorétino-gonadodigital (syndrome), BBS1, BBS2Réf. Orphanet, Caroline Rooryck, D. Lacombe, généticiens français (2008)→ ciliopathie, dyschromatopsie, hydrométrocolpos, névrose obsessionnelle, syndrome pyramidal, situs inversus, persistance du canal artériel
J. Bardet, médecin français (1920), A. Biedl, médecin tchèque (1922) ; S. Solis-Cohen et E. Weiss, médecins internistes américains (1925) ; A. P. Schachat et I. H. Maumenee, ophtalmologistes américains (1982)
Syn. optorétino-gonadodigital (syndrome), BBS1, BBS2
Réf. Orphanet, Caroline Rooryck, D. Lacombe, généticiens français (2008)
→ ciliopathie, dyschromatopsie, hydrométrocolpos, névrose obsessionnelle, syndrome pyramidal, situs inversus, persistance du canal artériel, philtrum céphalie), diabète insipide néphrogénique, maladie de Hirschprung, BBS1 gene , protéines BBS, protéine chaperonne, ubiquitine ligase, syndrome de Laurence-Moon-Bardet-Biedl
[H1, H3, I2, L1, M1, O4, P1, P2, P3, R1, Q3]
Édit. 2020
biotechnologie n.f.
biotechnology
1) Ensemble des méthodes et des techniques faisant appel à l'activité d'organismes vivants pour la transformation de matières premières et la production à moindre coût de molécules organiques difficiles ou impossibles à obtenir par d'autres procédés.
Les fabrications traditionnelles du vin, de la bière et du pain sont des exemples de biotechnologies.
2) Par extension, ensemble des méthodes et techniques appliquées, en milieu artificiel, à des organismes vivants pour modifier leur génotype, leur reproduction, leur biosynthèse éventuelle, etc.
La culture in vitro de cellules ou d'organes, les haplométhodes (technique qui permet d'obtenir un haploïde ou qui fait appel à l'haploïdie). L'élimination de virus par culture de tissus végétaux embryonnaires, les transformations génétiques d'espèces vivantes procaryotes ou eucaryotes, etc., constituent des biotechnologies.
Édit. 2017
boîte CAAT n.f.
CAAT box
Élément cis-régulateur répondant à la séquence consensus GGYCAATCT, présent dans le promoteur de la plupart des gènes des Eucaryotes, 70 à 80 nucléotides en amont du point d'initiation de la transcription.
Cet élément est reconnu par le CTF (CAAT Transcription Factor).
Syn. séquence CAAT
Édit. 2017
cartographie RFLP l.f.
RFLP mapping
Cartographie de restriction dans le cas des Eucaryotes, mettant en évidence le polymorphisme de taille des fragments de restriction, ou polymorphisme de restriction.
[B1]
cholestérol n.m.
cholesterol
Stéroïde à squelette cholestane, possédant en outre une liaison éthylénique en 5-6 et une fonction alcool secondaire en 3 β.
La structure affecte la forme chaise, plus stable, les substituants se trouvant en position équatoriale ou axiale. La fonction alcool reste libre (cholestérol libre) ou est estérifiée par des acides gras (cholestérol estérifié).
Du moins chez les Eucaryotes, le cholestérol est un des constituants fondamentaux de la membrane cellulaire dont il contribue à assurer la rigidité en s’intercalant entre les chaînes de phospholipides. Le cholestérol est abondant dans le foie d’où il est véhiculé vers toutes les cellules de l’organisme, en particulier par l’intermédiaire des LDL (Low Density Lipoproteins). Les fractions non utilisées ou provenant de la dégradation des cellules retournent au foie en association avec les HDL (High Density Lipoproteins). L’origine du cholestérol est d’une part endogène (biosynthèse depuis le radical acétique, via l’acide mévalonique, le squalène et le lanostérol), d’autre part exogène par l’apport alimentaire, la première origine comptant pour plus de 80 %. Le cholestérol intervient dans la biosynthèse de nombre d’hormones stéroïdiennes. Partiellement métabolisé en acides biliaires, il est excrété par la bile. Par suite d’un défaut de métabolisme des HDL, il peut s’accumuler dans les tissus, en particulier en se déposant sur la paroi des artères et entraîner la formation de plaques d’athérome.
K. Bloch, biochimiste américain d'origine allemande, prix Nobel de médecine en 1964 (1965)
Étym. gr. kholê : bile ; stereos : solide ; ol (alcool)
→ embolie de cristaux de cholestérol, embolies multiples de cholestérol (syndrome de l'
[C1]
Édit. 2020
chromosome minuscule double l.f.
double minute chromosome
Fragment d’ADN extrachromosomique dépourvu de centromère (structure permettant la ségrégation des chromosomes).
De ce fait, ces fragments sont instables (et leur ségrégation est donc erratique) .
Ces chromosomes n'ont été décrits que dans les cellules eucaryotes.
L’expression "chromosome double minute" ne doit pas être utilisé en français.
→ chromosome, ADN, ADN extrachromosomique, centromère, eucaryote
[Q1]
Édit. 2019
ciblothèque n.f.
Base de données ou de matières, contenant les cibles biochimiques, permettant de rechercher les molécules actives dans le cadre d’une production pharmaceutique ou industrielle.
La base de données permet :
- le clonage dans des vecteurs d'expression procaryote ou eucaryote,
- l'expression de protéines dans des systèmes eucaryotes et procaryotes,
- l'obtention de lignées cellulaires stables ou transitoires et leur validation pour le criblage,
- l'obtention de protéines solubles,
- la gestion et le stockage des lignées cellulaires.
Il existe en particulier une ciblothèque enzymatique.
codon d'initiation l.m.
initiation codon, initiator codon, primer, start codon
1) Triplet qui signale le début du message génétique sur un ARN messager
Ce triplet détermine le premier acide aminé d'une chaîne polypeptidique.
C'est généralement le codon AUG déterminant la N-formyle méthionine chez les Procaryotes et la méthionine chez les Eucaryotes.
2) Par extension, triplet ATG correspondant de l'ADN.
→ codon, triplet, ARN messager, méthionine, procaryote, eucaryote
[Q1]
Édit. 2019
coiffe n.f.
cap
Courte séquence nucléotidique ajoutée, par modification post-transcriptionnelle, à l’extrémité 5’ de l’ARN messager chez les eucaryotes.
Syn. chapeau
→ ARN messager, eucaryote, nucléotide
[Q1]
Édit. 2019
coiffe d'un ARN l.f.
Nucléotide attaché aussitôt après le début de la transcription au premier nucléotide du transcrit primaire, le préARNm, et qui joue un rôle protecteur contre l'action de phosphatases ou de nucléases qui pourraient attaquer l'ARN messager.
C'est un nucléotide guanylique méthylé sur l'azote 7, qui se lie par une liaison anhydride phosphorique à un nucléoside-diphosphate à l'extrémité 5' de l'ARN en cours de synthèse. La coiffe est aussi nécessaire à l'initiation de la traduction dans les cellules eucaryotes, lorsque l'ARNm se fixe sur le ribosome.
Syn. chapeau
[Q1]