rameaux cœliaques du tronc vagal postérieur l.m.p.
rami coeliaci trunci vagalis posterioris (TA)
coeliac branches of posterior vagal trunk
Rameaux qui se terminent sur l’extrémité médiale du ganglion cœliaque droit et forment, avec ce ganglion et le nerf grand splanchnique droit, l’anse mémorable de Wrisberg.
Un petit filet nerveux se rend à l’extrémité médiale du ganglion cœliaque gauche. Des ramifications terminales vont au plexus mésentérique supérieur et au plexus mésentérique inférieur et même au plexus rénal.
rameaux hépatiques du tronc vagal antérieur l.m.p.
rami hepatici trunci vagalis anterioris (TA)
hepatic branches of anterior vagal trunk
Rameaux individualisés à hauteur du cardia qui, par la partie supérieure du petit omentum, vont se terminer dans le plexus nerveux hépatique à l’extrémité gauche de la porte du foie.
rameaux musculaires du nerf axillaire l.m.p.
rami musculares nervi axillaris (TA)
muscular branches of axillary nerve
Branches collatérales motrices du nerf axillaire destinées aux muscles subscapulaire, petit rond et deltoïde.
rameaux zygomatiques du nerf facial l.m.p.
rami zygomatici nervi facialis (TA)
zygomatic branches of facial nerve
Ensemble des rameaux suborbitaires de la branche temporo-faciale du nerf facial destinés au muscle grand zygomatique, au muscle petit zygomatique, au muscle releveur naso-labial, au muscle releveur de l’angle de la bouche, à la partie transverse du muscle nasal, à la partie alaire du muscle nasal et au muscle abaisseur du septum nasal.
Syn. anc. rameaux sousorbitaires du nerf facial
Randall (syndrome de) l.m.
monoclonal immunoglobulin deposition disease (MIDD)
Néphropathies interstitielle ou glomérulaire secondaires à des dépôts d’immunoglobulines (Ig) monoclonales, constitués d’une chaîne légère (CL) (light chain deposition disease ou LCDD), ou d’une chaîne lourde isolée (heavy chain deposition disease ou HCDD), ou encore d’une chaîne lourde et d’une CL d’Ig (light and heavy chain deposition disease ou LHCDD).
Le syndrome survient généralement à l’âge adulte, dans la septième décennie, mais parfois chez des sujets jeunes, notamment de race noire.
Le tableau de néphropathie interstitielle est caractérisé par une protéinurie de profil tubulaire, des signes d’atteinte fonctionnelle tubulaire avec parfois syndrome polyuro-polydipsique et insuffisance rénale lentement progressive.
La néphropathie glomérulaire est responsable d’une, protéinurie abondante (constituée principalement d’albumine, accompagnée d’une CL, le plus souvent kappa), avec syndrome néphrotique dans 20 à 65% des cas, associée à une hématurie microscopique et à une hypertension artérielle chez environ la moitié des malades ; l’atteinte fonctionnelle rénale est précoce, de sévérité variable, parfois d’emblée au stade terminal.
La ponction biopsie rénale met en évidence un épaississement des membranes basales tubulaires, prenant un aspect rubané, avec des dépôts éosinophiles souvent fortement positifs au PAS, et négatifs au rouge congo. L’interstitium est le siège d’une fibrose proportionnelle à la sévérité des lésions tubulaires. Les lésions glomérulaires, inconstantes, sont plus hétérogènes. La glomérulosclérose nodulaire est la plus caractéristique, corrélée à l’existence d’un syndrome néphrotique. La lobulation du flocculus est accentuée par des nodules mésangiaux. Les lésions glomérulaires se limitent parfois à un simple épaississement des basales glomérulaires, associé ou non à une hypertrophie mésangiale. Une prolifération endocapillaire, plus rarement extra-capillaire est parfois observée. La membrane basale de la capsule de Bowman présente souvent un aspect épaissi, remanié. Les artères, artérioles et capillaires péri-tubulaires contiennent habituellement des dépôts PAS positifs.
L’immunofluorescence montre une fixation linéaire constante d’un conjugué anti-CL le long des membranes basales tubulaires, avec une prépondérance de l’anti-kappa. Elle s’associe à une fixation glomérulaire linéaire dans 65 à 90% des cas, avec un aspect plus hétérogène, et généralement moins intense. Prédominant le long de la membrane basale glomérulaire, elle est parfois visible au sein des nodules mésangiaux, ou le long de la capsule de Bowman. Dans la majorité des cas, une fixation linéaire périmyocytaire est détectée, dans la média des artérioles et des artères inter-lobulaires, ou sur le versant intimal des artères de petit calibre. Au cours des dépôts de chaînes lourdes, une fixation linéaire du conjugué anti-chaîne lourde gamma (ou plus rarement alpha) est observée sur les basales tubulaires, mais surtout au niveau du mésangium et des parois capillaires glomérulaires, sans fixation des conjugués anti-CL. L’immunofluorescence révèle parfois une fixation du complément, de même localisation que les dépôts d’Ig monoclonale.
Le syndrome de Randall est une maladie systémique, pouvant intéresser la quasi-totalité des organes, surtout le foie, le cœur et le système nerveux périphérique. L’atteinte hépatique, parfois isolée, est souvent révélée par une hépatomégalie et une élévation des phosphatases alcalines et/ou des transaminases. Les manifestations cardiaques (20 à 50% des cas) dont la fréquence augmente avec la durée d’évolution de la maladie réalisent un tableau de myocardiopathie hypertrophique restrictive, avec des troubles du rythme ou de la conduction. Il existe une neuropathie périphérique chez environ 20% des patients.
Le traitement du syndrome de Randall reste mal codifié en raison de la rareté de la maladie. Il vise à l’éradication du clone plasmocytaire responsable de la sécrétion de l’Ig monoclonale causale. Le myélome représente l’hémopathie la plus fréquemment associée à cette affection.
Une plasmocytose médullaire supérieure à 5% est mise en évidence chez 50 à 90% des patients. Dans 15 à 40% des cas, il s’agit d’une gammapathie monoclonale de signification indéterminée et chez 15 à 30% des patients, aucun composant monoclonal n’est détecté dans le sérum ou les urines par immunoélectrophorèse ou immunofixation. Le recours à des techniques plus sensibles, telles que l’immunoblot, peut être utile. Le dosage néphélémétrique des CL libres sériques révèle un excès d’une des CL ou une anomalie du rapport kappa/lambda dans la quasi-totalité des cas.
D’autres hémopathies ont été décrites de façon exceptionnelle au cours du syndrome de Randall: maladie de Waldenström et POEMS syndrome.
R. E. Randall Jr, médecin américain (1976) ; P. Aucouturier, immunologiste français (1993)
→ myélome, Waldenström (maladie de), POEMS syndrome, immunofixation, immunoblot, néphélémétrie, immunoglobulines, néphropathie interstitielle, syndrome néphrotique, glomérulosclérose
[F1, F3, K2, L1, M1, N3]
Édit. 2018
rapport tissu air l.m.
tissue air ratio
Rapport de la dose en un point du milieu sur l'axe d’un faisceau électronique et de la dose délivrée au même point de l’espace au centre d'un petit volume équivalent-air assurant l'équilibre électronique.
Sigle RTA
réactif n.m.
reagent
1) Substance capable de produire une réaction, de modifier plusieurs caractères physiques d'une autre substance.
Ex. : la diméthylglyoxime est un réactif du nickel, du fer, du bismuth, etc.
Le réactif est dit sélectif quand il indique la présence d'un petit nombre d'ions ou de substances, et spécifique (ou caractéristique), quand il ne donne des indications qu'avec une seule substance.
2) Substance nécessaire pour que deux autres substances réagissent l’une sur l’autre : un réactif étant nécessaire pour un grand nombre d’épreuves biochimiques, les réactifs sont indispensables aux laboratoires d’analyses biologiques
3) Anticorps permettant de mettre en œuvre une réaction immunologique.
Par ex. réactif pour la détermination des groupes sanguins érythrocytaires.
rebord orbitaire hypoplasique l.f.
orbital margin hypoplasia
Syndrome malformatif avec agénésie du rebord orbitaire, hypoplasie de la peau des paupières et du tarse, ectopie des canaux lacrymaux et élongation de leur orifice.
Raccourcissement ou absence du canalicule inférieur, ou canalicule surnuméraire, ou atrésie du conduit lacrymonasal, avec parfois petit colobome de la paupière inférieure. Deux familles ont été décrites et l’affection est autosomique dominante (MIM 165600)
A. Urrets-Zavalía Jr, ophtalmologiste argentin (1955)
récessus sub-hépatique l.m.
recessus subhepaticus (TA)
subhepatic space
Partie de la cavité péritonéale située entre la face inférieure du foie et les viscères sur lesquels elle repose.
On décrit un récessus sub-hépatique droit répondant à la face inférieure du lobe droit reposant sur l’angle droit du côlon et le mésocôlon et se prolongeant en arrière et en haut par le récessus hépato-rénal, et un récessus sub-hépatique gauche répondant à la face inférieure du lobe gauche reposant sur le petit omentum et l’estomac.
Syn. anc. récessus sous-hépatique
rein n.m.
ren ; nephros (TA)
kidney
Chacun des deux organes sécrétant l’urine, appliqué sur la paroi abdominale postérieure, en arrière du péritoine, de chaque côté de la colonne vertébrale, depuis la douzième vertèbre thoracique jusqu’à la troisième vertèbre lombaire ; le rein droit est sensiblement plus bas que le gauche.
Le rein mesure en moyenne douze centimètres de longueur, six centimètres de largeur et trois centimètres d’épaisseur et pèse environ cent cinquante grammes. Il a une forme allongée, aplatie dans le sens antéro-postérieur, comparable à celle d’un haricot, avec un bord latéral convexe et un bord médial échancré à sa partie moyenne par le hile. Son grand axe, oblique en bas et en dehors, est parallèle au bord externe du muscle ilio-psoas. On lui distingue deux faces, antérieure et postérieure, et deux pôles, supérieur, situé à hauteur de la onzième vertèbre thoracique à gauche et du disque intervertébral T11-T12 à droite, et inférieur, situé à hauteur de la troisième vertèbre lombaire à droite et du disque intervertébral L2-L3 à gauche. Il est entouré d’un fascia rénal, d’une capsule adipeuse et d’une capsule fibreuse.
Il est constitué de deux zones distinctes : une partie périphérique, le cortex rénal et une partie centrale, la médullaire rénale. Le cortex rénal se compose des radiations médullaires (pyramides de Ferrein) et du labyrinthe cortical formé de tubules disposés irrégulièrement et entourant un grand nombre de glomérules du rein. La médullaire rénale se compose de huit à dix pyramides rénales (pyramides de Malpighi) dont le sommet constitue une papille rénale ; à ce niveau se situe l’aire criblée où s’ouvrent les foramina papillaires qui débouchent dans un petit calice du rein ; les pyramides rénales, formées par des tubes urinifères droits, sont séparées par des prolongements du cortex rénal, les colonnes rénales.
L’unité fonctionnelle du rein est le néphron (glomérule, tube proximal tube contourné, anse du néphron, anse de Henle et tube distal tube droit). La sécrétion d’urine est le résultat de trois processus physiologique successifs : filtration glomérulaire puis phénomènes tubulaires de réabsorption, de sécrétion et de concentration-dilution des urines.
Le tube rénal élabore des substances vasopressives telle la rénine. Celle-ci est élaborée par l’appareil juxta-glomérulaire : espace compris entre les artérioles afférente et efférente, le glomérule et la partie du tube distal qui vient à son contact. La riche vascularisation du glomérule est assurée par les artérioles glomérulaires afférentes et efférentes du rein.
Le rein a par ailleurs d’autres fonctions endocrines : sécrétion d’érythropoïétine et formation de la 1, 25-hydroxycholécalciférol, forme active de la vitamine D.
→ néphron, artériole glomérulaire afférente du rein, artériole glomérulaire efférente du rein
[A1, M2]
Édit. 2018
réseau veineux dorsal de la main l.m.
rete venosum dorsale manus (TA)
dorsal venous network of hand
Réseau veineux superficiel à larges mailles occupant le dos de la main.
Il est constitué par une première arcade veineuse transversale unissant les veines dorsales digitales au niveau de la face dorsale de la première phalange des doigts et des espaces intermétacarpiens. De cette arcade naissent des veines métacarpiennes qui montent sur la face dorsale de la main et s’anastomosent en formant une arcade veineuse dorsale au niveau de la base des métacarpiens. Aux extrémités de cette arcade se jettent deux autres veines, l’une vient de la face latérale du pouce, c’est la veine céphalique du pouce ; l’autre est la veine de la face médiale du cinquième doigt, c’est la veine salvatelle du petit doigt. L’arcade veineuse dorsale est drainée latéralement par la veine radiale superficielle et médialement par la veine cubitale superficielle.
ressuscitateur n.m.
resuscitator
Petit appareil portable de ventilation artificielle, manuelle ou automatique, destiné à la réanimation d'urgence.
Ces respirateurs sont plus simples que les respirateurs hospitaliers, notamment ils doivent être légers et pouvoir passer dans un trou d'homme pour permettre aux sauveteurs de mettre en œuvre, si besoin, la ventilation artificielle d'une victime ensevelie lors d'un effondrement ou incarcérée dans un véhicule.
→ réanimation, respirateur, système anesthésique
rétinaculum des muscles extenseurs de la main l.m.
retinaculum musculorum extensorum manus (TA)
extensor retinaculum of hand
Bandelette fibreuse tendue à la face dorsale du poignet entre l’extrémité inférieure du radius et le triquétrum.
Grâce à des cloisons antéro-postérieures, il délimite six coulisses ostéofibreuses disposées de dehors en dedans et destinées aux tendons des muscles suivants : muscle long abducteur du pouce et muscle court extenseur du pouce ; muscle long extenseur radial du carpe et muscle court extenseur radial du carpe ; muscle long extenseur du pouce ; muscle extenseur commun des doigts et muscle extenseur de l’index ; muscle extenseur du petit doigt ; muscle extenseur ulnaire du carpe.
Syn. anc. ligament annulaire dorsal du carpe, ligament annulaire postérieur du carpe, ligament carpien postérieur
rétinite pigmentaire l.f.
retinitis pigmentosa
Dégénérescence rétinienne lente, bilatérale, périphérique puis centrale, caractérisée par une héméralopie, une pigmentation rétinienne en forme d'ostéoblastes (ressemblant par leur forme étoilée aux ostéoblastes), une atrophie papillaire et un rétrécissement artériel.
Le premier signe clinique de la maladie est l'héméralopie mais il n'est pas toujours exprimé, vient ensuite le rétrécissement progressif du champ visuel. Ce déficit forme d'abord un anneau dans le champ entre 20 et 40° puis cet anneau s’élargit vers le point central de fixation et vers la périphérie pour ne laisser finalement qu'un petit champ visuel central de 5 à 10 degrés. L'acuité visuelle centrale ne se modifie en principe que tardivement, cependant il existe des formes où la souffrance des cônes précède l'atteinte des bâtonnets, où la région maculaire souffre assez précocement par œdème maculaire cystoïde, où une atrophie aréolaire centrale progressive et non-exsudative s'installe précocement et dans ces cas le pronostic visuel central est sombre. Au fond d'œil on trouve des pigmentations ostéoblastiques qui débutent en mi-périphérie, une atrophie optique et un rétrécissement artériel. L'électrorétinogramme (ERG) est altéré précocement, surtout en scotopique (dès l'héméralopie).
La surdité est fréquente, même en dehors des formes associatives comme le syndrome de Usher, elle apparaît dans environ 20% des cas après quarante ans.
Il existe de nombreuses formes de rétinites pigmentaires, que l'on classe actuellement, de façon non satisfaisante, selon leur transmission héréditaire, leur mode de début, leur localisation et leurs associations. La transmission peut être autosomique récessive (18,5%), autosomique dominante (36%), liée au sexe (6,5%), et mitochondriale (1%). 39% des cas observés sont sporadiques.
A.C. van Trigt, ophtalmologiste néerlandais (1853)
Syn. dystrophie rétinienne mixte, dystrophie rétinienne périphérique
→ électrorétinogramme, ERG, héméralopie, scotopique, Usher (syndrome de), rétinite pigmentaire (classification de Fishman)
rétinopathie pigmentaire l.f.
retinitis pigmentosa
Série d'affections qui ont en commun une atteinte oculaire caractéristique et une hérédité qui peut être différente, pouvant être isolée ou faire partie du tableau clinique de syndromes plus complexes.
Le signe d'appel est classiquement l'héméralopie, souvent méconnue chez l'enfant. Le fond d'œil montre des anomalies pigmentaires, discrètes chez le petit enfant, en forme d'ostéoblastes, rares avant l'âge de dix ans.
Le diagnostic repose sur l'électrorétinogramme, tracé éteint ou hypovolté au bleu ou au rouge, malgré une acuité visuelle qui peut encore être conservée, sauf dans la forme dite amaurose congé
Une rétinopathie pigmentaire peut être associée à des troubles neurologiques, d'étiologie inconnue (ataxie cérébelleuse de Bassen-Kornzweig, de Spielmeyer-Vogt, dans les mucopolysaccharidoses), à des surdités de perception (Usher, Cockayne, Alström, Refsum) et dans les maladies mitochondriales (Kearns-sayre).
→ aplasie rétinienne congénitale, Bassen-Kornzweig (maladie de), héméralopie, Spielmeyer-Vogt (maladie de)
Retortamonas intestinalis
Retortamonas intestinalis
Petit flagellé intestinal, mobile, sans rôle pathogène connu, possédant une forme kystique.
Le trophozoïte mesure 5 à 7µm sur 3 à 4µm, ne présente pas de sillon de torsion et possède deux flagelles antérieurs libres. Le kyste est piriforme et réfringent, il mesure moins de 6µm et peut être confondu avec celui de Chilomastix.
Syn. Embadomonas intestinalis
rétrécissement caliciel l.m.
calyceal stenosis
Sur une urographie, diminution du calibre de la tige d'un petit ou d'un grand calice qui s'accompagne le plus souvent d'un retentissement en amont : dilatation et stase.
Tous les types de rétrécissement sont possibles : limités ou étendus, serrés ou lâches, réguliers ou non.
Les rétrécissements permanents sont dus à des lésions pariétales : infectieuses, traumatiques, tumorales. D'autres sont fonctionnels, inconstants dans le temps ou disparaissant sous compression. Il faut distinguer les rétrécissements des aspects dus à certaines compressions extrinsèques dans lesquelles un calice apparaît rétréci sur une incidence alors qu'il est élargi sur une autre.
Richter (opération de) l.f.
Richter's operation
Cure de prolapsus par voie basse réalisant une fixation du fond vaginal au petit ligament sacrosciatique.
K. Richter, gynécologue autrichien (1968)
Syn. sacrospinofixation
Rinkel (test de) l.m.
Rinkel’s test
L'un des tests d'éviction-réintroduction en matière d'allergie alimentaire.
On supprime l'aliment pendant quatre jours et on le réintroduit de façon importante le cinquième jour au petit déjeuner et on observe le phénomène clinique, en particulier digestif qui en découle.
H. J. Rinkel, médecin allergologue américain (1950)
risque n.m.
risk, chance
Conjonction de la probabilité et des dommages pouvant être causés par un événement redoutable.
Largement utilisée en médecine, cette définition est différente de celle qui est normalisée dans le domaine des assurances, du commerce et de l'économie (déf. 3,5, guide ISO 99) : risque = probabilité de l'occurrence d'un dommage x gravité du dommage.
On peut prendre une définition plus générale, ne faisant intervenir ni évaluation monétaire, ni produit arithmétique (ce qui est mathématiquement incorrect), mais utilisant l'intersection au sens de la théorie des ensembles: risque = conjonction de la probabilité et des dommages pouvant être causés par un événement redouté.
Si, en effet, on peut financièrement évaluer, dans certains cas au moins, la gravité des dommages matériels, il n'en est pas de même des dommages corporels et psychiques. On doit alors utiliser des barèmes ou des échelles conventionnelles : il existe en médecine de très nombreux barèmes d'incapacité, scores, échelles ou indices de gravité.
La notion d'évènement redouté se rapproche de celle de danger, peur individuelle ou collective des dommages, réels ou imaginaires, que pourrait, semble-t-il, entraîner l'évènement défavorable redouté. Dans de nombreux domaines, en matière de santé notamment, un risque important peut être perçu par l'individu ou la communauté comme un danger minime, il en résulte que, devant ce risque notable, les mesures préventives à prendre ne sont pas prises. Au contraire, un risque extrêmement peu probable ou même imaginaire peut être perçu comme un danger redoutable et faire prendre des précautions insensées et très onéreuses, sans que les responsables (politiques ou autres) soient conscients que ces mesures amènent bien souvent des effets contraires qui entraîneront des conséquences dommageables qui sont en réalité un facteur de risque intervenant dans de nombreux accidents (risque diœkétique).
Nous proposons ci-dessous une échelle d'évaluation des risques.
Les risques apportés par les dispositifs médicaux sont classés par les industriels en «intolérable, indésirable (tolérable seulement si sa réduction n'est pas réaliste au regard du bénéfice médical), tolérable (mais à réduire à un niveau aussi bas que raisonnablement possible) et négligeable». D'une manière plus générale les risques peuvent être définis sur une matrice à deux dimensions dont nous donnons un exemple ci-dessous.
Sur ce diagramme à deux dimensions, un risque est représenté par un point, ou plutôt une case du damier. En abscisse la probabilité présumée de l'accident et en ordonnée les dommages estimables qu'il peut produire, évalués sur une échelle comme celle donnée ci-dessus. Chaque case du damier définit un risque qui est symbolisé par une teinte de grisé : risque inacceptable, risque important, petit risque, risque improbable, risque négligeable. Au-dessous de l'horizontale de probabilité 109, soit un risque inférieur à un milliardième, la notion de risque n'a plus de sens car le «bruit de fond» est atteint : le risque est non évaluable.
Étym. italien risco : primitivement, risque lié à une entreprise maritime
→ accident, danger, diœkétique (risque), peur, précaution (principe de), risque virtuel, risque zéro, sécurité, tremblement de terre (échelle d'intensité des)
évaluation épidémiologique des risques l.m.
risk factor
1) Évaluation du risque supplémentaire apporté par une nouvelle cause en prenant comme référence le risque normal dans la même situation.
Les études épidémiologiques, notamment en cardiologie, ont précisé le rôle de l'âge, du poids, du tabac, de l'alcoolisme, d'un polluant, du cholestérol, etc. Il est difficile d'évaluer ces risques de façon absolue mais on peut le faire par comparaison du rapport des cotes par rapport à un groupe témoin de sujets considérés comme normaux : par ex. si la mortalité des sujets de poids normal de même âge, sexe, etc. est deux fois moindre que celle d'un groupe de sujets comparables mais d'un poids de 10 kg au-dessus de la normale. On dit qu'une surcharge de poids de 10 kg apporte un facteur de risque égal à 2. Pour les jeunes conducteurs, une alcoolémie de 0,5 g/L apporte un risque d'accident 2 fois plus grand : le facteur de risque d'une telle alcoolémie est égal à 2, pour une alcoolémie de 0,8 g/L le facteur de risque est alors de 5.
Lorsqu'au contraire l'évaluation épidémiologique montre que le rapport des cotes est plus petit que 1, c'est-à-dire, par ex., que la mortalité est plus faible dans le groupe étudié que dans le groupe témoin, on parle d'un effet de précaution, et le facteur de risque devient un facteur de protection.
2) Dans le langage médical courant l'expression a pris le sens vague de cause (supplémentaire) d'une maladie.
Par ex. : le tabac est un facteur de risque cardiovasculaire. On confond souvent risque et facteur de risque.
→ alcoolémie, cotes (rapport des), diœkétique (risque)
[E1]
Édit. 2018
Russell (syndrome de) l.m.
Russell’s syndrome
Syndrome responsable d’un nanisme intra-utérin associé à une dysostose craniofaciale avec un aspect triangulaire du visage et un petit menton, une brièveté du bras et d’autres anomalies.
Ce syndrome apparaît le plus souvent de façon sporadique. Il est peu différent de celui décrit par Silver qui comporte en outre une asymétrie corporelle et un nanisme moins important. Ces deux affections sont réunies sous le terme de syndrome de Silver-Russell lié à des anomalies génétiques diverses aboutissant à un phénotype comparable avec une expressivité variable.
A. Russell, pédiatre britannique (1954) ; H. K. Silver pédiatre américain (1953))
→ Silver-Russell (syndrome de)
sacrosciatique adj.
sacrosciatic
Qui est en rapport avec, ou s'insère sur, le sacrum et l'épine sciatique, p. ex. les ligaments sacrosciatiques, au nombre de quatre, deux à droite, deux à gauche, qui se distinguent, d'après leur étendue, en grand ligament sacrosciatique et petit ligament sacrosciatique.
scalpel n.m.
scalpel
Petit couteau plat et spatulé, à lame fixe et à un ou deux tranchants.
Il est surtout utilisé pour disséquer. Le terme est souvent confondu avec celui de bistouri.
Étym. lat. scalpere : graver, tailler, sculpter ; scalprum : lancette, bistouri, scalpel
Schüller (incidence de) l.f.
Schüller’s view, Schüller’s projection
Incidence utilisée pour radiographier la région mastoïdienne car elle projette le rocher suivant son petit axe.
Le malade étant placé strictement de profil, le rayon directeur est incliné de 25° sur le plan d'examen, en direction caudale.
Fournissant une excellente image des régions mastoïdiennes et de leurs cellules, elle permet de déceler une fracture de l’écaille temporale et aussi d’étudier l’articulation temporo-mandibulaire.
Elle est de plus en plus supplantée par l’étude scanographique des rochers.
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
A. Schüller, neuroradiologue autrichien (1905)