réanimation n.f.
intensive and critical care resuscitation
Ensemble des moyens mis en œuvre pour maintenir les fonctions vitales compromises par des circonstances pathologiques ou traumatiques, qui comporte deux volets hospitalier et pré hospitalier.
1) A l’hôpital sont mis en œuvre un ensemble de moyens diagnostics et de traitements permettant de maintenir les fonctions vitales lorsque le patient ne maitrise plus «un équilibre aussi proche que possible de la normale dans le milieu intérieur» (J. Hamburger, 1950) pour protéger le métabolisme des organes essentiels, en particulier celui du cerveau.
La prise en charge de patients présentant ou susceptibles de présenter des défaillances viscérales aigües mettant en jeu le pronostic vital nécessite à la fois l'utilisation de techniques spécifiques, de matériels coûteux et la permanence de nuit comme de jour d'un personnel médical et d'auxiliaires spécifiques, compétents et entraînés. Elle nécessite aussi des structures appropriées pour mettre en œuvre les diagnostics et les traitements.
Les difficultés d'une telle stratégie impliquent des moyens spécifiques en personnel et justifient la création et le développement d'unités de réanimation polyvalentes ou spécialisées (médicale, pédiatrique, chirurgicale, cardiologique, etc.). En France le premier service de réanimation a été développé par P. Mollaret à l'Hôpital Claude Bernard (1956) à la suite de celui de Lassen à Copenhague (1952) et de Michaud à Lausanne (1954
2) Avant l’hospitalisation et avant l’arrivée du SAMU ou des pompiers, ce sont les gestes effectués par un secouriste (éventuellement quelqu'un d'autre), destinés à maintenir en vie et à protéger un patient ou une victime d'accident.
Étant donné l'obligation légale de porter secours à une personne en péril (Article 63, alinéa 2 du Code pénal), aucune discrimination ne peut être faite sur la qualité ou la formation de la personne qui porte secours. Les actes de secourisme peuvent être pratiqués en urgence par n'importe qui, tandis que ceux de réanimation sont réservés aux équipes médicalisées. L'enseignement du secourisme, sous l'égide du Ministère de l'Intérieur (Protection civile), comporte un enseignement élémentaire et des options plus spécialisées. Ces enseignements sont sanctionnés par des examens, il existe notamment un certificat de «secouriste spécialisé en réanimation».
L’utilisation d’un défibrillateur ventriculaire semi-automatique du modèle mis à la disposition du public dans certains sites fait partie des gestes de réanimation.
P. Mollaret, médecin infectiologue et neurologue français (1898-1987) ; L. Michaud, médecin interniste suisse, membre de l’Académie de médecine (1880-1956) ; H. C. Lassen, épidémiologiste danois (1900-1974)
Étym. déverbal de ranimer, animer à nouveau (ramener à la vie), qui a supplanté ressusciter au XVème siècle